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Interview de Gérald Milani (Les Acteurs de l’Ombre)

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Dans le cadre du Hellfest 2023, nous avons pu échanger quelques minutes avec Gérald Milani, président du label associatif Les Acteurs de l’Ombre, que nous remercions chaleureusement pour son temps, ainsi qu’Amandine pour l’organisation. C’était une première pour nous d’interviewer quelqu’un de vive voix, un exercice pas simple mais plutôt chouette et on espère que le résultat sera intéressant !

Peux-tu nous parler de ton parcours, de comment tu es passé de chanteur à président de label ?

J’ai toujours été passionné de metal, depuis que je suis en 6ème. Un parcours classique, j’ai commencé par le grunge avec les premiers albums de Nirvana, le heavy et un peu de death. Je suis arrivé au black au lycée, en seconde, et depuis ce jour-là j’ai pas quitté le milieu. J’étais dans une petite ville qui s’appelle Salon-de-Provence et pour mes études à 18 ans j’ai eu l’occasion d’aller à Marseille et c’est là que j’ai rencontré des gens, que j’ai intégré des groupes. Le premier c’était en 1996, un groupe de black metal médiéval et ensuite quelques années plus tard en rencontrant des gens dans le milieu marseillais on s’est rapprochés pour créer un webzine qui s’appelait Les Acteurs de l’Ombre, en 2001. Après j’ai été muté pour des raisons pros à Paris en 2003 où le webzine a continué pendant 5 ou 6 ans et en même temps en arrivant sur Paris j’en ai profité pour commencer à organiser des concerts, des festivals. C’était jusqu’en 2009, et après j’ai eu une nouvelle mutation professionnelle où je ne pouvais plus présider l’asso car à distance c’était moins facile. J’ai proposé à l’équipe de monter un label car ça faisait un bon moment que ça me trottait dans la tête. En quittant Paris, l’association m’a alloué un petit budget, et la première sortie c’était le premier album de Pensées nocturnes, Vacuum. En 2010 le 2ème album de Pensées nocturnes, Grotesque, et puis petit à petit le roster s’est étoffé. 

J’ai lu quelque part que tu étais prof en parallèle, est-ce toujours le cas et si oui comment fais-tu pour gérer autant de choses en même temps ?

C’est mon métier prof, c’est ce qui me fait vivre car nous sommes bénévoles dans l’association. C’est aussi une passion, j’aime beaucoup les enfants et enseigner. Depuis tout jeune, j’étais animateur dès que j’ai pu. Pendant que j’étais prof je passais aussi les vacances scolaires à animer dans des colos, et donc oui toujours prof. Je me suis mis à temps partiel pour dégager un peu de temps pour le label, mais c’est mon métier, c’est ce qui me fait manger et ce n’est pas prévu que je le quitte car c’est concrètement pas possible de monter un label professionnel avec des salariés à notre niveau.

On reste vraiment dans une niche, et il ne faut pas se le cacher le metal extrême c’est pas non plus la folie. Il y a eu un petit boost au niveau des années 2010/2015, mais c’est un peu retombé, et donc tant que le label pourra continuer on continuera, mais je garde un pied dans l’éducation nationale. Ça fait des journées chargées mais moins qu’il y a quelques années car l’équipe s’est beaucoup étoffée. Pendant longtemps je me suis occupé aussi bien de la promo, que des signatures, de la production, de la distribution. On était 2 ou 3 donc c’était compliqué. Là on est une trentaine donc les tâches sont bien dispatchées et très cloisonnées. Ça fait beaucoup de boulot car notre roster a beaucoup évolué aussi. Le mois de juin c’est vraiment le pire, c’est fin de trimestre, fin d’année, conseils de classes, les fêtes d’école … Et d’autres événements que j’organise aussi. En juillet on a le  Satanas Ebrietas Conventus qui est un festival de la bière et de black metal. Il y a sept brasseurs qui ont une esthétique musiques extrêmes et black metal français, et chaque année on bouge chez un brasseur et cette année c’est à la Brasserie de l’Apocalypse en Normandie. 

Est ce que c’est la continuité des feux de Beltane ?

C’est différent. Les feux de Beltane c’était vraiment un événement porté sur le culturel avec beaucoup d’artisans, de conférences, d’expositions … Là c’est beaucoup plus petit, mais il y a toujours des conférences, des lectures, des contes car c’est un côté culturel, artistique que l’on veut conserver. Ce n’est pas une continuité mais un autre bébé.

Comment se structure un peu l’association ? Est-ce que chaque membre peut s’exprimer sur le choix de signer les groupes ?

On reçoit pas mal de candidatures, pratiquement chaque jour. Avant je m’en chargeais mais maintenant c’est Vincent qui s’occupe de faire une présélection, et quand des groupes sortent du lot il les propose sur un forum de discussion. Toutes les personnes qui sont intéressées pour s’exprimer peuvent le faire. On discute, on voit en fonction de nos critères et des goûts de chacun, mais tout le monde ne donne pas son avis. Certains sont dans l’asso et cette partie de signature ne les intéresse pas vraiment. Chacun est libre de s’investir comme il le veut. 

Quels sont les critères justement pour signer chez Les Acteurs de l’Ombre ?

Ce sont des critères qui ont évolué, car déjà on a réduit notre roster. C’est-à-dire que pendant des années on a fait 2 sorties par mois et une sortie en juillet en août. Là, on réduit à une sortie par mois et rien en juillet / août. Ça réduit pas mal les possibilités de signature, donc forcément on a un peu élevé les critères pour se montrer plus sélectifs. Les critères aujourd’hui, c’est un groupe qui joue en live et qui a envie de jouer live, un groupe qui se projette sur moyen et long terme et qui a un projet pas forcément de carrière, mais qui sait où il va. On se recentre également sur les groupes français uniquement. Bien sûr il y a une question de feeling, il faut que le contact passe bien et que le groupe se montre hyper motivé et soit force de proposition etc… Maintenant on évite les EP car c’est plus difficile à promouvoir, pour obtenir des chroniques et des interviews, surtout pour des groupes qu’on signe qui sont des groupes émergeant. On fonctionne un peu moins au coup de cœur même si les groupes que l’on signe ne sont que des groupes qui nous plaisent, on regarde aussi la portée commerciale. 

Certains groupes emblématiques du label (The Great Old Ones, Regarde les hommes tomber) ont décidé de signer ailleurs pour s’exporter à l’étranger. Est-ce qu’à terme vous avez envie de grossir pour leur permettre de le faire en restant chez vous ?

On est conscient de nos limites, on reste un label franco-français. 80% de nos clients sont des français, et après c’est l’Allemagne et les États-Unis. C’est clair qu’un groupe qui veut se développer, à un moment donné il doit aller chez un label plus gros qui va leur ouvrir des tournées à l’étranger, qui ont des tourneurs plus importants. On est un peu des découvreurs de talents, et quand on arrive à notre limite on ne retient pas les groupes pour ne pas leur mettre des bâtons dans les roues. Mais ça fout quand même un coup au moral la première fois que ça arrive.

NOTE : à partir de ce moment-là de l’interview, le téléphone qui enregistrait et qui était en plein soleil s’est mis en sécurité et a coupé l’enregistrement… On vous a dit que c’était notre première ! On a eu de la chance car nous arrivions au bout des questions, et le reste de l’interview sera donc retranscrit “approximativement”. 

Comment ça se passe pour faire jouer vos groupes au Hellfest ? C’est la programmation qui vous contacte ou bien vous proposez certains groupes en fonction de l’actu ?

En début d’année j’envoie à la programmatrice du Hellfest une liste de groupes que l’on veut faire jouer, et elle arrange ça au mieux ensuite pour satisfaire tout le monde.

Quelles sont les prochaines sorties du label ?

Début juin c’est le dernier album de Miasmes, Répugnance qui est sorti. Comme je le disais, on arrête de sortir des albums en juillet et en août, donc la prochaine sera en septembre avec le projet ASET et l’album Astral Rape et dont les membres sont encore inconnus du public. Enfin en octobre c’est An Arrow to the Sun le prochain Lunar Tombfields qui sortira. Ce sont juste les prochaines, car le planning est quasiment bouclé sur un an. 

Les Acteurs de l’Ombre va également débuter prochainement le financement participatif d’un jeu de société, MAL ARDENT, qui a été présenté sur pas mal de salons de jeux de société ces derniers mois et qui rencontre à chaque fois un franc succès. Panzer et Younz avaient voulu l’essayer lors de leur dernier voyage à Cannes, mais avaient dû faire machine arrière devant la queue pour s’asseoir à une table. Le label a eu l’idée de se lancer dans le jeu de société car beaucoup de membres de l’association sont des joueurs expérimentés, et après avoir eu l’idée d’un jeu permettant de monter son propre label, ils sont plutôt partis sur un jeu à rôles cachés. Une sorte de Loups Garous mais en plus poussé !

Pour être tenu au courant du lancement prochain du financement participatif, vous pouvez-vous inscrire sur Ulule :

https://fr.ulule.com/mal-ardent/coming-soon/?fbclid=IwAR2UCQbF9e6Yl7fNEEMiXRzz2SFifTyIoIzJyg3RZlAnkmUdaSFnEoP6cG8

Nous ne manquerons pas de vous en parler quand celui-ci sera lancé !

Mal Ardent est un village mourant, rongé par la Peste, la Famine, la Guerre et la Folie.

Terriblement atteints par le Feu de Saint-Antoine, et face à la désolation qui frappe à leur porte, les Villageois sont devenus fanatiques, et s’en remettent à la prière pour tenter de sauver ce qui peut encore l’être dans leur village désolé…

Une poignée d’entre eux, dévorés par la démence, sont persuadés d’être possédés par une entité démoniaque et vont tenter sournoisement de faire plonger le village dans la mort et le chaos, en priant le diable d’exaucer leurs souhaits les plus vils…

Chaque dimanche, sous l’autorité d’un nouveau Juge, le Conseil du village se réunit pour porter une Offrande aux Cieux. Et chaque soir du Seigneur, les Fléaux reculent… ou avancent. Repoussés par les Fidèles ou renforcés par les Possédés.

Nous remercions encore une fois Gérald pour son temps et sa gentillesse, et nous excusons pour la coupure en plein interview … L’erreur ne se reproduira pas ! Enfin nous voulions remercier encore Amandine pour sa confiance, et de nous avoir accompagnés dans cette grande première. 

