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Editions des Flammes Noires – Entretien avec Emilien Nohaïc

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Salut les lecteurs ! On vous l’a teasé dans notre chronique de l’artbook de Jeff Grimal paru aux Éditions des Flammes Noires, on projetait de s’entretenir avec Emilien Nohaïc sur son activité. Ce moment est arrivé et on a eu la chance de pouvoir convenir d’une entrevue via Skype avec le créateur de cette maison d’édition très orientée vers le Metal.

Nous remercions Emilien de nous avoir accordé de son temps pour répondre à nos questions et voici la teneur de cet échange :

Salut Emilien, peux-tu commencer par te présenter ainsi que la maison d’édition ? 

Je travaille aux Flammes Noires depuis le début car c’est moi qui ait créé l’entreprise, c’était en fin d’année 2019. On a sorti le premier livre en mars 2020, qui était la biographie de Rotting Christ. Cette même année on a sorti le bouquin sur Mayhem qui a plutôt bien marché, et l’idée avec les Flammes Noires c’est de proposer des livres en français autour de la musique Metal, que ce soit des biographies ou bien du beau livre comme c’est le cas avec celui que l’on vient de sortir avec Jeff Grimal

On a vu que tu as été traducteur pour des livres chez Camion Blanc (The Cult Never Dies et Into the Abyss de Dayal Patterson, Meeting with Strangers de Mindaugas Peleckis), comment t’es venue l’idée de monter ta propre maison d’édition ? 

Couverture de The Cult Never DiesTout est venu de là en fait. J’avais contacté Camion Blanc en 2015 ou 2016 pour la traduction des livres de Dayal Patterson, et ils étaient vraiment partant pour les traduire en français ainsi que Dayal lui même. On a commencé avec The Cult Never Dies puis Into the abyss et je leur avais proposé d’autres projets de traduction en 2018, notamment la biographie de Rotting Christ. Ils étaient très intéressés mais avaient déjà beaucoup de projets de traduction en cours, et comme ça coûte extrêmement cher ils préféraient attendre un peu. J’en ai profité pour voir avec d’autres maisons d’éditions qui pourraient être intéressées pour acheter les droits, et personne n’était intéressé. Je me suis dit que c’était trop con car c’est quand même un super bouquin. J’étais encore enseignant à l’époque et j’ai discuté avec Dayal, en lui disant que je réfléchissais à créer ma propre structure pour financer mes traductions, et en lui demandant s’il était d’accord pour mettre la traduction du livre de côté un petit moment, le temps de voir si mon projet était viable. En fin d’année 2019, le poste que l’on me proposait dans l’enseignement ne correspondait absolument pas à ce que je voulais faire, et j’ai profité de ces deux années de chômage pour bien construire le projet, trouver du financement, et ça à pris au fur et à mesure tout simplement. 

Tu n’as pas eu peur au début de commencer par un groupe assez extrême, pas forcément le plus connu ? 

Non parce que pour moi Rotting Christ c’est un groupe qui est plutôt très connu, qui tourne beaucoup et qui a quand même une très grosse discographie et le bouquin en anglais était vraiment excellent. Je me suis dit qu’il fallait frapper un grand coup avec un groupe comme Rotting Christ et Mayhem, et c’était vraiment l’objectif de partir sur les chapeaux de roue pour ensuite avoir une bonne crédibilité. 

La création de l’entreprise s’est un peu télescopée avec la période Covid, ça ne t’a pas trop impacté dans le projet ? 

Non ça n’a pas eu trop d’impact, car la première année je n’avais rien à proposer. Je ne pensais pas aller en festival ou en concert pour présenter les bouquins. Le catalogue j’ai vraiment commencé à le créer en 2020, puisque l’on a sorti 6 livres quand même ! Le premier c’était le premier tome de Pierre Avril sur le Black Metal (Quand le metal devint noir), ensuite on a eu le l’énorme bouquin de 3kg sur le Stoner (The Stoner Freaks Anthology), le livre de Sakrifiss dans ses deux versions (Une vision du Black Metal), celui de Moonspell (Des loups parmi les hommes) et enfin celui de Paradise Lost (Il n’y aura pas de célébration). C’est vraiment en 2022 que j’ai commencé à faire un maximum de festivals pour présenter les livres, et il y a aussi eu la collaboration avec Saad Jones qui m’accompagne parfois quand il est en France. J’avais plus de volume et c’était donc plus intéressant de se déplacer. 

On voit qu’il y a une bonne complicité avec Saad Jones justement, comment est née cette collaboration ? 

C’est lui qui m’avait contacté assez rapidement au début de l’entreprise. Comme il travaille à l’étranger il avait vraiment envie de trouver quelqu’un de confiance pour gérer toute la partie administrative, faire les envois de ses livres, réfléchir ensemble sur comment mettre en avant son travail et enfin avoir une présence pour ses déplacements en festivals, concerts ou bars. Du coup on a longuement discuté de ce que l’on attendait l’un et l’autre, et ça a très bien matché. On travaille ensemble depuis 3 ans, et c’est chouette de voir qu’en très peu de temps on a beaucoup progressé à plein de niveaux, donc c’est une collaboration très positive ! Le fait de ne pas être tout seul en festival, pas forcément derrière le stand mais aussi de faire la route, trouver des logements etc … Nous répartissons ça entre nous deux et ça fonctionne très bien comme ça !

Saad Jones

La qualité des bouquins que tu proposes est très bonne, et on se demande comment tu fais pour t’y retrouver ? Le papier utilisé est de bonne qualité, les pages sont toutes en couleurs et les prix sont vraiment abordables.

Alors les bouquins ne sont pas parfaits et il y a plein de petites choses qui pourraient être améliorées. Par exemple, si tu prends la première version de Rotting Christ et les derniers livres, c’est le jour et la nuit, mais je progresse à chaque nouvelle sortie. Je n’ai pas un format type que j’applique à chacun des livres, j’adapte vraiment le format au livre en variant les dimensions et mises en page. Je me suis beaucoup basé sur mon expérience chez Camion Blanc, et s’ils ont un catalogue vraiment impressionnant le fait que ça soit le même format de livres me déplaisait un peu. J’ai vraiment travaillé là-dessus pour proposer des choses assez différentes. Ça permet aux livres de mieux respirer quand tu as de grandes photos, et aussi au lecteur de mieux en profiter. 

Enfin contrairement à Camion Blanc qui imprime à la demande, moi je fais imprimer un certain nombre d’exemplaires chez des imprimeurs, et en travaillant longuement avec eux on trouve le bon grammage, le bon format etc …   

Les livres que tu édites avec les Editions des Flammes Noires sont fabriqués en France ?

Les deux premiers ont été imprimés à Morlaix, juste à côté de chez moi. Imprimerie de Bretagne étaient vraiment supers, c’était un très bon accompagnement, ils m’ont aiguillé sur plein de choses, mais assez rapidement j’ai cherché d’autres imprimeurs parce qu’ils étaient très chers. Actuellement je travaille avec deux imprimeurs qui sont basés à Saint Brieuc, mais ils travaillent aussi avec d’autres sous-traitants un peu partout en Europe, selon le type de livre que tu veux avoir. Par exemple, si c’est un livre grand format avec beaucoup de couleurs et d’illustrations dedans, ils voient avec leurs contacts en Europe ; et si c’est quelque chose de plus classique, plus petit format (A5) avec moins d’images ou en noir et blanc, ils s’orientent vers d’autres contacts qui gèrent ces demandes là.

En parlant d’artbook, c’est quelque chose que tu penses proposer de nouveau?

C’est en discussion avec un autre artiste, pour l’instant rien est fait parce que j’ai beaucoup d’autres bouquins à écouler, on va y aller au fur et à mesure, mais c’est en discussion avec d’autres artistes qui ont des pattes très reconnaissables et qui arrivent à faire des œuvres incroyables. Mais si ça se fait, je serais très content !

Est-ce que tu as d’autres bouquins en cours de préparation? J’ai cru lire qu’un ouvrage sur Behemoth était en préparation.

Le tout prochain sera sur l’Arménie, ça fait longtemps qu’il devait sortir, mais comme je suis tout seul je ne peux pas tout gérer et les projets prennent beaucoup de retard. Après ce sera celui sur Behemoth, j’ai aussi la traduction de Devil’s Cradle sur le Black finlandais, j’ai aussi un livre sur le Death finlandais qui revient sur l’intégralité de la scène finlandaise qui est en fait très très riche. Un peu méconnue, sauf par les amateurs de Death, mais c’est un livre qui sera très qualitatif avec beaucoup, beaucoup, d’interventions d’artistes de toute la scène finlandaise et suédoise aussi.
J’ai un livre aussi sur la scène québécoise qui devrait sortir en 2023 et d’autres qui sont toujours en cours d’écriture ou de traductions, donc on va y aller au fur et à mesure… J’ai aussi oublié la biographie de Ulver ! Comment j’ai fait?! Elle devrait sortir en 2023, je n’aurais pas le temps avant.

Prévente bouquin sur le metal en Arménie

Le planning est chargé !

Tout à fait ! C’est beaucoup de travail à un rythme très dense.

Tu fais tout tout seul, c’est bien ça?

Pour le moment oui. Je vais sous traiter énormément de la traduction, parce que c’est très chronophage. Il y a aussi une personne qui, de temps en temps, fait de la mise en page, c’est Romane Poupelin. Elle a fait la mise en page du livre sur l’Arménie par exemple, comme celle du dernier livre de Pierre Avril sur le Black Metal français… Elle à fait  aussi quelques couvertures, comme celle de Moonspell, de Paradise Lost, la couverture du livre de Jeff Grimal c’est aussi elle qui l’a réalisée.
C’est bien de pouvoir s’appuyer sur des gens comme ça, qui ont de vraies compétences.

