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Phone Bomb – Bombe ludique ou pétard mouillé ?

Salut les démineurs ! Et oui on retourne jouer avec les explosifs ! Depuis Bomb Squad on n’avait pas joué avec les engins qui font boum et ça nous avait manqué. Mais cette fois on n’envoie pas de robot ! On y va à l’ancienne façon Arme Fatale 3 avec un petite pince et notre courage ! Retroussez vos manches, essuyez votre front, on s’attaque à Phone Bomb !

Tic… Tac… Tic… Tac…

Horreur, on vient de vous informer qu’une bombe avait été découverte, vous partez le plus vite possible avec votre équipe pour arriver sur les lieux du crime. Malheureusement, le temps que vous arriviez, il ne reste plus qu’une seule minute pour désamorcer la bombe. Heureusement, vous êtes entourés des meilleurs pour vous aider dans ce tour de force. Du moins… C’est ce que vous espériez…

Les outils du parfait petit démineur

Phone Bomb est un jeu de David Circurel, illustré par Christopher Matt et édité chez Aurora Games fait partie de ces jeux hybrides tels qu’Unlock, Tapage Nocturne ou Voyage en Terre du Milieu qui demandent un téléphone ou une tablette pour pouvoir être joués.

Une fois l’application installée, il ne reste plus qu’a distribuer des cartes aux joueurs autour de la table et de lancer le chrono.

Pendant la prochaine minute, à votre tour, vous devrez faire des paires avec vos cartes pour créer des symboles et ainsi faire l’action leur correspondante.

Couper un fil bleu, rouge ou jaune

Grâce à ces symboles vous allez pouvoir couper des fils sur la bombe mais lesquels choisir ?

Ces symboles vous permettent “d’identifier” les bons et les mauvais fils, tout en restant assez vague, vous ne saurez pas quel est précisément quel fil il faut couper mais vous aurez une indication sur le nombre de fils piégés et ceux qu’il faut couper restant.

Les symboles évoluent tout au long de la partie pour vous aider pour peu que vous refassiez l’action de regarder à nouveau.

Le symbole de la montre parle de lui même, il vous permet de rajouter un peu de temps, et vous en aurez besoin !

Le symbole de fuite vous fait vous enfuir. Vous abandonnez tout le monde de peur que la bombe explose, si c’est le cas, vous gagnez un point sur les cendres de vos amis. Mais en vous enfuyant vous enlevez un boulet aux braves restants, ils ont donc le droit à un peu de temps supplémentaire.

Le symbole micro permet de prépare son discours de victoire, sauf qu’il fait perdre du temps tout l’équipe. Méfiez vous de ceux qui préparent trop leur discours, les laisser avec une bombe non désamorcée et quelques secondes pour réagir pourront les remettre dans le droit chemin !

Et si vous n’avez pas de paire ?

C’est là qu’intervient le caractère communication du jeu, pendant que le joueur actif s’efforce de prendre la bonne décision, les cartes tournent entre les joueur, chacun annonce ce qu’il veut et ce dont il a besoin. Les échanges de cartes entre les joueurs permettent de faire de nouvelles paires mais vous n’êtes jamais tenus de donner la carte que vous avez promis en échange de celle que vous allez recevoir. Le petit coup de couteau dans le dos, prémice d’une traîtrise !

L’appli

Très claire et même assez simple avec quelques options basiques qui permettent de régler le son, les vibrations, la langue, etc… On notera tout de même l’option “Tablette” qui contrairement au jeu de base évite de se passer la bombe d’un joueur à l’autre. Vu qu’il y a moins de manipulation, on gagne du temps, c’est pourquoi au lieu de 60 secondes, vous n’en aurez que 45 ! On préfère ce mode chez nous car il permet à tous de voir la bombe en temps réel et donc d’adapter ses décisions.

Quand on lance l’appli, on peut choisir entre découverte et normal. D’autres modes sont prévus dans la règle mais ils ne sont pas encore disponibles dans l’application. Interrogé à ce propos, l’éditeur nous informe que le minuteur pour chaque joueur arrivera aux alentours du FIJ de Cannes. Ce minuteur pour chaque joueur aura des conséquences plus ou moins lourdes quand il arrivera à son terme : pénalité ou tout simplement explosion de la bombe. Un peu de stress en plus ça ne fait pas de mal !
Bénéfice d’avoir une application dédiée, de nouveaux modes pourront arriver prochainement pour enrichir le jeu. L’idée d’un mode “à l’aveugle” où l’on ne connaîtrait pas le temps restant à été évoqué.

On attend les futures annonces de l’éditeur concernant ces nouveaux modes ! 🙂

Au final on s’éclate ?

On a essayé Phone Bomb dans 2 configurations différentes, à 4 adultes joueurs puis à 5 enfants de 10 à 12 ans accompagnés d’un adulte.
Dans le premier cas, la sauce n’a pas pris du tout, les joueurs n’ont pas du tout exploité le côté communication du jeu qui est pourtant le fer de lance de ce dernier. Les paires étaient faites avec ce qu’ils avaient en mains et adaptaient leurs possibilités assez facilement dans le calme et la sérénité. Le trop grand choix grâce aux 4 cartes en mains n’est pas assez bloquant. Et le caractère trop sérieux de la table a fait que tout le monde jouait pour désamorcer la bombe sans fuir ou préparer d’interview. C’est malheureux mais on avait trop l’esprit d’équipe pour vouloir se démarquer, pris plus par la mission que par les points.

Heureusement, les cartes objectifs viennent nuancer ce propos, en les attribuant aux joueurs, ils entreprennent des actions contre-productives pour le groupe. On vous conseille de les ajouter rapidement à vos parties. Sans elles, le jeu était trop sérieux et n’a pas suscité d’intérêt pour notre groupe.

Alors qu’avec les enfants, ça a été un grand foutoir d’émotions, entre les rires ou déceptions quand la bombe explosait, les cris de victoire pour les désamorçages et les viles traîtrises de certains qui s’enfuyaient rapidement pour assurer leur survie. Les parties se sont enchaînées dans le bonne humeur. Chaque bombe désamorcée ou non en appelait une autre. Jouer avec des enfants et des ados qui marchent plus au ressenti qu’au calculatoire a été un vrai plaisir.

Phone Bomb fait parti de ces jeux qui peuvent être un échec comme une réussite selon l’ambiance autour de la table. Si vous cherchez la stratégie et le sérieux, passez votre chemin, Phone Bomb est un party game qui demande des joueurs “grain de sable” qui viendront mettre les projets des autres en l’air pour devenir intéressant. Si vous n’avez pas de joueurs opportunistes autour de la table, le jeu fera ne sera qu’une déception pour vous. Au contraire si vous aimez vous faire des crasses voir de pousser les autres à la faute, il pourra trouver le chemin de vos apéros ludiques assez facilement.

Fil bleu ou fil rouge ?

Phone Bomb est un jeu coopératif pour 3 à 6 joueurs. Enfin coopératif quand tout va bien car il n’y aura qu’un seul gagnant à la fin de la partie. Si tous les joueurs ont pour but principal de désamorcer les bombes pour marquer des points, il est toujours possible de se démarquer en laissant les camarades dans la galère quand on juge que la bombe va éclater. Une bonne fuite bien lâche mais qui vous sauvera la vie et vous apportera des points alors que ceux restant dans l’explosion malheureusement n’auront rien gagné sinon une mort explosive…

Mais même quand tout va bien, que le désamorçage est en bonne voie, certains tentent de se mettre en valeur pour briller, pendant que vous transpirez de peur à chaque fil que vous coupez, eux préparent leur discours pour se la péter devant les médias et ramasser tous les honneurs et forcément des points supplémentaires. Sauf qu’ils vous font perdre du temps et vous rapprochent d’une explosion de plus en plus certaine !

Le jeu est faussement coopératif, on trouve rapidement des comportements déviants entre ceux qui s’enfuient préférant marquer des points même si ça doit entraîner la mort des autres joueurs et ceux qui veulent marquer plus de points que les autres quitte à leur faire perdre du temps. Vous allez détester vos coéquipiers ! On déconseillera le jeu aux tablées qui veulent jouer sérieux et productif. Phone Bomb n’est pas fait pour les tables trop sérieuses.

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs de 3 à 6 joueurs
Durée d’une partie environ 15 minutes
Auteurs David Circurel
Illustrations Christopher Matt
Éditeur Aurora Games
Prix 13 €

 

Les liens dans le tableau récap sont affiliés chez Philibert.net. En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !

[Test] Pantsu Hunter : Back to the 90s

Pantsu Hunter: Back to the 90s est à l’origine un kickstarter de Ascension Dream. Pantsu Hunter: Back to the 90s est sorti pour la PS Vita sur le store PSN Nord Américain. Il y a un faible mais présent espoir pour une sortie physique via EastAsiasoft. Pantsu Hunter: Back to the 90s est une petite visual novel et point-and-clic d’environ 4-5h pour atteindre les 100%. Il a attiré beaucoup de joueur principalement par son aspect graphique qui rappelle énormément les animes des années 90 tel que Evangelion, Cat’s eyes ou Nicky Larson. C’est donc un vrai plaisir de retrouver cet aspect visuel mais on vous en parlera plus détails un peu plus loin.
Fait étonnant, Pantsu hunter back to 90s est traduite dans plusieurs langues dont : Anglais, Allemand, Français, Espagnol et Russe. Les doublages audio sont cependant uniquement en Anglais.

02 - Pantsu Hunter: Back to the 90s

Partagez une conversation à cœur ouvert, regardez un film ensemble, prenez un bain, supprimez un virus informatique, aidez une fille dans une situation difficile et – si vous avez de la chance – trouvez l’amour de votre vie en utilisant la couleur et le motif de sa culotte. Pantsu Hunter : Back to the 90s est un jeu d’aventures avec des éléments point-and-click (où tout peut basculer en un instant) qui raconte l’histoire d’un jeune homme à la recherche de l’amour dans un style anime nostalgique des années 80 et 90.

L’histoire 

Kenji Kojima, un jeune homme plein d’enthousiasme et de volonté, quitte sa province natale pour aller à l’université dans la capitale. Sans l’aide de ses parents, il est difficile de gagner sa vie et d’étudier. Il commence donc à apprendre différents métiers jusqu’à devenir un véritable homme à tout faire. Cependant, les diplômes ne sont pas sa priorité dans la vie – il veut trouver le véritable amour ! Malheureusement, ce n’est pas si simple. Mais il peut compter sur un avantage inattendu : les petites culottes ! Kenji a appris à identifier la personnalité d’une fille par ses sous-vêtements et il rencontrera quatre filles sur son chemin : une charmante jeune fille enjouée, un joli garçon manqué, une introvertie timide et une beauté glaciale. Pourra-t-il enfin trouver son véritable amour ?

Caractéristiques
  • Un style anime des années 80-90 nostalgique et unique
  • Décors et visages des personnages féminins animés
  • Bande originale créée avec un synthétiseur vintage
  • Voix en anglais
  • 18 culottes à collectionner
  • Différentes fins inattendues. Faites attention !
  • 9 scènes bonus pour découvrir le passé des héroïnes

Allez on commence la critique ! 

01 - Pantsu Hunter: Back to the 90s

Pantsu Hunter: Back to the 90s est divisé en 4 chapitres avec une introduction et un épilogue. Chacun des épisodes va vous faire rencontrer une nouvelle jeune fille, Haruka, Anka, Anna et Yukari.

