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Mystery House – L’escape game revisité

Mystery House - L'escape game 3D de GigamicSalut les enquêteurs ! Les variantes d’escape games en jeu de société se suivent mais ne se ressemblent pas. Aujourd’hui on vous propose de découvrir Mystery House, un nouveau venu dans le milieu et qui, s’il s’inscrit dans la digne lignée de ses concurrents sur le fond, innove totalement sur la forme. Paru en février 2020 sous l’égide de Gigamic, le titre est signé Antonio Tinto et illustré par Allesandro Paviolo et Daniela Giubellin.

Le parfait mélange du numérique et du réel

Mystery House se présente sous la forme d’une boîte de base contenant deux scénarios, mais d’autres sont déjà en cours de création et un petit nouveau verra même le jour fin octobre 2020. Le plateau de jeu est en 3D et est constitué d’un cadre en carton, dans lequel on vient insérer des languettes, propres au scénario. La mise en place consiste en l’insertion de ces éléments à des endroits précis, indiqués par une lettre et un chiffre. Si elle reste simple, la mise en place prend tout de même un peu de temps avant de débuter une première partie. Lors de la seconde, le pli était pris et la mise en place s’est effectuée beaucoup plus rapidement en se répartissant les tâches entre les joueurs. Il faut tout de même faire attention à ne pas regarder le verso des tuiles pour ne pas révéler d’informations.

Plateau de jeu

Afin de profiter du jeu dans de bonnes conditions, nous avons préféré surélever le plateau à hauteur des yeux et ainsi éviter d’être pliés sur la table. Pour profiter au maximum de l’expérience et être sûr d’examiner le plateau sous toutes les coutures, nous vous conseillons de vous munir d’une lampe torche. En effet, certains détails sont bien cachés et une lumière divine ne sera pas de refus !

Avant de débuter une partie, il faut télécharger une application (gratuite) sur son téléphone ou sa tablette. Pour que l’aventure loit la plus plaisante possible et pour impliquer l’ensemble des participants, nous vous conseillons de diffuser si possible l’écran de votre périphérique sur une télé pour qu’aucun détail ne puisse échapper aux joueurs. L’application est plutôt bien faite et aucun gros soucis n’a été rencontré lors de l’utilisation de celle-ci. Nous avons juste eu quelques soucis avec la diffusion du son qui a sauté une ou deux fois mais rien de bien méchant. On pourrait peut être relever un petit soucis d’ergonomie au niveau des multiples boutons. En effet, il arrivera parfois de cliquer sur le mauvais juste parce que ceux-ci sont de petite taille et trop proches les uns des autres.

Tic tac, tic tac …

Comme évoqué précédemment, la version de base de Mystery House est livrée avec deux boîtes de scénarios. Bien que les thématiques soient totalement différentes, le but du jeu restera le même pour ces deux histoires. L’essentiel du gameplay repose sur l’observation et la résolution de diverses énigmes. Un joueur est désigné comme maître du jeu et sera en charge de saisir dans l’application ce que les autres joueurs pourront observer sur le plateau. Une fois le résumé de la situation lu, il est temps de cliquer sur le bouton de démarrage de l’aventure, qui lancera un chronomètre de 60 minutes.

Au cours de la partie, il va falloir inspecter chaque tuile et donner au maître du jeu des éléments à entrer dans l’application. Si l’on aperçoit une statue sur une tuile en position A1 sur le quadrillage du plateau, il faudra alors donner la position à l’utilisateur de l’application, qui choisira ensuite la bonne option dans toutes celles proposées. Parfois, il faudra bien faire attention à ne rien oublier sur une tuile, puisque certaines contiennent effectivement plusieurs éléments  qui peuvent s’avérer utiles pour la suite de l’aventure. Les petits malins (que nous avons été) auront tendance à vouloir saisir dans l’application des informations qui ne seraient pas visible au premier plan du plateau de jeu. Celle-ci vous informera alors que ces éléments ne sont pas encore visibles et que vous devez continuer à progresser pour y accéder.

Certaines tuiles débloquent des objets qui seront utilisés par la suite, et qui pourront également être combinés à d’autres pour résoudre des énigmes. Lorsque l’on pensera pouvoir utiliser un objet sur une tuile (une clé sur une porte par exemple), il faudra renseigner dans l’application la position de la tuile de la porte, puis choisir d’utiliser la clé. Petite contrainte qui pourra parfois devenir totalement insupportable, chaque erreur entraîne une réduction de votre temps de 30 secondes ! Bien heureusement, ce chronomètre n’est finalement présent que pour vous mettre la pression, puisqu’il est tout à fait possible de dépasser allègrement les 60 minutes initialement allouées.

Au fur et à mesure des saisies dans l’application, vous viendrez à bout d’énigmes qui vous permettront d’avancer dans le scénario. En combinant les objets entre eux et en utilisant d’autres sur des parties du labyrinthe, l’application vous donnera alors comme récompense de pouvoir retirer des tuiles du plateau de jeu et défausser les objets utilisés. Retirer des tuiles permettra alors de voir de nouveaux éléments et ainsi de suite jusqu’au dénouement de l’intrigue.

Pour ne pas rester bloquer, l’application permet de débloquer des indices. S’ils sont assez vagues au début, cliquer plusieurs fois de suite sur la demande d’indice d’une tuile vous donnera la solution que vous essayez de trouver et ainsi progresser. Cette fonctionnalité est appréciable, mais il est quand même conseillé de l’utiliser avec parcimonie puisque toute l’aura du jeu repose quand même sur la réflexion et la recherche. Avant de les utiliser, pensez bien à faire tourner le plateau pour que chaque joueur puisse observer l’ensemble des côtés du labyrinthe. Un détail qui vous aurait échappé pourrait bien sauter aux yeux de vos coéquipiers.

Dans le même esprit, l’application invite régulièrement le Maître du jeu actuel à passer la tablette ou le téléphone à son voisin pour qu’il devienne le nouveau MJ. Tous les joueurs sont impliqués aux différentes niveau et aucun ne délaisse son rôle d’enquêteur.

Mystery House - Tuiles

Deux salles, deux ambiances

Du côté des thématiques abordées dans les scénarios proposés, on trouve dans la boîte “Portrait de famille” un scénario plutôt horrifique dans lequel il sera question d’une tragédie familiale qu’il va falloir éclaircir, et dans le scénario “Le seigneur du labyrinthe” un univers fantastique parsemé d’elfes et de géants. J’ai personnellement préféré le premier qui correspond plus à mes goûts et qui propose une tension un peu plus poussée, mais le second est tout aussi intéressant dans son déroulé et devrait satisfaire les habitués de la fantasy.

Passant d’une ambiance de manoir fantôme à celle d’un labyrinthe fantastique, on comprend qu’il n’y aura pas de limites aux univers possibles pour Mystery House et le prochain scénario qui prendra place dans le far-west ne fait que confirmer cette impression.

Petite note au passage, nous avons également eu la possibilité de tester le scénario de démonstration présenté lors de salons de jeux de société, comme le FIJ de Cannes par exemple. Si celui-ci propose de découvrir les mécaniques du jeu, on a trouvé que le déroulé était un peu fouilli et truffé d’incohérences. Si vous avez eu la possibilité de tester celui-ci sur un salon et que vous n’avez pas été conquis, on ne peut que vous suggérer d’essayer la version finale avec les deux scénarios pour vous faire un avis définitif.

Mystery House - Les deux boites de jeux

It’s the final countdown !

Est-ce que Mystery House n’est finalement qu’un escape game de plus ?  Et bien non ! Même si la concurrence bien établie comme la série Unlock propose des scénarios captivants, Mystery House ajoute l’aspect “réel” qui permet de bien plus s’impliquer dans les histoires. Comme beaucoup de titres de ce style, Mystery House n’échappe pas à la règle de la rejouabilité nulle une fois les parties terminées. Ici il n’y a qu’un seul chemin à suivre et vous ne pourrez pas y revenir pour essayer de nouveaux embranchements. Heureusement, Gigamic a déjà prévu de nouveaux scénarios pour prolonger l’expérience, que l’on espère aussi captivants que les deux de l’édition de base.

