Salut les metalleux ! Nouvelle chronique musicale avec un album datant de l’année dernière et que j’ai découvert très récemment. Un ami m’a offert Immutable de Meshuggah à Noël (merci beaucoup Pierre) ; je me suis donc lancé dans l’écoute du dernier opus en date (avril 2022) de la formation suédoise. Non sans quelque réticence, car le groupe ne m’a jamais vraiment séduit, la faute à une musique hyper technique et pour laquelle je n’ai probablement pas les clefs (= je n’ai pas de thèse en mathématiques ni en musicologie). Cependant, l’ayant reçu en cadeau, j’y ai prêté une oreille attentive et voici mon humble retour sur le dixième album studio du quintet suédois.
Comme dit en introduction, je n’ai pas vraiment d’atomes crochus avec Meshuggah jusqu’à présent. Ayant écouté Chaosphère à sa sortie, j’étais vraiment dérouté par toute cette technique : les guitares et la batterie ont des schémas rythmiques que je trouve très particuliers et je n’arrive pas à mémoriser de couplets/refrains malgré plusieurs écoutes. Il en ressort pour moi une musique déstructurée, très froide, mais pas dans le sens que j’affectionne.
Meshuggah poursuit sur sa lancée et ne change pas drastiquement sa façon de composer de la musique, on a toujours des rythmiques ultra techniques avec des riffs saccadés et vraiment lourds par moments. Cependant, la production est bien meilleure que sur Chaosphere, dernier contact avec le groupe pour ma part. De plus, la BO de DOOM 2016 étant passée par là, mon oreille s’est peut être habituée au metal plus technique et presque industriel, mais j’ai apprécié l’écoute de cet album.
Je suis toujours incapable de retenir un morceau, mais je trouve que globalement cet album est plus accessible.
L’album se décompose en 13 pistes pour une durée totale de près de 67 minutes. Le rythme général d’Immutable est varié et on oscille entre pistes brutales ou plus atmosphériques.
Black Cathedral par exemple est un titre instrumental, sans batterie qui offre un peu de répit entre deux pistes beaucoup plus violentes. Mais ce n’est pas son seul intérêt, les guitares proches du Black Métal apportent une ambiance assez malsaine dans cet océan de technique et de lourdeur. L’ambiance est vraiment oppressante, j’ai l’impression qu’un peu de batterie aurait permis de libérer en quelque sorte cette chape de plomb guitaristique, mais les percussions ne viennent jamais, laissant l’auditeur supporter seul le poids de ce morceau.
Meshuggah est connu pour la technicité de ses compositions qui ravi bon nombre de musiciens et mélomanes. Elle n’est pas en reste dans ce dixième album, même si j’ai tendance à trouver les rythmiques un peu moins déstructurées que par le passé. Les titres comme Ligature Marks font la part belle aux guitares qui s’expriment à la fois en rythmiques très solides et en lead avec des sonorités très aiguës, apportant beaucoup de relief aux compositions du combo suédois. Cet album propose plusieurs ambiances assez sombres et ça amène les morceaux de Meshuggah à un niveau supérieur, ou du moins à un niveau qui me parle plus. On ne dénombre pas moins de 3 morceaux instrumentaux sur ce disque qui apporte un brin de variété bienvenu à ce dixième opus.
La violence de l’album est contrebalancée par quelques interludes musicaux disséminés tout au long de l’album, comme le titre They Move Below, Immutable laisse l’auditeur repartir en douceur avec une outro de plus de 5 minutes toutes calmes.
Petit détour sur l’artwork de l’album, le format vinyle permet d’en profiter dans les meilleures conditions, ça serait dommage de ne pas l’évoquer. On doit l’illustration de la pochette d’Immutable à Luminokaya, un artiste russe qui a déjà œuvré sur de nombreuses productions du groupe. L’ensemble a un côté 3D rétro assez amusant et les couleurs chaudes accompagnent mon ressenti sur cet album, beaucoup plus chaleureux et accueillant que ses prédécesseurs à mon goût.
L’album paru chez Atomic Fire Records me semble un peu moins dans la démonstration technique et plus dans l’atmosphère et l’ambiance que ses prédécesseurs. Encore une fois, je ne suis pas un fan de Meshuggah, dont les albums me font en général mal au crâne, mais Immutable est une bonne surprise. Je trouve cet album très efficace et avec des ambiances variées, il n’en fallait pas moins pour me séduire. Les puristes du groupe ne s’y retrouveront peut-être pas avec ce dixième album, mais il pourrait en revanche certainement permettre à des auditeurs plus réticents de remettre un pied dans la discographie de Meshuggah comme c’est le cas pour moi. Le groupe est programmé pour le Hellfest cette année, il est fort probable que je fasse un crochet par leur scène pour voir leur prestation.
Salut les survivants ! Il y a un jeu auquel on joue assez régulièrement et avec plaisir que l’on ne vous a jamais présenté : Nemesis. Le premier du nom. Le jeu est incroyable et mérite son article et si on l’évoque c’est pour parler de sa nouvelle version Lockdown qui vient d’arriver dans le commerce grâce à la localisation de Funforge.
La p’tite présentation de Nemesis
Nemesis c’est un projet kickstarté de Awaken Realms qui est arrivé chez nous en 2020, Le jeu est de Adam Kwapiński et illustré par un paquet d’artistes : Jakub Dzikowski, Piotr Foksowicz, Patryk Jędraszek, Ewa Labak, Piotr Orleański, Michael Peitsch.
Funforge s’occupait de la traduction et de la commercialisation des exemplaires sur le sol français.
Le jeu est un succès dès le départ, de multiples ruptures de stock et de réimpressions plus tard, le jeu fait sa place, il trouve son public, il charme, il interpelle, il est ouf, nous on s’éclate dessus !
La même année, le studio fait une annonce : Nemesis Lockdown, suite du premier mais également standalone, re financement participatif, re succès même au dessus du premier, re collaboration avec Funforge pour la traduction et la distribution française.
Et nous voilà début 2023 avec Nemesis Lockdown, disponible en boutique et moi qui vous en parle avec une excitation non feinte !
Mais c’est quoi Nemesis ?
Le premier Nemesis est un jeu semi-coopératif dans un univers de science-fiction basé sur le premier film Alien dans lequel vous allez incarner un membre d’équipage qui se réveille de son hibernation lors du retour vers la Terre. A peine vous mettez les pieds en dehors de votre capsule de sommeil, vous glissez sur les restes gluants d’un de vos (ex) collègue, sa routine beauté à mal tourné, il n’est plus qu’un tas de viande et de viscères à moitié digérées. Et vu que vous êtes quelqu’un de perspicace, vous vous doutez qu’il y a un problème.
Ni une, ni deux, tous les membres d’équipage sont réveillés et vont devoir progresser dans un vaisseau en mauvais état, le voyage, l’intru ou un membre de l’équipage a bien abîmé le vaisseau, des parties sont endommagées, vous n’avez plus d’autre choix que de tout réparer pour mener à bien votre mission tout en tentant de survivre. Entre les avaries, les pannes, les sabotages, les nouveaux passagers que vous n’aviez pas invités et les trahisons au sein de votre groupe, vous allez passer un moment mémorable.
Toutes les photos de l’article sont faites avec le matériel de Nemesis Lockdown sauf les figurines peintes qui viennent du premier.
Dans les mécaniques
Si le jeu peut paraître assez complexe dans ses étapes de résolution, il est en fait très organique et une fois la première manche terminée, il est très simple d’enchaîner les tours pour peu qu’on ait un joueur connaissant bien le jeu qui fait les étapes de résolution des intrus.
Chaque personnage est unique et possède des deck asymétriques avec des quêtes et des actions spécifiques.
1 de 2
Chacun joue à son tour via une main de cartes qu’il pourra dépenser pour les actions des cartes ou bien en paiement d’actions simples comme se déplacer par exemple ou comme coût pour payer des actions plus couteuses sur d’autres cartes. Par exemple, pour utiliser contournement, il faut dépenser une carte supplémentaire de sa main.
Chacun fait une action à son tour jusqu’à ce que tout le monde décide de passer pour garder des cartes en mains ou n’en ait plus et ne puisse plus jouer.
Puis viennent les actions des extraterrestres, du vaisseau et on recommence jusqu’à ce qu’une condition de victoire ou de défaite (ce qui arrive beaucoup plus souvent) soit remplie.
Le jeu à un nombre de tours limités avec des événements qui forceront votre destiné, on est très régulièrement en équilibre entre l’envie de se dépêcher pour empêcher l’autodestruction du vaisseau ou effectuer des réparations avant que le feu ne se propage et ne détruise tout. Mais le meilleur, c’est la trahison, aaaaah douce trahison de ses “coéquipiers”, ces petites saloperies qui nous tendent la main pour mieux nous couper tout espoir de victoire <3
Dans Nemesis vous recevrez au début du jeu, deux objectifs personnels qui définissent vos actions dans le jeu, ils sont très variés, amener le vaisseau sur une autre planète, le faire exploser, préserver des échantillons d’alien, tuer tel joueur, sauver tel autre, etc…
Tous les objectifs sont évidemment cachés et vous devrez en choisir 1 parmi les 2 pour définir votre mission. Si au départ, chacun y va de sa bonne volonté pour ne pas se faire croquer, on arrive rapidement à une suspicion généralisée
“Attends, je vais voir si les moteurs sont en bon état, au pire je le répare t’en fais pas… Pas besoin de te déplacer…”
On peut se mettre des bâtons dans les roues tout le temps de tellement de moyens différents que c’est une vraie ode à la puputerie et j’adore ça ! Gagner une partie est vraiment un exploit mais ce qui compte ce n’est vraiment pas la victoire, c’est cette expérience de jeu qui mettent les joueurs face à des dilemmes tout en l’enrobant d’un système de jeu aux petits oignons qui permet de multiples actions toutes cohérentes avec l’univers.
