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Harvest Dice – Le Roll and Write agricole ! Elles sont belles mes carottes !

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Salut les Jardiniers! Bien que ce ne soit pas la saison, on va vous parler carottes, tomates et laitues avec Harvest Dice. On attaque doucement l’année avec ce jeu de dés, type roll and write. Ce titre pour deux à quatre joueurs, créé par Danny Devine, édité par Grey Fox Games (rien à voir avec Metal Gear Solid) est distribué par Asmodée. Chaussez vos bottes et voyons ce que ce jeu de dés champêtre propose.

Nombre de joueurs 2 à 4 joueurs
Âge conseillé à partir de 7/8 ans
Durée d’une partie moins de 30 minutes
Auteur Danny Devine
Illustrateurs Danny Devine, Tyler Myatt
Éditeur Grey Fox Games
Prix 15€

Ne pas mettre la charrue avant les bœufs

Harvest Dice tient dans une toute petite boîte. Elle renferme deux blocs de grilles de score, un contient la grille pour les règles simples, l’autre les règles avancées. On verra plus loin qu’il y a quelques petites subtilités qui varient entre les deux modes de jeu.

On trouve ensuite le livret de règle du jeu, quatre crayons style Ikea, un jeton premier joueur et 9 dés (trois oranges, trois rouges et trois verts).

Le jeu est donc prêt à l’emploi dès l’ouverture de la boîte. Il ne vous faudra que deux minutes pour lire les règles et être prêt à jouer.

De quoi jardiner sur le champ

Une belle salade de points?

Le but du jeu, et les règles sont très simples. Pour remporter la partie il faut cultiver son potager en y plantant les légumes qui seront les plus demandés au marché pour qu’ils vous rapportent le plus de points.

La première carotte de mon potager

Un tour de jeu est assez rapide, le premier joueur lance les dés et en choisit un. La couleur du dé représente le type de légume (Orange pour les carottes, rouge pour les tomates et vert pour les laitues) la valeur du dé indique l’emplacement où le légume doit être planté sur la grille de score. Le placement du premier légume de chaque type est libre, mais ensuite, il devront être placés orthogonalement, et adjacents, à un légume de même type. On dessine alors le légume en question sur la grille de potager et voilà!

Les légumes du soleil

C’est ensuite au second joueur de choisir quel légume il souhaite ajouter à sa petite parcelle de jardin et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un dé. Ce dé ne peut être pris par aucun joueur, il ira au Marché. Chaque joueur coche une case sur sa fiche dans la section marché en fonction de la couleur du dé.

Le marché est un multiplicateur de points pour le décompte final.

Lors d’un tour, lorsque vous choisirez un dé que vous ne pourrez pas planter dans votre jardin, vous devrez le donner à manger au cochon. Dans ce cas, on coche autant de cases que la valeur du dé dans l’encart Cochon  de la grille de score.
Ceci a plusieurs avantages en plus de ne pas être coincé. Lorsque vous aurez une ligne complète de cochée, vous obtiendrez un modificateur de valeur de dé de +1 ou -1 à usage unique, mais qui peuvent être combinés. En fin de partie, vous obtiendrez également des points suivant le nombre de lignes remplies de la sorte.

Gruik gruik gruik

Petit jardinier deviendra grand

Le bloc de grilles « avancées »

Harvest Dice dispose également de règles avancées. Elles ne révolutionnent pas le gameplay, le jeu reste très accessible même une fois ajoutées aux règles de base. Les différences portent sur le marché, on commence avec un multiplicateur de 0 et la possibilité de changer la couleur de dé en utilisant le modificateur du Cochon.

Derrière ses airs de petit jeu, Harvest Dice peut amener à se creuser un peu la tête sur la sélection des dés et les légumes à laisser pour le marché. Il est intéressant de prendre un nombre suffisant de dés d’un type pour engranger des points mais il est également judicieux d’en laisser de coté afin qu’ils aillent au marché. Mais les laisser à la vue des adversaires est aussi risqué, on peut se les faire carotter sous le nez! 

Le dernier coup de bêche

Harvest Dice est un roll and write facile à prendre en main, et nous fait passer de bons moments. Les parties durent une petite vingtaine de minutes et avec ses 15 secondes de mise en place, le jeu sort facilement. On s’est vite pris au jeu d’optimiser son jardin pour ne pas se retrouver coincés sur un type de légume, mais ce n’est pas toujours chose facile. Les règles avancées sont un plus rapidement adopté tout en restant toujours accessible. Soyons clairs, les inconditionnels de Welcome To se retrouveront peut être frustré devant les possibilités qu’offre Harvest Dice, mais ils ne sont pas la cible première de ce titre. Ce roll and write est à destination des plus jeunes pour les initier au genre. Ce qui n’empêchera pas les adultes de passer un bon moment en jouant avec eux. 

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs de 2 à 4 jardiniers
Durée d’une partie une vingtaine de minutes
Editeur Grey Fox Games
Prix 15€

Targui – Commerce Équitable ?

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Salut les Touaregs ! Ça pèle un peu ces derniers temps non ? Si on partait se gaver de soleil dans les dunes du Sahara ? Allez, direction les régions ensablées, on va réchauffer votre cœur et faire surchauffer vos notions de commerce ! On vous parle de Targui !

Targui ?

Yep Targui, ce mot ne vous dit rien ? C’est normal, je dois avouer que moi non plus avant d’avoir le jeu d’Andreas Steiger entre les mains, je n’en connaissais pas l’existence. Ce mot désigne les hommes des tribus Touaregs. Les femmes quant à elles sont des Targuias. Voilà pour le point culture, on apprend toujours quelque chose avec les jeux de société !

Qu’est ce qu’on fait sous le soleil ?

Dans Targui, vous êtes à la tête de votre tribu de nomades et devez faire prospérer cette dernière en faisant des choix stratégiques dans la gestion de votre colonie et des marchandises. Le jeu n’est pas récent, il date de 2012 mais vient d’être réédité en français par Iello. Il vient compléter la gamme 2 joueurs que Iello a mis en avant ces derniers temps avec Kaluna et Lost Cities. Ce titre d’Andreas Steiger est l’une des références du jeu à 2 depuis maintenant 6 ans.

A l’époque, le jeu à 2 n’était pas un style très à la mode, heureusement depuis le jeu en duo est beaucoup plus populaire depuis et on trouve d’excellents titres mais ça n’enlève en rien la superbe de Targui.

Sel, poivre, datte, quelle est la recette de ce jeu ?

Plusieurs éléments dans la boîte :

Tout d’abord des jetons servant de ressources : Or, Poivre, Sel, Dattes.

Des points de victoires

Mais surtout le cœur du jeu :

Des cartes Tribu et Marchandises

Et 16 cartes servant de plateau de jeu

Quelques meeple pour matérialiser les membres des deux tribus ainsi qu’un pillard

Assez peu de matériel pour un jeu relativement simple à transporter, il manque le sac gant de toilettes pour tout mettre dedans et partir en voyage mais je pense que vous en avez tous 3 ou 4 qui traînent chez vous et qui serviront pour l’occasion.

La gestion tribale c’est simple !

Assez en effet, dans Targui, avec vos meeples tribaux vous allez pouvoir choisir des ressources ou des actions qui vous intéressent tout autour “du plateau” composé des 16 cartes.

Mais pas seulement, en croisant les positions de vos meeples, vous obtiendrez les ressources présentes au centre. Au carrefour de chaque colonne/ligne où vous avez déposé vos pions, vous pourrez vous emparer de la ressource.

Chaque tribu récupère les ressources disposées sous les meeples et les pions de sa couleur

Il y a quelques règles de pose de tuiles :

  • On ne peut poser ses meeples dans les coins “attaque”
  • Ni sur la carte où le pillard est présent (ce dernier avance à chaque tour)
  • Ni sur une carte avec un pion adverse
  • Ni en face d’un pion adverse

Cette dernière règle complexifie un peu les choses et permet des interactions indirecte en bloquant des positions qui pourraient intéresser votre adversaire. Se placer aux endroits stratégiques pour vous et contre votre adversaire est l’essence même de Targui.

Une fois les cartes récupérées, on les remplace par des cartes du type opposé.

L’épice doit continuer à circuler !

Targui a deux fins possibles :

Soit le pillard atteint la quatrième attaque du plateau, une fois le tour réalisé, chacun compte ses points pour déterminer le gagnant.

Soit un joueur réussi à terminer sa zone de score. Que l’on peut considérer comme le campement de sa tribu. 

Cette “zone” est une particularité de Targui, vous devez réaliser un rectangle de 4×3 cartes tribu que vous aurez achetées. Ces cartes vous donneront des points mais aussi des avantages pour le reste de la partie.