Complètement novice dans ce style de jeu, je dois bien avouer que j’ai été captivé par les deux scénarios, mais également frustré de parfois bloquer sur des énigmes et être obligé d’en venir à utiliser les indices. Certaines énigmes sont assez corsées et je salue ceux qui parviendront à les résoudre sans aide. Mystery House n’est clairement pas un jeu à faire si l’on ne peut pas mettre son cerveau à 100% au service de l’équipe et on vous conseille vraiment de jouer à 3 ou 4 pour être sûr de ne rien rater. Néanmoins n’allez pas au delà sinon certains risquent de ne pas profiter des énigmes et se sentiront frustré.

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs de 1 à 5 joueurs
Age conseillé à partir de 12 ans
Durée d’une partie 60 minutes (ou bien plus)
Auteur Antonio Tinto
Illustrateurs Allesandro Paviolo & Daniela Giubellin
Éditeur Gigamic
Prix : 30 € Philibert Magic Bazar
Parkage Ludum

Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez Philibert.netMagic BazarLudum et Parkage. En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !

Royauté VS Religion : Révolution – Lutte de pouvoir à 2 ! Convertissez le peuple et vos opposants à votre cause ou détruisez les !

Salut les révoltés ! Il est des jeux qui déchaînent les passions chez nous. Parmi eux, les duels sont un format qu’on apprécie particulièrement dans l’équipe. Parce qu’on n’est souvent que deux et  que les parties sont généralement courtes mais aussi très intenses. Le petit dernier de chez Igiari nous a fait perdre la tête tout l’été et il était temps qu’on vous en parle ! Choisissez votre camp : Royauté VS Religion : Révolution

 

RRR ? 

Royauté VS Religion : Révolution que nous allons simplement appeler RRR pour le reste de cet article n’est pas un jeu d’Alain Chabat (tout le monde a dû faire cette blague 45 fois) mais est un jeu abstrait de Seiji Kanai (Braverat, Loveletter) et Hayato Kisaragi illustré par Noboru Sugiura

Dans ce titre abstrait, chaque participant va incarner un camp, la Royauté ou la Religion. Les deux adversaires vont s’affronter dans le royaume représenté par un plateau de 9 cases où ils devront déposer leurs personnages pour profiter de leurs pouvoirs et influences afin de convaincre le plus de partisans et ainsi accéder à la victoire.

Un jeu sans hasard 

Comme dans Onitama, toutes les informations sont connues par tous les joueurs et il n’y a pas de place pour le hasard. Seul votre esprit et de la tactique vous permettront de gagner la partie. Néanmoins, contrairement à Onitama, chaque camp commence avec avec les mêmes tuiles et compétences. Toutes les tuiles ont une flèche indiquant le sens de pose en leur sommet. A la fin de la partie, le joueur ayant le plus de tuiles pointant dans sa direction perd la partie. 

Que vous soyez du côté Royal ou Religieux, vous aurez 7 personnages à disposition qui pourront user de leurs pouvoirs, influence, charisme ou compétences pour essayer de rallier à votre camp les autres tuiles sur l’espace de jeu pour remporter la victoire. 

Mais votre guerre de pouvoirs se déroule aussi dans la société civile et ses habitants en seront les victimes mais aussi les acteurs. Au début de chaque partie ou manche (car le jeu se déroule en deux manches gagnantes) vous tirerez 5 tuiles parmi les 17 disponibles. 

Ces tuiles neutres seront disponibles pour les deux joueurs qui pourront choisir de les sélectionner pour jouer. Bien sûr, chaque tuile neutre est unique et une fois utilisée, elle ne sera plus accessible. 

Étant visibles dès le départ, il faudra bien prendre en compte les possibilités offertes par ces 5 tuiles et les intégrer à votre stratégie avant que votre adversaire ne le fasse. 

Des pouvoirs variés et décisifs 

Chaque tuile à son effet, allant de la protection des autres tuiles à la destruction en passant par le pivotement pour retourner une tuile contre l’adversaire. Et on apprend très rapidement à reconnaître les différents pouvoirs grâce aux icônes qui sont parlant. 

Il faut avouer que le graphisme avec ses points de couleur nous a un peu perturbé au départ mais finalement, c’est très pratique pour comprendre en quelques instants comment agit la tuile autour d’elle : 

  • De multiples couleurs ? C’est qu’il vous faut en choisir une et appliquer l’effet de la carte aux points de cette couleur.
  • Une seule couleur ? L’effet s’applique à tous les points présents

Les tuiles pouvant être placées à différents endroits du Royaume représenté par un carré de 3×3, cette iconographie permet de se repérer plus facilement dans l’espace. On n’a pas de ralentissement dû aux incompréhensions des joueurs. C’est très agréable.

Bon par contre, ça n’arrange pas les joueurs lents de base 😀

Ensuite avec ces quelques règles, c’est une véritable lutte d’influence qui va se jouer sur le petit plateau. Les personnages vont, selon les actions des nouvelles tuiles posées, pivoter et ainsi changer potentiellement l’avantage d’un joueur. Une tuile vous embête dans une stratégie? Pas de soucis, détruisez là grâce au pouvoir du Roi. Une tuile tient une position stratégique? Il est possible de la sécuriser en utilisant la capacité du Temple. Combiner les pouvoirs et surtout les jouer au bon moments est au cœur du gameplay de RRR.

Les parties sont riches en rebondissements et il est difficile d’en prévoir l’issue avant les derniers coups. La tension est constante au cours de la partie et l’adaptabilité le maître mot.

Des modes alternatifs apportent une touche de renouveau à ceux qui se lasseraient du mode duel de base mais sincèrement, après plusieurs mois, on a toujours pas senti le besoin de pratiquer autre chose que les règles de base !

Les couleurs de votre Nation

RRR est assez minimaliste dans ses visuels. Cependant il a une identité graphique très forte. Les contours très marqués des portraits nous ont rappelé les personnages de Darkest Dungeon, l’excellent jeu vidéo, mais également Templari. Ce n’est pas un hasard, car Noboru Sugiura a œuvré sur les deux jeux de société édités par Igiari.

32 tuiles, 9 cases, des millions de stratégies

Royauté VS Religion : Révolution est un jeu simple de pose de tuiles où vous tenterez d’utilisez les pouvoirs de vos tuiles pour avoir la majorité de personnages dans votre camp quand le plateau sera rempli.

Avec peu de matériel, il s’installe en quelques instants, s’explique en à peine plus longtemps et vous entrainera dans des duels pleins de rebondissements. RRR tire sa richesse de parties qui ne se ressemblent jamais. 

Malin, efficace, rapide et chaque partie en appelle une autre, RRR est pile le genre de jeux qu’on adore sortir juste pour le plaisir de se défier.

Si vous aimez Onitama, allez y les yeux fermés, le format n’est pas le même, le plaisir non plus, les deux ne font absolument pas doublon.
Et si vous cherchez un jeu à 2 rempli de tensions, RRR devrait plus que vous satisfaire, c’est un vrai coup de cœur ludique pour l’équipe. Foncez ! 

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs Uniquement 2 joueurs
Age conseillé Conseillé à partir de 14 ans mais jouable bien avant !
Durée d’une partie Environ 15 minutes
Auteur Seiji Kanai, Hayato Kisaragi
Illustrateur Noboru Sugiura
Éditeur Igiari
Prix : 20 € Philibert Magic Bazar
Parkage Ludum

Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez Philibert.netMagic BazarLudum et Parkage. En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !

The Nightstalker – La campagne Ulule pour le jeu de rôle

Salut les rôlistes ! La news d’aujourd’hui concerne un projet de jeu de rôle donc la campagne de financement participatif est en cours sur Ulule. The Nightstalker est  tout juste financé à l’heure où j’écris ces lignes, mais la campagne se poursuit jusqu’au 7 novembre.

Le pitch du jeu, comme on peut le découvrir sur la page Ulule, est intéressant :

“La plupart des histoires au sujet des anges et des démons sont vraies. De nombreux témoignages sont basés sur des faits. Une guerre invisible aux yeux des mortels se déroule derrière nos murs. Un combat entre le bien et le mal. Tout ça pour une seule chose, les âmes humaines…

De nos jours, tandis que Lucifer et ses troupes essaient de pervertir les hommes, les anges tentent de limiter son influence dans notre monde.