Auxquelles, il faudra dérobé des culottes pour agrémenter la collection de Kenji, qu’il essaie de rendre “au possible” après “analyse”, et ainsi en découvrir plus sur la jeune fille. En gros, vous incarnez le réparateur creepy qui vient chez une jeune fille pour voler une culotte à renifler. Le jeu souffre d’un soucis qui pour moi est majeur, le texte n’est pas pratique à lire car trop petit et avec des caractères dont le contour n’est pas assez prononcé. Comme sur l’exemple si dessous :

J’ai également rencontré quelques bugs qui ont nécessité un redémarrage du jeu. Le jeu est globalement mal optimisé pour la PS Vita. L’affichage du texte est long. J’ai par contre remarqué que le jeu tourne mieux dans sa version anglaise que dans la version française.

Mécanique de jeu et gameplay 

Pantsu Hunter tient beaucoup plus du point and clic que de la visual novel. Il faudra d’ailleurs passer pas mal d’essais avant de trouver les bonnes conditions pour vous faire passer d’une scène à l’autre. On est parfois même obligés d’insister en cliquant plusieurs fois sur les mêmes objets pour débloquer un effet. Cependant chaque “mort” est accompagné d’un petit texte et vous allez affronter plusieurs situation rocambolesque.

Pour voir les éléments cliquable il faudra maintenir la touche carré pour avoir l’ensemble des objets qui sont interactifs par une petite icône. Le texte peut être accélérer avec croix et passé avec triangle. L’écran tactile de la PS Vita est utilisable ainsi que la croix ou le joystick.

06 - Pantsu Hunter: Back to the 90s

Mais en dehors de trouvé des culottes, y a un scénario ?

Il n’y a pas vraiment d’histoire qui se suit, chaque chapitre est une réparation ou aide du protagoniste dans l’appartement de personnages féminins différents. Il n’y a que le chapitre 4 qui fasse office de réunion de l’ensemble des protagonistes et qui lie un peu le scénario global. Chaque scénario comporte plusieurs fins, une vraie fin et également des scènes bonus accessibles depuis le menu pour en apprendre plus sur les jeunes filles. Je trouve que c’est une perte à l’histoire que celle-ci ne soit pas intégrée directement. Pour ma part, je trouve dommage que l’histoire ne se focalise pas sur une ou deux filles pour avoir une évolution plus profonde de la relation des personnages qui, là, est très superficielle.

06 - Pantsu Hunter: Back to the 90s

Il faudra cependant accepter de jouer le rôle du protagoniste qui va chez des jeunes filles pour voler leurs sous-vêtements et faire parfois des choses complètement déplacées pour avoir les fins alternatives de chaque scénario. Il y a cependant aucune scène érotique ni même de scène “coquine”, ce jeu est donc accessible à tous même si c’est hors de question de donner ça à mon neveu de 12 ans.

Alors ces graphismes 90’s ? 

C’est vraiment réussi ! Les dessins sont magnifiques avec des détails, les jeunes filles rappelleront des personnages de notre enfance du Club Dorothée ! Il n’y a cependant que très peu de lieux visitables, 3 pour les 3 premiers scénarios puis un peu plus dans le chapitre 4. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’un tout petit Kickstarter qui a eu pas mal de soucis financiers. Je trouve la globalité du jeu plutôt interessante et j’ai hâte de voir s’ils sortiront d’autres titres dans le futur. Le jeu a un côté Nicky Larson très agréable et je trouve que le protagoniste lui ressemble dans sa manière d’être (je parle bien là de la version animeée).

05 Pantsu Hunter: Back to the 90s

Pour les feignants et pour conclure ! 

Pantsu Hunter est un petit point and clic qui va se finir en 4-5h. Il faut compter peut-être sur 5h30-6h pour avoir le platine en prenant votre temps. Le jeu présente une direction artistique très 90’s, agréable et qui ravira les fans de cette époque. Cependant le jeu souffre du traduction d’une qualité discutable (en français). Il souffre de quelques bugs qui peuvent être frustrants (nécessaire de  relancer le jeu). L’histoire est à prendre à la légère et elle fait bien passer le temps, on sourit de l’idiotie des situations et des résolutions. Pantsu Hunter ne présente aucune scène érotique ou de fan service. Mais j’ai passé un bon moment et je suis heureux d’avoir pu mettre les doigts sur ce jeu fait par un tout petit studio italien/russe qui a réussi à sortir ce titre avec une campagne kickstarter d’uniquement 4 277 € !

Si vous aimez le point’n’clic et les visual novel pour 9,99$/euro je trouve que le jeu vaut le coup ! 

04 - Pantsu Hunter: Back to the 90s

 

[PS Vita] EMMA: Lost in Memories – version physique

Alors que plus de la moité de la planète est en confinement, l’Asie commence à reprendre une vie normale. Aujourd’hui Eastasiasoft vient d’annoncer la mise en vente prochaine de EMMA: Lost in Memories en version physique sur PS Vita.

L’histoire de EMMA: Lost in Memories

Poétique, surréaliste et mélancolique, EMMA: Lost in Memories offre une expérience unique dans un monde étrange et dangereux où les murs s’effacent lorsque vous les touchez. Le personnage principal, Emma, ​​est jeune, vibrante et intriguante: elle quitte sa maison à la poursuite d’un hibou, et se perd rapidement dans un monde qui devient lentement de plus en plus dangereux.

Caractéristiques:
  • Une mécanique simple et rapide : tous les murs et les plateformes commencent à disparaître quand on les touche !
  • Le personnage court automatiquement à une vitesse fixe. Contrôlez ses habilités spéciales (double saut, glisser et grimper) et réagissez au bon moment.
  • Un style artistique minimaliste en 2D dessiné intégralement à la main.
  • Un gameplay dynamique dans un monde excentrique et poétique.
  • Des niveaux sur un seul écran où il faut allier compétence et ingéniosité avec planification et stratégie.
  • Deux modes de jeu : Histoire Principale et Coffre de Souvenirs. Complétez l’Histoire Principale pour pouvoir jouer aux niveaux du Coffre de Souvenirs !
  • Une réflexion délicate sur le thème de la perte de mémoire.

Le jeu sera mis en vente le jeudi 9 avril prochain chez leur partenaire habituel Play-Asia. Le jeu comprendra EMMA: Lost in Memories en version physique sur cartouche, la bande son du jeu sur CD, un livret ainsi qu’un carton certifiant le numéro de tirage.

Il n’y aura que 1000 copies disponibles au prix de $34.99 avec les frais de port offerts comme à chaque fois !

Vous pouvez vous rendre sur la page de Play-Asia en cliquant directement sur ce lien. Si vous utilisez notre code PIXEL, vous aurez également droit à une réduction de 5%!

Magic – Ikoria : La Terre des Béhémoths. La preview

Salut les Magiciens ! La nouvelle extension pour Magic l’Assemblée se dévoile peu à peu. L’occasion pour nous de vous partager les informations qui ont été publiées officiellement, compilées dans cet article. Intitulée Ikoria : La Terre des Béhémoths, le titre nous promet de la grosse bête, à la vue des quelques cartes révélées, on va être servis !

La pandémie actuelle perturbe la sortie physique de cette extension, repoussée au 15 mai en Occident. L’Asie pourra commencer à taper le carton avec Ikoria dès le 17 avril. Cependant, il sera toujours possible de se consoler sur la version dématérialisée du jeu via Magic Arena à partir du 16 avril. 

Avant toute chose, voici le trailer de l’extension qui donne le ton : 

Beaucoup de choses à dire sur cette nouvelle extension qui se profile. Personnellement ce que j’attends le plus dans un nouveau pack de cartes, ce sont les nouveaux mots-clé. On est gâtés avec Ikoria, il y en a certains que je trouve particulièrement intéressants. 

Compagnon

C’est certainement celui que je trouve le plus original. Dix créatures seront dotées de ce mot-clé, et sont toutes légendaires. Les cartes Compagnon proposent des règles de construction de deck qui si elles sont respectées permettront de faire entrer en jeu le compagnon depuis l’extérieur de la partie.
On retrouve un peu l’aspect d’un Général de deck Commander mais avec des contraintes différentes.
D’ailleurs, la loutre légendaire Lutri semble taillée pour ! Attention cependant, le compagnon ne pourra être invoqué qu’une seule fois depuis l’extérieur de la partie. S’il est contrecarré lors du lancement ou s’il meurt une fois arrivé en jeu, il rejoindra votre cimetière, à la différence d’un Général qui retournerait dans la zone de commandement.

A noter qu’ils sont également tout à fait jouables en tant que créature, donc intégrés au deck dès le départ de la partie, sans tenir compte des règles de constructions de decks. Elles se comportent alors comme des créatures classiques.

Les marqueurs “mots clé”

A l’instar des marqueurs +1/+1 qui sont désormais familiers, certaines cartes d’Ikoria permettront de placer des marqueurs mots clé sur des créatures. On pourra donc attribuer à une créature le Piétinement, le vol, le lien de vie, l’initiative… pour une durée plus longue que ce que les éphémères ou rituels permettaient jusqu’à présent. 

On devrait pouvoir faire évoluer ses créatures sans avoir forcément recours à des enchantements qui sont malgré tout susceptible d’être retirés par un Désenchantement ou une Naturalisation, reste à voir si certaines cartes permettront de retirer ces marqueurs.

La Mutation

Toujours dans l’optique de faire grossir et évoluer ses créatures, la Mutation permettra de lancer les créatures disposant de ce trait de deux manières différentes. De manière classique pour leur coût de mana, elles arrivent en jeu de façon traditionnelle.
En revanche, si elle sont lancées pour leur coût de mutation, elles pourront fusionner avec une créature non humain déjà présente sur l’aire de jeu en se plaçant au dessus ou en dessous d’une créature.

Concrètement, les créatures ayant fusionné auront les caractéristiques de la créature placée en haut et toutes les capacités de la créature du haut et celles placées en dessous. Dans l’exemple présenté par le site officiel Magic, on peut en faisant muter les deux mêmes créatures obtenir une 5/4 Rouge portée vigilance ou une 2/4 verte portée et vigilance.

Selon le plan de jeu l’une ou l’autre pourra avoir ses avantages et inconvénients, pour éviter une protection contre une couleur ou un sort de destruction de créature de force supérieure ou égale à 4 par exemple. 

L’autre avantage que je trouve à ces cartes, c’est leur polyvalence. En partie, grâce à la mutation on peut par exemple donner le vol à une créature déjà en jeu en en faisant muter une autre ou poser cette même carte en tant que créature et ainsi avoir deux menaces potentielles pour l’adversaire. 

Le Recyclage

Et le dernier mot-clé que l’on retrouve sur certaines carte n’est pas nouveau, il s’agit du recyclage. Pour le coût de recyclage, on peut se défausser de la carte et en piocher une nouvelle. Le recyclage est une mécanique déjà connue de Magic, mais elle est tellement pratique en jeu qu’on se réjouit de la retrouver. D’autant plus que certaines cartes auront un effet qui se déclanchera à chaque fois que l’on recyclera une autre carte !

L’adaptabilité semble être le maître mot d’Ikoria, ce qui promet des parties pleines de rebondissements.

Du monstre mythique !

L’autre particularité de cette extension est la présence de monstres bien connus de la Toho qui se sont invités dans l’univers Magic. Les Kaijus comme Godzilla et Mothra sont de la partie. Evidemment, ces bêtes ont des stats et capacités impressionnantes, les 6/6 et 8/8 sont monnaie courante. Certains ne croyaient pas aux rumeurs annonçant le plus célèbre des lézards dans Magic, craignant pour la cohérence de l’univers. Vous allez le voir dans les spoilers, certaines illustrations comme Godzilla, King of Monsters met en scène le dinosaure dans un contexte urbain contemporain. 
Ca surprend au premier abord, mais les illustrations sont tellement qualitatives qu’on est contents de cette digression qui offrent aux collectionneurs de superbes pièces à ajouter à leur collection. Ces cartes de la série Monstres sont des reskin de cartes d’Ikoria réillustrées et avec une nouvelle appellation.

