Le Z Event, organisé par ZeratoR et Dach, ouvre bientôt ses portes physiques et virtuelles. Les circonstances exceptionnelles font que le plus gros rassemblement carritatif de streamers en France a dut changer sa formule pour cette année. Mais l’important reste que ce marathon de streams sur Twitch, au profit d’Amnesty Internationnal, soit maintenu. Il débutera dans quelques heures et se poursuivra jusqu’au dimanche 18 octobre au soir.
L’événement est devenu un incontournable du monde du streaming et de nombreux acteurs du milieu du jeu vidéo apportent leur pierre à l’édifice. Shiro Games, s’inscrit dans cette démarche en proposant un pack de 3 jeux, à prix réduit pour soutenir l’initiative.
Il contiendra Evoland: Legendary edition (Evoland 1 et 2), Northgard et Darksburg (leur dernière sortie) à 50% soit 34€, dont l’intégralité du montant des ventes sera reversé au Z Event à la fin du week end. Pour acquérir les jeux et soutenir par la même occasion Amnesty International il suffit de passer par ce lien : https://bit.ly/shirozevent
On souhaite le meilleur à toute l’équipe du Z Event et à tous les acteurs de cet événement pour que ce marathon soit aussi réussi que les précédentes éditions, et atteigne encore des sommets au niveau des dons.
Salut les consuls ! Rome and Roll de Dávid Turczi et Nick Shaw vient tout juste de sortir et fait partie du catalogue de localisations de Super Meeple. C’est presque dans le titre du jeu, mais il s’agit d’un roll and write dans l’univers de la Rome Antique. Issu d’une campagne Kickstarter, le titre trouve aujourd’hui le chemin des boutiques ludiques pour s’ouvrir au plus grand nombre de joueurs.
« Tout cramer pour repartir sur des bases saines » Néron Léodagan
Suite à l’incendie de Rome en l’an 64 de notre ère, les joueurs sont placés dans la peau de hauts dignitaires romains en charge de la reconstruction de la plus prestigieuse des villes de l’époque. Pour mener leur mission à bien, ils devront construire des bâtiments publics, de loisirs, militaires et même religieux. Mais ce n’est pas tout. Pour redonner à Rome son prestige, il faudra également développer l’empire et commercer avec les différentes provinces.
Contrairement à beaucoup de roll and writes que l’on a pu essayer jusqu’à présent, Rome And Roll s’adresse à un public de joueurs plus exigeants et aimant la stratégie. En effet, ce n’est pas le titre qu’on sort entre deux autres gros jeux pour décompresser 10 minutes. Les parties de Rome and Roll s’étalent plus sur 60-90 minutes, en fonction du nombre de joueurs.
La première pierre
Chaque participant reçoit un plateau personnel, sur lequel il pourra inscrire les ressources collectées et diverses autres informations. Tout passe par les plateaux central et personnels. Ils sont plastifiés et effaçables, en revanche, certaines couleurs sont un peu récalcitrantes et laissent des traces sur ceux-ci. Au bout de quelques parties il reste une légère coloration verte/bleutée sur les zones les plus sollicitées. On place à proximité du plateau central des cartes de bâtiments qui pourront être érigés au cours du jeu ainsi que les faveurs des dieux qui interviendront pour donner un coup de pouce aux joueurs.
Au niveau de l’ergonomie des plateaux, ils paraissent chargés au premier coup d’œil mais d’une efficacité incroyable après leur découverte. Ils jouent les rôles de feuille de suivi de la partie, de fiche de score et d’aide de jeu. Ils sont assez grands pour pouvoir suivre l’avancée des autres joueurs et surtout être lisibles, et c’est très agréable.
Les joueurs disposent chacun de deux meeples. Un contremaître et un surveillant, qui va parcourir la ville de bâtiment en bâtiment et déterminera les sites de constructions possibles.
Rome ne s’est pas faite en un tour
Les parties sont découpées en tours durant lesquels le premier joueur va lancer un set de dés. Ensuite à commencer par lui, les dés vont être draftés. Ils apportent aux joueurs ressources et main d’oeuvre, ce qui va dicter les actions durant le tour. Les ressources peuvent être stockées et utilisées ultérieurement, alors que les artisans non.
Pour réaménager Rome, il faudra donc disposer (sur le dé) d’un ouvrier ou architecte capable d’exécuter les travaux et de ressources, mais également d’un plan de bâtiment disponible. Disponible car après avoir construit un bâtiment, le joueur place son meeple contremaître sur la carte qui vient d’être réalisée, la bloquant ainsi pour les autres joueurs, à moins qu’ils utilisent un Architecte.
Ensuite, on trace la forme du bâtiment sur le plateau central. Il faut bien faire attention aux conditions de placement énoncées sur la carte, certains bâtiments ne peuvent être construits que sur du marécage, sur une colline (symbolisées par des couleurs sur le plateau) et jamais à cheval sur deux collines ou plus. En érigeant un bâtiment, les bâtiments adjacents sont activés et produisent des ressources.
Une économie dynamique
Le choix du positionnement de la construction va donc être capital pour optimiser les productions et essayer de ne pas trop fournir de ressources aux adversaires. Quasiment chaque action que l’on fait en jeu va nous faire progresser sur la piste de score correspondante. La construction de bâtiment, le commerce, l’armée ou encore la rénovation de voies sont autant de paramètres sur lesquels influer en jeu. Certaines cases de ces pistes sont bleutées, lorsque l’on complète une case bleue, on obtient une des cartes Néron rapportant des points. Lorsque la dernière est obtenue par un joueur, on joue une dernière manche avant de passer au décompte final des points.
Des conseils avisés
Dernier point important du jeu : les conseillers. Ces personnalités importantes de Rome vont, contre rétribution, apporter aux joueurs de nouvelles capacités. En dépensant des ressources pour leur payer un tribut, ces conseillers vont modifier le reste de la partie pour le joueur qu’ils servent. Chaque conseiller dispose de cinq niveaux d’engagement. Les quatre premiers débloquent deux capacités et le cinquième ajoutera des points au score final. Ils apportent un vrai coup de pouce en jeu et accélèrent les gains de ressources ou offrent de nouvelles possibilités en rapport avec les résultats des dés.