Un ange, n’en pouvant plus de rester à rien faire, décide de chuter des cieux afin d’aider l’humanité : Le Nightstalker.”

Mais ce qui nous attire le plus dans l’équipe c’est que le jeu de rôle s’inscrit dans un univers que l’auteur développe dans plusieurs projets musicaux et littéraires. En effet, Steve « Serpent » Fabry est bassiste au sein de la formation black metal belge Sercati et multi-instrumentiste dans son one-man band The Nightstalker. Il a également étoffé l’univers  contemporain/fantastique de The Nightstalker dans une trilogie de romans dont les deux premiers tomes sont accessibles en lecture libre sur le site des éditions Stellamaris, qui éditera également le jdr au format papier.

Le jeu de rôle se base sur le système FU (Freeform/Universal), qui semble relativement simple et efficace et met la narration au coeur du gameplay. Les dés servent à répondre aux questions posées par “oui” ou “non”, et l’imagination des joueurs et du MJ devra faire le reste. Pour agrémenter l’aventure, Anthony Rubier met son talent au service des visuels de The Nightstalker. Les différents stretch goals débloqueront de nouvelles illustrations intégrées au livre de base. Pour une immersion totale, une bande son originale sera également disponible.

Si The Nightstalker vous intéresse, on vous conseille de jeter un oeil sur la page Ulule du projet. Plusieurs paliers d’engagement sont proposés pour obtenir le jdr en format physique ou numérique, à des tarifs préférentiels.

B Movies – Les Nanars n’ont jamais été aussi bons

Salut les cinéastes ! Qui ne s’est jamais imaginé en scénariste de film? B Movies de Yann et Clem propose de concrétiser un peu ce rêve, mais en confrontant tout de même les joueurs aux dures réalités du métier. Le jeu sera bientôt présenté dans une campagne Kickstarter; le 27 octobre, et édité par Kolossal Games

On a eu la chance d’avoir un prototype du jeu pour l’essayer et donner nos impressions avant le lancement du financement participatif. Voici donc ce que nous avons pensé de ce party game qui joue avec l’ambiance des films de genre des années 50. Le matériel présent sur les photos n’est donc pas définitif et on ne connaît évidemment pas la qualité finale du matériel de jeu. 

C’est le synopsis de votre vie !

Le but de B Movies va être de proposer des scénarios de films en choisissant de 2 à 4 cartes parmi les 5 de sa main. Ensuite il faudra le “vendre” aux autres joueurs qui endossent pour le tour le rôle de producteurs et vont voter pour exprimer leur enthousiasme vis-à-vis de ce projet de scénario. Il faut donc être minimum 3, et jusqu’à 6, pour se lancer dans une partie de B Movies, histoire que la phase vote soit intéressante.

Après la présentation, c’est la délibération !

Pour voter, les producteurs ont trois cartes à leur disposition : Non, Oui et Oui !

Si les “oui” sont majoritaires, le film sera produit. Les producteurs ayant été séduits par le film remportent un jeton Pop Corn s’ils ont voté “Oui” et un nombre de jetons Pop Corn égal au nombre de cartes utilisées pour le titre du film s’ils ont utilisé le jeton “Oui !”
Pour éviter l’abus et garder de l’intérêt dans la suite du jeu, la carte “Oui !” est défaussée après utilisation. Elle n’est donc à utiliser qu’en cas de réel coup de coeur.
Si en revanche il y a une majorité de “non”, le scénariste peu convaincant défausse toutes ses cartes restantes en main et seuls les producteurs ayant voté contre le film remporteront des jetons Pop Corn. 

On parle ici de jetons Pop Corn et pas de points car ils n’ont pas tous la même valeur. La majorité des jetons valent 1 ou 2 points, mais il en existe une partie non négligeable qui ne rapportent aucun point et une petite quantité rapportant jusqu’à 4 points. Ils sont placés face cachée au début de la partie et on ne sait donc jamais vraiment combien de points un joueur a pu amasser. 

Dans l’équipe, pour ce genre de jeu, on a tendance à se détacher assez rapidement du système de points. Mais ce petit twist a bien pris et a entretenu la compétition là où d’habitude on a tendance à se laisser porter par les récits des joueurs. 

Le pouvoir de l’imagination

Après avoir un peu plus détaillé les règles que d’habitude, passons au ressenti en jeu. Chez nous B Movies marche très bien. On a pris, et on continue de prendre beaucoup de plaisir avec ce jeu. Dans l’équipe il y a de grands amateurs de films de genre, de séries B, voire Z et même de gros nanars ; on est donc le public pour ce genre de jeu.

Tout l’intérêt de B Movies réside dans les cartes Titre et les mots-clefs qu’elles fournissent. Les cartes vont allègrement puiser dans tout le folklore du cinéma de série B des années 50 et suivantes pour nous livrer un condensé de science-fiction/horreur nanardesque. 

Les cartes pourraient être divisées en trois catégories : les personnages/créatures, les lieux et les adjectifs qualificatifs. Quel plaisir de mixer tout cela pour en sortir le meilleur titre et pitch possible. Mais ce qui va vraiment faire la richesse du jeu c’est l’imagination des joueurs pour tirer partie des cartes. Dans le prototype que l’on a entre les mains, il y a 86 cartes Titre de base, donc de quoi laisser libre cours à son imagination. De plus nul doute que de nouvelles cartes devraient être proposées en Stretch Goal si la campagne marche bien, ce que l’on souhaite bien évidemment.

Attention toutefois, le plaisir de jeu dépend également du public. S’il y a des joueurs sans imaginations (on n’osera pas dire sans humour) à la table, ça peut rapidement devenir compliqué. “C’est un film avec des zombies qui débarquent de la Lune pour envahir un village.”  En l’état ce n’est pas très attractif (quoi que… 😉 ), il faut se donner la peine d’enjoliver et de développer un peu.
Si les joueurs font cet effort les parties peuvent déboucher sur de véritables petites perles qui feront bien rire toute la tablée. On ne compte plus le nombre de films créés par les copains qu’on aurait envie de voir sortir réellement 😉

Les Variantes

Il existe une variante de jeu par équipe cachées. Les joueurs ont une carte représentant une compagnie cinématographique comme Unicorn Studio ou Kolossal Films. Ces cartes sont présentes en deux exemplaires et révélées en fin de partie. Evidemment, les paires vont scorer ensemble. Dans les parties à 3 joueurs, la personne ne faisant pas de paire avec un autre joueur verra son score doublé. Cette variante est sympathique et réduit considérablement la mauvaise foi ou d’éventuelles alliances tacites entre les joueurs, imposant d’être impartial sur les votes sous peine de se pénaliser. 

De notre côté, avec une partie de l’équipe à des centaines de kilomètres, on a un peu détourné le jeu pour que tout le monde puisse en profiter. Ne pouvant distribuer des cartes à tout le monde à distance, on a bricolé les règles pour en faire un “concours de scénarios”. En envoyant une photos de 5 cartes, chacun propose son pitch et on vote tous ensemble. Pas de points, juste de la narration et des synopsis de nanars !

Voici quelques un de mes préférés qui sont sortis de ces sessions de jeu : 

Les lapins cannibales du désert :

“Alors que le concours des meilleurs danseurs disco s’apprête à avoir lieu dans le désert du Nevada, des disparitions étranges et des meurtres brutaux mettent sur le shérif du comté à rude épreuve.

Les choses ne font qu’empirer lorsqu’en plein concours une horde de lapins affamés s’attaque au public.

Alors que les lapins se multiplient à une vitesse folle, les survivants se regroupent. est-ce que le pouvoir du disco parviendra à les sauver de cet enfer?”

Redneck vs Aliens :

“Leur invasion était planifiée : la destruction des bases militaires et des centres de commandement, l’installation de leur QG avancé sur terre.

James Wallas (Chuck Norris) et ses voisins Redneck, n’avaient pas prévu que leur petit camping reclus au fin fond du Texas devienne l’épicentre de l’invasion extra-terrestre. Les aliens vont vite découvrir qu’ils ont posé le pied sur Terre au mauvais endroit…”

D’ailleurs, pour commencer à se mettre dans l’ambiance d’Halloween, nous posterons certainement des photos de cartes sur nos comptes Twitter et Facebook. N’hésitez pas à nous faire parvenir en commentaires de ces posts vos meilleurs scénarios !