On observe donc de très belles créatures légendaires tricolores, les Zéniths; qui devraient générer de jolis decks et faire de bons Généraux de commander. Elles possèdent toutes les 5 le trait Mutation et un effet déclenché lorsqu’on les fait muter. 

De nombreuses cartes ont été dévoilées pour le moment, vous avez pu en voir quelques unes en illustration de cet article, pour retrouver toutes celles révélées je vous invite à vous rendre sur le site Mythic Spoiler qui les liste toutes.

Wizards of The Coast propose une pléthore d’offres pour se lancer dans l’aventure Ikoria : La Terre des Béhémoths. Aux côtés des traditionnels boosters et packs préconstruits, on trouve des boosters collectors qui ont mon intérêt. Destinés aux collectionneurs ils sont proposés depuis quelques extensions avec un contenu spécial dont une carte de la série Monstres et des cartes “Showcase” avec illustration étendue et/ou alternative.

  • 1 carte Godzilla Series en version normale ou foil
  • 1 carte Showcase ou 1 carte de planeswalker sans bordures foil
  • 1 carte rare ou mythique foil qui peut aussi être à Illustration étendue
  • 1 carte Showcase rare ou mythique normale
  • 1 carte à Illustration étendue rare ou mythique normale
  • 1 carte Commander 2020 normale
  • 2 cartes Showcase uncos ou communes normales
  • 2 cartes uncos foils
  • 4 cartes communes ou terrains communs foils
  • 1 carte de terrain de base foil
  • 1 jeton foil

Les styles de cartes Monstres de Godzilla peuvent également être obtenus sur Magic Arena en pré-commandant des packs de boosters avant le 16 avril.

Avec ce type de boosters et les éditions Secret Lair qui arrivent régulièrement depuis la fin d’année 2019, Wizzards of The Coast redonne une autre dimension à l’appellation jeu de cartes à jouer et à collectionner.

Après avoir lâché Magic pendant quelques années, repris il y a quelques mois sur Magic Arena, il y a de grandes chances pour qu’Ikoria me fasse retrouver le chemin du jeu physique. Les mécaniques introduites par cette nouvelle extension m’intéressent, tout comme l’ajout des Kaijus.
Pour se procurer les cartes en physique, il faudra patienter presque un mois et demi, mais seulement une dizaine de jours pour découvrir l’extension sur Magic Arena pour s’en faire une idée.

Les boutiques en ligne comme Philibert, Magic Bazar et Parkage ont déjà ouvert les précommandes pour se procurer les cartes de cette nouvelle extension. Les liens vers ces boutiques sont affiliés. En passant par eux pour vos achats vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !

Similo – Identifier une personnalité grâce à des associations ou des dissociations

Salut les Aventuriers ! Toujours confinés mais pas démoralisés ! On va présenter un jeu d’association d’images et de personnalités qui met un peu de baume au cœur en se dépaysant avec des contes, des mythes et un peu d’histoire. On va vous parler de la gamme Similo tout juste sortie chez Gigamic !

Qui se ressemble, s’assemble

Similo est un jeu de Pierluca Zizzi, Jalmar Hach, Martino Chiacchiera illustré par Naïade et qui vient de sortir chez Gigamic. Enfin qui est sorti juste avant le confinement mais qui commence à être sérieusement en rupture un peu partout pour le moment mais qui devrait vite retrouver le chemin des étals de vos boutiques préférées dès que possible.

Le jeu se base sur un principe très simple : Retrouver une carte secrète grâce à l’association d’autres personnages en signalant qu’ils partagent un point commun ou au contraire qu’un point les oppose.

D’une simplicité étonnante

Similo propose un concept qui s’explique en 1 minute chrono : Vous piochez une carte à faire deviner aux autres joueurs après l’avoir mélangée avec 11 autres personnages.
Pour faire deviner la personnalité convenue en début de partie, le “narrateur” aura 5 cartes en mains à chaque manche. Il devra en choisir une de sa main et la mettre soit :

  • Verticalement pour signaler un point commun entre la carte posée et celle à trouver
  • Horizontalement pour signaler une différence entre la carte posée et celle à trouver

Dans cet exemple, le Capitaine Crochet à un point commun avec la carte recherchée. Ça peut être n’importe quoi : un homme, le chapeau, la moustache, la couleur de la carte, etc.

A chaque tour, vous allez enlever de plus en plus de personnalités 1, puis 2, 3 et 4 jusqu’à ce qu’il ne reste que 2 cartes. Pour enfin essayer de trouver la bonne carte.

Enfin… Si vous arrivez jusque-là, si la bonne carte est supprimée au cours de la partie, celle-ci s’arrête immédiatement évidement 😀

Ressemblances et différences

On parle d’associations et de dissociations depuis tout à l’heure mais en quoi consistent-elles ?

Ici on cherche une personnalité qui partage un point commun avec Van Gogh et qui a une particularité qui la diffère de Cléopâtre.

En exactement ce que vous voulez ! Les caractéristiques que vous pouvez mettre en parallèle n’ont de limite que votre imagination.

Elles peuvent être factuelles, le même conte, la même profession, la même mythologie ou bien une ressemblance graphique  entre les personnages, la couleur de la carte ou toute autre notion plus ou moins abstraite : gentil, méchant, animalier, la magie, les vêtements, etc…

Le narrateur ne vous donnera aucun indice sur le genre de détails qu’il cherche à mettre en évidence. Vous allez devoir vous mettre à sa place pour essayer de trouver les similitudes ou différences qu’il veut faire deviner.

C’est un jeu de communication sans communication autre que visuelle.

3 boites, 3 salles, 3 ambiances

Similo vient de sortir en 3 déclinaisons : Mythes, Histoire et Contes.

Si les règles sont les mêmes d’une boîte à l’autre, la difficulté nous a semblé différente. Chaque boîte demande des connaissances en culture générale sur les personnages des boîtes respectives. Si on a une culture générale assez large des contes, merci Disney, la boîte Mythe demande de connaître un peu les légendes et le panthéon Grec tandis que la boîte Histoire demandera de connaître les différents personnages célèbres pour les associer via leurs métiers, leurs pays, leurs époques ou tout autre détail.

On apprécie les petites annotations sur le bord de la carte qui permettent de situer le personnage dans son contexte. On apprend même des choses avec la boite Histoire.

Vous vous souveniez de Mangefeu ? Nous pas du tout…

Si le succès de la gamme est au rendez-vous, d’autres thématiques devraient suivre.

Mélanger les styles

Similo a une petite particularité qui nous plaît bien, on peut prendre 2 boîtes différentes pour jouer ensemble. Une servant à faire la grille des 12 personnages, l’autre servant à donner des indices pour faire deviner le personnage mystère.

Trouverez-vous le lien entre les deux images suivantes ? :-p

Trouver des similitudes entre des personnages fictifs de la mythologie grecque et les grands conquérants de l’histoire est un exercice vraiment agréable. Et qui a l’avantage de corser la difficulté. Quand on joue avec une seule boîte, des similitudes peuvent paraître évidente : Alice et La Reine de Cœur donnent un grand indice par exemple. Ce n’est pas une critique en soit car ça permet de s’adapter aux joueurs. Mais pour nous qui n’avons joué qu’avec la boîte Contes, nous avons dû interdire l’association des cartes de contes pour ne pas trop faciliter les parties.

Des illustrations aux petits oignons

C’est Naïade (Tokaïdo) qui s’est chargé des illustrations et comme vous pouvez le voir depuis le début de cet article, le travail est remarquable. Il a réussi à faire en sorte que l’on reconnaisse des grandes figures que l’on connait plus ou moins d’un clin d’œil pour faciliter le jeu mais il a surtout réussi à se démarquer des grandes illustrations connues de tous. En particulier pour la boite Contes. Si on reconnait aisément les différents personnages par leurs caractéristiques, on est quand même assez éloignés du style Disney qui était facile à reprendre. Non seulement les illustrations sont belles mais elles sont en plus originales. Même si on doit avouer qu’on pense que Burton a un peu inspiré la Reine de Cœur.

Jouons ensemble malgré le confinement

Comme nous vous le disions au début de cet article, le jeu est malheureusement souvent en rupture dans beaucoup de boutiques quand celles-ci sont encore ouvertes. Mais il n’est toujours possible de jouer ensemble ! Ségolène de Gigamic fait des live sur Youtube et Facebook pour permettre à tous de jouer ensemble. De quoi patienter jusqu’à la fin du confinement et trouver la boîte qui vous aura le plus marqué chez votre crémier préféré. Vous trouverez plusieurs vidéos déjà en ligne sur Youtube avec les 3 différentes boites et même un mix de 2 d’entre elles.

De nouveaux live devraient avoir lieu la semaine prochaine, nous les relayerons sur les réseaux mais restez à l’affût des annonces Gigamic sur Facebook et Twitter qui seront les mieux placés pour vous annoncer ces live. Prouvant par la même occasion qu’il n’y a pas de limite au nombre de joueur du moment qu’un “leader” est désigné pour donner la réponse finale.

Du pareil au même ? 

Similo c’est une gamme de jeux de communication par images et à petit prix. Retrouvez un personnage via des indices donnés par un narrateur. Ce dernier va vous soumettre d’autres personnalités et juste indiquer s’il a quelque chose en commun avec le personnage que vous cherchez ou au contraire quelque chose qui les oppose.
Une règle expliquée en 1 minute pour des parties durant entre 5 et 10 minutes selon le nombre de joueurs autour de la table et surtout selon leur esprit plus ou moins tordu. Les associations évidentes laissent rapidement la place à des réflexions plus tordues, plus subtiles. Le tout emballé dans un superbe habillage graphique qui ne réduit pas le plaisir de jeu, bien au contraire. 3 thèmes sont disponibles pour le moment : Contes, Histoire et Mythes. La possibilité de jouer avec plusieurs boîtes permet de renouveler les parties à loisir et surtout de mélanger les thèmes pour qu’ils s’adaptent aux joueurs. Facile à sortir et rapide à jouer et surtout rejouer, Similo devrait facilement se faire une place dans votre ludothèque !

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs  de 2 à autant de joueurs que vous le pouvez !
Durée d’une partie environ 10 minutes par partie
Auteurs Pierluca Zizzi, Jalmar Hach, Martino Chiacchiera
Illustrateur Naïade
Editeur Gigamic
Prix Environ 12€
Chez Philibert
Chez Magic Bazar

 

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L’application 7 Wonders Duel – Le confinement n’est pas une fatalité pour les ludistes !

Salut les confinés, on sait qu’en cette période un peu particulière, on a du mal à trouver des solutions pour s’adonner à nos plaisirs ludiques. Des alternatives par Skype, DiscordBoard Game Arena ou autre permettent de simuler des tables de jeu mais ce n’est pas toujours possible ou facile. Pour jouer rapidement et facilement, les applications de jeux sur mobile sont devenues légions ces derniers temps. Répondant à une demande forte des joueurs, beaucoup de titres trouvent leur chemin vers nos téléphones/tablettes. On a profité de cette période, coincés à la maison pour se lancer sur la version numérique d’un des jeux pour 2 les plus vendus en France : 7 Wonders Duel.