Hellfest 2023 – Jour 1 – Jeudi

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Pour cette première journée, l’organisation a pensé à nos vieilles carcasses, puisque les concerts n’ont débuté qu’à 16h30 (au lieu des 10h30 habituels). Un bon moyen de se mettre dans le bain s’en s’épuiser trop vite. Revers de la médaille, nous avons déjà eu le temps de suer comme des petits cochons depuis le matin, et sommes déjà bien rougis par le soleil !

Premier jour de festival, et on commence déjà par un premier clash. Les français de Hypno5e se sont en effet ajoutés à l’affiche quelques jours avant le début des festivités, mais nous avions déjà décidé d’aller voir Blackbraid, du Rez Black Metal (du Black Metal issu des réserves amérindiennes) qui cartonne depuis quelques temps sur YouTube.

Nous n’étions pas les seuls à avoir fait le choix de voir le phénomène puisque la tente de la Temple était plus que bien peuplée. Bien nous en a pris, car malgré une originalité assez faible, le tout est exécuté proprement et sans fausse note. Le créneau suivant était aussi problématique puisqu’il fallait choisir entre les américains de Coheed and Cambria, les français d’Aephanemer et leur death technique ou bien les vainqueurs du tremplin Hellfest : Kamizol-K

Comme nous avions peu de concerts à voir sur la Warzone ce week-end, nous avons opté pour ces derniers, surtout qu’ils nous étaient complètement inconnus. Au chant on retrouve deux personnes, un homme et une femme, qui se relaient pour distiller une puissante énergie à la fosse qui lui rend bien, malgré la chaleur étouffante. Ratés au Motocultor, nous avons ensuite fait le choix des masqués d’Imperial Triumphant. Pour faire court, nous n’avons rien compris. Le son était brouillon, et le mélange de jazz et de black metal n’est pas du tout fait pour nous. Ils ont pourtant un jeu de scène aux petits oignons et leurs accoutrements font effet, mais la sauce n’a pas pris avec nous. Au retour nous avons jeté une oreille aux albums, mais il nous a fallu quelques minutes pour confirmer notre opinion négative. 

Harakiri for the Sky c’est un groupe que je me plais à revoir dès que l’occasion se présente, et qui me fait autant d’effet sur album qu’en live. Les compositions sont longues et leur prestation sur un créneau d’une heure me laisse sur ma faim. Leurs précédentes prestations me parlaient beaucoup plus, et ils ont fait ici l’impasse sur pas mal de morceaux emblématiques de leur discographie. De l’album Trauma:III nous n’avons eu le droit qu’à Funeral Dreams, et aucun morceau issu de Aokigahara. La prestation était carrée, mais il manquait quelque chose pour me faire partir avec eux, surement aussi à cause du slammeur qui a décidé de se lancer dans un record du monde de slams en moins d’une heure, et qui énervait tout le monde jusqu’aux challengers (les personnes chargées de récupérer les slammeurs à la barrière). 

Le temps de faire une petite pause pour manger, et on repart sur un autre clash bien plus difficile à gérer. Les anglais Architects et leur metalcore un poil symphonique, ou bien les suédois de Dark Funeral et leur pur black metal ? Je n’ai vu aucun des deux et je me rabats donc sur ces derniers qui sont un peu les chouchous de Panzer, et surtout pour entendre enfin My Funeral en live. La scénographie est plutôt léchée avec pas mal de pyrotechnie, la setlist est pas mal également mais le choix des morceaux issus de Where Shadows Forever Reign me turlupine un peu. On a tout de même eu le droit à une setlist intégrant des titres de Diabolis Interium et Vobiscum Satanas. Un petit pas chassé sur la gauche et on se retrouve tout devant pour Hypocrisy. Panzer était un peu sceptique car sur album il trouve ça gnangnan avec toutes les parties au clavier, mais il est conquis par la version live des morceaux. Surement à cause des rééditions récentes de leurs albums, nous avons même le droit à des morceaux piochés un peu partout dans leur discographie, et ça c’est qu’on aime ! Pas que leur dernier album soit mauvais, mais en festival je trouve que les setlists se doivent d’être plus représentatives de la carrière d’un groupe, et non pas pour défendre leur dernière sortie. Malheureusement le son était un peu brouillon et certaines parties difficilement audibles.

Comme de vrais sportifs ont refait un petit pas de côté pour se placer devant Behemoth dont on ne compte plus le nombre de fois qu’on les a vus. C’est toujours aussi carré, Nergal (le chanteur / guitariste) sait comment haranguer une foule et mettre en forme un show. Petit bonus, des plateformes ont été montées sur les côtés de la scène pour permettre aux musiciens de surplomber la foule. La setlist pioche également dans tout leur répertoire, mais malheureusement donne ici la part belle au dernier album, qui n’est pas franchement notre préféré.

On se déplace enfin vers la Mainstage 2 pour notre premier concert de la journée sur cette scène, et sûrement ma plus grande déception du week-end. J’ai découvert Parkway Drive en 2013 avec l’album Atlas, et leur prestation au Hellfest en plein après-midi sur une scène pas forcément blindée. 10 ans plus tard, la foule est au rendez-vous pour les australiens, malgré l’heure tardive. Là où ils jouaient sur la simplicité, on se retrouve devant un spectacle mis en scène de bout en bout, avec une légèreté que je ne retrouve plus. Alors ça ne m’aurait pas dérangé si la setlist avait été de qualité, mais ils ont fait le choix d’oublier complètement les morceaux de Killing With A Smile, Deep Blue (dont Karma, qui est quand même leur hymne en temps normal), ceux d’Atlas (à part Wild Eyes, mais en morceau de clôture) et ceux d’Horizons. Il semblerait qu’ils aient décidé d’oublier leurs racines pour ne se focaliser que sur leurs sorties depuis 2015. Sans faire le vieux con, je me demande ce qui leur prend car vraiment les morceaux depuis cette période ne sont pas bons, ou du moins pas aussi bons que ce qu’ils faisaient avant. Alors peut-être que les nouveaux morceaux sont plus taillés pour de grosses scènes, mais vraiment j’ai du mal à comprendre leur positionnement, et c’est abattu que je suis parti me coucher. Nos voisins de camping avec qui nous avons discuté en rentrant avaient l’air ravis de cette setlist … tant mieux pour eux.

Ludum nouvelle box ! Earth Wind and faire Mind

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Salut les aventuriers ! Nouveau trimestre veut dire nouvelle box Ludum ! Et une fois de plus, la sélection est riche en bons jeux !

Rappeludum

Pour ceux du fond qui ne suivent pas : Ludum est un site de vente par correspondance de jeux de société qui propose en plus un service de box ludiques trimestrielles vous permettant d’avoir des nouveautés à prix préférentiels.

Ludum c’est des prix intéressants sur leur boutique en ligne, sincèrement n’hésitez pas à comparer, ils ont des tarifs qui pourraient vous surprendre avec un franco de port dès 30€.

Par exemple, pour les fans de Star Wars et de figurines, Shatterpoint est un peu moins cher chez Ludum.

Et si vous possédez un Pass Ludovore, offert pour tout abonnement à une box, vous aurez accès à des promotions supplémentaires et des ventes flash qui raviront votre petit cœur et vos étagères Billy.

Pour reprendre l’exemple de Shatterpoint, c’est 10% de remise supplémentaire.

Et de nombreux avantages : 

  • Une vente privée Ludovor une fois par an, pour l’anniversaire de Ludum.fr (le 12 avril).
  • L’accès aux LudoFlash : Chaque mois, vous retrouverez une sélection de jeux, incluant leurs derniers coups de cœur, voyant leurs remises boostées à 15%.
  • La mise en place une fois par mois d’un concours pour gagner LE jeu coup de cœur du mois.
  • Un accès anticipé de 24H minimum à toutes leurs promos (Soldes, Black friday, Rescapés…)

Je pourrai ajouter que l’équipe est sympathique mais ça ne vous apportera pas grand chose, par contre ils ont un super service après vente et en cas de doublon dans une box, vous pouvez renvoyer gratuitement votre jeu et avoir un bon d’achat en échange.

La sélection !

Reparlons de la box de ce trimestre. On commence par notre colis, il est représentatif de ce que vous pouvez avoir dans les différentes catégories de box : 

Kites : on a découvert ce jeu lors du FIJ et il nous a charmés ! Dans ce jeu d’ambiance, vous devrez garder en l’air vos cerfs volants représentés par des sabliers. J’adoooore les sabliers !

Le but du jeu est d’arriver à épuiser les cartes de la pioche et de vos mains sans qu’un sablier ne tombe à sec. En jouant une carte de la couleur du sablier, vous pourrez le retourner. Le jeu est un mélange de rapidité et de coopération qui devient vite un gros bazar plein de  »JAI PAS DE ROUGE QUI EN A?!?! » frénétiques. C’est bonne ambiance, on s’amuse, on râle, on est tenu en haleine par le sable qui s’écoule, c’est trop cool en plus avec sa thématique, le jeu sent l’été en plus d’être très joli! 

Mind Bug : le jeu d’affrontement qu’on avait pas vu venir. On aime beaucoup le format affrontement avec Panzerodin, c’est l’une de nos configurations préférées, mais quand on a jeté un oeil au financement du jeu, on s’est dit “Meh, ça fait quand même pas lourd en cartes” Et la possibilité de “Mind buger” les cartes adverses pour les prendre sans contrepartie nous a pas du tout attiré. Bah, on peut le dire maintenant avec un peu de recul, on est carrément nuls comme visionnaires… 

Mind bug c’est un peu comme Res Arcana, voilà tes 10 cartes, débrouille toi avec pour t’en sortir, c’est possible, si t’y arrives pas c’est que t’as réfléchi à l’envers ! 

Peu de mots clés pour une compréhension rapide mais de la stratégie et de la tactique à injecter dans sa façon de jouer si on veut s’en sortir. La mécanique de prendre la créature de l’adversaire pour lui voler et la retourner contre lui est vraiment cool et met une pression monstre. 

Ca se renouvelle très bien et le succès du jeu va lui permettre de s’étoffer avec de nouvelles cartes et capacités. 

Ca marche bien, ça prend pas trop de place et on peut enchaîner les parties assez rapidement. Très content de cette découverte qui assouvie complètement nos plaisirs de bagarre. 

Earth : Le gros morceau de ce trimestre, on a pu le voir au FIJ de cette année mais malheureusement pas pu y jouer tellement les tables étaient prises d’assaut. Earth est un jeu à moteur basé sur un thème écologique où vous devrez faire combotter des biomes et des espèces animales et végétales pour marquer des points. 

