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Couleurs de Paris – Laissez parler votre âme d’artiste

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Salut les Artistes ! Super Meeple revient sur le devant de la scène avec un jeu qui a beaucoup fait parler de lui depuis Cannes : Couleurs de Paris. Si vous avez fait un peu de salons et festivals comme Ludinord et Paris Est Ludique, vous en avez certainement entendu parler. Première création originale de la société d’édition au Meeple rouge, Couleurs de Paris est un jeu pour 2 à 4 joueurs de Nicolas de Oliveira superbement illustré par Fabrice Weiss (que l’on retrouve sur U.S. Telegraph et Mississippi Queen). 

Les outils de l’artiste

On le dit souvent, mais Super Meeple a une constante, c’est de proposer du matériel d’excellente qualité. Les joueurs auront des plateaux personnels, avec deux épaisseurs de punch, un set de meeples assistants et des curseurs en bois. Comment ne pas craquer devant ces petits assistants tout mignons?

Les pigments de peinture sont représentés par les petits cubes plastique que j’aime beaucoup. En nombre conséquent ils apportent une touche vraiment sympathique au titre.

Les cartes ont une finition toilée et sont relativement rigides. Pour les cartes tableaux, en jeu on aura des petits chevalets en punch à assembler. En deux parties, ils s’assemblent rapidement et sont un élément important d’immersion dans le thème.

Le plateau commun a une partie centrale mobile. Les joueurs y déposeront leurs assistant tout au long de la partie. Les deux éléments du plateau sont assemblés par un petit axe en plastique et pivotent aisément.

Commençons à étaler de la peinture

Couleurs de Paris est un jeu de pose d’ouvriers dans lequel des artistes peintres sont en compétition pour être sacré meilleur peintre du Bateau-Lavoir de Montmartre. Pour y parvenir, c’est une épreuve de peinture qui départagera les artistes, il faudra peindre le plus rapidement des toiles dans le style des grands maîtres bien connus de l’art français du XIXe siècle.

Chacun dispose d’un plateau personnel représentant son matériel et sa palette de peinture, ainsi que de 3 assistants en début de partie. Le plateau central, commun, est divisé en plusieurs zones qui représenteront les actions réalisables durant ce tour. Certaines cases sont inaccessibles, leur nombre est défini selon le nombre de joueurs. On place sur le plateau de petits punchs pour obstruer les emplacements.

L’apprentissage par la pratique

Les joueurs vont, à tour de rôle placer un Assistant devant l’action qu’ils souhaitent réaliser. Une fois que tous les meeples ont été assignés, la résolution des actions va commencer. Chacun leur tour, dans le même ordre que précédemment les joueurs vont coucher le meeple qu’ils souhaitent utiliser, pour signifier qu’il a déjà agi et le rendre indisponible à d’autres éventuelles actions. 

Il y a au final assez peu d’actions différentes dans Couleurs de Paris, vous pourrez soit : 

  • Mélanger des peintures
  • Prendre de la peinture
  • Appliquer de la peinture sur un tableau
  • Améliorer votre matériel
  • Acquérir un tableau ou piocher une carte bonus si elles sont intégrées à la partie.

On aime cette simplicité qui permet d’appréhender le jeu sereinement et se concentrer sur le développement de son atelier. Contrairement à certains jeux du genre, dans lesquels les actions sont légion et qui peuvent paraître indigestes aux néophytes, Couleurs de Paris a fait le choix de rester accessible.

Chacun sa palette

Sur les plateaux personnels, on trouve trois pistes avec un curseur mobile qui symbolisent les performances de votre matériel et une zone représentant la palette de peinture pour stocker sa matière. 

La peinture sera la ressource essentielle du jeu. Tout au long de la partie on en acquiert, la mélange, la transforme et l’applique sur des toiles. Si je vous en parle maintenant c’est pour évoquer l’amélioration des outils de peinture. En plaçant un assistant sur une case correspondante du plateau de jeu commun, vous aurez la possibilité, contre deux pigments de peinture, d’augmenter la qualité de votre matériel et par conséquent leur rendement.

Ainsi, en montant le niveau de votre tube de peinture, vous récolterez plus de pigments en une action, pareil pour la palette et le mélange, tout comme le pinceau et l’application sur la toile. Il est très important d’investir dans du matériel de qualité pour optimiser ses tours. 

En début de partie, on ne fait pas grand chose, on récupère la peinture par deux cubes, pareil pour les mélanges et on peut peindre sur le tableau à raison d’un cube par action. C’est loin d’être mirobolant. Par contre, quand en fin de partie on se retrouve à  les appliquer par 6 ou 7… Ça devient tout de suite plus rentable. Les tours du début sont assez rapides et on y fait peu de choses, mais on a une vraie montée en puissance sur la fin. 

De la main d’oeuvre supplémentaire

L’autre atout de l’augmentation du matériel est à mi parcours de la piste de suivi. Quand on y parvient on a la possibilité de gagner 6 points de victoire ou un assistant. C’est un calcul à faire selon le déroulement du jeu. En début de partie, de notre côté on privilégie l’acquisition de nouveaux assistants pour avoir des tours plus riches en actions mais en fin de partie il peut être rentable d’obtenir les points de victoire. Ça peut permettre d’aller chercher une égalité, voire même d’arracher une place sur le classement final des joueurs. Il y a également un bonus de 10 points de victoire en améliorant au maximum les outils.

Il y a toute de même des actions spéciales, au centre du plateau circulaire. Vous pourrez acquérir le pion premier joueur et un cube de pigment blanc, du pigment blanc de la même façon qu’une autre couleur (en fonction du niveau de votre tube de peinture) ou bien copier une action d’un assistant adverse ou non. Les pigments blancs peuvent remplacer n’importe quel couleur sur un tableau mais avec un malus sur le score final. J’ai beaucoup aimé l’action de copie, elle permet d’accélérer considérablement une stratégie en effectuant deux fois la même action pendant un tour ou alors de profiter tout de même d’une action même si déjà occupée par un adversaire. Très polyvalente elle apporte encore plus de relief au jeu.

You spin me round

Une des particularités de Couleurs de paris est son plateau tournant. En fin de tour, après que chacun ait résolu toutes ses actions, les joueurs récupèrent tous leurs assistants sauf un, qu’ils laissent en place. Ensuite le plateau tourne d’une case (de 0 à 2 cases si l’action spéciale a été utilisée par un joueur). On a une petite touche de programmation et de stratégie supplémentaire qui est la bienvenue. On peut ainsi s’assurer une action utile (ou bloquer un adversaire) pour le tour suivant. 

Il y a également une case permettant d’obtenir des pigments noirs. Ils ne sont pas utilisés pour peindre des tableaux, mais valent 6 points de victoire en fin de partie. Ils sont également déclencheurs de fin de partie quand le dernier est obtenu par un joueur.

Lorsqu’un artiste a réalisé deux tableaux ou pris le dernier pigment noir, on termine le tour et on peut faire le décompte de points. Pour cela on prend en compte les valeurs en bas des cartes tableaux (auxquels on retranche les malus si de pigments blancs ont été utilisés pour le réaliser), les éventuels bonus d’augmentation de matériel et les pigments noirs. 

Variantes de jeu avancées

La boîte de Couleurs de Paris contient deux modules à intégrer au jeu pour varier les situations. Premièrement les tuiles de Peintres, elles apportent un peu d’asymétrie en conférant aux joueurs un pouvoir spécial.