Le charme d’antan

Au niveau de la direction artistique, là encore B Movies a fait mouche. On n’a pas connu les années 50, mais étant des trentenaires on a eu des VHS entre les mains et vu quelques films. Du coup on apprécie beaucoup le soin apporté au jeu et à la boîte. Cette dernière reprend l’esthétique d’une VHS avec un fourreau cartonné, comme les cassettes vidéos pouvaient en avoir à l’époque. Encore une fois ce n’est pas le matériel final, mais de ce qu’on a pu voir des visuels de la campagne, le fourreau devrait également faire partie du produit final avec une petite surprise impliquant la communauté.
Les illustrations des cartes sont réalisées par Pixel Vengeur et MO CDM. On apprécie beaucoup le style humoristique qui donne vie aux concepts des carte. On sent que les illustrateurs et auteurs se sont fait plaisir et ne se sont rien interdit pour coller au concept. Ainsi on retrouve des Nerds, des Rednecks, des bases secrètes, des nazis, des aliens mais également (et surtout) des rats, des lapins et du Disco! Les illustrations et le packaging regorgent de petits détails humoristiques ou qui font remonter la nostalgie des années VHS, comme le sticker décalé sur la tranche de la boîte!

Zoom sur la campagne

La campagne débutera le 27 octobre sur Kickstarter. Le jeu sera proposé en anglais ou en français et à petit prix : 19€, et avec les frais de port gratuits vers certains pays dont la France et les USA. Pour une fois, un KS n’est pas trop dispendieux et offre un sacrée rejouabilité sans encombrer vos kallax. 

On a adoré se raconter des débuts d’histoires avec B Movies,  les conversations qui suivaient venaient inventer la suite de l’histoire et on partait dans des grands délires toujours plus absurdes. 
C’est un générateur d’histoires toutes les plus folles les unes que les autres mais plus d’une fois le seul ressenti qui en sortait était “Mais j’adorerai voir ce film en fait!”
Sharknado a été un succès international, avec B Movies, vous n’êtes pas à l’abris d’être le prochain scénariste d’un nanar de qualité mondiale ! 

Une belle initiative de Shiro Games pour le Z Event

Le Z Event, organisé par ZeratoR et Dach, ouvre bientôt ses portes physiques et virtuelles. Les circonstances exceptionnelles font que le plus gros rassemblement carritatif de streamers en France a dut changer sa formule pour cette année. Mais l’important reste que ce marathon de streams sur Twitch, au profit d’Amnesty Internationnal, soit maintenu. Il débutera dans quelques heures et se poursuivra jusqu’au dimanche 18 octobre au soir.

L’événement est devenu un incontournable du monde du streaming et de nombreux acteurs du milieu du jeu vidéo apportent leur pierre à l’édifice. Shiro Games, s’inscrit dans cette démarche en proposant un pack de 3 jeux, à prix réduit pour soutenir l’initiative.

Il contiendra  Evoland: Legendary edition (Evoland 1 et 2), Northgard et Darksburg (leur dernière sortie) à 50% soit 34€, dont l’intégralité du montant des ventes sera reversé au Z Event à la fin du week end. Pour acquérir les jeux et soutenir par la même occasion Amnesty International il suffit de passer par ce lien : https://bit.ly/shirozevent

On souhaite le meilleur à toute l’équipe du Z Event et à tous les acteurs de cet événement pour que ce marathon soit aussi réussi que les précédentes éditions, et atteigne encore des sommets au niveau des dons.

Rome and Roll – Tous les dés reconstruisent Rome

Salut les consuls ! Rome and Roll de Dávid Turczi et Nick Shaw vient tout juste de sortir et fait partie du catalogue de localisations de Super Meeple. C’est presque dans le titre du jeu, mais il s’agit d’un roll and write dans l’univers de la Rome Antique. Issu d’une campagne Kickstarter, le titre trouve aujourd’hui le chemin des boutiques ludiques pour s’ouvrir au plus grand nombre de joueurs.

“Tout cramer pour repartir sur des bases saines” Néron Léodagan

Suite à l’incendie de Rome en l’an 64 de notre ère, les joueurs sont placés dans la peau de hauts dignitaires romains en charge de la reconstruction de la plus prestigieuse des villes de l’époque. Pour mener leur mission à bien, ils devront construire des bâtiments publics, de loisirs, militaires et même religieux. Mais ce n’est pas tout. Pour redonner à Rome son prestige, il faudra également développer l’empire et commercer avec les différentes provinces.

Contrairement à beaucoup de roll and writes que l’on a pu essayer jusqu’à présent, Rome And Roll s’adresse à un public de joueurs plus exigeants et aimant la stratégie. En effet, ce n’est pas le titre qu’on sort entre deux autres gros jeux pour décompresser 10 minutes. Les parties de Rome and Roll s’étalent plus sur 60-90 minutes, en fonction du nombre de joueurs. 

La première pierre

Chaque participant reçoit un plateau personnel, sur lequel il pourra inscrire les ressources collectées et diverses autres informations. Tout passe par les plateaux central et personnels. Ils sont plastifiés et effaçables, en revanche, certaines couleurs sont un peu récalcitrantes et laissent des traces sur ceux-ci. Au bout de quelques parties il reste une légère coloration verte/bleutée sur les zones les plus sollicitées. On place à proximité du plateau central des cartes de bâtiments qui pourront être érigés au cours du jeu ainsi que les faveurs des dieux qui interviendront pour donner un coup de pouce aux joueurs. 

Au niveau de l’ergonomie des plateaux, ils paraissent chargés au premier coup d’œil mais d’une efficacité incroyable après leur découverte. Ils jouent les rôles de feuille de suivi de la partie, de fiche de score et d’aide de jeu. Ils sont assez grands pour pouvoir suivre l’avancée des autres joueurs et surtout être lisibles, et c’est très agréable.

Les joueurs disposent chacun de deux meeples. Un contremaître et un surveillant, qui va parcourir la ville de bâtiment en bâtiment et déterminera les sites de constructions possibles.

Rome ne s’est pas faite en un tour

Les parties sont découpées en tours durant lesquels le premier joueur va lancer un set de dés. Ensuite à commencer par lui, les dés vont être draftés. Ils apportent aux joueurs ressources et main d’oeuvre, ce qui va dicter les actions durant le tour. Les ressources peuvent être stockées et utilisées ultérieurement, alors que les artisans non.

Pour réaménager Rome, il faudra donc disposer (sur le dé) d’un ouvrier ou architecte capable d’exécuter les travaux et de ressources, mais également d’un plan de bâtiment disponible. Disponible car après avoir construit un bâtiment, le joueur place son meeple contremaître sur la carte qui vient d’être réalisée, la bloquant ainsi pour les autres joueurs, à moins qu’ils utilisent un Architecte.

Ensuite, on trace la forme du bâtiment sur le plateau central. Il faut bien faire attention aux conditions de placement énoncées sur la carte, certains bâtiments ne peuvent être construits que sur du marécage, sur une colline (symbolisées par des couleurs sur le plateau) et jamais à cheval sur deux collines ou plus. En érigeant un bâtiment, les bâtiments adjacents sont activés et produisent des ressources. 

Une économie dynamique

Le choix du positionnement de la construction va donc être capital pour optimiser les productions et essayer de ne pas trop fournir de ressources aux adversaires. Quasiment chaque action que l’on fait en jeu va nous faire progresser sur la piste de score correspondante. La construction de bâtiment, le commerce, l’armée ou encore la rénovation de voies sont autant de paramètres sur lesquels influer en jeu.
Certaines cases de ces pistes sont bleutées, lorsque l’on complète une case bleue, on obtient une des cartes Néron rapportant des points. Lorsque la dernière est obtenue par un joueur, on joue une dernière manche avant de passer au décompte final des points. 