J’avais une autre question, mais vu le planning ça risque d’être compliqué : Est ce que tu as pour ambition d’évoluer vers un label et de distribuer des albums?

Non. Mais distribuer des albums, peut-être, ou du moins du merch officiel, pourquoi pas. C’est quelque chose qui est en cours de réflexion. Actuellement avec le statut que j’ai, je n’en ai pas le droit, administrativement parlant je ne peux faire que du livre. Ou alors ce sont des objets qui seront inclus dans le livre. Comme par exemple, si tu fais un bouquin avec un Tshirt et un CD, tu ne peux pas les vendre séparément. Comme les magazines qui mettent un CD de compilation, c’est exactement le même principe, ça fait partie d’un lot. Mais c’est en cours de réflexion. Pour l’instant, en étant tout seul, ça va être compliqué de rajouter ces éléments là aussi. Donc ça va se faire petit à petit et on verra tout ça en 2023 ou 2024.

Pour revenir sur l’artbook de Jeff Grimal, on a constaté que les œuvres, comme Citadel par exemple, n’étaient pas présentées dans un ordre suivant leurs numéros. C’est un choix éditorial ou une volonté de l’artiste pour proposer un cheminement particulier au sein de ses créations ?

C’est quelque chose qui a été vu avec Jeff. Après, il n’est vraiment pas chiant, dans le sens ou quand ça lui plaisait il était content. Et il était souvent content.
En fait, il n’y a pas d’ordre logique derrière les différentes Citadel. Au sens ou c’est un type de tableau avec un fond flou, une grosse bande assez épaisse en bas du tableau et un bloc monolithique qui écrase un peu tout le reste avec ses couleurs qui foudroient le spectateur, l’amateur d’art. C’est une sorte de mise en forme de son travail qui est mis en avant au travers des Citadel.

Il en a fait énormément, la sélection a été assez compliquée. On en a rajouté quelques-uns à la fin parce qu’ils sont chouettes quand même ses tableaux ! 

Il n’y a pas l’intégralité de ses œuvres dans l’artbook?

Pas du tout ! Il y a eu une grosse sélection. Sur Nature, on en a enlevé un pour le remplacer par le Loup, très pétant avec des couleurs qui sautent de partout. Il a un visuel très percutant.
Il m’a montré quelques portraits qui sont chez lui et qui sont sublimes, qui auraient trouvé leur place dans le bouquin sans aucun problème, mais le but n’était pas que a dégueule de partout. C’était vraiment d’avoir une sélection qui était assez limitée mais qui donnait une bonne idée de l’ampleur de son travail. Je pense qu’il y a de quoi faire sur les 184 pages, il y a du choix!

J’avais une dernière question, sur la distribution. On a vu qu’il y avait de tes ouvrages disponibles chez Frozen Records, à Nantes, par exemple – vu que c’est là qu’on se fournit en musique de temps en temps. Est-ce que c’est toi qui les démarche ou est ce que ce sont eux qui viennent vers toi ?

Non, pour Frozen, c’est moi qui les ai démarchés, je cherchais d’autres points de vente que le site internet. La distribution c’est un vrai problème. C’est quelque chose qui coûte excessivement cher et actuellement pour moi ce n’est pas viable de me faire distribuer dans les Fnac, les Cultura, les libraires de manière générale parce que ça coûterait beaucoup trop d’argent.

Par contre, je préfère cibler des disquaires ou des libraires qui ont vraiment un public Metal bien identifié. Pour ça Frozen c’est parfait. On s’entend très bien aussi, il est content d’avoir des livres à proposer qui plaisent à sa clientèle et traitant de groupes qui lui plaisent aussi. La dessus ça se boutique plutôt bien. Le problème des disquaires, c’est qu’il faut qu’ils aient la place. J’en avais contacté quelques uns sur Paris et Marseille, mais le problème qu’ils avaient n’était pas qu’ils ne voulaient pas mais bien le manque de place, ce que je peux comprendre.

Pour retrouver tes ouvrages, c’est donc uniquement dans quelques points de vente particuliers, en festivals et sur ton site internet?

Tout à fait, en points de ventes, tu vas les trouver à Frozen Records à Nantes, à L’Oreille KC à Brest qui a tous les titres qui sont référencés. Il y en a aussi quelques-uns sur les sites de LADLO (Les Acteurs de l’Ombre) et de Season of Mist, ainsi que chez Adipocere. De temps en temps Adipocere prend certains livres, suivant le type de festival ou de concert auxquels il va aller. Donc tu pourras les retrouver là bas s’ils sont présents. Mais autrement ça passe essentiellement par le site. Après, si tu vas en librairie, ça ne me dérange absolument pas de fonctionner avec des libraires qui veulent passer directement par moi plutôt que d’avoir recours à des distributeurs plus classiques. Je comprends aussi que les frais de port dissuadent beaucoup… Surtout que La Poste ou Mondial Relay se font quand même plaisir en terme de timbres.

Et ils ne sont pas spécialement soigneux avec les colis…

La vache non ! J’ai eu des bouquins qui sont arrivés complètement défoncés, c’est incompréhensible que les trucs arrivent dans cet état. J’ai eu des livres littéralement coupés en deux, tu ne sais pas comment ils font.

As-tu d’autres choses à ajouter?

Là comme ça non, je pense que ça donne un bon aperçu de ce que je peux faire. Merci beaucoup du temps consacré !

Pour commander les livres parus ou à paraître aux Editions des Flammes Noires, la meilleure façon c’est de se rendre sur la boutique en ligne, ou bien d’en parler à vos libraires et disquaires. N’hésitez pas à passer commande, Noël approche et un beau livre fait toujours plaisir sous le sapin ! De plus, les frais de port sont offerts à partir de 80€ donc foncez parfaire votre culture musicale dès maintenant.

La Genèse des Mutants – L’ADN de Marvel Champions enrichi par de nouvelles extensions

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Salut les mutants ! Le titre de Caleb Grace édité par Fantasy Flight Games et distribué en France par Asmodee, qu’on remercie pour nous avoir fait parvenir ces boîtes, s’enrichit de nouvelles cartes pour que les joueurs puissent explorer de nouvelles pistes de constructions de decks, ou renouveler les expériences narratives. Une nouvelle vague d’extensions à fait son apparition dans le multivers du jeu de cartes évolutif Marvel Champions : La Genèse des Mutants. Pour être plus précis, il s’agit d’une boîte de scénarios du même type que Sinistres Motivations dont on vous a parlé il y a quelques temps. Elle s’accompagne pour le moment de deux decks Blister autour de Cyclope et Phoenix. Les élèves de Charles Xavier débarquent dans le JCE Marvel Champions, et j’avoue que ça fait un moment que j’attendais leur arrivée. Sans plus attendre, passons à la découverte de ces extensions.

La Genèse des Mutants

Cette boîte d’extension contient 2 decks Héros préconstruits et 5 scénarios à affronter. C’est l’occasion de se confronter aux Vilains emblématiques de la série comme Dents-de-sabre, le Crapaud ou encore Magneto pour l’ultime aventure de cette boîte. Petit rappel qui s’impose avant d’aller plus loin, il faut préciser que pour profiter de La Genèse des Mutants il est impératif de posséder la boîte de base de Marvel Champions. Si vous connaissez le jeu vous le savez forcément, mais pour les nouveaux qui pourraient être tentés de jouer avec les X-Men, ils me semblait nécessaire de le préciser pour éviter les déceptions. 

Chaque scénario propose son lot de Vilains et leurs manigances à affronter. Ils sont introduits dans le livret de règles par une petite page de comics qui plante le décor. Ce n’est pas superflu si, comme nous, vous n’êtes pas très familiers avec les aventures des mutants en collants. 

Les 5 scénarios peuvent être joués en one shot, indépendamment les uns des autres ou alors, la façon dont on a préféré les parcourir, en campagne. Dans cette deuxième éventualité, les résultats du scénario suivant auront des conséquences sur celui à venir grâce à des cartes spécifiques à la campagne.

J’apprécie particulièrement ce type d’extensions car c’est celles que j’use le plus dans ma pratique de Marvel Champions. Je rejoue et modifie assez peu les différents decks blisters mais j’aime refaire les différents scénarios en variant les héros que je joue.

Personnellement j’ai beaucoup aimé le quatrième scénario “L’attaque du Manoir” qui est assez exigeant  et implique de combattre les 4 mutants antagonistes que représentent Le Crapaud, Avalanche, Le Colosse et Pyro. Comme dans Sinistres Motivations, ce scénario faisant intervenir plusieurs vilains est tendu et exigeant. Pour en venir à bout, La Genèse des Mutants contient également deux decks préconstruits aux couleurs de Shadowcat et Colossus.

Shadowcat

La première des X-Men que l’on peut jouer est Shadowcat et son alter ego Kitty Pryde. Son deck pré-construit autour de l’archétype Agressivité convoque des alliés de choix avec notamment Wolverine et Magick. Le contenu du deck est assez efficace, et permet d’infliger un nombre important de dégâts aux adversaires. Cependant, la plus grande originalité du personnage réside dans les cartes qui lui sont propres. Ce sont sur ces dernières que l’on va s’attarder à présent.

Shadowcat possède la faculté de passer sous forme corporelle ou incorporelle. Selon l’état ou elle se trouve, elle pourra bloquer sans subir de dégâts si elle est en forme incorporelle ou générer une ressource pour un événement attaque ou défense en inclinant sa carte amélioration. Après avoir attaqué ou défendu en étant sous une forme, on retourne la carte et Shadowcat passe à l’autre forme.