L’autre module est les cartes Bonus. Au lieu de choisir l’action Peindre en y plaçant un meeple, un joueur a la possibilité d’acheter une carte Bonus contre un certain nombre de pigments blancs. Elles offrent une action supplémentaire à effectuer immédiatement ou non selon les règles choisies en début de partie.

Sans complexifier le jeu, ces deux modules apportent une pointe de fraîcheur pour agrémenter les parties sur la durée et varier les plaisirs.

Beautés parisiennes

Les cartes tableaux sont illustrées par des œuvres connus des grands maîtres de la peinture des XIXe et XXe siècles. Un même tableau sera décliné en plusieurs version rapportant plus ou moins de points suivant la complexité.
Personnellement je trouve un peu dommage que les combinaisons de couleurs ne suivent pas le modèle au dos de la carte… Bon c’est sûrement compliqué à mettre en place pour que ce soit jouable.

Le travail de Fabrice Weiss m’a complètement séduit. L’illustration de couverture est superbe et les couleurs sont très vives. Le plateau central est également joli, même si je trouve que les cases centrales prennent pas mal de place sur l’illustration. On perd un peu en esthétique globale ce qu’on gagne en lisibilité en jeu.

Conclusion

Couleurs de Paris est un jeu de placement d’ouvriers dans l’univers des peintres parisiens du XIXe siècle. C’est une course à la création de tableaux qui sera remportée par le peintre qui aura réalisé les plus beaux tableau et acquis des bonus avant les autres.

Avec son plateau tournant et la conservation d’un emplacement d’ouvrier d’un tour sur l’autre, il apporte sa petite touche de nouveauté. Ça permet de programmer son tour suivant en s’assurant une action ou en bloquant une opportunité à un adversaire. Les mécaniques sont assez simples pour être expliquées facilement et lancer une partie rapidement tout en étant assez intéressantes pour se retrouver avec un jeu qui demande réflexion, anticipation et adaptation. Le matériel et la thématique nous plongent dans un monde peu représenté dans l’univers ludique qui pourra intéresser des non-joueurs tout en n’oubliant jamais de rester assez fin pour garder attentif les ludistes plus chevronnés. Couleurs de Paris est une bonne porte d’entrée dans le monde des jeux de pose d’ouvriers.

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs de 2 à 4 joueurs
Durée d’une partie environ 45 minutes
Auteur Nicolas De Oliveira
Editeur Super Meeple
Prix 45 €

Redeemer – Enhanced Edition. Faut reconnaître, c’est du brutal!

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Salut les pénitents ! Le test de jeu vidéo d’aujourd’hui portera sur Redeemer – Enhanced Edition qui est sorti le 19 juillet sur PS4, Xbox One, Switch et PC, édité par Koch Media. Quelques temps après la version de base sur PC, et après quelques reports, le jeu arrive sur consoles pour notre plus grand plaisir. Au programme de ce jeu de Sobaka, Buka et Raven’s Court, de la baston, de la castagne et une déferlante de mandales. Voyons en détails l’histoire de Vasily qui nous est présentée dans Redeemer.

“Là vous avez affaire à un passionné de violence” – Léodagan.

Dans Redeemer, on incarne Vasily, un ancien agent d’élite d’une grosse entreprise d’armes cybernétiques et de soldats augmentés. Suite à un conflit avec son employeur, la vie de Vasily est menacée, mais il parvient à s’échapper et se cacher dans un monastère. Durant de longues années il demeure là bas, profitant de sa retraite pour tenter de maîtriser la violence qu’il a en lui. 

Mais son répit sera troublé par l’irruption d’agents de son ancienne entreprise qui viennent saccager le monastère et exécuter tous les moines qui ont accueillis Vasily.
Chassez le naturel, il revient au galop. Vassily reprend les armes et riposte contre les assaillants. De ses propres mots, Vasily aime la violence, il va donc s’en donner à coeur joie.

« Ya des jours où faut pas me chercher, et ya des jours tous les jours » – Krän

Redeemer est un jeu de tir vu du haut, un peu à la manière d’un Hotline Miami. le gameplay est assez simple on a deux touches pour les coups, une touche d’esquive, une touche de parade et une touche de tir. il faudra combiner les attaques pour réaliser des combos et venir à bout de vos ennemis. La touche Carré permet de s’acharner sur un adversaire alors que la touche Triangle répartit les mandales dans une attaque plus large. 

On a dans Redeemer une action décomplexée et de la violence sans retenue, le jeu est clairement pour un public adulte. Tout au long de vos aventures, vous trouverez divers armes blanches et à feu. Vasily sera parfois beaucoup plus créatif et démembrera des adversaires pour utiliser le membre arraché comme arme. On a vraiment l’impression que les coups sont portés et on a un bon retour une fois la manette en main. 

Toutes vos armes blanches auront une durabilité qui sera réduite à chaque coup porté. On ne s’embête pas avec les chargeurs dans Redeemer, une arme est vide, on la jette et on en reprend une un peu plus loin. 

Certains ennemis ne seront sensibles qu’aux attaques armées, c’est un aspect à prendre en compte lors des parties. Après, avec Redeemer on est loin d’un jeu stratégique, le fun vient surtout de la brutalité de Vasily. Les checkpoints sont assez nombreux et la mort n’est pas réellement pénalisante.

Il y a également la possibilité de faire un peu d’infiltration. C’est rarement réalisable sur le long terme mais on gagne un peu de temps sur les exécutions.

Lors des exécutions ou de coups particulièrement violents, il arrive que la caméra se rapproche, pour se mettre au niveau de Vasily et vous laisser profiter du “spectacle”.

Vasily, il a la classe, il en a même deux!

Tout au long du jeu, on pourra augmenter les capacités de son personnage en collectant des parchemins et des tablettes. Ces collectibles ne demandent pas d’énormes efforts de recherche, ils sont même assez visibles au cours du niveau. Les parchemins permettent d’augmenter les talents à main nue de la classe Moine, alors que les tablettes ceux de la classe Soldat, dédiée au maniement des armes. 

Durée de vie et modes de jeu

Il faut compter 8-10 heures pour terminer la campagne de 18 niveaux. Elle est proposée dans 3 modes de difficulté et le mode HARD porte bien son nom. Les combats de boss sont plaisants à faire, même si les patterns sont assez simples. 

Le mode arène se débloque au fil de la campagne. Il s’agit de combats contre des hordes de monstres dans des espaces clos, la difficulté allant en croissant. On a bien aimé ce mode de jeu qui prolonge l’expérience et offre un bon divertissement. 

Une claque graphique?

Les environnements sont assez variés et agréables. On débutera l’aventure dans le monastère qui accueille Vasily, sur plusieurs niveaux, passant des extérieurs aux bâtiments. L’aventure se poursuit ensuite en souterrain, dans un complexe technologique…
Petit regret sur certains tableaux qui sont assez sombres et dont on profite un peu moins au cours du jeu.

Le chara design est également sympathique. Les soldats augmentés sont “classiques” mais ils s’intègrent bien à l’univers ; on croisera aussi quelques bêtes plus originales. 

L’histoire est contée sous la forme de tableaux, style comics un peu animés qui rendent vraiment bien. C’est pour moi un des plus du jeu. Même si le scénario est basique et pourrait se retrouver dans un film de série B, le traitement qui lui est réservé rehausse le tout. L’ensemble du jeu est doublé en anglais et polonais mais sous-titré en 7 langues, dont le français. 

