Accueil Blog

Catch Up – Demandez le programme de 2021 !

Salut les ludistes ! C’est par le biais de sa newsletter que Catch Up nous propose de découvrir ce qui nous attend chez l’éditeur pour le premier semestre 2021. Les six premiers mois de l’année vont vous permettre de ressortir quelques titres de vos étagères puisqu’une bonne fournée d’extensions va débarquer.

L’extension Conflits du jeu Pharaons ainsi que La Revanche de Foozilla pour The Loop devraient ainsi paraitre avant la fin mai,

Mais avant cela c’est Wild Space, sorti en février 2020 et dont nous vous avions proposé le test qui va avoir le droit à sa première extension : Encounters.

Dans Encounters, les joueurs découvrent une nouvelle race extra-terrestre. Loin d’être belliqueuse, elle aura besoin de leur aide pour récolter le précieux Quartz de sa planète. En échange de quoi, elle pourra intégrer l’équipage des joueurs pour les aider dans leur aventure.

Cette extension va être l’occasion d’ajouter une nouvelle ressource, le quartz, qui pourra être récoltée grâce à de nouvelles cartes Equipage. Cette ressource supplémentaire pourra donner lieu à un recrutement d’extra-terrestre en fin de tour, pour l’ajouter à son équipage déjà formé. Grâce à ces nouveaux membres, il sera possible de réaliser de plus gros combos.

Wild Space Encounters

Wild Space Encounters sera disponible pour un tout petit prix de 12€ à partir du 22 janvier ! Le contenu de la boite a également été dévoilé, et celle-ci comprendra :

– 22 cartes Équipage,
– 21 cartes Extra-Terrestre,
– 20 jetons Quartz,
– 6 cartes Capitaine, recto/verso,
– 6 cartes pour le mode solo
– 1 nouvelle planète de départ, recto/verso

Enfin, Sobek va avoir le droit à une version spécialement conçue pour des parties à 2 joueurs, le tout sous l’égide Bruno Cathala et Sébastien Pauchon. Nous n’avons pas encore plus d’informations quant à ce portage, on se contentera donc de quelques visuels, revisités par Naïade pour l’occasion

 

Le programme de Janvier chez Funny Fox

Salut les joueurs. Depuis Ceylan, le jeune éditeur distribué par Gigamic est prolifique puisque Candy Lab et Dinner in Paris ont depuis vu le jour. Ils remettent le couvert (après Dinner in Paris 😉 ) avec deux nouveaux titres. C’est par le biais de la newsletter de Funny Fox qu’on a appris la sortie imminente des deux prochains jeux de l’éditeur : Photoshoot et Royal Secrets.

Photoshoot

Votre équipe de photographes a été recrutée pour réaliser une séance photo d’un groupe de personnalités. Mais leur temps est précieux et ces personnalités ne se laissent pas placer si facilement ! Soyez les plus rapides et les plus rigoureux pour devenir la meilleure équipe Photographe.”

Il s’agit d’un jeu d’observation et de rapidité dans lequel les joueurs devront, par équipe positionner les cartes des peoples à photographier dans une configuration donnée mais sans communiquer verbalement et avec la pression du sablier qui s’écoule.

Le pitch est fun, les visuels colorés… Le titre de Pierrick et Renaud Libralesso illustré par Loïc Billaud s’adresse à un jeune public, à partir de 8 ans. Photoshoot peut être joué par 2 à 6 joueurs, de quoi amuser toute la famille.
Le jeu est attendu pour le 18 janvier.

Royal Secrets

À la cour royale, complots et trahisons sont monnaie courante et les espions du monde entier mènent une guerre de l’ombre pour influencer les décisions du Royaume. Dans Royal Secrets, vous incarnez un espion d’une puissance étrangère à la Cour. Votre mission est d’influencer habilement les décisions du Royaume en faveur de votre pays. Pour cela, vous devrez envoyer des courtisans alliés à des audiences avec le Roi et la Reine, où seuls les plus influents sauront se faire écouter. Il vous faudra bluffer mais aussi parfois collaborer avec vos adversaires pour arriver à vos fins. Seul le plus fourbe l’emportera.”

Changement d’ambiance pour ce jeu de bluff et de gestion de main, mais qui ne semble pas délaisser l’amusement pour autant. On le dit souvent dans les articles, mais on aime les jeux à coup de couteaux dans le dos et dans lesquels les alliances se font aussi vite qu’elles changent. Sur ce point là, s’il est réussi, Royal Secrets nous semble intéressant.

Le jeu de Vincent Bernet et illustré par Alain Boyer sera quant à lui disponible le 25 janvier. Il s’adresse à un public à partir de 10 ans, et propose à 3 à 5 joueurs de se glisser à la cour royale pour remporter de l’audience et ainsi utiliser leurs cartes pouvoir rapportant des points de victoire.

La deuxième quinzaine de janvier est donc bien chargée pour Funny Fox avec ces deux titres colorés.

Pictures – Videz le tiroir de l’entrée !

Plateau de jeu de Picturess

Boite du jeu PicturesSalut les petits poucets ! Si je vous dis qu’avec des lacets, des petits cailloux et des cubes en bois on peut faire un jeu de société addictif vous me croyez ? Et pourtant c’est bien l’expérience que propose Pictures, un jeu de Christian et Daniela Stöhr, illustré par Dominik Mayer et édité par Matagot en France. Si vous suivez un peu les actualités ludiques, il ne vous aura pas échappé que Pictures a remporté en 2020 le célèbre Spiel des Jahres. Alors est-ce mérité pour un jeu dont la seule promesse est de vous assurer des franches parties de rigolade avec un investissement minime et un matériel qui de prime abord ne fait pas rêver ? 

Le parfait petit MacGyver

Des jeux dans lesquels il faut faire deviner des choses aux autres joueurs, il en existe des tonnes. Là où Pictures se démarque, c’est dans les objets mis à disposition pour composer ses représentations. Dans la boîte, cinq sets d’objets sont proposés :

  • Des cailloux et des rondins de bois ;
  • Des petits cubes multicolores ;
  • Des formes en bois à la manière des cubes pour enfants ;
  • Un jeu de cartes avec des formes dessus ;
  • Des lacets. 

Ils serviront de kits de base mais libre à chacun d’ensuite étoffer ces kits en laissant libre cours à son imagination ! Capsules de bière (on aime bien ça dans l’équipe…), trombones … à vous de mettre en pratique toutes les idées qui pourraient vous passer par la tête ! 

Représentation d'un camion avec des cartes

Les fans de tableurs Excel vont être aux anges

Dans la boîte du jeu, on trouve également des jetons, représentant des lettres et des chiffres. Lors de la mise en place, on positionne les lettres de A à D sur l’axe des ordonnées, et les jetons de 1 à 4 sur l’axe des abscisses. On mélange ensuite les nombreuses cartes illustrées, 91 au total (recto/verso, donc 182 illustrations au total), et on en pioche 16 que l’on place à chaque croisement des coordonnées de notre matrice. On place alors dans le petit sac en tissu fourni, les jetons marqués des combinaisons de coordonnées possibles (A1 à D4) et on est désormais prêt à jouer ! 

Chaque joueur se voit affubler d’un kit au hasard, et pioche un jeton de coordonnées dans le sac, en faisant bien attention à ne pas le dévoiler à ses adversaires. Il regarde alors la carte illustrée correspondant à cette coordonnée et tente de reproduire à l’aide de ses objets de fortune, une représentation que les autres joueurs vont essayer de deviner. Par exemple, si je pioche un jeton dont l’image associée est une fleur jaune et que je joue avec les cubes multicolores, je vais essayer de représenter une tâche jaune au centre et associer les cubes restants aux couleurs de l’image. 

Représentation d'un camion avec des cubes dans Pictures

Tout miser sur le bon cheval

Une fois que les joueurs ont terminé leurs œuvres, il est temps pour chacun de deviner ce que les autres ont pu vouloir raconter. Pour se faire, chacun dispose d’un feuillet sur lequel il a préalablement indiqué le nom de ses adversaires. A chaque manche, il indique donc sous le nom du joueur, la coordonnée de la carte qu’il pense avoir reconnu, et attend la validation de l’artiste. En cas de bonne réponse, le joueur qui a deviné la bonne carte reçoit un point, et en offre un à la personne qui a réussi à lui faire deviner. Il est donc important de s’appliquer puisque la réussite d’un concurrent vous octroie également des points ! Une fois la manche terminée, les jetons de coordonnées sont défaussés pour éviter de retomber dessus.

Cependant, il est tout à fait possible de devoir faire re-deviner la même carte puisque chaque jeton est présent trois fois dans le sac ! Cette petite précision est importante, car même si un joueur doit faire deviner une illustration qu’il a déjà représenté, il devra le faire avec un autre set d’objets. Petit plus, il est également fourni des petits jetons pour montrer aux autres joueurs dans quel sens il faut observer la réalisation. Personnellement, on a vite fait d’oublier de les utiliser car ils ne sont clairement pas indispensables. 

Représentation d'un robinet avec des cubes

Fais tourner !