C’est une micro gestion de personnage en plus qui est très bienvenue et apporte beaucoup au jeu à mon sens. Cette nouveauté introduite par cette vague d’extension apporte une surcouche de stratégie aux parties, sans noyer le joueur sous des règles et mécaniques ingérables.  

Colossus

Deuxième X-Men jouable de cette boîte d’extension, le super héros à la peau d’acier et son alter ego Piotr Rasputin. Le deck du personnage joue autour de l’utilisation des cartes Tenace (Si un personnage avec une carte d’état Tenace est censé subir n’importe quelle quantité de dégâts, prévenez tous ces dégâts et défaussez la carte d’état Tenace).
Colossus peut en avoir une supplémentaire sur lui, ce qui lui confère un potentiel de défense non négligeable et très utile en jeu. Il a également dans son arsenal de nombreuses cartes qui déclenchent un effet lorsqu’un état Tenace est défaussé, comme Volonté de Fer qui permet de piocher une carte sous cette condition. La Rage au Ventre permet en défaussant une carte d’état Tenace lors d’une attaque d’ajouter +6 ATQ à cette dernière et elle gagne déferlement. Colossus n’est donc pas qu’un personnage capable de tanker de grosses offensives adverses, mais s’en sort également très bien sur l’offensive.

Le deck Protection de cette extension est efficace et tourne bien, il s’en est plutôt bien sorti avec les scénarios sur lesquels je l’ai joué. Cependant, ce personnage me donne vraiment envie de le jouer avec l’archétype Agressivité. il va falloir que je mette un peu les mains dans le cambouis pour bricoler quelque chose dans ce sens. 

Cyclope

Première extension blister de cette nouvelle vague : Cyclope, certainement un des X-Men les plus connus. Scott Summers a la faculté de pouvoir inclure dans son deck des alliés de n’importe quelle affinité. Assez sympa dans la construction de deck, on peut se faire un paquet vraiment sur mesure.

Son autre caractéristique est le fait qu’il peut attacher des améliorations tactiques sur les adversaires pour les affaiblir et diminuer les dégâts qu’il infligent ou leur en infliger d’avantage. Ces améliorations permettent de pallier la faible caractéristique d’attaque de Cyclope qui ne s’élève de base qu’à un seul petit point.

Cependant, le héros s’avère efficace en gestion de menace avec la carte Brillant Tacticien, présente en trois exemplaires dans son paquet Personnage. Cette carte Événement permet à Cyclope de retirer 3 menaces d’une manigance et de reprendre en main, depuis sa défausse, une carte tactique.  

Sans grande surprise, Cyclope a un paquet préconstruit autour de l’archétype commandement. Il booste ses alliés et affaiblit les sbires ennemis pour une efficacité optimale. En se reposant ainsi sur ses alliés, il offre une équipe solide à gérer et que les adversaires ont du mal à surpasser, comme ce peut être le cas dans d’autres archétypes. De tels pouvoirs ne sont pas de trop face à des ennemis qui disposent du mot clef vilenie, qui leur permet d’avoir une carte boost pour gonfler leurs stats ou capacités.

Phoenix

Dernière extension mais pas des moindres, puisque c’est ma préférée de cette vague : Phoenix, alias Jean Grey. Elle possède, tout comme Shadowcat, deux formes qui affectent le jeu. Sous sa forme “contenue”, le joueur va placer des jetons Pouvoir sur la carte. En retirer un permettra à Phoenix de générer une ressource et, dès que la carte n’en contiendra plus, on retourne la carte sur sa phase “déchaînée”. Alors la mutante passera en forme berserk. Elle perd 2 points en contre mais gagne 2 points en Attaque ! De plus, les cartes Déflagration psychique ou Attaque Télékinésique infligent davantage de dégâts si Phoenix est sous forme déchaînée.

L’amélioration Contrôle de l’Esprit doit être attachée à un sbire non élite. Il sera désormais contrôlé par le joueur qui gère Phoenix et agira comme un allié. En plus de contenir une menace, on met sa puissance à profit. Le reste du deck, dans sa partie préconstruite selon l’archétype Justice m’a bien plu, avec un bon contrôle de la menace (Pacificateurs Mutants) et des dégâts relativement corrects (largement appuyés par les cartes Personnage de Phoenix.

Conclusion

Cette vague d’extension qui fait la part belle aux mutants est vraiment complète. Elle apporte de nouveaux scénarios à pratiquer grâce à la boîte La Genèse des Mutants et de nouveaux héros avec Colossus, Cyclope, Phoenyx et Shadowcat. En introduisant la mécanique de “formes”, Marvel Champions rapporte une petite surcouche de microgestion que j’apprécie beaucoup. Ce paramètre supplémentaire donne un vrai plus en matière de stratégie et dans un titre à la difficulté relevée comme peut l’être Marvel Champions, c’est loin d’être négligeable. Les amateurs de JCE sont en général férus d’optimisation dans la construction de leurs decks et en jeu, ils pourront s’en donner à cœur joie.
De plus, cette nouvelle vague a réveillé en moi l’envie de construire et modifier les decks, ce que je n’avais pas vraiment ressenti jusqu’à présent. C’est pourquoi, je recommande vraiment cette nouvelle vague d’extension aux néophytes comme aux joueurs confirmés. Chaque profil de joueur pourra y trouver nouveauté, stratégie et d’énormes possibilités de construction de jeux.

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs de 1 à 4 joueurs
Age conseillé à partir de 12 ans
Durée d’une partie Environ 60 minutes
Auteurs Caleb GraceNate FrenchMichael Boggs
Illustrateurs Michal Ivan, Joey Vazquez
Éditeur Fantasy Flight Games, Edge
Prix : Environ 45€ et 15€ pour les blisters Philibert Playin
Mille et un jeux Ludum

Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez Philibert.netPlayinLudum et Mille et un jeux. En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !

Jeff Grimal – L’artbook indispensable

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Salut les esthètes ! Il y a quelque temps, Thomas rédigeait une news sur la sortie prochaine d’un ouvrage compilant les œuvres de Jeff Grimal, un artiste bordelais complet qui crée des œuvres musicales mais également visuelles avec notamment la peinture. Il y a peu, je n’étais familier de l’univers de l’artiste qu’au travers de quelques pochettes d’album croisées ci et là chez des amis, notamment celles de The Great Old Ones parmi les vinyles de Thomas.

Lors de notre passage au Muscadeath 2022, dans la partie consacrée au merch, nous nous sommes arrêtés sur le stand des Editions des Flammes Noires. Il était possible de feuilleter entre autres, L’artbook de Jeff Grimal, ce qui m’a convaincu de repartir avec un exemplaire.
Nous avons aussi échangé avec Emilien Nohaïc, gérant des Editions des Flammes Noires, et Saad Jones, auteur de romans également au catalogue de l’éditeur breton. Je ne vais pas m’étendre plus que cela sur les Éditions des Flammes Noires pour le moment, il est fort possible que l’on vous prépare un article dédié à l’éditeur très prochainement.

Le Grimmoire

Pour revenir à l’ouvrage en question, il arbore de belles dimensions : 24×32 cm et 184 pages. Il est disponible en deux versions : une standard avec couverture souple et une édition collector dotée d’une couverture rigide alternative et accompagnée d’une série de 7 prints ainsi qu’une sérigraphie A4 de la série TAROT créée par Jeff Grimal et réalisée par Ëmgalaï Grafik. Cette série possède d’ailleurs un chapitre dédié dans l’artbook pour pouvoir pleinement en profiter.

Ayant pu voir l’ouvrage et les différents “goodies” lors du Muscadeath, je me suis orienté vers la version collector. Pour aborder la question du prix, la version standard est proposée à 35€ contre 60€ pour l’édition plus luxueuse et enrichie des prints. Le contenu de l’ouvrage reste strictement le même, il n’y a que la reliure (et les prints) qui diffèrent.
Au niveau de la qualité, les ouvrages présentent une belle finition. Le papier est assez épais, la qualité des photos de l’artbook est impressionnante, la couverture rigide est bien épaisse… Il ne reste qu’à voir comment les ouvrages se comportent dans le temps, mais je ne suis pas inquiet sur ce point. L’artbook à déjà accusé plusieurs lectures et n’a pas bougé d’un poil. 

Du texte pertinent

Les œuvres de Jeff Grimal sont accompagnées dans cet ouvrage de textes rédigés par Raphaël Verguin. Sans rentrer dans l’analyse toile par toile, le musicien officiant dans Rïcïnn, Psygnosis, Spectrale présente l’état d’esprit général traversant les séries d’œuvres de Jeff Grimal. Les textes sont assez efficaces et donnent de bonnes clés de compréhension pour tenter d’interpréter les œuvres de Jeff Grimal.

Pour continuer sur la partie textuelle du livre, il faut mentionner qu’il est préfacé par Gérald Minali, manager au sein du label français de Black Metal Les Acteurs de l’Ombre (LADLO). The Great Old Ones, groupe dans lequel à joué Jeff Grimal en tant que guitariste, est édité par LADLO, les deux hommes se connaissent donc et la préface n’en est que plus pertinente. 

En ôtant le préface et la dernière partie plus textuelle, le livre est découpé en 9 parties chacune consacrée à une série d’œuvres.