Il faudra les choisir avec soin car les dessins les composant vous donneront des points si vous arrivez à faire des lignes avec des dessins similaires ou complètement différents.

Paysages d’Orient ?

Visuellement c’est réussi, illustré par Franz Vohwinkel (Exit), les cartes sont belles et assez claires pour êtres comprises rapidement. Les cartes composant le plateau sont recto/verso avec un côté explicatif et d’autres uniquement avec les symboles pour ceux voulant épurer au maximum la zone de jeu.

On se retrouve avec une thématique originale mais qui pourrait se coller sur n’importe quel autre thème, mettez la gestion d’un EHPAD ou une colonie martienne, on aurait les mêmes mécaniques.

Concernant le “plateau” il me pose un souci personnellement car dès qu’on retourne une carte, on en dérange d’autre, faisant bouger l’ensemble de la zone de jeu. Et bouger des cartes, ça va arriver souvent, on prend généralement 4 cartes au centre par tour donc devoir remettre à chaque fois les cartes au milieu est un poil agaçant.

J’aurai aimé une version avec un plateau moins transportable forcément, mais plus adéquate dans la gestion des cartes Marchandises et Tribu.

Au final ?

Targui c’est un petit condensé de jeu allemand : simple mais avec des choix multiples et importants à chaque tour. La gestion de ressources et des cartes Tribu est au centre de toute la stratégie. Il faudra saisir les bonnes occasions pour placer ses meeples aux carrefours stratégiques sans oublier de bloquer les positions favorables à votre adversaire. Le jeu est un subtil mélange de placement et de gestion de ressources qui ravira tous ceux qui cherchent un titre à deux de qualité et avec une grande rejouabilité. Si on aurait préféré avoir un plateau rigide pour pouvoir disposer les cartes marchandises et tribu, il faut noter que le jeu est facilement transportable et ne prend pas de place grâce à son format ! 

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs A 2 uniquement
Durée d’une partie Environ 30 minutes
Éditeur Iello
Prix 20€

Jeux de société, jeux et livres ? Notre liste de Noël

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Noël est dans 3 jours et certains se doivent se dire  » Merde ! Je ne sais pas quoi offrir! T’as pas une idée ?! ».
Pixel Adventurers est là pour vous ! Voici notre petite sélection de Noël pour les retardataires.

Noël niveau livres 

Pour ce Noël, je vous propose plusieurs livres qui pourraient ravir votre entourage. Commençons avec ma récente découverte niveau Comic Books, Lady  Mechanika de Joe Bentez’s!

Lady Mechanika vous plonge dans  une Angleterre victorienne steam Punk, où la technologie est melée de magie. Survivante d’une terrible expérience qui l’a laissée avec deux bras mécaniques mais sans aucun souvenir de sa captivité ou de son existence passée. Mechanika s’est construit une vie d’aventurière axée sur sa quête d’origine.

C’est une vraie immersion dans l’univers Steam Punk avec une héroïne aussi forte niveau caractère qu’un sex appel à en faire exploser tous les compteurs! Je vous conseille activement les deux premiers volumes qui termine le premier arc. Lady Mechanika mène une enquête sur la mort récente d’une jeune fille qui présente le même type de modification corporelle qu’elle. Elle va se rendre compte que cette enquête la mènera bien plus loin qu’elle ne l’aurait pensé. Cet arc vous laissera avec un goût doux amer sur une révélation du genre : « Oui mais pourquoi ?! Allez je veux en savoir plus ! »

Je vous conseille donc d’offrir les deux premier volumes pour finir cet arc en entier, compté 12,99 pour le tome 1 et 14,99 pour le tome 2 soit un beau cadeau à 30 euros.


Vous avez un fan de Cthulhu et Lego dans votre entourage ?

Ouais je sais c’est un drôle de mélange mais vous avez peut-être cet étrange personnage dans votre entourage qui vous parle d’un dieu inventé par un certain H.P Lovecraft ? Un cousin d’Harry Poter ? Non je parles de Howard Phillips Lovecraft. L’auteur de beaucoup de livres de fiction fantastique, dont l’Appel de Cthulhu, qui est à l’origine de ce mythe.
Bref, laissez tomber les livres il les a tous. Je vous propose quelque chose qui va lui plaire, s’il adore Le Cauchemar d’Innsmouth, le set Lego Le vieux magasin de pêche ! 

Pour sûr ce set va lui donner envie de faire tomber des Profonds sur ces pauvres pêcheurs ! Un très très beau cadeau pour un fans de Lego pour 180 euros.

Besoin d’animer les repas de famille ? 

Que diriez-vous de passer du temps autour de la table avec un bon jeu de société ? Le choix des jeux de société est de plus en plus grande et si on ne se tient pas au courant des news ludiques, on peut vite être perdu dans ce monde où plus de 1000 références arrivent par an.

Chaque jeu à son public, on ne peut plus dire qu’on n’aime pas jouer, simplement qu’on a pas trouvé le jeu qui nous correspondait. Nous allons vous proposer quelques titres sortis cette année pour que vous puissiez trouver chaussure à votre pied :

Jeu à 2 : Kero, bataillez pour obtenir du Kérosène dans un monde post apocalyptique, très malin et très bien édité, le jeu est une petite perle de jeux à deux. Fight For Olympus est le format de cartes que l’on aime avoir toujours sous la main, les parties s’enchaînent rapidement et les combinaisons que l’on peut créer sont redoutables. Un jeu efficace et qui a le mérite d’avoir une direction artistique qui nous plaît énormément.

Jeu en famille : Pour amuser tout le monde facilement et rapidement, nous vous conseillons Just One, un jeu simple où tout le monde joue en coopération pour faire deviner un mot à l’un des joueurs. Si deux indices identiques sont révélés, ils sont éliminés et ne pourront pas servir à faire deviner le mot. Rapide et très agréable à jouer, Just One est un excellent jeu d’ambiance où chacun aimera donner une justification à son indice. Professeur Evil et la Citadelle du Temps est notre jeu en coopération de l’année, vous devrez programmer vos actions et anticiper un maximum les déplacements du Professeur pour vous emparer de ses biens avant qu’il ne sécurise ces derniers. Demandant réflexion et parfaite organisation entre les joueurs, le jeu vous poussera à discuter en permanence. When I Dream est un superbe jeu où il faudra tenter de deviner des mots en fonction de ce que proposent les autres joueurs, mais attention, certains marqueront des points en vous induisant en erreur. Avec une direction artistique magnifique et une idée toute simple, il vous fera passer d’excellents moments

Jeu de figurines : Pour les gros joueurs qui aiment le kiloplastique, Village Attack et Zombicide Green Hord seront des parfaits candidats. Le premier est un tower defense où vous êtes des monstres (Vampire, Banshee, Succube, etc…) qui doivent repousser des vagues de villageois en colère qui souhaitent vous déloger de votre château. On en a vu certains avec des gilets jaunes… Zombicide quant à lui, c’est toujours la même recette : Des héros, des zombies (mais orcs cette fois) et un objectif à réaliser avant de se faire réduire en charpie par une marée de chaires en putréfaction. Le jeu s’affine toujours plus à chaque édition et celle-ci complète très bien Black Plague mais est également une bonne porte d’entrée dans l’univers.

Jeu solo : Car oui ça arrive, on aime parfois jouer seul et se triturer les neurones tout seul, Par Odin est parfait dans ce cas. Casse tête mathématique à base de dés, Par Odin vous plonge dans les batailles des dieux nordiques tout en vous demandant de réfléchir à comment équilibrer une suite de dés. Si les premiers défis sont simples, vous allez vite vous casser les dents sur les suivants qui demandent réflexion et patience. Un régal pour ceux qui aiment réfléchir.

Jeux en bois : C’est une tendance qui revient de plus en plus, les gens veulent des beaux objets en bois qui peuvent trôner fièrement dans un coin de la pièce. Si généralement c’est plus des alternatives aux dames chinoises ou aux petits chevaux, avec Bonk on change complètement d’univers. Rapide, nerveux et dénué de tout fairplay, attrapez les billes et lancez les à toute allure le long de la pente pour faire entrer la balle de bois dans le but adverse. Jeu en équipe à 4 par excellence, la compétitivité et l’ambiance créée autour d’une partie de Bonk n’égale que sa rapidité. Si vous souhaitez décider en 5 minutes de qui va débarrasser la table tout en vous amusant, Bonk est pour vous !

Escape Game : Cette année a été riche pour les amoureux des Escape Game, les Unlocks nous ont prouvé qu’a chaque bois, l’expérience s’améliorait de plus en plus. La dernière vient de sortir et on aimerait déjà que la suivant soit déjà là. Pour patienter, Deckscape et Exit sont de très bonnes alternatives, différentes dans leur approche mais pas dénués d’intérêt, loin de là. Les Escape Game ont le vent en poupe et c’est un vrai plaisir.