En effet, à chaque manche, les joueurs doivent se faire passer les sets pour ainsi ne jamais retomber avec le même. Les règles sont bien adaptées pour les groupes de moins de cinq, car il est bien précisé de disposer sur la table à une place vide, les sets n’étant pas attribués en début de partie. Ainsi en jouant à trois, le premier joueur recevra au second tour un set qui n’a pas été utilisé, et de même au second tour. En jouant avec ces places fantômes, on s’assure alors de ne pas réutiliser les mêmes objets même dans le cas de plus petits comités. 

Avec cinq sets d’objets complètement différents et n’ayant rien à voir, Pictures assure une variété assez intéressante dans ce que vont pouvoir imaginer les joueurs. Certains sont plus “faciles” à utiliser que d’autres, et il va parfois falloir avoir une imagination débordante pour réaliser, et surtout deviner, des illustrations. Comment représenter un feu de signalisation avec des cailloux et un bâton ? Qu’est ce qui se rapproche le plus d’une mouette entre un cube en bois et un triangle ? A vous de trouver les meilleures idées possibles mais ça ne sera pas facile à tous les tours ! 

Feu rouge avec des cailloux

Et on s’amuse ? 

Et bien figurez-vous que oui ! La difficulté assez élevée apportée par des objets pas vraiment adaptés à des représentations complexes font que l’on se prend souvent des fous rires en voyant les résultats proposés par les autres joueurs et ce qu’ont pensé ceux-ci de votre œuvre d’art. Finalement, la victoire devient secondaire et c’est surtout la bonne ambiance apportée par des réalisations médiocres qui prime. La simplicité de la mise en place, la grande diversité des cartes et les sets que l’on fait tourner à chaque manche font que l’on ressort régulièrement le jeu lors d’un apéro par exemple. Pour une mise en place encore plus rapide et après quelques parties, on pourra même zapper de mettre sur la table les jetons de A à D et de 1 à 4, puisqu’avec seulement 16 cartes on peut facilement déduire à quelle position est telle carte. 

Utilisation des lacets

Conclusion

Pictures est un jeu d’imagination dans lequel les joueurs vont devoir représenter à l’aide de sets d’objets totalement différents, des illustrations disposées sur un quadrillage de 4 par 4. Ayant remporté le Spiel des Jahres 2020, on s’attendait à un jeu de qualité et c’est clairement le cas. Avec une mise en place ultra simple et des règles qui le sont tout autant, on a vite fait de ressortir le jeu dès que l’occasion de présente. De plus, le matériel fourni n’étant clairement pas adapté à la base pour faire deviner des images complexes, on prend régulièrement de bonnes tranches de rigolade autour de la table. On notera également qu’avec de jeunes joueurs, le titre est parfait pour développer la créativité et l’imagination.  

Cependant, est-ce que justement il n’est pas trop simpliste pour avoir décroché une telle distinction ? Libre à chacun de se faire son propre avis mais ici nous avons quelques réserves, sans bien sûr remettre en cause toutes les qualités ludiques du jeu ! Pour faire durer le plaisir et apporter encore un peu plus de bonne ambiance, on ne pourra que vous conseiller d’agrémenter les sets fournis avec les pires idées qui pourraient vous passer par la tête ! 

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs de 3 à 5 joueurs
Age conseillé à partir de 8 ans
Durée d’une partie environ 30 minutes
Auteur Christian et Daniela Stöhr
Illustrateur Dominik Mayer
Éditeur Matagot
Prix : Environ 35€ Philibert Play In
Parkage Ludum

Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez Philibert.netPlay InLudum et Parkage. En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !

Dinner in Paris – Plus sympa qu’un serveur Parisien !

Dinner in Paris - Image à la une

Dinner in Paris - La boite du jeuSalut les bobos Parisiens ! Ouvrir un restaurant dans la période que l’on vit n’est pas forcément la meilleure idée, mais comme on aime le challenge, on vous propose de découvrir Dinner in Paris, un titre de Les Trolls associés, illustré par Alain Boyer et édité par Funnyfox

Dans Dinner in Paris, vous allez devoir vous placer dans la peau d’investisseurs voulant rafler tous les meilleurs emplacements sur une place nouvellement créée au cœur de Paris, et y construire le plus de terrasses possibles afin de faire baisser le rideau à vos concurrents. 

Les amoureux de matos vont êtes aux anges

La première chose qui surprend lorsque l’on prend en main la boite, c’est le poids assez conséquent ! Une fois celle-ci ouverte, on comprend mieux pourquoi la belle affiche quelques kilos en trop sur la balance. On y trouve effectivement beaucoup de bâtiments en plastiques de différentes tailles, un plateau de jeu faisant 4 fois la taille de la boite une fois déplié, 4 planches de jetons, 4 plateaux individuels avec deux niveaux de cartons pour éviter que les jetons ne bougent sur celui-ci, ainsi que des planches d’autocollants. 

Restaurants et autocollants

Avant la première partie, il va donc falloir un peu de manutention pour dépuncher l’ensemble des jetons de terrasses et propriétés (300 environ). De plus, et surtout dans un souci d’économie à la production on suppose, les bâtiments arrivent sans toits. De longueurs différentes (de 2 à 5 emplacements pour les toits), il va donc falloir placer une à une les toitures sur ceux-ci, puis s’attaquer au positionnement des autocollants en façade. Ceux-ci permettent d’identifier le type de restaurant (friterie, bar à vin…).

De petite taille, les jetons terrasses sont fournis en nombre et on a donc un bon nombre de pièces de rechange en cas de perte. Concernant les planches d’autocollants, là aussi on a le droit à une seconde planche dans le cas où certains ne tiendraient pas dans le temps. Personnellement j’ai adoré ce foisonnement de matériel qui donne l’impression de profiter à fond du jeu. J’ai cependant une petite critique à faire sur les bâtiments qui font un peu tâche sur un plateau de jeu si beau. Tout le matériel est cohérent dans son esthétique, mais ces bâtiments blancs sans âme uniquement identifiables par leur autocollant sur la devanture jurent un peu avec l’ensemble. 

Plateau de jeu de Dinner in Paris

Amis peintres qui voudraient ravaler la façade de leurs bâtiments, Funny Fox organise un concours sur son compte Instagram pour montrer vos plus belles créations ! Pas de soucis si vous ne possédez pas encore le jeu, ils se proposent même de vous envoyer un bâtiment par la poste pour que vous puissiez exercer vos talents. 

Les illustrations quant à elles ont un petit côté chatoyant qui fait bien penser à l’image romantique que l’on se fait de Paris lorsque l’on n’y a jamais mis les pieds. Le plateau quant à lui présente deux faces, une pour les parties à strictement deux joueurs et une pour les parties à deux ou plus. En effet, aucune contrainte n’est mise sur le choix du plateau; si ce n’est de n’utiliser la face 2 joueurs que pour les parties à 2; il faudra juste adapter ses placements en fonction du nombre de joueurs, chose que l’on abordera un peu plus tard. 

Plateau individuel de Dinner in Paris

L’amuse bouche

La mise en place ne s’arrête pas là ! Maintenant c’est de façon individuelle qu’il va falloir travailler un peu. Chaque joueur reçoit en début de partie un plateau individuel, des tuiles de propriété (représentant l’enseigne d’un restaurant), un pion qui va permettre de suivre les revenus sur une frise, 52 tuiles de terrasses, des cartes de ressources et d’objectifs. 

Sur ce plateau personnel, on place sur la frise verticale le pion de revenus sur la première case. Dans toutes les cases restantes, on place des tuiles terrasses dans les rainures prévues à cet effet. Encore une fois, on a vraiment apprécié ce carton sur deux étages qui permet de ne pas faire glisser les tuiles dans tous les sens. A côté de son plateau, le joueur place donc les tuiles de propriétés qu’il utilisera à la construction de restaurants, les cartes ressources, et conserve face cachée une carte d’objectif. Il place la seconde carte objectif face visible à côté des autres sur le plateau central. Ces objectifs sont à débloquer le plus rapidement possible car une fois obtenus par un joueur ils ne peuvent plus être réalisés.

Sur le plateau commun, on place une rivière de 4 cartes ressources sur les emplacements prévus, puis on laisse la pioche face cachée. Les cartes Majorité sont mélangées, et on en conserve une seule face visible. Celle-ci représente des bonus qui vont être attribués en fin de partie. On place enfin les cartes Pigeons qui vont apporter des bonus temporaires en cours de partie. 

Rivière de ressources de Dinner in Paris

Chef, on pourrait avoir la suite ?

Après cette grosse partie sur la mise en place, il est temps de se lancer dans le plat de résistance. Comme il faut bien déterminer un premier joueur, il sera demandé à la personne qui a mangé le dernier au restaurant de commencer. Autant dire qu’actuellement il va falloir utiliser sa mémoire pour se souvenir de notre dernier repas pris à l’extérieur (ravale ses larmes). A son tour, le joueur doit piocher une carte ressource dans la rivière de 4 cartes. S’il est un peu plus joueur et que rien ne lui convient dans les 4, il peut également prendre la première de la pioche face cachée. Ces cartes représentent des ressources, une ou plusieurs selon la carte, et permettent d’ouvrir des restaurants par la suite. Ces ressources prennent la forme d’ingrédients (pommes de terre, farine …) ou bien de pièces qu’il sera possible d’ajouter temporairement aux revenus réguliers. 