Une direction artistique qui claque sa mère
Le jeu est BÔ ! La thématique Alien, sans la licence, est incroyable, les illustrations sont à tomber, les figurines sont superbes, en plus j’ai de la chance, Panzerodin a passé beaucoup, mais alors beaucoup, de temps pour me les peindre, le rendu est magnifique, ça donne une autre dimension dès qu’on est en jeu.
Il me manque quelques éléments en 3D comme les moteurs ou le poste de pilotage pour parfaire l’immersion et ils arriveront sûrement un jour pour parfaire le plaisir.
Je ne peux résister à vous montrer cette version ultra vénère du plateau de jeu où vous pouvez sentir l’amour des joueurs pour le jeu.
On devait pas parler de Lockdown ?
Si j’y arrive ! Mais on ne pouvait pas parler de Lockdown sans vous parler de Nemesis. Le jeu bien qu’un standalone est une suite du premier et pour pouvoir comparer et en discuter confortablement, il fallait que je vous parle de Nemesis qui fait partie de mes jeux préférés. Simple pour les nouveaux joueurs, avec des sensations folles, une DA incroyable, une rejouabilité et des tensions toujours renouvelées, bref, je vous ai dit que j’aimais beaucoup ce jeu ?
Lockdown dans tout ça est la suite de Nemesis premier du nom, dans l’univers du jeu, vous faites partie des rares survivants du vaisseau, vous avez été récupérés par l’une des méga corporation qui a orchestrée le carnage sur votre bâtiment dans l’espoir de récupérer un créature d’un autre monde.
La vanité humaine fait qu’ils pensaient la contrôler, peut être même la dresser. Mais la nature reprend toujours ses droits, la créature s’est échappée de sa cage et reprend l’activité pour laquelle elle est la meilleure : tuer.
Comme un mauvais remake de film, vous savez déjà ce qui va arriver, il vous faudra sortir de ce lieu avec les quelques survivants que vous croiserez avant que les hauts placés décident de tout faire sauter pour cacher les traces de leur échec tout en espérant que les alliés croisés aient les mêmes objectifs que vous.
Qu’est ce qui change dans Nemesis Lockdown ?
Il y a plusieurs changements assez impactant sur vos parties :
L’électricité :
Dans vos parties, la gestion de l’alimentation des secteurs va avoir des répercussions assez fortes sur vos actions.
L’une des plus forte est pour moi la gestion du bruit, dans Nemesis premier du nom, on subissait énormément le bruit, les jetons s’accumulaient inlassablement jusqu’à la rencontre inévitable avec un intrus. Maintenant, si vous êtes dans un secteur alimenté et donc illuminé, vous pourrez retirer tous les marqueurs bruits du secteur et vous octroyer un peu de répit. Bien sûr, vous pouvez également éteindre un secteur alimenté pour mettre un joueur dans la panade, mais qui oserait ? HEIN ??? NON JE SUIS PAS RANCUNNIER !
Les jets de tirs sont également plus favorable dans un secteur éclairé grâce à un dé spécifique. Ainsi que les attaques surprises qui sont moins punitives si vous êtes dans un secteur en pleine lumière.
Sans oublier des effets supplémentaires lors de la résolution des événements et des attaques qui peuvent vous mettre assez mal si vous êtes dans le noir.
Vous allez retrouver cette peur primale du noir et tout faire pour l’éviter.
L’ascenseur :
Enfin la possibilité de se déplacer rapidement d’une partie à l’autre du plateau, c’est tout con mais ça évite de perdre beaucoup de temps et d’actions pour courir d’un point éloigné vers l’autre. Bon il faut quand même qu’il soit alimenté pour fonctionner bien sûr. Mais ça, ça fait partie du plaisir…
Les contingences :
Nouvel obstacle à votre survie, les plans des décisionnaires ! Si chaque joueur à toujours des objectifs secrets, il y a en plus une informations cachée : Quel est le choix des méga corporation quant à la survie de la base ?
Chaque joueur à une partie de ses informations, ou plutôt, chaque joueur possède un plan qui ne sera pas appliqué à la fin de la partie, le reste des plans non appliqués se trouve dans un pool neutre qu’il faudra explorer via des actions de salles pour tenter de savoir si à la fin de la partie la base ou les capsules d’évacuation vont être détruites, si le personnel doit être protégé ou bien éliminé en fonction de ses connaissances, etc. Ces directives sont importantes pour garantir votre survie en fin de partie !
Les points faibles :
C’est un aspect que l’on utilisait très peu dans Nemesis premier du nom, je suis ravi du changement de direction de ce module.
Contrairement au premier jeu, vous allez avoir connaissance d’un point faible (d’une créature) déjà révélé qui pourra vous permettre d’avoir un avantage sur les vilaines bestioles. Mais pour pouvoir profiter de ce bonus, il faudra disposer de connaissances. Elles sont acquises au fur et à mesure de votre enquête dans la base. Les rescapés du vaisseau auront déjà accès à ce premier point faible, il faut bien avoir un avantage à avoir survécu à cette galère ! S’il faudra à nouveau examiner un cadavre de créature, d’un autre joueur ou un œuf pour débloquer les autres points faibles (ainsi qu’un niveau de connaissance suffisant) les corps à étudier ne seront plus imposés comme dans le premier jeu. C’est beaucoup plus facile de dévoiler les 3 points faibles. Mais il faut augmenter sa connaissance pour en profiter. J’aime bien ce choix qui nous pousse vers des actions pour avoir un bonus. L’une des contingences est liée au niveau de connaissance des personnage, c’est devenu un élément très important dans la partie.
Les ordinateurs :
Nouveauté bien sympa dans les options de salle disposant d’un ordinateur et étant alimentée bien sûr. Une carte ordinateur avec plusieurs choix est visible de tous, vous pouvez vous rendre dans une salle avec un terminal pour effectuer l’une de ses actions. Une fois l’action faite, on remet la carte sous la pioche et on en prend une nouvelle. De nouvelles actions sont disponibles pour la prochaine utilisation d’ordinateur. L’action de pouvoir déplacer le véhicule est tellement méchante, on peut voir l’un des survivants courir vers le sas pour tenter de s’échapper dans le bunker extérieur en prenant l’astromobile mais il vous suffit de télécommander le véhicule à distance via un ordinateur pour le rendre inaccessible et ruiner ses efforts. Généralement un sourire se dessine sur votre visage comme si vous veniez d’annoncer un 49.3, c’est machiavélique.
Un plateau recto/verso enfin utile !
Dans le premier Nemesis vous aviez un second plateau au verso qui permet un agencement différent des pièces mais celles-ci étant mises au hasard dans tous les cas, tout le monde jouait avec la face principale et ça allait très bien comme ça.
Lockdown fait mieux avec un plateau vraiment différent, avec des sorties hors de la base sur le sol martien avec des jets de dés différents et des événements spécifiques à cette face du plateau qui viendront renouveler l’expérience de jeu.
La Direction Artistique
Vous le voyez depuis le début de cet article, elle est toujours aussi qualitative, j’adore les illustrations, elles sont magnifiques, les figurines sont toujours aussi bien modélisées même si je dois avouer avoir une préférence pour la thématique du premier Nemesis, Lockdown se rapproche de Alien 3.
1 de 3
Les intrus ne sont pas un lointain souvenir !
Les intrus de Nemesis sont jouables dans Lockdown simplement en retournant le plateau laboratoire.
Tout comme les personnages du premier Nemesis. Par contre pour ce qui est des extensions Carnomorphes et Semeurs du vide, il faudra un petit extra que l’on détaille ci-dessous.
L’extension et les SG
Car qui dit KS dit petits cadeaux bonus. Ils font tous disponibles dans l’extension Chytrides que l’on vous conseille fortement, surtout si vous avez Nemesis premier du nom.
Dans cette extension vous trouverez non seulement une nouvelle race d’aliens mycologiques mais aussi des petits extras qui rendent plus confortable le jeu comme par exemple les portes en 3D pour matérialiser proprement quand elles sont ouvertes, fermées ou cassées, assez pratique ! J’aime beaucoup les histoires interdites #3 fournies avec. Sous forme de BD, cette campagne coopérative vous plongera dans une belle aventure que l’on a pas encore terminée mais qui pour l’instant est assez corsée… Seul inconvénient, ça nous donne envie de faire les précédentes !
L’astromobile est aussi modélisée, elle a un petit côté mako de Mass Effect que j’aime beaucoup.
Ainsi que la possibilité de jouer avec les extensions du premier NemesisMédecin et Aftermath compris.
Si vous possédez Nemesis et ses extensions et que vous avez envie de mélanger les jeux, cette extension est un indispensable ! Si vous n’avez que Lockdown, l’extension ajoute tout de même une nouvelle race et des p’tits trucs sympa comme des portes en 3D.