Les stratégies à adopter dépendent grandement des bâtiments tirés en début de partie et surtout de la façon dont ils feront marquer des points. Dans certaines parties, jouer les bâtiments ne rapportera quasiment pas de points, mais ils sont nécessaires pour les ressources et le commerce. Cette variété de possibilité apporte une bonne rejouabilité et demande aux joueurs de l’anticipation et de l’analyse. On a aimé la diversité des parties que l’on a rencontrée au cours de nos sessions de jeu.
Pour ajouter en variété, une extension Personnages est sortie en même temps que le jeu de base. Elle propose 3 plateaux personnels pour de nouvelles situations de départ et de nouveaux conseillers.
Seul aux commandes
Un mode solo fait également partie du jeu. Il dispose d’un deck de cartes dédié qui simule un adversaire : Sénèque. Le joueur sera en compétition contre lui et devra gérer au mieux ses constructions et ressources. Sénèque ne construit pas de bâtiment mais remplira le plateau central avec des décombres, gênant ainsi la progression du joueur. Le draft de dés est toujours présent mais un d6 classique déterminera les choix du joueur virtuel. En solo, Rome and Roll garde son aspect “casse-tête” et stratégique qu’on apprécie dans le multijoueur. Le système de choix/actions de Sénèque est efficace et tourne bien.
Splendeur antique?
En ce qui concerne l’identité visuelle du jeu, on n’est pas complètement séduits. C’est une question de goûts personnels, totalement subjectifs. On a apprécié les visuels des bâtiments, en revanche ceux des dieux et personnages en général ne nous ont pas convaincus. On les trouve terriblement datés.
Le plateau central dispose également de quelques éléments graphiques pour le rendre un peu plus attirant qu’une simple grille, notamment pour les provinces. On trouve dommage que ca n’ait pas été poussé un peu plus pour offrir un véritable décor à la ville de Rome.
Avec la superbe illustration de couverture par Andreas Resch qui dépeint la grandeur de Rome, on a regretté de ne pas retrouver cette splendeur sur le plateau central. Mais tout cela n’est qu’esthétique. L’ergonomie est au rendez-vous, le plaisir de jeu aussi et c’est bien l’essentiel dans un jeu de société.
La splendeur de Rome rétablie
Rome and Roll de Dávid Turczi et Nick Shaw pousse le roll and write à un niveau supérieur. Les joueurs doivent reconstruire Rome après l’incendie de l’an 64 après J.C et tenter de récupérer les faveurs de Néron pour gagner la partie. Nous avons fait pas mal de roll and writes mais celui-ci a un rythme beaucoup plus lent que les autres. Il joue dans la catégorie expert et en partie, on le sent tout de suite. Le placements des bâtiments, le choix des ressources, les actions à entreprendre, les multiples façons de marquer des points… Rome and Roll est riche, très riche même, et permet aux joueurs via des départs asymétriques d’avoir des stratégies différentes. Même si les tactiques sont différentes, vous allez quand même vous marcher dessus pour reconstruire Rome. Il va falloir être malin pour positionner ses bâtiments intelligemment et forcer les autres joueurs à les activer et ainsi profiter de leurs bonus.
Accompagné d’un matériel clair qui permet de fluidifier les tours, Rome and Roll est un bon jeu pour qui cherche à se creuser la tête pour optimiser ses actions.
Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez Philibert.net, Playin, Ludum et Parkage. En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !
Salut les manchots ! Aujourd’hui on vous propose de découvrir la compilation Prinny 1-2 : Exploded and Reloaded qui sortira le 16 octobre 2020, développée par Nippon Ichi Software et édité par NIS America. Cette compilation exclusive à l’hybride de Nintendo regroupe les titres Can I really be the Hero ? et Dawn of Operation Panties respectivement parus en 2009 et 2010 sur PlayStation Portable.
Issus de l’univers de la série des jeux de rôles Disgaea, les Prinnies sont des petits manchots explosifs représentant les âmes d’humains qui sont condamnées à vivre dans le sous-monde pour expier leurs fautes.
Un scénario profond
Alors qu’ils sont persécutés par la sombre Etna, les Prinnies se voient contraints de réaliser une mission de la plus haute importance pour celle-ci : récupérer les ingrédients pour préparer un ultra dessert ! On se rend donc vite compte que le scénario n’est qu’un prétexte à la progression de nos pingouins, et celui du second épisode n’arrangera pas les choses. Il sera cette fois-ci question de rattraper un voleur … de culotte. Contrairement aux jeux originaux, les titres bénéficient dans ce portage d’une traduction Française qui donne lieu à des dialogues ponctués de pointes d’humours très appréciables. On se prend régulièrement à sourire bêtement devant des absurdités pourtant basses de plafond, ce qui permet de contrebalancer avec la difficulté énorme que propose les jeux.
Difficulté puissance 1000
Si l’univers tout mignon de Prinny peut laisser penser que les titres ne seront que des jeux de plateforme en 2D sans grande difficulté, il n’en est rien. En effet, malgré 1000 vies qui sont attribués au joueur en début de partie, il est impossible de ne pas mourir encore et encore, soit à cause des ennemis, soit à cause des phases de plateforme qui ne sont pas particulièrement bonnes. Concernant les ennemis, ceux-ci ne sont pas spécialement retors et en venir à bout ne pose pas de problèmes particuliers, mais en difficulté normale, vous ne pourrez être touché qu’une fois avant de mourir et retourner au précédent point de passage. Impossible à diminuer la difficulté dans le premier épisode pour jouer sans trop se prendre la tête, un mode « couche-culotte » a été intégré au second opus pour permettre d’être touchés jusqu’à 3 fois. Si les joueurs acharnés n’y verront pas de gros soucis, ceux qui voudraient seulement passer du bon temps sur un plateformer de qualité tourneront rapidement les talons.
Même si l’intrigue des deux opus est totalement différente, le déroulé de l’aventure se présente quant à lui de la même façon. Il sera question de parcourir différents univers dans un ordre que vous jugerez bon, en tenant compte de la difficulté de base de chaque environnement, et de la difficulté globale qui augmentera au cours de l’aventure. Ainsi, un niveau difficile de base pourra le devenir encore plus au fil des 10 heures qui vous sont allouées pour boucler les aventures. Vous êtes donc totalement libres de parcourir l’aventure comme bon vous semble, et de défaire les quelques boss qui viendront ponctuer la fin de chaque niveau.