Après avoir pioché une carte ressource, il doit ensuite choisir 2 actions parmi : piocher une nouvelle carte ressource, ouvrir un restaurant, construire une terrasse ou encore réaliser un objectif. Toutes ces actions peuvent être réalisées deux fois dans le tour, à l’exception de la construction d’une terrasse. 

Pour ouvrir un restaurant, il faudra avoir préalablement collecté les ressources alimentaires affichées sur les plateaux individuels. En respectant les conditions de placement définies par le nombre de joueurs, le joueur doit alors placer le restaurant sur le plateau, puis y apposer un pion correspondant à sa couleur. Rentable dès son ouverture, le restaurant apporte alors un revenu régulier que le joueur doit reporter sur sa jauge de gains. S’il possède assez de ressources, le joueur peut alors ouvrir jusqu’à deux restaurants par tour, puis pourra ensuite y développer ses terrasses.

Placement de terrasses

C’est le moment de terrasser vos concurrents !

En parlant d’elles, c’est une des possibilités offertes à chaque tour. Comme c’est une action réalisable une seule fois par tour, il est possible de construire autant de terrasses que l’on souhaite sur l’ensemble des restaurants que l’on possède. Chaque type de restaurant dispose de sa réserve de terrasses. Là encore on doit posséder les ressources nécessaires ainsi que l’argent. Les revenus réguliers sont alors utilisés, et seront remis au niveau actuel au tour suivant. En effet, une fois acquis, ces revenus sont assurés à tous les tours. Ainsi si un restaurant vous rapporte un revenu de 1, vous aurez à tous les tours ces 1 d’assurés.

Bien sûr, plus vous construisez de terrasses plus les points de victoire en fin de partie vont être élevés, mais il faudra alors débourser un peu plus à chaque nouvelle construction ! En effet, si les ressources alimentaires nécessaires sont toujours les mêmes, le coût augmente rapidement ! Pour apporter un peu de revenus supplémentaires temporairement, il faudra alors compter sur les cartes ressources “pièces” ainsi que sur les cartes Pigeons qui peuvent dépanner. Une fois achetée, la terrasse peut être placée sur le plateau central en respectant des règles de pose. Rapidement il va devenir intéressant d’utiliser les cartes pigeons qui se débloquent en construisant une terrasse dessus. Elles donnent des avantages non négligeables en permettant par exemple de piocher des cartes en plus ou en donnant un peu plus d’argent temporairement !

Carte pigeon donnant des avantages

La dernière possibilité est de réaliser un objectif, personnel ou commun aux autres joueurs. Ceux-ci prennent différentes formes, comme réaliser un motif d’ensemble de terrasses par exemple. Réaliser un objectif donne en fin de partie un petit supplément de points de victoires. Par contre, conserver une carte d’objectif personnel dans sa main octroie un malus ! 

Vous prendrez bien un petit dessert ?

Les tours s’enchaînent jusqu’à ce qu’une des conditions de fin de partie soit remplie. Poser un certain nombre de restaurants (en fonction du nombre de joueurs), ne plus posséder de terrasses à poser pour deux types de restaurants (en fonction de la taille des restaurants) ou enfin avoir bloqué complètement les emplacements de restaurants ou terrasses. Viens alors le décompte à réaliser sur un petit bloc de feuilles fourni, sur lequel on reporte le nombre de points de victoires des restaurants, les points de victoires des terrasses, les majorités définies en début de partie et les points obtenus grâce aux objectifs personnels et communs. 

Carte des majorités

Les majorités demandent un peu plus de travail pour comptabiliser les points, mais rien d’insurmontable non plus on vous rassure ! Elles distribuent un certain nombre de points de victoire en fonction des conditions indiquées sur la carte, à répartir entre les joueurs selon le degré d’accomplissement. 

Et un digeo par dessus ça ?

Dinner in Paris est un jeu de placement de restaurants et terrasses dans lequel il faudra jouer intelligemment pour remporter la victoire. Placer le plus de terrasses possible ou miser sur les objectifs, il va parfois falloir faire des choix qui paieront ou non au décompte final. L’esthétique générale du titre nous a vraiment fait de l’œil lors de son annonce, et une fois la boîte (lourde !) ouverte on ne peut que constater la qualité de celui-ci ! 

Les illustrations sont représentatives de l’idée que l’on se fait du Paris romantique véhiculée par les films un peu mielleux ou les tableaux de grands artistes. Seuls les restaurants sont un peu en deçà et mériteraient un bon coup de peinture pour faire de l’ensemble un jeu magnifique. Le matériel en nombre et les nombreuses informations à appréhender donnent l’impression d’un jeu complexe, mais que nenni ! Une fois la première explication passée, on prend plaisir à étendre nos concessions et le jeu se révèle être un pur plaisir. Cependant, on ne le sortira peut être pas pour une seule partie ou si le temps est compté, la mise en place étant un peu longuette dû à un nombre considérable de jetons à disposer sur le plateau. 

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs de 2 à 4 joueurs
Age conseillé à partir de 10 ans
Durée d’une partie 30 à 60 minutes
Auteur Les trolls associés
Illustrateur Alain Boyer
Éditeur Funny Fox
Prix : Environ 40€ Philibert Playin
Parkage Ludum

Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez Philibert.netPlayinLudum et Parkage. En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !

Pour la Reine – Le jeu de rôle clé en main

Salut les p’tits rolistes ! On vous a déjà parlé jeu de rôle et équivalents sur le site mais n’étant pas des grands pratiquants du loisir, nous avons une vision assez éloignée des grandes campagnes demandant moultes sessions pour en voir la fin. Néanmoins, nous avons toujours été attiré par les jeux de rôle, leurs univers et leurs possibilités. Même s’il faut avouer que les livres de règles de 450 pages ont toujours été un frein. Aussi bien pour celui faisant le GM que pour les joueurs qui ne veulent pas toujours passer une heure ou plus à la création du personnage. Bref ! Le jeu de rôle, c’est cool mais c’est aussi contraignant sous pas mal de formes. Amis rôlistes, n’y voyez pas une injure, j’aimerai pouvoir passer des soirées entières autour d’une table à imaginer des aventures folles mais j’ai déjà du mal à organiser correctement une raclette à 6… Alors une campagne de JDR, autant m’asseoir dessus…

Et puis vint le confinement…

C’est une nouvelle pour personne, le confinement a pas mal changé les règles pour tout le monde et y compris pour les éditeurs de jeux. Nous avons pu jouer à pas mal d’adaptations en ligne des jeux de société, existant ou à venir, dont un jeu de rôle un peu particulier : Pour la Reine.

Je vais être franc de suite, j’étais clairement pas emballé à la lecture du résumé que voici :

Pour la Reine est un jeu de construction d’histoires à l’aide de cartes, accessible à tous et qui se joue en quelques minutes.
Choisissez votre Reine parmi les illustrations proposées dans la boîte – ou imaginez la vôtre en vous fiant à votre imagination – puis laissez-vous guider en répondant aux cartes Question afin de tisser ensemble un récit empli d’amour et d’héroïsme, mais aussi de trahisons et de doutes !

Mais au détour d’une soirée sans rien d’autre à faire (mon confinement est d’une tristesse…) j’ai accepté la proposition de Bragelonne Games d’essayer leur nouveau jeu. J’ai trainé Panzerodin avec moi (que je sois pas le seul à souffrir si jamais !) et nous étions partis pour une session virtuelle autour d’une interface web et d’un discord.

Ok c’est cool ta vie mais le jeu ?

On y vient ! Pour la Reine est une boîte bac à sable de récit narratif. Les joueurs se posent autour de la table, ouvrent la boîte, mention spéciale à la boite que j’aime beaucoup avec son fourreau.

Ils choisissent une Reine parmi les 14 présentes dans la boite. Les reines sont variées et peuvent coller à différentes époques et/ou épopées. On a même des Reines mystiques qui sentent bon le pentagramme. Les illustrateurs, trop nombreux pour être cités ici mais listés dans le tableau en fin d’article, ont fait un un super travail sur les différentes têtes couronnées avec des styles vraiment différents.

Une fois la Reine choisie, la tablée (numérique ou non) prend place et chacun va lire une carte instruction à son tour.

Cette première étape permet d’expliquer les règles à tous, sans qu’il y ait de maître du jeu mais aussi pour prendre le rythme du jeu qui sera constitué de deux phases :

  • Lecture de carte avec un texte d’ambiance et une question
  • Réponse à cette question et échange avec les autres joueurs autour de la table

Et on enchaîne les tours comme ça jusqu’à tomber sur une carte spéciale :

Et là vous décidez d’une réaction appropriée selon votre parcours. On fait la somme de toutes nos aventures, de ce qu’on a dit, subit, inventé et vécu pour décider de défendre ou non la Reine.