Conclusion

Redeemer ne brille pas par la profondeur de son scénario, mais par son action franche et directe. On ne lance pas une partie pour réfléchir mais pour se défouler et se vider la tête (ou celle des adversaires en l’occurence). Dans cet exercice Redeemer fait parfaitement le boulot. 

C’est un peu la même chose que quand on lance un Expendable, on en attend de l’action, des combats brutaux et que ça explose… Ici c’est le même plaisir, coupable ou non. ^^

Disponible sur toutes les machines de salon et PC, Redeemer est proposé à un petit prix, moins de 30€. A ce prix là, c’est de la violence presque gratuite! Si vous avez envie d’un bon jeu défouloir, Redeemer semble tout indiqué.

 

Mississippi Queen – Course sur le fleuve.

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Salut les bateliers! La chaleur écrasante donne envie d’aller se rafraîchir au bord de l’eau, ou même mieux, sur l’eau! Quoi de mieux qu’une petite course de bateaux pour se détendre et prendre le frais?

Super Meeple a réédité Mississippi Queen, le célèbre jeu de Werner Hodel qui a remporté le Spiel Des Jahres en 1997. Fidèle à sa ligne éditoriale originale, Super Meeple a remis au goût du jour cet excellent jeu de course pour 2 à 6 joueurs. Il n’y a plus de suspens, j’ai déjà dit que le jeu était excellent, mais je vais vous expliquer pourquoi dans les quelques lignes qui vont suivre.

Oh mon bateau ! 

La boîte est lourde! On a du matériel relativement simple mais de qualité, une constante chez Super Meeple.
17 tuiles Fleuve et 2 tuiles départ/arrivées constituent l’essentiel du poids de Mississippi Queen. Le punch est épais et très dense, les tuiles passent sans souci l’épreuve des parties, même au niveau des accroches, rien ne s’abîme au cour du temps. Même finition pour les jetons bateau sur lesquels on déposera les figurines de passagères.

En parlant de ces figurines elles sont détaillées et très bien finies. Les 16 ont la même pose et leur silhouette blanche est très agréable. Attention, ce n’est pas du tout le même style de figurines que l’on peut trouver dans Zombicide ou Black Rose Wars, mais ce n’est pas non plus ce qu’on en attend.

Ensuite, les pions Bateau, bien détaillés également et de belle taille. Ils sont en plastique coloré qui permettent une identification rapide en partie.

Cap sur la ligne d’arrivée

Le but est simple, c’est une course, il faut être le premier à atteindre la ligne d’arrivée, mais, comme vous êtes un capitaine classe, il faut également prendre en chemin deux passagères. 

En ce qui concerne la mise en place elle est extrêmement simple et rapide également. On place la tuile ligne de départ sur la table, chaque joueur prend son pion bateau et un jeton bateau également, qui sert à y placer les passagères. On place ses pions sur la ligne de départ et c’est quasiment presque prêt pour la course.

Dernière petite chose, ce sont des bateaux à aubes, on met donc les roues dans les emplacements. Ces aubes représentent la vitesse et le charbon de votre navire. Tout au long de la partie vous aurez à ajuster ces variables pour tirer votre épingle de cette course. 

Les tuiles de jeu sont divisées en petits hexagones, à chacun de vos tours vous aurez plusieurs actions gratuites : orienter votre bateau de 60° d’un coté ou de l’autre et augmenter ou réduire votre vitesse de 1. Toute autre action vous coûtera 1 de charbon. Par exemple pour augmenter la vitesse de 3, vous avez 1 de gratuit et devrez dépenser 2 charbon… Idem pour l’orientation du bateau. Mais attention, vous n’avez que 6 de charbon pour toute la course!

Une progression au fil de l’eau

A chaque fois qu’un bateau est le premier à arriver sur une tuile, le joueur lance le dé qui indique où sera placée la prochaine tuile : sur la gauche, devant ou sur la droite. Cette petite touche d’aléatoire est la bienvenue car elle dynamise encore plus les parties et peut retourner le jeu. Cependant, le placement se fait à l’entrée sur une nouvelle tuile, donc même le joueur qui déclenche l’action a le temps d’ajuster sa trajectoire. Il n’est pas totalement pris au dépourvu. En revanche, les joueurs derrière lui ont un peu plus de temps pour gérer la trajectoire et n’auront peut être pas de charbon à dépenser pour avoir une trajectoire optimale, et se retrouveront devant au tour suivant, déclenchant ainsi à leur tour l’arrivée d’une nouvelle tuile… Tout s’équilibre parfaitement tout seul.

Les passagères sont en nombre limité (défini par le nombre de joueurs) et apparaissent sur les pontons lorsqu’on révèle une nouvelle tuile.

Pour accoster et faire embarquer une dame, votre bateau doit se trouver, en fin de déplacement, sur la case du ponton mais avec une vitesse de 1! Si vous arrivez trop vite, vous ne pourrez pas la faire embarquer. Attention de ne pas en louper trop, sinon votre embarcation risque d’arriver incomplète sur la ligne d’arrivée.

And the winner is…

En parlant de ligne de fin de course, elle est sur la tuile spéciale d’arrivée. Après avoir placé al douzième tuile, on relance immédiatement le dé pour placer la tuile d’arrivée. Comme pour faire embarquer une passagère, vous devrez accoster au ponton avec une vitesse de 1. 

Durant la course, vous pourrez tout de même faire quelques crasses à vos adversaires en poussant leurs bateaux des autres joueurs. Ceci vous coûtera du déplacement supplémentaire, mais ça peut être une bonne chose pour les mettre sur des cases un peu plus délicates ou les éloigner de leur but.

Les atouts de l’édition Super Meeple

Comme on a pu le voir dans Cuzco, les rééditions Super Meeple tirent leur épingle du jeu par la qualité de leur matériel. Je n’ai pas eu entre les mains la version de 1997, mais un ami qui l’a m’en a parlé, les passagères sont bien plus jolies, avec une sculpture plus fine. Pareil pour les bateaux. Les tuiles ont également eu le droit à un petit lifting. Les illustrations de F. Weiss et C. Swal sont superbes et sont un réel plus pour le jeu.

Le gros ajout de la version Super Meeple se trouve au niveau des règles et du matériel qui va avec. On trouve tout d’abord, 6 tuiles dont la numérotation commence par B. Elles peuvent venir substituer des tuiles de base pour intégrer les règles avancées aux parties. 

On trouve sur ces tuiles des stations de charbon qui permettent de refaire votre stock! On ne joue donc plus du tout de la même manière puisqu’on peut réapprovisionner ses cales.
C’est également le cas pour les tuiles avec des cases Danger.
Le bois flottant présent sur les tuiles coûte un point de déplacement supplémentaire, et baisse également votre vitesse de 1. Les bancs de sable quant à eux interrompent immédiatement le bateau, mettant fin à son déplacement et font retomber sa vitesse à 1.

Tous ces dangers peuvent être vus comme des obstacles ou bien comme des moyens de freiner et d’ajuster une vitesse en économisant du charbon… Il faudra les utiliser à bon escient tout au long de la partie. On a beaucoup apprécié cette petite surcouche de stratégie qui vient enrichir le gameplay de Mississippi Queen.

Dernier ajout, le Black Rose. Ce bateau noir est contrôlé par le dernier joueur du tour. Il agit exactement comme les autres bateaux sauf qu’il peut servir de réserve de charbon mobile.
Tous ces modules peuvent ajoutés indépendamment ou tous ensemble. On a beaucoup apprécié leur simplicité et les petites points de stratégie qu’ils apportent au jeu. 