En parlant de ceux-ci, il faudra rapidement apprendre les patterns de leurs attaques car seulement 3 minutes vous seront allouées pour en venir à bout. Passé ce délai, il faudra recommencer encore et encore. Heureusement, ceux-ci on des actions rapidement assimilables et c’est plutôt sur vos capacités à réagir qu’il faudra compter.
A l’assaut avec mon pingouin et mon couteau
Les deux opus sont donc finalement très classiques dans leurs déroulés. Pour parcourir les différents niveaux et venir à bout des ennemis, nos manchots bénéficient de très peu de possibilités. Ainsi, il sera uniquement possible de sauter sur les ennemis pour les étourdir, de les trancher à l’aide d’un petit couteau, ou bien de leur envoyer des rafales tranchantes en plein saut. Dans le cas de cette dernière attaque, l’animation passera dans une 2D isométrique particulièrement bien réalisée, mais qui pourra parfois poser des soucis de caméra dans des endroits exigus. Quelques phases en véhicules viendront également ponctuer l’aventure, mais ils n’ont que très peu d’intérêt et seront vite oubliés.
Malheureusement, il va falloir composer avec un gameplay rigide qui accuse les années. Déjà bien compliqué de part la présence de nombreux ennemis, on ajoute à l’ardoise des sauts qui ne permettent pas de jouer de façon fluide. En effet, une fois en l’air, il est impossible de changer de direction ou bien de ralentir son avancée comme dans tout bon jeu de plateforme qui se respecte depuis 20 ans. Il est donc obligatoire de calculer chaque saut pour être certain de ne pas tomber dans le vide ou sur un ennemi qui vous tuerait en un coup. C’est vraiment un énorme soucis de gameplay qui risque de vous faire perdre de nombreuses vies pour rien. Si le joueur normal risque de rapidement décrocher face à une rigidité d’un autre âge, les plus courageux feront fi de cela et ne manqueront pas de revenir régulièrement à leur partie pour tenter d’aller toujours plus loin.
Dépassé mais pas à la ramasse
Simples portages des versions PSP, les deux titres n’ont pas bénéficié d’une refonte graphique pour leur sortie sur Switch. On retrouve le style graphique propre à la portable de Sony à sa belle époque, avec des environnement très cubiques et un flou qui donne son petit charme. Si ce n’est pas bien dérangeant en mode portable, mais passer sur un grand écran nous fait bien comprendre que les jeux accusent tout de même 10 ans depuis leurs sorties originales. S’ils ne brillent pas par leur réalisation, les jeux n’accusent cependant pas trop le poids des âges grâce à une 2D qui vieillit plutôt bien et des soupçons de 3D qui ne choquent pas l’oeil.
Conclusion
Prinny 1-2 : Exploded and Reloaded est le portage sur Nintendo Switch de deux titres parus sur PlayStation Portable à la fin des années 2000. S’ils n’ont pas bénéficié d’une refonte graphique qui aurait pourtant été appréciée, les deux titres restent tout de même très agréables à jouer pour peu que la difficulté extrême ne vous rebute pas. Si vous n’êtes pas un adepte des die & retry, il sera sûrement bon de ne pas vous procurer cette compilation car les difficultés liées au gameplay risque de vous faire passer un mauvais moment.
Les plus téméraires pourront quant à eux prendre énormément de plaisir à essayer de caler au mieux leurs actions et rendre à Etna ce qui lui revient dans cet univers particulièrement accrocheur.
Salut les darwinistes en herbe ! Il y a quelques temps de ça, nous vous avions parlé avec entrain d’Evolution. Un jeu de carte combinatoire où vous deviez faire évoluer vos créatures en leur apportant des traits génétiques pour les aider à affronter la dure réalité et tenter de survivre à celle ci. Si on vous en reparle aujourd’hui, c’est au sujet de son extension “Climat” !
Retour aux origines
Pour rappel voici un extrait de l’article concernant Evolution :
Evolution vous demandera de créer les espèces les plus résistantes aux aléas de la survie. Vous pourrez agir sur le nombre et la taille de la population mais également sur les traits génétiques qui leur donneront des avantages face aux autres espèces. Malin et facile d’accès, il n’en demeure pas un jeu qui demande de la stratégie pour s’en sortir face aux adversaires. Les 17 traits trouveront toujours à se combiner pour créer des espèces toujours plus surprenantes. Elles ne seront peut être pas les plus puissantes mais c’est celles qui s’adapteront le plus rapidement qui réussiront à vous apporter le plus de points et la victoire. Evolution est une excellente porte d’entrée dans le monde du jeu de société moderne. Les règles sont simples, les tours rapides (un peu moins à 6 joueurs) et les interactions fortes entre les joueurs. Nous vous conseillons de jouer à partir d’au moins 3 joueurs pour en profiter vraiment et éviter le phénomène d’acharnement.
Le plus grand des ennemis : Le Climat !
Les scientifiques vous le diront, les changements climatiques pourraient faire de gros dégâts à la planète et faire beaucoup de mal à l’espèce humaine. Climat, toujours de Dmitry Knorre, Sergey Machin et Dominic Crapuchettes, va le démontrer et sans prendre de gants. Si dans Evolution vous deviez faire attention aux autres joueurs en permanence et affiner vos traits pour survivre. Dans cette extension vous allez devoir non seulement survivre aux autres mais surtout essayer de ne pas mourir face aux affres de la météo.
Nouveau traits, nouveau matos !
Climat vient avec un nouveau plateau qui remplace le plan d’eau. Vous trouverez toujours une mare pour y mettre la nourriture mais une piste vient agrémenter vos parties.
Cette piste va indiquer la météo qui va affecter la production de nourriture mais aussi vos créatures.
Elle progressera d’un côté ou de l’autre selon les valeurs affichées sur les cartes dépensées pour la nourriture.
Si près des températures tempérée, tout va relativement bien, dès qu’on s’éloigne un peu vers les extrêmes, les créatures souffrent et meurent vite.