Parcours ? Quel parcours ? Où est ma fiche de personnage ?

Pas de fiche de personnage, pas de dés, pas de règles, pas de statistiques, vous n’avez que votre imagination et un paquet de cartes pour vous aidez à progresser dans la construction de votre personnage.

Pour la Reine est un jeu qui vous prend par la mains en posant les questions que vous auriez dû vous poser lors de la création de votre personnage avant une session classique de jeu de rôle. Sauf que répondant à tour de rôle aux questions, vous devrez intégrer les réponses des autres joueurs pour créer votre personnage et faire vivre l’univers qui se met en place petit à petit. Chaque joueur apportera sa pierre à l’édifice, une phrase, un personnage, une anecdote ou tout autre élément raconté par un autre joueur pourra être la base de votre réponse à la prochaine question. Le récit va s’enrichir de lui même au fil de la partie et avec des questions qui ne sont pas toujours en accord avec la vision première que vous aviez de votre personnage, il faudra faire preuve d’imagination pour vous adapter. Du jeu de rôle réduit à sa plus simple essence en fait.

C’est assez fabuleux, la façon dont on arrive à nouer des sentiments d’attachement ou de rancœur pour un personnage qu’on a seulement fait vivre au travers de réponses à quelques questions.

Un jeu bienveillant

Dans Pour la Reine se trouve une carte “X”, cette carte est un joker mis à la disposition de toute la table pour pour éluder une conversation ou éviter une question que l’on trouverait trop personnelle, perturbante, gênante, etc. Bref, qu’importe la raison, si vous êtes mal à l’aise, vous avez la possibilité, simplement en touchant la carte, sans vous justifier de vous protéger d’une discussion qui nuirait à un agréable moment passé autour du jeu.

Si j’étais assez dubitatif sur cette carte au départ, promis je suis pas sans cœur mais je n’ai jamais été confronté à cette situation, j’ai compris en échangeant avec diverses personnes que cette carte n’est pas là pour être un “chat perché” que l’on sort à tout bout de champs pour bloquer la partie. Loin de là, elle est garante d’une bonne atmosphère autour de la table. Même si elle n’est jamais utilisée, pour celles et ceux qui peuvent se sentir désarçonné par certaines thématiques, la carte est là pour les protéger d’un moment désagréable.

Une gamme est née

Pour la Reine vient d’un système de jeu appelé “For the Story” créé par Alex Roberts. De cette gamme, plusieurs jeux vont voir le jour prochainement.

Donjons et Siphons dans lequel vous allez incarner troll, fée, zombie, squelette et autres bestioles du bestiaire fantastiques dans un donjon mais pas pour le défendre ou le conquérir. Pour entretenir son réseau de plomberie et à la fin de la partie, élire le meilleur représentant syndical ! Oui c’est complètement bizarre mais ça marche bien ! Un système de duo est mis en place dans Donjons et Siphons pour toujours avoir un partenaire à qui poser une question et ainsi plus facilement créer des conversations entre les joueurs.
Il a, à mon sens, un côté plus abordable, la fantasy est toujours plus riche et facile à détourner, et le côté duo permet de refiler la patate chaude pour s’appuyer sur un partenaire quand on est un peu en panne sèche d’inspiration.

Un troisième opus s’appelant Rituel et basé sur des univers plus fantastiques et dans lesquels vous devrez réussir à accomplir un rituel et décider d’être loyal à votre culte ou non au moment de la réalisation du rituel. Nous n’avons pas joué à cette version et ne pouvons pas vous en dire beaucoup plus pour le moment.

Les deux opus devraient sortir début 2021 alors que Pour la Reine est déjà disponible en magasin.

Pour préserver les distances sociales :

Le système For the Story est libre de droits et a été librement adapté par plusieurs créateurs sur des thèmes très variés. Vous pouvez trouver sur la plateforme en ligne For the Drama, plusieurs aventures à partager en ligne, il vous suffit de créer une salle, partager le code pour que les autres joueurs vous rejoignent et d’un chat vocal pour partir dans une aventure d’environ 30 à 60 minutes.

On la défend au final ?

Oui ! Pour la Reine est un jeu qui m’a surpris et qui malgré son thème qui ne m’attirait pas du tout, m’a fait passer un excellent moment. Le jeu vous prend en mains de bout en bout et vous emmène dans une aventure que vous aurez créé de toutes pièces mais en vous apportant les briques élémentaires du récit. Parfois contraignant, il faudra savoir s’adapter pour répondre aux questions posées par le jeu et qui vont à l’encontre de ce que vous aviez imaginé en premier lieu pour votre personnage. Si jamais la question posée vous dérange trop ou si le récit d’un autre joueur vous gêne, une carte X servira de garde fou et permettra de stopper toute discussion trop désagréable à n’importe quel joueur.
Etant un jeu narratif, il repose sur la volonté des joueurs de s’y plonger. On ressent tout de suite quand des joueurs sont à l’aise avec l’exercice et il faudra un tour ou deux aux plus novices pour s’approprier leur personnage et vivre l’aventure comme la leur. Régit par des règles simples et limpides qui sont déroulées en quelques minutes, Pour la Reine est un jeu format apéro qui permet de vivre des grandes aventures en toute simplicité et qui permet d’initier au jeu de rôle en ne gardant que le plaisir de se raconter des histoires sans s’encombrer de toutes les règles et statistiques qui peuvent rebuter les joueurs.

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs de 2 à 6 joueurs
Age conseillé à partir de 14 ans
Durée d’une partie De 30 à 60 minutes
Auteur Alex Roberts
Illustrateurs Alena Zhukova, Arlei Dormiendo, Caleb Hosalla, Constance Bouckaert, Denise Jones, Elisa Cella, Joyce Maureira, Klaudia Bulantová, Lauren Covarrubias, Maegan Penley, Shel Khan, Stephanie Böhm
Éditeur Bragelonne Games
Prix : Environ 15€ Philibert Playin
Parkage Ludum

Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez Philibert.netPlayinLudum et Parkage. En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !

La Mascarade des Frères Grimm – Bas les masques !

Salut les invités ! La fête bat son plein, vous avez été invité chez La Bête. La fameuse riche et velue figure de royauté transformée par un sortilège en monstre qui attend le véritable amour pour retrouver sa forme d’homme. En attendant, il organise des soirées meilleures que celles de l’ambassadeur. Comme tous les habitants du royaume magique vous êtes invité à sa réception, la fameuse Mascarade de Grimm. James Hudson ainsi que Ben et Tim Eisner ont mis le concept en forme pour donner ce jeu original édité par Lucky Duck Games.

Les invitations

Nous vous avons déjà parlé d’un jeu Grimm, La Forêt des Frères Grimm, mais La Mascarade des Frères Grimm n’en est pas la suite ! Il s’agit d’un jeu totalement indépendant et aux mécaniques complètement différentes. Les deux titres partagent un univers commun, mais ont reçu un traitement mécanique différent.

On reste dans l’univers des contes de fées avec des personnages rendus célèbres par les films de Disney : La Belle et la Bête, Cendrillon, Le Grand Méchant Loup, etc. Mais cette fois-ci, La Mascarade de Grimm est un jeu qui base son gameplay sur la mécanique des identités cachées. Vous devrez trouver la personnalité de chaque invité en vous gardant bien de révéler la votre.

Un thème classique mais revisité

Si les jeux à identités cachés sont légion, La Mascarade des Frères Grimm apporte des variations qui le rendent original et très agréable à jouer :

Les 8 personnages ont tous leur objet fétiche mais aussi celui qui les révulse et les amènera à se dévoiler. Le but de chaque joueur sera de collectionner 3 objets qui lui sont favorables pour remporter la manche ou d’éliminer les adversaires en leur donnant les artefacts néfastes, avant d’avoir eux-même deux de ces artefacts maudits. Pour savoir quel artefact est convoité et lequel éviter, tout est indiqué sur les cartes Personnage et le plateau central. Les objets bienfaisants sont représentés sur fond bleu ciel en haut de la carte, alors que les objets du malheur sont sur fond noir et en bas de la carte.

A son tour, un joueur va devoir piocher 2 artefacts l’un après l’autre dans le deck dédié. Après avoir pioché le premier, il va devoir décider de le donner à un adversaire ou bien de le garder. Le deuxième artefact pioché sera gardé ou donné en fonction de l’action réalisée juste avant. Si vous avez gardé le premier, vous donnerez le deuxième et inversement, si vous avez donné le premier, vous garderez le deuxième.

C’est une mécanique simple mais qui demande de la prise de risque et les choix sont parfois difficiles ! Car ces actions sont lourdes de conséquences parfois mais donnent surtout des informations que les adversaires vont collecter tout au long de la partie pour tenter de percer le secret de votre identité.

Il est tentant de donner un deuxième artefact semblable à un adversaire pour le faire tomber, mais si c’est son bénéfique, vous allez l’avancer. Les déductions et le bluff vont vous accompagner tout le long des parties.