On comprend que Mississippi Queen ait eu le Spiel des Jahres en 1997. Nous avons été vraiment surpris par le dynamisme des courses, la simplicité des règles et le plaisir qu’on a eu à y jouer. Les parties sont relativement courtes, autour de la demie heure à 2-3 joueurs, on est donc souvent tentés de faire la revanche et la belle.

Conclusion

Mississippi Queen est un jeu de course de bateaux à aubes. Les joueurs sont au commandes de ses embarcations et doivent rallier la ligne d’arrivée en premier. Sur leur chemin ils devront gérer plusieurs paramètres : leur vitesse, la trajectoire, le charbon et les passagères. 

C’est cette gestion de tous ces petits paramètres qui va être au coeur du jeu et lui donner de l’intérêt. le plateau de jeu se dessine au fur et à mesure de la partie et sera a chaque fois différent. Régie par un dé, la pose de ces tuiles apportera de la surprise et un équilibre certain aux courses. Après la première partie, on comprend aisément pourquoi Mississippi Queen a eu le Spiel des Jahres, et ce n’est pas volé. C’est un grand jeu qu’on peut sortir avec n’importe quel public, tout le monde s’amuse. La version de Super Meeple sublime le jeu de base en lui apportant quelques nouveaux points de règles et des variantes qui viendront enrichir l’expérience de jeu même pour ceux qui connaissent bien la première version.

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs de 2 à 6 capitaines
Durée d’une partie environ 45 minutes
Auteur Werner Hodel
Editeur Super Meeple
Prix environ 45 €

Blank – La liberté de créer pour s’amuser

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Salut les Joueurs ! Avec la chaleur et notre petit voyage à PEL, on n’a pas trop eu le temps de se lancer dans des gros jeux à mécaniques ou scénarisés. Mais on va y revenir parcequ’on aime ça aussi! En revanche on alterne entre plein de petits jeux rapides qui viennent de sortir. On vous a déjà parlé de nos parties sur Dungeon Mayhem et Yokai, voici une petite chronique sur Blank de Henri Kermarrec

Ouvrons la petite boîte jaune!

Encore une fois, le matériel est minimaliste. Deux paquets de cartes, un feuillet de règles et c’est tout. Pas de finition toilée pour les cartes, mais c’est justifié par la nécessité d’écrire dessus.
Petit aparté sur la boîte. Je l’aime beaucoup car elle est très pratique et solide. Ce petit tiroir compartimenté permet un rangement clair et un accès rapide aux cartes de jeu d’un côté et Règles de l’autre. 

Partie

La mise en place est rapide, on commence par distinguer les cartes de jeu des cartes de règles. Chaque joueur reçoit sept cartes de jeu, on laisse le reste de la pile au milieu de la table et on retourne la première carte qui servira de défausse.

On révèle ensuite les 3 premières cartes de règles qui vont venir enrichir les règles de base pour cette partie. Le deck de cartes Règle reste à proximité, on sera amenés à piocher dedans au cours du jeu.

Pour remporter une partie de Blank, il faudra être le premier à se débarrasser de toutes les cartes de sa main. 

Les cartes

Les cartes de jeu sont toutes construites sur le même modèle. Elles ont une couleur et une valeur. Chacun leur tour, les joueurs vont avoir l’occasion de se délester d’une ou plusieurs cartes en jouant toutes les cartes de la même couleur ou de la même valeur que celle du dessus de la défausse. Si un joueur n’a pas de carte en main pouvant être posée, il pioche une carte dans la pile, mais son tour est terminé!

Attention, on va utiliser des gros mots, mais ça ressemble au Uno

Le twist intéressant ce sont les cartes de règles qui viennent agrémenter cette base de jeu. Lorsqu’une carte de la couleur ou de la valeur présente sur une ou plusieurs carte de règles, on doit réaliser l’action de la carte. 

Comme les cartes de jeu, elles sont toutes construites selon le même modèle. Elles ont toutes une case condition et une case effet. 

Si un joueur oublie d’appliquer une règle, il reçoit une carte de la pioche en pénalité. De même s’il se trompe et joue une mauvaise carte, dans ce cas, il reprend sa carte en plus de la carte de pénalité. Mais cela vaut également pour les gens qui accusent à tort un joueur de s’être trompé! Un peu comme au Mito, il faudra bien réfléchir et être sûr de soi pour ne pas être pénalisé.

La personnalisation des cartes, moteur de rejouabilité

L’autre intérêt du jeu est que le gagnant de la partie remporte le droit de modifier une carte règle ou jeu, comme il l’entend. 

Le jeu peut prendre toutes les directions possibles et imaginables. Vous pourrez le transformer en jeu de questions, de mimes, de rapidité… Ca peut même partir très loin et devenir un jeu pour adultes. Le jeu est fun, on prend plaisir à enchaîner les parties qui sont en générale très courtes et on aime découvrir les cartes modifiées par les autres joueurs. C’est la surprise de la partie qui apporte beaucoup de variété mais également de nombreux éclats de rire. De base, il y a 15 cartes Règles déjà établies et 24 cartes vierges! Sur les 72 cartes de jeu, très peu sont déjà illustrées et encore moins rédigées. Vous aurez de quoi exprimer votre créativité. Un petit cartouche est laissé vierge en bas des cartes pour que chacun puisse signer son oeuvre et laisser sa marque dans le jeu. On sait ainsi à qui l’on devra ces règles farfelues lors des parties.

Blank est très surprenant, il mixe le Uno qui est certainement un des jeux de cartes le plus connu du grand public et la modification des cartes comme dans les jeux Legacy généralement destinés aux core gamers. Avec ce concept de Uno Legacy, Blank de Henri Kermarrec nous fait passer de bonnes soirées et on sort généralement Blank à l’apéro, pour se détendre avant de lancer quelque chose de plus velu.

Conclusion

Blank est un jeu de cartes aux règles de base très simples. Pour remporter la partie, il faut être le premier à s’être débarrassé de sa main de cartes. On pose chacun son tour la ou les cartes de même couleur ou valeur que la dernière carte de la défausse. Mais des cartes règles supplémentaires viennent pimenter le jeu. Elles se déclenchent sous certaines conditions de couleur ou de valeur par exemple et imposeront des actions ou réactions. Attention à ne pas les oublier sous peine de prendre des pénalités! 
L’autre atout du jeu est que le vainqueur gagne le droit de créer ou modifier une carte règle ou jeu. Vous aurez donc un jeu unique et évolutif qui sera façonné par votre cercle de joueurs et vous. La personnalisation est le gros plus du jeu. Blank est un très bon jeu d’ambiance qui se transforme avec le temps pour se renouveler et continuer de faire passer de bons moments. 

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs de 2 à 6 joueurs
Durée d’une partie environ 10 minutes
Auteur Henry Kermarrec
Éditeur Hub Games
Prix 15 €

 

Tayü – Connectez les canaux, sauvez la Chine, devenez Empereur !

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Salut les constructeurs de canaux ! Si vous nous suivez régulièrement, vous devez connaître notre passion pour les jeux à 2 chez Pixel Adventurers. Panzerodin et moi même adorons nous confronter dans des jeux variés mais qui nous mettent en compétition.
Par le plus grand des hasards, nous nous sommes retrouvé en possession de Tayü, un jeu pour 2 à 4 joueurs de Niek Neuwahl, édité par Goliath Games pour la première fois en 1999 (On fait de l’archéoludisme!) et sélectionné la même année au Spiel Des Jahres. Sans le remporter néanmoins. Depuis le titre a connu plusieurs rééditions et nous allons vous parler de celle de 2012.