Du carton…

7 Wonders Duel c’est un classique depuis sa sortie en 2015 de Antoine Bauza et Bruno Cathala, illustré par Miguel Coimbra, chez Repos Production. Déclinaison 2 joueurs du fameux 7 Wonders. Nous vous avions fait un article sur 7 Wonders et la version Duel, dont je me permets de vous remettre un extrait ici pour ceux qui ne connaissent pas encore ce monument du jeu à 2 :

Si vous avez déjà joué à 7 Wonders, vous devez retrouver des similitudes avec l’opus Duel mais ne vous y trompez pas, cette version 2 joueurs est beaucoup plus agressive et plus rapide à jouer.
La pression mise par la victoire militaire peut forcer un joueur à complètement abandonner sa stratégie, prendre un bâtiment qui pourrait être construit gratuitement par l’adversaire et le faire enrager est un petit plaisir sournois dont il ne faut pas se priver !
La règle limitant la construction à sept merveilles, obligeant un des joueurs à ne construire que trois de ses quatre merveilles est un concentré de l’esprit de ce jeu.
Si vous cherchez un jeu à deux joueurs pouvant être lancé rapidement mais avec néanmoins une profondeur de rejouabilité, 7 Wonders Duel est fait pour vous, la rapidité du jeu et la frustration qui en émane quand on est à deux doigts de gagner nous fait souvent dire “On en fait une autre?”.

Aux écrans !

Fort de son succès, 7 Wonders Duel a eu le droit à son adaptation en application. C’est de cette dernière dont nous allons vous parler aujourd’hui. Si vous connaissez la version plateau, vous allez être en terrain connu avec celle-ci.

Mais si vous ne connaissez pas 7 Wonders Duel, vous allez grâce à cette application et son didacticiel, découvrir le meilleur moyen d’apprendre à jouer en quelques minutes.

Guidé par Antonius et Brunus

Vous allez être accompagnés par les avatars des auteurs qui vont vous transmettre toutes les règles de 7 Wonders Duel, et ce en quelques instants.

Le tuto va vous prendre en mains sur les 2 premiers âges en vous apprenant tous les mouvements de bases. De l’achat de cartes à la construction de Merveille en passant par les 3 conditions de victoire. Vous saurez tout !

Une appli qui s’adresse aux nouveaux joueurs…

L’avantage d’une application c’est l’automatisation des calculs et la mise en avant des possibilités. C’est le cas pour Magic Arena par exemple, on retrouve cette fonctionnalité bien pratique dans la version numérique du jeu de draft de Messieurs Bauza et Cathala.

7 Wonders et 7 Wonders Duel ont un système de chaînage qui permet de construire des bâtiments gratuitement si vous avez déjà acheté les bâtiments précédents liés par ce système.

Dans l’application, cet avantage se traduit par une aura de couleur blanche autour des cartes.

Les gratuites, ne demandant pas de ressources ou parce que vous produisez les ressources nécessaires ont une aura verte.

Pour celles nécessitant l’achat de ressources, l’application s’occupe de calculer automatiquement le coût en fonction de vos ressources et de celles de votre adversaire. Une aura jaune et le nombre de pièces d’or nécessaires apparaît automatiquement en haut à gauche des cartes vous permettant de savoir directement quelles sont celles que vous pouvez acheter.

Si vous ne possédez pas les fonds nécessaires, une aura rouge et le nombre de pièces nécessaires seront tout de même indiqué pour vous aider à prévoir vos coups suivants.

Petit truc sympa, en sélectionnant sa bourse, on voit le coût des cartes restantes mais surtout en sélectionnant la bourse adverse, on connaît également le prix des cartes pour lui. Vous pouvez vérifier s’il a les moyens de se payer une carte que vous estimez dangereuse pour vous.

Vous pouvez évidemment avoir un détail des cartes en restant appuyer dessus pour bien comprendre leur fonctionnement.

Tout est très intuitifs pour les nouveaux joueurs. Pour être franc, ça faisait quelques temps que je n’avais pas joué à 7 Wonders Duel et ce didacticiel m’a remis le pied à l’étrier très rapidement. Bon je suis toujours mauvais et j’ai du mal à gagner mes parties en ligne mais ce n’est clairement pas un problème de compréhension de règles hélas… ^^”

… Comme aux plus chevronnés

L’application 7 Wonders Duel n’a pas de l’intérêt que pour les joueurs ne possédant pas le jeu physique, loin de là. Elle permet de jouer partout et surtout avec le monde entier !

Les parties contre IA permettent de se remettre en forme avant les parties en ligne. Elles ont un intérêt tout particulier pour moi qui garde mon fils à la maison en ce moment, je peux lancer une partie, l’arrêter quand mon rejeton commence à dévorer les meubles et la reprendre un peu plus tard une fois qu’il a trouvé autre chose à mâchouiller. C’est un luxe que je ne pensais plus permis ces derniers temps… ^^”

Des parties locales à 2 joueurs sur un même support, en se passant le téléphone ou même autour d’une tablette avec un plateau qui s’adapte à chaque passage de mains. L’application permet de jouer rapidement et n’importe où, en quelques instants, elle se lance et vous voilà lancé dans une partie que vous pouvez mettre en pause à tout moment pour la reprendre plus tard.

L’aspect le plus intéressant pour moi et surtout en cette période c’est le mode partie rapide qui vous permet de jouer avec n’importe qui dans le monde et quelque soit la plateforme, les tablettes et téléphones, Android ou IOS jouent tous ensemble. On trouve des adversaires à toute heure de la journée ou de la nuit.

Contrairement au mode local, pas moyen de mettre pause, un chronomètre oblige l’adversaire à jouer. Ça évite que les parties s’éternisent pour rien.

La fonction “amis” permet bien évidemment de garder vos adversaires préférés en favoris pour vous défier à loisir. Si jamais vous croisez un joueur avec un petit sombreros, c’est quelqu’un de l’équipe Repos Production ! 😀

Des statistiques sont aussi disponibles pour suivre vos performances. Dans un souci d’égo je ne vous mettrai pas les miennes qui sont honteuses 😀

Des hauts faits, comme dans WoW, vous pousserons à tenter des stratégies pour les remplir. Vous forçant à changer les choix que vous feriez naturellement mais vous apportant la satisfaction de les réussir ! Bon vu qu’il faut gagner pour en avoir certain… J’en ai pas beaucoup… Arrêtez de me juger ! 🙁

Par contre les noms des hauts faits sont pleins de références, vous avez ceux ci-dessous ? 😀

Victoire numérique ? 

Je préfère la version physique de 7 Wonders Duel pour avoir le plaisir de jouer avec quelqu’un et les interactions sociales que ça implique. Mais je dois admettre que l’application 7 Wonders Duel est un parfait exemple de tout ce à quoi devrait ressembler une application de jeux de société : Bien pensée, adaptée au support numérique, intuitive, avec une facilitée de prise en mains et des multiples modes de jeux pour pouvoir jouer dans toutes les conditions. C’est une vraie réussite. Je peux jouer et retrouver des sensations de jeux que le confinement ne me permettait plus. La rapidité de lancement des parties permet de les enchaîner et d’améliorer son niveau (même si ça se voit pas encore pour moi). C’est un plaisir à jouer à ce titre qui décidément est un “must have” des jeux à 2 joueurs. N’ayant subit aucun bug de l’application ni de déconnexion sauvages lors de mes parties en ligne, je ne peux que vous la recommander si l’envie de jouer à 7 Wonders Duel vous titille !

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs 2 leaders, en ligne ou non !
Durée d’une partie 30 minutes
Auteurs Antoine Bauza et Bruno Cathala
Illustrateur Miguel Coimbra
Éditeur Repos Production
Prix 5.49€ sur Android
5.49€ sur IOS

Et un concours pour finir !

Repos Production vous offre 2 clés pour jouer avec un ami, pour tenter de les gagner, il suffit d’aller sur notre Twitter et/ou notre Facebook et partager la publication en indiquant avec qui vous voulez jouer 😀

Les outils pour pratiquer le jeu de rôle à distance

Salut les Rôlistes ! On va parler aujourd’hui de jeu de rôle “papier”. On s’est découverts une passion pour le sujet avec les copains de l’équipe et d’autres amis assez récemment. Certains étaient déjà des joueurs chevronnés, mais ils nous ont initiés et c’est un type de jeu que l’on affectionne beaucoup. 

En ce qui concerne le jeu de rôle physique on a débuté avec l’initiation aux JdR éditée par Larousse qui nous a occupée deux bonnes sessions et on a poursuivi avec la boîte médiévale fantastique des Chroniques Oubliées parue aux éditions Black Book. C’est Younz qui a endossé le rôle de Maître du Jeu pour nous faire vivre des aventures incroyables et peu conventionnelles. 

Depuis quelques temps on s’est également lancés dans une campagne de jeu à distance dans l’univers de Naheulbeuk avec Tentacle, Lt Glloq et Quentin. Etant dispatchés dans deux coins de la France et même jusqu’en Suisse, on arrive à vivre pleinement notre aventure grâce à la magie d’internet et deux outils très pratiques : Discord et Roll20 dont je vous parle juste après.

Cet article était en rédaction depuis un moment, mais j’ai reçu ce midi un mail présentant des outils que je ne connaissais pas, permettant de pratiquer cette activité à distance et par la même occasion de garder le contact avec ses amis. En cette période de distanciation sociale, il est important de rester chez soi, mais surtout de garder le lien, il faut donc trouver de nouvelles façons de jouer !

Discord

Il s’agit d’un outil de communication vocale et vidéo gratuit. Organisé en salons, il peut accueillir de nombreux participants dans des appels visio ou simplement vocaux. Elle joue dans la même cour que Skype mais on la trouve plus pratique et ergonomique, c’est donc Discord qui reçoit nos sessions JdR.

Un chat textuel est également disponible pour converser et partager des images, c’est super pratique en jeu.
Cette appli est à la mode en ce moment, certains profs l’utilisent pour dispenser leurs cours durant le confinement, elle peut ramer par moment si vous organisez des sessions en journée. De notre côté on télétravaille aux heures de grande affluence et on joue essentiellement le soir et le week-end, donc nous n’avons pas observé de gêne particulière.

Vous pouvez également obtenir des résultats similaires avec Skype ou TeamSpeak qui font très bien le travail !

Roll20 

C’est le site qui nous permet de faire nos parties dans les meilleures conditions et en étant le plus proche des sensations du jeu de rôle physique.

La fenêtre est partagée entre une carte entièrement personnalisable sur laquelle les joueurs et le MJ pourront placer des annotation et dessiner, déplacer le jeton représentant leur personnage. C’est vraiment très pratique.

La petite fenêtre de droite est dédiée à la discussion écrite en jeu et on y retrouve également les résultats des lancers de dés! Car oui, les dés sont une composante essentielle des JdR et leur gestion est importante. Tout le monde peut donc se lancer dans l’aventure des rôlistes sans matériel (autre que le pc évidemment). En toute impartialité, Roll20 gère les dés et le résultat est affiché à la vue de tous. 

Le site propose également un système de communication visuelle et audio, mais une fois encore on lui préfère celui de Discord qui nous a plus convaincu.

Roll20 est également très pratique pour la création et la gestion des personnages. Les fiches de personnages sont interactives et peuvent être modifiées à la fois par les joueurs et par le Maître du Jeu. On peut facilement ajouter des objets à l’inventaire ou modifier des caractéristiques si besoin.
Pour les jets d’attaque ou de statistiques comme l’Intelligence ou la force par exemple, il suffit de cliquer sur l’objet ou la stat et le résultat apparaît dans le chat général. 

Après avoir fait le tour des éléments que l’on utilise pour nos sessions jeu de rôle à distance, voici d’autres outils pour vous permettre de vous lancer dans l’expérience dans les meilleurs conditions possibles.