La perte peut aller jusqu’à 4 de population (représenté par des soleils ou des flocons) par créature si elles ne sont pas préparées. Et la végétation ne va pas mieux, dans des températures propices, elle sera en plus grande abondance mais elle diminuera le plus souvent, le – 15 de l’âge de glace fait des beaux dégâts ! Et comme il y a toujours des joueurs pourris pour vous priver de nourriture autour de la table, il y en aura pour vous faire plonger vers un âge glaciaire et détruire toutes vos créatures ! J’ai mis du temps à faire ce beau troupeau qui mangeait efficacement, je les aimais ces bestioles… Je sais que tu me lis, ça se paiera ! « note de relecture : Bisous »
Evoluer pour survivre
Heureusement de nouveaux traits viennent compléter votre matériel génétique. Forcément, ils seront dédiés à la survie aux situations extrêmes en vous protégeant des conditions climatiques, mais pas seulement, vous aurez également des nouveaux traits pour vous défendre et pour optimiser vos créatures.
Et vu qu’il est possible de mettre jusqu’à 4 traits par créature, vous allez pouvoir faire des mélanges avec encore plus de possibilités !
Ma brouteuse de végétaux 4000 😎
Du neuf avec du vieux
Climat est une extension de Evolution, vous aurez bien évidemment besoin du jeu de base pour pouvoir y jouer. Vous reprendrez quasiment l’intégralité du matériel d’Evolution à l’exception de quelques cartes traits qui auront de nouvelles versions :
Fouisseuses
Carnivore
Embuscade
Horde défensive
Ces cartes sont toujours présentes dans l’extension mais avec des marqueurs météo pour influencer le temps lors de la phase de nourriture.
Même en ayant incorporé les nouvelles cartes, vous pourrez toujours jouer à la version de base d’Evolution si vous ne prenez pas ne compte les facteurs météo. Nous avons tout transféré dans la boite de base et jouons avec le plateau de Climat même quand nous voulons juste faire une partie de Evolution. Les nouveaux traits viennent quand même donner de la variété supplémentaire, ce qui est toujours le bienvenue.
Le calme avant la tempête
Et parce que la vie n’est pas assez dure, il faudra aussi composer avec des événements qui viendront pimenter vos parties. Dès que le marqueur météo atteint un événement, celui-ci se déclenche et s’il est possible d’en avoir des positifs, généralement vous devrez être bien préparé pour affronter ces derniers. Les changement brutaux de températures, la nourriture qui se raréfie, les catastrophes environnementales, etc. Franchement, on se demande encore comment on a fait pour survivre aux épisodes extrêmes qu’a subit la Terre !
Les couleurs de la vie
Toujours illustré par Catherine Hamilton, Climat s’intègre parfaitement bien avec le reste du jeu. On apprécie le plateau Climat qui n’est plus juste une flaque d’eau, mais qui fait également office de frise de températures. Les cartes d’effet météorologiques ont de très belles couleurs et les nouvelles cartes ont même des illustrations différentes en fonction de leur influence sur le temps.
Le changement climatique, c’est pas du réchauffé
Climat est l’extension d’Évolution, le jeu de cartes où vous devez assigner des traits génétiques à vos créatures pour qu’elles s’adaptent à une concurrence furieuse pour la survie.
Mais là où les seuls menaces étaient les autres joueurs dans le jeu de base, dans Climat vous devrez en affronter un bien plus redoutable : La météo. Entre les périodes glaciaires et les réchauffements infernaux, vos créatures vont souffrir et souvent mourir. Vous devrez leur attribuer de nouvelles caractéristiques génétiques pour tenter de survivre à ces conditions extrêmes.
Toujours aussi interactif, Climat vous demandera de gérer les embûches climatiques aussi bien que l’accès à la nourriture, fondamentale pour survivre.
Ajoutant de nouveaux paramètres de survie, de nouveaux traits et la possibilité d’aller jusqu’à 4 traits par créature, Climat renouvelle très bien le jeu de base et redonne un sursaut d’intérêt à un titre qui n’en manquait pas. Très agréable dans ses sensations de jeu, on ne joue plus sans cette extension. Le climat permet de détourner l’attention des joueurs qui s’acharnent sur vous et les oblige à s’adapter aux nouvelles conditions météo. Pousser le curseur de climat vers un extrême pour voir dépérir les populations entières adverse est un plaisir qu’on ne se refuse pas quand on vient de se faire dévorer ! On vous la recommande chaudement !
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Salut les génies ! Après vous avoir présenté Kushi Express de Yohan Goh, on vous propose aujourd’hui de découvrir un autre de ses titres : Magic Fold dont-il est le co-créateur aux côtés de Bruno Cathala, le tout mis en couleurs et illustré par Christopher Matt et Vincent Dutrait. Le titre est édité par Offlines Edition et disponible depuis mai 2020.
A bord de leurs tapis volants, les joueurs doivent arriver les premiers au bout de la piste afin de devenir le nouveau chef du royaume. Pour y parvenir, ils vont devoir remporter des défis de pliage et compter sur les bonnes grâces des génies !
Une idée de génie !
L’objectif de Magic Fold est donc de faire arriver son tapis volant avant les autres au palais. Pour ce faire, chaque joueur dispose d’un tapis prenant la forme d’un morceau de tissu composé de multiples couleurs et motifs, qu’il va devoir plier selon des motifs définis. Sont également distribués à chaque joueur, un pion en bois représentant son personnage sur le plateau, et une carte avec le visuel de ce même personnage. Tous les participants à la course se voient également attribuer une carte génie, dont nous expliquerons l’utilité par la suite mais qui va vite se révéler être le meilleur ami du joueur !
Sur le reste du plateau, on place des jetons cobras que l’on aura pris soin de mélanger et qui représentent des malus sur lesquels les joueurs pourront tomber au cours de l’avancée dans la partie, ainsi que quatre jetons de gains, qui seront débloqués lorsqu’un joueur complétera l’objectif associé.
Ce rêve bleu, je n’y crois pas, c’est merveilleux
Même s’il n’en possède pas l’appellation, Magic Fold s’inspire très clairement d’Aladdin dans son esthétique. Tapis volants, génie bleu et lampes magiques sont évidemment de la partie et je dois dire que la plongée dans cet univers coloré est très agréable. Les couleurs sont chatoyantes le style cartoon fonctionne bien sur moi. Les personnes partageant leur vie avec des fans de Disney (c’est mon cas malheureusement !) seront donc certainement contraints de mettre la bande originale du film en fond sonore.
La qualité des matériaux est plutôt bonne, le tissu des tapis est très fluide, ce qui permet un pliage simple et rapide de ceux-ci et les visuels sont très jolis, accompagnés de belles couleurs vives. Les pliages ne laissent aucune marque sur le tissu. On apprécie beaucoup cette attention, il aurait été dommage que l’élément principal se dégrade rapidement. Les cartes sont illustrées sobrement pour que l’on identifie rapidement les objectifs et le plateau est lui aussi plutôt joli. Ce dernier est de petite taille et permet de garder de la place sur les petites tables pour poser les tapis des joueurs.