Une base millénaire

Tayü se base sur la légende le Grand qui fut désigné pour stopper les inondations meurtrières qui, aux environs de -2200 avant JC, se produisaient souvent en Chine. Cet homme mit 13 ans à construire un réseau de canaux d’irrigations pour contenir les flots destructeurs. 13 ans de détermination et de persévérance qui lui permirent d’accéder au trône de Chine. A l’époque on transmettait le trône à la personne la plus méritante. Bon par la suite, a décidé que c’était son fils et a instauré une dynastie de presque 500 ans après mais c’est un autre débat.

Bizarre sa pelle non ?

Parlons du jeu

Dans Tayü, chacun des joueurs va incarner un constructeur de canal et tenter de faire un maximum de points en amenant le plus de canaux possibles de part et d’autre du plateau qui sera commun à tous.

Nous parlerons uniquement de la règle à 2 joueurs pour le moment, la version à 4 joueurs étant une simple adaptation en équipe de cette dernière et celle à 3 joueurs sera détaillée plus bas.

A son tour, un joueur va piocher une tuile dans un sac opaque et la disposer sur le plateau. Cette tuile représente les chemins parcourus par les canaux. La règle pour poser une tuile est simple : Elle doit être adjacente à une tuile précédemment posée, être connectée par un bras de canal et ne pas en couper.

Bon le sac noir c’est joli mais ça ramasse toute la poussière et les poils de chat… 🙁

Diviser ses efforts pour mieux gagner

C’est dans le calcul des scores que Tayü est malin. Les joueurs vont devoir scorer de deux côtés à la fois, Nord/Sud pour l’un, Est/Ouest pour l’autre. Il faudra multiplier les scores des deux côtés pour connaître son véritable score. Inutile donc de faire 12 points d’un côté du plateau si vous délaissez l’autre, 12×0 donnant toujours un score nul.

Il faudra donc diviser ses efforts des deux côtés du plateau pour gagner. Tout en évitant de donner des opportunités de points à son adversaire, voir en le gênant.

Petit point de règle, à certains emplacements sur le bord du plateau, vous trouverez des cercles. Si vous faites déboucher un canal à cet emplacement, il vaudra deux points au lieu d’un seul. Essayez de les viser !

Dans cet exemple Nord/Sud font 9 x 5 (les ronds sur le bord valent double), et Est/Ouest font 7 x 7 = 49. Le joueur jouant Est/Ouest remporte la partie.

En parlant du plateau…

Ce qui attire l’œil quand on a une boîte de Tayü en mains, c’est déjà son visuel. Il est superbe.
Au premier abord, on a l’impression de tomber sur une bataille de Shogi entre deux généraux et finalement non, on est bien dans une bataille mais de pose de tuiles et de connexions.
Ça surprend un peu et je trouve que les précédents visuels collaient mieux au jeu mais j’adore cette couverture. Au final c’est le contenu qui nous intéresse !

Un plateau composé de deux plaques de plastique. Facile à monter grâce a des encoches, on le met en place et le range rapidement. J’avoue avoir eu peur de le casser au départ mais le matériel est solide et ne bouge pas. Le plateau est rempli de 18 x 18 trous qui permettent de mettre en place les tuiles et qu’elles ne bougent pas. C’est une idée d’ergonomie tout simplement géniale. Merci d’y avoir pensé ! Plus d’une fois à Carcassonne, Isle of Skye ou Patchwork, un mauvais geste dans la table a fait bouger tout le plateau. Ici c’est posé et ça ne bougera pas avant la fin de partie.

C’est solide et facile à monter !

D’ailleurs les tuiles…

Elles sont dans un rouge nacré qui donne un aspect laqué très chinois qu’on aime beaucoup. Mais les tuiles ne sont pas que belles !

Chacune des 28 tuiles est en 3 exemplaires, elles peuvent avoir des ramifications qui sortent par 1, 2 ou 3 côtés et les connaître au fil des parties vous donnera un avantage certain.

Les tuiles avec des ramifications qui sortent des 3 côtés possèdent une gravure différente sur leur dos, l’un des « picot » est strié, permettant de les reconnaître au toucher quand on les pioche dans le sac. C’est un choix stratégique de les prendre.

Partie à 3 et 4 joueurs

Nous vous le disions plus haut, la partie à 4 joueurs est une simple version par équipe. On multiplie les scores en fin de partie et on déclare l’équipe gagnante. Rien d’extraordinaire mais ça a le mérite de bien marcher.
Les parties à 3 joueurs sont par contre plus originales, un des joueurs joue le rôle du fauteur de trouble. Son but est qu’aucun des deux joueurs n’atteigne au moins 24 points. Si c’est le cas, il remporte la partie. Dans le cas contraire, c’est le joueur avec le meilleur score qui remporte la partie.

Différence avec les précédentes éditions

En me renseignant sur Tayü, j’ai pu remarquer plusieurs différences dans les éditions. Tout d’abord esthétique, le jeu est passé par plusieurs couvertures.

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Les tuiles aussi ont changées, passant du blanc au rouge.

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Mais ce qui m’a le plus surpris, c’est que dans cette édition de 2012, le nombre de tuiles a été réduits. Avant les tuiles étaient en 4 exemplaires de chaque. Portant le tout à 112 tuiles. Désormais ce n’est plus que 3 exemplaires pour un total 84 tuiles.

Par déduction, le jeu doit devenir plus tactique en réduisant le nombre de possibilité en fin de partie et en facilitant la déduction des pièces restantes. Mais n’ayant pas joué aux premières versions je ne peux pas confirmer cette intuition.

Le bout du canal 

Tayü est un jeu de pose de tuiles dans un espace délimité où vous devrez amener vos « canaux » sur les bords du plateau pour marquer des points. Simple et efficace, il permet à 2 à 4 joueurs de s’affronter pour déterminer qui est le meilleur constructeur de canaux. Particularité intéressante du jeu, il vous faudra le faire de part et d’autre du plateau (par exemple Nord/Sud) pour calculer votre score, le résultat étant le multiple des deux bords. Impossible de délaisser un côté si vous ne voulez pas vous retrouver avec un score nul. Pendant ce temps, votre adversaire essaiera de faire des points en sortant des canaux sur les autres bords (Est/Ouest). Tout le jeu est une subtile combinaison entre opportunisme pour faire progresser ses canaux ou empêcher son adversaire de faire trop bien progresser les siens. Une partie en appelle une autre. On assimile rapidement les tuiles et on essaye de prévoir à l’avance le cheminement que l’on peut espérer tirer pour maximiser ses points. La courbe d’apprentissage est rapide et très agréable !
Facile d’accès, rapide tout en restant tactique. Tayü est un jeu de bientôt 20 ans mais qui n’a pas pris une ride que l’on vous conseille fortement !

Récap de la Rédac

Nombre de joueurs de 2 à 4 bâtisseurs
Age conseillé à partir de 7 ans
Durée d’une partie Entre 30 et 60 minutes
Auteur Niek Neuwahl
Illustrateur Pas d’info 🙁
Éditeur Goliath
Prix 25 €

Paris est Ludique 2019 – 3ème et dernier article de cette édition !

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Salut les p’tits festivaliers ! On termine notre tour d’horizon de Paris est Ludique 2019 avec de nouveaux éditeurs. On vous rappelle nos premier et deuxième article qui comportent leur lot d’informations.