Comme je vous le disais en début d’article, j’ai reçu ce midi un mail d’ICO Partners présentant les outils mis à disposition des joueurs de Donjons et Dragons V5. Le jeu de rôle emblématique édité par Wizards of The Coast a de nombreux éléments disponibles en ligne pour jouer à distance. Attention toutefois, beaucoup de contenu est en anglais, il s’adresse donc aux joueurs ayant déjà un peu d’expérience et un bon niveau d’anglais. 

Donjons & Dragons Beyond 

Ce portail officiel propose de très belles choses. Tout d’abord, il y a une section “New Player Guide” qui explique bien les bases du jeu, le rôle du MJ et la création de personnages entre autres. Je vous recommande vivement la lecture de ces quelques pages, même si vous ne vous destinez pas à être le Maître du Jeu.  Elles aident à bien intégrer ce que l’on doit faire en tant que joueur / MJ et comment se déroule la partie.

La section de Règles du Jeu présente clairement les règles de chaque classe et elles sont accessibles facilement. C’est définitivement une boîte à outils très pratique. Pour les Règles de base, vous pourrez les trouver ici, sur le site officiel, à consulter ou télécharger en .pdf.

De nombreux outils sont disponibles pour créer et gérer la campagne à proprement parler. La création de personnages est simplifiée et nous accompagne tout au long de la définition du personnage que l’on souhaite. Il est ensuite possible de l’exporter vers Roll20

L’autre gros avantage de ce portail, c’est la présence de contenu pour le jeu. De très nombreuses scénarios sont proposés et donc jouables, certains gratuitement. Pour les autres une section Boutique est également proposée.
En ce moment, la campagne Frozen Sick est disponible gratuitement et en avant-première. Elle fait partie de l’ouvrage “Explorer’s Guide to Wildemount” à paraître prochainement.

 

Les “Rencontres de la semaine” sont autant de contenu disponibles pour les parties. On ne les a pas encore essayées mais ça ne saurait tarder. J’en ai parcouru quelques unes et elles semblent intéressantes. Ces scénarios en one shot sont variés et assez intuitifs.

Pour d’autres contenus d’aventure gratuits, les sites Dungeon Masters Guild (DMG) et les anciens numéros de Dragon+ sont une véritable mine d’or! Il est à noter que quelques éléments sont téléchargeables en français sur DMG.

D&D Dice Roller 

Tout est dans le titre pour ce petit outil. Si à quelque moment que ce soit vous avez besoin de lancer un dé, cette page est la solution. Bien que Roll20 propose un outil similaire, D&D Dice Roller peut tout de même dépanner si vous faites des sessions simplement en vocal sans passer par Roll20.

D’autres univers à explorer

Maintenant que vous avez tous les outils, il vous reste qu’à trouver un univers qui vous plaise et à vous plonger dedans. Ceux-ci sont innombrables, des hommes préhistoriques, aux confins de l’univers en passant par le médiéval fantastique ou simplement tout ce que vous êtes capable d’imaginer.
Néanmoins si vous avez besoin d’un petit coup de pouce créatif pour vous lancer, nous avons listé ci-dessous quelques jeux de rôle gratuits et légaux : 

  • Black Book Editions vous offre le jeu de rôle complet Funtasy ici, il suffit de créer un compte pour y avoir accès. 

La feuille de personnage est accessible ici

En cherchant un peu dans leur boutique de PDF vous trouverez de nombreux exemplaires gratuits pour plein d’univers différents dont des conseils mais aussi des cartes. 

  • Les éditions du Troisième Oeil offrent plusieurs livres de base : Wulin, Devâstra Réincarnation (V2) et Cobra, oui comme la série d’animation avec l’aventurier au rayon Delta caché dans son bras gauche ! 
  • BLAM met à disposition gratuitement sur leur site Terre 2, un jeu de rôles prenant place dans une uchronie terrienne. 
  • Un petit morceau d’histoire est disponible ici avec un Manuel Pratique du Jeu de Rôle de Casus Belli, le magazine dédié aux jeux de rôle, datant de 1999. 20 ans plus tard, les conseils restent toujours valables ! On vous conseille de fouiner un peu sur le site de Fédération Française de Jeux de Rôle pour y trouver des conseils et autres actus. 
  • Bien sûr la Scénariothèque est un recueil immense de scénarios fait par des fans que vous pouvez exploiter pour des centaines de jeux différents
  • Les éditions des XII singes viennent de remporter le Prix Roliste 2019 de la meilleure couverture et surtout celui de la meilleure création francophone. Un kit de démo vous aidera à vous imprégner de l’ambiance du Petit Peuple.

  • Si vous démarrez dans le JdR vous trouverez des kit d’initiation gratuits rassemblés sur le forum de Tric Trac, pour que vous puissiez trouver votre bonheur dans un large choix. Merci aux utilisateurs du forum qui ont compilé autant de kits différents. 

Contribution des lecteurs

Voici les contributions de nos lecteurs que nous remercions chaudement ! Nous mettrons à jour l’article au fur et à mesure des nouveaux éléments :

  • Merci à Patrice Vaz sur Facebook qui nous dit ceci : “L’association Dés, Jeux & Dragons propose des soirées jeux de rôle à distance sur sa page Facebook : https://www.facebook.com/D%C3%A9s-Jeux-Dragons-100420741486060/
  • Yann Rindlisbachertaper sur Facebook vous conseille de “taper “lancer le dé” dans google pour ceux qui ont pas leur dés sous la main :D” Le moteur de recherche permet de faire des lancés de D4, D6, D8, D10, D12, D20 tout en y intégrant des modificateurs pour faciliter vos lancés. Pratique et efficace ! 
  • Gnomon_76 sur Twitter nous conseille l’application mRPG qui permet de faire des jeux de rôle via téléphone et qui l’avantage de posséder un gestionnaire de lancé de dés. Pratique pour ceux qui veulent s’affranchir de l’ordinateur. Néanmoins cette application est uniquement textuelle. Pas de vocal possible. Personnellement ça éveille notre intérêt et on risque d’essayer cette application prochainement !
  • Antoine Bauza (Oui le M. 7 Wonders) conseillait sur Twitter le site MyNoise.net qui permet de générer des ambiances sonores, parfait pour ajouter une petite touche supplémentaire d’immersion à vos parties.
  • L’éditeur des XII Singes offre des PDF à récupérer gratuitement pendant l’épidémie.

 

En cette période où l’on doit rester cloîtrés chez soi au maximum, le jeu de rôle est un excellent moyen de s’évader. On a la chance d’avoir de nombreux outils à notre disposition pour pratiquer cette activité à distance avec ses amis (ou inconnus qui peuvent le devenir) alors profitons en ! Si vous avez d’autres bons plans ou outils pratiques, n’hésitez pas à nous les partager, on se fera un plaisir de mettre l’article à jour en les y incluant.

Les éditeurs de jeux de rôles mettent en oeuvre et à disposition une quantité impressionnante d’outils, l’occasion de voyager, partager de bons moments entre joueurs et de vivre des histoires incroyables. Il ne reste qu’à partir à l’aventure.

 

Magnum Opus – Que diriez-vous d’un échange équivalent ?

Salut les alchimistes ! Bienvenue à Prague sous le règne de Rodolphe II (1576-1612). Dans cette ville remplie de mystères et de secrets, l’alchimie est dans tous les esprits, cet art à mi-chemin entre science et magie fait fantasmer chacun et surtout les alchimistes qui veulent tous réaliser leur Grand Oeuvre, leur Magnum Opus.

Genèse du projet

Magnum Opus est un jeu de Lionel Borg qui vient de sortir à l’occasion du festival de Cannes mais vous l’avez peut-être déjà croisé lors de précédents festivals sous un nom différent : Kaledon voire Draft & Glory si vous avez connu le premier proto. Pour en connaître un peu plus sur l’évolution du jeu, je vous renvoie au carnet d’auteur de Lionel Borg.

Les ingrédients

Dans Magnum Opus vous allez incarner des alchimistes tentant de créer leur Magnum Opus pour plaire à l’Empereur. Pour ce faire, vous trouverez 6 paquets de 9 cartes dans la boîte. Les paquets possèdent tous les mêmes personnalités dedans, numérotées de 1 à 9 avec les mêmes pouvoirs. La seule différence entre les paquets c’est le dos de chacun qui est d’une couleur différente et que l’on différencie bien et ça va avoir son importance plus tard.

Le reste du matériel se compose de 2 plateaux sur lesquels on viendra déposer les composants disponibles à l’achat, de ces dits composants, quelques cartes, d’une réserve de pièce d’argent et d’or et d’un Ouroboros massif en métal !

Fullmetal Ouroboros !

A ceux qui auraient reconnus la référence à Fullmetal Alchemist dans le titre de la news,  déjà bravo vous avez d’excellents goûts, mais vous serez également charmé par le médaillon ! Niveau matériel, c’est toujours l’élément qui fait s’ouvrir les yeux des participants en grand. La sculpture est belle et lourde. Les joueurs prennent toujours quelques instants pour observer le médaillon.

La préparation

Magnum Opus se base sur la mécanique du draft et vous allez devoir solliciter les faveurs de personnalités importantes de Prague pour qu’elles vous donnent accès aux lieux d’achats des différents ingrédients nécessaires à votre Magnum Opus, ou tout simplement des fonds pour pouvoir les acheter.

Au début de la partie, chaque joueur va prendre un paquet d’une couleur de son choix. Ne vous attachez pas trop à la couleur de ce paquet, ils vont tourner.

On choisit au hasard une carte des composants à la mode. Elle va permettre de faire des points supplémentaires si vous arrivez à réunir des paires d’ingrédients qui sont appréciés de Rodolphe II.

On distribue 2 cartes “Magnum Opus” aux joueurs qui devront en garder 1.

On conseille aux joueurs, lors des premières parties pour faire des points plus facilement., de prendre une carte en rapport avec les composants à la mode et les composants révélés dans la Ruelle d’Or, ce sont les seuls dont vous connaissez la venue à l’avance. Cette stratégie n’est pas toujours la meilleure car si tout le monde cible les mêmes composants, vous risquez de vous retrouver à court assez rapidement.

Au prochain tour, un composant vert sera disponible et le draft tournera en sens antihoraire.

La recette

Dans une manche de Magnum Opus, vous allez disposer de 6 tours pour poser devant vous 6 personnalités. Les personnages que vous aurez en majorité (et seulement en majorité) vous accorderons leurs faveurs. Pouvoir, achat d’ingrédient ou financement. Vu que les paquets tournent entre les joueurs, si une personnalité que vous avez déjà choisie est encore présente dans le paquet que vous venez de récupérer, il est tout à fait possible de la choisir à nouveau pour vous en assurer la majorité.

Lors de ces 5 manches, voire 4 à 2 joueurs, il va falloir réussir à acheter des composants pour faire votre Magnum Opus. Une fois le dernier tour terminé, on compte les points, celui avec le plus de points remporte la partie.

Le paquet Ouroboros

C’est la première originalité de Magnum Opus par rapport aux jeux de draft classiques. Le médaillon Ouroboros n’est pas là juste pour faire plaisir, il a une utilité ! Il servira à mettre sous ce dernier un paquet supplémentaire.

Il a l’avantage d’être imposant et donc d’être difficile à oublier. C’est une vraie aide en jeu et pas simplement un gadget.