Des conseils avisés

Dernier point important du jeu : les conseillers. Ces personnalités importantes de Rome vont, contre rétribution, apporter aux joueurs de nouvelles capacités. En dépensant des ressources pour leur payer un tribut, ces conseillers vont modifier le reste de la partie pour le joueur qu’ils servent. Chaque conseiller dispose de cinq niveaux d’engagement. Les quatre premiers débloquent deux capacités et le cinquième ajoutera des points au score final. Ils apportent un vrai coup de pouce en jeu et accélèrent les gains de ressources ou offrent de nouvelles possibilités en rapport avec les résultats des dés.

Les stratégies à adopter dépendent grandement des bâtiments tirés en début de partie et surtout de la façon dont ils feront marquer des points. Dans certaines parties, jouer les bâtiments ne rapportera quasiment pas de points, mais ils sont nécessaires pour les ressources et le commerce. Cette variété de possibilité apporte une bonne rejouabilité et demande aux joueurs de l’anticipation et de l’analyse. On a aimé la diversité des parties que l’on a rencontrée au cours de nos sessions de jeu. 

Pour ajouter en variété, une extension Personnages est sortie en même temps que le jeu de base. Elle propose 3 plateaux personnels pour de nouvelles situations de départ et de nouveaux conseillers.

Seul aux commandes 

Un mode solo fait également partie du jeu. Il dispose d’un deck de cartes dédié qui simule un adversaire : Sénèque. Le joueur sera en compétition contre lui et devra gérer au mieux ses constructions et ressources. Sénèque ne construit pas de bâtiment mais remplira le plateau central avec des décombres, gênant ainsi la progression du joueur. Le draft de dés est toujours présent mais un d6 classique déterminera les choix du joueur virtuel.
En solo, Rome and Roll garde son aspect “casse-tête” et stratégique qu’on apprécie dans le multijoueur. Le système de choix/actions de Sénèque est efficace et tourne bien. 

Splendeur antique?

En ce qui concerne l’identité visuelle du jeu, on n’est pas complètement séduits. C’est une question de goûts personnels, totalement subjectifs. On a apprécié les visuels des bâtiments, en revanche ceux des dieux et personnages en général ne nous ont pas convaincus. On les trouve terriblement datés. 

Le plateau central dispose également de quelques éléments graphiques pour le rendre un peu plus attirant qu’une simple grille, notamment pour les provinces. On trouve dommage que ca n’ait pas été poussé un peu plus pour offrir un véritable décor à la ville de Rome. 

Avec la superbe illustration de couverture par Andreas Resch qui dépeint la grandeur de Rome, on a regretté de ne pas retrouver cette splendeur sur le plateau central. Mais tout cela n’est qu’esthétique. L’ergonomie est au rendez-vous, le plaisir de jeu aussi et c’est bien l’essentiel dans un jeu de société. 

La splendeur de Rome rétablie

Rome and Roll de Dávid Turczi et Nick Shaw pousse le roll and write à un niveau supérieur. Les joueurs doivent reconstruire Rome après l’incendie de l’an 64 après J.C et tenter de récupérer les faveurs de Néron pour gagner la partie. Nous avons fait pas mal de roll and writes mais celui-ci a un rythme beaucoup plus lent que les autres. Il joue dans la catégorie expert et en partie, on le sent tout de suite. Le placements des bâtiments, le choix des ressources, les actions à entreprendre, les multiples façons de marquer des points… Rome and Roll est riche, très riche même, et permet aux joueurs via des départs asymétriques d’avoir des stratégies différentes. Même si les tactiques sont différentes, vous allez quand même vous marcher dessus pour reconstruire Rome. Il va falloir être malin pour positionner ses bâtiments intelligemment et forcer les autres joueurs à les activer et ainsi profiter de leurs bonus.
Accompagné d’un matériel clair qui permet de fluidifier les tours, Rome and Roll est un bon jeu pour qui cherche à se creuser la tête pour optimiser ses actions.

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs de 1 à 4 joueurs
Age conseillé à partir de 14 ans
Durée d’une partie Environ 60 – 90 minutes
Auteur Dávid TurcziNick Shaw
Illustrateur Andreas Resch et Fabrice Weiss
Éditeur PSC Games en VO, Super Meeple en VF
Prix : Environ 45 € Philibert Magic Bazar
Parkage Ludum

Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez Philibert.netMagic BazarLudum et Parkage. En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !

Prinny 1 & 2 – Exploded and Reloaded : Un jeu pas fait pour les manchots

Salut les manchots ! Aujourd’hui on vous propose de découvrir la compilation Prinny 1-2 : Exploded and Reloaded qui sortira le 16 octobre 2020, développée par Nippon Ichi Software et édité par NIS America. Cette compilation exclusive à l’hybride de Nintendo regroupe les titres Can I really be the Hero ? et Dawn of Operation Panties respectivement parus en 2009 et 2010 sur PlayStation Portable.   

Issus de l’univers de la série des jeux de rôles Disgaea, les Prinnies sont des petits manchots explosifs représentant les âmes d’humains qui sont condamnées à vivre dans le sous-monde pour expier leurs fautes. 

Un scénario profond

Alors qu’ils sont persécutés par la sombre Etna, les Prinnies se voient contraints de réaliser une mission de la plus haute importance pour celle-ci : récupérer les ingrédients pour préparer un ultra dessert ! On se rend donc vite compte que le scénario n’est qu’un prétexte à la progression de nos pingouins, et celui du second épisode n’arrangera pas les choses. Il sera cette fois-ci question de rattraper un voleur … de culotte. Contrairement aux jeux originaux, les titres bénéficient dans ce portage d’une traduction Française qui donne lieu à des dialogues ponctués de pointes d’humours très appréciables. On se prend régulièrement à sourire bêtement devant des absurdités pourtant basses de plafond, ce qui permet de contrebalancer avec la difficulté énorme que propose les jeux. 

Difficulté puissance 1000 

Si l’univers tout mignon de Prinny peut laisser penser que les titres ne seront que des jeux de plateforme en 2D sans grande difficulté, il n’en est rien. En effet, malgré 1000 vies qui sont attribués au joueur en début de partie, il est impossible de ne pas mourir encore et encore, soit à cause des ennemis, soit à cause des phases de plateforme qui ne sont pas particulièrement bonnes. Concernant les ennemis, ceux-ci ne sont pas spécialement retors et en venir à bout ne pose pas de problèmes particuliers, mais en difficulté normale, vous ne pourrez être touché qu’une fois avant de mourir et retourner au précédent point de passage. Impossible à diminuer la difficulté dans le premier épisode pour jouer sans trop se prendre la tête, un mode “couche-culotte” a été intégré au second opus pour permettre d’être touchés jusqu’à 3 fois. Si les joueurs acharnés n’y verront pas de gros soucis, ceux qui voudraient seulement passer du bon temps sur un plateformer de qualité tourneront rapidement les talons. 

Même si l’intrigue des deux opus est totalement différente, le déroulé de l’aventure se présente quant à lui de la même façon. Il sera question de parcourir différents univers dans un ordre que vous jugerez bon, en tenant compte de la difficulté de base de chaque environnement, et de la difficulté globale qui augmentera au cours de l’aventure. Ainsi, un niveau difficile de base pourra le devenir encore plus au fil des 10 heures qui vous sont allouées pour boucler les aventures. Vous êtes donc totalement libres de parcourir l’aventure comme bon vous semble, et de défaire les quelques boss qui viendront ponctuer la fin de chaque niveau. 

En parlant de ceux-ci, il faudra rapidement apprendre les patterns de leurs attaques car seulement 3 minutes vous seront allouées pour en venir à bout. Passé ce délai, il faudra recommencer encore et encore. Heureusement, ceux-ci on des actions rapidement assimilables et c’est plutôt sur vos capacités à réagir qu’il faudra compter.

A l’assaut avec mon pingouin et mon couteau

Les deux opus sont donc finalement très classiques dans leurs déroulés. Pour parcourir les différents niveaux et venir à bout des ennemis, nos manchots bénéficient de très peu de possibilités. Ainsi, il sera uniquement possible de sauter sur les ennemis pour les étourdir, de les trancher à l’aide d’un petit couteau, ou bien de leur envoyer des rafales tranchantes en plein saut. Dans le cas de cette dernière attaque, l’animation passera dans une 2D isométrique particulièrement bien réalisée, mais qui pourra parfois poser des soucis de caméra dans des endroits exigus. Quelques phases en véhicules viendront également ponctuer l’aventure, mais ils n’ont que très peu d’intérêt et seront vite oubliés.