Ça score dans tous les sens ! C’est assez jouissif de faire des points dès la première partie, mais on tatonne et on loupe pas mal de possibilités, c’est après plusieurs parties qu’on comprend les possibilités de maximiser ses points. Il faut être attentif à ce que l’on fait pour ne pas oublier de marquer des points mais également à ce que font les autres. 

C’est assez jouissif rapidement, on comprend aisément le potentiel du titre mais comme beaucoup de jeux, il ne prend sa saveur qu’avec des joueurs ayant déjà joué et expérimenté le système de points pour éviter des disparités trop grandes.

Par contre ça dégueule de matos ! Amis amoureux des pions et des cartes, vous allez prendre un gros kif en ouvrant la boite !

 

Il a un goût de It’s a Wonderful World mais en bien plus agréable pour moi, p’tit truc sympa qui n’apporte rien au gameplay mais vous trouverez des informations sur les différentes espèces sur les cartes. C’est un détail mais j’aime bien ce côté éducatif discret qui permet d’apprendre des choses sur la faune et la flore sans être trop invasif.

Le reste de la sélection :

N’ayant pu jouer à tous les jeux de la sélection, nous complèterons l’article grâce aux descriptions de Ludum pour les jeux que nous ne connaissons pas :

Dans la sélection Easy :

Phantom Ink : « Quand on vous dit jeux de déduction de mots en équipe, difficile de ne pas penser au célébrissime Codenames ; passer derrière lui et réussir à l’éclipser n’est pas chose aisée. Pourtant Phantom Ink réussit cela avec brio ! À aucun moment, il ne souffre d’une quelconque comparaison en réussissant à amener un gameplay rafraîchissant, novateur et parfaitement porté par son thème. Bref, vous voilà devant un petit hit en puissance de vos prochaines soirées jeux !

Ici, deux équipes s’affrontent pour deviner un mot secret. Dans chaque équipe, un Esprit connaît le mot secret. Chacune leur tour, les équipes peuvent ainsi, secrètement, poser une question à leur Esprit. Celui-ci ne peut répondre qu’à l’écrit et lettre par lettre, à la manière du Ouija. L’équipe peut ainsi demander à son fantôme d’arrêter quand bon lui semble afin de ne pas donner trop d’informations à l’autre équipe. Car oui ces réponses seront bien évidemment publiques. Vous pourrez donc utiliser des bribes de réponses à des questions que vous ne connaissez pas pour vous aider dans votre déduction… Aussi alambiquée que cela puisse paraître, cette mécanique brillante fait tout le sel du jeu !

Phantom Ink vous absorbe immédiatement avec sa thématique spirio-ésotérique pour vous proposer une expérience de jeu innovante et conviviale. Nul doute que vous enchaînerez les parties sans regarder le temps passer, juste pour le plaisir de jouer le fantôme à votre tour !

Bref, on prédit un grand succès à ce titre ! De notre côté, nous l’avons déjà adopté et nous sommes ravis de le partager avec vous dans cette box printanière !« 

Trio : On a pu y jouer au FIJ à 4 et c’est fou comme ça marche avec seulement quelques cartes et règles. Vous devez réaliser des Trio (oui toujours cette capacité à trouver les bons titres, ils sont forts ces éditeurs) de cartes (3 cartes avec le même chiffre). Cocktail Games recommence encore une fois avec des jeux efficaces et rapides qui vont occuper les groupes pendant l’été. Très efficace !

Brigands : Imaginez un peu que Robin des bois ait quatre frères et sœurs et qu’ils choisissent tous la même voie. Imaginez surtout qu’ils aient tous complètement omis la notion de partage et qu’ils rivalisent tous de fourberie pour détrousser ce bon Prince Jean… Eh bien vous voici en plein cœur de Brigands, où une seule devise fait foi : prendre aux riches pour tout garder pour soi !

Brigands est le second jeu d’un jeune couple d’auteurs Laurène Brosseau et Florian Boué qui ont fait le choix de s’auto-éditer via leur studio Aspic Games. Voisins lors du FIJ, nous avons pu les voir à l’œuvre défendre leur bébé, et surtout nous avons pu voir bon nombre de familles conquises après la découverte de leur jeu, au point d’abandonner notre stand pour aller à notre tour l’essayer. Logiquement les jeux des sélections subissent une batterie de tests avant validation. Nous vous avouerons qu’ici nous nous en sommes dispensés. Les retours des joueurs présents sur Cannes ayant largement suffit à nous réconforter dans notre choix.

Brigand est un seul contre tous, ou des brigands tentent de détrousser le Prince qui lui tente de se protéger. La partie se déroule sur 6 jours, soit 6 manches. Vous y enchaînez une phase de planification où vous décidez secrètement de vos déplacements dans les différents quartiers de la ville et une phase de résolution d’actions où tous les quartiers de la ville sont activés un à un.

Brigands est l’un des jeux les plus dynamiques de ces dernières années, l’interaction y est omniprésente. Entre prise de risque, déduction et fourberie vous serez constamment sur le qui-vive. Une véritable pépite ludique qui se paye le luxe de vous proposer un mode duel des plus tendus. Sa découverte nous a rappelé le célébrissime Citadelles, excusez du peu, et on lui souhaite sincèrement le même succès commercial !

Dans la sélection Discovery :

C’est toujours la sélection qui nous parle le plus, ce trimestre pour compléter Earth et Mindbug, on continue avec After Us :

Si le jeu avait normalement tout pour nous plaire, Deckbuilding, combo, esthétique aux petits oignons, on est au final face à un jeu assez froid qui nous a laissé indifférents au terme de notre partie. Le manque d’interaction entre les joueurs en fait une course qui ne correspond pas à ce qu’on attendait du jeu. Ça n’en fait pas un mauvais jeu, bien loin de là, les mécaniques fonctionnent très bien mais ce n’est pas ce qu’on aurait voulu. La déception est très personnelle.

Pour finir, la sélection pour les plus petits :

Le Grand Méchant Monstre : Affûtez vos crayons : Le Grand Méchant Monstre arrive sur vos tables de jeux ! Découvrez sans plus attendre un jeu familial ultra choupi et franchement malin qui s’invite dans votre Box ! Le but du jeu : dessiner un monstre tout en essayant de gagner assez de points pour vous permettre de faire déborder votre trouillomètre avant celui de vos adversaires. Car oui, il ne suffira pas d’être le meilleur artiste, encore faudra-t-il se montrer habile tacticien pour gagner la partie.

Le Grand Méchant Monstre est un jeu idéal pour découvrir les Roll & Write, il associe la créativité et la tactique dans un jeu accessible. Car ne nous leurrons pas : Le Grand Méchant Monstre est bel et bien un jeu compétitif, dans lequel un joueur doit tirer parti des lancers de dés obtenus pour marquer le plus de points. Mais il le fait avec un habillage si mignon et créatif, qu’on se résout parfois à perdre une partie pour le simple plaisir de dessiner un monstre rapportant moins de points, mais plus équilibré. Une touche d’opportunisme, un brin de blocage et un peu de prise de risques, mais surtout le plaisir de dessiner des monstres et de leur donner vie ! Ensuite ? Libre à vous de les affiner et de les mettre en couleur.

Ce Grand méchant Monstre brille en réussissant le tour de force de faire passer des points de règles taquins sous couvert de dessin tout mimi. Mais aussi de prolonger le plaisir longtemps après que le dernier dé a fini de rouler, chacun étant soudain occupé à repasser les traits de son monstre avec un feutre, à le mettre en couleurs de-ci de-là pour lui donner soudain plus de vie, lui trouver un nom et lui imaginer de chouettes aventures. Un formidable jeu compétitif pour s’initier aux premiers choix stratégiques typiques des Roll & Write et découvrir un univers ludique particulièrement foisonnant, mais aussi de faire travailler son imagination et son sens du graphisme !

Morris le Dodo : Ils savent toujours fait des bons jeux enfants chez Blue Orange, celui là est tout simple et utilise le principe de la gravité pour essayer de sauver les oeufs de Morris le Dodo de l’aventurier. On fait glisser des oeufs sur la figurine du dodo en espérant ne pas les casser pour les cacher. Un principe très classique mais toujours efficace et qui a été sublimé par du matériel de qualité.

Lotta Rome : Alors que le Festival de Cannes vient juste d’offrir à Akropolis tous les honneurs qu’il mérite, tel le digne successeur de Kingdomino qu’il est, nous pensions que plus aucun jeu de placement de tuiles ne pourrait nous surprendre.

La mécanique a en effet été plus qu’exploitée et il paraît désormais difficile pour tout jeu du même genre de réussir à se faire une place au soleil. L’éditeur Red Cat Games a pourtant décidé de relever le défi et bien lui en a pris.

En ajoutant à la mécanique de placement de tuile un twist façon It’s a Wonderful Kingdom qui consiste à proposer à vos adversaires un choix entre deux lots de tuiles, Lotta Rome réussit à ajouter au genre une nouveauté non négligeable : de l’interaction entre les joueurs.

En effet, si Kingdomino, Akropolis et compagnie sont des jeux aux mécaniques parfaites, on a souvent tendance dans ceux-ci à nous concentrer sur notre jeu plutôt que sur celui des autres. Dans Lotta Rome, oubliez tout cela ! À chaque tour, vous devrez surtout analyser la constitution du jeu de vos adversaires pour vous assurer qu’ils vous laisseront le lot de tuiles qui vous intéresse le plus.

Ajoutez à cela un scoring de votre zone de jeu qui reprend tout ce qui fait le sel du genre : des domaines du même type multiplié par le nombre de bâtiments du même type (comme les étoiles dans Kingdomino) et vous obtenez un jeu rythmé, dynamique et plein de dilemmes, qui saura convaincre vos jeunes ados autant que vous-même !

Le mag ! 

Comme à chaque fois, le magazine vient accompagner les jeux. Dans le magazines vous trouverez la présentation de tous les jeux de la box mais aussi :

  • Des audio règles pour chaque jeu, toujours un super outils pour prendre en mains rapidement un jeu avant une première partie
  • Une interview de Florian SIRIEIX, découvrez en un peu plus sur l’auteur de jeu et son parcours
  • Les mentions d’honneur, les jeux marquant du trimestre qui auraient eu leur place dans la box
  • Le Panthéon, un mini dossier sur un jeu d’exception, ce trimestre Sub Terra, j’adoooore ce jeu, je ne peux que vous le conseiller !

En fin de magazine on apprend que Ludum va faire peau neuve sous peu, le Mag aussi va évoluer. Depuis leurs débuts, l’équipe de Ludum a su faire progresser son offre en proposant toujours mieux. Et des échanges qu’on a pu avoir avec eux à Cannes, ils sont loin d’avoir fini. Ils ont des idées, une approche saine du marché et un respect pour les joueurs. Ils ont une mentalité qu’on aime beaucoup et c’est pas pour rien qu’on les suit depuis le départ, on peut vous garantir qu’ils vont devenir un acteur incontournable du paysage ludique au fil des années.