Lors des 6 tours, comme dans tout jeu de draft, les joueurs choisiront une carte et passerons leur paquet à leur voisin. Sauf le joueur en possession du médaillon Ouroboros et donc du paquet en dessous. Il prendra ce paquet qui, lui, est complet. Si tous les autres paquets ont une carte de moins, ce paquet possède ses 9 personnalités en début de partie et ça permet de sacrées stratégies. Bien sûr, ce paquet passe de joueur en joueur lors de la partie. Soyez attentif à sa position pour ajuster vos coups.

Les personnalités

Au nombre de 9 donc, chaque joueur qui a la fin de la manche (6 tours) a une personnalité en majorité devant lui, pourra prétendre aux pouvoirs accordés par ces personnalités.

Chaque personnalité a un pouvoir différent mais nous pouvons les classer par catégorie.

De I à IV

Les 4 premières sont celles qui vont vous permettre de modifier les majorités. Elles permettent de supprimer, échanger, rajouter ou voler une carte à un adversaire. Autant dire que les joueurs qui misent sur ces cartes auront une conduite assez agressive envers les autres. Il est parfois bon de refréner leurs ardeurs en prenant les mêmes personnalités qu’eux pour leur éviter la majorité. Mais vous vous freinerez dans votre jeu inévitablement.
L’autre partie de leur pouvoir n’est pas à négliger : vous aurez la possibilité d’acheter des ingrédients sur la Place de l’Horloge Astronomique. Mais seulement ceux indiqués dans le cartouche. Le Spadassin (I), par exemple donne accès aux composants jaune et vert. S’ils ne sont pas présents sur la Place de l’Horloge Astronomique, vous ne pourrez pas acheter de composants.

V et VI

Le voleur et le marchand portent bien leur nom, le premier permet de voler des pièces à un adversaire, ce qui est une technique assez basse pour l’empêcher d’acheter le composant qu’il convoite. J’adore ! ^^
Le Marchand a via son statut accès à la Place de l’Horloge Astronomique mais aussi à la Ruelle d’Or. Il a le grand avantage de pouvoir acheter n’importe lequel des composants disponibles.

VII à IX

Ce sont les mécènes de la ville, les plus riches. Ils n’auront comme pouvoir que de vous apporter du financement pour acheter des composants. En revanche, ils ne vous permettront d’acheter des composants qu’à la Ruelle d’Or. Ils ne prendront pas le risque d’acheter des composants sur la Place de l’Horloge Astronomique et de se salir les bottes.

La Ruelle d’Or permet d’acheter le composant que vous voulez dans ceux disponibles. Mais ils vous coûteront 4 pièces au lieu de 3. Le choix à un prix.

Les personnalités seront résolues dans l’ordre de leur numéro, comme dans NINE, et ça a une importance forte sur le déroulement de la partie.

Une personnalité à la fois

Lors du déroulement de la manche, vous allez dévoiler la personnalité que vous avez choisi avant d’en choisir une autre. C’est là qu’intervient la deuxième originalité de Magnum Opus.

Chaque paquet a une couleur différente qui est aussi visible sur les cartes dévoilées. En un coup d’œil sur la zone de jeu, vous pouvez savoir quelles personnalités de ce paquet ont été jouées.

Petite précision pour les daltoniens, chaque paquet a un symbole différent qui lui permet de se passer des couleurs.

C’est là qu’intervient le moment où il va falloir rentrer dans le cerveau de votre adversaire. Si vous connaissez les cartes qu’il a déjà posées ainsi que celles qu’il a en mains, vous pouvez tenter de prévoir la carte qu’il va poser et ainsi le contrer. Exercice qui devient compliqué avec plus de joueurs mais qui devient bien plus intéressant également. Les participants se contrent et se parasitent les uns les autres.
Généralement, les joueurs commencent à discuter et tentent de s’influencer assez rapidement pour pourrir les adversaires. Les interactions entre les joueurs sont fortes. Dès la pose des cartes, on observe, on jauge, on essaye d’influencer et de contrecarrer les plans des autres. Mais une fois que la fin de la manche intervient, c’est pire ! On modifie les majorités, on ruine les plans des autres, on achète les ingrédients avant eux. Bref on se cherche des noises et vous nous connaissez chez Pixel Adventurers on adore ce genre d’ambiance à base de coups de couteaux dans le dos et d’alliances opportunistes et éphémères.

Les composants

On l’a déjà dit mais même si on adore les crasses, ce n’est pas avec ça qu’on gagne à Magnum Opus ! Il faut accumuler les composants pour réaliser son Grand Oeuvre. Et ces ingrédients sont en quantité limitée. Vous n’aurez que 6 exemplaires des 5 composants différents.

Ces composants sont mis de façon aléatoire en début de manche. Si vous en avez besoin et que vous le voyez disponible, ne le laissez pas passer. Car à la fin de chaque manche, tous les composants non récoltés se périmeront et disparaîtront.

Il est important de les surveiller si vous voulez réussir à créer votre Magnum Opus.

Portraits

Aux pinceaux, Arnaud Demaegd (Les Carnets Cthulhu, Cthulhu Metal, Outlaws, Unlock), chaque personnalité est facilement identifiable ce qui est un atout en jeu. Petit coup de cœur personnel pour la couverture du jeu qui est pleine de mystère et de charme.

Quintessence

Magnum Opus est un jeu de draft avec un “paquet fantôme” dans lequel vous allez devoir vous attirer les faveurs de plusieurs personnalités pour pouvoir acquérir des composants pour réaliser votre Grand Oeuvre. En ayant les personnalités en majorité devant vous, vous pourrez bénéficier de leurs pouvoirs. Ces effets vous permettront de rebattre les majorités, d’acheter des composants ou simplement d’avoir de l’argent pour. Un système de dos de cartes colorées (ou de symboles pour les daltoniens) permet de connaître les cartes en mains des adversaires et donc d’essayer d’anticiper leurs actions. Les composants étant en quantité limitée et périssables, il faudra être attentifs à ceux disponibles pour ne pas les laisser passer et ainsi pouvoir réaliser votre Magnum Opus. Accessible mais très stratégique, ce titre demande de jouer autant avec vos cartes qu’avec l’esprit de vos adversaires. Les interactions sont très fortes entre les joueurs et les crasses sont légions. On adore cette ambiance teintée d’alchimie et -de coups dans le dos ! Aucune partie ne se ressemblera et rejouer avec les mêmes joueurs ne fera qu’intensifier la tension à chaque pose de cartes.

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs 2 à 5 alchimistes
Durée d’une partie Environ 45 minutes
Auteurs Lionel Borg
Illustrateur Arnaud Demaegd
Éditeur Bragelonne Games
Prix 30 €

 

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Langrisser I & II remake – Une bouffée de nostalgie dans le monde du TRPG

Salut les tacticiens ! La sortie de la compilation remake de Langrisser I et II sur Playstation 4 et Nintendo Switch est toute fraîche et j’ai eu le plaisir de parcourir les territoires d’El Sallia pour vous en parler. N’ayant pas fait les jeux dans leurs versions originales rétro sorties sur Mega Drive, PC, PC Engine ou Super Famicom et en grand amateur de Tactical RPG, la découverte de cette licence me réjouissait.
C’est Koch Media qui s’occupe de la distribution en France de ce remake du titre de Chara-Ani, disponible depuis le 13 février.
Nous nous sommes donc lancés dans la version PS4 du jeu pour vous livrer notre ressenti sur ce TRPG qui nous intriguait beaucoup.

Il était une fois…

Les épisodes I et II de la saga Langrisser suivent les aventures de Ledin et de ses compagnons de fortune dans leur quête pour retrouver Langrisser, l’épée magique ; ainsi que celles d’Elwin dans le deuxième opus. Le monde d’El Sallia est le théâtre d’affrontements entre les forces du Bien et du Mal. Chacun des clans a en sa possession une épée magique et extrêmement puissante pour pouvoir lutter contre l’autre. Bien évidemment, les méchants tentent de s’emparer de l’épée des gentils pour asseoir leur domination sur le monde. 

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Le scénario n’est pas d’une originalité folle mais il est très plaisant à suivre, et propose tout de même quelques rebondissements. Le cœur du jeu est dans le gameplay, et on est très rapidement plongé dans l’action!

La tactique brute !

Dans Langrisser il faudra mener ses héros et les mercenaires qu’ils auront recrutés dans des batailles d’une belle envergure. Les cartes sont relativement grandes pour certaines et on peut se retrouver avec un bon paquet d’unités à l’écran.

Au lancement d’un scénario, le joueur est invité à recruter des mercenaires pour seconder chaque héros. Moyennant finances, des unités viendront prêter main forte à vos personnages pour sortir vainqueur des batailles. On ne va pas se le cacher, il est fortement conseillé d’en engager. Ces unités pourront attaquer mais également défendre votre héros qui bien que puissant ne pourrait pas encaisser tous les coups et survivre au scénario.

Lorsque les mercenaires sont à proximité de votre héros, ils recevront une petite régénération de points de vie en début de tour. Le placement des unités est donc important 

C’est la guerre !

Les unités ennemies ont également des mercenaires à leur disposition. Si au cours de la bataille un commandant meurt, les unités qui le secondent disparaissent. C’est un point stratégique à intégrer pour les scénarios de Langrisser.
Le pool d’actions disponibles pour vos unités est très classique, il faudra déplacer ses soldats sur la carte, les faire attaquer, utiliser de la magie…
En ce qui concerne le déplacement j’ai tout de même trouvé que le jeu se démarquait des autres titres du genre que j’ai pu faire jusque là. Il n’y a que très peu de terrains infranchissables. Il est tout à fait possible de faire traverser un bras de rivière à vos unités sans emprunter des ponts par exemple. Ils subissent un malus de déplacement et ne pourront avancer que d’une ou 2 cases au lieu de 5 ou 6, mais c’est possible de le faire. Le potentiel de stratégie est donc renforcé. 

Un titre Oldschool

En revanche j’ai trouvé le jeu un peu abrupte d’une manière générale. On est lâchés dans l’histoire et les mécaniques de jeu assez brutalement au début et les novices en tactical RPG pourront tâtonner un peu au lancement. Les autres seront en terrain connu, Langrisser n’apporte rien de vraiment nouveau au TRPG. D’un autre côté, c’est un peu normal, il s’agit de deux titres du début des années 1990 ! Pour suivre et compléter l’histoire, en plus des cut scenes, il est souvent de bon aloi d’aller jeter un œil au synopsis du scénario à lancer. 

En ce qui concerne les scénarios, on a beaucoup de prises de positions, de la protection de points stratégiques ou d’escortes. Ils sont agréables dans l’ensemble et proposent souvent plusieurs conditions de victoires possibles. De plus, il y a souvent des retournements de situations au cours des scénarios, ce qui fait qu’on ne rentre pas dans une routine ennuyeuse. 

Un point original de Langrisser qui m’a bien plu (au début) c’est les scènes de batailles. Lorsqu’un affrontement se lance entre deux unités, l’angle de caméra change pour la scène et on voit les armées livrer bataille. C’est super mignon et très dynamique, mais il faut avouer qu’après en avoir vu quelques unes, j’ai désactivé l’option pour gagner du temps sur les missions.

Qui veut la paix prépare la guerre

La gestion des personnages hors champs de bataille n’est pas en reste. On a la possibilité d’équiper ses héros avec différents objets obtenus sur les terrains d’opérations ou via une boutique. Chaque personnage dispose de trois emplacements pour y placer divers objets.
L’autre point d’évolution important pour les héros est via l’arbre des classes. A la fin de chaque bataille on remporte un certain nombre de points permettant de débloquer des classes. Elles sont capitales pour les futures batailles car elles déterminent les caractéristiques des personnages mais également les types d’unités qu’elles pourront recruter en tant que mercenaires.