Nemesis ou Nemesis Lockdown ?
J’ai envie de vous dire les deux ! J’adore le premier, son ambiance, ses monstres iconiques faisant référence à Alien et forcément avec tout l’affect que j’ai pour les parties et les coups bas réalisés, j’aime beaucoup trop ce jeu pour vous le déconseiller ! Malheureusement le jeu est victime de son succès et il devient introuvable à prix abordable Les derniers prix qu’on a pu voir à Cannes étaient de 195 €…
Lockdown reprend les grands principes de son grand frère mais offre suffisamment de sensations différentes pour ne pas être une copie conforme. Pour un joueur expérimenté de Nemesis, Lockdown ne réinvente pas la poudre, mais il apporte une continuité à l’histoire en offrant de nouvelles mécaniques qui viendront renouveler le plaisir de jeu. On devient très vite accro à la mécanique de l’électricité qui amène une touche supplémentaire de coopération avec les contingences qui peut voler en éclat à tout moment.
Pour les premières parties, je préfère présenter Nemesis premier du nom mais dans l’équipe on a enchaîné les parties de Lockdown et il va être dur de revenir en arrière maintenant qu’on a gouté à ses améliorations.
Le jeu est toujours disponible à la vente au moment où on tape ces lignes, aussi bien sur le store de Funforge que sur d’autres boutiques en ligne (Philibert, Ludum, etc) Par contre, des cartes ont eu des erratas, qui sont fournis avec les boites, vérifiez bien d’avoir ces correctifs avant de jouer. Pour compléter l’apprentissage des règles dans les meilleures conditions, on vous glisse le lien de la page avec la règle mise à jour pour plus de clarté.
Nemesis Lockdown est un petit bijou ludique pour ceux aimant se raconter des histoires et vivre des aventures où l’on ressort pas vraiment indemne de la table, les trahisons, les pannes, les feux, les pas de bol du destin sont tous des rouages incroyables que Awaken Realms a su agencer comme un orfèvre pour vous faire vivre une aventure spatiale sous haute tension. Pas mal pour des humains…
Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez Philibert.net, Playin, Ludum et Mille et un jeux . En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !
Salut les samouraïs ! On vous a déjà parlé de la série Yakuza sur le site et plus précisément du spin-off Judgment. J’avais pour objectif après avoir terminé le second épisode, Lost Judgment, de me plonger un peu plus dans les épisodes canoniques en commençant par le plus accessible : Like A Dragon sorti en 2020. Le fait qu’il soit sous-titré en français en faisait un bon point d’entrée, mais c’était sans compter l’aspect RPG qui m’a rebuté au bout de quelques heures. Trève de digression car on s’en fiche un peu, mais c’était juste pour dire que j’avais un peu d’appréhension à l’idée de lancer un titre estampillé Like A Dragon. Un peu novice de la série pour le coup, je pensais qu’il s’agissait d’un tout nouvel épisode, mais que nenni ! Like A Dragon : Ishin! sur PlayStation 5, Xbox Series et PC est en fait un remaster du titre initialement paru sur PlayStation 3 et 4. Vous n’en avez jamais entendu parler avant ? Et bien c’est tout à fait normal puisque cet opus n’avait jamais réussi à passer les frontières du Japon.
Avec Ishin!, terminé la période contemporaine pour retourner à la fin du XIVème siècle. Loin d’être un cours théorique, on nous propose tout de même quelques points d’histoires sympathiques, avec bien ŝur des approximations et arrangements pour coller au scénario. Du moins c’est ce que j’imagine, puisque ce n’est pas vraiment une période que je connais, mais après quelques heures de jeu cela m’a donné envie de me plonger un peu dans cette culture que j’ai toujours regardée de loin. Sans entrer dans le détail du scénario, Ishin! débute avec l’assassinat du père de Ryoma alors qu’ils prévoyaient de renverser le pouvoir en place. Ce dernier cherche alors à retrouver la trace des assassins avec comme seul indice le style de combat utilisé. Ryoma va alors être amené à fuir pour enquêter et surtout ne pas porter le chapeau ! Comme d’habitude, le scénario est découpé sous forme d’épisodes à la façon d’une série et chaque nouveau chapitre débute par court un résumé des événements passés. Une chose que beaucoup de jeux devraient intégrer pour les joueurs sporadiques comme moi qui reprennent parfois un jeu 6 mois après sans se souvenir du scénario !
Plus que la période, c’est aussi le lieu qui change avec ce “nouvel” opus. Fini le quartier de Kamurocho que les joueurs ont déjà parcouru en long en large et en travers et qui est la marque de fabrique de la série Yakuza. On se retrouve dans une petite campagne typique (ou du moins comme on se l’imagine) japonaise, avec ses bâtiments en bois et ses ruelles étriquées mais pleines de vie. A chaque coin de rue, on trouve des échoppes, des points d’intérêts à identifier, des personnes à qui parler etc…
Les jeux de la franchise n’ont jamais vraiment brillé par leur réalisation graphique. En présence d’un remaster on aurait pu s’attendre à en prendre plein les yeux mais ça n’est malheureusement pas vraiment le cas. Globalement c’est tout de même très acceptable, sûrement grâce à l’ambiance générale qui fait oublier les petits défauts techniques. Lors de nos pérégrinations on n’y fait pas vraiment attention à ces limitations, mais c’est surtout lors des phases de dialogues que l’on se rend compte du gap technique entre les générations de consoles.
Les visages des PNJ sont comme figés et sans grands détails, ce qui rend le tout parfois risible. Par contre, certaines cinématiques sont vraiment superbes et la mise en scène léchée propre à la série sublime le tout.
D’ailleurs, heureusement que les développeurs savent manier l’art de la cinématique car elles sont nombreuses et accaparent une bonne partie du temps de jeu. On a souvent l’impression de regarder un film plus que de jouer à un jeu vidéo, mais comme évoqué plus haut elles sont chiadées et servent bien l’histoire sans en rajouter des couches. Après le court tournant RPG au tour par tour prit avec l’épisode précédent, on repart ici sur du beat’em all classique en temps réel. Parce que si les jeux estampillés Yakuza sont connus pour leurs histoires passionnantes et leur tendance à allonger les cinématiques, ce sont aussi les phases de baston qui font l’essence de la série. Si l’on peut s’attendre à du corps à corps et du sabre, période et univers oblige, notre héros sera également amené à manier l’arme à feu au cours des NOMBREUX combats qui parsèment l’aventure. Il est en effet possible de changer en cours de combat et sans restriction de type de combat. Une simple sélection avec la croix directionnelle et l’on passe du sabre au combo pistolet / dagues.
C’est une chose assez intéressante qui permet de se sortir de situations un peu compliquées, les combats de boss étant parfois rudement difficiles. Pour ne pas pénaliser les joueurs qui voudraient profiter du scénario sans refaire 10 fois le même combat, après des échecs le jeu propose de diminuer temporairement la difficulté. C’est une chose que j’ai apprécié, car n’ayant pas énormément de temps de jeu à ma disposition, je préfère suivre une histoire que de chercher la meilleure stratégie pour parer des coups. En plus des combats propres à l’histoire, le jeu à une fâcheuse tendance à faire apparaître des ennemis aléatoirement à chaque coin de rue. Je n’ai jamais compris cette volonté de mettre constamment le joueur à l’épreuve, de le couper dans une quête pour seulement récolter quelques items à utiliser dans les boutiques ou des objets de soin. La seule chose intéressante est que les ennemis lâchent parfois des orbes permettant de développer plusieurs arbres de compétences. Chacun est relié à un style de combat (sabre, combat au corps à corps, …) et permet de booster les compétences du héros. Comme il existe des orbes pour chaque type de combat, il n’y a pas besoin de faire de choix pour privilégier tel ou tel style au détriment d’un autre.
Enfin et comme à l’accoutumée dans les Yakuza, le contenu proposé est impressionnant. Outre la mission principale qui tient en haleine de nombreuses heures, tous les à côtés permettent de prolonger l’immersion avec des quêtes annexes bien sûr, mais également plein de petites activités dont la série à le secret.
Avec ce remaster, Ryu Ga Gotoku Studio permet aux européens de découvrir un titre jusqu’ici réservé aux joueurs japonais. Comble du luxe, le titre a bénéficié d’une traduction (sous titres uniquement) française, et j’espère que les précédents opus bénéficierons; même uniquement grâce à un patch; d’un tel traitement. Ishin! n’était sur le papier pas fait pour me plaire car la période couverte ne m’attirait pas plus que ça, mais il faut dire que j’ai rapidement changé d’avis. Le scénario captivant et la mise en scène chiadée font que les heures passent sans que l’on s’en rende compte, surtout si l’on s’attarde sur les nombreuses quêtes annexes et activités que propose le jeu.
Salut les metalleux ! On vous a pas mal parlé de bouquins autour du metal ces derniers mois, et pour continuer dans notre lancée on a décidé de vous présenter une campagne de financement participatif pour Something to hide, un livre à paraître en mai 2023 aux Éditions du blouson noir.
Derrière ce nom, on trouve Sofie von KELEN et Johann GUYOT respectivement journaliste et auteur de bande dessinée, qui ont monté l’entreprise en 2012 et qui ont ensuite publié la série Welcome to Hell(fest) qui contient 3 tomes et une édition intégrale. Dans celle-ci, ils décrivent leurs pérégrinations au Hellfest sur plusieurs éditions. J’avais eu l’occasion de lire le premier en médiathèque, et j’ai été surpris de voir qu’il en existait 2 autres !