La prochaine box est toujours commandable et sera livrée début juillet. Si vous souhaitez agrémenter votre été de bons jeux, vous savez où cliquer.

Hellfest 2023 – Le festival

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Salut les nounours métalleux, comme on l’avait annoncé dans une précédente actualité sur le site, nous avons eu la chance d’obtenir des accréditations médias pour le Hellfest, festival de musiques extrêmes qui se déroule à Clisson. C’est le plus gros festival de metal Français, et il se hisse en bonne position au niveau Européen et pour cause : plus de 180 groupes réunis sur une même affiche, et qui ont joué alternativement sur 6 scènes plus ou moins axées sur des styles particuliers. 

Pour ne pas faire un article trop long et indigeste comme nous avions pu le faire pour le Motocultor, nous avons décidé de découper notre report en plusieurs morceaux. Le premier de la série sera donc celui-ci destiné à exprimer nos idées généralistes sur le festival, et ensuite nous publierons un article dédié à chaque journée de concerts pour présenter les groupes que nous avons pu voir. Ayant accès à un espace média, nous avons également pu interviewer Gérald Milani, président du label associatif Les Acteurs de l’Ombre ainsi que (presque) tous les membres du groupe de black metal français ACOD. Ces deux retranscriptions arriveront un peu plus tard, le temps de retaper l’ensemble des entrevues. 

Le festival ayant pris la forme d’un long week-end de 4 jours pour cette édition 2023, c’est jeudi matin après avoir déposé les enfants à l’école que nous avons pris la route de la charmante bourgade de Clisson pour y déposer notre tente. Nous n’étions pas revenus depuis 2016 pour Thomas et 2017 pour Panzer, et le choc fût impressionnant. Là où il fallait s’armer de patience pour espérer accéder à un parking pas trop loin du site il y a quelques années, maintenant il suffit de suivre les panneaux (si on ne les rate pas comme nous) pour se retrouver sur le second plus grand parking de France, parfaitement carrossable (la plupart du temps). En 2 minutes nous étions garés, et parés à nous rendre vers la station de bus aménagée pour l’occasion. Toutes les 5 minutes environ, il est possible de prendre une navette gratuite avec tout son barda sur le dos, pour se retrouver en moins de 10 minutes à l’entrée du camping du festival. Pour les plus courageux, un chemin pédestre sécurisé a été aménagé, mais … Nous n’avons pas eu le courage de faire 30 minutes de marche avec le matériel de camping. 

C’était un peu notre appréhension ces navettes, car lors de l’édition 2022 ça avait l’air d’être un sacré foutoir et le temps d’attente dépassait largement l’heure. Là, nous n’avons jamais attendu plus de 10 minutes et pourtant nous l’avons utilisé plusieurs fois au cours du week-end. En arrivant jeudi matin nous pensions devoir attendre très longtemps pour la pose des bracelets, mais là encore l’attente fût de faible durée puisque nous sommes passés directement sans aucune attente. Bon d’accord nous avions une file dédiée pour les VIP, mais les festivaliers pouvaient aussi passer rapidement. Nous avons sûrement eu pas mal de chance, mais c’est un bon point pour l’organisation du festival qui semble avoir décidé d’ouvrir la pose des bracelets plus tôt cette année pour anticiper les files d’attente interminables des précédentes éditions. 

Là où nous avons galéré par contre… c’est pour poser notre tente. Nous ne sommes pas arrivés tard, et pourtant nous avons dû parcourir TOUS les campings pour enfin trouver un petit espace disponible, et c’était complètement à l’opposé de l’entrée du festival. Le côté positif, c’est que nous avons été au calme pendant tout le week-end, et avons pu dormir relativement paisiblement (sauf Jean-Louis (nom inventé pour l’occasion) qui avait un problème sur son téléphone et qui le faisait savoir tous les matins. Jean-Louis si tu passes par là… achète une batterie externe et laisse-nous dormir). Le côté négatif, c’est que l’entrée n’était pas du tout gardée comme les autres campings, et du coup nous avons eu le droit à quelques charmants commerçants qui voulaient nous vendre des produits… du terroir dirons-nous. 

Ensuite il est temps de découvrir un peu le Metal Corner qui est désormais une petite ville à lui tout seul, regroupant pas mal de bars, de points de restauration, de commerces. Cet espace est accolé aux campings et permet de se retrouver lorsque le site du festival est fermé (le matin et le soir), pour boire un coup, manger ou bien participer aux afters organisés sous une tente. Est-ce que nous avons fini la soirée du jeudi à danser sur Maniac et faire une chenille à 4h du matin ? Peut-être. Passé cet espace, on se retrouve dans la zone “tampon” du Hellfest, le Hell City Square. Cet espace copiant les façades de Camden à Londres propose pas mal de boutiques également (Nuclear Blast, tatoueurs, barbiers…) mais aussi deux énormes tentes qui abritent l’Extrême Market, le petit marché du Metalleux qui peut y trouver plein de vendeurs de vinyles, de CD, de merchandising etc. Alors par contre j’en parlais plus haut, mais que font des vendeurs de jeux vidéo rétro, de mangas, de peluches etc… dans un festival de metal ? 

Transition toute trouvée pour parler de l’évolution du public que nous avons pu constater et qui, peut-être, trouve ça tout à fait normal d’avoir ce genre de boutiques. En effet, nous avons été surpris dès notre arrivée à la navette, de ne voir personne avec des tee-shirts de groupes … Alors certes il n’y a pas d’uniforme à porter pour être metalleux, mais comparé aux autres festivals, et aux précédentes éditions du Hellfest ça nous a choqué d’être les seuls à arborer les visuels de nos groupes préférés. Bon par contre, le nombre de tee-shirts du merch officiel du festival, on en a bouffé 😀 Mais finalement après quelques jours sur le site, ça nous a confirmé ce que l’on pensait : le public du Hellfest n’est plus le même. Les passionnés de musiques extrêmes sont désormais minoritaires et ont laissé place à un public plus généraliste qui vient principalement pour l’expérience. Attention ça n’est pas péjoratif, juste un constat. De toute façon, ça ne nous concerne pas vraiment puisque nous passons quasiment tout notre temps sous les tentes consacrées aux styles plus “obscurs”. Le seul problème, c’est que ces personnes n’ont pas forcément les codes du milieu, et on se retrouve avec des slameurs / pogos sur des groupes qui ne s’y prêtent pas, ou qui se permettent des jugements pour des choses qui paraissent naturels pour des passionnés. 

Passons désormais à ce qui nous intéresse : le festival ! Nous avons pu rentrer un peu avant l’ouverture officielle des portes (vers 16h) car nous avions une interview à 15h, donc nous n’avons pas expérimenté la file d’attente de la Cathédrale. Si jamais certains d’entre vous ont des retours d’expérience là-dessus, nous sommes preneurs, mais de ce que l’on a vu sur des vidéos il semblerait que la fouille ait posé problème pour la première entrée et que certains ont raté les premiers concerts à cause de ça.  L’entrée se fait via la puce RFID du bracelet, qui sert également pour consommer (boisson, nourriture et aussi merchandising officiel) grâce au cashless. Cela permet une entrée fluidifiée et plus sécurisée. Normalement il est impossible de pénétrer sur le site sans ce bracelet. Cependant, nous avons remarqué que les fouilles n’étaient pas vraiment utiles. A part tâter le sac à dos et les poches rapidement, il aurait été facilement possible de faire entrer un couteau ou autre. Le site a pas mal changé depuis notre dernière venue, et même depuis l’année dernière. Avant, la zone proche de l’entrée regroupait trois grosses tentes : la Valley (stoner, sludge…), la Temple (black metal, pagan…) et l’Altar (death metal, grind…) et était difficilement praticable sur les gros concerts. Le flux était toujours saturé passer une certaine heure, et pour parer à ça, il a été décidé de déplacer la Valley à l’autre bout du site, plus proche de la Warzone (hardcore, punk…).

Ça aurait été parfait, si l’espace de l’ancienne Valley n’avait pas été remplacé par un énorme édifice consacré au merchandising officiel du Hellfest. Ce nouveau “bâtiment” est magnifique, mais la queue permanente dès l’ouverture et jusqu’à la fin de la journée a rendu les déplacements compliqués lors de forte affluence sur la Temple. Spoiler : il fallait attendre le dernier jour pour y aller, et passer en 10 minutes 😀. Cela dit, cette file d’attente était beaucoup moins impactante sur la circulation à l’intérieur du festival que d’avoir la Valley a cet emplacement. A proximité on trouve également le merch artiste qui est clairement une arnaque monumentale à laquelle beaucoup ont malheureusement participé. Il n’y avait que des hoodies et des tee-shirts, mais à des prix exubérants (40€ en moyenne le tee-shirt). Si vous acceptez de débourser autant pour ça, il ne faudra pas vous étonner de vous faire pomper votre fric. 

La Valley quant à elle n’est désormais plus couverte, mais en plein air. Nous n’avons pas beaucoup été sur cette scène, mais pour les 3 ou 4 concerts que nous y avons fait, nous avons trouvé la scène plutôt bien sonorisée et praticable. Nous avons également pu admirer la roue de Charon, œuvre de Peter Hudson qui a été exposée au Burning Man mais aussi lors du Voyage à Nantes. Le flux me faisait un peu peur pour s’extirper de la Valley ou la Warzone car cette zone était difficile à l’époque, mais finalement c’était plutôt pas mal. Globalement la Valley est bien disposée mais la régie est peut-être un peu proche et empêche d’avoir une grosse affluence en face de la scène sur les têtes d’affiches. Le Hellfest continue de nous en mettre plein la vue sur la décoration, agrémentant les œuvres déjà présentes de nouveautés. Comme nous n’étions pas venus depuis longtemps, nous avons eu plein de choses à voir, mention spéciale pour la sculpture présente dans le Kingdom of Muscadet.

Au niveau de la nourriture, on a trouvé ça très varié mais nous n’avons pas consommé tous nos repas sur place. Nous avions apporté pas mal de choses pour réduire le budget, et avons pris quelques repas sur le camping, donc notre avis n’est pas très étoffé. Il faut cependant reconnaître que les espaces dédiés à la restauration sont bien agencés avec tables et bancs, ainsi que de nombreuses poubelles. Les propositions culinaires sont variées : on peut déguster du homard, des pizzas, des burgers mais également des spécialités du monde. Les végétariens ne sont pas oubliés avec des snacks dédiés et de nombreux points de restauration proposent au moins un plat végétarien sur leurs cartes. Concernant les bars, nous n’avons jamais attendu, et les désoiffeurs font toujours aussi bien leur boulot avec leur réserve de bière sur le dos. 