Des œuvres évocatrices

En tant qu’artiste, Jeff Grimal a créé plusieurs séries de peintures dont Cidatel qui ouvre l’ouvrage. On navigue ensuite entre des œuvres beaucoup plus figuratives ou abstraites selon que l’on s’attarde sur les séries Nature ou Abstrait justement. Les photos de l’artbook sont de très belle qualité et rendent hommage aux œuvres de l’artiste. Les peintures de Jeff Grimal, ont beaucoup de relief, avec de gros amas de matière et on parvient à les voir même en photos.
Si vous n’êtes pas familier de l’art de M Grimal et que ça ne vous paraît pas très clair, vous pouvez visionner cette vidéo sur la création de Citadel 17 pour avoir un aperçu du processus de création d’une toile et du rendu final avec le relief qu’elles peuvent avoir.

Cela dit, l’artiste explore diverses techniques et propose notamment une série en noir et blanc, utilisant tantôt les traits , les pointillés ou les grands aplats noir et blancs. Personnellement j’aime beaucoup cette série très figurative qui contient les œuvres Le chant du Kraken et Le Roi Céleste. L’esthétique globale est très proche de celle du tatouage et propose un jeu de contraste très intéressant. On peut voir au travers de toutes ces séries que l’artiste maîtrise

Mon affect pour l’oeuvre de Lovecraft a été une fois de plus comblé en découvrant le chapitre consacré au Maître du fantastique. Entités tentaculaire, citées cyclopéennes sont à l’honneur avec la série éponyme.
Certaines de ces œuvres ont été utilisées pour les pochettes d’albums de The Great Old Ones et sont particulièrement puissantes et évocatrices. Une de mes préférées est celle de Tekeli-li, de laquelle transpire toute la rudesse de l’environnement « accueillant » le récit des Montagnes Hallucinées.

Certaines de ces œuvres ont quelque chose de Turner ou de Beksinski, deux autres artistes dont j’apprécie énormément les œuvres. 

La fin de l’ouvrage est un peu plus fournie en textes. Toutes les illustrations utilisées comme pochettes d’albums sont rassemblées et commentées par les groupes en question. C’est l’occasion de découvrir le point de vue de Gorod, 20 seconds Falling Man, ou le ressenti personnel de Jeff Grimal  pour les visuels que l’artiste a produit pour les différents albums. Encore une fois l’ouvrage ne déborde pas de texte, les paragraphes ou la page consacrée aux pochettes de chaque album va à l’essentiel. 

L’ouvrage s’achève par une entrevue très instructive avec l’artiste, dans laquelle il revient sur ses émotions lorsqu’il exerce son art, son état d’esprit et sa vision du monde. Découvrir en quelques mots l’homme derrière les pinceaux donne quelques clés de compréhension, ou du moins quelques éléments d’interprétation. 

Comment se procurer l’artbook?

Si vous avez l’occasion de passer en festival Metal, vous croiserez probablement les Editions Flammes Noires au Merch. En suivant leurs différents comptes de réseaux sociaux, on voit qu’ils sillonnent la France pour partager leur passion aux festivaliers. Ils étaient d’ailleurs présents au Motocultor de cette année, mais notre planning chargé ne nous avait laissé que peu de temps pour se balader au merch et nous avions fait, à tort, l’impasse sur une visite de leur stand. Pour se procurer leurs ouvrages, il y a donc la solution en ligne en passant par leur boutique mais aussi sur les festivals, avec parfois des prix un peu plus avantageux que sur le store en ligne. Par exemple, le livre Non Serviam – L’histoire officielle de Rotting Christ est proposé en festivals au prix de 20€ contre 23€ sur le site (auquel il faut ajouter des frais de port pour une commande inférieure à 80€). 

Conclusion

L’artbook de Jeff Grimal est un beau livre, dans tous les sens du terme : le contenu est merveilleux et l’édition de qualité. Il a fait l’unanimité au sein de l’équipe. On le recommande évidemment aux fans de Metal, mais également aux amateurs de fantastique et d’univers sombres. Les passionnés de musiques (et d’arts) sombres en général devraient y trouver leur compte et 

Muscadeath XX – Un vendredi noir !

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Logo du festival MuscadeathSalut les metalleux, cela fait une semaine que nous avons été à Vallet pour assister à la première soirée du Muscadeath, il est donc temps de vous faire un rapide compte rendu de cette soirée placée sous le signe du black metal ! Nous vous en avions parlé rapidement il y a quelques semaines, donc nous vous renvoyons à l’article en question pour situer un peu plus le contexte et nos attentes pour cette soirée, et on attaque directement par les concerts puisqu’à cause d’un trafic bien dense sur la région Nantaise, nous avons mis quasiment 2h pour arriver à la salle du Champilambart au lieu de l’heure de trajet habituelle.

Le festival se déroule donc une fois de plus dans cette salle communale qui d’extérieur ne paie pas de mine, mais qui colle parfaitement à la dimension du festival. Contrairement à l’année dernière, on entre par une porte donnant accès au merch qui a été déplacé, et ce n’est pas une mauvaise chose car désormais il est possible de discuter sans avoir à hurler pour se faire entendre même si un groupe joue. Il y avait pas mal d’exposants sur place, avec les légendaires Adipocere, quelques vendeurs de vinyles dont les nantais de Frozen Records, Les Éditions des Flammes Noires dont on vous parlera dans un article dédié bientôt et quelques vendeurs d’objets en tous genres. Le merch des groupes était quant à lui dans une autre partie de la salle, qui accueillait l’année dernière tous les exposants. La salle de concert semblait réduite du coup, mais ce n’est pas plus mal, ça donne une impression d’être moins clairsemés.

Le festival se déroulant sur deux jours, un camping était mis à disposition, et l’organisation a du le déporter au dernier moment à cause d’un cirque qui s’était installé la veille à l’emplacement d’origine. Du côté de la restauration, nous n’avons pas grand chose à dire. C’était très accessible niveau tarifs (5€ pour un américain bien garni, 4€ pour un sandwich de mémoire) et pour la bière c’était pareil. On était ravis de voir que ce n’était pas de la Kro habituelle mais de la Mélusine, et pour le même prix qu’ailleurs ! Seul bémol pour l’unique verre de muscadet que l’on a prit et qui était bien chaud (comme nous après l’avoir bu).

Les concerts

Assez parlé popote, c’est avant tout pour les concert que nous avions fait le déplacement. Nous sommes arrivés à la fin de Lunar Tombfields que nous n’avons entendu que depuis la file d’entrée, donc on verra une prochaine fois pour les découvrir, mais c’est surtout Gotholocaust que nous voulions voir en premier. C’est un groupe nantais de black qui officie depuis 2003 et qui a dans sa besace 3 albums, ainsi que quelques démo et split dont le dernier en date leur a fait partager un disque avec les très bons français d’Ende.

Gotholocaust au Muscadeath

Le groupe propose un Black Metal très traditionnel mais toujours efficace. Ce festival a également été pour nous l’occasion d’échanger quelques mots avec le chanteur de Gotholocaust, très accessible et sympathique. On apprécie dans ces festivals à taille humaine de pouvoir rencontrer les artistes, chose quasiment impossible quand le rassemblement devient trop important.

Le temps de pause avant Ritualization nous a permit d’aller dire bonjour à Emilien des Éditions des flammes noires, et nous avons pu échanger rapidement avec lui sur son travail. Nous avons prévu de vous en proposer une interview bientôt, donc nous vous en diront plus à ce moment là ! L’occasion pour nous aussi d’échanger avec Saad Jones, auteur que distribue la maison d’édition et qui écrit des romans ayant pour cadre l’univers du Metal. C’est assez perturbant de discuter avec lui, puisque pour conserver son anonymat il arbore toujours son masque vénitien noir et or, et il faut s’équiper d’un casque audio et d’un micro pour lui parler. C’était une très belle rencontre et je suis reparti avec ses romans que je comptais de toute façon commander plus tard. J’ai déjà dévoré le premier tome et commencé le second, je verrai si l’envie me vient de vous en partager un peu plus sur cette saga ! Younz s’est également prêté à l’exercice et en est ressorti avec le même ressenti.

Est ensuite arrivé le trio gagnant de la soirée : Misanthrope, Belenos et Marduk. Si nous avions déjà vu les deux derniers, Misanthrope c’était une grande première. Nous étions un peu sceptique puisque sur album certaines chansons font un peu kitch, mais en concert ça a été une vraie révélation ! Les musiciens ont l’air adorables et heureux d’être là donc ça aide à passer un bon moment, et surtout le chant en français rend plutôt pas mal ! C’est assez fou de ce dire que le groupe a plus de 30 ans de scène dans les pattes et a toujours la même ferveur qu’à l’époque. On a beaucoup aimé le reportage de 45 minutes produit par le groupe lui même et dirigé par Maxwell (de l’ex chaîne 2Guys1Tv), et on vous ne peut que vous conseiller d’aller le regarder pour en apprendre plus sur le fonctionnement et l’histoire du groupe.

Belenos nous avions eu la chance de les voir avant la pandémie à Nantes et nous savions que la qualité serait au rendez-vous. Si le précédent concert était un concentré de leurs meilleurs morceaux, les bretons ont joué au Muscadeath l’album Spicilege, dans son entièreté pour les 20 ans de ce dernier, le tout conclu par le magnifique Morfondu qui ne pouvait pas manquer à une setlist parfaite ! C’est toujours un plaisir de voir le groupe sur scène, les passages mélodiques s’enchaînent à merveille avec des parties bien plus énervées. Le chant partagé entre Loïc Cellier (le chanteur / guitariste à l’origine du groupe et unique membre officiel de celui-ci) et le bassiste sur certains hurlements me fait toujours autant d’effet.