Ne pas se fier aux apparences

Régulièrement, des joueurs prendront des artefacts sans valeur pour donner des informations erronées et mettre les autres sur de fausses pistes. Mais pas seulement ! Une fois les deux actions de pioche faites, vous aurez la possibilité de faire une action optionnelle qui pourra s’avérer payante ! Il faudra vous défausser de deux artefacts similaires.

Ces actions sont au nombre de 3, et 2 sont choisies au hasard à chaque manche. L’autre est donc commune à toutes les manches, il s’agit de l’action Pointer du Doigt. Alors que les différentes action optionnelles permettent de faire circuler des jetons Artefact entre les joueurs, de glaner des informations en regardant des cartes personnages ou de faire jouer des jetons Preuve aux autres joueurs.

On n’en a peu parlé jusqu’à présent, mais le plateau central représente les 8 personnages pouvant être incarnés par les participants. Un rappel des artefacts du bien et du mal pour chacun est également présent. Un joueur pourra être amené à placer un marqueur Preuve, avec l’action Indiscrétion par exemple, sur le portrait d’un personnage qu’il n’est pas. Donnant ainsi à tous les autres joueurs des informations permettant de décrypter son identité..

L’action optionnelle qui reste en permanence sur l’aire de jeu est Pointer du Doigt. En défaussant donc deux artefacts, vous aurez l’opportunité de deviner l’identité d’un joueur. Cette action est à double tranchant car en cas de bonne supposition, vous remportez deux jetons Rose servant de points en fin de partie, mais en cas d’erreur, c’est le joueur adverse qui remporte un jeton Rose. C’est le meilleur moyen de démasquer les autres joueurs mais aussi de créer de petites rancunes qui ne demanderont qu’à se régler en jeu.

La fête est finie

La manche prend fin dès qu’un joueur arrive à collecter 3 de ses artefacts du Bienfait ou alors quand tous les joueurs sauf un sont démasqués. Ça peut arriver assez vite si l’on ne fait pas bien attention et qu’on laisse un joueur collectionner ses artefacts dans son coin. En cours de partie il faut faire attention à ce que l’on joue, ce que les autres tentent de mettre en place comme stratégie tout en compilant les informations sur les identités de chacun.


Cependant être démasqué ne signe pas la fin de la partie. On continue la partie mais avec des règles un peu différentes pour tenter de démasquer les autres joueurs et continuer d’engranger des Roses. En effet après avoir été démasqué, on ne pioche qu’une carte artefact, qu’on ajoute à sa main et dans un deuxième temps on donne à un joueur une des cartes de sa main. L’occasion de peut être régler quelques comptes, mais surtout de ne pas être inactif le reste de la partie.

Le rappel

Pour aller plus loin dans les parties, La Mascarade des Frères Grimm propose une variante avec des cartes Pari. Lorsqu’on est démasqué on peut choisir une carte Pari permettant de gagner autant de points que le trophée de la manche si on a la carte du personnage qui la remporte.

Une autre variante apporte des cartes Capacité Spéciales aux joueurs ayant amassé le moins de points dans la manche précédente. Elles permettent aux joueurs de traverser la manche un peu plus sereinement s’ils ne sont pas à l’aise avec le bluff ou la stratégie. C’est un outil que l’on a utilisé pour faire découvrir le jeu aux plus réticents sur le bluff. Le Grand Méchant Loup par exemple gagne le pouvoir de regarder une carte personnage non utilisée s’il réalise une action Pointer du doigt infructueuse. C’est un petit plus qui a su relancer l’intérêt des joueurs pour une partie qu’ils pensaient perdue. En apportant de l’asymétrie au jeu cette variante amène également une rejouabilité différente.

Et enfin la dernière variante, qui est aussi notre préférée est celle des trésors. On ne joue quasiment plus qu’avec elle pour le petit plus en bluff qu’elle instaure. Un jeton Trésor peut être combiné à une carte Artefact pour effectuer une action. On ne dispose que d’un seul jeton trésor mais ce peut être une bonne occasion de se débarrasser d’un artefact du malheur pour réaliser une action optionnelle. Autour de notre table de jeu cette variante a apporté un peu plus de dynamisme et on a adoré la possibilité de pouvoir se faire des crasses en plus.

Tout le monde est sur son 31

Encore une fois, le jeu est superbe. Même si on a beaucoup moins de matériel, et pas de figurines comme dans La Forêt des Frères Grimm, les visuels de Mr. Cuddington n’en restent pas moins mis en valeur. L’artiste avait déjà œuvré sur le précédent jeu dans cet univers et assure donc la cohérence graphique de la gamme. Ils donnent au jeu l’atmosphère féerique que l’on attend à l’évocation du nom Grimm. Les représentations des personnages des célèbres contes ont été revisités et se distinguent des standards imposés depuis des années par Mickey. L’effet peinture rend vraiment bien, tous les personnages sont réussis et bien que le matériel soit assez discret en jeu, l’ambiance fonctionne bien.

Une réception réussie?

La Mascarade des Frères Grimm est un jeu à identités cachées dans lequel les participants devront se démasquer et collecter des artefacts. Le but va être pour chaque joueur de collecter des artefacts du bien avant ses adversaire ou avant d’obtenir 3 artefacts du Mal.

A tous les tours les joueurs vont devoir ajouter un artefact à leur collection et en donner un à un autre participants. C’est à ce moment la qu’il faudra faire preuve d’ingéniosité et de bluff pour ne pas se faire démasquer et se rapprocher de la victoire. Tenter de transmettre ses artefacts semble judicieux, mais si c’est trop voyant, les adversaires peuvent vous démasquer. Ou pire, vous pourriez arranger un adversaire en lui offrant un artefact qui le rapprocherait de la victoire.
Dans La Mascarade des Frères Grimm on se jauge, on tente des choses et on recoupe les informations pour tenter de faire tomber le voile de l’identité des autres joueurs. Mais au final, on passe surtout un bon moment avec ce titre simple et efficace.

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs de 2 à 5 joueurs
Age conseillé à partir de 8 ans
Durée d’une partie environ 30 minutes
Auteur Ben Eisner, Tim Eisner et James Hudson
Illustrateur Mr. Cuddington
Éditeur Lucky Duck Games
Prix : Environ 25€ Philibert Playin
Parkage Ludum

Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez Philibert.netPlayinLudum et Parkage. En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !

La maison des souris – Le memory haut de gamme

Boite du jeu de la Maison des sourisSalut les rongeurs ! Si vous vous tenez un peu au courant de l’actualité ludique pour les enfants, vous avez sûrement vu passer La maison des souris, un jeu coopératif de Théo Rivière et Elodie Clément, illustré par Jonathan Aucomte et édité par Gigamic.

Vous ne vous êtes jamais demandé où étaient passés vos boutons, bagues ou autres petits objets alors que vous étiez certains de les avoir rangés ? Et si ces disparitions étaient l’œuvre de petits rongeurs planqués dans votre grenier ? Dans La maison des souris, vous allez devoir récupérer tous ces objets en observant de façon coopérative les combles aménagés par ces petits habitants, qui apparemment se sont installés pour longtemps !

Chaque chose à sa place

La maison des souris - Le salonAvant de commencer à présenter le fonctionnement du jeu, faisons un petit tour du propriétaire. Une petite étape de montage est nécessaire avant de se lancer dans une première partie, puisqu’il va falloir monter les cloisons et quelques objets. Le tout est très rapide à mettre en place et de bonne qualité, à l’exception de la table de salle à manger qui a tendance à trop se plier et donc s’abîmer lors de son encastrement dans les encoches. La structure de la maison montée, il ne reste plus qu’à placer le plancher sur le fond de la boite, et recouvrir le tout du toit qui n’est autre que le couvercle de la boîte.

Quand la partie est terminée, il suffit juste de replacer les jetons dans les emplacements prévus, puis de retourner le plancher et les cloisons pour qu’ils s’encastrent dans le reste de la boîte. Le rangement est vraiment à saluer car il n’y a aucune étape de montage à effectuer une fois la première partie jouée.

Si la maison est le matériel de base de La maison des souris, le jeu vient également avec des plateaux à utiliser en fonction de la difficulté choisie, des jetons en bois à placer dans la maison et qui sont les objets à rechercher, ainsi que des jetons qui servent au décompte final des points. Enfin, on trouve une petite lampe torche avec un minuteur de 30 secondes qu’il faut placer dans une fente prévue à cet effet sur le toit de la maison.

Plateaux de scores de la maison des souris

Une mise en place rapide

Une fois la maison montée en deux secondes, la mise en place est relativement rapide et heureusement étant donné l’excitation apportée aux enfants devant ce superbe jeu ! Après avoir sélectionné une difficulté parmi les quatre disponibles, représentée par un code couleur, on récupère les jetons objets associés ainsi que le plateau de score correspondant. On place alors, face cachée, sur le plateau de scores les jetons d’objets ainsi que les jetons pièces. Nous verrons par la suite à quoi peut bien servir toute cette mise en place.