Pour finir sur une note moins drôle, nous avons vu sur Twitter principalement pendant le festival que certains groupes programmés posaient problème, notamment Hollywood Vampires et la présence de Johnny Depp ainsi que As I Lay Dying et Vektor dont certains membres sont condamnés pour violences envers leurs ex-conjointes. On ne va pas vous le cacher, nous nous intéressons très peu (voir pas du tout en fait) aux faits des groupes hors de la scène, et donc nous l’avons appris par ce biais là. Quoi penser de la programmation de tels groupes ? La question est complexe et une réponse n’est pas forcément mieux qu’une autre, et nous sommes plutôt d’avis de dissocier l’œuvre de l’artiste. Il en est de même pour les opinions politiques des artistes, qui si elles ne transpirent pas dans leur musique ne nous concernent pas. Aller voir MGLA (souvent associé au mouvement NSBM – National Socialist Black Metal – alors que seul le leader a un passé douteux et que le groupe ne s’est jamais revendiqué de cette mouvance) en concert ne me dérange pas, contrairement à Peste Noire par exemple qui n’est finalement qu’un meeting d’extrême droite. Écouter les albums de ces derniers est désormais exclu pour nous, malgré des mélodies que nous apprécions. Comme quoi la question est complexe même au sein de notre propre pensée … Enfin il semblerait que des néo-nazis soient présents sur le festival, mais là où nous avions pu voir des bras tendus (peut être pour se protéger des projecteurs ? …) sur d’autres festivals et des tatouages explicites au Hellfest il y a quelques années, nous n’avons rien vu de tel cette année. Nous ne savons pas s’il existe des solutions pour exclure ces personnes de la scène, mais elles n’ont rien à faire parmi nous, où que ce soit. 

Pour conclure, la question de l’écologie est également mise en avant et là encore très peu de solutions sont viables à l’exception de l’abandon de tels événements. Le fioul utilisé pour les groupes électrogènes pourrait sûrement être remplacé par d’autres énergies, mais de telles installations ont sûrement un coût que la production du Hellfest ne peut, ou ne veut pas assumer pour le moment. Le parking et son aménagement sur des terres agricoles (le plus grand de France après Disneyland Paris) a également suscité des réactions. Cependant cet aménagement reste une bonne chose, évitant le stationnement sauvage et dangereux des précédentes éditions. A côté de ça, le festival reste tout de même une débauche de consommation, avec un merch officiel pris d’assaut dès l’ouverture des portes et l’ensemble du week-end, chose que nous ne comprenons pas vraiment car du coup tout le monde se retrouve affublé des mêmes visuels …  Il faudra sûrement réduire les quantités, car si le festival se targue d’avoir écoulé plus de 40.000 tee-shirts sur le week-end, on ne peut plus cacher maintenant que le textile est une industrie dont les conditions de travail sont proches de l’esclavagisme dans certains pays et le question se pose de savoir si l’on souhaite cautionner ça. 

En gros, le festival nous a bien surpris par son évolution depuis nos précédentes venues, et si nous avions une chose à reprocher cela serait le public qui a beaucoup évolué et qui ne correspond plus vraiment à l’image que l’on se fait du festival de metal. Malheureusement, la production du Hellfest semble continuer sur cette voie, mettant en vente les places pour l’année prochaine en vente quelques jours après la fermeture des portes de cette édition. Les fans du festival râlent et à raison, ne pouvant pas se permettre de débourser quasiment 350€ de billet alors qu’ils viennent juste de revenir de Clisson et ont potentiellement dépensé énormément la semaine dernière.  Pour pallier à cela, le Hellfest a annoncé que seuls 50% des pass 4 jours de l’édition 2024 seraient mis en vente le 27 mai, le reste serait disponible aux dates traditionnelles en septembre/octobre. Enfin, il serait bon de revoir la formule de 4 jours, car même si Ben Barbaud (le patron du Hellfest) évoque des raisons économiques à ce choix, beaucoup préfèrent un festival de 3 jours, le quatrième ayant été de trop pour beaucoup. 

Mystery Bag – L’affaire est dans le sac !

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Salut les aventuriers ! Découvert lors du denier PeL, Mystery Bag propose depuis un an aux citadins de la capitale une expérience entre jeu de piste et Escape Game. PeL 2023 approche et on a prit des nouvelles pour savoir comment c’était passé cette année pour eux.

Voici ce qu’on vous en disait en 2022 :

« Si vous avez eu la chance d’aller à PeL, vous avez pu voir quelques pancartes qui vous invitent à résoudre des petites énigmes. Ces panneaux, fil rouge du festival cette année, étaient toutes liées au stand 43 Mystery Bag. Ce nouvel acteur du paysage ludique propose une expérience d’escape game en extérieur. Le principe est simple, un fier cycliste en triporteur vous apporte un sac verrouillé par cadenas à un point précis de Paris et grâce aux indications et énigmes d’un carnet, vous devrez vous diriger au fil des lieux chargés d’histoire ou de culture de la capitale pour trouver votre chemin et la solution à l’énigme du sac mystérieux. Un principe simple mais qui permet de renouveler le genre en s’affranchissant des contraintes d’une pièce tout en permettant de découvrir des anecdotes sur la ville lumière. Mystery Bag se lance tout juste et on leur souhaite le meilleur !« 

Et en 2023 ?

C’est toujours un jeu de piste de difficulté familiale, accessible à tous, en extérieur avec des mécaniques d’Escape Game. Vous vous baladez dans Paris en équipe de 2 à 6 joueurs, à partir de 8 ans, pour percer les secrets enfouis dans le paysage urbain et réussir à déverrouiller toutes les poches du sac en 90 minutes. Le projet a bien fonctionné au point d’ouvrir un nouveau parcours. Vous aurez le choix entre deux aventures pour vous divertir tout en découvrant des endroits insolites de Paris :

Aventure 1Les aventuriers du Marais :

Tentez de rejoindre La prestigieuse académie des aventuriers du Marais en réussissant l’aventure que vous a concocté son terrible directeur ….
Partez à la découverte du quartier du Marais, prouvez votre valeur et devenez l’aventurier de demain !

Aventure 1Les Dalton à Paris : 

Incarnez les Dalton, suivez la trace du shérif dans Paris et dérobez lui les trésors de la ville.
Mais attention Lucky Luke est à vos trousses alors soyez plus rapide que lui !

Pour profiter de ces aventures :

Il suffit de se rendre sur le site de Mystery Bag et de réserver son créneau. Voici les tarifs pour un parcours :

  • 12€ par enfant (-16ans)
  • 20€ par adulte
  • Tarif spéciaux pour école / Team Building / événement en grands groupes

Petit plus, Nico, l’homme au triporteur (et pas tripoteur, lisez mieux !) est aussi sympa que ses aventures, passez lui le bonjour de notre part quand vous le voyez ! Il sera présent à PeL 2023 au stand 125 et si vous lui dites la phrase suivante « C’est une bien belle bourse que voilà ! » vous aurez une réduction de 20% sur votre aventure. Ou sinon vous pouvez rentrer le code « pixeladventurers » (valable jusqu’au 31 août) sur le site de Mystery Bag mais c’est moins drôle !

Archeos Society – Indiana Jones n’a qu’à bien se tenir !

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Salut les archéologues ! La nouvelle sortie parue au catalogue de Space Cowboys allie deux de mes passions : l’archéologie et les jeux de société. Le jeu de Paolo Mori n’est pas tout à fait une nouveauté, puisqu’il s’agit de la réédition du jeu Ethnos, du même auteur, originellement parue chez CMON / Edge chez nous en 2017. Cela dit les modifications de thème et de mécaniques sont assez importantes, on n’est plus du tout dans un univers fantasy mais dans quelque chose de bien ancré dans le réel avec des sites archéologiques qui existent. Le plateau central d’Ethnos est remplacé par 6 plateaux Sites par exemple. N’ayant pas joué à Ethnos et ayant seulement visionné quelques vidéos à son sujet on ne pourra pas réellement comparer les deux éditions du jeu, on se contentera de vous présenter du mieux que l’on peut la réédition de Space Cowboys baptisée Archeos Society.

Archeos Society place les joueurs dans la peau d’archéologues qui vont organiser des expéditions pour s’emparer de reliques. La partie se divise en saisons dont le nombre varie en fonction du nombre de joueurs. Ces derniers marquent des points en fin de saison, selon leur avancement dans les différentes expéditions et la taille de leur équipe.

Pour faire de l’archéologie, on suit les cartes

Lors du lancement de la saison, les joueurs reçoivent leur première carte qu’ils ajoutent à leur main. Ensuite à chaque tour ils devront choisir une des deux actions possibles : 

  • piocher une carte dans la zone de recrutement ou dans la pioche. A noter que la zone de recrutement n’est pas remplacée automatiquement au cours de la saison. 
  • Jouer une expédition : à ce moment-là, le joueur place les cartes devant lui et fait avancer son véhicule d’une case sur le site correspondant. 

Pour bien appréhender ces actions, il faut s’attarder sur l’anatomie des cartes. Pour cela, voici un schéma extrait du livret de règles. Il précise également que les cartes d’une expédition doivent partager la même couleur ou le même rôle (A ou D sur le schéma).

Pour lancer une expédition, on choisit une carte, qui symbolise le chef, dont on pourra résoudre le pouvoir. Les autres sont placées derrière elle, leurs effets n’étant pas appliqués. 

Ensuite pour progresser sur un plateau Site, il faut regarder le nombre de cartes requises dans le symbole en bas du plateau. Certaines étapes nécessiteront une équipe beaucoup plus conséquente, imposant aux joueurs de piocher plus longtemps avant de se lancer à l’aventure sur ce continent. 

La partie prend fin après 2 saisons complètes pour les parties impliquant 2 ou 3 joueurs et au bout de 3 saisons pour les parties de 4 à 6 joueurs. Cependant, il y a un petit twist qui ajoute du piment dans les parties. 3 cartes Singe sont mélangées dans la deuxième moitié de la pioche lors de la préparation de la saison. Lorsqu’on tire la troisième carte, la saison prend fin immédiatement.