On termine notre tour de festoch’ en commençant par :

Super Meeple

L’éditeur au Meeple rouge était bien évidemment présent à Paris Est Ludique, avec des nouveautés. Couleurs de Paris de Nicolas De Oliveira avec Fabrice Weiss  aux pinceaux (vous l’avez?), gros succès sur le salon puisqu’il était sold out dès le samedi. La figurine “premier joueur” était superbe. On vous parle très bientôt de ce jeu de placement d’ouvriers au beau matériel de grande qualité (une constante chez Super Meeple). L’univers des ateliers parisiens du XIXe siècle est le théâtre de cette course au titre de meilleur peintre qui aura réalisé 2 tableaux avant les autres concurrents.

Mississippi Queen, la réédition du jeu de Werner Hodel ayant eu le Spiel Des Jahres 1997 arrive à grand pas. Toujours une course, mais physique cette fois ci avec des bateaux à aubes qui se tirent la bourre dans les Etats Unis de la fin du XVIIIe siècle. Un matériel revisité et de nouveaux éléments de gameplay comme la possibilité de se ravitailler en charbon et les bancs de sable qui vous font ralentir considérablement. Des petits ajouts mais qui transforment le jeu sans en perdre la saveur originale. Une excellente réédition pour un jeu de course très agréable et surtout fun ! La refonte graphique par Christophe Swal et Fabrice Weiss remet au goût du jour l’original tout en gardant l’esprit.  On est d’ailleurs en train de vous préparer un article dédié au jeu, restez dans les parages!

Mississippi Queen – Edition originale de 1997

Iello

On est passé chez Iello pour essayer Ishtar, malheureusement, une seule table était consacrée au jeu. Les parties faisant 1h on n’a pas pu attendre pour l’essayer. C’est notre déception du festival. Il y aura d’autres occasions mais bon, c’est frustrant d’avoir un nouveau Cathala, accompagné de Evan Singh ne l’oublions pas, annoncé et seulement une table pour l’essayer. Du peu qu’on a pu voir, les illustrations de Biboun sont comme d’habitude, sublimes !
On s’est donc rabattu sur Little Town ! Un petit jeu, de Aya Taguchi et Shun Taguchi, très malin où vous devrez construire votre ville et assurer l’alimentation de vos ouvriers. Un petit Agricola Like sauf que vous construisez la ville tous ensemble sur le même plateau. L’emplacement sera déterminant, votre ouvrier activera les 8 cases autour de lui, y compris celles possédées par votre adversaire que vous pourrez choisir d’activer ou non contre rémunération. 

Malin, rapide, tactique, un excellent jeu dans un petit format, on a beaucoup aimé Little Town ! La DA de Sabrina Miramon est toute mimie et améliore encore l’expérience ! J’ai hâte de pouvoir y rejouer, mon score honteux de 4 points m’a laissé un goût amer dans la bouche, je veux pouvoir me refaire ! 

DTDA Games 

On vous avait parlé de Efemeris lors de son financement participatif en juillet 2018, un an plus tard, le jeu est terminé et être en train d’arriver dans les mains des backers. On a pu mettre la main sur un exemplaire (Merci encore!) et on vous assure que la qualité du matériel est géniale ! Les petits bateaux célestes sont terribles ! 😀 Le travail graphique de Manon est toujours génial, on aime beaucoup. (Merci également pour la dédicace de Light Hunters !)


Petite surprise, des exemplaires de production excédentaire sont mis en vente. Si vous avez loupé le KS et que vous voulez le jeu, ne loupez pas cette offre, ce sont les seuls exemplaires que vous pourrez trouver.
On a pu avoir un exemplaire, on vous le présentera dans un futur article ! 😀 

On en a profité pour discuter avec Serge du futur de DTDA Games. Etant formé au numérique, ils l’ont prouvé avec la démo en ligne de Efemeris, ils souhaitent continuer à développer cet aspect pour leurs jeux.
D’ailleurs, vous pouvez trouver gratuitement l’application de Light Hunters qui vous permet de jouer en ligne mais aussi celle vous des règles qui peut vous servir d’aide lors de vos parties. Proposer des versions numériques des jeux de société est à notre avis une très bonne idée pour propager notre passion à un autre public. 

On trouve des adversaires facilement et en plus on peut y jouer depuis les toilettes au bureau, franchement, que demander de plus ? 

Un nouveau jeu ? Ok ! Et bien on a pu voir quelques cartes de leur prochain titre : Résonance. Dans ce jeu, vous incarnerez des sorciers/sorcières qui souhaitent invoquer des démons pour accomplir leur vengeance. Les phases d’invocations seront calées en fonction de celles de la lune. Le jeu est intriguant et toujours baigné d’une atmosphère magique grâce au talent de l’illustratrice. On a hâte d’en savoir un peu plus en fin d’année !

MAD

Sous la même tente que DTDA Games, on trouvait les autres éditeurs distribués par MAD avec plus particulièrement Dans les Cordes, le jeu de boxe de Léo Blandin mais aussi Saline, le nouveau jeu de Chèvre Editions basé sur le thème des marais salant.


Sur la table à côté, nous trouvions Okko, le jeu tiré de la BD éponyme basé sur le système Chronicles de Frédérick Condette chez Red Joker. On a le all in à la maison, on prendra le temps de vous en dire un peu plus quand on aura pu jouer véritablement. D’ici là, le jeu est disponible dans le commerce mais aussi de retour en
KS avec de nouvelles extensions solo et coop ! 

Les illustrations sont de HUB himself et l’artbook relate la création du jeu de société, très intéressant, on vous le conseille ! D’ailleurs on vous conseille toute la saga OKKO, c’est une excellente BD qu’il vous faut lire !

Matagot

Chez Matagot, on a eu la chance de se faire présenter deux titres que vous trouverez prochainement en rayon : Paris New Eden. Un jeu de pose d’ouvrier dans un Paris post apo mais pas dévasté comme on le trouve généralement. Plutôt un Paris où la nature a repris ses droits. On commence par redonner les berges aux piétons et voyez où ça peut nous conduire…

Vous avez un an pour reconstruire un nouveau paradis après l’apocalypse. A chaque saison vous allez récupérer des survivants dans les lieux iconiques de Paris. Avec ces derniers, vous allez pouvoir construire et aménager votre refuge. Vous pourrez faire des points à chaque saison en remplissant des objectifs, des missions et bien sûr en réussissant à nourrir vos survivants.
Le jeu de Ludovic Maublanc & Florian Grenier est illustré par Agnes Ripoche et sera disponible vers Octobre.

Autre sortie qui était en pré vente à Paris est Ludique mais que vous trouverez fin Août en rayon : Dungeon Academy. Le Roll & Write  (oui encore un ! mais original cette fois !) de Julian Allain et illustré par Régis Torresvous vous demande de sortir de 4 niveaux de donjons en combattant des monstres pour réussir à décrocher votre diplôme d’aventurier. Pouvoirs dédiés aux héros, quêtes, gestion de vie et de mana seront de la partie !

Facile a prendre en main, avec du joli matos et demandant rapidité de réflexion si on veut réussir à s’en sortir, le jeu est malin et très agréable à jouer, on vous en dit un peu plus dans un article dédié prochainement.

Funforge

Chez Funforge on a juste pu faire un arrêt de courtoisie entre deux rendez-vous, des nouveautés viennent de sortir : Foothills de Tony Boydell et Ben Bateson qui vous plonge dans la pose de rails ainsi que l’extension de Bärenpark qui rajoute des grizzlis et des éléments 3D à votre parc ! On essaye de vous en dire plus rapidement ! 