Le toit de la maison des sourisC’est alors le moment de se lancer à la recherche d’objets perdus. Par le trou sur le toit de la maison, on fait tomber à l’intérieur les jetons en bois, puis on secoue la boîte du jeu pour que ceux-ci se dispersent dans toutes les pièces. Il faudra parfois calmer les ardeurs des plus énergiques pour que les jetons ne passent pas par les fenêtres, et il sera d’ailleurs conseillé de ne faire que des allers/retours en laissant la boîte posée sur la table.

Que la lumière soit !

Comme la maison est complètement fermée à l’exception de quelques fenêtres, il est nécessaire d’apporter un peu de lumière à l’intérieur. Fournie avec le jeu, une petite lampe calibrée avec un minuteur de 30 secondes, est à placer dans le trou au plafond de la maison. Une fois que les objets sont dispersés dans la maison, on allume alors la lumière et on observe ! En effet, l’objectif est de mémoriser l’emplacement de tous les jetons. Le mieux pour ne pas perdre le fil est de dire à voix haute lorsque l’on trouve un élément. En 30 secondes, il est assez difficile de tout mémoriser surtout avec les plus jeunes, il est donc possible de faire pivoter la maison en douceur (pour ne pas déplacer les jetons d’une pièce à l’autre) pour avoir différents points de vue.

Intérieur de la maison des souris

Le compte y est !

Au bout de 30 secondes, la lumière s’éteint et il est temps de passer au compte rendu ! Sur le plateau des scores, nous avions préalablement placé quelques jetons comme suit :

  • Deux jetons objets côte à côte : Il faut alors répondre à la question : “est-ce que ces deux objets sont situés dans la même pièce ?”
  • Un jeton objet à côté d’un jeton pièce : “Est- ce que cet objet est dans cette pièce ?”
  • Un jeton pièce entouré d’une roue d’objets : Il faut déterminer les objets présents dans cette pièce
  • Un jeton objet placé au milieu d’une roue représentant toutes les pièces : “Dans quel pièce est cet objet ?”

Compte rendu

En fonction de la difficulté choisie, identifier les objets devient plus difficile puisque quelques variantes sont proposées. Une fraise pourra ainsi être en pleine forme ou complètement pourrie, une bague pourra être une simple alliance ou sertie d’une petite pierre etc… Et dans la pénombre des combles il faudra bien identifier les variantes et surtout les retenir ! Chaque plateau est donc adapté en fonction des difficultés, en prenant en compte ces différences.

En cas de bonne réponse à une question, on place un jeton “succès” à côté de celle-ci, ou un jeton d’échec dans le cas contraire. Une fois toutes les questions validées ou non, on fait avancer sur le plateau un petit pion en forme de panier en osier, qui symbolise notre avancée. Au bout de 4 manches, les souris rentrent chez elles et il est temps de les laisser vivre leur vie. En plus de se prendre pour des petits explorateurs, les joueurs vont pouvoir développer leur concentration puisqu’il ne faut pas trop s’éparpiller, mais aussi leur confiance envers les autres joueurs et en eux. C’est vraiment un travail coopératif que de débusquer tous les objets, car tout retenir seul en moins de 30 secondes est clairement impossible.

La maison des souris

Adapté aux jeunes joueurs, ne pas récupérer tous les objets n’est pas clairement punitif. En effet, les règles sont bienveillantes et ne font pas référence à un échec. Ainsi, ne pas avoir répondu à plus de 4 questions au cours de la partie ne fait pas de vous un mauvais observateur, mais vous invite à retenter une partie pour faire mieux. Pour ne frustrer personne, il est même possible de dévoiler les questions avant le début de la partie, afin que les joueurs sachent à quelles questions ils vont devoir répondre. C’est vraiment pas grand chose, mais cela prouve que les auteurs ont vraiment compris la cible du jeu et ont tout fait pour que le jeu soit toujours une partie de plaisir.

Un univers enchanteur

Si le concept est accrocheur, l’esthétique globale du jeu a terminé de nous convaincre. Les illustrations sont magnifiques et la boîte du jeu est clairement destinée à être exposée sur une étagère. L’ensemble est chaleureux et retranscrit bien l’idée d’un petit cocon aménagé à l’abri des regards. Si l’on devait trouver un petit point négatif, on pourrait peut-être trouver les jetons un peu trop simplistes mais ça serait chipoter. Le tout est facilement compréhensible au premier regard et est parfaitement adapté à la cible visée par le titre.

Les jetons et la lampe

Conclusion

La maison des souris est un jeu d’observation et de mémoire à destination d’un public assez jeune. Cependant, contrairement à bon nombre de jeux pour enfants, ici les parents trouveront aussi énormément de plaisir à coopérer avec les plus jeunes ! L’univers attrayant et les mécaniques un peu plus poussées qu’un simple memory en font un titre que l’on ressortira certainement très souvent pour passer un bon moment !

Avec une difficulté totalement paramétrable grâce aux différents plateaux proposés, on aura souvent envie d’y revenir pour corser un peu l’expérience ! Conseillé pour des enfants à partir de 5 ans, le titre est cependant jouable un peu avant (testé avec un enfant de bientôt 4 ans) en adaptant un peu les règles. En effet, la variante autorisant à les questions avant de se lancer dans l’observation permet aux enfants de se focaliser sur celles-ci. Nous avons également apprécié le fait qu’il ne soit pas question d’échec en cas de faible score, c’est rien sur le papier mais pour un enfant ça apporte une grande satisfaction de gagner à tous les coups !

On a beau chercher des défauts au jeu, le seul que l’on pourrait soulever est la fragilité des petits éléments à incruster, mais comme une fois mis en place ils n’ont plus besoin d’être enlevés grâce à un rangement optimisé au maximum, on ne peut définitivement rien dire de mal ! Le seul gros point noir, c’est que victime de son succès, La maison des souris est actuellement en rupture de stock dans la majorité des boutiques virtuelles. Tentez peut être votre chance dans les magasins proches de chez vous, mais le jeu devrait manquer à l’appel sous bon nombre de sapins cette année, et c’est bien dommage !

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs de 2 à 6 joueurs
Age conseillé à partir de 5 ans
Durée d’une partie environ 20 minutes
Auteur Théo Rivière et Élodie Clément
Illustrateur Jonathan Aucomte
Éditeur Gigamic
Prix : Environ 30€ Philibert Playin
Parkage Ludum

Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez Philibert.netPlayinLudum et Parkage. En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !

Mystery House – Retour à Tombstone

Boite de jeu Mystery HouseSalut les petits indiens ! Nous vous avions présenté Mystery House dans sa version de base un peu plus tôt dans l’année, et avions évoqué de nouveaux scénarios à paraître. C’est désormais chose faite puisque le titre de Antonio Tinto, cette fois-ci illustré par Andrea Tentori Montalto mais toujours édité par Gigamic se voit doté d’une extension sous le signe du Far-West : Retour à Tombstone

Retour à Tombstone étant une extension pour Mystery House nécessitant un matériel de base identique, nous ne pouvons que vous conseiller d’aller jeter un coup d’œil à notre article pour comprendre les mécanismes du jeu. Il est toujours question de disposer des tuiles sur une boîte en 3D représentant un manoir, puis de tenter de percer les différents mystères qui vont se présenter au joueur pour enfin connaître le fin mot de l’histoire. 

Pour la mise en place de l’aventure, on retrouve le même principe que pour les deux autres scénarios. On utilise une nouvelle la boîte du jeu comme support pour les tuiles, et on se fie aux positions écrites sur les cartes pour les placer dans les fentes numérotées de la boîte. Une fois le pli pris, placer les tuiles est très rapide et on peut répartir facilement le paquet de cartes entre les joueurs pour accélérer la mise en place. Bien sûr, il faudra prendre soin à ne pas regarder en détail les cartes pour ne pas se spoiler l’histoire. 

Plateau du jeu Mystery House

Après avoir exploré un manoir un peu étrange avec Portrait de famille, puis un labyrinthe mystérieux avec Le Seigneur du labyrinthe, on est donc ici plongé dans la ville de Tombstone, en proie à des tensions avec les peuples Indiens. Malheureusement on retrouve ici une tare des précédents scénarios, qui est que justement, celui-ci n’est pas vraiment détaillé et n’invite pas à se plonger dedans dès les premiers instants. On se retrouve jeté devant la boite avec seulement une courte description de ce qui nous attend, puis 60 minutes pour résoudre une énigme qui reste bien floue. Bien sûr le déroulé étant au cœur de l’aventure on ne s’étalera pas plus sur celui-ci au cours de notre article. Bien que prenant place dans un univers que je n’aime pas spécialement, j’ai quand même apprécié l’ambiance apportée par les illustrations et la bande son qui tourne en boucle pendant toute la durée de la mission.  