Marduk a clôturé cette première soirée en grandes pompes. Le groupe fait partie des pionniers du Black Metal, voire même des légendes du genre, et les voir en live rappelle que rien n’est usurpé. Malgré la présence d’une seule guitare en live, les compos sont toujours aussi efficaces et puissantes. Le chant de Mortuus m’a beaucoup plus parlé en live que sur CD, avec à mon sens plus d’intensité. Le set était composé de nouveaux titres issus de leurs derniers albums Viktoria et Frontschwein, mais ne délaissait pas les classiques pour autant. On a ainsi pu profiter de  Wolves et World Funeral entre autres avant que le concert ne s’achève sur le traditionnel rappel avec Panzer Division Marduk.

Malheureusement nous n’avons pas pu nous organiser pour rester les deux soirs mais l’affiche sur samedi faisait très envie également. Plus axée Death Metal, elle nous faisait cependant un peu moins envie car ce n’est pas un style que l’on écoute en boucle contrairement au Black Metal. D’après les retours sur les pages Facebook et le forum du Hellfest notamment, il semblerait que la fréquentation était un peu plus élevée cette seconde soirée, tant mieux pour l’organisation qui semble avoir trouvé sa formule avec ces deux jours extrêmes ! C’est vraiment un festival que l’on apprécie de part sa petite taille, sans pour autant rogner sur l’organisation qui semble bien huilée. Le tout, accompagné d’une programmation de haute volée mélangeant grands noms et groupes moins réputés. Les améliorations d’aménagements sont appréciables, surtout pour le déplacement du merch dans une zone annexe. Il ne resterait plus qu’à abriter cette grande terrasse puisque la pluie s’est invitée une fois de plus, et on serra en présence d’un festival haut de gamme. Les bénévoles sont tous sympa et semblent heureux de prendre part à l’événement, donc on ne peut que leur souhaiter de re-signer pour 20 ans de plus !

NIS Classics Volume 3 – Double ration de TRPG

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Salut les Prinnies ! On a eu l’occasion de vous parler à deux reprises de la Collection NIS Classics, on remet le couvert avec le troisième volume. Disponible depuis début septembre, ce troisième opus ne change pas la recette et propose deux « nouveaux » classiques du studio japonais à re-découvrir ou tout simplement découvrir pour notre plus grand plaisir. 

Les deux titres présents dans cette compilation sont La Pucelle Ragnarok et Rhapsody A Musical Adventure. A l’annonce de ce troisième opus de la collection, et voyant qu’il y avait La Pucelle parmi les jeux sélectionnés j’étais ravi de pouvoir enfin essayer ce titre qui me faisait de l’oeil depuis un moment.
Ayant récupéré le jeu La Pucelle Tactics en occasion sur PS2 il y a quelques années, je n’avais pas pu le lancer, la faute à une console capricieuse. La boîte est ensuite restée enfouie sous une pile d’autres titres qui lui passaient chaque fois devant. Pourtant, un jeu dont un des personnages principaux s’appelle Culotte ne pouvait que me faire de l’oeil. La sortie de ce nouveau Prinny Présents Nis Classic est donc l’occasion rêvée d’enfin le découvrir. Plaion nous a fait parvenir une version physique du jeu sur Switch pour vous proposer ce test, on les en remercie chaleureusement. Entrons dans le vif du sujet et attaquons avec le premier jeu.

La Pucelle Ragnarok

Le tactical RPG de NIS est, comme tous les jeux de cette collection, un portage d’un ancien titre de la firme nipponne. Ici il s’agit même de la version PSP de La Pucelle Tactics qui bénéficiait déjà d’ajouts de quêtes et de personnages par rapport à la version PS2. Rien de nouveau dans cette version Switch, si ce n’est le fait d’avoir accès facilement à ce titre un peu compliqué à obtenir à prix raisonnable de nos jours. Les amateurs de tactical RPG, et des autres titres de NIS en particulier, seront en terrain connu : on dirige une équipe de héros qui affronte des monstres dans une arène en vue isométrique. Les combats se déroulent au tour par tour mais proposent dans La Pucelle une mécanique très plaisante. Les Dark Portals sont des dalles spéciales desquelles émane un flux d’énergie, en détruisant ces portails, on inflige des dégâts à tous les ennemis présents sur le flux. On retrouve une parenté entre cette mécanique et les Geo-blocs des épisodes DisgaeaCe n’est d’ailleurs pas la seule ressemblance entre les deux titres du studio japonais, puisqu’à l’instar de la série phare de NIS, on a dans La Pucelle la possibilité de refaire maintes fois les stages dont on a déjà triomphé pour pouvoir monter les stats de ses personnages. 

Il sera également possible de purifier des adversaires pour les faire combattre à vos côtés.

En parlant des personnages, il est indispensable de mentionner quelques bribes de scénario pour saisir le concept de La Pucelle. Les personnages sont, sous une couche d’humour et de légèreté, bien plus profonds et intéressants que ce à quoi on pourrait s’attendre en s’arrêtant à leurs noms ou d’autres éléments de jeu. La Pucelle emploie beaucoup de noms français dans le jeu (alors qu’il n’est pas traduit en français, seulement en anglais.) Ainsi on retrouve Culotte qui se rend dans la ville de Pot-au-feu et est membre de La Pucelle, un culte au nom de la Déesse Poitreen. Au-delà de ça, La Pucelle Ragnarok propose une belle histoire sur la fraternité et l’amitié, l’engagement religieux et les contraintes que cela impose ainsi que le deuil. Les personnages sont bien travaillés et développent leurs histoires au cours des différents chapitres dont la conclusion est régie par les choix faits en jeu. En ce qui concerne l’univers artistique du jeu, tout est très mignon et de qualité. Le pixel art rend vraiment hommage au Chara design ainsi qu’aux décors. On retrouve la patte du studio dans ses années Pré-Disgaea, comme dans les précédents titres de cette collection, dans les volumes 1 et volumes 2. Je suis assez client de ce genre d’esthétique qui traverse assez bien les années. Le jeu est doublé en japonais et en anglais et ne propose malheureusement que des sous titres anglais. Loin d’être insurmontable, le titre est tout de même un peu verbeux et pourrait en rebuter certains. 

Rhapsody – A Musical Adventure 

Second jeu de cette compilation, Rhapsody – A Musical Adventure est également un tactical RPG mais cette fois-ci beaucoup plus classique. Il s’agit du portage sur Nintendo Switch de la version DS de 2008, elle même adaptée de la version PS1 du jeu datant de 1998.Rhapsody propose une histoire mignonne et assez simple. On y incarne Cornet, une jeune fille qui possède le pouvoir spécial d’animer des marionnettes. Alors qu’elle rêve, littéralement, de rencontrer le prince charmant, elle est ramenée à la réalité par son grand-père qui lui demande d’aller chercher des ingrédients dans la forêt. Elle s’exécute et c’est le début de son périple.
Sur son chemin, elle rencontrera énormément de créatures qui lui voudront du mal. Pour s’en défaire, le joueur devra résoudre de très nombreux combats dans un style tactique très classique. Là où La Pucelle propose un challenge relevé, il faut avouer que Rhapsody est relativement simple. Les combats m’ont un peu lassés au fil du jeu tant la difficulté est faible. En ce sens il est à mon avis, à faire en premier dans cette compilation (pour les complétistes des jeux NIS) ou à réserver aux novices du genre et devrait faire une excellente porte d’entrée vers l’univers des TRPGs japonais. 

Apres ces petits points négatifs, à mon goût, il est temps de finir sur une note plus agréable avec les graphismes. Le jeu arboré une 2D qui m’a beaucoup plus par son côté rétro qui renvoie de nombreuses années en arrière. Très colorés et assez fouillés, les visuels de Rhapsody sont un régal. Le chara-design est un peu daté mais fait également voyager dans le passé. 

Conclusion

La formule de ce troisième volume de compilation de RPGs créés par NIS ne dévie pas de la ligne directrice tracée par les précédents opus. On retrouve ici deux jeux qui ont posé certaines bases du gameplay de grosses licences comme Disgaea par la suite. J’aime beaucoup ce genre de compilations qui permettent de découvrir ou refaire certains titres dans des conditions confortables. Pouvoir se procurer légalement et à prix raisonnable des RPGs comme ceux-là est un gros plus. La compil est disponible sur Nintendo Switch en version physique et démat, ainsi que sur Steam pour les joueurs PC.
Si vous vous sentez l’âme d’un archéologue vidéo-ludique et que vous souhaitez voyager dans le temps, pour explorer les œuvres des débuts de NIS ou si vous êtes nostalgiques de l’ère PS2 avec l’envie de replonger dans des combats tactiques pleins de charme, alors je vous recommande chaudement de jeter un œil à ce Volume 3. En revanche si vous êtes allergiques à la langue de Shakespeare, l’absence de sous titres vf pourrait vous rebuter. 

Cela dit, la compilation propose des jeux pour néophytes et joueurs confirmés sur la même cartouche et c’est parfait pour se lancer dans l’aventure des TRPGs !

Hiroba – Le sudoku zen mais stratégique

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Partie d'Hiroba

Salut les sudokites ! Il y a quelques années, le Sudoku c’était un peu le casse-tête que tout le monde pratiquait en vacances principalement, mais depuis quelque temps j’ai l’impression que l’effet de mode est passé et que seuls les personnes âgées continuent de s’y adonner. De mon côté je n’ai jamais lâché et c’est toujours mon petit plaisir solitaire lorsque je me rends dans ma bulle de solitude (les toilettes). Quand j’ai vu qu’un jeu de société reprenant les grandes lignes du Sudoku venait de voir le jour chez Funnyfox, j’ai tout de suite accroché à l’idée et l’esthétique japonaise zen n’a pas manqué de m’attirer l’œil pour compléter le tout. Aujourd’hui c’est donc Hiroba, un titre d’Alexandre Droit, Bertrand Roux et Johan Benvenuto qui nous intéresse, le tout illustré par Alain Boyer

Pour ceux qui n’auraient jamais crayonné une grille de sudoku, il est bon de rappeler les règles de base qui sont on ne peut plus simples. Sur une grille découpée en 9 sous-grilles de 3×3 cases de côtés, il faut placer les chiffres de 1 à 9 sans jamais qu’un même chiffre ne se trouve sur la même ligne ou colonne de la grille globale. Il faut donc que chaque chiffre se retrouve une fois, et une seule, dans chaque sous-grille.

