Salut les Overlords ! Retour dans les profondeurs de l’Underworld pour une nouvelle mission. Après 6 ans d’absence, on retrouve la licence Disgaea avec un épisode numéroté 6 et… il me manque un 6 pour faire une bonne intro sur le lien entre la série et le Nombre de la Bête. 

Nippon Ichi Software revient avec sa série de Tactical RPG, exclusivement sur Nintendo Switch pour cet épisode et offre aux joueurs un titre sur lequel se faire les dents pendant les vacances. Koch Media le distribue en France, pour le plus grand plaisir des amateurs de RPGs.

Retour en Enfer

Mais on y retourne de bon coeur ! Je suis un grand fan de Tactical RPG, et par conséquent de Disgaea. Cette série a su évoluer au fil des années pour se perfectionner et pousser à chaque fois un peu plus loin ses mécaniques et offrir des expériences riches à chaque opus.
Cette fois-ci, on suit les aventures de Zed, simple zombie qui à force d’entraînement et de sacrifices se voit assez puissant pour affronter le grand Death-tructor Divin. Le jeune zombie se lance dans la bataille, accompagné de son fidèle et redoutable compagnon, Cerbère après que sa sœur Beeko ait été tuée par le Death-tructor Divin.

 

Comment un simple amas de chair en décomposition va pouvoir se mesurer à cette entité ravageuse? Comment parviendra-t-il à triompher des obstacles qui se dressent sur son chemin? C’est ce que va développer le scénario de Disgaea 6

L’histoire de Disgaea 6 ne m’a pas transcendé pour être honnête, c’est plus un prétexte au farm et à l’humour qu’autre chose. Cela dit, elle est tout de même plaisante et se laisse suivre, notamment grâce à cet humour omniprésent. Les gags fusent tous les 3 écrans et l’ambiance légère du titre passe très bien chez nous.

Plus de Grind qu’à l’Obscene Extreme

Disgaea a construit son succès sur la mécanique de farming et d’optimisation qu’il a développé et poussé presque à l’extrême. Pour progresser dans Disgaea il ne faudra pas hésiter à refaire certains chapitres, parfois en boucle pour gagner non seulement de l’XP, mais également des objets, précieux pour avancer dans l’aventure. La première fois qu’on les tente, on tâtonne, on cherche les meilleures façons d’optimiser les actions et les résultats, et par la suite on expédie ces affrontements comme de simples formalités. 

Si vous êtes réfractaires à ce genre de choses et que vous aimez rusher les jeux, ça risque de coincer assez rapidement. Le grinding est assez répandu dans le genre du RPG qui l’utilise à plus ou moins haute dose. Cette technique qui demande aux joueurs de mettre leur progression dans l’histoire entre parenthèses pendant un moment, le temps de monter quelques niveaux en tuant des monstres fait partie intégrante de l’ADN de la saga. 

Les combats se déroulent dans des arènes quadrillées. Le joueur y déplace ses unités en les plaçant stratégiquement afin de tirer partie de leurs aptitudes. Chaque unité dispose d’attaques au corps à corps ou de capacités spéciales. En étant proches les uns des autres, les membres de l’équipe déclencheront des attaques combinées qui feront évidemment plus de dégâts. 

Disgaea 6 propose cependant un mode auto pour les combats, qui permettra de rendre la tâche moins fastidieuse. Aucunement obligatoire, cette fonctionnalité est un gros plus pour attirer de nouveaux joueurs et les faire rester dans la licence. C’est un peu ce pote qui vous file ses doubles de cartes Magic pour créer votre premier deck et commencer à jouer avec lui, pour ensuite avoir un pote supplémentaire avec qui faire des échanges et des parties. 

Les fidèles hardcore ne s’en serviront peut être pas, mais si ça peut aider des joueurs à progresser dans le jeu et le finir sans regretter leur achat, je trouve que c’est plutôt bienvenu. Car il faut le dire, bien que le titre soit coloré et accueillant au premier abord, la profondeur abyssale de son gameplay peut rebuter certains joueurs

L’envers du décor de l’Underworld

Le jeu fourmille de PNJs avec lesquels interagir et de menus à explorer. C’est ce qui fait la richesse de la licence depuis des années. Ainsi on retrouvera dans le hub central du jeu la célèbre assemblée infernale pour recruter, entre autres, de nouveaux membres de son équipe, voter de nouvelles lois (gain de points de maléfice ou autres avantages en jeu) en soudoyant au besoin les députés.
Mais on y retrouve surtout le comptoir de la triche. Les valeurs sont inversées dans l’Underworld et il n’est absolument pas mal vu de tricher, bien au contraire ! Ainsi le joueur pourra modifier ses gains d’xp ou encore modifier la puissance des adversaires pour encore plus de challenge, mais plus de loot!

