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Nemesis Lockdown – Mais qu’est ce qu’il veut au juste de p**** d’animal, hein ? Nous bousiller les uns après les autres ? Oui.

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Salut les survivants ! Il y a un jeu auquel on joue assez régulièrement et avec plaisir que l’on ne vous a jamais présenté : Nemesis. Le premier du nom. Le jeu est incroyable et mérite son article et si on l’évoque c’est pour parler de sa nouvelle version Lockdown qui vient d’arriver dans le commerce grâce à la localisation de Funforge.

La p’tite présentation  de Nemesis

Nemesis c’est un projet kickstarté de Awaken Realms qui est arrivé chez nous en 2020, Le jeu est de Adam Kwapiński et illustré par un paquet d’artistes : Jakub Dzikowski, Piotr Foksowicz, Patryk Jędraszek, Ewa Labak, Piotr Orleański, Michael Peitsch.

Funforge s’occupait de la traduction et de la commercialisation des exemplaires sur le sol français. 

Le jeu est un succès dès le départ, de multiples ruptures de stock et de réimpressions plus tard, le jeu fait sa place, il trouve son public, il charme, il interpelle, il est ouf, nous on s’éclate dessus !

La même année, le studio fait une annonce : Nemesis Lockdown, suite du premier mais également standalone, re financement participatif, re succès même au dessus du premier, re collaboration avec Funforge pour la traduction et la distribution française. 

Et nous voilà début 2023 avec Nemesis Lockdown, disponible en boutique et moi qui vous en parle avec une excitation non feinte ! 

Mais c’est quoi Nemesis ? 

Le premier Nemesis est un jeu semi-coopératif dans un univers de science-fiction basé sur le premier film Alien dans lequel vous allez incarner un membre d’équipage qui se réveille de son hibernation lors du retour vers la Terre. A peine vous mettez les pieds en dehors de votre capsule de sommeil, vous glissez sur les restes gluants d’un de vos (ex) collègue, sa routine beauté à mal tourné, il n’est plus qu’un tas de viande et de viscères à moitié digérées. Et vu que vous êtes quelqu’un de perspicace, vous vous doutez qu’il y a un problème. 

Ni une, ni deux, tous les membres d’équipage sont réveillés et vont devoir progresser dans un vaisseau en mauvais état, le voyage, l’intru ou un membre de l’équipage a bien abîmé le vaisseau, des parties sont endommagées, vous n’avez plus d’autre choix que de tout réparer pour mener à bien votre mission tout en tentant de survivre. Entre les avaries, les pannes, les sabotages, les nouveaux passagers que vous n’aviez pas invités et les trahisons au sein de votre groupe, vous allez passer un moment mémorable. 

Toutes les photos de l’article sont faites avec le matériel de Nemesis Lockdown sauf les figurines peintes qui viennent du premier.

Dans les mécaniques 

Si le jeu peut paraître assez complexe dans ses étapes de résolution, il est en fait très organique et une fois la première manche terminée, il est très simple d’enchaîner les tours pour peu qu’on ait un joueur connaissant bien le jeu qui fait les étapes de résolution des intrus. 

Chaque personnage est unique et possède des deck asymétriques avec des quêtes et des actions spécifiques. 

Chacun joue à son tour via une main de cartes qu’il pourra dépenser pour les actions des cartes ou bien en paiement d’actions simples comme se déplacer par exemple ou comme coût pour payer des actions plus couteuses sur d’autres cartes. Par exemple, pour utiliser contournement, il faut dépenser une carte supplémentaire de sa main. 

Chacun fait une action à son tour jusqu’à ce que tout le monde décide de passer pour garder des cartes en mains ou n’en ait plus et ne puisse plus jouer. 

Puis viennent les actions des extraterrestres, du vaisseau et on recommence jusqu’à ce qu’une condition de victoire ou de défaite (ce qui arrive beaucoup plus souvent) soit remplie. 