Boite de jeu Mystery HouseUne bande son ? Et bien oui, car si vous n’avez pas lu notre article sur le jeu de base, vous ne pouvez pas savoir qu’une application mobile est obligatoire pour pouvoir avancer. Pas de différences à noter du côté de l’application par rapport à nos précédentes parties, l’ergonomie demande encore un peu de travail pour être plaisante à 100%, mais elle fait quand même bien le travail et ne demande pas de chercher partout pour trouver ce que l’on veut. En observant toutes les tuiles visibles (que l’on voit sans regarder au travers de petits interstices) on doit alors dire à la personne qui tient l’application en main ce que l’on voit, et lui doit saisir dans celle-ci les informations. Ainsi, si l’on trouve un cactus en position A1, il faut saisir dans l’application la case A1, puis choisir dans la longue liste des objets proposés, celui qui nous intéresse. Il est également possible d’utiliser des objets ramassés, toujours en choisissant la position de la case, puis en cliquant sur l’icône en forme de main. Il en sera de même pour les cadenas à déverrouiller.

Clairement, cette extension pour Mystery House n’apporte rien de nouveau si ce n’est un scénario. Pas de nouvelles mécaniques par exemple, puisque les énigmes restent un peu de la même trempe, avec des cadenas à déverrouiller, des combinaisons de chiffres et lettres à déduire etc… Mais après tout, pour un tout petit prix, on a le droit à une aventure complète en plus pour un jeu que l’on a fortement apprécié, et il serait bête de s’en priver. Encore une fois l’extension souffre d’une rejouabilité nulle puisqu’il n’y a pas d’embranchements à prendre pour avoir une fin différente ou des bonus, on n’y retournera donc pas une fois l’enquête terminée. Cependant, prêter le titre à vos connaissances permettra de rembourser l’investissement du jeu de base et des extensions. Pour le prix d’une place de cinéma (bon ok, tout dépend de la ville et de si vous prenez du pop-corn), faire l’acquisition d’une nouvelle extension pour un jeu que l’on a apprécié n’est clairement pas un mauvais investissement !

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs de 1 à 5 joueurs
Age conseillé à partir de 12 ans
Durée d’une partie 60 minutes
Auteur Antonio Tinto
Illustrateur Andrea Tentori Montalto
Éditeur Gigamic
Prix : Environ 11€
Nécessite la boite de jeu de base à environ 25€
Philibert Playin
Parkage Ludum

Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez Philibert.netPlayinLudum et Parkage. En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !

Talisman – Une couronne pour les faire abandonner tous

Salut les héros ! Vous l’avez vu dans le titre, on va parler d’un monument du jeu de société avec Talisman. Certains d’entre vous le connaissent déjà pour l’avoir pratiqué, d’autres (comme c’était notre cas jusqu’à peu) seulement de nom, mais quand on traîne dans le milieu du jeu de société c’est un nom qui est rarement inconnu.

Pour cause, le jeu a fêté ses 37 ans cette année… Le titre de Robert Harris et John Goodenough (et non David) n’est pas resté dans son jus pour autant jusqu’à maintenant, Talisman en est à sa quatrième édition, révisée. Il est donc temps pour nous, presque quatre décennies après sa sortie, de poser les mains sur ce jeu dont on nous a souvent parlé, et qu’on avait aperçu dans The Big Bang Theory.

Il y a bien longtemps…

“Autrefois régnait un puissant sorcier, grâce au pouvoir d’une couronne magique, forgée dans la Vallée de Feu. Pendant des siècles, il a imposé sa domination. Au crépuscule de sa vie, il a caché sa couronne dans la région la plus dangereuse de son royaume, gardée par d’imposantes créatures et de puissants sortilèges. Seul un champion ayant la force, la sagesse et le courage de récupérer sa couronne pourra lui succéder. Aujourd’hui, l’ancienne légende continue à attirer de vaillants héros, en quête de la Couronne de Commandement, rêvant de diriger le royaume de Talisman.”

La quête suprême

Une partie de Talisman va se poursuivre jusqu’à ce qu’un joueur parvienne à s’emparer de la couronne de Commandement dans la région centrale du plateau de jeu. Les autres participants seront alors contraints d’abandonner la partie, laissant la victoire au détenteur de la Couronne.

Mais pour parvenir jusqu’à cet artefact légendaire, ce ne sera pas une sinécure. Le parcours sera semé d’embûches et traverser les différentes régions du plateau est un périple exigeant. Pour autant, les règles sont relativement simples.

A l’aventure !

Chaque joueur reçoit en début de partie un personnage, sa figurine et les diverses cartes d’équipement de départ propre au héros. La case de départ du joueur est également régie par la classe du personnage, le jeu a donc un lancement asymétrique. Étant donné que l’on est dans un jeu entièrement compétitif, il est de bon ton de ne pas tous commencer sur la même case pour éviter les crasses trop brutales en début de partie.

Le tour d’un joueur est divisé en deux phases : déplacement et rencontre. Pas de fioritures, deux phases et c’est réglé. Pour le déplacement, le joueur dont c’est le tour va lancer un dé et se déplacer d’autant de cases qu’indiqué, dans un sens ou dans l’autre sur sa région (Extérieure ou médiane). Il sera possible de changer de région en utilisant le pouvoir de certaines cases comme La Sentinelle pour passer en région médiane, ou la Porte du Pouvoir pour se rendre dans la zone centrale. Cependant, au cours de la partie, les joueurs auront l’occasion de confectionner des radeaux pour traverser le bras d’eau qui sépare les régions extérieure et médiane. Il y a donc plusieurs solutions au changement de zone. 

Ensuite viennent les rencontres. Certaines cases provoquent des rencontres, des situations vont être résolues par le biais de cartes Aventure. C’est le cœur du jeu Talisman. Le paquet Aventure révèle créatures monstrueuses et évènements à affronter. Il se peut également que la case soit occupée par un autre joueur. Auquel cas, il sera possible de l’affronter s’il ne fuit pas. Les rencontres sont le moyen le plus fréquent d’obtenir de nouveaux objets pour équiper son personnage. Comme dans les jeux de rôles et d’aventures classiques, l’équipement, et les disciples, viendront modifier les statistiques et pouvoirs de votre héros, lui octroyant des bonus et parfois de nouvelles capacités ou sorts. 

Un univers impitoyable (un peu comme Dallas)

Les combats sont résolus soit en physique, soit en psychique. La résolution est très simple, on compare les statistiques de force ou d’intellect (suivant le type d’affrontements choisis, et symbolisés par les cônes rouges ou bleus) et celui qui a le plus élevé l’emporte. Le vainqueur peut obliger le vaincu à perdre une vie (symbolisées par les cônes verts) ou alors le détrousser d’un de ses objets ou pièces d’or. Si le joueur perd sa dernière vie, il est tué et le vainqueur peut s’approprier tous ses biens. Les objets perdus restent sur la case et pourront être ramassés par d’autres joueurs plus tard. 

Avoir son personnage tué ne signifie pas que la partie s’arrête. On peut reprendre un nouveau héros et recommencer l’aventure. On a certes un peu de retard sur l’équipement et l’avancement du jeu, mais ce n’est pas insurmontable. Il est tout à fait possible que le joueur le plus en avance se fasse dévorer par un dragon au détour d’une case. 

Terrasser des créatures octroie une sorte d’expérience en jeu. En tuant des créatures, le joueur récupère la carte du montre et pourra l’échanger à la fin de son tour contre un pion Force ou Intellect, selon la valeur indiquée sur la carte. C’est pour cette raison qu’il va être important de farmer les rencontres pour monter en “niveau” et être plus à même d’affronter la région Intérieure.
N’importe quelle classe pourra développer ses talents en Force et Intellect, permettant de lancer des sorts. Évidemment les Sorciers et autres Mages ont des prédispositions aux effets magiques, mais un Guerrier à force d’éliminer des créatures donnant de l’Intellect pourra parvenir à monter sa jauge suffisamment haute pour utiliser les sorts. 

L’équipement, un bien précieux

On l’a vu, les objets d’équipement modifient les stats d’un personnage de manière assez classique, il existe également d’autres cartes qu’un joueur pourra avoir dans son inventaire pour l’aider à progresser. Mais il existe un autre type d’objet capital pour accomplir son but et utiliser la Couronne de Commandement : les Talismans.

Ces objets magiques s’obtiennent en récompense de rencontres, comme les autres objets ou bien par le biais d’actions sur certaines cases. Il sera possible d’obtenir un talisman en priant au Temple en démontrant sa ferveur, et en ayant un peu de chance aux dés.

Sinon, sur la caverne du Démoniste il jette un dé et doit accomplir l’action demandée s’il le peut. S’il y parvient, le précieux artefact entre en sa possession. En revanche, s’il échoue l’accès à la région centrale lui est interdit pour ce tour.

La région centrale

Les règles qui régissent la partie intérieure du plateau sont légèrement différentes de celles des autres régions. On ne lance plus de dé pour avancer mais la progression se fait case par case.
Ensuite on ne tire plus de cartes Aventure pour les rencontres mais on résout les effets de la case qui sont souvent à base de lancés de dés. Au début de son tour il est tout à fait possible de rebrousser chemin si l’on se rend compte que l’on n’est pas apte à affronter la suite de l’aventure. C’est même une preuve de sagesse que de faire demi tour plutôt que de voir son personnage périr à quelques tours de la fin du jeu et d’avoir à repartir de zéro.