Il y a quelques temps, Emilien Nohaïc(toujours lui décidément) des Éditions des Flammes Noires a partagé sur Instagram une campagne de financement participatif qui a retenu mon attention, puisque j’y ai reconnu quelques visuels qui m’avaient plu lors de la lecture du premier tome. Les Éditions du blouson noir on en effet besoin des lecteurs pour soutenir la publication de Something to Hide, écrit par Diego GIL et qui paraitra en mai 2023 sur leur site, puis en août dans toutes les bonnes librairies. Dans ce livre, l’auteur partira à la recherche des messages cachés dans les morceaux de rock, en collaboration avec Johann GUYOT qui viendra agrémenter le récit de son œil d’expert.
Si vous voulez participer à cette initiative, vous pouvez vous rendre sur la page Hello Asso du projet et choisir l’un des paliers. En fonction de votre implication, vous pourrez recevoir le bouquin financé avec un ex-libris inédit, mais aussi un tee-shirt ou les précédentes sorties de la maison d’édition. De mon côté j’ai craqué pour le palier à 55€ comme ça je vais pouvoir me faire les deux tomes de Welcome to Hell(fest) que je n’ai jamais eu l’occasion de lire, et qui ne sont plus imprimés mis à part dans l’anthologie.
A l’heure où j’écris ces lignes, le projet n’est financé qu’à 10%, donc si vous voulez soutenir un peu la culture metal, foncez sans hésiter !
Salut les sauriens ! Happy Little Dinosaurs est un jeu créé par Unstable Games à qui l’on doit les titres Unstable Unicorns et Here to Slay entre autres. Le studio s’est démarqué en proposant des jeux à l’esthétique très mignonne mais dans lesquels on se fait souvent des crasses. Happy Little Dinosaurs ne fait pas exception, voyons tout de suite de quoi il en retourne !
Souriez, c’est bientôt fini !
Derrière cette phrase d’accroche présente sur la boite du jeu, se cache presque tout le pitch d’Happy Little Dinosaurs. Chaque joueur y incarne un petit saurien représenté par un plateau personnel contenant un pouvoir spécial unique et une piste de Secours, ainsi qu’un petit meeple en bois tout mignon. Le monde est en proie à des catastrophes de tous types et ça pue un peu pour la survie de nos lézards. Mais ce n’est pas parce que la fin est proche qu’il faut se lamenter. Au centre de l’aire de jeu on trouve deux paquets de cartes, un à dos clair dans lesquels les joueurs piocheront à chaque tour et un à dos sombre représentant les catastrophes.
Le but du jeu est de faire progresser son meeple jusqu’à la cinquantième case de la piste Secours avant les autres joueurs pour s’assurer la survie. Et tout cela avant d’avoir accumulé trop de cartes Catastrophe !
Le jeu s’articule autour de la mécanique de la bataille, comme Challengers!, mais de manière beaucoup plus classique. Chaque joueur a 5 cartes en main qui peuvent être du type ressource, avec une valeur et éventuellement un effet, ou Illico qui proposent un effet en réaction à une situation particulière.
En début de tour on révèle une carte catastrophe, elles sont de 3 types différents : Catastrophe naturelle, prédatrice ou émotionnelle. Cumuler 3 cartes du même type ou une de chacun des types est une cause de défaite pour le joueur. Attention également, il existe des cartes Catastrophe Météorite qui comptent pour chacun des types.
Les joueurs vont donc s’affronter pour ne pas remporter la carte Catastrophe. Celui qui lors de la bataille fera le plus petit score devra ajouter la carte néfaste à sa funeste collection. Cela dit, la progression sur la piste de secours se fait de manière originale. Chaque joueur progressera d’autant de cases sur sa piste que son score obtenu à la bataille, auquel on ajoute son nombre de cartes Catastrophe dans sa collection. On l’a dit un peu plus haut, chaque dinosaure a un pouvoir spécial qui ajoutera un bonus ou un malus à son score de bataille, selon le type de carte Catastrophe révélé. En récupérant une carte Catastrophe, le joueur peut défausser une carte de sa main avant que tout le monde ne repioche des cartes pour compléter sa main à 5 cartes.
Il y a un petit côté sympa risque/récompense à accumuler les cartes Catastrophe. avec un 4 en fin de partie on avancera d’autant de cases qu’un joueur posant un 7 et étant passé au travers des cartes Catastrophe jusque là. De plus, les effets des cartes ressources et les cartes Illico viennent ajouter un peu de piment aux manches. On a de petits retournements de situations et des rebondissements pour ponctuer la partie.
Un design mignon over 9000
Ce qui attire l’œil au premier abord, c’est le visuel de la boîte. Ce petit stégosaure tout mignon qui sourit sous une pluie de météorites nous a séduit. Le reste des cartes n’est pas en reste, les cartes Coincé, Caillou par exemple sont débordantes de mignonnerie. Il y a 24 cartes Catastrophe unique (+4 Météorite) avec leurs citations à découvrir.
On a aimé l’humour très noir de certaines cartes, comme le Tyr-Ex et Ghosté. Le cynisme de certaines citations couplé aux designs tout mignons des dinosaures et des objets nous a fait beaucoup rire à leur découverte. Malgré les dessins tout mignons, les propos ne sont pas adaptés à un public trop jeune qui n’aura pas les clés pour comprendre l’humour caché derrière ces cartes déprimantes. Cependant, une fois la surprise passée, le soufflé retombe un peu et le jeu a un peu perdu de sa saveur pour nous. La mécanique est très basique et ne renouvelle pas grand chose, on n’a pas une profondeur de jeu qui invite à revenir souvent sur Happy Little Dinosaurs. L’expérience est sympathique, mais pas inoubliable.
1 de 4
Conclusion
Happy Little Dinosaurs est un jeu de cartes créé par Unstable Games basé sur le système de la bataille. Pour l’emporter il faut être le premier à atteindre la cinquantième case de la piste Secours ou être le dernier en vie, en ayant récolté moins de Catastrophes que vos adversaires. On influence légèrement le cours de la bataille avec les pouvoirs spéciaux de son dinosaure ou par le biais de cartes Illico pour ajouter quelques effets. Le gros point fort du jeu réside dans sa direction artistique et son humour qui a bien fonctionné chez nous. Sorti de ça, le jeu propose une expérience sympathique mais pas révolutionnaire, ni une rejouabilité incroyable.
Il fera son effet lors de la première partie mais une fois passé le plaisir de la découverte des cartes aux textes acides, il risque de rester dans votre ludothèque sans ressortir.
Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez Philibert.net, Playin, Ludum et Mille et un jeux . En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !
Salut les festivaliers ! On a passé 4 jours a Cannes pour profiter du Festival International des Jeux (FIJ) et le moins qu’on puisse dire, c’est que c’était intense ! 😅
On a écumé les stands et les rendez-vous pour découvrir les jeux de demain et aussi ceux d’hier qui nous avaient échappés.
Le FIJ c’est l’occasion de mettre des visages sur des pseudos et aussi celle de prendre des un apéro avec les copains que l’on voit trop peu.
On va détailler les jeux de façon chronologique pour que ce soit plus simple pour nous, malheureusement nous n’avons pas pu beaucoup jouer par rapport à la masse de jeux que l’on a pu nous présenter, on vous précisera quand c’est le cas, dans le cas contraire, l’avis ne sera basé que sur la présentation faite par l’éditeur :
Cannes premier jour
On a commencé par un petit éditeur pour se mettre en chauffe doucement : Asmodée. On a pu discuter avec José qui nous a détaillé les grosses sorties à venir pour le distributeur.
Et chez Asmo, ils savent comment nous parler en nous présentant Star Wars the deckbuilding game. Vous prenez Star Realms, un de nos jeux de cœur, vous y ajoutez des mécaniques d’Ascension et vous obtenez un deckbuilding a multiples combos dans un univers célèbre avec une montée en puissance incroyable.
Le but du jeu est de détruire un certain nombre de bases adverses. Pour gagner vous allez recruter des personnages et vaisseaux phares de La Guerre des Étoiles.
Twist sympa, l’Empire est le seul à pouvoir recruter des cartes impériales et inversement du côté des rebelles. Les vauriens, étant apolitique et opportunistes, peuvent être recrutés par tout le monde. Mais si un joueur ne peut pas recruter une carte ennemie, il peut la détruire pour empêcher son adversaire de la prendre. En la réduisant à néant, il gagne même des bonus permettant d’enchaîner les combinaisons de cartes.
Les planètes ont également des pouvoirs permanents qui viennent chambouler votre façon de jouer et qui peuvent retourner la situation quand elles sont jouées au bon moment.
Notre partie était folle, chaque carte avait un effet »wahou » quand on la retournait. C’était brutal avec une vraie impression de gain de pouvoir, on se répétait souvent »ah mais oui c’est malin ! »
Bref, un gros coup de cœur pour nous. Ça vient de sortir à 35€, c’est un peu cher mais l’expérience est là et on vous le conseille vraiment si vous aimez les deckbuildings et la licence Star Wars.
Le gardien des saisons :
Changement d’univers radical avec ce jeu coopératif à destination des enfants épaulés par un adulte.