Le jeu à un nombre de tours limités avec des événements qui forceront votre destiné, on est très régulièrement en équilibre entre l’envie de se dépêcher pour empêcher l’autodestruction du vaisseau ou effectuer des réparations avant que le feu ne se propage et ne détruise tout. Mais le meilleur, c’est la trahison, aaaaah douce trahison de ses “coéquipiers”, ces petites saloperies qui nous tendent la main pour mieux nous couper tout espoir de victoire <3 

Dans Nemesis vous recevrez au début du jeu, deux objectifs personnels qui définissent vos actions dans le jeu, ils sont très variés, amener le vaisseau sur une autre planète, le faire exploser, préserver des échantillons d’alien, tuer tel joueur, sauver tel autre, etc… 

Tous les objectifs sont évidemment cachés et vous devrez en choisir 1 parmi les 2 pour définir votre mission. Si au départ, chacun y va de sa bonne volonté pour ne pas se faire croquer, on arrive rapidement à une suspicion généralisée 

“Attends, je vais voir si les moteurs sont en bon état, au pire je le répare t’en fais pas… Pas besoin de te déplacer…” 

On peut se mettre des bâtons dans les roues tout le temps de tellement de moyens différents que c’est une vraie ode à la puputerie et j’adore ça ! Gagner une partie est vraiment un exploit mais ce qui compte ce n’est vraiment pas la victoire, c’est cette expérience de jeu qui mettent les joueurs face à des dilemmes tout en l’enrobant d’un système de jeu aux petits oignons qui permet de multiples actions toutes cohérentes avec l’univers. 

Une direction artistique qui claque sa mère 

Le jeu est BÔ ! La thématique Alien, sans la licence, est incroyable, les illustrations sont à tomber, les figurines sont superbes, en plus j’ai de la chance, Panzerodin a passé beaucoup, mais alors beaucoup, de temps pour me les peindre, le rendu est magnifique, ça donne une autre dimension dès qu’on est en jeu. 

Il me manque quelques éléments en 3D comme les moteurs ou le poste de pilotage pour parfaire l’immersion et ils arriveront sûrement un jour pour parfaire le plaisir. 

Je ne peux résister à vous montrer cette version ultra vénère du plateau de jeu où vous pouvez sentir l’amour des joueurs pour le jeu. 

On devait pas parler de Lockdown ? 

Si j’y arrive ! Mais on ne pouvait pas parler de Lockdown sans vous parler de Nemesis. Le jeu bien qu’un standalone est une suite du premier et pour pouvoir comparer et en discuter confortablement, il fallait que je vous parle de Nemesis qui fait partie de mes jeux préférés. Simple pour les nouveaux joueurs, avec des sensations folles, une DA incroyable, une rejouabilité et des tensions toujours renouvelées, bref, je vous ai dit que j’aimais beaucoup ce jeu ? 

Lockdown dans tout ça est la suite de Nemesis premier du nom, dans l’univers du jeu, vous faites partie des rares survivants du vaisseau, vous avez été récupérés par l’une des méga corporation qui a orchestrée le carnage sur votre bâtiment dans l’espoir de récupérer un créature d’un autre monde. 

La vanité humaine fait qu’ils pensaient la contrôler, peut être même la dresser. Mais la nature reprend toujours ses droits, la créature s’est échappée de sa cage et reprend l’activité pour laquelle elle est la meilleure : tuer. 

Comme un mauvais remake de film, vous savez déjà ce qui va arriver, il vous faudra sortir de ce lieu avec les quelques survivants que vous croiserez avant que les hauts placés décident de tout faire sauter pour cacher les traces de leur échec tout en espérant que les alliés croisés aient les mêmes objectifs que vous. 

Qu’est ce qui change dans Nemesis Lockdown ? 

Il y a plusieurs changements assez impactant sur vos parties : 

L’électricité : 

Dans vos parties, la gestion de l’alimentation des secteurs va avoir des répercussions assez fortes sur vos actions. 

L’une des plus forte est pour moi la gestion du bruit, dans Nemesis premier du nom, on subissait énormément le bruit, les jetons s’accumulaient inlassablement jusqu’à la rencontre inévitable avec un intrus. Maintenant, si vous êtes dans un secteur alimenté et donc illuminé, vous pourrez retirer tous les marqueurs bruits du secteur et vous octroyer un peu de répit.
Bien sûr, vous pouvez également éteindre un secteur alimenté pour mettre un joueur dans la panade, mais qui oserait ? HEIN ??? NON JE SUIS PAS RANCUNNIER ! 

Les jets de tirs sont également plus favorable dans un secteur éclairé grâce à un dé spécifique.
Ainsi que les attaques surprises qui sont moins punitives si vous êtes dans un secteur en pleine lumière. 

Sans oublier des effets supplémentaires lors de la résolution des événements et des attaques qui peuvent vous mettre assez mal si vous êtes dans le noir. 