Début de partie Hiroba

Hiroba reprend donc ce principe simple du sudoku comme on le connaît, en y ajoutant quelques petites variantes bien sûr et en rendant le tout accessible à plusieurs joueurs. A la mise en place, on sélectionne 9 tuiles pour former une grille de 3×3. Une tuile est composée de 9 emplacements, répartis dans 2 zones (appelées jardin) et un bassin contenant une carpe koï.  Chaque joueur reçoit ses galets numérotés de 1 à 9 (recto/verso, le total des 2 chiffres faisant toujours 10) ainsi qu’un plateau individuel pour les disposer. On distribue également, selon le nombre de joueurs, des jetons rochers qui permettent de bloquer des emplacements sur le plateau. On en reparle un peu après.

L’écologie c’est un peu un thème récurrent en ce moment, et on se demande si les plateaux individuels ne sont pas de trop. En effet, ils servent uniquement à disposer les galets et je n’ai pas bien compris l’intérêt de les ajouter à la boîte. Pour des raisons de coûts, une notice en anglais est également dans la boite, mais là c’est clairement pour optimiser le processus de distribution donc nous n’en tiendrons pas rigueur. Tant que l’on est dans la partie matériel et pour coller au thème zen, nous aurions aimé de vrais galets à la place de ceux en bois. Mais là encore c’est une raison de coûts et on oublie vite cet aspect de toute façon. Et si c’est pour les remplacer par des galets en plastique, c’est très bien comme ça ! Ce sera peut être l’occasion de faire un atelier personnalisation avec les enfants en rentrant de la plage 😉

A son tour, le joueur place sur une tuile un de ses galets en respectant les règles du sudoku. C’est à dire qu’il ne peut pas placer un galet si un autre de même valeur se trouve sur la même ligne ou colonne. Là où la règle diverge, c’est qu’un même chiffre peut se retrouver deux fois sur une tuile, tant qu’il n’est pas dans le même jardin. Les galets étant recto / verso, le joueur peut bien sûr choisir l’un où l’autre, et ainsi potentiellement placer deux fois le même chiffre et faire l’impasse sur un qu’il ne parviendrait pas à placer. Petite subtilité lors du premier tour, les joueurs n’ont pas vraiment le choix de l’emplacement et doivent positionner leur premier galet sur un emplacement de départ, représenté sur chaque tuile par un pictogramme. Lors des tours suivants, ils pourront placer leurs galets en s’affranchissant de cette règle.

Partie d'Hiroba

On parlait des jetons cailloux un peu plus haut, et c’est en fait une action optionnelle qu’un joueur peut réaliser lors de son tour. Il peut ainsi bloquer un emplacement stratégique pour le décompte final des points, notamment proche des emplacements des bassins à carpes koï. Pour effectuer le décompte final, on commence par définir pour chaque bassin, quel joueur en remporte la paternité. Pour cela, on prend les galets sur les 4 cases orthogonalement adjacentes et celui dont la somme est la plus petite remporte la carpe. Il peut alors la placer dans un jardin dans lequel il est numériquement en majorité (la somme des galets et non le nombre de galets), ce qui aura pour effet de doubler les points de ce jardin. On détermine ensuite jardin par jardin quel joueur le remporte, et son score se voit incrémenté du nombre de cases du jardin. Le calcul des scores n’est vraiment pas prise de tête, et facilité par la présence d’un bloc de score dans la boite du jeu. 

Conclusion

Hiroba est un jeu inspiré du sudoku très tactique et qui nous a énormément plu. L’esthétique zen et japonaise est parfaitement adaptée à la thématique du jeu et appelle à la concentration. Si le concept peut paraître un peu simplet à première vue, il n’en est rien dans la pratique car s’il faut avoir le plus petit score autour des bassins, il faut quand même penser à avoir le score le plus élevé dans chaque jardin pour espérer pouvoir doubler ses points en fin de partie. Bien sûr, le fait de devoir respecter des contraintes de placement corse le tout, et il faut être attentif à tout moment pour ne pas passer à côté d’une erreur.

Très agréable à jouer à deux, nous ne pouvons malheureusement pas donner notre avis sur des parties à 3 ou 4 car nous n’avons pas trouvé de créneaux pour l’essayer dans cette configuration. Nous ne manquerons pas de revenir sur notre avis si nous arrivons à l’essayer lors d’une future soirée. 

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs  de 2 à 4 joueurs
Age conseillé A partir de 10 ans
Durée d’une partie Environ 25 minutes
Auteurs
Johan Benvenuto, Alexandre Droit, Bertrand Roux
Illustrateurs Alain Boyer
Éditeur Funnyfox
Prix : environ 20€ Philibert Playin
Mille et un jeux Ludum

Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez  Philibert.netPlayinLudum et Mille et un jeux . En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !

District Noir – La mafia dans la poche

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Partie avancée de District Noir

Boite du jeu District NoirSalut les gangsters, nous avions découvert District Noir lors de la dernière édition de Paris est ludique et le titre de Nao Shimamura et Nobutake Dogen nous avait fait forte impression de part sa simplicité. Le jeu est arrivé en France cette semaine grâce à Spiral Editions, nouvel éditeur français, qui nous a gentiment fait parvenir un exemplaire pour que l’on puisse approfondir notre avis, nous les en remercions une fois de plus pour cela.

On apprécie toujours d’avoir dans sa ludothèque des jeux pour 2 joueurs et à force de tourner en rond sur les mêmes titres, District Noir est arrivé comme le messie (rien que ça) pour prendre le relais des 7 Wonders Duel et autres Onitama que l’on commence à avoir un pas mal usés. L’objectif est ici de faire s’affronter deux organisations criminelles qui souhaitent s’approprier la gestion du District Noir, le centre névralgique de la ville d’Hoboken dans le New Jersey. Ce combat acharné va se faire à coup de cartes qu’il faut collectionner pour emporter la partie.

Début de la partie de district noir

Au début de la partie, on mélange les cartes Soutien (avec des valeurs de 5 à 8) qui représentent les groupes d’influence, les 3 cartes de lieux de la ville ainsi que les cartes d’alliance et de trahison. On en distribue 5 à chaque joueur, on en écarte 3 pour la partie  et le reste est placé au centre de la table pour former une pioche. On créé une rivière de 2 cartes à côté de cette pioche et la partie peu commencer. La mise en place est extrêmement rapide et permet de ressortir District Noir assez facilement sans avoir à expliquer les règles pendant de longues minutes. A son tour, le joueur peut au choix, placer une carte de sa main dans la rivière ou bien en récupérer jusqu’à 5 dans la limite d’une fois par manche, qui comporte 6 tours. Lorsqu’il décide de faire cette action, il place les cartes face visible devant lui en les classant par type (soutien bleu, jaune… alliances, trahisons etc…). Il est important de garder en tête que toutes les cartes de sa main seront jouées, après avoir récupéré des cartes, on alimentera simplement la rivière pour l’adversaire qui n’aurait pas encore utilisé son action de récupération.

C’est là que réside toute la stratégie de District Noir, il faut composer avec ce que l’on a déjà devant soi et ce qui est accessible comme cartes dans la rivière. Récupérer les cartes trop vite peut vous en faire manquer une, et les récupérer trop tard peut vous coûter un malus non désiré. Il faut également bien analyser ce que fait l’autre joueur pour ne pas lui offrir des cartes à hautes valeurs. On tourne ainsi pendant 4 manches, en conservant bien sûr devant soit les cartes obtenues.

Partie avancée de District Noir

Le calcul des points est relativement aisé. Celui qui a la majorité pour chaque type de soutien remporte le nombre de points présent sur la carte. Pour chaque série de 4 soutiens on gagne 5 points. Par exemple si l’on possède 1 carte de chaque type de soutien, on remporte 5 points, si l’on en possède 2 de chaque ce sont 10 points que l’on ajoute au score final. Enfin, on y ajoute les bonus et malus des cartes alliances et trahisons. Nous avions vaguement évoqué la présence de cartes lieux dans les différents types de cartes, et si elles n’ont aucune valeur pour le décompte final, elles permettent de remporter la partie si par chance un joueur arrive à obtenir les 3.

C’est d’ailleurs ce point qui apporte une saveur particulière au titre. Le fait de pouvoir remporter la partie en collectant les 3 cartes Ville ajoute une pression supplémentaire lors de la partie qui est la bienvenue. Même si c’est une condition de victoire assez compliquée à réaliser, rassembler des cartes Ville est un bon facteur de tension en partie. Ceci peut amener les joueurs à repenser leur stratégie en cours de jeu, les faisant éventuellement s’orienter vers des choix plus instinctifs et moins réfléchi, et peut être changer le cours de la partie. A moins que galvanisés par les cartes villes qui s’accumulent dans votre camp, vous ne voyez pas que l’adversaire prend la majorité sur de nombreuses cartes Soutien… On adore utiliser les cartes Ville comme des leurres pour forcer l’adversaire à prendre des points malus tout en le regardant douter sur la présence ou non d’une carte Ville dans les cartes écartées en début

Différentes cartes de District Noir

Du côté de la direction artistique, c’est Vincent Roché qui s’est occupé des illustrations et j’y ai retrouvé une esthétique que j’avais beaucoup aimé dans le jeu vidéo Night Call (à défaut d’être un bon jeu). On y retrouve tous les stéréotypes de la pègre, de la femme discrète arborant un chapeau en feutre au docker corrompu en passant par le patron grisonnant allumant son cigare. Anecdotique mais faisant parfaitement le job aussi, on trouve dans la boite un jeton d’indicateur de tours bien lourd. Comme dans tous les jeux de toute façon, on s’en sert une fois avant de le reléguer au fond de la boite.