Les gardiens doivent naviguer dans un livre plateau représentant les 4 saisons pour trouver des objets et les ramener à la bonne saison tout en échappant aux griffes du loup qui traque les joueurs au traves des différentes pages du livre. C’est joli, le matériel est très attrayant, on attend d’en savoir plus.
Diferencio :
Sur un plateau recto/verso magnifique avec une scène de vie d’un village très coloré et détaillé.
9 emplacements qui seront recouverts par des cartes venant changer ces détails.
L’un des joueurs viendra changer l’une des cartes pendant que les autres fermeront les yeux. Ces derniers devront trouver laquelle des cartes a été changée.
On a fait un tour, je suis une buse en mémoire, mon fils me bat aux mémoris, là c’était pire…
C’est joli mais clairement pas pour moi !
Etherfield et ISS Vanguard
Awaken Realms sait faire des gros bons jeux qui nous mettent des étoiles dans les yeux. On a déjà été conquis par Tainted Grail et Nemesis parus au catalogue de l’éditeur, alors on, est très intrigués par ces deux prochains jeux, localisés et distribués par Asmo, qui auront 2 approches complètement différentes. Dans Etherfield vous allez rentrer dans le monde des rêves et vous permettre des quelques largesses avec les règles qui pourront décontenancer les joueurs. On n’a pas pu en savoir beaucoup plus n’ayant pas réussi à trouver une table libre pour l’essayer. Mais on espère se rattraper prochainement et vous en parler dans un test.
ISS Vanguard est quant à lui une grosse campagne de science fiction où vous allez gérer votre équipage et votre vaisseau. Les réussites et les échecs auront des conséquences sur l’aventure et il ne sera pas possible de prévoir toutes les embûches des scénarios, il faudra faire des choix d’équipage pour s’assurer le victoire sur le long terme.
Les jeux de rôles
Asmodée distribuant Arkhane Asylum Publishing, ils disposent des grandes licences : Alien, Dune, Dishonored, etc. Le jeu de rôle progresse et ne faiblit pas, de nouvelles licences fortes et des gammes d’accessoires vont faire les beaux jours des rolistes. Les tables toujours remplies dans la rotonde confirment bien ce sentiment de retour en force du jeu de rôle. On a tout de même noté l’arrivée du jdr dans l’univers d’Hellboy qui s’annonce très intéressant.
Jooky jooky
Alors celui là on l’attendait pas. Jeu d’observation et de rapidité, vous êtes muni d’une tapette à mouches, à cafard plutôt, et vous devez taper sur un tas de cartes si un cafard est présent dans la carte ou s’il arrive à sortir d’un labyrinthe ou au contraire sur un cafard en plastique à côté du tas de cartes. Si vous êtes le premier et le plus rapide vous remportez la carte. Un jeu jouet où les enfants vont éclater les parents. C’est tout con mais c’est très efficace même entre adultes.
Aïe aïe avocat et Branle bas de wombat
Par les créateurs d’Exploding Kitten, les jeux sont toujours improbables mais réussissent à nous faire rire avec des concepts fous et des titres bien sentis. Des jeux d’ambiance toujours sympa aux idées débiles mais qui n’a pas rêver de se balancer des avocats à la tronche ?
Descendance Big Box
Réédition du jeu d’Inka et Markus Brand en incluant les extensions, Descendance vous propose un placement d’ouvriers dans un village sur plusieurs générations. Il faudra gérer les ressources mais aussi les morts des ouvriers.
A voir si la retraite pour les ouvriers est une bonne idée où s’il vaut mieux les laisser mourir après 64 ans aux champs pour maximiser ses points !
Zombicide Marvel/Gear UP/Undead or Alive
C’est la fête aux Zombies chez Asmodee, si Undead or Alive est une édition relativement classique dans le far west avec des petites adaptations comme à chaque fois (des lignes de vues plus grandes en hauteur, pas de portes, des charniers à purifier avec de l’eau bénite) il faut avouer que les versions Marvel apportent des changements notables :
ON JOUE LES MECHANTS ! \o/
Enfin un jeu Marvel où on va croquer du civil ! Je trouve ça très cool de pouvoir enfin jouer les zombies et encore plus les zombies de la dimension Z de Marvel, les super héros en mode j’ai une fringale, bonjour Madame, je vais vous manger le tibia” ça fait plaisir !
On devra progresser au travers des missions en réussissant à déjouer les agents du SHIELD qui cherchent à nous arrêter et d’autres super héros qui veulent pas nous laisser becter tranquille. Un lobby vegan sûrement…
Les zombies Marvel auront une jauge de faim qui leur fera perdre toute capacité de raison quand elle arrive à son maximum et vous ne pourrez rien faire d’autre que de croquer le premier venu pour retrouver un peu de santé mentale non entachée par la faim et faire d’autres actions.
Les figs sont belles, la licence est cool, ça va être chouette à jouer en mode déconne !
Mais forcément ça a un prix. Pour cet aspect, ils ont aussi trouver une solution ! Une boîte à prix plus abordable, avec beaucoup moins de figurines pour une plus large diffusion de Zombicide. On joue toujours les héros marvel zombifiés mais pas les mêmes que dans la boite précédente.
Et vu que les choses sont bien faites, lors de prochaines extensions, ces boites seront compatibles entre elles pour soigner au mieux sa collectionnite aigue.
Dernier présenté : Zombicide Gear Up
Déclinaison Flip and Write de la célèbre zombie, si elle ne révolutionne pas les mécaniques, cette nouvelle version a pour elle de forcer à la coopération, vous devrez vous entraider pour éliminer les zombies et le boss de fin. Il faudra anticiper les dégâts et accepter d’en prendre pour faciliter la victoire générale. Sur cet aspect, on retrouve bien l’essence de Zombicide, pas déplaisant à jouer mais pas inoubliable non plus. On a cependant trouvé, lors de notre partie que le concept était plus « original » qu’une nouvelle boîte de Zombicide avec un thème différent.
Atiwa
Localisation du jeu écolo, dans Atiwa vous allez faire pousser des baies, mais pour faire pousser les baies, va falloir tronçonner un peu les arbres autour. Pas de bol, ces arbres sont l’habitat naturel de chauve-souris nécessaires au cycle de vie des baies. Alors comme dans Tindaya, vous allez devoir jauger vos actions pour ne pas trop exploiter la mécanique mercantile pour ne pas ruiner l’écologie et détraquer toute la machinerie naturelle. Le thème m’a interpellé, j’ai eu des bons échos sur le festival, je suis curieux de l’essayer !
Heat
Fans de Vilebrequin, ce jeu est pour vous, faites péter la V-max jusqu’à la limite de rupture du moteur pour gagner la course, attention tout de même à prendre les virages à la vitesse recommandée pour ne pas finir en tête à queue ! On a essayé le jeu en mode découverte et il nous manque clairement une surcouche de gestion pour le rapprocher des jeux tels que Flamme Rouge ou Formula D. Ca tombe bien, on a ramené une boite du festival pour pousser la découverte et on risque de vous en parler prochainement !
Trio
Un nouveau Cocktail Game c’est souvent synonyme de bonne humeur autour de la table, ça ne loupe pas avec ce nouveau jeu qui avec des règles toutes bêtes nous fait réfléchir et s’amuser autour de la table. Vous devez réunir des brelan de cartes numérotées en les réclamant à vos adversaires. Sauf que vous ne pouvez appeler que les cartes les plus faibles ou les plus hautes de sa main ou bien en retournant l’une des cartes posées au milieu de la table. On s’efforce de gratter les indices sur les cartes possédées par les copains, on tente de retenir toutes celles au milieu de la table sans se faire voler les siennes, c’est tout con mais ça marche très bien !
Dooble connect
Un nouveau Dooble, oui oui, mais cette fois-ci, il va falloir faire des lignes pour remporter des points. On aura le droit de poser les tuiles côte à côte que si les deux possèdent un symbole commun. Le premier à faire 4 tuiles de sa couleur alignée marque des points et remporte des tuiles de ses adversaires que l’on devra également poser. La difficulté s’équilibre de cette façon. Bien sûr si la nouvelle tuile touche 2 autres tuiles, il faudra que tout corresponde. On est dans une course pour poser ses tuiles, ruines les lignes des autres. C’est nerveux et c’est encore les enfants qui vont gagner à ce jeu d’observation et de rapidité mais c’est pas grave, on les privera de dessert s’ils gagnent trop !
La distribution de Funforge, on a eu l’annonce juste avant le festival et on en a profité pour poser la question, Funforge se décharge de la partie distribution mais reste complètement indépendant dans leur édition. C’est simplement un service de distribution proposé par Asmodee. On a pu voir plusieurs titres à venir, mais on vous en parlera plus en détails dans le paragraphe dédié à l’éditeur au logo jaune.
Après avoir posé la question à Asmodee, on a été voir Funforge pour avoir les deux sons de cloches. Ca fait Cash investigation mais c’est juste un hasard, nos rendez-vous étaient à suivre depuis longtemps ^^’
Funforge
Même discours chez eux, s’ils ont signé pour la distribution c’est pas contraint et forcé, c’est pour se soulager d’une tâche logistique que d’autres savent mieux faire qu’eux. Funforge se reconcentre sur ce qu’ils savent faire, de l’édition. Adieu les KS et la distribution, on repart sur des bases saines et on reprend les choses en mains avec sérénité. Ils restent indépendant et ne sont pas sous l’empire d’Asmodee. Que ceux qui aiment la ligne éditoriale de Funforge se rassure, ça ne devrait pas changer. Et c’est confirmé, plus de KS chez eux, ils se concentrent sur ce qu’ils savent faire.
