Salut les chefs d’équipage ! Wild Space de Joachim Thôme, édité par Catch Up Games (Pharaon, Fertility) place les joueurs dans la peaux de capitaines de vaisseaux spatiaux qui partent en exploration aux confins de l’infini à la découverte de nouvelles planètes.
Ce jeu de cartes pour 2 à 4 joueurs au design low poly et mignon demande, pour être optimisé, de se creuser un peu le crâne. Recrutement et combos en perspective !

Viser les étoiles

Le principe du jeu est simple, marquer le plus de points, sous forme de crédits. Pour y parvenir, de multiples solutions et c’est tout l’intérêt du jeu ! Ce dernier se déroule en 10 tours, pour chaque joueur. Les tours sont symbolisés par des petits jetons navette en forme de mini TIE Fighter. 

On retrouve le thème du jeu dès la mise en place. On place au centre de la table les deux planètes de départ, et 3 autres planètes face cachée. Chaque joueur reçoit une carte commandant. Elles sont toutes différentes, le départ du jeu est asymétrique. Le nombre de planètes est aussi supérieur à ce que vous pouvez utiliser en jeu, garantissant un renouveau à chaque partie. Et surtout pour éviter de trop prévoir les actions à l’avance. 

Chacun ses vaisseaux

A son tour, un joueur doit découvrir ou explorer une planète. Dans le premier cas, ça se traduit par la pose d’un pion navette sur une carte planète face visible, à gauche ou à droite, puis par la résolution des symboles associés. 

L’exploration propose simplement d’aller plus loin sur la planète et de réaliser les actions qui se trouvent au dessus du site d’atterrissage par lequel vous avez découvert la planète.

Le choix du secteur de planète a explorer est très important. Dans Wild Space, on ne peut faire une action de pose de carte, de pioche ou de défausse que si elle est activée par la planète ou une carte! De plus, on ne peut pas se poser sur le même secteur de planète deux fois, mais on ne bloque pas la place aux autres joueurs.

Et voilà, vous connaissez le déroulement des tours de jeu, merci de nous avoir lu, n’oublies pas de lâcher un pouce bleu et un com ! 

Plus sérieusement, Wild Space est un jeu à combo, les résolutions d’actions sur les planètes ne sont que les entrées en matière du jeu. D’une simple action, vous allez pouvoir en faire beaucoup d’autres grâce à un système de chaînage présent sur chaque carte. 

Présentation des membres d’équipage

Les cartes ont un petit format carré, type Conspiracy, mais sont chargées en informations. Par contre elles sont extrêmement claires, une fois qu’on a compris leur organisation, on ne cherche plus les informations en jeu, on sait immédiatement où regarder pour les trouver.

Chaque carte représente un membre d’équipage : animal ou robot et sont réparties en différents types, caractérisés par la couleur de fond de la carte. Avec un fond noir, les Capitaines, uniquement disponibles en début de partie. Ensuite on trouve les Spécialistes, sur fond bleu, les Émissaires avec un fond marron et les Robots au fond vert. 

Des spécificités qui rapportent des crédits

Les animaux sont utiles pour scorer en fin de partie, on y reviendra, alors que les métiers (en haut à droite) sont une spécialisation du membre d’équipage qui peut aussi permettre de marquer des points ou de déclencher des effets.

Les Émissaires donnent des points en fin de partie si on répond aux conditions qu’ils proposent en haut de leur carte. Si la mission est remplie, ils nous gratifient de quelques crédits supplémentaires. Ils vont en quelques sortes, orienter notre partie si on décide de les jouer. 

Certaines cartes sont un peu spéciales, appelées vétérans, elles n’ont pas d’effet lorsqu’elles sont posées en jeu, mais permettent de gagner un nombre de points (représenté en haut à gauche de leur carte) et surtout de monter une jauge sur votre capitaine et de profiter des actions liées. 

Mais ce qui nous intéresse le plus se trouve en bas à gauche des cartes : Des conditions et des effets de pose. 

Dans un rond bleu, les conditions vous dicteront quel prérequis est nécessaire au déclenchement de l’action. Cela va de la défausse de carte à la présence d’un membre d’équipage avec un métier spécifique dans votre petite troupe. 

Dans le cercle au premier plan, les effets qui se déclencheront au moment de pose de la carte. allant de la pioche à surtout la pose d’une nouvelle carte. C’est cet effet que vous allez chercher le plus pour pouvoir enchaîner la pose de cartes et ainsi agrandir votre équipage de façon optimum. Avec le bon ordre de pose, et les bonnes actions choisies, on arrive à une cascade de cartes posées en un tour. Mais il faut que les cartes en main suivent. 

Pour la pioche, une rivière de 3 cartes face visible est à portée de tous les joueurs au centre de la table. On peut à loisir (en en ayant reçu l’ordre par une planète ou une carte) piocher parmi elles trois, ou à l’aveugle dans le paquet face cachée. On peut ainsi prévoir ses futures actions et garder le cap stratégique que l’on s’est fixé. 