Ne pas savoir précisément quand le décompte de points va être lancé ajoute de la tension et on calcule différemment le lancement de ses expéditions. Est-ce qu’il vaut mieux privilégier la progression sur plusieurs sites, avec des niveaux faciles ou au contraire pousser l’exploration le plus loin possible sur quelques continents… Le choix est à adapter en fonction des situations. En aucun cas le jeu est linéaire et on aime beaucoup.

Dans Archeos Society, on a la mécanique de collection pour former ses expéditions qui est bien traitée mais on a aussi le sentiment de course entre les joueurs qui se fait de plus en plus présente au fil de la partie. 

De nombreuses combinaisons à l’horizon

Que ce soit au niveau des plateaux Site ou des sets de cartes rôles, on n’utilise qu’une partie du matériel à chaque partie, on a donc de très nombreuses configurations de base, ce qui offre au jeu une très bonne rejouabilité avec des parties variées. Les rôles changent significativement le gameplay. Le pouvoir du Cartographe permet de lancer deux expéditions avant de déposer sa main dans la zone de recrutement par exemple. Le Mécène quant à lui fait piocher au joueur qui vient de placer le reste de sa main dans la zone de recrutement après avoir lancé une expédition, autant de cartes que ladite expédition. Le gain de tours est non négligeable !
Il en est de même pour les Sites, on sait que “Toujours par deux, ils vont”, les plateaux sont donc imprimés en recto-verso. Avec 12 sites on a une belle variété de possibilités qui s’offre à nous. 

Des reliques rutilantes

A noter que pour cette réédition, Space Cowboys a fait un bel effort pour réduire les déchets, et notamment le plastique pour Archeos Society. On n’a que le cellophane autour de la boîte et une petite pastille adhésive sur un sachet papier contenant les pions. Les cartes sont maintenues par un petit bandeau papier, l’insert est en carton et les pions sont en bois, exit donc le thermoformage plastique. En plus d’avoir un beau matériel, on salue l’effort pour réduire l’impact écologique. On sait que le jeu de société n’est pas un loisir très écologique, le jeu est toujours fabriqué en Chine, mais il faut tout de même reconnaître que depuis quelques temps, des efforts sont faits pour limiter les déchets (ou proposer des alternatives recyclables) et émissions carbone.

Il n’y a également pas de texte sur le matériel de jeu, ce qui laisse penser que la production peut, hormis la boîte et le livret de règles, être utilisée dans tous les pays, limitant une nouvelle fois les ressources utilisées. 

On en a assez peu parlé jusqu’à présent, mais le jeu est beau. Renforcé par l’utilisation de matériaux comme le carton ou le bois, on a entre les mains un bel objet. Le travail de John McCambrige , qui a également œuvré sur T.I.M.E. Stories, sublime le thème et offre aux joueurs une vision de l’archéologie qui invite au voyage. On est complètement immergés dans l’univers Indiana Jones avec une action qui se passerait dans les années 1930/40. 

Conclusion

Archeos Society est la réédition du jeu Ethnos créé par Paolo Mori. C’est Space Cowboys qui s’occupe de la refonte de ce titre, pourtant assez récent, et nous le présente dans une nouvelle version rutilante.
Cans ce jeu de collection et de course à l’objectif, les joueurs devront accumuler en main des cartes de spécialistes pour pouvoir lancer des expéditions sur les différents continents. Les expéditions sont de plus en plus couteuses à lancer sur un même continent, les joueurs devront jongler entre expéditions légères qui rapportent peu de points mais sont rapides à lancer, ou missions plus conséquentes mais également plus lucratives.
La partie est découpée en saisons qui peuvent être interrompues par la pioche de la troisième carte Singe, précipitant la fin de la manche.
Archeos Society est le parfait exemple de la réédition de qualité. le gameplay est revu pour le mieux, le matériel est de très bonne facture et on sent que l’éditeur à pris en compte l’aspect écologique dans sa démarche. Les illustrations sont parfaitement dans l’air du temps, pour offrir aux joueurs une expérience la plus agréable possible. 

Dans Archeos Society, on se livre à une course aux points mais sans être isolé dans son coin. Les parties sont fluides et rapides, ce qui donne un bon rythme aux soirées jeu. Thématisé autour de l’archéologie, ce remake d’Ethnos est une très belle surprise de notre côté et s’est déjà fait une place durable dans notre ludothèque, on vous le recommande chaleureusement !

La Récap de la Rédac 

Nombre de joueurs De 2 à 6 joueurs
Age conseillé A partir de 12 ans
Durée d’une partie Entre 30 et 60 minutes
Auteurs
Paolo Mori
Illustrateurs John McCambrige
Éditeur Space Cowboys
Prix : environ 49.99€ Philibert Playin
Mille et un jeux Ludum

Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez  Philibert.netPlayinLudum et Mille et un jeux . En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !

La Saga Suikoden – Une étoile au firmament du JRPG

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Salut les fans de JRPG! On vous présente régulièrement les ouvrages issus du catalogue de Third Éditions car on les trouve en général très intéressants et pertinents. Celui d’aujourd’hui ne déroge pas à la règle en traitant de Suikoden : La Saga Suikoden – Une étoile au firmament du JRPG

Cette saga de JRPG m’a longtemps fait de l’œil, mais je n’ai jamais lancé un de ces jeux. Plus jeune, a l’époque de la PS1 je me souviens avoir vu sur les étagères de mon magasin de jeux vidéo les deux boîtes de Suikoden 1 et 2. Je venais de découvrir le monde des JRPGs avec Final Fantasy VII, Wild Arms et Breath of Fire III, mais mon budget de l’époque ne me permettrait pas d’acquérir ces deux boîtes qui me faisaient tant rêver. La flambée des prix des JRPGs rétro n’a pas arrangé les choses et je suis resté à entendre les gens dire au reste du monde que Suikoden était une des meilleures saga du jeu vidéo, rien que ça.

 Cependant, il se pourrait bien que tout change cette année ! Premièrement grâce à la lecture de l’ouvrage de Jonathan Remoiville, qui s’ajoute ce mois-ci au catalogue déjà bien fourni de Third éditions et ensuite parce que le jeu devrait bénéficier d’un remake sur consoles actuelles. 

Une mine d’informations

Le livre s’ouvre sur l’histoire de Konami, que j’ignorais totalement. Il est intéressant de voir comment cette entreprise nippone de restauration de juke-box a décidé de se lancer dans l’aventure des jeux vidéo pour avoir leur part du gâteau. Dans les années 1980-90, les studios de jeux vidéo comme Square ou Enix ont de grosses licences de jeux de rôles (RPG) et Konami lorgne sur ce secteur. 

Ils décident alors de confier le projet a Yoshitaka Muramaya, alors programmeur, qui adapte sa vision du classique de la littérature chinoise : Au bord de l’eau. Ce récit fantastique narre les aventures de 108 personnages, les 108 étoiles, dans leur lutte contre le pouvoir de l’Empire corrompu.

On apprend dans l’ouvrage de Jonathan Remoiville que Suikoden n’est pas l’adaptation fidèle du roman, mais que Yoshitaka Muramaya y a mis sa patte, et a jonglé avec les contraintes techniques de l’époque. 

Les opus de la saga décortiqués

L’ouvrage résume épisode par épisode les scénarii des différents opus Suikoden. Évidemment, les spoils sont légion et si vous comptez faire les jeux et que vous  êtes allergiques à cela je vous recommande de passer ces parties jusqu’à ce que vous ayez terminé les jeux. Les histoires sont vraiment intéressantes mais la profusion de noms et le rythme soutenu du récit m’ont parfois un peu fait décrocher. 

En revanche, les analyses qui suivent chaque résumé de scénario dans chaque chapitre sont de vraies mines d’informations que j’ai adoré parcourir. C’est d’ailleurs pour ces chapitres que j’avais envie de lire La Saga Suikoden – Une étoile au firmament du JRPG.

 

 

Si les deux premiers opus de la licence ont acquis un statut de jeux cultes, leurs suites sont un peu plus confidentielles et ce livre permet de les remettre un peu en lumière. Rien n’est oublié, entre épisodes canoniques et spin-offs, l’ouvrage propose un panorama complet de la licence qui permet aux joueurs ou aux néophytes de parfaire leurs connaissances. La Saga Suikoden – Une étoile au firmament du JRPG décortique chaque opus et les remets dans leur contexte pour expliquer les raisons de ce succès d’estime et pourquoi ces titres sont tant recherchés à l’heure actuelle.

L’écrin des 108 étoiles – Conclusion

Comme d’habitude avec les ouvrages édités par Third Éditions, on a une finition de qualité, raccord avec le contenu extrêmement qualitatif. La couverture cartonnée et le format font que le livre est très agréable à parcourir, même en étant allongé. Il existe en deux versions différentes, la classique que nous avons lue pour réaliser cette chronique et la version First print avec couverture alternative et jaquette réversible, ainsi qu’un ex libris. Les ouvrages sont disponibles sur le site de Third Éditions, ou dans toutes les bonnes boutiques au prix de 29.90€ pour la version classique alors que la version First print est au prix de 34.90€, en exclusivité sur le site de l’éditeur. Les illustrations de couverture sont les œuvres de Sourya pour les deux éditions, qui a mis son talent au service de Third Éditions pour proposer un écrin magnifique aux textes de Jonathan Remoiville.

La collection RPG parue au catalogue de l’éditeur comprend autant d’ouvrages qui sont des indispensables pour tout passionné du genre. Celui sur Suikoden ne fait pas exception à la règle et s’inscrit même parmi mes préférés. Le remaster des deux premiers épisodes est attendu pour la fin d’année, le temps pour vous de lire cet excellent ouvrage et voir si les jeux sont faits pour vous ou non !

Hellfest 2023 – Notre feuille de route !

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Salut les festivaliers ! Ca fait quelque temps que l’on parle de Metal sur le site et nous n’avions quasiment jamais évoqué le roi de festivals : le Hellfest. Non pas par désintérêt, loin de là puisque nous avons quelques éditions à notre actif, mais surtout car depuis quelques années nous avons migré vers des événements plus petits. Pour cette édition 2023 nous avons eu la chance de pouvoir prendre part à l’événement grâce à l’équipe du Hellfest que nous remercions chaleureusement par la même occasion ! D’ici moins de 3 semaines nous pourrons enfin retourner dans cette magnifique ville de Clisson pour prendre part à cette édition, et il est donc temps de peaufiner notre running order (la liste de ce que l’on veut voir) pour arriver sereins dans le vignoble.