Oka Luda

De passage sur le stand d’Oka Luda, nous avons étés accueillis par le sémillant Miguel. On a pu lui dire de vive voix tout le bien que l’on pensait de Kami, et on a évidemment parlé du futur avec lui. On ne pensait pas que le futur allait être si proche puisqu’il avait reçu le matin même quelques boîtes de Poule Poule leur prochain jeu de cartes.
Il s’agit d’un titre de Charles Bossart se basant sur le principe du memory, mais de façon très sympathique. Les cartes Poule, œuf et renard vont être empilées. Une fois que la pile contient 5 œufs “libres” le premier joueur a taper sur la pile ou à dire poule poule l’emporte. Mais vous vous doutez que ce ne sera pas si simple que ça : Les poules couvent les œufs,ils ne sont donc plus libres, mais les renards chassent les poules. Il va falloir faire une petite gymnastique mentale pour s’en sortir. Ça a l’air simple et fun, tout ce qu’il faut pour l’été et les apéros entre potes ou famille qui arrivent. Le style graphique est différent mais le jeu est illustré par Pauline Berdal qui avait déjà fait Kami. Le renard est trop mignon !

On vous parle plus en détail de Poule Poule très rapidement !

Mythic Games

On ne pouvait pas passer à côté de Mythic Games. Paris est Ludique étant en plein pendant le financement de Super Fantasy Brawl, on devait se rendre sur place pour voir le jeu par nous même.
On avait quelques réserves sur le rythme du jeu, beaucoup de vidéos qu’on avait pu voir présentait un jeu au rythme haché et peu dynamique. Faute aux explications de règles en général. Mais face à des amateurs, on a pu être rassurés de voir que le jeu était tout simplement fun et les néophytes s’amusent rapidement.
Suite à de petits contre temps (on est toujours aussi bien organisés…) nous n’avons pas pu faire de partie hélas.
Il faudra attendre début 2020 pour juger du réel potentiel du jeu. D’ici là on suivra l’évolution de la production.

Erune

Un projet qui a retenu notre attention mais qu’on n’a pas pu voir par manque de temps, c’est Erune. C’est la proposition de mixer, jeu de plateau, jeu de rôle, jeu de figurines et intelligence artificielle ensemble.

Oui ça fait beaucoup et ça interroge. N’ayant pas pu parler aux créateurs ou même essayer le jeu, on se gardera de tout jugement mais la promesse est intéressante et on va garder un œil dessus. Pour ne pas vous laisser sans information, on vous renvoie vers la vidéo de Muss Ino dédiée au projet.

Pour finir cette édition 2019 de Paris est Ludique

Un nouveau et dernier grand merci à tous ceux qui permettent la réalisation de cet événement ludique ! On apprécie grandement de pouvoir croiser joueurs, passionnés, auteurs, illustrateurs, éditeurs et autres acteurs du monde ludique. Malheureusement, notre manque de temps sur place nous a empêché de voir toutes les personnes qu’on aurait aimé croiser et avec qui on aurait aimé échangé. On va essayer de passer plus de temps lors des événements ludiques pour profiter pleinement et avoir le temps de voir tout le monde correctement. Si on a pas pu vous voir cette fois-ci, croyez bien que c’était involontaire de notre part!
Heureusement, on a tout de même eu la chance et le plaisir de rencontrer beaucoup de personnes qui nous ont dit aimer notre travail et franchement, ça fait un bien fou de l’entendre ! 😀
Merci à vous ! Ces petits témoignages sont un formidable carburant pour continuer, on aimerait toujours faire plus ! On espère vous voir à nouveau sur de prochains festivals. Le FLIP de Parthenay par exemple ?

Northgard – Des nouvelles du côté jeu vidéo, mais également côté jeu de société!

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Le jeu de gestion et stratégie Northgard, créé par le studio français Shiro Games, revient dans la lumière avec pas mal de nouvelles. Sorti en mars 2018 sur PC, Northgard propose de prendre la tête d’un village viking pour le faire prospérer et du moins survivre face aux éléments et aux autres forces hostiles qui peuplent le continent fraîchement découvert de Northgard.

Après cette très rapide présentation, passons à ce qu’il y a de neuf à venir. Une première extension gratuite baptisée Northgard : Conquest arrivera sur PC en octobre 2019. Elle devrait permettre aux joueurs de coopérer pour parvenir à survivre.

Ensuite, les joueurs console ne seront pas en reste puisque des version Nintendo Switch, Playstation 4 et Xbox One devraient pointer le bout de leur nez le 26 septembre 2019. Même si, en général les jeux de gestion/stratégie sont beaucoup plus ergonomiques sur PC, depuis quelques temps on voit que le genre se démocratise et réussi à avoir une très bonne jouabilité sur consoles. On espère que ce sera le cas pour ce titre ! Le jeu sera disponible en versions physique et numérique et contiendra les mises à jour précédentes : Ragnarok et Relics.

Enfin, dernière nouvelle mais pas des moindres, une version cartonnée du jeu est en cours de développement! Adrian Dinu serait l’auteur de ce futur jeu de société : Northgard – Uncharted Lands.
On devrait y retrouver les éléments qui ont fait le succès du genre et de Northgard en particulier. Il faudra récolter des ressources, les utiliser au mieux pour faire prospérer son clan, survivre au froid… Conçu pour 2 à 5 joueurs, les affrontements ne seront pas en reste puisqu’il faudra conquérir des territoires et affronter des créatures mythologiques.

Le programme est alléchant, on attend avec impatience de nouvelles informations sur Northgard et son univers dur mais sublime. Que vous soyez branché jeux vidéo ou jeux de société, Northgard mets toutes les chances de son côté pour séduire, reste à voir s’il transformera l’essai.

Brève Ludique : Thanos Rising et Dark Side Rising annoncé en VF !

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C’est via une annonce Facebook de Vincent Vergonjeanne, Le canard en chef des Lucky Duck Games que l’on vient d’apprendre la localisation en français de Thanos Rising et Dark Side Rising !

Les jeux sont des coopératifs qui se règlent à coups de dés dans lesquels vous devrez arrêter la progression des grands méchants Thanos et Dark Vador en recrutant des héros. Sacré programme !

Nous serions bien incapables de vous en dire plus pour le moment n’ayant jamais joué aux deux titres en VO mais on va se renseigner ! 😀

On attend plus de nouvelles prochainement de la part de Lucky Duck Games !

Brève ludique : Reign, de l’application au jeu de société !

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Salut les p’tits monarques ! C’est via un tweet du compte officiel de Reigns que l’on apprend que l’application de Nerial va trouver son chemin jusqu’à nos étagères ludiques !

Pour rappel, Reigns est une application où via un simple swap du doigt vers la gauche ou la droite, comme Tinder oui, vous allez prendre des décisions qui vous mèneront vers un règne plus ou moins long. Simple, efficace et plus profond qu’il ne peut paraître, le jeu est très agréable et possède une version avec une Reine et même une version Game of Thrones.

Sous quelle forme ?

Le jeu de Bruno Faidutti et Hervé Marly sera un party game asymétrique dans lequel un joueur prendra des décisions en fonction des propositions de ses conseillers.