L’espace c’est loin mais c’est surtout court 

Wild Space se déroule en 10 tours pour chaque joueur. Et un tour peut être extrêmement rapide. On ne pioche pas automatiquement dans ce jeu, il faut aller chercher une action de pioche qui se fait généralement au détriment d’une action de pose. Faire sa main est une action coûteuse qui peut se révéler bénéfique par la suite si vous obtenez les bons enchaînements mais rien n’est garanti. Parfois c’est un peu frustrant, on aurait aimé avoir plus de temps pour se développer, d’autres fois on est emportés par la frénésie des combos. Le rythme est soutenu et les parties durent 20-30 minutes… Mais l’envie d’en relancer une est vraiment présente à la fin d’une partie. Du coup, on y joue véritablement plus de 60 à 90 minutes !

Choisir correctement sa planète est délicat, on est tentés de choisir l’action qui nous avantagera le plus sur le moment mais on peut se retrouver coincé par la suite à défaut d’avoir les bonnes cartes. Par exemple, sur la planète du bas de l’illustration suivante, il faut, pour se poser sur le secteur droit, avoir un Robot ou un Émissaire dans son équipage. 

Chaque action d’exploration est la même, c’est véritablement l’action de découverte qui changera d’une planète à l’autre, choississez bien. Toutes les planètes ne sont pas accessibles en début de partie. Il faut avoir un équipage assez fourni pour pouvoir aller sur les planètes autres que celles de départ. Dès qu’un joueur à au moins 3, 6 ou 9 membres d’équipage, il retourne la planète correspondante qui devient alors visible pour tous les joueurs. Ils ne pourront cependant y accéder que lorsqu’eux aussi auront assez de cartes équipage devant eux. Mais rien n’empêche de préparer sa stratégie dès la découverte d’une planète. C’est même fortement recommandé!

Jeu des 6 familles 

On vous en parlait un peu plus haut, les animaux ne sont pas juste agréables à l’oeil, ils sont également source de points de victoire en fin de partie. Pour chaque série complète des 6 animaux, vous gagnerez 15 points.
Pour tout membre de la même espèce supérieure à 2 individus vous gagnerez 5 points. 

Le reste des points vous sera apporté directement par les robots et par les objectifs que vous aurez réussi à poser via les émissaires. 

La diversité d’un équipage est rentable, mais il ne faut pas négliger les missions qui peuvent s’avérer très juteuses en terme de crédits. Trouver le bon équilibre entre Vétérans, variété des espèces d’animaux et missions est la clé du succès. En jeu ce n’est pas toujours chose aisée, mais c’est ce qui fait l’intérêt du jeu !

L’espace en solo?

Et oui, c’est possible ! Un mode solo est présent pour Wild Space. Les cartes Équipage ne changent pas, les règles non plus mais c’est au niveau des planètes que les changements vont s’opérer. On joue contre une IA, gérée par le jeu via un nouveau deck de cartes planètes qui auront des effets de pose et d’exploration, mais qui confèrent des bonus au joueur IA. Le but est de finir la partie avec plus de points que lui. 

Il marche plutôt bien et est agréable à pratiquer. On retrouve les sensations du jeu multijoueurs et le fait de voir les bonus dont va bénéficier le joueur simulé permet d’avoir une piste au niveau de la stratégie pour essayer de le contrer. 

Low Poly et Animaux 

La dernière fois qu’on vous a parlé de Low Poly c’était avec Ganymède qui se déroulait également dans l’espace mais avec un style moins animalier, et peut être un peu plus mature. Cette fois, c’est le règne animal qui prend son envol et qui va vers les étoiles grâce à Amélie Guinet. Les planètes comme les membres d’équipage sont très colorés. Il n’y a qu’une pose par animal, avec un léger changement de couleur, mais on n’y prête pas vraiment attention en jeu. On est plus concentrés sur les effets des cartes qu’autre chose. L’ergonomie sans faille du jeu permet de se focaliser dessus.

J’aime beaucoup ce style low poly appliqué aux animaux. Je ne suis pas fan du singe, qui a l’air arrogant (et accessoirement me rappelle la mascotte de Gorillaz, que je n’aime pas :/) mais j’ai un petit faible pour le poulple… Des tentacules dans l’espace, ça me parle bien !

Inspection de l’équipage

Wild Space est un jeu de cartes à combos dans lequel vous devrez recruter des membres d’équipages pour amasser un maximum de crédits qui seront vos points de victoire en fin de partie. Le jeu est très avare en actions et très rapide dans sa résolution. Vous n’aurez que 10 tours pour compléter votre flotte.

Il faudra utiliser habillement les cartes que vous aurez en main pour déclencher des effets de chaînage. Bien maîtrisés, ils permettent de poser plusieurs cartes d’un coup voir de piocher les cartes qui vous permettront de briller par la suite. Le nombre de tours étant limité, tout comme les actions, il faut anticiper les prochains et surtout déterminer, via des cartes à objectifs et des façons de marquer des points grâce aux familles d’animaux, quelles cartes jouer pour optimiser votre score. Demandant de la réflexion pour valoriser au mieux ses tours tout en proposant un système de jeu simple, Wild Space fait parti des jeux qui, une fois la partie terminée, en appellent une autre assez facilement.

 

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs de 1 à 5 joueurs
Durée d’une partie entre 20 et 30 minutes
Auteur Joachim Thôme
Illustratrice Amélie Guinet
Editeur Catch Up Games
Prix Environ 25€
Chez Philibert
Chez Magic Bazar

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