Nous avions commencé nos repérages il y a quelques mois déjà, mais avec nos goûts très éclectiques (surtout de mon côté, Panzer étant principalement friand de black) il a fallu faire du tri devant tous les noms qui s’enchaînent sur les 4 jours que durent le festival.  D’ailleurs, exit les 3 traditionnels jours des éditions précédentes, il semblerait que tous les festivals se soient donnés le mot pour que la fête dure un jour de plus, sans penser aux vieux croutons que nous sommes 😀

Outre l’environnement du festival qui est sa marque de fabrique et qui risque de nous surprendre (la dernière édition que nous avons pu faire était en 2017, la scénographie a du évoluer depuis), la force du Hellfest c’est que tous les styles de metal y sont représentés, des plus populaires aux plus extrêmes et confidentiels.

L’autre nouveauté de cette édition est une petite réorganisation du site. La Valley va déménager et se retrouver juste en face de la Warzone. Le choc de cultures risque d’être assez drôle à voir, puisque les coreux vont côtoyer les mecs plus posés adeptes du stoner et autres mouvances psychés. Les adeptes de la Valley ont un peu râlé, car certains concerts nécessitent l’obscurité et les tentes s’y prêtaient bien, donc à voir ce que donne le passage de cette scène en plein air. 

Il est donc temps de faire un petit point sur ce qui va nous tenter tout au long du week-end, et plutôt que de faire ça scène par scène, on va vous lister ce qui nous intéresse au jour le jour. 

Jeudi 

Comme évoqué plus haut, le festival est désormais sur 4 jours, avec un peu de répit tout de même sur la première journée qui ne débutera qu’à 16h30. C’est la journée la plus courte, mais pourtant il va falloir courir et faire des choix difficiles. Les toulousains d’Aephanemer vont ouvrir le bal de la grande messe, puisque leur death technique mené par la front-woman Marion Bascoul m’a complètement séduit après l’écoute de leur album Memento Mori. Ensuite c’est Poésie Zéro que nous iront peut être voir pour rigoler un coup, puis vient ensuite le plus gros clash du week-end. Le death-mélo d’In Flames ou bien le post-black d’Harakiri for the sky ? Etant donné que les suédois ne font plus grand chose qui m’intéresse depuis des années, je penche plutôt pour HFTS qui est mon petit groupe chouchou depuis des années. Si nous étions encore potes avec Panzer jusqu’ici, c’est là que notre amitié va disparaître avec le combo Architects / Dark Funeral. Ces derniers font partie des groupes préférés de Panzer qui ne se lassera jamais d’écouter My Funeral en boucle, mais la rareté d’Architects dans notre coin fait qu’il est difficile d’y résister. La soirée sera ensuite longue, puisqu’il faudra enchaîner Hypocrisy / Behemoth (ou Amenra) / Parkway Drive. Ces derniers ont pris du galon rapidement et j’imagine qu’ils seront tête d’affiche de pas mal de festivals dans les années à venir.

Vendredi 

Ce jour-là, il faudra être rapide pour arriver sur le site du festival pour ne pas rater Vended que nous avions pu voir au Motocultor. Ça sera l’occasion de constater leur évolution en un an, eux qui avaient déjà tout d’un groupe bien implanté risquent de faire pas mal remuer la mainstage. Viendra ensuite Belenos que nous avons également pu voir au Muscadeath l’année dernière et qui reste une valeure sûre du black français. Leur dernier concert était axé sur l’album Spicilège, donc le show devrait être totalement différent s’ils repartent sur une setlist plus générale.  Nous pourrons enfin voir 1914 qui nous a fait faux bond l’année dernière au Motocultor, puis revoir enfin Vreid ! Leur venue l’année dernière était un hommage au meilleur album de Windir, 1184, dont quasiment tous les membres sont issus et j’avoue être un peu dégouté d’avoir raté ça. Si je n’avais qu’un souhait pour cette année, ça serait qu’ils reprennent au moins Journey to the end en fin de concert comme ils avaient pu le faire lors de leur concert au Ferrailleur à Nantes. Le reste de la soirée va être un sacré bordel, puisque l’on va passer du Nu Metal avec Papa Roach pour enchainer sur le black de Gorgoroth avant d’aller en mainstage voir Motley Crue pour la première (et dernière sûrement) fois. La nuit sera une sorte de veillée funéraire, puisque nous avons appris récemment la fin de carrière de Sum 41, et cette date sera la seule occasion de les voir une fois dans notre vie. J’ai un peu peur de ce qui m’attend avec ce groupe, car j’écoutais ça en faisant du skate à 11/12 ans … mais est ce que la magie sera là ou bien je vais être complètement dégoutté ? réponse dans 15 jours.

Samedi 

Samedi, on aura déjà fait la moitié du festival mais il nous restera encore plein de belles choses à voir. On aura passé un bon bout de la journée du vendredi sous la tente de la Temple, la faute à une programmation Black intéressante, on devrait vadrouiller un peu plus pour cette troisième journée. On va commencer de bonne heure, juste après avoir grignoté un bout par le Heavy speed des suédois d’Enforcer. Découverte récente de Thomas, qu’il m’a partagée dans la foulée, on a directement apprécié ce voyage dans les années 80, pleines de moustaches et de muscles huilés sous des plastrons en cuir. Je pense que j’enchaînerai ensuite avec quelque chose de plus lourd et ricain comme Crowbar. Ne les ayant jamais vus en concert, je suis assez curieux de voir ce que ça donne, même si de base ce n’est pas trop mon truc. De son côté Thomas ira voir Svalbard qui est sa révélation du Motocultor 2022. Un mélange de hardcore et de shoegaze par moment avec des textes engagés. Leur album  When I Die, Will I Get Better ? est une petite pépite ! La suite devrait être Saor, les bordelais de Gorod et Born of Osiris dont Thomas me parle depuis un bon moment avec grand enthousiasme. Le titre que j’ai écouté ne m’a pas emballé plus que ça, mais j’irai y jeter une oreille, on n’est pas à l’abri d’une bonne surprise. Si je ne suis pas convaincu j’irai attendre une nouvelle fois sous la tente de la Temple pour être bien placé pour Finntroll que je ne voudrais pas louper. Les Finlandais ont toujours eu un black folk assez festif et entraînant, de quoi passer un bon moment pendant cette grande messe du Metal. Pour finir, on ne peut faire l’impasse sur Iron Maiden. Avoir l’occasion de voir ces légendes en live dans l’hexagone, ça ne se loupe pas. Pour terminer la soirée avant de rejoindre le camping, on se partagera sûrement entre Meshuggah, dont j’ai apprécié la dernière production et Carpenter Brut pour voir les titres de Trilogy, ayant été grandement déçu par la suite. 

Dimanche

La fatigue sera très probablement de la partie, la fin du festival en ligne de mire et on aura certainement un peu plus en tête le retour au boulot le lendemain… MAIS, il ne faudra pas se laisser abattre et profiter des shows à venir. De notre côté cette journée sera un peu plus clairsemée niveau groupes que l’on veut absolument voir. On en profitera pour papillonner de scène en scène à l’affût de belles découvertes et si on a de la chance, de révélations! Parmi nos incontournables de la journée, on retrouvera pêle-mêle Vektor avec son thrash efficace, Hatebreed et son hardcore magistrale, les viking death metalleux d’Amon Amarth et leurs hymnes épiques comme Pursuit of Vikings ou Fate of Norns.

On ira bouger nos fesses (sans collant fluo malheureusement) sur Electric Callboy qui sont un peu sortis de nulle part pendant les confinements des dernières années et qui arrivent à rassembler derrière des titres efficaces mélangeant electro et metalcore. Dance With the Dead m’intrigue également, la synthwave est souvent un peu plus brutale en live, ce qui à mon goût ne fait pas de mal, je pense donc aller y faire un tour alors que Thomas sera probablement devant Paradise Lost. On terminera notre session 2023 par Pantera que l’on pensait ne jamais voir de notre vivant, et Slipknot, groupe par lequel Thomas est rentré dans le metal à l’adolescence et qu’il ne peut pas rater !

On vous a fait rapide sur les groupes à voir pour ne pas trop rentrer dans le name dropping facile (on vous fera un petit report groupe par groupe à notre retour). Après décompte, c’est quand même une quarantaine de groupes que l’on doit voir sur le week-end… mais comme à chaque fois on sera peut être obligés de faire l’impasse sur certains en fonction de la fatigue et la motivation sur le moment. Souvent on entend que le Hellfest fait un peu jouer les mêmes groupes, mais j’ai du mal à comprendre cette affirmation quand on est un poil éclectique et que l’on est curieux de découvrir en live, mais aussi à longueur d’année des nouveaux groupes. Je n’ai plus le chiffre en tête, mais je crois que sur chaque édition du festival, c’est quasiment la moitié de la programmation qui joue pour la première fois à Clisson… 

En marge du festival, on ne pourra que vous conseiller d’aller vagabonder dans les ruelles de Clisson qui sont magnifiques en été et dans lesquelles il règne une ambiance particulière avec tous ces métalleux côtoyant les locaux allant faire leurs courses. Comme depuis quelques années également, le Leclerc à proximité du festival organise un “Off” gratuit pour ceux qui seraient dans le coin à partir du mardi, avec de nombreux concerts de plus petits groupes. 

Mayhem Looney Tunes – Du renfort chez les toons !

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Salut les Toons, on replonge dans l’univers des cartoons et de l’affrontement plein de gags avec la première extension pour Mayhem.

Cette petite boîte de contenu additionnel met à l’honneur 4 personnages iconiques des dessins animés de la Warner : Titi et Grosminet ainsi que Bip-bip et Vil Coyote. Cette extension se présente, toujours en mettant en avant les figurines, dans une petite boîte mais tout de même bien remplie. 

Ils sont de retour, pour jouer de mauvais tours !

Ces nouveaux personnages viennent apporter de nouvelles possibilités avec de nouvelles capacités. En revanche, pas de nouvelles tuiles dans cette petite boîte. 

Chaque personnage possède ses propres capacités, mais seuls Grosminet et Vil Coyote ont des règles spéciales. Grosminet a un déplacement beaucoup plus important que les autres à chaque phase. En effet, Sylvestre reste un chat et sa concentration est assez limitée quand il y a une pelote de laine dans les parages. Le joueur qui le contrôle place le jeton Pelote de Laine sur une tuile qui ne lui est pas adjacente. En utilisant sa capacité pelote de laine, et avec un jet de dé de valeur 4 ou plus, il peut rejoindre le jeton pelote de laine en traversant plus d’un lieu. En revanche, on active tous les pièges présents sur les lieux traversés et on ne résout que l’effet de la tuile d’arrivée. 