Offline Editions a fait le choix de la qualité et pour un premier jeu c’est un excellent point.
Du côté des aspects que j’ai moins apprécié, on retrouve les cartes des personnages que j’ai trouvé superflues car elle ne servent clairement à rien si ce n’est m’être un visage sur des pions, et ces derniers qui ne sont finalement que de simples petits personnages en bois. Il aurait peut être été plus judicieux de ne pas mettre ces pions, et de se contenter de mettre des petits pieds en plastique aux cartes personnages.
Des objectifs qui vont vous mettre au tapis !
La partie se déroule en manches, dans lesquelles quatre objectifs seront à réaliser à chacune d’elles. Au début de chaque manche, les joueurs retournent une carte d’objectif, et tout le monde participe ! Pour ne pas défavoriser le joueur qui s’occuperait de toutes les retourner une à une, et il est alors le moment de se mettre au pliage ! Sur les cartes objectifs sont représentées des combinaisons de motifs et couleurs qu’il faut réussir à représenter sur son morceau de tissu, non pas sans certaines contraintes. Ainsi, il est impératif de ne jamais plier son tapis en diagonale, ni même de réaliser de demi pliures. Deux niveaux de difficulté sont proposés aux joueurs : 24 cartes avec des motifs dits “simples” et 20 bien plus compliqués. Il faudra donc bien choisir en début de partie si vous voulez souffrir un peu, ou carrément vous torturer les neurones pour parvenir à réunir les motifs sur votre tapis.
Une bonne visualisation spatiale sera votre meilleur atout pour réussir à plier convenablement !
Tous les joueurs réalisent les objectifs en même temps, et chaque joueur ne peut compléter qu’un seul motif par manche. Si un joueur parvient à représenter sur son tissu une carte objectif que vous convoitez, il faudra alors se rabattre sur une autre en espérant ne pas vous faire doubler non plus sur celle-ci ! Chaque carte objectif est liée à un jeton d’initiative, qui sera donné au gagnant de celui-ci une fois complété. Ces jetons permettent soit d’avancer sur le plateau d’une ou plusieurs cases, de remporter des jetons Génie ou encore de mettre des bâtons dans les roues des autres participants. En plus de ce gain associé au jeton, chaque carte bénéficie de son propre gain.
Une fois qu’un joueur réussit à compléter un objectif sur son tapis, il retourne un sablier et les autres joueurs doivent faire vite pour espérer avancer. On doit bien avouer que ce sablier devient vite le pire ennemi des joueurs un peu plus lents, et que le fait de pouvoir se faire doubler sur un objectif va mettre les nerfs des participants à rude épreuve. Il est effectivement rageant de voir qu’une personne vous coiffe au poteau pour quelques secondes, et que vous devez tout recommencer de zéro, avec en plus une contrainte de temps !
Une fois le temps du sablier épuisé, chaque joueur – en suivant l’ordre des jetons d’initiative – va procéder au décompte de cases à avancer et appliquer les possibles effets de sa carte et du jeton. Ainsi, un joueur ayant remporté un objectif avec un gain de 3 cases, associé à un jeton avec 3 autres nuages, pourra se déplacer de 6 cases sur le plateau. Il est donc impératif de bien choisir l’objectif que l’on souhaite atteindre en priorité !
Comme indiqué précédemment dans l’article, chaque joueur se voit également doté au début de la partie d’un jeton Génie. Celui-ci permet de se substituer à n’importe quelle motif qu’un joueur ne parviendrait pas à réaliser sur son tapis. Attention tout de même, il n’est pas possible de placer uniquement des jetons Génie sur son tissu, vous n’arriverez pas à duper le jeu comme ça ! Une fois utilisés, ces jetons sont à replacer dans la zone prévue à cette effet sur le plateau, et pourront être récupérés par la suite.
Lorsque les joueurs vont avancer sur le plateau, ils vont pouvoir tomber sur différentes cases qui auront des effets plus ou moins bons pour l’avancée de leurs tapis. Ainsi, il existe des cases “Cobras” qui ne contiennent que des malus avec des effets plus ou moins drôles comme : ne pas utiliser de génie au tour suivant, utiliser une seule main pour réaliser son pliage, ou encore reculer d’une ou plusieurs cases. Mais il existe aussi des cases plus agréables qui sont en fait des raccourcis permettant de bifurquer par des chemins de traverse pour atteindre le palais plus rapidement. Lorsqu’un joueur passera sur une case “Cobra”, il retournera le jeton de celle-ci si ce n’est pas déjà fait, et en appliquera immédiatement les effets. Le jeton sera alors défaussé, les participants qui passeront ensuite dessus ne seront donc pas affectés par ses effets.
Y’a t’il un pilote sur le tapis ?
Le jeu est calibré pour jouer de deux à quatre joueurs, mais de deux à trois participants, il sera nécessaire d’ajouter un pilote fantôme qu’il faudra faire avancer à chaque tour. Ce joueur virtuel se verra alors attribuer le gain le moins élevé encore disponible à l’issu de la manche et il faudra le faire avancer sur le plateau comme ça jusqu’à la fin de la partie. Comme il récupère toujours les gains les plus faibles, ce pilote ne sera pas concerné par les jetons Cobras et les laissera donc en place pour les autres.
Je dois dire que j’ai trouvé cet ajout un peu superflus et que le titre prend tout son sens avec le nombre maximum de joueurs. A deux, je pense que le jeu n’est pas forcément très intéressant et qu’il vaudra mieux sortir la boite si vous arrivez à réunir assez de joueurs. En effet, à 3 ou 4 joueurs le titre devient vraiment très sympa à jouer et fera sûrement ressortir la mauvaise foi des participants à plusieurs reprise.
Le petit plus de Offline Editions
Offline Editions est un nouvel acteur du monde ludique, arrivant avec un jeu estampillé Bruno Cathala et Vincent Dutrait forcément, ça impose. Mais ce qui nous a le plus surpris, sans parler du jeu en lui même, c’est la qualité du matériel. Tout est de très bonne facture pour un prix très abordable. La qualité a l’air d’être au cœur de la ligne éditoriale de Offline Editions. Ils ont eu la gentillesse d’agrémenter l’envoi du jeu d’un beau cadeau !