Jeux à base de coups bas : Bienvenue dans le monde impitoyables des mauvais coups et de la trahison, un genre qui met toujours une bonne humeur autour de la table. On découvre les gens quant on se rend compte qu’ils sont les pires complotistes. Avec Nessos vous ne pourrez jamais faire confiance à qui que ce soit, des simples cartes mais un esprit tellement méchant qu’il faudra vraiment mettre en doute le sourire de Mémé… Le mensonge ne vous dérange pas ? Foncez sur Robin Wood, poussez vos adversaires à la faute, mentez en permanence pour diluer un tout petit peu de vérité quand il faudra. Très malin et surtout très sournois, on recommande forcément ! Pour les grandes tablées et une ambiance plus tropicale, Galerapagos vous plongera dans une ambiance de naufragés où il faudra coopérer pour survivre, du moins… Tant qu’il y a assez de ressources pour tous… Ensuite, ça sera trahison et coups de couteaux dans le dos dès que vous ne vous méfierez plus de votre « ami »…

Jeu à combo : Ganymede est un de nos jeux préférés de l’année, on a adoré sa direction artistique mais on a surtout été subjugué par le système de jeu qui offre des possibilités de combo vertigineuses. Si vous aimez réfléchir 4 coups à l’avance et optimiser au mieux chacun de vos mouvements, n’allez pas plus loin. C’est le jeu qu’il vous faut ! Avec une grande rejouabilité et des règles simples, il est facile d’accès mais tellement riche en combinaisons que l’on découvre de nouvelles façon de gagner à chaque partie.

Pour les sortir des jeux vidéos : Quoi de mieux qu’une adaptation de jeux vidéo pour essayer de faire décrocher votre accro à l’écran ? On vous conseille fortement This War Of Mine, mais l’ambiance n’est pas vraiment en accord avec l’esprit de Noël. Pour un thème un peu moins glauque, nous vous proposons Chronicle of Crime, vous êtes un inspecteur de la police de Londres qui doit résoudre des affaires de meurtres et d’enlèvements… Bon finalement c’est pas moins glaque… Mais c’est très bon ! En rapport permanent avec une application, vous trouverez dans ce jeu, un parfait compromis entre virtuel et réel. Sans parler de la qualité des enquêtes et de son immersion grâce aux lunettes 3D. Vous trouverez d’autres jeux en rapport avec le jeux vidéo dans notre article dédié.

Voici notre petite sélection tardive promis l’an prochain, on vous prépare ça pour fin novembre ! Joyeux Noël ! 

Nightmarium – Vous en avez rêvé, Bragelonne l’a fait…

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Salut les Cauchemars, on va vous parler à nouveau de Bragelonne Games, le nouvel acteur de la scène ludique. Après avoir fait la connaissances de plusieurs de leurs jeux lors du festival des Utopiales, nous avons eu le plaisir de pouvoir mettre la main sur un exemplaire de ces derniers. Nous allons commencer par le jeu qui m’a fait le plus enrager : Nightmarium

Petit introduction onirique :

Durant des siècles, les maîtres de l’Ordre des Rêveurs ont étudié les étendues infinies des songes humains. Ils ont voyagé à travers les plaines vallonnées de la Somnolence, surfé sur les vagues impré­visibles du Sommeil. Ils sont descendus dans les caves de l’Hypnose et se sont même frayé un chemin jusqu’aux terres des Désirs secrets. Seul un recoin de ces contrées oniriques est resté hors d’atteinte : le Nightmarium, peuplé par les abominables Terreurs nocturnes, fragments de cauchemars humains.Le temps a passé, et les successeurs de l’Ordre, les érudits de l’Institut de Recherche des Rêves, ont appris à soumettre les Terreurs nocturnes. Ils sont désormais capables de les assembler pour former des monstres fantasmagoriques. Ces créatures, agressives et instables, échappent souvent au contrôle des rêveurs pour se retourner les unes contre les autres ou s’entre-dévorer. Cependant, leur aide est indispensable pour atteindre le cœur du Nightmarium: le Cristal d’épouvante. Le premier savant qui parviendra à assembler cinq créatures complètes (aussi improbables soient-elles) autour du Cristal se verra révéler les secrets du Nightmarium et régnera en maître absolu sur toutes les Terreurs.

Onirique oui mais loin de When I Dream, on est pas du tout sur le même registre !

Gare à ce qui se cache sous le lit…

Nightmarium est un jeu de cartes, de Konstantin Seleznev, assez simple mais qui mérite qu’on s’y attarde car les mécaniques qui le composent sont bien vaches et pleines de combo comme on aime chez Pixel Adventurers !

Le jeu est composé de 108 cartes représentant des 36 monstres réparties en 3 morceaux de corps :

  • Tête
  • Buste
  • Pieds

Certains morceaux possèdent la capacités de remplacer 2 ou 3 parties du corps, à vous de décider où les utiliser. Un pictogramme en bas à droite de la carte permet d’identifier où vous pouvez placer l’élément.

Ces même monstres sont classé dans 4 Légions différentes :

  • Les Nécronautes
  • Les Chiméridés
  • Les Homoncules
  • Les Insectoides

Le but du jeu sera d’assembler des monstres en ayant la possibilité de mélanger les morceaux pour créer 5 bêtes monstrueuses.

Le premier à créer les 5 monstres sera déclaré vainqueur.

Les règles du rêve

Les règles du jeu sont simples, chaque joueur commence avec 5 cartes en main et possède 2 actions par tour parmi les 3 suivantes :

  • Piocher une carte
  • Poser une carte
  • Se défausser de cartes et en piocher la moitié arrondie à l’inférieur (3 cartes défaussées permettent d’en piocher 1)

Avec les cartes en mains, le joueur actif dont c’est le tour va pouvoir essayer de “construire” ses monstres en respectant 2 règles :

  • Il faut toujours commencer par les pieds pour construire un monstre
  • On peut commencer à construire autant de monstres que l’on veut, dans la limite de 5. En fait plus n’aurait que peu d’int

Des cartes loin d’être sages

Le titre serait simplement un jeu de chance et de collection s’il s’arrêtait là, mais le cœur du jeu est dans le pouvoir accordé par certains morceaux de monstres. Sur les cartes vous trouverez quelques symboles :

Ces symboles permettent d’identifier les 6 pouvoirs dont peuvent bénéficier vos monstres.

  • Le Héraut : Révélez les deux premières cartes de la pioche et, si possible, jouez-les en respectant les règles de placement. Défaussez toute carte piochée qui ne peut être jouée. Si vous piochez deux têtes et que vous pouvez les mettre en jeu, vous devez choisir quelle créature activer en premier. Au terme de la résolution de tous les pouvoirs de cette créature, ceux de la seconde ne sont pas résolus.
  • Le Pleureur : Piochez deux cartes et ajoutez-les à votre main.
  • Le Joker : Jouez une carte supplémentaire (peu importe la légion).
  • Le Bourreau : Choisissez une créature d’un autre joueur (complète ou incomplète), prenez la dernière carte posée et ajoutez-la à votre main
  • Le Charognard : Défaussez une créature incomplète d’un adversaire.
  • Le Dévoreur : Défaussez la dernière carte posée sur une autre de vos créatures

Les pouvoirs d’une créature s’activent dès que vous réussissez à réunir les 3 parties de son corps. Vous devrez résoudre les pouvoir dans l’ordre en commençant par la tête puis le buste et enfin ce qui lui sert de pieds.

De plus si la créature est de la même légion (couleur), vos adversaires sont obligés de se défausser d’une carte de cette couleur ou bien de 2 d’autres couleurs. Épuiser la main de ses adversaires est une tactique diablement efficace !

Si on comprend assez facilement comment utiliser les pouvoirs en général, celui du Héraut est vraiment très puissant, on peut avoir du mal à saisir celui du Dévoreur, comment en se défaussant des parties de ses propres créatures, peut-on arriver à des combinaisons favorables ?

Simplement par une mécanique de combos qui peut être assez vilaine quand elle est bien réalisée : En décapitant une de vos créature et en posant à nouveau la tête que vous venez de couper, vous pouvez relancer toute la séquence de combos de ce monstre.