Vous allez retrouver cette peur primale du noir et tout faire pour l’éviter.

L’ascenseur

Enfin la possibilité de se déplacer rapidement d’une partie à l’autre du plateau, c’est tout con mais ça évite de perdre beaucoup de temps et d’actions pour courir d’un point éloigné vers l’autre. Bon il faut quand même qu’il soit alimenté pour fonctionner bien sûr. Mais ça, ça fait partie du plaisir…

Les contingences : 

Nouvel obstacle à votre survie, les plans des décisionnaires ! Si chaque joueur à toujours des objectifs secrets, il y a en plus une informations cachée : Quel est le choix des méga corporation quant à la survie de la base ? 

Chaque joueur à une partie de ses informations, ou plutôt, chaque joueur possède un plan qui ne sera pas appliqué à la fin de la partie, le reste des plans non appliqués se trouve dans un pool neutre qu’il faudra explorer via des actions de salles pour tenter de savoir si à la fin de la partie la base ou les capsules d’évacuation vont être détruites, si le personnel doit être protégé ou bien éliminé en fonction de ses connaissances, etc. Ces directives sont importantes pour garantir votre survie en fin de partie ! 

Les points faibles : 

C’est un aspect que l’on utilisait très peu dans Nemesis premier du nom, je suis ravi du changement de direction de ce module. 

Contrairement au premier jeu, vous allez avoir connaissance d’un point faible (d’une créature) déjà révélé qui pourra vous permettre d’avoir un avantage sur les vilaines bestioles.
Mais pour pouvoir profiter de ce bonus, il faudra disposer de connaissances. Elles sont acquises au fur et à mesure de votre enquête dans la base. Les rescapés du vaisseau auront déjà accès à ce premier point faible, il faut bien avoir un avantage à avoir survécu à cette galère ! S’il faudra à nouveau examiner un cadavre de créature, d’un autre joueur ou un œuf pour débloquer les autres points faibles (ainsi qu’un niveau de connaissance suffisant) les corps à étudier ne seront plus imposés comme dans le premier jeu. C’est beaucoup plus facile de dévoiler les 3 points faibles. Mais il faut augmenter sa connaissance pour en profiter. J’aime bien ce choix qui nous pousse vers des actions pour avoir un bonus. L’une des contingences est liée au niveau de connaissance des personnage, c’est devenu un élément très important dans la partie. 

Les ordinateurs :

Nouveauté bien sympa dans les options de salle disposant d’un ordinateur et étant alimentée bien sûr. Une carte ordinateur avec plusieurs choix est visible de tous, vous pouvez vous rendre dans une salle avec un terminal pour effectuer l’une de ses actions. Une fois l’action faite, on remet la carte sous la pioche et on en prend une nouvelle. De nouvelles actions sont disponibles pour la prochaine utilisation d’ordinateur.
L’action de pouvoir déplacer le véhicule est tellement méchante, on peut voir l’un des survivants courir vers le sas pour tenter de s’échapper dans le bunker extérieur en prenant l’astromobile mais il vous suffit de télécommander le véhicule à distance via un ordinateur pour le rendre inaccessible et ruiner ses efforts. Généralement un sourire se dessine sur votre visage comme si vous veniez d’annoncer un 49.3, c’est machiavélique. 

Un plateau recto/verso enfin utile ! 

Dans le premier Nemesis vous aviez un second plateau au verso qui permet un agencement différent des pièces mais celles-ci étant mises au hasard dans tous les cas, tout le monde jouait avec la face principale et ça allait très bien comme ça. 

Lockdown fait mieux avec un plateau vraiment différent, avec des sorties hors de la base sur le sol martien avec des jets de dés différents et des événements spécifiques à cette face du plateau qui viendront renouveler l’expérience de jeu. 

La Direction Artistique

Vous le voyez depuis le début de cet article, elle est toujours aussi qualitative, j’adore les illustrations, elles sont magnifiques, les figurines sont toujours aussi bien modélisées même si je dois avouer avoir une préférence pour la thématique du premier Nemesis, Lockdown se rapproche de Alien 3. 

Les intrus ne sont pas un lointain souvenir !

Les intrus de Nemesis sont jouables dans Lockdown simplement en retournant le plateau laboratoire.

Tout comme les personnages du premier Nemesis. Par contre pour ce qui est des extensions Carnomorphes et Semeurs du vide, il faudra un petit extra que l’on détaille ci-dessous. 