Une piste de dés à nos couleurs ! On avait déjà des pistes de dés mais d’une qualité assez passable. Celle-ci en néoprène est vraiment d’une grande qualité d’impression et épaisse (regardez ces finitions sur les bords !). Elle est très agréable à utiliser. Offline veut se diversifier et proposer des accessoires en plus de ses productions ludiques. Outre les pistes de dés, vous y trouverez aussi des tapis de jeux dont un magnifique sur le thème de Kami. Si vous ne connaissez pas Kami, faites un tour sur l’article qui lui est dédié, le jeu est aussi bon qu’il est beau.
L’heure de faire tapis
Magic Fold est un jeu de rapidité et de dextérité dans lequel vous allez devoir avancer sur le plateau en réalisant des pliages définis par des cases objectifs. Avec un habillage chaleureux et du matériel de qualité, j’ai beaucoup apprécié les parties disputées et nous y revenons assez souvent ! Malgré un aspect assez enfantin, ne vous attendez pas à un jeu que vous allez pouvoir maîtriser les doigts dans le nez ! La difficulté déjà bien présente avec les cartes dites simples se corse grandement lorsque vous décidez de passer au paquet de cartes pour joueurs confirmés.
Ayant essayé le titre à 2 ou 4 joueurs, je dois avouer que s’il n’est pas injouable dans sa configuration minimale, il prend tout son sens lorsque l’on joue avec le nombre maximum de participants ! Ajouter un joueur fantôme est une bonne idée, mais je n’y ai personnellement pas vu un grand intérêt. A plusieurs, les chances de se battre pour le même objectif sont bien plus grandes et cela permet de pimenter les parties en essayant de coiffer ses adversaires au poteau ! Un peu dubitatif sur le concept du jeu au départ, je dois bien avouer que Magic Fold s’est révélé être une excellente surprise.
Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez Philibert.net, Playin, Ludum et Parkage. En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !
Salut les p’tits paludiers ! Il y a plus d’un an (et oui déjà) on vous avait présenté le financement participatif de Saline grâce au proto du jeu. La fabrication et la livraison est terminée, le jeu se trouve dans les crèmeries ludiques, il est temps de jeter un œil au produit final.
Le gros sel
Nous vous avions présenté Saline lors d’un article mais pour ceux qui ne l’on pas lu (C’est pardonné, ne vous en faites pas !) Voici un court résumé :
Saline est un jeu thématique autour de la récolte du sel. Thème plus que rare dans les jeux de société. Ce titre de Maxime Blandin vous propose d’incarner un Paludier (métier de ramasseur de sel dans des marais salant) au 18ème siècle. Vous devrez gérer votre production et la vente de sel mais aussi acheter des œillets (des parcelles de production de sel) pour engranger un maximum d’argent et points.
La météo – ici représentée par des dés – est comme dans la réalité, déterminante pour une bonne production de sel. Le hasard amené par les lancers est subi par tous les joueurs. Si vous êtes malchanceux aux dés, ne vous en faites pas, les autres le subiront aussi !
Des cartes événements viendront compléter votre jeu en vous permettant d’effectuer des actions bonus pour vous aider ou bien pour faire des crasses à vos adversaires. Et ça on aime bien ! 😀
Fluide et tactique, le jeu demande de s’adapter aux aléas de la météo et aux crasses faites par vos concurrents, mais la multitude d’actions permises par les cartes font qu’une situation n’est jamais totalement perdue. Les tours s’enchaînent rapidement et il ne faut pas perdre de vue que c’est une course aux œillets.
La fleur de sel
Au moment de la présentation, nous n’avions pu jouer qu’avec un proto, très avancé mais qui ne pouvait pas rendre justice au produit fabriqué.
Produit dans l’idée de minimiser l’impact écologique, Saline ne comporte que très peu d’éléments en plastique et essaye de réduire au maximum ses émissions carbone en produisant le plus possible en France.
Le seul plastique était celui entourant les decks de cartes. Même les dés sont en bois.
On retrouve du carton pour le reste et c’est avec une qualité plus que convenable qu’on peut jouer à Saline. Nous n’avons pas senti le besoin de protéger les cartes pour le moment.
Petite mention spéciale pour les 4 cartes seigneurs avec les visages des gagnants des concours. ^^
Chèvre édition a tenu sa promesse et malgré quelques retards (mais que serait un projet en financement participatif sans retard?), les jeux sont livrés, raccord avec la promesse initiale et encore meilleur que lors de nos essais sur le proto.
Pour fêter ça, que diriez-vous d’un concours ?
Chèvre Edition vous propose de gagner un exemplaire de Saline dédicacé par son auteur Maxime Blandin.
Pour gagner, rien de plus simple : Partagez et commentez la publication Facebook et/ou Twitter avec le #TaChèvreLaPaludière (on limite les bots :p) en nommant la personne avec laquelle vous souhaiteriez jouer !
Bravo à l’équipe de Chèvre Edition d’avoir mené à bien ce projet, on attend la livraison de Parasitemaintenant !
Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez Philibert.net, Playin, Ludum et Parkage. En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !
Salut les flibustiers ! Aujourd’hui on vous présente Port Royale 4 dans sa version PlayStation 4 également disponible sur Xbox One et PC depuis le 25 septembre, mais dont la version Nintendo Switch a été repoussée à 2021. Le titre est développé par Gaming Minds Studio à qui l’on doit déjà la série Railway Empire publié par Koch Media et édité par Kalypso Games, déjà bien habitué des jeux de gestion puisqu’ils sont également à l’origine de la publication des Tropico ou bien des titres de la série Dungeons.
Dans Port Royale 4, vous allez devoir mettre en place des routes commerciales entre différentes villes, mais également venir à bout des pirates qui peuplent les baies paradisiaques et sillonnent les mers à la recherche de marchandises tout en faisant fleurir vos points de production pour avoir la main mise sur l’ensemble des Caraïbes. Les adeptes de gestion attendaient le quatrième épisode de la série Port Royale depuis de nombreuses années puisqu’ils n’avaient rien eu à se mettre sous la dent depuis 2012.