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Les ajouts du remake 

On voit que le travail de ce remake a été soigné et était avant tout destiné à servir le jeu. On a une très belle refonte graphique des deux titres qui sont superbes en HD. L’esprit originel perdure toujours avec des personnages SD en combat et sur la carte du monde mais ils ont été repensés.
Idem pour les portraits, les designs originels de Satoshi Urushihara ont été retravaillés. Le style des nouveaux visuels pour les personnages est beaucoup plus générique et dans  l’air du temps, mais me plaisent beaucoup plus. Personnellement je ne suis pas un grand fan des visuels d’origine avec leurs armures disproportionnées et des chevelures qui feraient pâlir celles d’un groupe de Glam. Pour rester dans l’univers de la musique, elles ont été réorchestrées, mais les musiques d’origines sont toujours présentes et il est possible de faire le jeu avec cette ambiance sonore. 

Les maps ont également bénéficié d’un coup de neuf et je trouve le style particulièrement réussi. L’eau a un très bon rendu et les couleurs vives des terrains en général donnent une ambiance chaleureuse au titre. 

Le point positif c’est que les styles visuels et audio peuvent être choisis à n’importe quel moment du jeu et on peut même mixer les types de visuels. 

Un parfum de nostalgie

La création de personnage m’a fait faire un voyage dans le temps avec Lucilis, la déesse de la lumière dans l’univers Langrisser qui nous accueille. Elle nous pose ensuite quelques questions pour déterminer notre façon de réagir à certaines situations et traduit cela en ajustant les stats de votre héros en fonction des réponses.

Petit point sur la langue du jeu avant de se diriger lentement mais surement vers la fin de l’article. L’ensemble du jeu est proposé en japonais pour l’audio et sous-titré en plusieurs langues, mais pas de français. Il faudra donc se rabattre sur l’anglais pour la plupart d’entre nous, joueurs européens. Dans l’ensemble le jeu reste accessible et ne demande pas un niveau très poussé dans la langue de Shakespeare.

Durée de vie : 

Cette compilation propose une durée de vie assez conséquente. Chaque jeu est décomposé en 20 ou 21 chapitres et propose plusieurs routes différentes. Jusqu’à 13 fins possibles pour Langrisser II. Donc les complétionistes et les curieux pourront refaire les scénarios aux différents embranchements présents sur l’arbre de scénarios pour avoir tous les tenants et aboutissants des deux titres. En ce qui concerne la difficulté des jeux, j’ai trouvé leur première moitié relativement simple avec un pic de difficulté en arrivant aux scénarios 10-11. Rien d’insurmontable, et c’était même appréciable d’avoir un peu plus de challenge. 

Conclusion 

Cette compilation, disponible sur PS4 et Switch, est à mon sens le meilleur exemple de ce que devraient être les remakes. Elle permet de découvrir, ou refaire les titres dans les meilleurs conditions possibles (HD, graphismes et musiques refaits) mais proposent également le choix du retro pour les nostalgiques, ou les curieux. 

Langrisser est un très bon représentant du genre TRPG. Son scénario peu original mais réservant tout de même quelques surprise se parcourt avec plaisir et je me suis surpris à me prendre d’affection pour certains personnages. Un run de Langrisser peut s’effectuer en une petite dizaine d’heure, mais il faut en compter au moins autant pour parcourir tous les embranchements scénaristiques et ainsi profiter de l’histoire dans son entièreté. 

En amateur du genre et étant quelque peu en manque de tactical RPG ces derniers temps, Langrisser m’a permis de passer de très agréables moments à gérer mes armées et leurs héros dans leur quête de l’épée magique. Cependant, je le déconseillerai tout de même comme tout premier TRPG. A mon avis il n’est pas très accueillant pour les novices, par manque de tuto, le jeu considère que les bases sont acquises dès le lancement. En revanche, pour les autres, il propose une belle aventure au souffle épique !

DTDA – News en vidéo et résultat du concours !

Hello les aventuriers ! Le confinement se passe bien ? Vous vous demandez déjà comment occuper votre temps ? Passez quelques minutes sur la chaîne Youtube de DTDA Games pour y apprendre quelques nouvelles du studio !

Au programme :

Des informations distillées par Sergio Matsumoto sur les applications Light Hunters et Efemeris. Qui sont des applications multijoueurs et GRATUITES on vous le rappelle, en ces temps de confinement c’est important !

La validation de la production d’un élément de la Pandora Box de Light Hunters.

Le gagnant du concours qui repart avec une Pandora Box et un jeu de Poker.

Et enfin, un dessin toujours réalisé par Manon Stripes Potier.

A dans deux semaines pour la prochaine vidéo ! 😀

Time Bomb Evolution – La gamme Mini Games revient avec un titre toujours plus explosif !

Salut les Sherlock ! Vous aimez les jeux de bluff rapides, qui amènent de la tension et des fous rires ? Dans ce cas on ne saurait que trop peu vous conseiller de vous tourner vers Time Bomb, une petite perle ludique passe partout et qui convient à tous les publics. Mais on ne va pas le faire. Non, on va faire mieux que ça ! On va vous parler de Time Bomb Evolution !

On allume la mèche !

Time Bomb, c’est un jeu de Yusuke Sato sorti dans la gamme Mini Games de Iello (Nessos, j’adore ce jeu <3) en 2016. Le jeu vous place dans la peau de James Moriarty  ou Sherlock Holmes et leurs équipes respectives. Le Napoléon du crime d’Arthur Conan Doyle a placé une bombe dans Big Ben. Les enjeux pour chaque équipe seront différents forcément, pour les uns, il faudra désamorcer la bombe, quant aux seconds il faudra que l’engin explosif fasse ce pour quoi il a été conçu.

Recrutement des équipes

Les mécaniques principales du jeu sont le bluff et les identités cachées. Vous prendrez connaissance de votre rôle au début du tour mais ne saurez pas qui est avec vous.

Chaque joueur aura devant lui plusieurs cartes dont il aura connaissance mais qu’il aura mélangé et placé face cachée devant lui. l’empêchant de connaître précisément la place de chaque carte.

Détails du désamorçage

Les cartes sont partagées en 3 types :

Les câbles sécurisés sont des leurres qui ne servent qu’a faire perdre du temps à l’équipe de Sherlock

Les câbles de désamorçage sont la seule façon de gagner pour l’équipe du détective. Trouvez le nombre défini de cartes désamorçage et vous remportez la partie

La carte Bombe, ce petit délice qu’est cette carte ! Dès qu’elle est révélée, l’équipe de Moriarty remporte la partie. C’est la carte qu’on adore ou que l’on déteste avoir selon l’équipe. Généralement sa possession change l’attitude du joueur. Soyez attentif !

Tour de l’horloge

A chaque tour les joueurs devront parlementer, influencer, persuader et convaincre les gens de venir choisir une carte devant eux ou justement d’éviter de venir. C’est à ce moment que le bluff intervient. Feignez d’avoir des câbles de désamorçage dans vos cartes pour que l’équipe de Sherlock vienne choisir vos cartes en espérant qu’ils choisissent la carte bombe pour vous faire gagner la partie. Essayez de faire comprendre à vos équipiers votre camp sans pour autant être découvert par les adversaires est un exercice compliqué mais souvent très drôle qui amène des éclats de rire et des exaspérations. Les cartes non révélées étant mélangées et redistribuées à chaque manche, les arguments d’un tour deviennent obsolètes et on voit les attitudes changer. Ou bien est-ce un stratagème pour vous induire en erreur ? A vous de le découvrir en retournant les cartes en espérant avoir fait le bon choix.

L’idée vous plaît ? Tant mieux ! Maintenant on passe au niveau supérieur avec Time Bomb Evolution !

Evolution !

Bon ok on a fait que parler de Time Bomb jusque là mais il était important de vous présenter le grand frère avant de vous parler de cette déclinaison.

Time Bomb Evolution reste le même dans les grandes lignes, 2 équipes, ceux qui doivent désamorcer les bombes et ceux qui doivent détruire les monuments ? Les ? Oui ! C’est l’une des évolutions ! Dans cette déclinaison de Time Bomb, l’équipe de Moriarty a décidé d’accélérer son plan et a placé plusieurs bombes dans Londres.

Contrairement au jeu de base, il n’y a plus de carte “Bombe” qui fait gagner automatiquement le camp de Moriarty. Certains de nos joueurs ont trouvé dommage qu’elle ne soit plus dans le jeu, elle apportait une tension supplémentaire dans la partie. Personnellement, je suis content de cette modification, combien de parties de Time Bomb ont été gagné sur un coup de malchance en tombant sur cette carte ? Je trouve Evolution plus équilibré.

Mais Moriarty n’est pas désavantagé, il a placé plusieurs bombes dans la capitaine anglaise. Et si par malheur vous révélez la 4ème bombe d’une même couleur, rideau, le Professeur a gagné…

Des couleurs ?

C’est le gros ajout de cette version ! Chaque bombe à une couleur et pour peu que vous vouliez jouer avec la règle avancée dites “évolution”, et croyez nous, vous allez vouloir y jouer rapidement, chaque bombe à un effet sur la partie en fonction de sa couleur !

Explosion imminente, Réamorçage de bombes, jouer au hasard, écourter les tours, etc.

Chaque bombe va vous faire frémir ! On adore la jaune qui ne peut être désamorcée 😛

Sherlock and co

Heureusement l’équipe du célèbre détective n’est pas en reste, chaque câble de désamorçage qu’elle réussira à révéler pourra annuler des effets des bombes. Non seulement ils vous aideront mais vous rapprocheront de la victoire. Par contre, il faudra choisir judicieusement quelle bombe désamorcer si vous voulez gagner !

MOUHAHAHHAH ! Mon rire maléfique est pas tout a fait au point, mais j’y travaille… 🙁

Un nouveau coup de pinceau ?

Comme dans la première version de Time Bomb, c’est Biboun aux crayons. On aime beaucoup son style graphique en général et Time Bomb ne déroge pas à la règle. Time Bomb Evolution ressemble beaucoup à son grand frère, on pourrait croire que le deuxième est une simple extension mais non, c’est bien un jeu à part. On notera la féminisation des personnages dans Evolution. Sherlock et Moriarty sont très classes en femmes. On notera des vêtements et accessoires présents dans Time Bomb toujours présents chez les personnages d’Evolution : Les lunettes pour l’enquêteur, l’épaulette pour Moriarty. J’aime beaucoup la cicatrice sur ce dernier personnage, on sent qu’elle a joué avec des explosifs et que ça n’a pas dû toujours lui réussir. Des personnages très classes comme on aimerait en voir toujours plus !

Les cartes Rôles ont gardé le même dos, vous pouvez mixer les deux boîtes ensemble pour offrir des hommes et des femmes à vos joueurs. Attention tout de même garder le bon nombre de joueurs par boîte. Time Bomb Evolution ne se joue qu’a 6 joueurs contre 8 pour son grand frère.

Élémentaire mon cher Watson

Time Bomb Evolution est le digne successeur de Time Bomb premier du nom. Un jeu de bluff à identités secrètes qui s’apprend en 30 secondes et se joue en quelques minutes. Facile à prendre en mains et générateur de rires, Time Bomb est un classique des soirées et on était très curieux de voir ce que donnerait cette nouvelle mouture. Introduisant des nouvelles bombes aux différents effets et supprimant la fameux carte “bombe” qui pouvait s’avérer assez frustrante, le jeu ne se réinvente pas certes mais il se dépoussière et il le fait de très belle façon. De nouvelles mécaniques de jeu viennent amener une tension supplémentaire de choix grâce aux câbles de désamorçage qui ont un réel rôle à jouer. Toujours aussi plaisant à sortir, Time Bomb Evolution porte bien son nom. Il trouvera une place à côté de son grand frère si vous appréciez les ambiances tendues pleines de bluff, mensonges et de rires !