L’extension et les SG

Car qui dit KS dit petits cadeaux bonus. Ils font tous disponibles dans l’extension Chytrides que l’on vous conseille fortement, surtout si vous avez Nemesis premier du nom. 

Dans cette extension vous trouverez non seulement une nouvelle race d’aliens mycologiques mais aussi des petits extras qui rendent plus confortable le jeu comme par exemple les portes en 3D pour matérialiser proprement quand elles sont ouvertes, fermées ou cassées, assez pratique ! J’aime beaucoup les histoires interdites #3 fournies avec. Sous forme de BD, cette campagne coopérative vous plongera dans une belle aventure que l’on a pas encore terminée mais qui pour l’instant est assez corsée… Seul inconvénient, ça nous donne envie de faire les précédentes ! 

L’astromobile est aussi modélisée, elle a un petit côté mako de Mass Effect que j’aime beaucoup.

Ainsi que la possibilité de jouer avec les extensions du premier Nemesis Médecin et Aftermath compris. 

Si vous possédez Nemesis et ses extensions et que vous avez envie de mélanger les jeux, cette extension est un indispensable ! Si vous n’avez que Lockdown, l’extension ajoute tout de même une nouvelle race et des p’tits trucs sympa comme des portes en 3D.

Nemesis ou Nemesis Lockdown ? 

J’ai envie de vous dire les deux !
J’adore le premier, son ambiance, ses monstres iconiques faisant référence à Alien et forcément avec tout l’affect que j’ai pour les parties et les coups bas réalisés, j’aime beaucoup trop ce jeu pour vous le déconseiller ! Malheureusement le jeu est victime de son succès et il devient introuvable à prix abordable Les derniers prix qu’on a pu voir à Cannes étaient de 195 €… 

Lockdown reprend les grands principes de son grand frère mais offre suffisamment de sensations différentes pour ne pas être une copie conforme. Pour un joueur expérimenté de Nemesis, Lockdown ne réinvente pas la poudre, mais il apporte une continuité à l’histoire en offrant de nouvelles mécaniques qui viendront renouveler le plaisir de jeu. On devient très vite accro à la mécanique de l’électricité qui amène une touche supplémentaire de coopération avec les contingences qui peut voler en éclat à tout moment. 

Pour les premières parties, je préfère présenter Nemesis premier du nom mais dans l’équipe on a enchaîné les parties de Lockdown et il va être dur de revenir en arrière maintenant qu’on a gouté à ses améliorations.

Le jeu est toujours disponible à la vente au moment où on tape ces lignes, aussi bien sur le store de Funforge que sur d’autres boutiques en ligne (Philibert, Ludum, etc)
Par contre, des cartes ont eu des erratas, qui sont fournis avec les boites, vérifiez bien d’avoir ces correctifs avant de jouer. Pour compléter l’apprentissage des règles dans les meilleures conditions, on vous glisse le lien de la page avec la règle mise à jour pour plus de clarté. 

Nemesis Lockdown est un petit bijou ludique pour ceux aimant se raconter des histoires et vivre des aventures où l’on ressort pas vraiment indemne de la table, les trahisons, les pannes, les feux, les pas de bol du destin sont tous des rouages incroyables que Awaken Realms a su agencer comme un orfèvre pour vous faire vivre une aventure spatiale sous haute tension. Pas mal pour des humains…

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs 1 à 5 joueurs
Age conseillé Conseillé à partir de 12 ans
Durée d’une partie de 90 à 120 minutes
Auteurs
Adam Kwapiński
Illustrateurs Ramy Badie
Éditeur Unstable Games
Prix : environ 145€ Philibert Playin
Mille et un jeux Ludum

Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez  Philibert.netPlayinLudum et Mille et un jeux . En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !

Younz
Younz
Trentenaire que l'ennui et l'insomnie ont emmené beaucoup trop loin dans les internets du web... J'y ai vu des choses et pour votre plus grand plaisir, je vous en ramène les petites pépites que la moralité et la légalité me permettent! Passionné de jeux vidéo, j'ai passé mon adolescence sur émulateur à jouer à tous les titres qui m'avaient fait envie sans que je puisse y toucher. Depuis j'ai un salaire et une maladie (bientôt reconnue, du moins j'espère...) qui me permet d'acheter tous les jeux vidéo qui me font envie sauf que j'ai plus le temps de les faire... Vous me retrouver ici pour vous parler de mes (trop) nombreuses passions !

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