Une fois arrivé sur la case de la Couronne de commandement, les règles changent encore pour le reste de la partie : si un personnage perd sa dernière vie, le joueur qui le contrôle ne peut plus recommencer l’aventure avec un nouveau personnage. Il a définitivement perdu la partie. 

Un joueur qui possède un Talisman pourra tenter de lancer le sort de commandement s’il est sur la case de la Couronne. Ce sera désormais sa seule action possible. Toujours avec un jet de dés, obtenir un résultat de 4 à 6 fera perdre une vie à chaque autre personnage ; tout autre résultat n’aura pas d’effet.
Mais Talisman n’est pas juste une course où la victoire se joue à l’arrivée sur la case de la Couronne. Il n’y a qu’une place sur cette case. Si un joueur tente d’entrer sur la case alors qu’elle est déjà occupée, il y a impérativement une rencontre et s’en suivra des lancers de sorts jusqu’à l’abandon de tous les participants, sauf un. 

Remettre son destin au hasard

Talisman laisse la part belle au hasard. Il peut parfois s’avérer injuste mais le jeu est ainsi fait. S’il est possible de relancer une fois un dé en dépensant un jeton Destin, les moyens de contrôle de l’aléatoire restent minimes. En ce sens, le jeu pourra déplaire à certains. Jouer sa partie sur un lancé de dés peut rebuter. 

L’aléatoire trouve également sa place dans les rencontres, on n’est pas à l’abri de piocher un dragon alors que le joueur précédent n’a eu qu’un ours ou un diablotin à affronter… C’est parfois injuste, mais parfois terriblement drôle aussi. La mort n’étant pas définitive, on prend son courage à deux main et on se relance dans l’aventure si la faucheuse tape à notre porte. 

Si vous n’aimez pas le hasard, passez votre chemin ! Aussi bon soit le jeu, il est régit par Dame Chance et si vous ne pouvez pas vous en accommoder vous allez passer un très mauvais moment. 

Il va être important d’enchaîner les rencontres pour acquérir équipement et expérience, mais il faut également faire attention à ne pas perdre l’objectif de vue. Talisman à un petit côté course puisque laisser ses adversaires seuls sur la case de la Couronne à lancer des sorts peut mener à une mort (définitive rappelons le) relativement rapide. Tout au long de la partie on a ce sentiment de “stop ou encore” sur le leveling alors que les adversaires progressent sur le plateau.

Direction Artistique

Avec Talisman on voyage un peu dans le temps. Le jeu renvoie directement aux grandes heures de la fantasy des années 80, décennie dans laquelle il a vu le jour. Malgré les rééditions, Talisman a gardé son âme et son charme vintage. Alors on n’est pas non plus en face des visuels de la première édition, ils ont évolué, mais en conservant cette ligne directrice. C’est un choix qu’on apprécie dans l’équipe. Étant tous trentenaires, Talisman nous replonge dans la fantasy de notre jeunesse et réveille ce petit sentiment de nostalgie qui fait tellement plaisir. Une partie de Talisman et un chocolat chaud, ça y est, on a de nouveau 10 ans !
L’univers est coloré, dynamique et détaillé. Les cases du plateau sont très bien illustrées et on voyage avec plaisir dans les contrées de Talisman. Les illustrations sur les cartes renvoient directement au folklore médiéval fantasy classique et certains artworks sont très proches des premières éditions de Magic. On regrette un peu le format des cartes qui ne permet pas de profiter des visuels dans les meilleures conditions mais ce n’est qu’un détail. Le plateau étant déjà grand, si on y ajoute des extensions et des cartes grand format, Talisman serait injouable dans la plupart des foyers, les tables ne suivraient pas. 

Matériel

Nous n’avons pas eu les éditions précédentes entre les mains, on ne pourra donc pas faire la comparaison. Cela dit, pour cette Quatrième Édition éditée par Matagot, le matériel est de qualité. Les cartes sont toilées et rigides comme il faut. Le petit format est pratique, on gagne un peu de place sur la table. vu la taille du plateau ce n’est pas un luxe. 

Les pions en forme de cône de couleur pour symboliser les différentes statistiques des personnages (Force, Intellect et Vies) sont bien pratiques et lisibles en jeu. En revanche, les pièces d’or en plastique nous ont moins séduit. Elles sont très légères dénotent un peu avec l’aspect qualitatif du reste du matériel. Contrairement aux pièces, les dés sont de toute beauté, avec leurs reflets ambrés et la gravure noire, ils sont du plus bel effet en jeu. 

Une petite erreur d’impression s’est glissée dans le livret. Il précise que 6 bagues colorées pour cercler les figurines et identifier le joueur en jeu sont présentes dans la boîte, mais ce n’est pas le cas. On a été surpris de ne pas les y trouver, mais l’éditeur nous a confirmé qu’elles n’y étaient pas mais arriveraient plus tard dans une extension. D’ailleurs, on vous parle des 3 premières extensions à être rééditées chez Matagot très bientôt. Par souci de lisibilité, on a préféré séparer leur présentation de celle du jeu de base.

Et pour finir, les figurines. On a été surpris de trouver des figurines dans la boîte, dans The Big Bang Theory, il me semblait avoir vu de standees, mais c’est une bonne surprise. La sculpture n’est pas la plus belle et détaillée que l’on ait vue, mais ce n’est pas un défaut pour autant. Elles s’inscrivent parfaitement dans l’esthétique rétro de Talisman. Sans prendre quarante ans dans la figure, elles ont un design simple et le charme de la vieille fantasy.

Conclusion

A l’heure où Stranger Things a remis dans la lumière les jeux de rôles/plateau avec leur look retro, Talisman revient chez Matagot pour enfoncer le clou de la Fantasy retro. Ce jeu d’aventure médiéval fantastique met les joueurs en compétition pour s’approprier le pouvoir de la Couronne de Commandement.

Divisé en trois zones distinctes, le plateau de Talisman offre une aire de jeu importante remplie de mystères et de rencontres hostiles. Il appartient aux joueurs de s’équiper et de gagner en expérience sur les zones extérieures pour être aptes à affronter les dangers de la zone centrale dans laquelle se trouve le puissant objet. 

Faisant intervenir le hasard à tous les niveaux de son gameplay Talisman pourra rebuter les allergiques à l’aléatoire sans contrôle. Cependant, et contrairement à certains autres jeux, on n’est jamais réellement bloqués à cause de ce dernier. Si le Destin joue contre vous, la mort n’est pas définitive, vous autorisant à prendre des risques jusqu’à un certain point. Pendant que vous repartez pour équiper et améliorer un héros, les autres prendront de l’avance. Ne les laissez pas vous distancer si vous voulez vous emparer de la Couronne de Commandement ! 

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs de 2 à 6 joueurs
Age conseillé à partir de 14 ans
Durée d’une partie Entre 60 et 90 minutes
Auteur Robert Harris et John Goodenough
Illsutrateurs Massimiliano Bertolini, Marjorie Davis, Ralph Horsley, Jeremy McHugh, WiL Springer, Sean Turtle, Teejay Ralph Villahermosa
Éditeur Matagot
Prix : Environ 60€ Philibert Playin
Parkage Ludum

Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez Philibert.netPlayinLudum et Parkage. En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !

The Loop repart pour un tour !

Salut les voyageurs temporels ! L’actualité du jour est centrée autour de The Loop édité chez Catch Up Games. Deux nouvelles autour du titre de Théo Rivière et le charmant Maxime Rambourg (c’est Théo Rivière qui le dit, on lui fait confiance :D) sorti tout récemment, le jour du reconfinement pour être précis.

Dans sa dernière newsletter, Catch Up Games lève le voile sur les chiffres de The Loop. Malgré les limitations de sorties pour les joueurs, The Loop a rencontré son public, puisque sur les 5000 boîtes produites, il n’en resterait que deux petites centaines en stock. Si le titre vous intéresse, c’est donc le moment de se jeter dessus avant sa rupture. (Le lien est affilié, merci à ceux qui l’utiliseront pour leur aide !)
Cependant, si vous n’avez pas encore mis la main sur ce titre, rien n’est perdu mais il faudra être un peu patients. Le reprint est en cours et devrait être disponible à la fin de février dans les boutiques ludiques.

Fort de son succès, The Loop sera bientôt doté d’une extension : La Revanche de Foozilla.
Prévue pour mai-juin 2021, elle apportera son lot de nouveau matériel et modes de jeu.
Le jeune Foo et les Jumeaux Derrek feront leur entrée dans le jeu. Pour affronter Foozilla et le Dr Foo, les joueurs auront 8 nouveaux artefacts, deux nouvelles missions et deux modes de jeu inédits pour venir enrichir le jeu de base.

Si le jeu vous intéresse, c’est le moment de se le procurer pour le mettre au pied du sapin, sinon il faudra attendre 2021!

Philibert

Les plus populaires

Peepoodo & The Super Fuck Friends

Salut les pervers, tout d'abord on va mettre les choses au clair, cet article n'est PAS DU TOUT pour les enfants ! Merci de...