Si l’un des 4 piliers de la société (religion, population, guerre, argent) devient trop fort ou trop faible, le monarque sera gentiment destitué. Plus vraisemblablement sauvagement tué en fait…

… Ce qui apporte la victoire aux conseillers ayant des objectifs secrets. Un nouveau Roi est désigné et la partie reprend.

Le jeu sera en financement participatif en fin d’été sur Kickstarter. Pour en savoir plus, on vous laisse vous inscrire à l’info-lettre sur le site.

Le jeu devait être rapide et plein de coups dans le dos comme on aime ! On attend d’en savoir plus mais pour le moment on est bien emballé ! 😀

Zombicide – Friends and Foes. 30 millions d’zombies

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Salut les tueurs de zombies! Nous avons replongé dans l’univers de Zombicide avec la toute nouvelle extension : Friends and Foes. Après s’être attaqués au Dragon Nécromantique, et pas mal perdu, un peu d’aide n’est pas de refus. On va retenter l’expérience avec de nouveaux héros et leurs compagnons à 4 pattes. 

Comme la précédente extension No Rest for the Wicked dont nous vous parlions il y a quelques mois, Friends and Foes de Raphaël GuitonNicolas RaoultJean-Baptiste Lullien est compatible avec Black Plague et Green Horde. Elle s’inscrit dans la même temporalité que ces deux boîtes de base. A l’instar de No Rest for the Wicked, ce n’est pas un stand alone et nécessite au moins une des deux boîtes de base pour être utilisée.

Attaquons tout de suite avec le matériel 

Une fois de plus, l’extension de Zombicide n’est pas avare en matériel. On y retrouve pas moins de 29 figurines, dont 19 pour les antagonistes! Pas mal de nouvelles créatures viennent donc grossir les rangs des morts. Mais 4 nouveaux héros sont présents, accompagnés de 6 familiers. Ils sont bien évidemment accompagnés de leurs fiches Personnage et cartes Zombies. Le stuff n’est pas en reste, il y a tout de même 19 cartes Équipement à intégrer aux trésors en jeu, de quoi apporter de la nouveauté et surtout de quoi trancher dans le gobelin.

Mais ce n’est pas tout, il y a également 5 dalles de jeu (Recto-verso) pour de nouvelles aventures. Elles sont accompagnées d’un livret de règles et de scénarios! 10 nouvelles quêtes sont ajoutées par Friends and Foes, soit autant que dans la boîte de base de Green Horde. La durée de vie de l’extension est vraiment conséquente.

Les modules d’extension

Comme pour This War Of Mine – Mémoires de la Cité en Ruine, Friends and Foes peut être découpée en plusieurs modules à intégrer au jeu. Vous pourrez les ajouter à vos parties indépendamment ou tous ensemble pour une expérience encore plus riche. Friends And Foes est une extension pour Zombicide Black Plague ou Green Horde qui apporte pas mal de nouveautés, mais sans pour autant faire du jeu une usine à gaz.

En ce qui concerne les nouvelles règles apportées par Friends and Foes elles sont relativement légères. Encore plus si vous avez fait Green Horde. Les tuiles plateau possèdent des cases Haie et inondées ralentissant ennemis et alliés, comme dans la dernière itération de Zombicide avec les orques. 

Les familiers 

Ces compagnons poilus sont représentés par des cartes Equipement qu’un héros peut mettre dans son sac. Ils sont d’une grande aide en jeu car ils possèdent leurs propres compétences qui donnent par moments un bon coup de pouce. Celle qui nous a le plus souvent sauvé la mise, c’est le +2 dés de mêlée. Les félins et canidés sont, dans Zombicide comme en vrai, les meilleurs amis de l’Homme! 

Les Walkers corrompus

Que serait une extension de Zombicide sans nouveaux ennemis à affronter?! On n’est pas en reste de ce côté là non plus avec Friends and Foes. Les Walkers corrompus font leur apparition. Ils ont plusieurs particularités, dont celle d’avoir à la fois le trait Walker et Orques et sont activés par ces mêmes cartes. De plus, étant corrompus, ils effectueront une projection de sang corrompu à leur mort. C’est à dire, 2 blessures au héros ayant porté le coup fatal s’il est dans la même case que le walker.

Dans ces conditions il vaut donc mieux privilégier leur éradication par des dps à distance. Et hop, une petite pointe de stratégie supplémentaire à appliquer au jeu avec du placement et de la gestion d’équipiers. 

Mais il n’y a pas que des sbires dans les rangs Corrompus… Une abomination est également présente parmi eux! Ce monstre imposant a de grosses stats et effectue aussi une projection de sang corrompu mais à 3 dégâts. Ses attaques standards à 3 dégâts en font un monstre qu’il faudra appréhender avec précaution.

Sa figurine est superbe et dynamique. Ce bouc dopé aux stéroïdes donne pas mal de fil à retordre lorsqu’il arrive en jeu et on a pris grand plaisir à l’affronter. 

Les Héros

Pour faire face à ces hordes pourrissantes qui se déversent sur les villages de Zombicide, quatre nouveaux héros et leur équipement viennent grossir les troupes qui se battent pour que la Vie triomphe.

Tous les profils sont représentés Solveig et Kabral sont d’excellents DPS au corps à corps là où Doran et Katelyn s’illustrent par leurs performances à distance. 

Petit équipement qui est très utile mais que j’acquière dès que possible pour le design : le Masque de la Peste. Il immunise le porteur contre les projections de sang corrompu et j’ai un faible pour cet ustensile que je trouve d’une classe folle. 

De nouvelles missions!

Un des ajouts qu’on aime le plus dans Friends and Foes c’est les 10 nouvelles quêtes qui viennent enrichir la boîte de base et renouveler l’expérience. Attention toutefois, même si cette extension apporte de nouvelles tuiles, 5 scénarios requièrent la boîte de Black Plague et 5 autres celle de Green Horde. Le challenge est relevé dans ces quêtes et les parties ont avoisiné les 2 heures de jeu assez régulièrement pour en venir à bout. 

De bien beaux amis et de vilains monstres

La direction artistique est toujours très efficace. Je suis totalement le public pour cette fantasy cartoonesque et colorée. On reste sur les visuels traditionnels des précédentes boîtes de base/extensions J’aime les traits des personnages et leurs représentations qui jouent sur les stéréotypes. Si vous n’avez pas accroché jusque là à l’univers visuel de Zombicide, ce n’est pas cette extension qui vous fera changer d’avis.

Les figurines sont une fois de plus de qualité, une constante chez CMON / Edge dans les jeux qu’on a pu essayer. Elles sont détaillées et dynamiques, les poses des héros les rendent rapidement identifiables en jeu, on aime beaucoup.

Conclusion

Friends And Foes est une extension pour Zombicide Black Plague ou Green Horde qui apporte pas mal de nouveautés, sans pour autant faire du jeu une usine à gaz. Les joueurs de Green Horde ne seront pas dépaysés par les mécaniques de cette extension. On y retrouve les haies et zones inondées sur les nouvelles dalles par exemple.
Les nouveaux Walkers et abomination corrompus effectuent une projection de sang corrompu à leur mort touchant les héros. On doit de nouveau faire attention aux placements et quels héros porteront le coup de grâce sur ces créatures.
La boîte d’extensions propose 10 nouvelles missions (5 nécessitant Black Plague et 5 autres la boîte de Green Horde), assurant une bonne durée de vie à Friends and Foes. On ressort le matos et on retourne se mettre au vert pour l’été!

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs de 1 à 6 joueurs
Durée d’une partie environ 90 minutes
Editeur CMON
Prix 50 €

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