Tout vient à point à qui sait apprendre
Si comme moi vous êtes un novice dans la série des Port Royale, et qui plus est loin d’être un adepte de jeux de gestion, il sera de bon goût de passer par la case des didacticiels. Ceux-ci sont présentés sous la forme de mises en situation d’une durée de 5 à 10 minutes, dans lesquelles un personnage fort sympathique vous explique les ficelles de l’économie, des routes commerciales entre les différentes colonies, la gestion de la production ou encore les batailles navales qui vont ponctuer votre aventure. S’ils peuvent paraître optionnels pour les adeptes réguliers des jeux de gestion, ils vont s’avérer indispensables pour les novices puisque le titre regorge de dizaines d’écrans tous plus fournis les uns que les autres, dans lesquelles il sera facile de se perdre au début de votre partie.
Et c’est une chose qu’il est important de noter : si les jeux de gestion sont majoritairement publiés sur PC c’est que cette plateforme permet facilement de se déplacer et de gérer des actions complexes, là où la manette se révèle rapidement être un casse tête. Chaque touche est assignée à une action, et il faut un bon temps d’adaptation pour mémoriser toutes les possibilités en fonction des fenêtres sur lesquelles vous vous trouvez. Si la manette peut s’avérer être un bon choix pour certains titres bien moins fournis, là ça devient clairement complexe tant le jeu est dense dans les actions qu’il propose.
Choose your fighter
Dans les quatre campagnes que propose le titre, vous allez pouvoir choisir votre personnage qui bénéficiera d’avantages commerciaux, dans la piraterie ou encore dans la construction de bâtiments. Ainsi, là où certains pourront obtenir des licences d’exploitations gratuitement, d’autres pourront avoir des bonus lors des combats navals. Bien sûr, chaque personnage en plus de bénéficier d’avantages se verra attribuer des malus pour corser la difficulté.
C’est beau, mais c’est loin
Avec ces termes détournés de feu notre Président, il est temps d’aborder la partie réalisation du jeu. De loin, la zone de jeu immense est dénuée d’intérêt, on dirait simplement une carte sans grande personnalité et sans détails. Lorsque l’on commence à zoomer pour observer les différentes villes et flottes, on se rend compte que le jeu est plutôt beau sans pour autant arriver à la cheville des productions actuelles. Cependant, on ne peut pas dire que Port Royale 4 joue dans la même cours que celles-ci, et les amateurs du genre trouveront sûrement que le nécessaire est là. La représentation des océans est ce qui ressort le plus, avec des effets plutôt réalistes qui ne manqueront pas de satisfaire la rétine, ainsi que quelques événements météorologiques qui ponctuent les parties et apportent un peu de variété. Les menus quant à eux sont tout ce qu’il y a de plus sobres et sont assez rebutants pour les non initiés. Les pictogrammes sont d’un autre âge et le surplus d’informations fait que l’on est vite perdus.
L’économie
Simulation commerciale oblige, vos activités principales dans Port Royale 4 tourneront autour de la création de richesses et l’expansion de votre empire. Pour mener à bien cette dernière, il faudra se pencher sur différents points. Tout d’abord il faudra, comme expliqué plus tôt, créer des routes commerciales entre différents territoires, afin d’acheter et vendre des matières premières nécessaires à la production de richesses. Toutes les villes ne produiront pas forcément les mêmes choses, et il faudra ajuster au mieux la production de celles-ci.
Pour créer ces routes, il faudra prendre en compte quelques contraintes. Ainsi le chemin le plus court sur la carte ne sera pas forcément le plus rapide, car vos navires devront peut être traverser des zones à forts risques météorologiques ou bien dans lesquelles les courants marins ne sont pas propices à une navigation dans ce sens. Il faudra alors ajuster quelques curseurs pour que vos voyages soient optimisés et que le temps de trajet soit le moins long possible. Quand vous aurez décidé où vendre / acheter chaque ressource, il restera à affecter vos navires aux différentes routes pour que ceux-ci les parcourent indéfiniment.
Viendra ensuite la partie consacrée à l’expansion et le développement de vos villes. Là encore, il faudra optimiser les constructions en prenant en compte différentes variables comme la gêne occasionnée auprès des habitants au niveau du bruit et des odeurs, la proximité des commodités et autres bâtiments indispensables pour les travailleurs (la taverne donc) ou encore la présence ou non de ressources à proximité permettant de faire tourner les manufactures. Une fois toutes ces configurations bien en place, il faudra y revenir quelques fois pour ajuster par-ci par-là quelques petites choses, et laisser fructifier votre empire tout en continuant à l’étendre.
J’ai regretté que les écrans soient très fouillis et que l’on s’y perde très vite pour peu que l’on ne soit pas habitué du genre. On se retrouve avec des informations un peu partout et on ne sait plus où donner de la tête.
La vie d’un pirate à bord d’une frégate, c’est la plus belle des vies
Si le commerce représente la principale activité que vous allez devoir gérer au cours de vos campagnes, la piraterie va également venir s’inviter par moments pour vous mettre des bâtons dans les roues. Les combats navals prennent la forme de combats au tour par tour dans lesquels il faudra déplacer chaque vaisseau que compose votre flotte puis décider l’action à réaliser. Coups de canon ou abordage, il faudra s’adapter en fonction de l’état des flottes ennemis pour ne pas vous faire piller vos ressources. Ces combats représentent une partie plutôt agréable du titre et permettent de souffler un peu dans la complexité parfois rebutante que peut proposer Port Royale 4.
Conclusion
Port Royale 4 est un jeu de gestion commerciale dans lequel vous allez devoir établir des routes économiques entre différentes villes et faire fructifier vos investissements tout en vous confrontant à des factions ennemis. Rebutant au premier abord, le titre ne pourra satisfaire que les passionnés des jeux de gestion et ne sera clairement pas à mettre dans les mains des novices.
De plus, ce genre de jeu n’est toujours pas très ergonomique sur consoles – encore après de nombreuses tentatives sur toutes les générations – et encore moins lorsque les options sont aussi nombreuses que dans Port Royale 4. Malgré un ensemble de didacticiels qui permettent de comprendre l’ensemble des mécaniques du jeu assez facilement, on se rend vite compte qu’une fois lâchés dans le jeu, on se retrouve un peu seuls sans savoir par où commencer et que l’on décrochera rapidement faute d’enjeux fédérateurs.