Runemaster
Un jeu en coopération qui demandera de s’organiser pour résister à des vagues d’ennemis, le jeu n’est qu’en prototype pour le moment mais on sent une vibe de Last Bastion avec une gestion plus simplifiée des pouvoirs. On attend d’essayer pour juger, mais l’aspect coop a l’air poussé avec une gestion du placement et de personnages aux pouvoirs uniques.
Donuts
Adaptation du jeu abstrait Insert de Bruno Cathala avec une thématique sympa qui prend bien. Si on perd le côté noble du bois, on gagne en gameplay avec un plateau modulable qui permet de varier les configurations de base. Le jeu reste le même, on doit poser ses anneaux en subissant la contrainte imposée par les lignes sur le plateau mais dès qu’on arrive à aligner 5 donuts de sa couleur on remporte la partie. C’est efficace et très rapide et on aime bien ce côté rose fluo qui caractérise bien les donuts, on sait que c’est pas l’avis de tous mais un peu de couleur ferait pas de mal dans ce loisir qui se veut parfois trop sérieux !
The Binding of Isaac – Four souls
Enfin ! Le divin enfant est là ! En français ! Basé sur le traduction de la communauté et validé par cette dernière, le jeu est un die and retry où il faudra utiliser les combos des cartes objets, des personnages et des ennemis pour survivre et progresser dans ce monde rempli de déjections et organes en tout genre afin de collecter 4 âmes de boss. La direction artistique est dingue et rend hommage au petit enfant sacrifiable. Coups bas et trahisons sont au menu et on a hâte d’y jouer pour continuer les plus de 800h de Panzerodin sur la version jeu vidéo.
Vampire la mascarade
Amis rôlistes assoiffés de sang, le votre ne va faire qu’un tour ! On a pu apercevoir l’exemplaire de pré production et il est énorme ! 14 FUCKING KILOS ! La boîte est monstrueuse et bien remplie.
Figurines, dés, plateaux nombreux et épais, livre des 60 scénarios et surtout 60 livrets de scénarios qui vous accompagnerons au travers de vos choix avec des lignes de textes, des dialogues, des réactions selon vos choix. C’est simple, on a eu l’impression d’être face à un scénario d’un gros jeu vidéo RPG tel que Detroit Become Human. C’est un superbe objet pour les fans de Vampire la Mascarade et pour moi qui n’est pas attiré par la licence, l’objet est fascinant par ses promesses. Pas de date ni de prix annoncé mais on surveille !
Voilà pour notre première journée à Cannes, elle était déjà très dense avec seulement deux rendez-vous avec les éditeurs mais on a préféré alléger les moments pro pour se consacrer davantage à jouer et surtout à rencontrer les gens qu’on avait pas vu depuis longtemps.
On vous raconte la suite de nos pérégrinations cannoises dans un prochain article !
PS : respect à tous ceux ayant fait des récaps de Cannes beaucoup plus rapidement que nous, vous êtes des machines ! ^^’
Salut les marcheurs, encore une fois dans nos colonnes, nous allons parler d’un ouvrage issu de la collection de Third Editions. Récemment on a abordé le cinéma avec le bouquin sur Alien, et le jeu vidéo avec celui consacré à A Plage Tale. Aujourd’hui c’est un peu un brassage de culture qui va nous intéresser, puisque l’on va parler du livre Les vies de The Walking Dead – En quête d’humanité écrit par Maxence Degrendel. En effet, la franchise aux zombies c’est un peu le fourre-tout de ces dernières décennies avec du comics, du roman, du jeu vidéo, de la série ou encore du jeu de société.
Comme toujours chez Third Editions on est en possession d’un objet de qualité. La couverture rigide est du plus bel effet et j’apprécie beaucoup l’illustration que l’on doit ici à Paul Ambrosino pour l’édition classique. L’illustration de l’édition first print me plait encore une fois un peu moins, mais elle est tout de même superbe et est l’oeuvre d’Alex Maleev. J’ai une préférence pour l’édition classique, car elle illustre à mon sens plus la déchéance de l’humanité présentée par la saga, là où la first print met l’accent sur la violence, certes omniprésente mais pourtant moins importante. Du côté de la mise en page du contenu là encore on est sur du classique, et c’est un peu mon problème avec ces livres. Le contenu est très intéressant et bien fourni, mais malheureusement le propos n’est pas soutenu par quelques illustrations qui pourraient aérer le texte dense.
Le livre se compose de trois parties. La première revient sur la création de l’univers de Robert Kirkman mis en images par Tony Moore, en abordant bien sûr les comics qui sont tout de même la première incursion de nos putréfiés préférés, mais aussi sur les jeux vidéo géniaux que l’on doit à Telltale Games et bien sûr la série qui a fait connaitre cette franchise au plus grand nombre. J’aurai ajouté une partie sur les romans qui même s’ils sont assez anecdotiques d’un point de vue littéraire, apportent pas mal de contenu supplémentaire pour se familiariser avec l’univers. En tout cas si vous êtes fans et un peu en manque de contenu, vous pouvez vous tourner vers ceux-ci, personnellement j’avais beaucoup aimé !
La seconde débute sur un résumé du comics et de toutes les étapes qui ponctuent les pérégrinations des différents personnages, puis revient sur l’histoire de chacun d’eux assez rapidement en présentant les alliés et ennemis. Enfin il se conclu sur ce qui diverge entre les comics originaux et les libertés prisent par les scénaristes de la série et autres spin-offs. La dernière partie est pour moi la plus intéressante car elle apporte des réflexions, plus que des faits exposés dans les précédentes.
Le bouquin est très intéressant et se laisse lire sans forcer. Le contenu n’est pas pompeux et tout est bien écrit. Si certains chapitres peuvent paraître un peu léger pour les fans hardcore, je ne doute pas qu’ils y trouveront quand même à se mettre sous la dent.
Salut les Empereurs ! Les jeux de gestion c’est cool mais c’est parfois très long. Alors autant j’adore les grands après-midi réunis autour d’une table avec des amis à se creuser la tête autour d’un bon jeu, autant il faut l’admettre, ces après-midi/soirées deviennent plus rares, faute de temps. Et le temps c’est ce qu’on vous propose de gagner avec Time of Empires, le dernier jeu de David Simiand et Pierre Voyé (Oh oui je vois… Pardon…) illustré par Gaël Lannurien et Billy’s World et édité chez Pearl Games.
Rome ne s’est pas fait en un jour mais en 9 minutes
La fiche technique étant faite, parlons rapidement du principe de base du jeu. Dans Time of Empires vous allez gérer la naissance et le développement de votre civilisation au travers 3 âges.
Particularité du jeu, les âges sont minutés, via une application, par une bande son de 9 minutes. Et pour faire une action, vous devrez placer des ouvriers représentés par un sablier de 30 secondes. Vous aurez donc un maximum de 18 actions par âge. Si vous n’aimez pas les applications lors d’une soirée jeu, vous pouvez télécharger les fichiers sur le site de Pearl Games.
Les actions sont assez classiques comme produire des “idées” ou de la brique, tenter de recruter des leaders pour profiter de leurs avantages, réclamer des merveilles pour maximiser son score, construire des bâtiments, se déplacer, agrandir sa population, etc.
Pas le temps pour les regrets
Chaque action demande un coût en temps dans une partie minutée, c’est assez déconcertant au premier abord. On sait pas ce qu’on doit faire pour optimiser ses coups, le moniteur est une pression supplémentaire non négligeable mais Pearl Games a eu la bonne idée d’ajouter un mode initiation qui revient à faire du tour par tour, vous pouvez garder ce mode pour un âge ou toute la partie à votre convenance.
On a joué toute notre première partie avec ce mode, il permet de vraiment prendre en main facilement le jeu et d’appréhender les mécaniques et la logique du jeu.
Passé cette première partie d’initiation, on est reparti de plus belle avec les sabliers et la bande son, et quel plaisir ! Le jeu est rythmé, pas de temps morts, on pose son sablier, on fait l’action, le temps de déplacer tokens et jetons on est quasiment sur la fin du sable, on se dépêche de faire une autre action pour maximiser le temps alloué tout en gardant un œil sur les actions des adversaires pour ne pas se faire prendre les objectifs de score.
Concentration over 9000 !
Les jeux de développement sont en général lents, posés et réfléchis avec des temps d’attente entre les tours le temps que chacun ait calculé jusqu’à 25 tours à l’avance les conséquences de ses choix (Vous en connaissez vous aussi ?). Avec Time of Empires, c’est tout l’inverse, le temps est une ressource précieuse et elle vous file entre les doigts comme les grains dans le sablier. Cette gestion du temps n’est pas un cache misère de mécaniques pauvres. C’est une contrainte à prendre en compte dans votre développement. Les parties sont intenses grâce à cette pression temporelle !
L’acquisition de technologie, la construction de bâtiments, le recrutement de leaders est très bien gérée et reste qualitative même en mode initiation sans le minuteur.