Conclusion

District Noir est un jeu pour deux joueurs dans lequel deux familles de gangsters s’affrontent pour obtenir la gestion de cette zone stratégique de la ville. Les règles sont très simples mais laissent place à une bonne part de stratégie et de réflexion qui font que l’on enchaîne les parties sans trop s’en rendre compte.

Nous avions déjà été conquis lors de notre première rencontre avec le titre de Nao Shimamura et Nobutake Dogen et l’essai à été confirmé au cours des quelques parties que nous avons disputées depuis.
Très simple dans ses règles et très efficace dans la gestion des points et du bluff, le jeu se démarque par son esthétique et par le plaisir immédiat qui ressort des parties.

Un excellent titre pour un premier titre chez Spiral Editions, on leur souhaite de trouver le succès commercial et de nous ramener d’autres pépites !

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs  2 joueurs
Age conseillé A partir de 10 ans
Durée d’une partie Environ 20/25 minutes
Auteurs
Nao Shimamura et Nobutake Dogen
Illustrateurs Vincent Roché
Éditeur Spiral Editions
Prix : environ 15€ Philibert Playin
Mille et un jeux Ludum

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World Championship Russian Roulette – Un petit moment de détente ?

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Salut les Komrades ! S’il est vrai que la Russie n’a pas vraiment le vent en poupe en ce moment, il faut avouer que ce grand pays a des traditions qui ont fortement marqué l’imaginaire populaire. Si je vous demande un jeu traditionnel russe, vous me répondrez tout naturellement: boire des shots de vodka la roulette russe ! Cette belle tradition qui traduit le courage et le désespoir du peuple soviétique s’exporte et devient même un sport international ! Encore mieux, vous et votre équipe êtes sélectionnés pour participer aux championnats internationaux de roulette russe ! поздравления ! 

Welcome to Russia ! 

(A lire avec du Little Big dans les oreilles plus plus d’immersion)

La roulette russe est un “jeu” que vous ne devez sous aucun prétexte reproduire ! Oui c’est une injonction un peu brutale mais pas autant que le principe du jeu : On charge une balle dans un barillet d’un revolver (dans un pistolet, le suspense est plus court mais on apprend la différence entre revolver et pistolet par la même occasion), on fait tourner le barillet et après s’être pointé l’arme sur la tête, on presse la détente en espérant être dans un jour heureux.
Un jeu de sensations fortes basé sur le hasard aux conséquences définitives. Surtout ne faites jamais ça ! Ca me flingue (vous l’avez ?) de devoir préciser ça….

La version moins risquée :

Dernier jeu d’Anthony Burch illustré par Weberson Santiago chez IGIARI, World Championship Russian Roulette est un jeu de bluff, de paris et de puputeries comme on aime chez IGIARI

Le but du jeu est de dépasser les 15 points ou bien d’être le dernier joueur en lice. 

Les tours s’enchaînent rapidement en plusieurs phases : 

  1. La phase de poche (et non de pioche) : On cache l’une de ses cartes, balles ou clic sous notre plaque d’équipe.
  2. Le mélange : On brasse son paquet de cartes pour simuler le barillet
  3. Le pari : On annonce le nombre de tirs que l’on pense réaliser sans piocher la carte balle
  4. L’accusation de tricherie (optionnelle) : On peut accuser les autres joueurs d’avoir caché leur carte balle
  5. Les tirs : On effectue en même temps le nombre de tirs que l’on a annoncé
  6. On compte les morts et les points

Les différentes phases s’enchaînent rapidement, tous les joueurs en même temps. On a aucune lourdeur ou de temps morts dans les tours. 

⅓ Bluff

Lors de la phase de poche, vous allez pouvoir glisser dans votre « poche » la carte de balle qui est censée être dans votre barillet, vous assurant de ne pas vous tirer dessus lors de la phase de tir. Mais vos adversaires pourront vous accuser de triche à l’une des phases suivantes. Si vous vous faites prendre, vous prenez la sanction ultime, ça vous mettra un peu de plomb dans la tête d’avoir voulu tricher ! 

L’adversaire qui vous a démasqué gagnera 3 cartes action dont nous parlerons un peu plus tard.
Si on vous a accusé à tort, vous êtes un participant réglo outré de cette fausse accusation, en réparation on vous offrira une carte action, l’adversaire qui s’est fourvoyé sur votre calibre aura une balle de plus dans son barillet. Ça lui apprendra à se détendre ! 

⅓ Paris 

Dans la phase des paris, vous allez annoncer le nombre de coups que vous pensez tirer sans vous faire sauter la cervelle. Vous devrez effectuer ce nombre de tirs lors de l’avant dernière phase. Si vous ne prenez pas une douille, vous gagnez le nombre de coups tirés + 1, d’où la possibilité de faire 1 point même en choisissant de tirer 0 coups. 6 étant impossible vous l’aurez compris. Arrivé à 15 points, vous remportez la partie !

⅓ Puputerie 

Le meilleur tiers pour nous ! Dans World Championship Russian Roulett vous allez avoir des cartes actions qui sont le petit sel de la mauvaise foi qui vient relever la douce saveur des jeux plein d’interactions de chez IGIARI. Les cartes Action permettent de réduire l’aléa du hasard mais surtout de faire des vacheries aux autres joueurs. Entre celles qui permettent de changer le nombre de coups à tirer et celles qui permettent de tirer sur les autres, nos préférées, vous allez pouvoir augmenter vos points et réduire vos adversaires. 

Une qualité qui rendrait fière la mère patrie

World Championship Russian Roulette vient d’un KS et ça se sent dans la qualité du matériel, tout est pensé pour être optimisé : les rappels du déroulé des sur les tuiles, une direction artistique superbe, des consignes sur les cartes actions pour les jouer correctement. C’est un modèle de jeu bien pensé avec un matériel au service du gameplay. On apprécie beaucoup

Final Shot 

World Championship Russian Roulette est le dernier jeu d’Anthony Burch, illustré par Weberson Santiago chez IGIARI, dans ce jeu plein d’interactions, vous allez devoir remporter ou plutôt survivre aux championnats du monde de roulette russe, en pariant sur le nombre de coups que vous allez pouvoir tirer sans vous provoquer une blessure fatale. Vous pourrez bluffer en tentant de dissimuler la balle fatidique dans votre poche mais si vous êtes découverts, vous serez sévèrement puni. Des cartes actions viendront pimenter le jeu en vous permettant de tirer sur les caboches de vos adversaires plutôt que sur la votre, de maximiser vos points ou de pousser les autres joueurs à la faute. Ces cartes seront, comme souvent chez l’éditeur breton (malgré son nom), des vraies odes à la kamaraderie et au fairplay ! On vous conseillera de ne jouer qu’à partir de 3 joueurs pour maximiser les interactions et avec des personnes ayant le sens de l’humour sous peine de perdre des amis. 

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs  de 2 à 6 joueurs, préférez au moins 3 joueurs
Age conseillé A partir de 14 ans
Durée d’une partie Environ 30 à 45 minutes
Auteurs  Anthony Burch
Illustrateurs Weberson Santiago
Éditeur IGIARI
Prix : environ 20€ Philibert Playin
Mille et un jeux Ludum

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Le poing sur la table – Le jeu d’ambiance approuvé par Juan Carlos

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Cartes et jetons de Le poing sur la table

Boite de jeu de Le poing sur la tableSalut les musclés ! On aurait aimé faire une introduction tournée sur Juan Carlos et sa célèbre maison d’hôte axée sur la fraternité des poings, mais on va se contenter aujourd’hui de vous présenter respectablement Le poing sur la table, le jeu d’ambiance d’Olivier Mousseau, illustré par Thierry Mercier et édité par Funnyfox. On vous a déjà pas mal parlé du catalogue de l’éditeur au renard tout mignon, et dans l’ensemble nous avons toujours apprécié ce qu’ils ont eu à nous proposer, que ce soit dans des jeux d’ambiance (Hot & Cold, Photoshoot) ou les titres un peux plus importants (Dinner in Paris pour ne citer que lui). 

Avec l’été s’achève également la saison des barbecues et autres sorties à la plage qui sont toujours un bon moment pour partager un jeu d’ambiance. Rassurons-nous, cela signe l’ouverture de la période de la raclette que l’on attendait avec impatience et donc l’occasion de se retrouver pour échanger quelques parties. Lors de la première de l’année c’est donc Le poing sur la table qui nous a occupé le temps de chauffe de l’appareil. 

Propositions de Le poing sur la table

Le but du jeu est d’associer des informations inscrites sur des cartes pour en ressortir un mot ou une expression. Comme tout jeu d’ambiance, la mise en place est rapide. Plusieurs types de cartes correspondent à autant de critères. Les cartes jaunes déterminent un contexte (en vacances, en ville …), les bleues des caractéristiques (ancien, vivant …), les vertes l’aspect (couleurs, textures) et les roses sont plutôt axés sur la taille et le poids de l’idée que l’on cherche. Quelques cartes sont également à ajouter au jeu si l’on souhaite jouer dans une version un peu plus complexe, et définissent une lettre que l’on doit retrouver dans l’idée ou le mot à énoncer. 