Salut les spationautes ! En cette fin septembre les campagnes de financements participatifs attrayantes se bousculent. Après Astra Mortem hier sur Ulule, on reste dans les étoiles mais avec un tout autre projet : Apogée. Pour ce titre, le studio français DTDA Games s’est associé avec les Youtubers Hugo et Maxime Lisoir dont la chaîne traite en grande partie d’astronomie et d’astronautique.
Apogée propose aux joueurs de se livrer une course à l’espace, avec des objectifs personnels à accomplir. Le but sera de gérer son équipe de chercheurs, en planifiant des actions, ainsi que son budget pour construire une fusée et l’envoyer dans l’espace. L’essentiel du jeu passe par des cartes réparties en plusieurs rivières, et également un peu de hasard avec des dés pour vérifier que la fusée peut décoller. Apogée peut être joué en solo ou en compétitif de 2 à 5 joueurs.
Les règles et un print and play du jeu sont disponibles au téléchargement via la page Kickstarter pour se faire une idée plus précise du projet.
Pour la partie artistique, c’est toujours Manon “Stripes” Potier qui s’occupe des visuels pour notre plus grand plaisir. On a déjà eu l’occasion de dire tout le bien qu’on pensait de ses travaux sur les autres projets de DTDA Games comme Light Hunters ou Bloodflowers, mais on va en rajouter. On retrouve sur les portraits un traitement très crayonné et monochrome qui va terriblement bien avec l’esthétique générale d’Apogée typée “blue prints” d’ingénierie.
En ce qui concerne les contreparties, il y a un early bird sur la version deluxe, mais limité dans le temps pas en nombre ! Il est accessible jusqu’au 2 octobre, ce qui laisse le temps de réfléchir, mais il faut tout de même se décider assez rapidement pour en profiter.
Le jeu est donc proposé en français ou en anglais et en deux versions : classique à 36€ et deluxe à 44€ en Early Bird ou 49€ après. La boîte change entre les deux éditions mais évidemment, la version deluxe contient un peu plus de goodies cosmétiques comme un sac de dés ou des patchs. Ces éléments peuvent êtres ajoutés en addons. La livraison est prévue pour avril 2021.
Apogée c’est le nouveau projet de DTDA Games mais coédité avec Hugo et Maxime Lisoir qui sont des férus de l’espace. Ces deux vulgarisateurs de l’ingénierie spatiale viennent apporter leur touche de savoir à ce jeu qui demandera de mener à bien une mission spatiale en gérant une équipe de scientifiques et d’ingénieurs pour construire et envoyer une fusée.
Toujours aussi beau grâce au coup de crayon de Manon “Stripes” Potier, Apogée vous propose de devenir le nouveau Elon Musk et de partir à nouveau à la conquête de l’endroit le plus inhospitalier mais aussi le plus envoûtant qui soit, l’espace.
Au moment où l’on écrit ces lignes, Apogée vient d’être financé (CHAMPAGNE!) et les prochains paliers ne sont que le début de l’aventure ! N’hésitez pas à aller visiter la page du projet et à le soutenir !
Salut les Gourmands ! On vous a parlé de Cookie Addict il y a quelques semaines, à l’occasion de la sortie du jeu de société. Les deux petites boules de poils avides de gâteaux sont de retour, mais cette fois-ci en jeu vidéo !
Les éditions Lubee ont développé un petit jeu, tout simple mais terriblement efficace sur PC et plateformes Android. Toujours sur le principe du duel, il faudra être le premier à emmener son petit mammifère vers les cookies en évitant les obstacles. Les deux joueurs se partagent le même clavier ou écran de smartphone et d’une simple pression sur un bouton décideront de l’orientation et de la puissance du déplacement de leur personnage. Cette proximité dans les contrôles rajoute un peu de piquant au jeu qui s’est avéré faire ressortir le côté sombre du second joueur, qui a bougé le téléphone pour gêner le premier. On vous laisse supposer de l’identité de chaque joueur avec ces informations 😉
Le jeu propose un défi sympathique et est assez fun pour que l’on ait envie d’y retourner à l’occasion, pour passer quelques minutes entre amis.
Le jeu est disponible gratuitement dès aujourd’hui sur PC via navigateur ou sur plateformes Android sur le Playstore.
Salut les Cultistes ! Vous avez l’habitude maintenant avec cette intro, et vous savez qu’on va parler de Lovecraft et Cthulhu ! Le projet qui nous intéresse aujourd’hui est assez particulier dans son approche, il s’agit de Cthulhu Dark Arts Tarot, illustré par Førtifem.
Ce jeu de 79 cartes de tarot illustré sera présenté lors d’une campagne Kickstarter qui débutera dans un mois tout pile, le 29 octobre.
Quand on s’intéresse aux écrits de Lovecraft, on tombe inévitablement sur des ouvrages de l’éditeur Bragelonne. Très prolifique ces dernières années autour des écrits du Maître de Providence, Bragelonne a su, à mon sens, se démarquer en proposant des livres de qualité et avec une approche originale du Mythe. On a eu l’occasion de vous présenter plusieurs de ces livres sur ce site avec notamment les récits richement illustrés par François Baranger ou encore Les Carnets Lovecraft illustrés par Armel Gaulme qui viennent de s’étoffer d’un nouvel opus : Les rats dans les murs.
Un des derniers ouvrages parus autour du Mythe est Cthulhu – Survie en terres lovecraftiennes d’Alain T. Puysségur qui offre dans son roman un véritable guide de lecture de l’oeuvre de Lovecraft.
Il n’est donc pas étonnant de voir la branche jeux de société, Bragelonne Games, éditer un jeu directement inspiré des créatures et personnage de Lovecraft. Le choix des illustrateurs s’est porté vers le duo Førtifem que les amateurs de Metal connaissent bien pour avoir vu leurs visuels sur les pochettes de nombreux albums ou T shirts (Emperor, Behemoth ou encore Carpenter Brut en Synthwave). Il se trouve que le duo a également illustré les couvertures des nouvelles Le Cauchemar d’Innsmouth et L’Appel de Cthulhu, la boucle est bouclée !
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Bragelonne Games fait apparaître sur la page d’info dédiée au projet le nom de Maxime Le Dain, en tant que “traducteur et folkloriste amateur”. L’éditeur de l’imaginaire semble donc ajouter une dimension narrative à ce projet que l’on a hâte de découvrir. On se donne donc rendez-vous que Kickstarter le 29 octobre pour la grande révélation de ce projet !