De son côté, Vil Coyote n’est pas en reste sur les crasses. En effet ses talents machiavéliques lui confèrent 4 jetons Pièges Spéciaux qui auront des effets souvent ravageurs sur l’équipe adverse. Lorsqu’un joueur adverse déclenche un piège placé par l’équipe de Coyote, il pioche un des quatre jetons et en applique l’effet, en plus de celui du piège déclenché! 3 effets sont négatifs, avec un effet de poison, de poussée ou de 2 dégâts supplémentaires et un permet de réduire les dégâts de 2. Comme dit dans le feuillet de règles “même les plans d’un génie peuvent échouer de temps à autres!

S’ils bénéficient de règles particulières, ce ne sont pas les seuls à être intéressants pour autant! Le trait passif de Bip-Bip lui permet d’être immunisé contre les pièges et l’étourdissement. Comme quoi… même le plus débile des oiseaux peut s’avérer utile 😉
Titi, de son côté, peut infliger 3 dégâts une fois par partie à un adversaire qui entre dans son lieu. Les adversaires y réfléchissent à deux fois avant de s’aventurer près du poussin jaune !
De plus, ces deux personnages peuvent se soigner, ce qui est un gros plus dans les affrontements frénétiques de Mayhem.

Les figurines sont toujours pré-peintes, pour un plaisir de jeu immédiat. Elles ont une belle taille, les poses sont cools et la peinture est plutôt bien faite. les détails comme les yeux et les truffes sont soignés. Pas d’oubli comme sur la truffe de Taz de la boîte de base. 

Conclusion

Ces personnages viennent apporter un brin de nouveauté et de folie supplémentaire dans ce jeu qui n’en manquait pas. Les affrontements sont d’autant plus variés que les capacités des nouveaux héros retournent les situations en jeu. Les parties sont toujours très agréables, et ce sentiment est renforcé par les quatre figurines pré-peintes de cette boîte. Si vous n’avez pas accroché à la boîte de base, cette extension ne change pas le gameplay, mais le complète, il n’y a donc que très peu de chances pour que ce pack de personnages vous fasse changer d’avis. En revanche, si vous pensiez avoir fait le tour des possibilités offertes par le starter, ces quatre personnages pourraient bien vous donner envie de relancer le jeu ! 

C’est agréable de retrouver les héros de nos dessins animés sur un plateau dans d’aussi bonnes conditions, le jeu marche à la nostalgie mais qui a dit que c’était mauvais ? Quand c’est bien amené c’est plaisant et ça permet de transmettre des souvenirs aux plus jeunes avec un jeu tarte à la crème qui permet de se faire des crasses dans la bonne ambiance.

La Récap de la Rédac 

Nombre de joueurs De 2 à 4 joueurs
Age conseillé A partir de 10 ans
Durée d’une partie Entre 20 et 30 minutes
Auteurs
Alexio Schneeberger
Illustrateurs Warner Bros et Giovanna Guimaraes
Éditeur Cool Minis Or Not
Prix : environ 35€ Philibert Playin
Mille et un jeux Ludum

Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez  Philibert.netPlayinLudum et Mille et un jeux . En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !

Magic – L’Invasion des Machines. Les Phyrexians plus en forme que jamais !

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Salut les mages ! La nouvelle extension de Magic, L’invasion des machines, vient de sortir, il est l’heure de notre désormais traditionnel article présentation et retour sur ce nouveau set de cartes additionnelles pour le célèbre jeu de cartes à collectionner créé par Richard Garfield.

Pour être honnête, j’attendais cette extension avec la plus grande impatience car je suis tombé sous le charme diabolique des Phyrexians. J’aime ces créatures biomécaniques qui s’insinuent dans toutes les couleurs de magie. 

Les Phyrexians sont les antagonistes historiques de l’univers Magic. Ils débarquent sur Dominaria depuis Phyrexia, leur plan d’origine pour la conquérir. Ces créatures cauchemardesques sont menées par des monstres encore plus hideux (quoique ça dépend du point de vue, je les trouve très esthétiques) les Praetors ou d’autres Phyrexians légendaires.

Parmi elles, on retrouve entre autres Vorinclex et Jin Gitaxias qui viennent tenir compagnie à Sheoldred que l’on a pu retrouver dans les extensions précédentes.

Cependant, leurs ambitions sont bien plus grandes que de se cantonner à Dominaria. Depuis La Nouvelle Phyrexia, Elesh Norn la mère des machines envoie sa progéniture sur tous les plans. Aucun n’est épargné, des plus anciens aux plus récents comme Ikoria ou La Nouvelle Capenna. Les légendes de tous les plans se rassemblent autour des planeswalkers iconiques pour faire face à la menace.

Voyons un peu plus en détails ce que L’Invasion des Machines renferme niveau mécaniques. 

Convocation

C’est le retour de la convocation! Mieux que celle du bac et bien mieux qu’une convocation au poste, cette mécanique permet de mettre à contribution ses créatures déjà en place sur le board pour lancer des sorts à coût réduit. En effet, en engageant une créature déjà invoquée, on peut réduire de 1 le coup de mana incolore d’un sort.

Les cartes possédant ce trait trouvent aisément leur place dans les jeux à jetons, mais pas que! Une fois la partie lancée il n’est pas rare d’avoir des tours sur lesquels on n’attaque pas, utiliser les créatures en place pour en lancer d’autres plus grosses ou des sorts impactant peut faire pencher la balance en sa faveur.

Main Forte

L texte de cette mécanique est assez simple : Lorsque cette créature arrive en jeu, mettez un marqueur +1+1 sur une créature, si c’est une autre créature, elle acquiert les capacités suivantes de la boîte de dialogue de la créature initiale.

J’aime la polyvalence que cette mécanique apporte. Sans que la créature qu’on vient de lancer ait la célérité, on peut tout de même profiter de ses capacités et booster éventuellement une autre créature. Sinon elle gagne tout de même un marqueur +1/+1, ce qui n’est jamais négligeable. 

Les batailles

Ces cartes recto-verso sont une première dans Magic. Et pour info, il s’agit du premier nouveau type de cartes depuis les Planeswalkers en 2007! Ces cartes Recto Verso sont assez particulières et intéressantes à jouer. Elles se jouent de manière traditionnelle, en payant le coût de mana indiqué en haut de la carte, mais lorsqu’elles arrivent en jeu, le joueur qui l’a lancée choisit un joueur pour protéger cette carte. Elles ont une valeur de points de vie inscrite dans le coin inférieur droit. Comme les Planeswalkers, elles peuvent être attaquées et subir des dégâts, réduisant ainsi leur nombre de points de vie. Une fois la bataille remportée, on retourne la carte et le lanceur obtient cette nouvelle carte gratuitement, il obtient ainsi des créatures, enchantements ou artefacts pour poursuivre la partie. 

Stratégiquement c’est intéressant et pour les deux joueurs. Ces Batailles offrent un peu de répit au joueur défenseur en détournant un peu l’attention de l’attaquant vers cette carte, car son but est d’obtenir le verso de la bataille.

Les decks commander et Planechase

C’est le retour des cartes Plan dans Magic ! L’extension Planechase est sortie pendant une de mes périodes de pause dans le jeu et je n’ai pas eu l’occasion de m’y essayer par la suite. Quelle erreur! Les nouveaux decks Commander proposent en plus du deck de 100 cartes, une enveloppe contenant X cartes plan en grand format. 

Ces cartes sont mélangées dans un deck à part, elles ont un format plus grand que les cartes Magic traditionnelles. en début de partie on en retourne une et elle impactera de par son effet la partie. A son tour chaque joueur peut lancer le dé planaire, s’il tombe sur la face avec le symbole de Transplanement, on change de plan en dévoilant la carte suivante de la pioche. Si c’est le symbole Chaos, on applique l’effet Chaos de la carte. 

Ces cartes donnent un nouvel élan aux parties de Magic et particulièrement dans le format Commander. Cinq nouveaux deck de ce format sont disponibles pour la sortie de cette extension : 

  • Chats phyrexians
  • Chevaliers de Zhalfir
  • Créatures shamanes
  • Convocation d’anges
  • Artéfacts gremlins

Magic dans toute sa splendeur !

Je le dis à chaque nouvelle extension, mais je suis toujours surpris par les nouvelles variantes cosmétiques, et de la façon dont Wizards arrive à se renouveler et proposer des cartes avec des styles originaux. Le meilleur moyen pour les découvrir et s’en procurer reste les boosters collectors, mais c’est un budget conséquent. 

Pour l’Invasion des machines, on est une fois de plus gâtés. Parmis les traditionnelles version showcase avec une illustration étendue, les terrains full art et les cartes avec un traitement foil. Parmi toutes ces variantes, on trouve un nouveau type de foil : le Halo. Le brillant est moins prononcé que le foil classique mais il y a un effet brossé qui rend particulièrement bien sur la carte, avec des motifs en volutes. 

Les cartes Légendes du Multivers se glissent parmi les cartes “traditionnelles” de l’extension et on retrouve bon nombres de cartes qui ont impacté les précédents sets. Certains dieux de Théros reviennent, tout comme les kaijus d’Ikoria. Certaines cartes sont même numérotées à 500 exemplaires et ont un traitement foil double arc en ciel (Waw!?! What does that mean?!). Si vous avez la chance de tomber sur de telles cartes, vous êtes l’heureux propriétaire d’une belle pièce de collection ! De notre côté, on ne cache pas notre plaisir d’avoir ouvert Yargle, Glouton d’Urborg dans cette édition ! 🙂

Conclusion

La nouvelle extension de Magic, L’Invasion des Machines, met en lumière les Phyrexians et leurs terribles Praetors. Ces créatures essaient d’étendre leur domination sur tous les plans du multivers, et les légendes de ce même multivers tentent de protéger leur plan. 

L’Invasion des Machines introduit pour la première fois depuis les Planeswalkers en 2007, un nouveau type de cartes : les Batailles. Ces nouvelles cartes apportent de la stratégie aux parties en donnant une carte à défendre à un joueur avec la menace pour le lanceur d’obtenir un permanent gratuitement s’il réussit son attaque. 

Depuis 30 ans, le jeu de cartes à collectionner inventé par Richard Garfield ne cesse d’innover et de se renouveler pour proposer une expérience unique aux joueurs. Le TCG a une profondeur et une rejouabilité incroyables qui ne cessent de s’étendre, sublimées par des visuels toujours plus somptueux, et des pépites pour les collectionneurs. 

Que vous soyez novice ou vétéran dans l’univers de Magic, L’Invasion des Machines saura vous faire démarre au quart de tour pour des parties passionnées!

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