Au début de la partie, on forme un paquet de 32 cartes avec 8 cartes des 4 couleurs décrites plus haut. Pour une partie avancée, on y ajoute également les 8 violettes pour complexifier la chose. Les cartes sont alors mélangées et le premier joueur prend en main le paquet face cachée. Il retourne une première carte et énonce un mot ou une idée que lui inspire la carte révélée. Par exemple, si celle-ci indique “Avec des boutons”, le joueur peut annoncer le mot “Chemise”. Si les autres joueurs valident le mot, ils ne font rien. Cependant s’ils ne sont pas d’accord ils peuvent taper du poing sur la table et si la majorité suit le mouvement, le joueur actif reçoit un jeton indiquant qu’il a perdu un tour. Il peut cependant justifier son idée, et certains joueurs ayant tapé du poing peuvent revenir sur leur décision. A la fin de la partie, le joueur avec le moins de jetons remporte la victoire. 

Cartes et jetons de Le poing sur la table

Le paquet de cartes change alors de mains et le nouveau joueur actif dévoile une carte. Si la couleur n’est pas encore présente sur la table, il la place à côté des autres. Dans le cas contraire, la carte de la même couleur est recouverte par la nouvelle. Ainsi, il ne peut jamais y avoir plus de 4 cartes (ou 5 dans la version avancée) visibles sur la table. Plus il y a de cartes sur la table et plus les idées deviennent difficiles à trouver, et en plus de ça les autres joueurs peuvent exercer une pression sur le joueur actif. En effet, un joueur qui n’a pas la main et qui aurait trouvé une idée de son côté, peut lancer un compte à rebours de 5 secondes pour mettre la pression. Le joueur dont c’est le tour doit alors trouver une idée avant la fin de celui-ci, ou bien écouter la proposition du voleur. On tourne ainsi jusqu’à ce que le paquet de cartes soit épuisé. Bien sûr il faut compter sur la bonne foi des autres joueurs, et c’est clairement pas chez nous que l’on trouve ça ! On cherche toujours à pousser l’autre à la faute, et la bâton nous revient bien sûr toujours dans les dents lorsque c’est notre tour de joueur. Prévu pour 3 à 8 joueurs, on ne peut que vous conseiller de jouer en plus grand comité pour une meilleure ambiance, car à 3 joueurs ça tourne assez vite en rond. 

Conclusion

Le poing sur la table est un jeu d’ambiance d’association d’idées dans lequel il faut pousser les autres joueurs à la faute en leur mettant la pression ou en faisant preuve de mauvaise fois. Sans clairement proposer de mécaniques exceptionnelles, le titre fait passer un bon moment et c’est tout ce que l’on demande à ce type de jeu. La mise en place est rapide, les règles simples et le seul défaut réside dans l’illustration des cartes qui a fait associer à notre esprit salace ce pictogramme au logo de la Fistinière qui arbore un design assez proche. Les parties sont rapides et font que l’on aura pas beaucoup de mal à ressortir le jeu de temps en temps pour alterner avec tous les autres bons jeux d’ambiance qui pullulent dans nos ludothèques.

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs  de 2 à 4 joueurs
Age conseillé A partir de 12 ans
Durée d’une partie Environ 1h/1h30
Auteurs Olivier Mousseau
Illustrateurs Thierry Mercier
Éditeur Funnyfox
Prix : environ 15€ Philibert Playin
Mille et un jeux Ludum

Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez  Philibert.netPlayinLudum et Mille et un jeux . En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !

Dominaria Uni – Magic Retourne aux sources

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Salut les Magiciens ! Dominaria Uni est sorti depuis quelques semaines en version numérique et physique, on a donc eu le temps de jouer pour se faire une idée du set. Maintenant que notre opinion est forgée, on va vous livrer notre ressenti sur ce « retour aux sources » de l’univers Magic.

Dominaria Uni est la première d’un cycle de huit extensions narratives. Les phyrexians, la plus grande menace de l’univers Magic reviennent et vont tenter d’étendre leur domination sur Dominaria. Les redoutables Praetors Phyrexian, dont notamment Sheoldred sont aux commandes et entendent bien s’emparer de ce monde. Personnellement j’adore les Praetors phyrexians qui sont hyper puissants et très sympas à jouer. Sheoldred de Dominaria Uni ne fait pas exception à la règle. Sheoldred, l’Apocalypse affiche des stats très correctes de 4/5 pour 4 manas, dont 2 noirs et a le contact mortel. Mais ce n’est pas tout ! A chaque fois qu’un adversaire pioche une carte il subit 2 blessures et à chaque fois que le contrôleur de Sheoldred pioche une carte il gagne 2 PV. La carte creuse l’écart entre les joueurs à chaque tour, rien qu’en étant présente sur l’aire de jeu.

J’ai trouvé que Dominaria Uni proposait de très bonnes cartes dans toutes les couleurs, notamment le Contaminateur de la Vigueur en vert qui donne un bon coup de fouet aux jeux monovert. Elle accélère la pose de permanents verts et booste les créatures déjà en place, c’est redoutable. Je ne vais pas me lancer dans un inventaire de toutes les bonnes cartes, vous avez la liste du set à disposition ici.

Un coup de kick et c’est la claque ! 

On ne parle pas de 103SP, mais toujours bel et bien de Magic. En retournant sur Dominaria, Magic remet en lumière un mot clé qui a fait son apparition avec le bloc Invasion : le kick. Cette mécanique permet, au lancement d’un sort, de payer un coût additionnel pour ajouter un ou des effets au sort en question. Pour les créatures, cela peut se traduire par le gain de la Célérité ou de marqueurs +1/+1, du piétinement…  Pour les rituels ou éphémères, les dégâts peuvent être boostés ou le sort peut avoir des cibles supplémentaires. Personnellement j’aime cette mécanique qui apporte de la flexibilité au jeu. Les cartes s’adaptent au moment de la partie auquel elles sont jouées. En début de jeu les créatures fait le travail en occupant le champ de bataille, et s’avère plus imposantes si elles sont jouées pour X manas supplémentaires en milieu ou fin de partie. 

Le Domaine

Un autre mot clé récurrent, et inédit, de cette extension est le Domaine. Lors de leur arrivée en jeu, les cartes possèdent cette mécanique déclenchent un effet plus ou moins puissant en fonction du nombre de types de terrains de bases que le lanceur contrôle. Elles trouveront amplement leur place dans des decks 5 couleurs, commander par exemple, mais ne sont pas non plus dénuées d’intérêt dans les jeux bicolores. 

Retour sur Dominaria

En retournant sur le plan d’origine de Magic, cette extension renoue avec des lieux emblématiques. On retrouve donc dans Dominaria Uni les fameux painlands très pratiques. Ces terrains arrivant en jeu dégagés peuvent produire des manas incolore en s’engageant ou du mana coloré au choix parmi deux types, en infligeant une blessure au joueur qui les contrôlent en contrepartie. On retrouve les 10 cartes rééditées dans Dominaria Uni. Ce n’est pas la première fois que ces cartes sont réimprimées mais ce sont de bonnes cartes pour stabiliser une base de mana, on ne crache donc pas sur une occasion supplémentaire de s’en procurer.

Des extra qui portent bien leur nom

Comme dans chaque extension désormais, une sélection de cartes est proposée dans différentes versions. Pour Dominaria Uni, les cartes Extra ont une esthétique qui tourne autour des vitraux. J’ai déjà eu l’occasion de vous dire que je trouvais les lands dans cette édition ô combien réussis, mais c’est également le cas pour le reste de ces versions alternatives. Magic arrive, selon moi, à proposer de très belles versions alternatives pour le plaisir des collectionneurs et le malheur de leurs portefeuilles. Ces extras sont l’occasion pour Wizards of The Coast de pimper leurs cartes dont le design de base est parfois un peu trop sage. Quand on compare une carte Magic « standard » à ce que d’autres JCC proposent, comme Weiss Schwarz ou même Flesh and Blood, le cadre des cartes Magic rend la chose moins dynamique. 

Les cartes de Dominaria Uni se parent de couleurs vives et arborent des visuels aux contours marqués pour illustrer les créatures légendaires du set. Depuis quelques éditions, Wizards tente de nouvelles choses et propose du foil texturé. Ici la boîte de texte et le contour noir sont plus mat et granuleux que l’illustration qui elle est bien brillante, reprenant l’idée de présenter de vrais vitraux dans un édifice en pierre aux joueurs.
Petit point négatif en revanche pour certaines cartes, l’effet foil terni un peu les couleurs (pas sur toutes les cartes) et c’est un peu dommage. Les vitraux sont en général très lumineux et on perd cet aspect sur les cartes concernées comme Danitha, Espoir de Bénalia par exemple. 

Les cartes de Dominaria Uni sont proposées dans les différents paquets de cartes habituels : boosters d’extension, de draft ou collectors, packs d’avant première ou bundles et decks préconstruits dont du format Commander, de quoi ravir tous les profils de joueurs. Pour jeter un oeil à Magic et son univers vous pouvez installer et jouer à Magic Arena, la version numérique du TCG, accessible en free to play. De notre côté on varie les plaisir en jouant régulièrement sur Arena mais également entre amis en physique. Nul doute que certaines cartes de Dominaria Uni vont se faire une place dans nos decks ! On n’a pas eu la chance d’ouvrir de cartes Légendes oubliées dans nos boosters collectors, mais on a tout de même ouvert de belles choses, n’hésitez pas à nous partager vos trouvailles ! 

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