Attention néanmoins, Time Bomb Evolution ne se joue qu’a 6 contrairement à Time Bomb qui lui peu se jouer jusqu’à 8.

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs de 4 à 6 joueurs pour Evolution jusqu’à 8 pour Time Bomb premier du nom
Durée d’une partie 15 minutes
Auteurs Yusuku Sato
Illustrateur Biboun
Éditeur Iello
Time Bomb Environ 12€
chez Philibert

chez Magic Bazar
Time Bomb Evolution Environ 12€
chez Philibert
chez Magic Bazar

 

Les liens dans le tableau récap sont affiliés chez Magic Bazar et Philibert.net. En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !

Magic Arena – le plaisir du carton, mais en numérique

Salut les Magiciens ! Aujourd’hui on va parler de l’adaptation en jeu vidéo de ce qui pour moi est le meilleur jeu de cartes de tous les temps : Magic L’Assemblée. Il y a quelques mois maintenant, Magic Arena, la version numérique du jeu de cartes à collectionner de Wizards of The Coast est sorti de Beta et s’est rendue disponible pour tout le monde. Après plusieurs mois d’utilisation quotidienne, je vais vous faire une petite (j’espère mais c’est pas gagné) présentation du jeu et vous livrer mon avis dessus. 

Les bases

Avant de s’attaquer à la version numérique du jeu, il me semble nécessaire de présenter brièvement Magic l’Assemblée (The Gathering, pour les puristes et amateurs de VO).
Il s’agit d’un jeu de cartes à collectionner créé par Richard Garfield en 1993. Le Monsieur ne s’est pas arrêté à un succès ludique puisqu’il a plus récemment créé Keyforge, avec une mécanique et une dynamique tout à fait différente.

Dans Magic, les joueurs incarnent des magiciens qui s’affrontent en se lançant des sorts et en invoquant des créatures pour réduire les points de vie de l’adversaire. Pour cela ils ont à leur disposition un deck de cartes, à construire. Les cartes sont réparties en 5 couleurs : Blanc, Bleu, Noir, Rouge et Vert qui possèdent chacune un archétype global de jeu. Le Noir va représenter la mort et jouer sur le sacrifice par exemple, alors que le Blanc va s’orienter vers la lumière et du gain de points de vie en général. Attention, ce sont de gros raccourcis, le jeu est riche de quelques 19 000 cartes réparties en de nombreuses extensions, et bien évidemment les stratégies et combinaisons sont multiples. Pour pouvoir utiliser les cartes, les joueurs vont avoir besoin de puiser de la mana dans les terrains qu’ils pourront poser à chaque tour. 

Il faut être au moins deux joueurs pour faire une partie de Magic, mais certains formats permettent de jouer à plus dans des configurations variées : en équipes, en free for all…

Vont s’en suivre de multiples combats contre des adversaires aux techniques et jeux variés, et c’est ce qui fait la richesse du jeu à mes yeux. En fonction de ses affinités ou envies de jeu, un joueur peut créer un deck de toutes pièces en se basant sur des cartes qu’il aime, des combos originaux, une mécanique qui lui semble intéressante… La liberté de création est quasi infinie. 

Magic Arena

Première information importante, l’application est gratuite. Après un téléchargement rapide, via le site de Wizards of the Coast ou l’Epic Games Store depuis peu, on peut se lancer dans des duels virtuels depuis chez soi sans bouger de son PC. C’est un des second avantage de l’application. Ayant joué à la version papier pendant de longues années, une des premières difficultés que l’on peut rencontrer c’est de trouver des joueurs… En ville c’est un peu plus facile, mais pour les gens qui résident en campagne c’est beaucoup moins aisé. Là, en quelques secondes on peut jouer contre des personnes du monde entier, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. 

Au premier lancement de Magic Arena, on est pris en main par Sparky qui nous présente le jeu et nous invite à faire les tutoriels. Ils sont parfaitement clairs et présentent bien les règles de bases aux joueurs débutants. Il est tout à fait possible d’apprendre à jouer à Magic via Arena. Les phases de jeu sont détaillées et les grands principes bien expliqués. Chaque étape du tour est bien segmentée et le jeu met en surbrillance les cartes jouables, ou dont les effets peuvent être activés, dans un tour. Il n’y a pas de risque d’erreur en jeu.
En passant la souris sur une carte (ou en cliquant droit) on a un zoom dessus pour pouvoir la lire en détails. Touts les mots clés sont expliqués dans des fenêtres autour de la carte, c’est hyper pratique pour se familiariser avec les différents termes introduits par les extensions.

En soi le jeu est très simple, il y a de grandes règles à connaître et ensuite, tout est inscrit sur les cartes. Mais Magic à une profondeur de jeu abyssale l’adage “Easy to learn, Hard to master” (facile à apprendre, dur à maîtriser) n’a jamais été aussi vrai. Au fil des tutoriel, on reçoit plusieurs paquets de cartes ou cartes à l’unité. Elles pourront ensuite être utilisées pour personnaliser ou créer de nouveaux decks. 

La collection de cartes et la progression

Pour étendre sa collection de cartes, il est possible d’en acquérir de plusieurs moyens. Tous les jours, le jeu va vous proposer des quêtes quotidiennes et offrir des récompenses en Or et en expérience. Un point hyper important de ces quêtes : elles ne sont pas liées à la victoire. Elles vont consister à “jouer X créatures”, “lancer X sorts d’une couleur donnée”, “jouer X terrains”, etc. Ce qui fait que même avec un jeu débutant il est entièrement possible de les réaliser.
En parallèle il y a un système de récompenses en Or et XP pour les victoires, mais comparé aux quêtes journalières c’est beaucoup moins lucratif. Un système de “Maîtrise” d’une extension est également actif en parallèle proposant des récompenses du même type et quelques petits plus cosmétiques. 

Il y a aussi un système de jeu classé offrant des récompenses en fin de saison (chaque fin de mois) consistant en un certain nombre de boosters de cartes, d’or ou de cosmétiques de cartes. 

 

Au final, Magic Arena récompense en permanence les joueurs pour leur investissement personnel et leurs résultats, c’est plutôt satisfaisant en jeu. On a le plaisir de la victoire, des récompenses qui tombent régulièrement, ce qui adouci la défaite.
Bon nombres de codes sont à rentrer dans la boutique (en haut à droite de la fenêtre) pour obtenir des boosters ou des éléments cosmétiques. Les codes du type PlayTheros ne sont valables qu’une fois, mais offrent 3 boosters de l’extension en question. On peut donc commencer le jeu avec une quinzaine de paquets à ouvrir.

Le système économique

L’or, monnaie virtuelle, sert à acheter des boosters de cartes dans la boutique du jeu. Comme pour la version physique, on peut acheter des paquets de cartes assorties aléatoirement pour essayer d’obtenir LA carte que l’on veut pour son jeu. En physique ça peut coûter pas mal d’argent, il faut faire attention et savoir se raisonner parfois ! Ca peut être le cas ici aussi. Des gemmes (autre monnaie que l’on peut acheter avec de l’argent IRL) permettent d’avoir un nombre plus conséquent de boosters ou d’éléments cosmétiques. Il est possible d’acquérir des gemmes en participant à certains évènements en jeu comme les drafts par exemple. En fonction du nombre de victoires obtenues on obtient des gemmes et des boosters bonus. 

Etant gratuit, il est logique de trouver un système économique derrière Magic Arena. Il faut bien que les développeurs vivent et que les serveurs tournent. En revanche là où je trouve que le jeu est très bien fait, c’est que l’on est absolument pas obligés de passer par la case porte-monnaie pour s’amuser et profiter du jeu dans son intégralité. 

La maîtrise d’extension est divisée en deux niveaux. l’un est gratuit pour tous, l’autre est débloqué en payant 3400 gemmes et offre plus de cadeaux lors de la progression. On obtient de nombreux boosters et gemmes en le débloquant, c’est un bon investissement pour les nouveaux joueurs. En faisant régulièrement des drafts on arrive à rassembler la quantité de gemmes nécessaire pour ne pas avoir à le payer pour le mois suivant. 

Pay To Win?

Étonnamment non ! Là où la version papier pourrait l’être, avec des cartes puissantes qui atteignent des cotes indécentes pour certaines, la version numérique se détache de cet aspect. Il n’y a pas d’échange / achat / ventes possibles de cartes entre joueurs comme on peut le faire en physique. Mais pour palier à cela, un système de jokers a été introduit au jeu. Lorsque l’on ouvre des boosters, une jauge se remplit (en haut à droite de l’écran). Lorsqu’elle est complète, on reçoit un joker pour fabriquer une carte de son choix et de la rareté imposée par le joker. Ça permet de se construire des jeux en obtenant la carte souhaitée. On a toujours l’excitation de l’ouverture de boosters, mais on n’en est pas totalement tributaires et on arrive tôt ou tard à se faire le jeu que l’on souhaite. 

Du coup, ce n’est pas le joueur qui aura mis le plus d’argent dans le jeu ou acheté le plus de boosters qui gagnera forcément les parties. Acheter, ou obtenir, plus de boosters permet d’avoir plus de cartes ou plus de chances d’avoir une carte en particulier, mais le système de cartes joker permet de fabriquer le jeu que l’on veut. 

Arena propose un pool de cartes réduit par rapport à la version papier. Seules les cartes de puis l’extension Ixalan, jusqu’à Theros Par delà la Mort sont présentes. La prochaine extension Ikoria: Lair of Behemoths viendra compléter le jeu en même temps que la disponibilité de la version physique dans les boutiques de cartes. Ça permet largement de s’amuser et de pouvoir s’exprimer dans la création de jeu. Arena propose plusieurs “formats” de jeu, qui sont des règles de constructions de decks. Le Standard (6 dernières extensions) est le format le plus joué sur Arena est est aussi un format de tournois papier. L’outil de création de decks est vraiment bien fait et propose de voir les statistiques du jeu en fonction des cartes ajoutées pour pouvoir l’optimiser.

 

Conclusion

Magic Arena est une adaptation vidéoludique du célèbre jeu de cartes à collectionner Magic l’Assemblée. Uniquement disponible pour PC actuellement, d’autres versions devraient suivre.

Très didactique, il est une excellente porte d’entrée à l’univers de ce jeu de cartes pour plusieurs raisons. Il est gratuit et bien expliqué, les nouveaux joueurs pourront s’y essayer sans crainte de perdre de l’argent ou par peur d’avoir à ingérer des règles fastidieuses. Le titre ne présente que les cartes depuis l’extension Ixalan jusqu’à Théros Par delà la Mort  pour le moment mais permet de jouer facilement et n’importe quand contre des joueurs du monde entier. En multipliant les profils de joueurs on apprend et on progresse en permanence.

Le jeu est en free to play, mais n’est pas un pay to win. Sans investir d’argent dedans on peut très bien profiter de l’intégralité du jeu. Il est très généreux dans les récompenses pour avoir gagner ou juste simplement joué. On est pas trop frustré par nos défaites qui nous apportent toujours quelque chose. En revanche, si on veut aller un peu plus vite et avoir un panel de cartes étoffé dès le début, il est possible d’acheter des boosters de cartes pour enrichir ses possibilités de création de decks.

Magic Arena est le titre qu’il vous faut si vous voulez plonger dans l’univers formidable de Magic l’Assemblée sans vous ruiner. Permettant de jouer à toute heure de la journée ou de la nuit, vous risquez de devenir vite accro ! 

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