Si vous programmez bien votre coup, vous pouvez donner lieu à des enchaînements assez violent. J’ai toujours en travers de la gorge un coup de Panzerodin : Il a réussi à faire une créature uniquement composée de Héraut, il a pioché 6 cartes, et réussi à composer une autre créature, enchaînant donc sur une nouvelle série de combos, j’ai lamentablement perdu cette partie…

Petite erreur à noter, sur les cartes d’aides de jeux qui reprennent les actions ainsi que les pouvoirs, le pouvoir du Bourreau est mal reproduit, il est dit que vous renvoyez la carte dans la main alors que vous devez lui dérober cette carte.
C’est une légère mais elle peut changer une partie ! Panzerodin ! Je réclame une revanche ! J’aurai pas dû perdre aussi salement !

La couleur des cauchemars

Le jeu est sur la thématique des cauchemars et ces derniers sont très variés et plein d’imagination. Le travail de Erbol Bulentaev est très agréable à regarder.

On apprécie particulièrement que les monstres se combinent parfaitement, on peut créer des centaines de créatures différentes sans jamais avoir l’impression de déjà vu.

Comme on l’a déjà vu dans Olive et Tom et Safari Go, on retrouve un poster recto/verso qui permet d’avoir un espace de jeu d’un côté et de l’autre l’affiche du jeu. Loin d’être indispensable, il ravira les ludothèques qui pourront égayer leur décoration mais je ne pense pas que les joueurs y trouvent grand intérêt.

Au final ?

Nightmarium est un petit jeu de cartes qui cache bien son jeu. La thématique et les graphismes en fait un jeu plutôt à destination des enfants mais ça serait dommage de croire que le jeu n’est pas fait pour les adultes. Les coups bas et les combos réalisables en font un jeu pour tous y compris les adultes. Avec quelques règles simples et des pouvoir qui se combinent bien, le jeu acquiert une bonne profondeur de gameplay. On reste sur du jeu léger, ne demandez pas à Nightmarium d’être un fer de lance de la stratégie mais laissez lui sa chance comme jeu d’apéro et il trouvera sa place aisément.

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs De 2 à 5 rêveurs
Durée d’une partie 15 à 20 minutes
Éditeur Bragelonne Games
Prix 20€

Squadro – Stratégie du déplacement

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Salut les aventuriers, quand on est à la recherche d’un cadeau de Noël, on aime bien offrir de beaux objets. Dans cette optique mais toujours dans un objectif ludique, on va vous reparler de la gamme classique de Gigamic. L’éditeur est un habitué des jeux en bois de qualité, nous vous avions déjà parlé de Bonk, le jeu qui allie précision et nervosité. Cette fois-ci changement radical d’ambiance avec le nouveau jeu de Adrian Jimenez Pascual : Squadro !

Du beau matériel

Comme mentionné en introduction, ce qui caractérise cette gamme “classique” c’est la qualité et le matériau dont elle est composée : Du bois.

Avec Squadro, vous vous retrouvez face à un superbe plateau en bois gravé ainsi que 10 gros pions en bois sculptés.

Les pions sont dans deux essences de bois différentes, une claire, une sombre pour bien les différencier.

Leur forme est particulière, assez triangulaire avec un avant et un arrière, c’est important pour la représentation visuelle du jeu.

Le plateau quant à lui est sculpté d’un quadrillage pour que les pions restent parfaitement en place quand on les pose.

Sur chaque bord du plateau, on peut voir des points gravés et peint qui servent à déterminer les points de déplacement des pions.

Enfin, une ligne signale la ligne de départ de tous les pions.

Des règles simples

Squadro c’est très simples, vous avez 5 pions de votre couleur, votre but est de faire un aller retour avec au moins 4 d’entre eux.

Le premier joueur à réussir gagne la partie.

On le disait plus haut, de part et d’autre du plateau se trouve des points gravés qui déterminent les déplacements des pions.
Quand un pion part d’un côté il a un certain nombre de déplacement, une fois arrivé à l’autre bout du plateau, ce nombre change.

Le pion du haut est sur le retour et se déplace d’1 case Le pion du bas se déplace de 3 cases

Les pions ont tous 4 points de déplacement au total en comptant l’aller et le retour.
Ce nombre de 4 peut être divisé de plusieurs façons :

  • 1 à l’aller, 3 au retour
  • 2 à l’aller et au retour
  • 3 à l’aller, 1 au retour

Tous les pions qui pourront faire un sprint lors de la première partie du voyage seront beaucoup plus lents à déplacer par la suite. C’est une notion importante à prendre en compte quand on joue à Squadro.

Si lors d’un de vos déplacements, vous devez sauter par dessus un pion adverse, ce dernier est renvoyé sur le bord d’où il vient. Que ce soit l’aller ou le retour. Mais en contrepartie votre pion est stoppé dans son déplacement. 

Passer au dessus d’un pion est très rentable avec le votre quand il a une vitesse de 1, par contre vous pouvez perdre en mobilité avec un pion disposant d’une vitesse de 3. 

Toute la stratégie de Squadro sera de positionner vos pièces de telle façon qu’elles soient en embuscades pour “manger” l’adversaire et ainsi progresser tout en entravant l’avancée ennemie.

Bel objet avec une mécanique simple mais qui demande réflexion, Squadro nous a complètement conquis, les parties sont rapides et s’enchaînent facilement sans pour autant se ressembler. Plus vous jouerez avec la même personne plus vos victoires/défaites se joueront sur une simple erreur, pas de hasard ici, que de la stratégie, on a retrouvé des aspects d’Onitama qui nous ravissent.

Au final ?

Squadro est un très bel objet avec des règles simples et une stratégie bien présente, on aurait tort de le sous-estimer, c’est dans les règles les plus simples que se dessinent les stratégies les plus efficaces. Il faudra réussi à avancer sans perdre son pion, bien prendre en compte les déplacements à l’aller et au retour de ses pions mais aussi savoir en sacrifier pour pouvoir tendre des embuscades à vos adversaires. Quand on prend Squadro pour la première fois, le poids du plateau surprend un peu, la qualité du matériel est vraiment bonne, on sent que Gigamic ne lésine pas sur ses produits, c’est très agréable à prendre en main et à manipuler.

Le jeu fait parti de ceux qu’on laisse bien visible sur une table basse et qu’on expose avec fierté, les lignes sont épurées et simples, un vrai plaisir pour les yeux. Vous pourrez apprendre aux curieux comment jouer en 2 minutes et enchaîner les parties sans vous en rendre compte.

Jolie boîte avec vernis sélectif mais attention, contrairement à ce que laisse penser la boîte, le plateau est noir et non blanc.

Récap de la Rédac

Nombre de joueurs 2 joueurs
Durée d’une partie 20 minutes
Éditeur Gigamic
Prix 35€

8Bit Box – La console Rétro qui cartonne

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Salut les joueurs ! Noël approche à grand pas, quand j’étais enfant, c’était l’occasion de découper des catalogues de jouets pour demander la Super Nes et espérer trouver l’objet tant convoité au pied du sapin le 25 décembre. Cette année, Iello nous a permis de retrouver ces sensations avec la 8Bbit box !

Une console sans écran

Déjà définissons ce qu’est la 8Bit Box. De prime abord c’est un objet assez étrange. Nous l’avions croisé lors du PEL mais n’avions pas eu le temps de nous y essayer. Grosse boîte en carton pleine de couleurs et de textes, la 8Bit Box interpelle au premier regard. Son style “bundle Nintendo” fonctionne vraiment, on à l’impression de se retrouver face à la boîte d’une console de jeux rétro. Ça parle à tous les trentenaires, on a qu’une envie, c’est retourner le produit dans tous les sens pour savoir ce qu’il contient.

Retournons le produit !

Chez Iello, ils ont poussé le vice assez loin pour le packaging de cette 8Bit Box! On retrouve des fausses informations techniques détournées pour vanter le potentiel technologique de bouts de cartons et de dés. La console première génération vous fera rêver grâce à ses “6 manettes tri-joysticks à rotation digitale” (merci d’utiliser correctement le mot digital <3) “5 générateurs de hasard cubique”, “Son personnalisé 100% Vocal” sans oublier sa définition en “72 pixels 3D amovibles” !

J’adore ce sens de la verbe complètement raccord avec les grandes envolées de marketing que peuvent nous faire miroiter les constructeurs de consoles.

La boîte est belle mais elle contient quoi ?

8Bit Box c’est pas un jeu de société, c’est un système de jeux de société. Grosso modo on vous fournit tout le matériel nécessaire pour jouer à des jeux différents, 3 sont fournis de base avec la console.

Concernant le matériel, il se décompose en deux catégories :

Les contrôleurs : Ces petits bouts de cartons, au nombre de 6, servent à simuler des manettes. Et ils le font très bien ! Dotés de 3 rouages pour prendre des décisions, vous pourrez donner un nombre, une direction et un symbole à chaque fois. Ces 3 paramètres combinés ensembles donnent une variété de possibilités assez impressionnantes.