Malheureusement, il va falloir composer avec un gameplay rigide qui accuse les années. Déjà bien compliqué de part la présence de nombreux ennemis, on ajoute à l’ardoise des sauts qui ne permettent pas de jouer de façon fluide. En effet, une fois en l’air, il est impossible de changer de direction ou bien de ralentir son avancée comme dans tout bon jeu de plateforme qui se respecte depuis 20 ans. Il est donc obligatoire de calculer chaque saut pour être certain de ne pas tomber dans le vide ou sur un ennemi qui vous tuerait en un coup. C’est vraiment un énorme soucis de gameplay qui risque de vous faire perdre de nombreuses vies pour rien. Si le joueur normal risque de rapidement décrocher face à une rigidité d’un autre âge, les plus courageux feront fi de cela et ne manqueront pas de revenir régulièrement à leur partie pour tenter d’aller toujours plus loin.

Dépassé mais pas à la ramasse 

Simples portages des versions PSP, les deux titres n’ont pas bénéficié d’une refonte graphique pour leur sortie sur Switch. On retrouve le style graphique propre à la portable de Sony à sa belle époque, avec des environnement très cubiques et un flou qui donne son petit charme. Si ce n’est pas bien dérangeant en mode portable, mais passer sur un grand écran nous fait bien comprendre que les jeux accusent tout de même 10 ans depuis leurs sorties originales. S’ils ne brillent pas par leur réalisation, les jeux n’accusent cependant pas trop le poids des âges grâce à une 2D qui vieillit plutôt bien et des soupçons de 3D qui ne choquent pas l’oeil.

Conclusion

Prinny 1-2 : Exploded and Reloaded est le portage sur Nintendo Switch de deux titres parus sur PlayStation Portable à la fin des années 2000. S’ils n’ont pas bénéficié d’une refonte graphique qui aurait pourtant été appréciée, les deux titres restent tout de même très agréables à jouer pour peu que la difficulté extrême ne vous rebute pas. Si vous n’êtes pas un adepte des die & retry, il sera sûrement bon de ne pas vous procurer cette compilation car les difficultés liées au gameplay risque de vous faire passer un mauvais moment. 

Les plus téméraires pourront quant à eux prendre énormément de plaisir à essayer de caler au mieux leurs actions et rendre à Etna ce qui lui revient dans cet univers particulièrement accrocheur. 

Climat – Soufflez le chaud et le froid sur l’Evolution !

Salut les darwinistes en herbe ! Il y a quelques temps de ça, nous vous avions parlé avec entrain d’Evolution. Un jeu de carte combinatoire où vous deviez faire évoluer vos créatures en leur apportant des traits génétiques pour les aider à affronter la dure réalité et tenter de survivre à celle ci. Si on vous en reparle aujourd’hui, c’est au sujet de son extension “Climat” !

Retour aux origines

Pour rappel voici un extrait de l’article concernant Evolution :

Evolution vous demandera de créer les espèces les plus résistantes aux aléas de la survie. Vous pourrez agir sur le nombre et la taille de la population mais également sur les traits génétiques qui leur donneront des avantages face aux autres espèces. Malin et facile d’accès, il n’en demeure pas un jeu qui demande de la stratégie pour s’en sortir face aux adversaires. Les 17 traits trouveront toujours à se combiner pour créer des espèces toujours plus surprenantes. Elles ne seront peut être pas les plus puissantes mais c’est celles qui s’adapteront le plus rapidement qui réussiront à vous apporter le plus de points et la victoire. Evolution est une excellente porte d’entrée dans le monde du jeu de société moderne. Les règles sont simples, les tours rapides (un peu moins à 6 joueurs) et les interactions fortes entre les joueurs. Nous vous conseillons de jouer à partir d’au moins 3 joueurs pour en profiter vraiment et éviter le phénomène d’acharnement.

Le plus grand des ennemis : Le Climat !

Les scientifiques vous le diront, les changements climatiques pourraient faire de gros dégâts à la planète et faire beaucoup de mal à l’espèce humaine.
Climat, toujours de Dmitry KnorreSergey Machin et Dominic Crapuchettes, va le démontrer et sans prendre de gants. Si dans Evolution vous deviez faire attention aux autres joueurs en permanence et affiner vos traits pour survivre. Dans cette extension vous allez devoir non seulement survivre aux autres mais surtout essayer de ne pas mourir face aux affres de la météo.

Nouveau traits, nouveau matos ! 

Climat vient avec un nouveau plateau qui remplace le plan d’eau. Vous trouverez toujours une mare pour y mettre la nourriture mais une piste vient agrémenter vos parties.

Cette piste va indiquer la météo qui va affecter la production de nourriture mais aussi vos créatures.
Elle progressera d’un côté ou de l’autre selon les valeurs affichées sur les cartes dépensées pour la nourriture.

Si près des températures tempérée, tout va relativement bien, dès qu’on s’éloigne un peu vers les extrêmes, les créatures souffrent et meurent vite.

La perte peut aller jusqu’à 4 de population (représenté par des soleils ou des flocons) par créature si elles ne sont pas préparées. Et la végétation ne va pas mieux, dans des températures propices, elle sera en plus grande abondance mais elle diminuera le plus souvent, le – 15 de l’âge de glace fait des beaux dégâts ! Et comme il y a toujours des joueurs pourris pour vous priver de nourriture autour de la table, il y en aura pour vous faire plonger vers un âge glaciaire et détruire toutes vos créatures ! J’ai mis du temps à faire ce beau troupeau qui mangeait efficacement, je les aimais ces bestioles… Je sais que tu me lis, ça se paiera ! “note de relecture : Bisous”

Evoluer pour survivre

Heureusement de nouveaux traits viennent compléter votre matériel génétique. Forcément, ils seront dédiés à la survie aux situations extrêmes en vous protégeant des conditions climatiques, mais pas seulement, vous aurez également des nouveaux traits pour vous défendre et pour optimiser vos créatures.

Et vu qu’il est possible de mettre jusqu’à 4 traits par créature, vous allez pouvoir faire des mélanges avec encore plus de possibilités !

Ma brouteuse de végétaux 4000 😎

Du neuf avec du vieux

Climat est une extension de Evolution, vous aurez bien évidemment besoin du jeu de base pour pouvoir y jouer. Vous reprendrez quasiment l’intégralité du matériel d’Evolution à l’exception de quelques cartes traits qui auront de nouvelles versions :

  • Fouisseuses
  • Carnivore
  • Embuscade
  • Horde défensive

Ces cartes sont toujours présentes dans l’extension mais avec des marqueurs météo pour influencer le temps lors de la phase de nourriture.

Même en ayant incorporé les nouvelles cartes, vous pourrez toujours jouer à la version de base d’Evolution si vous ne prenez pas ne compte les facteurs météo. Nous avons tout transféré dans la boite de base et jouons avec le plateau de Climat même quand nous voulons juste faire une partie de Evolution. Les nouveaux traits viennent quand même donner de la variété supplémentaire, ce qui est toujours le bienvenue.

Le calme avant la tempête

Et parce que la vie n’est pas assez dure, il faudra aussi composer avec des événements qui viendront pimenter vos parties. Dès que le marqueur météo atteint un événement, celui-ci se déclenche et s’il est possible d’en avoir des positifs, généralement vous devrez être bien préparé pour affronter ces derniers. Les changement brutaux de températures, la nourriture qui se raréfie, les catastrophes environnementales, etc. Franchement, on se demande encore comment on a fait pour survivre aux épisodes extrêmes qu’a subit la Terre !

Les couleurs de la vie

Toujours illustré par Catherine Hamilton, Climat s’intègre parfaitement bien avec le reste du jeu. On apprécie le plateau Climat qui n’est plus juste une flaque d’eau, mais qui fait également office de frise de températures. Les cartes d’effet météorologiques ont de très belles couleurs et les nouvelles cartes ont même des illustrations différentes en fonction de leur influence sur le temps.