L’autre mécanique autour de laquelle s’articule Disgaea 6 est l’Ultra Réincarnation. Cette mécanique permet au joueur de faire revenir un personnage au niveau 1, mais avec des stats plus puissantes, pour repartir dans la mêlée. C’est un axe important de Disgaea 6, intimement lié au scénario.

Stairway to the Underworld

Le titre, malgré la profondeur de son gameplay, est très accueillant pour les nouveaux joueurs. Les différents tutoriels, qui s’étalent sur les premières heures de jeu, arrivent petit à petit pour laisser aux joueurs le temps de les digérer. 

Mais les fidèles de la série auront la possibilité de les passer sans souci et entrer rapidement dans le vif du sujet.

On l’a vu plus tôt, le mode auto peut également venir faciliter le farming et donc l’expérience globale du titre. Les nouveaux venus dans la licence pourront mettre un pied dans la saga sans que cette dernière ne se révèle trop abrupte, et peut-être les convaincre de se lancer dans des opus un peu plus exigeants. 

The secrets of the black arts

En ce qui concerne les visuels, j’y ai trouvé du bon et du moins bon. La 2D des phases d’exploration et des combats est superbe. C’est même à mon sens la plus jolie à ce jour. J’aime l’univers morbide mais très coloré que la licence a su installer depuis des années sur de nombreux opus. Les habitués sont en terrain connu et apprécieront les différents clins d’œil que Disgaea 6 fait à la licence et son humour si particulier. Ils y retrouveront également des archétypes et visuels de personnages déjà rencontrés dans la licence.

En revanche, ce qui m’a moins plu, ce sont les phases d’attaques groupées que cet épisode passe en 3D… Je ne suis, en général, pas un grand adepte du changement, surtout quand ce qui se fait fonctionne très bien. Malheureusement ici le rendu typé cel shading ne sont pas des plus réussis. Là où la 2D convenait parfaitement on se retrouve avec des modèles 3D qui ne sont pas à la hauteur, et des animations plus poussives.

La présence de la traduction française du jeu est un énorme plus niveau confort de jeu. Le titre est très bavard et le joueur est amené à passer un temps considérable dans les menus, à régler des paramètres ou à suivre les dialogues des différents protagonistes. En ce qui concerne l’audio, on a le choix entre la VO japonaise ou une version anglaise de très bonne qualité. C’est au niveau de la musique que je trouve que cet opus est un peu en dessous de ce que les autres titres ont pu proposer, et avec des compositions un peu redondantes. Le style reste globalement le même que dans les autres opus et une certaine habitude s’est peut être installée chez moi.

La Switch fait relativement bien tourner le jeu, que ce soit en dockée comme en mode portable. C’est d’ailleurs dans cette dernière configuration que j’ai parcouru le plus grande partie de l’aventure, pour retrouver les sensations, et la praticité, que j’avais sur les opus précédents sur Vita. Les attaques combinées 3D ne sont pas du plus bel effet, mais je pense que la console n’a rien à voir là dedans. 

Conclusion

Pour conclure, bien que Disgaea 6 ne renouvelle pas le genre en profondeur et s’inscrive dans la lignée directe de ses prédécesseurs, il fait très bien ce qu’il propose. Le gameplay est solide, éprouvé par de nombreux opus avant lui et l’histoire plaisante à suivre. L’humour décalé de la série fonctionne toujours, sur moi tout du moins, et fait que le scénario se déroule sans accroc, et qu’on en redemande. 

Si vous souhaitez vous forger votre avis, et compléter ce test, une démo est disponible sur le Nintendo E-shop pour se familiariser avec le titre. De notre côté, on a beaucoup apprécié retourner dans l’Underworld. On retrouve sur Switch le confort de jeu que l’on pouvait avoir sur Vita avec les opus 3 et 4. La portabilité de la console est un énorme atout pour parcourir ce type de jeu long et demandant de farmer n’importe où et en mettant le jeu en pause à n’importe quel moment.

Le titre n’est pas exempt de défauts, notamment sur l’aspect visuel des animations 3D mais propose une bonne aventure qui peut s’étaler sur de nombreuses heures, avec des combats tactiques intéressants. Les fans de stratégie et d’optimisation seront aux anges !

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