Chacun est thématisé avec une couleur et un style différent, c’est joli et tout le monde peut trouver une couleur ou un style qui lui convient.

Le reste du matériel est simple, des dés de différentes couleurs avec des faces différentes, des cubes de différentes couleurs correspondant aux couleurs des contrôleurs.

Le matériel est de bonne qualité et assez vague pour correspondre à une multitude de situations.

Ce système de matériel adaptatif à déjà fait ses preuves avec TIME Stories.

Mais le matériel en tant que tel ne sert à rien sans jeux. Heureusement, la boîte de base contient 3 jeux pour vous occuper.

3 jeux rétro

Les 3 jeux sont de Frank Crittin et Grégoire Largey, deux auteurs ayant déjà travaillé ensemble sur Wangdo, et qui nous présentent cette fois :

  • Pixoïd
  • Outspeed
  • Stadium

Ces 3 jeux sont des hommages à des grands titres du jeu vidéo :

  • Pacman
  • F-Zero
  • Track & Field

Plus en détail :

Pixoïd, le petit pixel pas rond comme un ballon mais jaune comme un citron, ça vous parle ? Hommage au petit rond jaune qui fait “Wako wako wako wako wako”, vous trouverez avec Pixoïd un jeu parfait pour jouer avec n’importe qui. D’une simplicité étonnante, 4 joueurs vont jouer les vilains bugs qui cherchent à dévorer Pixoïd pendant que ce dernier va essayer de survivre pendant un maximum de 12 tours.

Chaque joueur va programmer son déplacement avec le nombre de cases et la direction qu’il souhaite prendre, chacun dévoile sa programmation en même temps, on résout les déplacements de chacun, si un bug attrape Pixoïd, la partie est perdue pour ce dernier, on continue les tours dans le cas contraire.

Plus Pixoïd réussi à survivre, plus il marque de points, 1 par tour, il peut également essayer de ramasser des cubes qui lui donneront des points supplémentaires, comme les cerises dans Pacman.

La clé du succès est la coordination entre les bugs pour réussir à coincer Pixoïd, objectif qui est loin d’être aisé !
On apprécie Pixoïd pour son côté instantané et fun, on est loin d’un jeu stratégique mais sans coordination, vous ne réussirez jamais à attraper le petit cube sauvage.

Outspeed, poussez les manettes à fond, on est là pour gagner et pour faire manger la poussière aux concurrents ! Jeu de course où le but est de simplement franchir la ligne d’arrivée en premier, Outspeed vous assure des sensations proches des jeux de courses : gadgets à utiliser, bonus à récupérer, ennemi à ralentir !

C’est F-Zero sur la table, les lance flamme et autre accessoires totalement autorisés par la commission des courses vont rugir, poussez les autres concurrents à utiliser tout leur carburant, faites leur perdre assez de vitesse pour les éjecter de la course !

Vous devrez choisir, à l’aide de la manette, le meilleur chemin, celui qui vous permettra d’avancer le plus possible sans pour autant tomber à court de carburant.

Dernier jeu du bundle : Stadium ressemble à ces jeux qu’on trouvait tous les deux ans lors des jeux olympiques et rassemble une multitude d’épreuve pour confronter les équipes.

C’est le jeu le plus “complexe” car il rassemble plusieurs épreuves et les concurrents devront gérer leur énergie tout le long des épreuves.

Le jeu se pratique en équipe de 2 ou 3 au travers de 10 épreuves, chacune à sa manière de jouer. Les décrire toutes serait assez long et fastidieux. Il faut avouer qu’il faut généralement se replonger dans le livret d’épreuves quand on en commence une nouvelle.

Un système de symbole permet de décrypter rapidement les actions à effectuer, mais faut-il encore bien connaître ce système de symboles. Certains sont proches et demanderont d’être vigilant pour ne pas se tromper.

Mais une fois les bases assimilées, Stadium est un vrai plaisir à jouer, chaque épreuve renouvelle l’expérience tout en faisant travailler l’esprit d’équipe et la compétitivité entre les différents joueurs.

Il fait très bien office de jeu fil rouge pour une soirée entre amis ! On adore !

C’est de la Ultra HD cette console ?

Si la définition est la plus poussée au monde, les graphismes eux sont très rétro. Et dans le bon sens du terme, on prend plaisir à regarder les couleurs néons de Pixoïd ou les vaisseaux fluos de Outspeed mais j’ai un penchant particulier pour les personnages anguleux de Stadium. Les dessins sont simples mais il y a une vraie recherche graphique ! L’illustrateur Djib a fait un excellent travail sur ces 3 premiers jeux. On apprécie beaucoup.

Au final ?

Parfaite petite console en carton, 8Bit Box est un plaisir pour les trentenaires qui ont connu les consoles 8/32 bits. On y retrouve toute la passion qui nous animait quand on déballait une console et les jeux qui allaient avec. Rien que le format des jeux semblable au format des jeux Super Nes est un petit pincement au cœur quand on ouvre la boîte. La 8Bit Box est un “système de jeu” qui ne fait que démarrer. On le sait, les jeux de lancement d’une console s’ils sont forts pour en faire des « system seller » ne sont généralement pas les plus marquants. Avec ce bundle, on sent que les auteurs ont de multiples idées dans les cartons et que l’adaptabilité des manettes et cubes rend toutes les expériences possibles. On a hâte de voir ce que l’imagination des créateurs va nous apporter dans les mois à venir. On a pu lire qu’un adaptation d’un beat’them’all à la sauce Street of Rage était en réflexion. Personnellement j’attends aussi des jeux solo comme un RPG ou d’arcade. On sent que Iello bouillonne de projet pour cet 8Bit Box et c’est un plaisir que d’essayer d’imaginer ce qui va arriver dans les prochains mois.
D’ici là les 3 jeux présents dans la boîte de base sont parfait en famille et entre amis pour passer de bons moments, l’objet et son potentiel ludique en font un cadeau qui ravira les nostalgeeks.
N’hésitez pas à aller faire un tour sur le site dédié à la console en carton pour d’autres visuels et exemples.

Récap de la Rédac

Nombre de joueurs 3 à 6 gamers
Durée d’une partie Variable selon les jeux mais
avec une moyenne d’environ 20 minutes
Éditeur Iello
Prix 30€

Mice and Mystics – Quand la Reine n’est pas là, les souris dansent

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Salut les Aventuriers! Nous sommes tombés il y a peu sur l’annonce d’un film adapté du jeu Mice and Mystics, c’est assez rare qu’un film soit tiré d’un jeu de société, et ça nous a pas mal intrigués. Nous nous sommes alors penchés sur ce jeu de Jerry Hawthorne pour 1 à 4 joueurs édité par Plaid Hat Games. Le jeu n’est pas tout récent, il date de septembre 2013 pour sa première sortie, voici ce que nous en avons pensé en découvrant le jeu 5 ans après sa sortie.

Qu’y a-t-il dans la boîte?

Mice and Mystics est un jeu d’aventure scénarisé dans lequel les joueurs incarneront le Prince Collin et ses amis alors qu’ils se retrouvent entraînés dans une quête palpitante. Pour se représenter et donner vie à leurs aventures, la boîte contient une vingtaine de figurines , plus d’une centaine de cartes, des tuiles de salles de grande tailles et recto verso, ainsi que les traditionnels dés. La qualité du matériel a visiblement été revue à la hausse depuis 2013 car les remarque que j’ai pu lire lors de mes recherches sur les origines du jeu ne sont plus d’actualité.

On reprochait à Mice and Mystics d’avoir des carte trop fines et de faible qualité… Il n’en est plus rien, elles ont désormais une finition toilée qui leur assure une bonne durabilité. Les plateaux de jeu et les tokens cartonnés sont en punchboard dense et de qualité, aucune critique négative à faire sur le matériel de Mice and Mystics.

La boîte renferme également deux livrets assez épais. Un d’une vingtaine de pages présentant les règles (richement illustrées) et le deuxième d’une cinquantaine de page est dédié aux scénarios.

Malgré les différentes rééditions de Mice and Mystics depuis 2013, un petit souci traverse les années : le livret de règles. Certains points ne sont pas aussi clairs qu’ils le devraient et on revient souvent aux règles lors de la première partie. Le premier scénario n’est pas compliqué en soi, mais l’apprentissage des règles tel qu’il est présenté dans le livret n’est pas intuitif, il faut s’accrocher un peu. En revanche, une fois les règles appréhendées, le jeu est beaucoup plus fluide et on est transportés par la narration.

Petites souris et grandes aventures

L’action prend place dans le royaume des Hommes, dans lequel il fait bon vivre grâce aux efforts du roi Andon et de son épouse. Malheureusement, un jour la Reine vient à mourir. Après plusieurs années, le roi a fait son deuil et est séduit par Vanestra reine d’un territoire lointain. Cependant Vanestra est mal intentionnée et convoite le trône pour étendre son royaume qu’elle dirige d’une poigne de fer. Le jeune prince Collin, héritier du bon roi Andon et de la défunte Reine se rend compte de la situation. Il rassemble alors ses amis : Nez le bricoleur, Tilda la prêtresse, Maginos le mystique ainsi que Filch le filou. Alors qu’ils complotent pour destituer la nouvelle reine maléfique, la garde arrive pour s’emparer d’eux. C’est alors que Maginos les transforme en souris pour qu’ils puissent s’échapper. C’est ainsi que démarre leur aventure.

A quoi ça ressemble en jeu? 

Mice and Mystics est organisé en une campagne de 11 scénarios, mais attention, l’aventure étant très scénarisée, ils ne sont pas jouables indépendamment les uns des autres sous peine de ne rien comprendre à l’histoire. Et vu sa qualité, ça serait fort dommage! Ils demandent à être faits dans l’ordre et pour plus d’immersion avec les même joueurs autour de la table. Ces scénarios sont appelés Chapitres dans les livrets de règles et d’aventure, et ont une mise en place indiquée au début de chacun d’eux.

L’installation est très rapide, grâce à la taille des tuiles de jeu. On assemble les deux ou trois plateaux ensemble, chaque joueur prend son personnage et la petite fiche de perso qui va avec et on est presque prêts à commencer.

Il ne reste qu’à installer le Plateau de Conte qui va gérer l’avancement du jeu et les ennemis. Mice and Mystics dispose d’un système malin d’horloge, la Meule de Fromage, qui va gérer le spawn d’ennemis sur le plateau via des cartes rencontres ainsi que la limite de temps dont disposent les héros pour accomplir leur mission.

A chaque entrée sur une nouvelle salle, on résout une rencontre, qui va peupler la tuile avec des monstres hostiles. Le Plateau de Conte dispose d’une piste d’initiative qui va déterminer l’ordre des joueurs ainsi que des adversaires durant la partie. Elle sera réactualisée à chaque apparition d’un nouvel ennemi. A son tour chaque joueur pourra effectuer deux actions parmi un choix assez réduit : se déplacer, attaquer, fouiller… Si les actions sont simples et restreintes, on apprécie la sobriété du gameplay qui permet de se concentrer sur l’aventure!

Les combats se résolvent à coup de dés, suivant la valeur d’attaque et éventuellement les modificateurs dus à l’équipement, on lance X dés. L’attaque portera pour un dégât par symbole épée sur les dés ou arc selon votre équipement. Si des symboles fromage apparaissent, les héros récupèrent des morceaux de fromage. Mais si c’est au tour des ennemis on place les quartiers sur l’horloge du Plateau de Conte.

Lorsque ce cadran est plein, c’est un peu moins sympa pour les joueurs puisqu’on résout une Rencontre spéciale. C’est souvent un monstre plus costaud que les autres qui pointe alors le bout de son nez. Mais ce n’est pas tout, ça fait également reculer d’une page le marqueur de fin de partie ! Donc attention…

Mice and Mystics emprunte également quelques mécaniques de jeu de rôle. Les héros recevront des quartiers de fromages qu’ils disposeront sur leurs cartes joueurs. Et encore une fois c’est très malin car ces quartiers servent tant pour utiliser des capacités spéciales que pour prendre un niveau. On se posera donc souvent la question en jeu de savoir s’il vaut mieux dépenser du Fromage pour utiliser une capacité, et être puissant sur l’instant ou se sortir d’une mauvaise passe, ou alors l’économiser pour passer un niveau et acquérir de nouvelles capacités sur le long terme.

On l’a dit plus tôt, Mice and Mystics est scénarisé, on est certes libres ne nos actions dans les scénarios, mais on ne peut passer à la mission suivante qu’en ayant réussi la mission en cours. Pas de fin alternative comme dans Assaut sur l’Empire par exemple ou la mission suivante est déterminée par le vainqueur.

C’est pas la taille qui compte!

Mice and Mystics a son univers propre et c’est un de ses gros atouts. L’heroic Fantasy à l’échelle d’une souris c’est quelque chose qu’on ne croise pas tous les jours. Younz et moi avons adoré cette ambiance et les conséquences de la petite taille des héros. Quand on fait quelques centimètres de haut, un bouton devient un bouclier, un cure dents une arme et un scolopendre un adversaire redoutable.

Les livrets et la boîte sont tous ornés de magnifiques illustrations qui ne manqueront pas de donner des idées aux peintres de figurines. Les figurines sont assez simples et à la fois détaillées au niveaux des textures pour avoir un très bon rendu.

Mice and Mystics a un univers cohérent et fouillé. Il ne faut d’ailleurs pas avoir peur de la lecture quand on se lance dans le jeu. Il y a deux pages et demie de lore avant de commencer le premier scénario. Le jeu a son rythme assez calme mais on a adoré s’y plonger pour suivre l’histoire de nos petits héros. Accompagné d’un bon chocolat chaud, Mice and Mystics est idéal pour les après-midis en famille ou entre amis!

De quoi en faire tout un fromage?

Plongez vous dans l’univers riche et somptueux offert par Mice and Mystics, les combats sont épiques et chaque joueur à son rôle à tenir, une fois lancé dans la campagne, on est très proche d’un ressenti de jeu de rôle. Entièrement coopératif, c’est une très bonne porte d’entrée aux jeux de figurines pour les enfants, l’atmosphère de conte de fées qui se dégagent du jeu devrait les captiver autant que les scénarios grandioses. Nous vous conseillons quand même la présence d’un adulte pour les aider à appréhender les points de règles qui nécessitent que l’on s’accroche un peu mais rien d’insurmontable et le jeu en vaut la chandelle. Quand aux joueurs plus âgés, rassurez-vous, Mice and Mystics est tout autant fait pour vous, le jeu est excellent et une fois lancé vous aurez du mal à vous arrêter.

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs de 1 à 4 souris
Durée d’une partie environ 90 minutes
Editeur Plaid Hat Games
Prix 60 €

Concept Kids Animaux – Vous allez les faire rugir de plaisir

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Salut les p’tits loups ! Toujours avec l’objectif de Noël qui approche chaque jour un peu plus (oui c’est prouvé scientifiquement, on s’est renseigné !), il arrive le moment fatidique où il faut trouver quelque chose pour votre neveu, nièce. Alors il y a toujours la solution horrible d’offrir un jouet qui fait du bruit pour bien montrer aux parents qu’on ne les aime pas mais sachez que ces mêmes parents se vengeront peut être un jour… Soit en vous donnant les marmots à garder soit en offrant des cadeaux encore plus bruyant à vos (futurs) enfants… Alors pourquoi ne pas partir sur un jeu sympa, éducatif, relativement calme (rien n’est calme avec des enfants…) et qui en plus introduira les enfants aux jeux de société ? Partant ? Aller, on vous fait découvrir le petit dernier de Repos ProductionConcept Kids : Animaux !

Le petit frère

Concept Kids : Animaux est la déclinaison pour enfant de Concept, de Alain Rivollet (Panik) et Gaëtan Beaujannot (Flick’em Up), dont on vous a déjà parlé et qu’on aime beaucoup. Pour rappel, Concept est un jeu par équipe où vous devez faire deviner à votre partenaire une idée, une expression, un objet, une personne, un pays ou autre via une multitude de symboles disposés sur le plateau. A vous de faire les liens nécessaires entre les différents symboles pour réussir à exprimer votre pensée. On adore Concept et on vous encourage vivement à lire l’article dédié si vous ne connaissez pas ce jeu !

Nous avions découvert Concept Kids : Animaux lors du PEL où il avait été notre coup de cœur tellement nous avions trouvé le principe malin ! Le retrouver a été un vrai plaisir ! 

Même le thermoformage est thématique !

Ce qui change

Dans Concept, il fallait jouer par équipe pour gagner des points ainsi que la partie en devinant plus de mots que les adversaires.

Dans Concepts Kids : Animaux, tout le monde joue dans la même équipe, on préfère faire jouer les enfants ensemble que les uns contre les autres, c’est plus constructif et ça évite les crises de larmes.

Comme son nom l’indique, Concept Kids : Animaux est basé autour des animaux. Pas de concept difficile à appréhender, de notions ou d’expression, on est dans le factuel. Des animaux du quotidien ou non mais des animaux connus. Et surtout ils sont dessinés, pas besoin de savoir lire pour jouer à Concept Kids : Animaux !

Un joueur pioche une carte parmi les 110 proposées, la montre aux autres joueurs sans la regarder. Ces derniers vont tenter de faire deviner sans parler de quel animal il est question.