Le changement climatique, c’est pas du réchauffé

Climat est l’extension d’Évolution, le jeu de cartes où vous devez assigner des traits génétiques à vos créatures pour qu’elles s’adaptent à une concurrence furieuse pour la survie.
Mais là où les seuls menaces étaient les autres joueurs dans le jeu de base, dans Climat vous devrez en affronter un bien plus redoutable : La météo. Entre les périodes glaciaires et les réchauffements infernaux, vos créatures vont souffrir et souvent mourir. Vous devrez leur attribuer de nouvelles caractéristiques génétiques pour tenter de survivre à ces conditions extrêmes.
Toujours aussi interactif, Climat vous demandera de gérer les embûches climatiques aussi bien que l’accès à la nourriture, fondamentale pour survivre.
Ajoutant de nouveaux paramètres de survie, de nouveaux traits et la possibilité d’aller jusqu’à 4 traits par créature, Climat renouvelle très bien le jeu de base et redonne un sursaut d’intérêt à un titre qui n’en manquait pas. Très agréable dans ses sensations de jeu, on ne joue plus sans cette extension. Le climat permet de détourner l’attention des joueurs qui s’acharnent sur vous et les oblige à s’adapter aux nouvelles conditions météo. Pousser le curseur de climat vers un extrême pour voir dépérir les populations entières adverse est un plaisir qu’on ne se refuse pas quand on vient de se faire dévorer ! On vous la recommande chaudement !

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs de 2 à 6 joueurs
Age conseillé à partir de 10 ans
Durée d’une partie Environ 60 minutes
Auteur Dominic Crapuchettes, Dimitry Knorre, Sergey Machin
Illustrateur Catherine Hamilton
Éditeur Funforge
Prix : 27 € Philibert Magic Bazar
Parkage Ludum

Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez Philibert.netMagic BazarLudum et Parkage. En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !

Magic Fold – Mettez vos neurones au tapis

Salut les génies ! Après vous avoir présenté Kushi Express de Yohan Goh, on vous propose aujourd’hui de découvrir un autre de ses titres : Magic Fold dont-il est le co-créateur aux côtés de Bruno Cathala, le tout mis en couleurs et illustré par Christopher Matt et Vincent Dutrait. Le titre est édité par Offlines Edition et disponible depuis mai 2020. 

A bord de leurs tapis volants, les joueurs doivent arriver les premiers au bout de la piste afin de devenir le nouveau chef du royaume. Pour y parvenir, ils vont devoir remporter des défis de pliage et compter sur les bonnes grâces des génies !

Une idée de génie !

L’objectif de Magic Fold est donc de faire arriver son tapis volant avant les autres au palais. Pour ce faire, chaque joueur dispose d’un tapis prenant la forme d’un morceau de tissu composé de multiples couleurs et motifs, qu’il va devoir plier selon des motifs définis. Sont également distribués à chaque joueur, un pion en bois représentant son personnage sur le plateau, et une carte avec le visuel de ce même personnage. Tous les participants à la course se voient également attribuer une carte génie, dont nous expliquerons l’utilité par la suite mais qui va vite se révéler être le meilleur ami du joueur !

Sur le reste du plateau, on place des jetons cobras que l’on aura pris soin de mélanger et qui représentent des malus sur lesquels les joueurs pourront tomber au cours de l’avancée dans la partie, ainsi que quatre jetons de gains, qui seront débloqués lorsqu’un joueur complétera l’objectif associé. 

Ce rêve bleu, je n’y crois pas, c’est merveilleux

Même s’il n’en possède pas l’appellation, Magic Fold s’inspire très clairement d’Aladdin dans son esthétique. Tapis volants, génie bleu et lampes magiques sont évidemment de la partie et je dois dire que la plongée dans cet univers coloré est très agréable. Les couleurs sont chatoyantes le style cartoon fonctionne bien sur moi. Les personnes partageant leur vie avec des fans de Disney (c’est mon cas malheureusement !) seront donc certainement contraints de mettre la bande originale du film en fond sonore. 

La qualité des matériaux est plutôt bonne, le tissu des tapis est très fluide, ce qui permet un pliage simple et rapide de ceux-ci et les visuels sont très jolis, accompagnés de belles couleurs vives. Les pliages ne laissent aucune marque sur le tissu. On apprécie beaucoup cette attention, il aurait été dommage que l’élément principal se dégrade rapidement. Les cartes sont illustrées sobrement pour que l’on identifie rapidement les objectifs et le plateau est lui aussi plutôt joli. Ce dernier est de petite taille et permet de garder de la place sur les petites tables pour poser les tapis des joueurs. 

Offline Editions a fait le choix de la qualité et pour un premier jeu c’est un excellent point.

Du côté des aspects que j’ai moins apprécié, on retrouve les cartes des personnages que j’ai trouvé superflues car elle ne servent clairement à rien si ce n’est m’être un visage sur des pions, et ces derniers qui ne sont finalement que de simples petits personnages en bois. Il aurait peut être été plus judicieux de ne pas mettre ces pions, et de se contenter de mettre des petits pieds en plastique aux cartes personnages. 

Des objectifs qui vont vous mettre au tapis !

La partie se déroule en manches, dans lesquelles quatre objectifs seront à réaliser à chacune d’elles. Au début de chaque manche, les joueurs retournent une carte d’objectif, et tout le monde participe ! Pour ne pas défavoriser le joueur qui s’occuperait de toutes les retourner une à une, et il est alors le moment de se mettre au pliage ! Sur les cartes objectifs sont représentées des combinaisons de motifs et couleurs qu’il faut réussir à représenter sur son morceau de tissu, non pas sans certaines contraintes. Ainsi, il est impératif de ne jamais plier son tapis en diagonale, ni même de réaliser de demi pliures. Deux niveaux de difficulté sont proposés aux joueurs : 24 cartes avec des motifs dits “simples” et 20 bien plus compliqués. Il faudra donc bien choisir en début de partie si vous voulez souffrir un peu, ou carrément vous torturer les neurones pour parvenir à réunir les motifs sur votre tapis.
Une bonne visualisation spatiale sera votre meilleur atout pour réussir à plier convenablement !

Tous les joueurs réalisent les objectifs en même temps, et chaque joueur ne peut compléter qu’un seul motif par manche. Si un joueur parvient à représenter sur son tissu une carte objectif que vous convoitez, il faudra alors se rabattre sur une autre en espérant ne pas vous faire doubler non plus sur celle-ci ! Chaque carte objectif est liée à un jeton d’initiative, qui sera donné au gagnant de celui-ci une fois complété. Ces jetons permettent soit d’avancer sur le plateau d’une ou plusieurs cases, de remporter des jetons Génie ou encore de mettre des bâtons dans les roues des autres participants. En plus de ce gain associé au jeton, chaque carte bénéficie de son propre gain.

Une fois qu’un joueur réussit à compléter un objectif sur son tapis, il retourne un sablier et les autres joueurs doivent faire vite pour espérer avancer. On doit bien avouer que ce sablier devient vite le pire ennemi des joueurs un peu plus lents, et que le fait de pouvoir se faire doubler sur un objectif va mettre les nerfs des participants à rude épreuve. Il est effectivement rageant de voir qu’une personne vous coiffe au poteau pour quelques secondes, et que vous devez tout recommencer de zéro, avec en plus une contrainte de temps !

Une fois le temps du sablier épuisé, chaque joueur – en suivant l’ordre des jetons d’initiative – va procéder au décompte de cases à avancer et appliquer les possibles effets de sa carte et du jeton. Ainsi, un joueur ayant remporté un objectif avec un gain de 3 cases, associé à un jeton avec 3 autres nuages, pourra se déplacer de 6 cases sur le plateau. Il est donc impératif de bien choisir l’objectif que l’on souhaite atteindre en priorité ! 

Comme indiqué précédemment dans l’article, chaque joueur se voit également doté au début de la partie d’un jeton Génie. Celui-ci permet de se substituer à n’importe quelle motif qu’un joueur ne parviendrait pas à réaliser sur son tapis. Attention tout de même, il n’est pas possible de placer uniquement des jetons Génie sur son tissu, vous n’arriverez pas à duper le jeu comme ça ! Une fois utilisés, ces jetons sont à replacer dans la zone prévue à cette effet sur le plateau, et pourront être récupérés par la suite. 