Si on peut jouer entièrement avec ce mode, il enlève vraiment le sel de Time of Empires, si vous êtes adepte des longues phases de réflexion avant de jouer, le jeu n’est peut être pas fait pour vous.
Du matos intemporel
J’aime beaucoup les sabliers en règle générale, je ne sais pas pourquoi mais c’est un objet que j’affectionne. Avec Time of Empires on me régale ! Petite astuce d’édition très intelligente, les sabliers ne sont pas attribués à une couleur de joueur, vous pouvez mixer les sabliers pour arriver à une équité. Bien joué.
Autre aspect très agréable du jeu, l’iconographie est claire et merci d’avoir fait des choses lisibles et simples ! Dès qu’on met un facteur temporel, avec la pression on a besoin d’avoir des informations lisibles rapidement et surtout claires !
Un vrai présent ?
Time of Empires est un jeu de type 4X qui a fait le pari de rajouter une contrainte de temps réel. Chaque manche dure 9 minutes, représentée par une bande sonore via une application ou sur le site de Pearl Games, et vos ouvriers seront 2 sabliers que vous devrez placer au mieux pour faire grandir votre civilisation tout en exploitant les temps morts de 30s à chaque nouvelle action. C’est court mais assez long pour réaliser son action complète tout en jetant un œil aux adversaires pour voir où ils en sont.
Porté par du matériel de qualité et très lisible en partie, Time of Empires va vous faire chauffer les neurones pour maximiser production, construction, extension et conquête. Le jeu réussit à nous mettre au cœur de l’action dès les premières secondes sans jamais perdre de sa profondeur. Si vous en avez marre des soirées où vos adversaires passent trop de temps à réfléchir à leurs prochains coups, Time of Empires est LA solution pour retrouver du dynamisme autour de la table sans tomber dans le jeu tout public.
PS : Au moment de la rédaction de cet article, on ne savait pas encore que c’était le dernier jeu de Pearl Games, depuis l’éditeur a annoncé sa fermeture, on souhaite le meilleur aux équipes de Pearl Games et qu’ils retrouvent rapidement les moyens de nous donner des jeux de qualité. A bientôt !
Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez Philibert.net, Playin, Ludum et Mille et un jeux . En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !
Salut les aventuriers ! Comme tous les trimestres, on va vous parler de la nouvelle box de Ludum! Déjà la 14ème et sans grande surprise ils savent toujours nous régaler. Encore une fois, dans la galette géante qu’est la production ludique, ils ont su trouver les petites fèves pour nous régaler. Sans plus attendre, place à la sélection !
Sélection Party !
La box fun remplie de jeux d’ambiance avec cette fois :
Fun Facts : Le jeu d’ambiance de Repos Production qui demande aux joueurs de se connaître entre eux. Une question commune, chacun répond par une valeur qu’il cache et ensuite vous essayez de classer vos valeurs par ordre croissant. Fun Facts marche avec des gens que vous connaissez bien mais aussi, grâce à des questions très générales, avec des inconnus pour briser la glace.
Dessino Presto : Pendant graphique de Just Oneet le Pictonnary, tous les joueurs vont devoir faire deviner à un joueur un mot au hasard. Le premier à terminer son dessin va déclencher un sablier qui mettra fin au temps pour dessiner. C’est la première fois que je n’apprécie pas un jeu sélectionné dans une box Ludum. Je trouve le jeu assez quelconque et l’apport ludique assez limité. Pour en avoir discuté avec d’autres joueurs, je suis sûrement sévère dans mon approche, mes parties n’ayant pas été concluantes, et votre expérience sera sûrement différente de la mienne mais j’ai des réserves, n’hésitez pas à me donner tort en commentaire.
La box Easy !
La sélection “facile d’accès” de Ludum qui comporte des jeux rapides et efficace mais qu’auquel nous n’avons jamais joué, je laisserai donc les avis de Ludumpour cette box :
Super Mega Lucky Box : « Super Mega Lucky Box : Cochez les numéros piochés pour remplir vos grilles et marquez un max de points.
Avec une base de Loto, Super Mega Lucky Box est un jeu familial accessible de combinaison et de prise de risque, à mi-chemin entre Très Futé et Skyjo, où vous allez avoir le contrôle sur le hasard en provoquant des réactions en chaîne et des bonus !
Et vous savez que quand c’est giga simple, c’est mega efficace, alors tentez votre chance pour devenir la prochaine Super Mega Star de Super Mega Lucky Box ! »
Space Aztec : « Dans Space Aztecs, tentez de sauver un maximum d’aztecs de votre cité d’une invasion alien. Pour gagner, vous devrez être malin espiègle, gouailleur et malicieux !
Après Oh My Brain, les bûcherons des Lumberjacks réitèrent l’expérience « partie un poil chaotique » avec Space Aztecs, un jeu en quasi simultané familial et dynamique de 2 à 6 joueurs dans la lignée de la gamme Coffee Break, créé par Romaric Galonnier, déjà auteur de Magic Rabbit dans la même gamme. »
Mada : « Dans Mada, vous incarnez un lémur qui tente de récolter le plus de figues possible. Pour cela, vous devez jouer des cartes de plus en plus fortes. Vous pouvez bénéficier de l’aide de cartes spéciales qui vous permettent de surprendre vos adversaires. Mais prenez garde : si une carte avec une grande valeur vous rapporte plus de points, elle vous rapproche aussi de la défaite ! Gérez votre main avec soin, prenez des risques mesurés et devenez ainsi le roi des lémuriens.
Madagascar, une île, l’océan et des cactus remplis de figues de barbarie prêtes à être cueillies… Bienvenue dans Mada, le jeu pocket de gestion de main et de prise de risque !
Qui s’y frotte… se pique à ce jeu intense et rapide ! »
La Discovery Box !
On est revenu à nos premiers amours avec la Discovery box qui correspond aux jeux les plus exigeants et on est pas déçu de la sélection du trimestre !
Les Tribus du Vent: Ayant opté pour la Discovery + on a reçu Galileo Project plutôt que Les Tribus du Vent qu’on avait aperçu lors des Utopiales 2022. N’ayant pas joué je ne donnerai pas d’avis sur le jeu et vous laisse avec le résumé de Ludum :
« Dans un futur apocalyptique, la surface du sol est devenue impraticable à cause de la pollution. Dans ce jeu, vous incarnez un Guide qui utilise la magie des éléments pour lutter contre la pollution.
Faites croître des forêts et établissez des nouvelles cités sur leurs cimes, pour tenter d’assurer un nouveau futur à l’humanité dans ce jeu à la thématique écologique de Joachim Thôme (Wild Space) magnifiquement illustré par Vincent Dutrait !
À vous de devenir la meilleure des Tribus du Vent dans ce jeu de cartes stratégique »
Vaalbara: Petit coup de cœur de cette box, Vaalbara est un jeu de collections de territoires où vous devrez jouer des personnages avec une valeur de priorité et des pouvoirs pour remporter les territoires qui vous feront marquer le plus de points. Le jeu est simple, s’explique facilement mais regorge de subtilité dans le “double guessing”.
Chaque joueur à les mêmes cartes et toutes les informations sont visibles en permanence pour tous. On est perpétuellement dans un état d’esprit “Il a joué ça et collectionne ces terrains, il va donc viser ce terrain à ce tour ci, il faut donc que je joue cette carte pour le contrer mais si joue joue ça, il risque de me couper l’herbe sous le pied avec cette carte, …” C’est malin, ça a un goût d’Oriflamme, le chaos en moins, très grosse et très bonne surprise pour nous ! On trouve très futé le système pour régler les majorités avec le dos des cartes terrains et juste un mot pour finir sur la direction artistique qui est magnifique !
Galileo Project : Le GROS morceau de ce trimestre, le dernier né de chez Sorry We Are French qui après Demeteret Ganymèdese déroule encore dans l’espace avec toujours David Sitbon aux pinceaux pour une cohérence d’univers. Galileo Project est un jeu à combo dans lequel vous devrez envoyer des robots conquérir les 4 satellites de Jupiter. Moteur à combos, espace, il n’en fallait pas beaucoup plus pour me donner envie d’y jouer !
Autre avantage, le temps de jeu est relativement court (environ 1h) grâce aux conditions de victoires (pile personnage épuisée, 10 ème robot chez un joueur) c’est juste ce qu’il faut pour avoir le temps de mettre en place son moteur de combos et de le voir s’emballer pour apprécier au maximum les derniers tours avec des actions qui s’enchaînent pour un plaisir immédiat ! Avec la pression des conditions de victoire, on essaye d’optimiser chaque coup pour ne pas se laisser distancer par les adversaires. C’est tendu et très agréable sans être lourd dans ses règles. Le jeu est sublimé dans son plaisir par un matériel de qualité, les jetons de poker sont incroyables, et une boîte qui déborde de matériel, on salut la démarche de faire des boîtes plus petites mais remplies ! Ravi d’avoir pu ajouter ce jeu à ma ludothèque.