Comment ça marche ?

On est encore face à un grand plateau avec plein de cases mais au lieu d’idées vagues comme dans la version pour adulte, on est sur des idées plus claires.

 

Sur ce plateau vous trouverez :

  • Des lieux pouvant représenter l’habitat de l’animal
  • Son nombre de pattes
  • Sa taille
  • Ses moyens de déplacement,
  • Sa vitesse
  • S’il est herbivore ou carnivore
  • S’il est nocturne ou diurne,
  • Sa couleur
  • S’il a des griffes, des bois, des antennes, des pinces, etc…

Bref, tout ce qu’il faut pour décrire sommairement un animal.

Les joueurs qui doivent faire deviner l’animal disposent de 16 bagues en plastique reprenant la forme carrée des symboles sur le plateau pour pouvoir entourer facilement et sans risque de se tromper.

Tentez de deviner de quel animal il s’agit, la réponse est en plus bas…

Une fois toutes les bagues disposées sur le plateau, le joueur n’ayant pas vu la carte va essayer de détermier quel animal les autres participants ont tenté de lui faire deviner.

  • En cas de réussite, on met la carte de côté, elle compte pour 1 point.
  • En cas d’échec, on la remet dans la boîte.

Dans tous les cas, on entame une nouvelle manche jusqu’à en enchaîner 12. Au terme desquelles on va compter le nombre de cartes trouvées et ainsi déterminer si l’on a plus ou moins gagné. On ne perd pas à Concept Kids Animaux, on gagne plus ou moins bien !

On a préféré commencer avec un adulte qui fait deviner aux enfants la carte que lui seul a vu. Permettant aux enfants d’assimiler rapidement les règles du jeu et la pose des bagues. Une fois cette première partie faite, les enfants s’emparent du jeu et c’est un vrai plaisir.

Graphiquement ?

C’est juste beau et mignon ! Forcément c’est illustré par Éric Azagury (When I Dream) ! Chaque symbole sur le plateau est clair et ne laisse pas de place à l’hésitation. Néanmoins ils sont assez généralistes pour permettre des combinaisons. C’est un équilibre très bien trouvé.

Les cartes animaux quant a elles débordent de mignonnerie, on pourrait presque donner une personnalité à chaque animal. Les dessins sont très bien réussis, les enfants adorent ! (Et nous aussi).

Les animaux possèdent un liseret autour de l’illustration, bleu ou rouge, censé représenter une niveau de difficulté, mais ce niveau correspond plus au fait de savoir si l’animal est plus ou moins commun et donc facile à décrire/deviner.

Bon courage pour faire deviner l’ornithorynque !

L’un des symboles au cœur du plateau représente “gentil ou méchant”, l’idée est assez abstraite et différente pour chaque enfant qui la transforme plus généralement en “Est-ce que j’aime cet animal ou non ?” Indice qui généralement aide beaucoup les parents !

Le matériel ?

De bonne qualité, il le fallait si on veut laisser des enfants y toucher sans le détruire. On note deux très bonnes idées :

– Les bagues qui permettent d’entourer facilement les symboles, c’est simple et efficace

– Le porte carte ! Élément génial ! Merci d’y avoir pensé ! Ça parait tout bête mais si vous avez déjà joué avec des enfants, vous savez qu’ils ont souvent la mauvaise habitude de manipuler ce qu’ils ont dans les mains. Alors je suis peut être un peu maniaque mais voir des cartes se faire compresser comme un César, ça ne m’enchante pas spécialement… Le porte carte évite que l’enfant ne triture la carte, mes sincères remerciements !

C’était un renard qu’il fallait trouver, regardez le fier comme tout sur son porte carte !

Au final ?

Concept Kids : Animaux est la parfaite adaptation pour enfant de Concept, faire deviner à un jeune public des animaux via un système de symboles très bien pensé est un vrai plaisir. Le jeu est simple et les enfants le comprennent très vite, c’est un bonheur à jouer avec des petits. Le jeu étant très accessibles, vous pouvez y jouer avec des enfants dès 4 ans en leur faisant deviner des animaux et très rapidement leur laisser la main pour que ce soit eux qui vous fassent deviner des animaux.

On s’amuse de voir leur compréhension du monde animal et certaines propositions sont assez inattendues mais toujours logiques (pour eux ^^).

Voir un enfant prendre en main le jeu et se l’approprier est très plaisant, Concept Kids : Animaux est une très bonne porte d’entrée au monde des jeux de société pour les enfants. Quand vos bambins sauront jouer parfaitement à cette version, vous n’aurez plus qu’à les mettre devant la version pour adultes de Concept !

Récap de la Rédac

Nombre de joueurs De 1 à beaucoup 😀
Durée d’une partie 15 à 20 minutes
Éditeur Repos Production
Prix 23 €

Isle of Skye – Les Druides… PAR ABERLOUR !

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Salut les buveurs de potions! Dans l’un de nos derniers articles nous vous parlions de Isle of Skye, le Kennerspiel des Jahres 2016 pas volé, un jeu de tuiles sur la fameuse île écossaise où le placement était roi, ou laird… On repart en voyage sur cette belle île pour vous présenter la première (deuxième en fait) extension de Isle of Skye : Druides !

La première deuxième ? Queua ?

Oui c’est bizarre mais c’est pas grave ! Druides est la deuxième extension commercialisée pour Isle of Skye mais c’est la première à sortir en français, éditée par Funforge.
Ne vous en faites pas, la première extension The Journeyman est bien prévue en français également et devrait arriver courant 2019, toujours chez Funforge. Nous vous en reparlerons dès que nous aurons une date de sortie. Néanmoins vous devez savoir que cette deuxième extension sera parfaitement compatible avec la première. On peut donc jouer avec le jeu de base et les deux extensions en même temps. De petits points de règles viennent compléter des cas particuliers qui pourraient survenir suite à la combinaison des deux extensions.
Mais pour le moment, concentrons nous sur Druides !

Un peu de druidisme chez les écossais

Toujours le fruit de Andreas Pelikan et Alexander Pfister (Great Western Trail, Port Royal), cette extension ajoute de nouvelles tuiles de score qui ne sont pas liées aux druides, vous pouvez les incorporer au jeu de base et les laisser dedans juste pour lui donner encore plus de rejouabilité.

Le gros du matériel c’est un ÉNORME dolmen ainsi que les tuiles druides qui viennent se disposer dessus.

La nouvelle phase d’achat est résumée sur l’orthostates droite du dolmen

Quelques piécettes et des nouveaux jetons de score quand vous dépassez les 50 points viennent compléter le matériel de cette extension.

Et ils font quoi ces hippies des îles ?

Ils ajoutent une toute nouvelle dimension au jeu ! En rajoutant une phase d’achat après avoir acquis des tuiles à vos adversaires, chaque joueur aura la possibilité d’obtenir une tuile supplémentaire

La première vaut 6 + 0 = 6 Or ; La deuxième 0 + 1 = 1 Or ; etc…
  • Soit en dépensant 5 pièces d’or de piocher 2 tuiles classiques, dans le sac. Puis d’en placer une et de remettre l’autre dans le sac
  • Soit en achetant une tuile de druide disposée sur le dolmen

Ces tuiles ont un prix de base en haut à droite dans le petit rocher, mais leur emplacement dans la piste d’achat leur donne un surcoût dont il faudra vous acquitter si vous voulez récupérer cette tuile.

A chaque fois que vous achetez une tuile, vous faites glisser les suivantes vers la droite, faisant baisser leur prix mais en en faisant également apparaître une nouvelle.

Elles sont bien ces tuiles ?

Assez sympa en effet ! Elles comportent toutes des parchemins ou des tablettes de pierre.

Si on connaît plutôt bien les parchemins parce qu’ils sont présents dans la boîte de base, (pour rappel ils permettent de faire des points en de partie quand on réunit certaines conditions), Les tablettes de pierre sont la grande nouveauté de cette extension. Quand vous achetez une tuile avec une tablette en pierre, vous prenez la tablette correspondante qui vous accordera un pouvoir permanent pour le reste de la partie.

Les pouvoirs sont au nombre de 4 : 

  • Pouvoir acheter plusieurs tuiles chez un même adversaire
  • Payer -2 pour le second achat d’une tuile venant du sac tout en tirant une tuile de plus
  • Payer de -1 ou -2 l’acquisition d’une tuile d’un adversaire
  • Utiliser à chaque tour le pouvoir d’un parchemin pour collecter des points

Les tablettes sont puissantes et les laisser à l’adversaire serait une erreur grossière !

Ils sont beau mes menhirs ?

Les Druides reste dans la même veine que la boîte de base vu que toujours dessiné par Klemens Franz. Les tuiles s’incorporent parfaitement au jeu de base, on ne dénote aucune différence à part les tablettes noires.

J’aime beaucoup le Dolmen qui, bien qu’imposant, à le mérite de tout expliquer clairement par une iconographie simple. L’aide de jeu est nécessaire pour quelques pouvoirs mais on assimile rapidement les nouveautés rendant le jeu parfaitement fluide.

Concernant l’image de mise en avant, c’est toujours WXM Photography qui nous offre cette belle vue de l’Ecosse. Merci à lui et n’hésitez pas à aller voir son travail !

Au final ?

Isle of Skye : Druides est une excellente extension qui a le mérite de renouveler en profondeur  le jeu, sans pour autant le dénaturer. Les nouvelles tuiles de score sont un ajout agréable qui permet de diversifier encore plus les parties. Quant aux tuiles de druides, elles sont très puissantes, et vous accordent des pouvoirs permanents qui peuvent faire exploser le compteur de points ! Elles méritent vraiment d’être achetées. Mais pour les acquérir, il faudra garder de l’or et donc se priver de possibilités lors de la phase d’achat de tuiles des adversaires. Des nouveaux choix stratégiques et une profusion de nouvelles tuiles font des Druides une extension à posséder si vous voulez donner un coup de frais à Isle of Skye.

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs 2 à 5 Lairds
Durée d’une partie 30 à 60 minutes
Extension de Isle of Skye
Éditeur Funforge
Prix 20€

Bärenpark – Ne pas vendre la peau de l’ours avant d’avoir fini le parc !

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Salut les Aménageurs de parcs! Après vous avoir parlé de Gingerbread House il y a peu, voici Bärenpark ! C’est un jeu d’organisation de parcs animaliers (spécialisés dans les ursidés comme les pandas et les ours) pour 2 à 4 joueurs. Egalement créé par Phil Walker-Harding, c’est une des dernières sorties de Funforge pour cette année. Les parties durent entre 30 et 60 minutes que vous devrez mettre à profit pour aménager votre parc plus vite et mieux que vos adversaires!

Le matériel

Comme pour la construction de maisons en pain d’épice, le matériel est épais et de bonne qualité. On a pas peur de manipuler les tuiles ou qu’elle nous échappe des mains.

  • Des tuiles représentant les parcs avec les mêmes symboles mais placés différemment
  • Des tuiles animaleries valant de 7 à 1 point
  • Des tuiles espace vert ne rapportant rien
  • Des tuiles enclos valant entre 6 et 8 points
  • Des statues d’ours de 1 à 16 points
  • Et des tuiles objectifs de 3 à 10 points

Peu de matériel mais il n’en faut pas plus pour avoir une bonne mécanique !

Comment réaliser un beau parc

Avant de commencer la partie, on a un peu de tri à faire pour mettre le jeu en place. Il faut mettre les tuiles de construction sur les emplacements correspondants dans l’ordre décroissant des points. Ça aura son importance pour la suite du jeu. On dispose des tuiles objectifs en piles de la même façon. A proximité on place également les jetons Statue.

Les joueurs incarnent des aménageurs de parcs animaliers qui vont devoir composer avec différents équipements à placer dans un espace défini et restreint. En début de partie, chaque joueur reçoit un plateau de jeu de 4 x 4 cases, et reçoit également une tuile d’espace vert pour démarrer.

A chaque tour, on pourra placer une tuile pour commencer a agencer un petit espace agréable aux futurs pensionnaires poilus.

Les plateaux personnels on des petits symboles imprimés à divers endroits. Lorsqu’ils sont recouverts vous pouvez prendre une tuile sur le plateau collectif dans la section correspondante. 

Si vous placez une de vos tuiles sur un symbole brouette par exemple vous pourrez acquérir une tuile espace vert avec des toilettes, des allées ou des magasins. Si votre tuile recouvre deux symboles en même temps vous prenez une tuile correspondant à chaque icone recouvert. Il sera donc intéressant d’optimiser les placement pour ne pas se retrouver à court d’infrastructures à placer.

Les bétonnières permettent de prendre une animalerie qui ont des points de 7 à 1, plus vous prendrez tôt ces tuiles, plus vous vous assurerez des points.

Les pelleteuses permettent de prendre un enclos, vous disposez de 3 enclos par espèces allant de 6 à 8 points, ces enclos ont des formes particulières qui peuvent aussi bien vous aider que vous handicaper dans la construction de votre parc, à vous de bien les placer.

En recouvrant une case avec des ouvriers vous aurez la possibilité d’agrandir l’espace de votre parc en recevant un nouveau plateau que vous collerez à celui que vous avez reçu en début de partie. Il sera important d’étendre votre parc car certaines tuiles ne peuvent être placées sur un seul plateau.

Vous n’êtres pas obligé de faire un carré parfait avec votre parc et ça vous rendra bien service dans l’agencement des tuiles.

Si les tuiles peuvent dépasser d’un plateau, c’est uniquement pour reposer sur un autre, toujours en respectant les limites du parc.

Autre élément de scoring important, les objectifs. Ces derniers vous donneront 8, 5 ou 1 point en fonction de votre rapidité à réaliser des objectifs, généralement ces points sont décisifs pour la victoire, c’est pourquoi tout le monde se jette sur les mêmes tuiles.

On se lance alors dans une course aux tuiles et aux objectifs, mais attention, souvenez vous des statues dont on parlait en début d’article. Ces statues occupent un espace qui leur est dédié sur le plateau et qui peut n’être recouvert par une statue que lorsque le reste du plateau est complété. A ce moment là vous pouvez prendre la statue avec le plus haut nombre de points restant. Donc faire la course c’est bien, c’est même essentiel pour ne pas se retrouver bon dernier de l’organisation d’hôtels à pandas, mais il ne faut pas négliger l’optimisation de l’espace !

Une DA bien léchée et bien pensée

En ce qui concerne la direction artistique de Bärenpark, le jeu a un style assez classique. C’est le même studio qui est derrière la plupart des productions un peu typées Allemandes de Funforge, L’Atelier198 qui a géré l’aspect visuel du titre. Les visuels ont le mérite d’être colorés et lisibles, aidant à l’identification rapide des tuiles et donc facilitant l’agencement du parc.

On trouve des rappels sur le plateau pour nous indiquer combien de tuiles doivent être placées selon que l’on joue à 2, 3 ou 4 joueurs. C’est discret mais malin, ça évite d’aller chercher l’information dans la règle en début de partie pour gagner du temps en mise en place.

Autre petit détail qui plaît bien, lors du depunchage, 3 morceaux de cartons sont détachés pour permettre de créer un rangement dans la boîte, évitant que les tuiles se baladent dans tous les sens. Couplés aux sachets zip fournis, le jeu est parfaitement rangé et ne se renverse pas quand on le range à la verticale, évitant le soupire lassé que l’on pousse quand on entend toutes les tuiles et pions se déverser dès qu’on change l’orientation de la boîte, un bon point !

S’il fallait trouver un point négatif, pour nous ce serait que le thème n’est qu’un prétexte. On se laisse embarquer pleinement dans le jeu et par la course au meilleur parc, mais cela se fait au détriment de la cohérence du parc. A la fin de chacune de nos parties, ça nous fait rire de comparer nos parcs et de voir que c’est à chaque fois un joyeux désordre. Les routes ne mènent nulle part, les toilettes sont derrière les enclos…
Heureusement, certains objectifs vous obligeront à créer une cohérence dans le parc en formant un cours d’eau de 3 cases ou une ligne de boutiques voir en répartissant les animaleries et les enclos d’une certaine façon. C’est la manière la plus agréable de jouer pour nous. Nous vous conseillons de passer rapidement au mode « expert » de Bärenpark pour profiter aussi bien des qualités mécaniques que du thème.

Au final ? 

Bärenpark est un jeu de placement de tuile malin et efficace. Les joueurs devront aménager au mieux leur parc à ours et amasser le plus de points au travers d’objectifs et des constructions avant leurs adversaires. Dans les premières parties, on a plaisir à agencer des parcs mais la mécanique prend le dessus par rapport à la thématique, les parcs sont assez chaotiques, on a l’impression de se retrouver dans une partie avancée de Thème Park où l’on a pas anticipé qu’il fallait laisser de la place pour les différentes attractions. Ce manque de cohérence n’enlève rien aux qualités ludiques de Bärenpark, on y joue pour sa facilité de prise en main, on y revient pour ses aspects stratégiques dans la pose de tuiles.

Récap de la Rédac

Nombre de joueurs De 1 à 4 oursons
Durée d’une partie De 20 à 40 minutes
Éditeur Funforge
Prix 30€

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