Lorsque les joueurs vont avancer sur le plateau, ils vont pouvoir tomber sur différentes cases qui auront des effets plus ou moins bons pour l’avancée de leurs tapis. Ainsi, il existe des cases “Cobras” qui ne contiennent que des malus avec des effets plus ou moins drôles comme : ne pas utiliser de génie au tour suivant, utiliser une seule main pour réaliser son pliage, ou encore reculer d’une ou plusieurs cases. Mais il existe aussi des cases plus agréables qui sont en fait des raccourcis permettant de bifurquer par des chemins de traverse pour atteindre le palais plus rapidement. Lorsqu’un joueur passera sur une case “Cobra”, il retournera le jeton de celle-ci si ce n’est pas déjà fait, et en appliquera immédiatement les effets. Le jeton sera alors défaussé, les participants qui passeront ensuite dessus ne seront donc pas affectés par ses effets.

Y’a t’il un pilote sur le tapis ?

Le jeu est calibré pour jouer de deux à quatre joueurs, mais de deux à trois participants, il sera nécessaire d’ajouter un pilote fantôme qu’il faudra faire avancer à chaque tour. Ce joueur virtuel se verra alors attribuer le gain le moins élevé encore disponible à l’issu de la manche et il faudra le faire avancer sur le plateau comme ça jusqu’à la fin de la partie. Comme il récupère toujours les gains les plus faibles, ce pilote ne sera pas concerné par les jetons Cobras et les laissera donc en place pour les autres.

Je dois dire que j’ai trouvé cet ajout un peu superflus et que le titre prend tout son sens avec le nombre maximum de joueurs. A deux, je pense que le jeu n’est pas forcément très intéressant et qu’il vaudra mieux sortir la boite si vous arrivez à réunir assez de joueurs. En effet, à 3 ou 4 joueurs le titre devient vraiment très sympa à jouer et fera sûrement ressortir la mauvaise foi des participants à plusieurs reprise. 

Le petit plus de Offline Editions

Offline Editions est un nouvel acteur du monde ludique, arrivant avec un jeu estampillé Bruno Cathala et Vincent Dutrait forcément, ça impose. Mais ce qui nous a le plus surpris, sans parler du jeu en lui même, c’est la qualité du matériel. Tout est de très bonne facture pour un prix très abordable. La qualité a l’air d’être au cœur de la ligne éditoriale de Offline Editions. Ils ont eu la gentillesse d’agrémenter l’envoi du jeu d’un beau cadeau !

Une piste de dés à nos couleurs ! On avait déjà des pistes de dés mais d’une qualité assez passable. Celle-ci en néoprène est vraiment d’une grande qualité d’impression et épaisse (regardez ces finitions sur les bords !). Elle est très agréable à utiliser. Offline veut se diversifier et proposer des accessoires en plus de ses productions ludiques. Outre les pistes de dés, vous y trouverez aussi des tapis de jeux dont un magnifique sur le thème de Kami. Si vous ne connaissez pas Kami, faites un tour sur l’article qui lui est dédié, le jeu est aussi bon qu’il est beau.

L’heure de faire tapis

Magic Fold est un jeu de rapidité et de dextérité dans lequel vous allez devoir avancer sur le plateau en réalisant des pliages définis par des cases objectifs. Avec un habillage chaleureux et du matériel de qualité, j’ai beaucoup apprécié les parties disputées et nous y revenons assez souvent ! Malgré un aspect assez enfantin, ne vous attendez pas à un jeu que vous allez pouvoir maîtriser les doigts dans le nez ! La difficulté déjà bien présente avec les cartes dites simples se corse grandement lorsque vous décidez de passer au paquet de cartes pour joueurs confirmés.  

Ayant essayé le titre à 2 ou 4 joueurs, je dois avouer que s’il n’est pas injouable dans sa configuration minimale, il prend tout son sens lorsque l’on joue avec le nombre maximum de participants ! Ajouter un joueur fantôme est une bonne idée, mais je n’y ai personnellement pas vu un grand intérêt. A plusieurs, les chances de se battre pour le même objectif sont bien plus grandes et cela permet de pimenter les parties en essayant de coiffer ses adversaires au poteau ! Un peu dubitatif sur le concept du jeu au départ, je dois bien avouer que Magic Fold s’est révélé être une excellente surprise.

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs de 2 à 4 joueurs
Age conseillé à partir de 7 ans
Durée d’une partie 20 minutes par partie
Auteur Yohan Goh et Bruno Cathala
Illustrateur Christopher Matt et Vincent Dutrait
Éditeur Offline Editions
Prix : environ 23 € Philibert Magic Bazar
Parkage Ludum

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Saline – Le temps de la récolte !

Salut les p’tits paludiers ! Il y a plus d’un an (et oui déjà) on vous avait présenté le financement participatif de Saline grâce au proto du jeu. La fabrication et la livraison est terminée, le jeu se trouve dans les crèmeries ludiques, il est temps de jeter un œil au produit final.

Le gros sel

Nous vous avions présenté Saline lors d’un article mais pour ceux qui ne l’on pas lu (C’est pardonné, ne vous en faites pas !) Voici un court résumé :

Saline est un jeu thématique autour de la récolte du sel. Thème plus que rare dans les jeux de société. Ce titre de Maxime Blandin vous propose d’incarner un Paludier (métier de ramasseur de sel dans des marais salant) au 18ème siècle.
Vous devrez gérer votre production et la vente de sel mais aussi acheter des œillets (des parcelles de production de sel) pour engranger un maximum d’argent et points. 

La météo – ici représentée par des dés – est comme dans la réalité, déterminante pour une bonne production de sel. Le hasard amené par les lancers est subi par tous les joueurs. Si vous êtes malchanceux aux dés, ne vous en faites pas, les autres le subiront aussi ! 

Des cartes événements viendront compléter votre jeu en vous permettant d’effectuer des actions bonus pour vous aider ou bien pour faire des crasses à vos adversaires. Et ça on aime bien ! 😀

Fluide et tactique, le jeu demande de s’adapter aux aléas de la météo et aux crasses faites par vos concurrents, mais la multitude d’actions permises par les cartes font qu’une situation n’est jamais totalement perdue. Les tours s’enchaînent rapidement et il ne faut pas perdre de vue que c’est une course aux œillets.

La fleur de sel

Au moment de la présentation, nous n’avions pu jouer qu’avec un proto, très avancé mais qui ne pouvait pas rendre justice au produit fabriqué.

Produit dans l’idée de minimiser l’impact écologique, Saline ne comporte que très peu d’éléments en plastique et essaye de réduire au maximum ses émissions carbone en produisant le plus possible en France.

Le seul plastique était celui entourant les decks de cartes. Même les dés sont en bois.

On retrouve du carton pour le reste et c’est avec une qualité plus que convenable qu’on peut jouer à Saline. Nous n’avons pas senti le besoin de protéger les cartes pour le moment.

Petite mention spéciale pour les 4 cartes seigneurs avec les visages des gagnants des concours. ^^

Chèvre édition a tenu sa promesse et malgré quelques retards (mais que serait un projet en financement participatif sans retard?), les jeux sont livrés, raccord avec la promesse initiale et encore meilleur que lors de nos essais sur le proto.

Pour fêter ça, que diriez-vous d’un concours ?

Chèvre Edition vous propose de gagner un exemplaire de Saline dédicacé par son auteur Maxime Blandin.
Pour gagner, rien de plus simple : Partagez et commentez la publication Facebook et/ou Twitter  avec le #TaChèvreLaPaludière (on limite les bots :p) en nommant la personne avec laquelle vous souhaiteriez jouer !

Bravo à l’équipe de Chèvre Edition d’avoir mené à bien ce projet, on attend la livraison de Parasite maintenant !

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs de 3 à 4 joueurs
Age conseillé à partir de 8 ans
Durée d’une partie Entre 30 et 60 minutes
Auteur Maxime Blandin
Illustrateur  Ronan Pincemin
Éditeur Chèvre Edition
Prix : 26 € Philibert Magic Bazar
Parkage Ludum

Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez Philibert.netMagic BazarLudum et Parkage. En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !

Philibert

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