La Marmot Box :
Les grands jeux pour les plus petits apporte des belles choses :
Clefs Magiques: Dans ce jeu de stop ou encore pour les plus jeunes, vous allez pouvoir les entraîner aux dualités et leur faire comprendre qu’il ne faut pas être trop gourmand si on veut pas tout perdre. On avait pu y jouer au PeL 2022 et si on est clairement pas le public cible, on a eu un sentiment de “Ah c’est malin, ah c’est joli, ah ça va cartonner”. La mécanique est simple, les joueurs peuvent avancer plus ou moins loin, via des lancés de dés, pour récupérer un maximum de clés qui ouvriront un coffre rempli de cristaux. Les clés sont magnétiques et seules quelques-unes pourront ouvrir le coffre. Plus vous irez loin, plus vous aurez la possibilité de récupérer des clés fonctionnelles et des plus grosses quantités de ressources mais augmentant le risque de tout perdre. Un très bon jeu avec un matériel magnifique, on est ravi de le voir dans cette sélection Ludum.
N’ayant pas pu essayer les autres jeux, je vais laisser les avis de Ludum:
Gummiland : Gummiland : Bienvenue au pays des Gumminions, le pays où poussent les bonbons ! Ces petits monstres réputés pour leur production de bonbons sont très gourmands et chatouilleux !
Apprivoisez des Gummunions sauvages en les attirant avec de délicieuses sucreries et rangez-les dans votre Gummibox ! Chatouillez-les afin qu’ils vous aident à attraper d’autres Gumminions !
Dans Gummiland, les enfants vont pouvoir découvrir le deckbuilding ! »
Et pour finir avec le jeu pour les box Junior + :
Kombo Klash : « Kombo Klash est un jeu tactique de pose de tuiles pour 2 à 4 joueurs. Pouvez-vous maîtriser la capacité unique de chaque créature et réaliser les Kombos les plus fous pour gagner la partie ?
Jouez des tuiles, en utilisant les capacités spéciales des animaux pour marquer le K-K-Kombo ultime ! »
Le mag !
Toujours le petit plus qu’on trouve dans chaque box, le mag Ludumaccompagne toujours aussi bien la sélection de jeux en vous présentant chaque jeu et avec toujours des petits conseils en bas de page ainsi que des règles audio.
Au milieu du mag, un jeu à découper, cette fois ci Bolet créé et illustré par Olga Ortiz et a gagné le concours Nano Games 2022.
Mais aussi des dossiers, ce trimestre c’est la localisation grâce à une interview de Siegfried de chez Lucky Games, on vous parlera bientôt de Radlands de chez eux pour illustrer le propos !
Un petit focus sur Wingspan en jeu mis à l’honneur, qui ne connait pas le jeu de société aux oiseaux maintenant ?
Un petit article sur les éternels et trop nombreux articles/reportages de fin d’année sur les jeux de société qui ont le vent en poupe mais qui au final ne présentent que les monopoly, cluedo et autre jeu qui nous font tous faire “Alors ouaiiiis mais bon y’a quand même d’autres trucs maintenant !” On grince un peu tous des dents mais on a bien souvent commencé par ces poncifs qui traînaient chez nos parents/grands-parents avant de tomber dans le piège ludique, il faut bien commencer quelque part…
Sans oublier le gros point fort du magazine : les jeux de mots. Etant adeptes des jeux de mots foireux, on tient à souligner la qualité des titres des articles ! Princesse Mononoclé pour Clefs Magiques, bravo, du grand art !
Un petit tour par le site ?
Ludumc’est aussi une boutique en ligne, avec des tarifs très avantageux, si si, faites la comparaison avec d’autres boutiques célèbres, vous serez surpris de leurs prix. En ce moment c’est les soldes, il y a de très belles choses à chiner chez eux. Si vous êtes abonnés à une box, il y a des prix encore plus avantageux pour vous !
Les box Ludumc’est toujours une belle surprise pour soi ou à offrir, on vous le conseille pas assez mais le plaisir de recevoir un colis lourdement chargé en plaisir ludique, choisi avec soin et donnant toutes les clés nécessaires pour jouer rapidement et facilement est vraiment très agréable. Si vous souhaitez faire découvrir le monde du jeu de société à des proches, la box Ludumest une belle porte d’entrée, ou un gouffre sans fin dont on ne revient jamais pour beaucoup d’entre nous… 😀
Salut les patrouilleurs ! Vous l’avez vu partout avec sa DA de dingue, tellement de bleu et de rose partout qu’on dirait le setup d’un nouveau streamer sans personnalité. IL EST LA ! En Français ! Il est enfin arrivé ! Et ça va se castagner dans les chaumières ! Prenez une dose de Chrome, faites rugir les V8, on va vous parler de Radlands ! Alors… SOIS TÉMOIN !
On met le contact
Montez à bord, bouclez vos ceintures, on fait les présentations : Radlands est un jeu de Daniel Piechnick. Ce nom vous dit quelque chose ? Il a un peu bossé sur Magic The Gathering, ça fait une base relativement solide pour ce qui est du jeu de cartes en duel.
Illustré de toute beauté par Lina Cossette, Damien Mammoliti et Manny Trembley. Il est publié en version originale par Roxley et c’est traduit en français par Lucky Duck Games.
Les belles couleurs tuning !
Bon on va pas se le cacher, la DA est fabuleuse ! Rien que le thème post apo Mad Max que j’apprécie fortement enfin Fury Road, pas les mecs en slip en cuir de Mad Max 2, c’est une autre ambiance, d’autres soirées, bref, je peux pas en parler ici…
Pour revenir à notre sujet initial, les illustrations sont magnifiques, le choix des couleurs néons pour illustrer ce monde crasseux est une superbe idée, on y retrouve un côté Borderlands qui me plait énormément. Les premières parties sont longues à cause des dessins : On passe plus de temps à regarder l’image qu’à lire l’effet de la carte. C’est un vrai plaisir pour les yeux, je suis conquis mais ça vous l’aviez déjà compris.
Mon monde est à feu et à sang
Dans Radlands vous êtes à la tête de trois camps qui vont entrer en guerre contre trois autres camps.
A votre tour, vous allez dépenser des gouttes d’eau, votre seule ressource du jeu, pour piocher, placer des cartes ou activer des capacités. Les gouttes sont rares et les actions coûteuses. C’est dans cette aridité de ressources et d’actions que vous devrez composer au mieux pour survivre. On ne dispose que de 3 gouttes d’eau par tour, avec possibilité d’en stocker une pour le tour suivant grâce à la carte château d’eau.
La pioche de cartes n’est également pas automatique à chaque tour, elle coûte en ressources, ce qui impose une gestion de tous les instants pour son clan.
Le cœur du jeu est dans le placement des unités qui viendront défendre vos camps sur 2 lignes (soit en tout 6 unités possibles, bravo aux spé math) mais également à attaquer ceux de votre adversaire.
Les camps et les unités ont 2 points de vie, à part les punks (le dos des cartes), et peuvent être soignés ce qui autorise des prises de risques pour tenter de faire des coups glorieux mais qui ne le sont pas toujours hélas…
Autre système que j’aime beaucoup dans Radlands c’est la mécanique d’événements. Ces cartes sont atouts qui peuvent mettre jusqu’à 3 tours à s’activer. A chaque tour on fait progresser l’événement vers son adversaire, quand il arrive en position 0, il est déclenché. Il y a une belle pression avec ces cartes, le compte à rebours est une pression supplémentaire pour le joueur adverse, on sait que ça arrive et quand, il faut s’adapter et prévoir en conséquence !
La grande variété d’unités et de camps permettent une énorme variété de parties et de stratégies différentes. Le jeu est très riche de combos entre les cartes. J’y retrouve une sensation de Res Arcana qui n’est pas pour me déplaire.
Une édition chromée
Radlands est tiré d’un Kickstarter qui a fait les choses bien et en grand en proposant une version super deluxe avec tapis en néoprène, jetons en bakélite et cartes en PVC.
Le matériel est incroyable et est disponible sur la boutique des Lucky Duck avec un coût non négligeable tout de même (70€).
Geste vraiment agréable, l’éditeur palmé à décidé de commercialiser une version de base contenant du matériel plus classique, mais toujours de qualité, sans aucune concession ludique.
On trouve ça très cool que le jeu soit disponible à prix réduit (25€) dans toutes les boutiques. La version Deluxe est à réserver aux fans inconditionnels du jeu ou à ceux qui souhaitent se faire un gros kif.
Petite info en passant, il y a eu une erreur sur une carte, normalement vous devez disposez d’un errata dans votre boite. D’après certains retours, cette carte est manquante parfois, vérifier bien qu’elle est présente et dans le cas contraire, faites une demande à Lucky Duck pour avoir la carte corrigée.
What a game, what a lovely game
Radlands est un jeu de Daniel Piechnick, illustré dans un thème post-apo de toute beauté par Lina Cossette, Damien Mammoliti et Manny Trembley. Vous serez à la tête d’un clan qui devra protéger ses 3 camps mais surtout détruire ceux de l’adversaire. Le jeu est vraiment excellent, pile dans ce qu’on aime dans l’équipe : du duel, une DA monstrueusement classe, des centaines de combinaisons grâce à des cartes variées qui amènent des combos. On est limité dans ses actions à chaque tour par des ressources rares et précieuses qui forceront à optimiser ses actions et ses choix. Les tours sont rapides, on doit anticiper les actions futures pour se protéger des attaques tout en créant des ouvertures. C’est malin et rapide, la grande variété de cartes et de camps changent la dynamique de chaque partie. Si vous cherchez un jeu qui a de la gueule et qui en a dans le deck, Radlands fera votre bonheur !
Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez Philibert.net, Playin, Ludum et Mille et un jeux . En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !