Accueil Blog Page 12

Motocultor 2022 – Un week-end sous le signe du gros son !

0

Salut les festivaliers ! Vendredi 19 août nous avons pris la route de Saint-Nolff pour assister à trois des quatre jours du Motocultor Festival, qui depuis deux éditions a intégré cette formule à rallonge. Pour cette édition le festival accueillait 105 groupes répartis sur 4 jours. Les plannings ont fait que l’on n’a pu se rendre au festival qu’à partir du vendredi, nous n’avons donc pas pu assister aux prestations des artistes du jeudi, la journée plus orientée Rock qui a vu se succéder The Hives, 1000mods ou encore Clutch. En arrivant, on n’a pu que constater la bonne organisation de l’accès avec des panneaux directement posés sur la voie rapide et un chemin tout tracé jusqu’aux portes du parking. Nos premiers contacts avec les bénévoles ont été à l’image de tous ceux du reste du festival : ils sont adorables et super arrangeants ! On en parlait dans notre précédent article, et d’après ce que nous en avions lus sur différents forums et commentaires ils n’avaient pas eu une bonne expérience de la précédente édition, espérons donc que cette fois-ci les retours seront plus élogieux !

En préambule, on souhaite avant tout remercier les équipes du Motocultor de nous avoir fait confiance pour cette édition, en nous invitant à couvrir le festival.

Contrairement à d’autres festivals (oui bon OK on va comparer au Hellfest une fois et après on n’y reviendra plus), la jauge réduite proposée par le Motocultor permet une fluidité impressionnante. Arrivés aux alentours de 11h30 sur le parking camion, nous avons ouvert nos premières bières à 11h32 le temps de tester les suspensions du van dans les ornières du champ gentiment mis à disposition par les agriculteurs du coin. C’est vraiment un truc appréciable au Motocultor, peut importe ce que l’on veut faire et peut importe l’heure, c’est fluide. N’ayant pas testé le camping on ne pourra pas évoquer une possible queue à l’entrée, mais l’interdiction du verre et les fouilles qui sont obligatoires pour éviter des excès a sûrement dû entraîner un peu d’attente pour poser la guitoune !

Le parking camion du Motocultor
Le punch commence à faire effet …

Par contre, petits points noirs sur les parkings, on aurait aimé des toilettes à disposition puisque nous n’en avons vu que deux, pas vraiment suffisant devant le nombre de camions présents. Les gens ont donc vite eu pour habitude de se rendre dans les fourrés alentours pour se soulager. Seconde petite incompréhension, nous avons remarqué sur le camping tentes la présence d’un stand proposant des éthylotests, et il aurait été bien de pouvoir en avoir à disposition, sur le parking camions, avant de reprendre la route. Certains n’étaient clairement pas frais et c’est un peu désolant de voir ça. Enfin, nous n’avions jamais constaté autant de dealers et consommateurs de drogues sur un festival. On nous a plusieurs fois accostés pour savoir si l’on vendait de la cocaïne ou autre (bien évidemment non), et certains vendeurs ne se cachaient même pas pour faire leurs petites affaires. Cela dit, ce n’est pas au festival de gérer ce genre de choses, c’est le public qui semble changer, mais ça nous a surpris. 

Un festival à taille humaine

Comme on l’a évoqué un peu plus tôt, le côté “petit festival” fait que l’on n’a pas l’impression de côtoyer des milliers personnes sur le week-end. Yann Le Baraillec, le fondateur du festival, nous expliquait pourtant lors de la conférence de presse, que cette édition avait fait venir plus de monde qu’en 2019, lors de la dernière tenue du Motocultor le festival avait accueilli 42 000 festivaliers. Pourtant j’ai eu l’impression que la foule était plus éparse, sûrement dû à l’ajout de la quatrième scène qui fait que chaque festivalier à toujours quelque chose à voir. Malheureusement, malgré l’affluence record pour le festival, il n’a pas atteint son équilibre budgétaire cette année, la faute à des coûts de fonctionnement plus élevés. L’objectif est pour l’organisation d’arriver à un palier d’au moins 45 000 entrées sur les quatre jours et idéalement 60 000, là où “seulement” 44 000 ont été comptabilisées cette année. Cependant, cela ne remet pas en cause la prochaine édition, et c’est une très bonne nouvelle !

Yann Le Baraillec, le patron du Motocultor
La conférence de presse de Yann Le Baraillec le dimanche

On a trouvé ça très agréable de pouvoir faire des allers/retours au parking camion en moins de 10 minutes, le temps d’un court set qui ne nous intéressait pas par exemple. L’entrée se fait de manière fluide, malgré des fouilles correctes. On n’a pas eu l’impression que l’on aurait pu rentrer avec un couteau oublié dans une poche par exemple, là où dans certains festivals la sécurité à l’entrée fait plutôt office de présence. Mention spéciale à tous les vigiles qui étaient toujours de bonne humeur d’ailleurs, et qui avaient toujours un petit mot pour rire ! 

Pas moins de 850 bénévoles ont œuvré toute cette fin de semaine, mais également avant et après pour le montage et démontage, pour offrir au public le meilleur festival possible. Et on peut dire que globalement ça a été plutôt réussi, on les remercie donc pour leur dévouement, leur efficacité et leur gentillesse pendant ces 4 jours ! Tout a semblé rouler lors de cette édition et nous n’avons pas eu vent d’incident pendant le festival. Des patrouilles de secouristes et soignants parcouraient le site de Kerboulard pour aider les festivaliers.
Ceci nous permet d’aborder le stand Prévention situé à proximité de l’entrée. L’équipe présente en permanence était à l’écoute des festivaliers en ce qui concerne les signalements de violences sexistes et sexuelles mais également pour distribuer des bouchons d’oreilles et préservatifs afin que tout le monde puisse s’amuser et profiter du festival en toute sécurité. 

Comme chaque année, une tente dédiée au merch était implantée sur le site. Idéal pour parfaire sa collection de tee-shirts aux motifs douteux, s’acheter un petit hoodie car on ne savait pas qu’en Bretagne les nuits sont fraîches, ou acheter des vinyles et CD grâce aux labels présents. De notre côté on s’est fournis sur le stand des Acteurs de l’Ombre et sur le stand Season of Mist pour agrandir nos collections de vinyles ! A l’opposé de ce merch tenu par des professionnels, on trouvait le merch des artistes du week-end, sur lequel on pouvait trouver des tee-shirts ou hoodies que nous avons trouvé particulièrement chers. En temps normal on ne met pas plus de 20€ pour un tee-shirt, alors que là seul un groupe proposait son merch à ce prix là, contrairement à Behemoth ou Dark Funeral qui vendaient le moindre tee-shirt à 30€. Ne parlons pas des pulls zippés, affichés à 65€ (contre 40€ en temps normal environ) !! On s’est demandé pourquoi, et nous avons eu un début de réponse sur un post Facebook de Le Télégramme Vannes. Un membre du réseau social qui fait apparemment partie d’un groupe ayant joué au festival, affirme que celui-ci prend 20% des revenus du merch des groupes. Information à prendre pour ce qu’elle vaut, mais qui expliquerait cette énorme inflation !

Sous la grande tente du merch

En parlant d’argent, le paiement de la nourriture et boisson se fait comme sur la plupart des festivals via un bracelet ou une carte cashless au format carte bleue. C’est cette dernière solution qui a été retenue par le Motocultor. Si certains trouvent à redire sur sa praticité (perte ou vol plus facile), nous on trouve que c’est une bonne solution car ainsi il est possible de la prêter à ses potes quand c’est son tour de payer une tournée et que l’on ne veut pas bouger d’une scène ! Quelques stands de recharge étaient disponibles sur le site, mais la queue était parfois très longue ! Heureusement il est possible via Weezevent de rattacher sa carte cashless à sa carte bleue, et définir un seuil à partir duquel la carte doit se recharger. On aime bien ce principe de cashless, ça permet de ne pas devoir terminer tous les tickets de restauration même si l’on n’a plus soif, comme c’était le cas avant. 

A boire et à manger !

Un aperçu des différents food-trucks

Cette année, pas de restauration propre au festival. Ce sont des food-trucks et restaurants ambulants privés qui ont fait office de cantines pour les festivaliers. On se doutait que les tarifs allaient creuser un peu le budget alors nous avons fait le choix de limiter nos collations sur le site, mais le peu que l’on a pu manger était de qualité. On a réussi à choisir des horaires un peu moins fréquentés et donc n’avons jamais trop fait la queue. Du côté du bar, c’était de la 8.6 IPL ou de la pils classique. On trouvait également du cidre qui tapait quand même à 6° ou du soft. Du côté des prix on a trouvé un poil cher, surtout du côté du sans alcool qui était parfois plus cher que la bière. On a entendu plusieurs personnes se plaindre du choix du fournisseur de bière, souhaitant même l’ajout de micro-brasseurs du coin. L’idée est bonne, on aurait également aimé avoir le choix, mais il faut bien comprendre que le festival est tenu contractuellement pour 3 ans avec le brasseur de 8.6, et que même s’il avait la volonté de changer il est pour l’instant impossible de le faire. On espère de notre côté que la Coreff fera son retour un jour, mais nous ne sommes pas non plus choqués du choix fait par le Motocultor. L’IPL n’est pas mauvaise à petite dose, et la pils ne saoulait pas. Faire un festival sans se déglinguer la tête c’est bien aussi !

Les toilettes près de la Supositor Stage

Enfin, que serait un festival sans latrines ? Manque de pot (de chambre ?), c’est sûrement le plus gros point noir de ce weekend. Sur le site du festival, les urinoirs étaient clairement en sous-nombre pour la population, et les bâches délimitant le festival ont vite pris le relais, en particulier près de la Supositor Stage. Pour les cabines individuelles, ce n’est pas le nombre qui posait problème, mais le débit d’eau bien trop faible pour les chasses d’eau, rendant l’intérieur particulièrement répugnant. Du côté des toilettes sèches c’était bien mieux d’après Younz qui les a toujours trouvées propres même le dimanche soir ! C’est sûrement dû au nettoyage permanent opéré par les bénévoles qui ont fait un super travail ! Il fallait cependant faire un peu la queue pour y accéder, mais rien d’insurmontable.

Les toilettes sèches et urinoirs près de la Bruce Dickinscène

L’ajout d’une quatrième scène

C’était la grosse nouveauté de cette année, pour augmenter le nombre de groupes justement, et amené un public plus spécialisé. Le vendredi a vu se succéder des groupes plutôt axés folk, le samedi était tourné vers le punk / hardcore et le dimanche donnait la part belle au stoner et au doom. Yann Le Baraillec expliquait la présence de cette scène comme une volonté de faire venir plus de monde à la journée, ce qui a d’ailleurs été un succès puisqu’il n’y a jamais eu autant de pass 1 jour écoulés. D’après lui, cela a permis de faire venir plus de locaux, qui ne seraient pas venus avec une programmation orientée sur les musiques extrêmes. 

Auparavant lorsqu’une scène jouait seule, tous les festivaliers venaient s’agglutiner sous la tente pour se reposer ou se mettre à l’abri de la pluie, là où avec cet ajout on a toujours pu se placer correctement même quelques minutes avant le début d’un concert. Les déplacements sur le site se font rapidement, on peut aisément passer d’une scène à l’autre sans rater le début d’un concert. L’autre point positif avec cette quatrième scène est qu’il y avait toujours une scène vide entre chaque scène qui jouait, réduisant ainsi les parasites sonores. On entendait légèrement l’autre groupe jouer pendant les temps morts entre les morceaux, mais dès que le groupe reprenait c’était complètement éclipsé.

A droite la Bruce Dickinscène, petite nouvelle de cette édition

Sur l’ensemble des scènes, on a trouvé le son globalement très bon. Une partie de l’équipe était généralement devant la scène et les anciens se retrouvaient souvent à l’arrière du chapiteau pour profiter d’un son bien équilibré tant au niveau des instruments que du volume sonore. Les anciens vous conseilleront d’être un peu en retrait de la scène pour profiter de la musique sans utiliser de boules Quies et ainsi éviter la perte de qualité du son et d’audition accessoirement. En parlant de ça, on n’a pas réussi à trouver des bouchons d’oreille corrects sur un stand de prévention. Les seuls à disposition étaient des boules Quies qui du coup étouffent les sons, où alors des casques hors de prix. Il existe pourtant de bouchons à cordons qui tournent autour de 5€, et qui font parfaitement l’affaire. 

Une communication pas optimale

On a été assez interloqués de voir qu’aucun running order n’était disponible sur le festival. Sensibilité écologique ou manque d’organisation ? En tout cas, c’était pénible de devoir sortir le téléphone, retrouver la photo et chercher en zoomant le créneau à chaque fois que l’on devait se déplacer. Si c’est un choix écologique, on adhère forcément à l’idée, mais alors il aurait fallu mettre un grand panneau d’information au milieu du site du festival, ou devant chaque scène, avec les horaires de chaque scène. De même pour les annulations de dernière minute (1914 et Lorna Shore par exemple), on ne peut pas le savoir sans être abonné aux réseaux sociaux du festival, et personnellement aller en festival c’est pour me couper de tout ça et profiter ! Disposer 2 ou 3 écrans au point de fouille par exemple, permettrait d’informer les festivaliers d’éventuelles modifications du planning et éviter les déconvenues. 

On va parler pour nous puisque nous avions accès à l’espace VIP et voulions faire des interviews, mais nous n’avons jamais réussi à en voir une seule car nous n’avions pas de planning non plus. Là encore juste un écran ou un tableau à l’entrée de cet espace presse feraient l’affaire. Pour continuer sur l’espace VIP/Presse qui comprenait également un bar et un food-truck, des parasols et quelques tables/bancs c’était hyper agréable et encore une fois les bénévoles étaient adorables. On n’y a pas passé énormément de temps car d’une part on avait beaucoup de concerts à voir et d’autre part, sur notre groupe de 8 nous étions 2 à avoir un pass Presse, on n’a pas abandonné les copains trop longtemps. On remercie une nouvelle fois l’orga du festival qui nous a permis d’avoir ces pass!

L’espace VIP/Presse

Enfin, certains se sont étonnés de ne pas voir de gobelets à l’image du festival comme les années précédentes. Yann Le Baraillec a expliqué ce choix par une volonté de faire des économies, puisque produire des gobelets à l’effigie d’un événement coûte cher, et qu’ils ont préféré injecter l’argent dans d’autres domaines. Ils ont donc opté pour les gobelets génériques de la brasserie partenaire, qui permettent de ne pas se soucier de calibrer le nombre d’unités à produire. On comprend tout à fait ce choix, même si bien sûr on apprécie toujours de ramener son petit souvenir.

Certaines personnes lors de la conférence de presse se sont aussi étonnées de ne voir aucun logo Motocultor partout sur le festival. J’avoue que l’on n’a pas bien compris l’intérêt de cette remarque, puisque la seule justification donnée pour cette volonté d’en mettre ailleurs qu’à l’entrée était que les festivaliers aiment se prendre en photo devant des installations estampillées à l’image du festival. Personnellement, je préfère que le festival se consacre à sa programmation et sur ce qui est déjà en place, plutôt que de satisfaire les envies narcissiques de gens qui j’ai l’impression, veulent faire aller le Motocultor vers un mini-Hellfest

Fini Kerboulard ?

La conférence de presse s’est conclue par une annonce choc (rien que ça !). Le Motocultor Festival implanté sur le site de Kerboulard depuis 2013, va sûrement devoir déménager pour sa prochaine édition. Là où la mairie avait autorisé la tenue exceptionnelle d’un festival sur 4 jours en 2019, elle souhaite que celui-ci revienne à sa formule initiale du vendredi au dimanche. Le festival semble avoir trouvé son équilibre avec la formule 4 jours et ne souhaite plus revenir en arrière en proposant sa programmation sur 3 jours. Ce différend avec l’équipe municipale a donc forcé l’organisation à trouver un nouveau lieu, permettant par exemple de pérenniser les installations comme le fait le Hellfest. Cela permettrait de réduire les coûts de fonctionnement chaque année, puisque des installations en dur par définition, vont rester sur place. Le second souci est que la mairie n’offre pas une visibilité sur plusieurs années, en ne signant des conventions que d’une année sur l’autre avec le festival. Celui-ci a donc du mal à se projeter sur le long terme et un engagement sur plusieurs années favoriserait l’obtention de prêts au niveau des organismes, ce qui serait également un plus pour le festival.

La volonté de l’orga est tout de même de rester sur la commune de St-Nolff puisqu’elle y est attachée, mais n’exclue pas de choisir un lieu dans le pays de Vannes en priorité, mais aussi de se déplacer dans un autre département breton. On espère vraiment qu’un accord sera trouvé pour rester sur le site de Kerboulard, car l’agencement trouvé au fil des années est parfait. 

Notre report jour par jour

VENDREDI

Svalbard

Les festivals c’est souvent l’occasion de faire des découvertes intéressantes. Svalbard est l’une d’elle pour moi, car après l’écoute de leur dernier album When I Die, Will I Get Better? j’ai positionné le groupe en bonne position dans mon running order. J’y ai retrouvé un petit côté post-black à la Harakiri for the Sky qui me plait énormément. J’avoue ne pas encore avoir prêté une oreille au reste de leur discographie et que celle-ci est plus axée hardcore, donc je ne suis pas sur d’être fan du reste. Ne connaissant qu’un album j’y allais donc un peu à l’aveugle et la front-women m’a conquis. Le second chanteur / guitariste apporte par moment un support intéressant au chant avec une tonalité différente, qui donne un côté encore plus sombre aux compositions. Le chant clair est un peu hésitant par moment pour  Serena Cherry, mais donne un côté un peu “à fleur de peau” pas désagréable ! Les compos ont des textes intéressants sur des sujets d’actualité donc on vous encourage à y prêter une oreille ! 

Klone

Après les fantastiques albums Here Comes the Sun et Le Grand Voyage ainsi que le magnifique live Unplugged, je me faisais une joie de découvrir les français de Klone en concert ! J’avais un peu peur cependant que la voix ne soit pas à la hauteur des albums, mais que nenni, le chanteur assure sur toute la longueur, alternant les passages calmes et les envolées un peu plus lyriques. Les musiciens n’ont pas été en reste puisque là encore, ils ont bénéficié d’une sonorisation plutôt bonne et audible du premier rang où nous étions. On espère les revoir un peu plus longtemps la prochaine fois, qu’ils ne soient pas obligés d’écourter leur setlist. Le public semblait partager l’énergie du groupe et entonnait les paroles des chansons en même temps que le groupe, c’était super à vivre.

Garmarna

Nous sommes passés en coup de vent assister au concert de Garmarna pour prendre notre petite dose de Folk nordique. Si nous n’avons pas suivi le live de bout en bout, ce n’est pas à cause d’un show de piètre qualité mais parce que nous voulions être sûrs de bien se placer pour le concert suivant. Nous avons tout de même eu le temps de profiter de quatre titres dont le tube Herr Mannelig. J’aime beaucoup cette version assez lente (plus que celle de In Extremo) et la voix d’Emma Härdelin ajoute une touche d’émotion qui rend le morceau magique pour moi. Haggard avait également proposé une interprétation plus lyrique et soutenue par des guitares électriques, mais j’avoue avoir une préférence pour la version de Garmarna, plus folk. Le groupe a des compos très entraînantes et d’autres plus planantes qui sont très efficaces chacune dans leurs styles.
On en est partis sans trop de regrets puisque le groupe suédois repasse prochainement à Nantes et que nous irons, normalement, les voir lors de ce concert en salle au Théâtre 100 Noms.

Seth

Notre premier concert Black Metal du week-end fut donc celui du groupe bordelais. Après les confinements et avoir sorti l’année dernière l’excellent album La Morsure du Christ, qui retourne aux racines du groupe avec un black metal symphonique très teinté années 90’s, Seth a repris les tournées. Le set (j’adore l’humour) proposé au Motocultor par le groupe puisait d’ailleurs uniquement dans le dernier album et dans Les Blessures de l’Ame, autre pierre angulaire de la discographie de Seth. Le show était complet avec une mise en scène travaillée incluant costumes, maquillage et performance.
L’ouverture du concert avec le titre La Morsure du Christ a immédiatement mis le public dans l’ambiance et elle n’est pas retombée jusqu’au Triomphe de Lucifer en clôture, souligné par la prestation de Melainya B. 

Avec Thomas nous avons retrouvé le groupe quelques heures plus tard pour leur séance de dédicaces, et en sommes repartis heureux, nos vinyles de La Morsure du Christ signés par tous les membres du groupe !

The Great Old Ones

Les bordelais adeptes de Cthulhu ont été ajoutés assez tardivement sur l’affiche du festival, puisque c’est seulement la veille de l’ouverture des portes que l’on a eu vent de leur participation ! Le créneau était auparavant occupé par Sonata Arctica que nous nous faisions une joie de découvrir, mais connaissant la qualité des concerts de TGOO, ce ne fût qu’une brève déception. J’ai un affect particulier pour ce groupe, puisque c’est le premier groupe de black metal que j’ai vu en concert, et le premier de festival tout court. J’ai du le voir 4 fois depuis et chacune des prestations était parfaite. La mise en scène minimaliste met parfaitement en lumière la musique sombre et froide délivrée et cette prestation au Motocultor ne déroge pas à la règle, sauf que le manque de morceaux d’Al Azif (leur premier album) s’est fait ressentir. Les trois autres albums sont excellents, mais la lourdeur des riffs de leur première cérémonie Lovecraftienne n’a jamais été égalée.  

Plantec 

Tous les ans, sous l’impulsion de Yann Le Baraillec, le président et directeur artistique du festival, le Motocultor accueille des artistes qui évoluent hors de la sphère Metal. L’occasion pour ces groupes de toucher un public qui ne serait pas forcément allé vers leurs œuvres de prime abord. On aime beaucoup cette démarche et on essaye d’y aller au maximum, quand un groupe que l’on veut absolument voir ne joue pas en face. Ainsi, Denez Prigent, Plantec et le Naheulband (bien que pas mal connu des métalleux grâce à la série audio Le Donjon de Naheulbeuk) s’étaient glissés dans la programmation de cette année.


Plantec est un groupe de musique bretonne qui mêle mélodies et instruments traditionnels à des instruments électriques et des rythmes techno. Le mélange est étonnant et très efficace. Musiciens et chanteurs de diverses origines se sont succédés pour donner vie à ce live cosmopolite. On a passé un très bon moment, tout comme les autres auditeurs du concert qui dansaient tout le long des 50 minutes du set. 

Leprous

N’ayant écouté que Aphelion, le dernier album en date des Norvégiens, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Encore une fois à cause d’une setlist écourtée, nous n’avons pas eu le droit à énormément de titres, mais cela nous a suffit pour tomber sous le charme. Enfin du moins pour une partie du groupe, puisque la seconde a vite quitté le navire après le premier morceau. En cause, la voix du chanteur assez particulière lorsque l’on ne s’y attend pas et que l’on peut ne pas aimer. Nous avions un peu d’appréhension sur l’audibilité des compositions qui en mettent un peu partout de façon décousue, mais le son était relativement propre pour distinguer tous les instruments sans protections auditives. 

Celeste

On avait noté le concert de Céleste sur notre planning, étant quasiment tous fans de Black Metal, mais sans connaître le groupe. Le live de Suffocation, en face, nous tentait également, mais la passion pour le BM l’a emportée.

Les quatre premiers morceaux ne nous ont pas du tout accroché. On n’a pas trouvé le son très bon sur ce concert, malgré des essais de placement différents. C’est la seule grosse déconvenue qu’on a eu avec le son sur tout le festival. Les compositions nous ont semblé très monolithiques et difficiles d’accès. Aucun de nous ne connaissait bien Céleste et le Black Metal n’est pas le style le plus simple à appréhender en live pour découvrir un groupe. Les morceaux suivants nous ont un peu plus parlé mais sans jamais nous happer vraiment dans l’univers du groupe.
Cependant Céleste à une identité et un jeu de scène qui lui est propre. Avec leurs lampes frontales rouges il se dégage du set une ambiance indus pas dégueulasse. Les moins réceptifs d’entre nous y ont vu un peloton de cyclistes vu de dos, mais bon… Le concert ne nous a pas emballés, on ira jeter une oreille aux divers albums du groupe pour se faire une idée plus précise et voir si on adhère finalement à leur proposition musicale.

Tyr

Le groupe de pagan tout droit venu des Îles Féroé a clôturé notre première soirée au festival en beauté. Les hymnes viking ont retenti sur le site de Saint Nolff. Le groupe a joué ses classiques dont Hail to the Hammer, Regin Smidur et Hold the Heathen Hammer High que nous sommes heureux d’avoir entendus pour la première fois en live. Sans être de grands fans du groupe, on a passé un agréable moment grâce à leurs compos entraînantes et mélodiques. C’était un bon moyen de terminer la soirée sur quelque chose de léger avant de se diriger vers le camion et profiter de la première nuit de repos.

SAMEDI

C’était la plus belle journée sur le festival, le soleil brillait, il faisait bon mais pas trop chaud. La journée à commencée en douceur par un petit pique nique avant d’entamer la deuxième journée de concerts.

Le samedi a été marqué par l’annulation d’Hypno5e que nous voulions absolument voir. Les Français dont le style est si particulier sont toujours bons en live et ça aurait été un véritable plaisir de les revoir. Ils ont été remplacés au pied levé par The Dali Thundering Concept, mais une écoute de quelques morceaux ne nous a pas convaincu.

Regarde les hommes tomber

Devant le succès qu’à rencontré le groupe lors de la dernière édition du Hellfest, on s’est dit qu’il fallait que l’on aille se placer bien avant le début pour ne pas être au fond. Bon, on avait oublié que l’affluence n’est pas la même et du coup nous avons réussi à être bien devant. Pas vraiment adeptes de ce que fait le groupe sur albums, on a voulu voir ce que donnaient les Nantais en live, et malheureusement nous sommes restés assez hermétiques de tout le set, sauf lorsque les premières notes de The Incandescent March ont sonné. On essayera de revoir le groupe en salle pour nous faire un véritable avis, car si les avis sont unanimes sur RLHT c’est peut être nous qui n’étions pas dans de bonnes dispositions. 

God is an Astronaut

C’est le concert qui a mis tout le monde d’accord. Que ce soit Thomas et Alex, fans du groupe, ou Younz et Panzer qui n’en avaient jamais entendu parler, on a tous adoré. Le groupe de post-rock irlandais a offert au public une prestation parfaite. On s’est laissé porter par les compositions instrumentales du groupe pendant les 50 minutes du concert qui sont passées en un clin d’œil. Les quatre musiciens étaient en transe et c’était hyper intéressant de les voir évoluer sur scène pour créer cette ambiance planante. Particulièrement Torsten Kinsella qui alterne guitare et claviers en jonglant entre ses différentes pédales d’effets. Depuis quelques années le groupe a abandonné la diffusion de vidéos en fond, et ce n’est pas plus mal. On peut ainsi se consacrer à l’écoute et planer sans avoir l’œil attiré ailleurs.

Alcest

C’est un peu le groupe dont on a du mal à comprendre la progression. De black metal problématique, Neige (le chanteur et fondateur du groupe) a réussi à ramener à lui un public bien différent avec son shoegaze teinté de passages plus violents dont le chant hurlé bien propre à ce dernier fait que l’on reconnaît dès la première écoute le groupe. On aime ou on n’aime pas, car c’est assez éloigné du metal classique que l’on peut écouter, mais j’y trouve un côté planant et poétique qui me fait accrocher à chaque album. La liste des chansons choisies par le groupe était parfaite, à l’exception du manque de Là où naissent les couleurs nouvelles et de morceaux de Souvenirs d’un autre monde. Bien sûr on imagine que c’est le créneaux assez court de 45 minutes qui justifie ces absences, là où les compositions dépassent parfois les 10 minutes. Le final sur Délivrance de l’excellentissime album Shelter a par ailleurs quasiment tiré les larmes à un membre de notre groupe (on ne le citera pas bien sûr). 

Sick Of It All 

Le hardcore dans notre groupe, c’est un peu le sujet de discorde qui revient quand on veut mettre de la musique en soirée. Panzerodin n’y trouvant pas d’intérêt passe son temps à se moquer, Younz n’est pas assez intelligent pour en savourer toutes les subtilités (vraiment l’humour, c’est notre dada !). Personnellement (Thomas) c’est un peu mon pêché mignon et Sick of it all fait partie des groupes que j’affectionne avec Terror et Hatebreed. Les membres du groupe approchent (où on bien dépassé) la cinquantaine mais ont toujours l’air de jeunes et fringants New Yorkais prêts à en découdre avec leurs idées, et ça dans la bonne humeur communicative qui leur est propre. Bien sûr nous avons eu le droit à un bon circle pit dans lequel nous avons perdu pendant un temps une membre du groupe avant de la retrouver à la barrière (nous étions quand même bien derrière au début !) et un wall of death dans lequel tous les joyeux trentenaires que nous sommes ont réussi à se lancer sans se casser une hanche ou perdre un bras. 

Perturbator 

Nous avons été pas mal perturbés (quand on vous dit qu’on adore l’humour !) par la prestation des Français. En 2019 ça avait clairement un coup de cœur et je m’attendais à re-danser pendant presque une heure, mais là je n’ai pas réussi à décoller de tout le set. La faute à l’ambiance autour de nous un peu en retrait de la fosse ? A un état d’esprit pas prêt pour ça à ce moment-là ? Je ne sais pas mais ce n’est clairement pas la prestation du groupe puisque le son était propre et les morceaux bien choisis. En revanche la prestation visuelle était impressionnante avec un jeu de lumière puissant et ce pentacle en néons toujours présent. La présence d’un batteur sur scène est également un gros plus pour le live, James Kent jouait de la guitare en même temps qu’il lançait ses boucles et effets (on n’a pas le lexique du parfait DJ désolé), chose dont je ne me souvenais pas dans les précédents lives que j’avais vus. Le résultat était plus vivant qu’auparavant.  On se donnera bien sûr une chance d’en profiter la prochaine fois qu’ils passeront dans le coin !

Batushka 

Après avoir découvert le groupe avec l’album Litourgiya en 2015 mais qui ne m’avait pas laissé un très bon souvenir et, un peu déçus par le concert de Perturbator, nous nous sommes rendus avec Younz vers la scène la plus “extrême”, la Supositor Stage, sur laquelle jouait Batushka

Le groupe polonais a un jeu de scène très statique assez perturbant. Couplé au nombreux symboles et tenues religieuses orthodoxes, l’ambiance se voulait mystique. La mayonnaise n’a pas réellement pris sur nous mais le public semblait réceptif.
Batushka était le dernier groupe de la soirée à jouer sur cette scène et a allègrement dépassé le créneau qui lui était alloué. Ne pénalisant bien évidemment personne avec ce retard et prolongeant le plaisir des fans d’une bonne vingtaine de minutes supplémentaires.

Et c’est sur ces concerts que s’est achevée la seconde journée de festival pour nous. On était pas mal fatigués par ces deux jours de festival et la chaleur, on n’a donc pas forcé. On a entendu le concert des Ramoneurs de Menhirs depuis notre emplacement du parking camions en mangeant une tartine de pâté avant de partir se coucher. 

DIMANCHE

Le dimanche a commencé sous la pluie, on s’est dirigés vers le bourg de Saint-Nolff pour visiter un peu et refaire le plein de pâté, on avait sous-estimé les provisions. Ce fut donc l’occasion de parcourir les alentours du site qui sont très agréables. Cette petite balade en forêt, bien que très humide, nous a fait le plus grand bien et mis dans les meilleures dispositions pour entamer cette dernière journée de concerts qui s’annonçait chargée. Les membres du groupe qui n’étaient encore jamais venus au festival pendant plusieurs jours ont ainsi pu prendre connaissance des lieux et ont trouvé ça plutôt agréable. Le fait d’être entouré d’arbres où que l’on aille nous donne l’impression d’être dans une petite bulle de verdure hors du temps. On a également pu rencontrer un membre de la sécurité du camping bien trop zélé, qui nous a refusé le retour de Saint-Nolff par le camping du festival, seule déconvenue avec le personnel du festival du week-end !

Vended

FUCKING AMAZING pourrait résumer le concert de Vended. La progéniture de Corey Taylor (le chanteur de Slipknot) abuse BEAUCOUP TROP des “fucking”, réussissant parfois à en placer 3 par phrases lorsqu’il harangue la foule. Avec seulement un EP et quelques singles à son actif on aurait pu penser que le groupe n’aurait qu’un public réduit, mais on doit avouer avoir été surpris devant le monde présent. Musicalement, on se rapproche pas mal de ce que pourrait faire Slipknot, Griffin ayant un timbre proche de celui de son père. C’est clairement un groupe qui risque de faire du bruit dans les prochaines années car la prestation était à la hauteur de ce que pourrait faire un groupe bien plus expérimenté. C’était d’ailleurs la première date de Vended en France et on a hâte de revoir le groupe en club !

Rivers of Nihil

Du saxophone dans du death metal technique, il fallait absolument que l’on aille voir ça ! Le dernier album Where owls know my name est une petite pépite mélangeant les passages psychédéliques et bien violents, mais malheureusement en live la mayonnaise n’a pas pris. On s’attendait à voir de vrais musiciens sur scène pour les instruments un peu originaux, mais nous n’avons eu le droit qu’à des samples. A regrets, nous avons donc décidé de partir pour nous placer devant Valley of the Sun

Valley of The Sun

Premier groupe de Stoner de la journée sur la nouvelle scène, on avait repéré ce groupe lors de notre écoute préliminaire des artistes à venir sur le Motocultor. On attendait le set du groupe avec impatience et on n’a pas été déçus. En discutant avec les copains on s’est rendus compte que l’on associait le stoner à un temps ensoleillé et à la chaleur, n’allez pas nous demander pourquoi.. Et il se trouve que Valley of the Sun jouait sous la grisaille et une température qui permettait le port d’un sweat. Pourtant le groupe a proposé un concert très efficace et qui a rapidement fait oublier la météo. On s’est laissés porter par les riffs accrocheurs et les solos bien placés, ainsi que par la voix du chanteur qui mêle parfaitement passages chantés et voix éraillée. Les musiciens avaient une très bonne énergie sur scène et ça s’est ressenti dans le public qui était très réceptif. C’est un groupe que l’on va continuer de suivre et dont on va se procurer les albums en rentrant.

Ten56 en remplacement de Lorna Shore 

Malheureusement le batteur Austin Archey de Lorna Shore s’est blessé le jour où il devait passer, à la place, le Motocultor a dû se débrouiller pour trouver un groupe au dernier moment pour le remplacer. C’est Ten56 qui après avoir joué la veille a refait une session. Des mots du chanteur, c’était très excitant de revenir un deuxième jour et voir l’accueil que lui ferait le public après leur première prestation mais surtout très dur physiquement, le fait qu’ils aient un peu fêté leur concert de la veille n’a peut être pas arrangé les choses. Mais ils étaient là et bien là ! L’énergie qui se dégage du groupe est monstrueuse, toute leur prestation est “lourde” la voix du chanteur est puissante, le batteur est un monstre de rythmique, les gratteux ne sont pas en reste avec une technicité pointue, tout est présent pour se faire rouler dessus par une prestation aux petits oignons teintée d’une bonne humeur et d’un humour tout anglais du chanteur qui viennent détendre l’atmosphère du concert entre deux titres savamment exécutés. Je ne suis pas un grand fan de Metalcore, généralement j’évite même plutôt le style mais leur prestation sur scène donne envie de les revoir avec grand plaisir ! 

Truckfighters 

Devant le nombre de casquettes de camionneurs à l’effigie du groupe présentes sur le festival, on peut dire que Truckfighters était attendu. N’ayant jamais vu le groupe en live ni en vidéo, je pensais bêtement qu’un groupe de stoner était assez passif sur scène … mais quelle erreur ! A peine arrivé sur scène, le guitariste enlève le haut pour le jeter dans la foule et commence à sauter partout comme une puce, tirant la langue à tout va, dénotant avec la prestation du chanteur / bassiste qui de part sa place dans le groupe se doit de rester la plupart du temps face au micro. La prestation était de bonne facture, même si certains de nous ont trouvé que la voix était parfois mal placée et un peu fausse. 

Swallow the sun

Là encore on ne savait pas trop à quoi s’attendre. Nous avons découvert le groupe lors de notre écoute pré-festival, et l’album Moonflowers a tout de suite retenu notre attention. Un mélange de doom et de death qui allie voix claires magnifiques et growl tout aussi prenant. J’avais un peu peur vu que c’est la même personne qui alterne ces phases, et le live à un peu confirmé cette crainte. Rien de bien méchant, mais le growl manquait peut-être un peu de précision. La voix claire quant à elle était bien posée tout comme les autres membres du groupe qui récitaient leur partition avec excellence. Les autres membres de notre groupe n’ont pas réussi à rentrer dans le concert, ils ont raté le meilleur morceau en introduction pour une sombre histoire de gaufre !

Electric Callboy 

Le choix cornélien du week-end pour une partie de notre groupe. Aller voir Dark Funeral aurait été une valeur sûre, mais il nous fallait un peu de dynamisme pour affronter les quelques concerts qui nous restaient. Electric Callboy a parfaitement fait l’affaire puisque nous avons passé le concert à danser, chanter, faire des câlins à nos copains … en gros c’était un super moment ! Les allemands ont bien sûr profité de leurs tubes qui cartonnent sur youtube pour revêtir les tenues associées. Tenues de sports venues des années 80 pour Pump It, coupes mulets pour Hypa Hypa ou encore coupes au bol pour We got the move. Il semblerait qu’une bonne partie du public de ce dimanche soit venue exclusivement pour ce set puisque la tente était bien chargée, et les accoutrements fluos étaient nombreux sur le site cette journée-là. 

Dark Funeral

Alors qu’une partie des copains faisaient leur séance d’aérobic en collants fluos, je me suis dirigé avec l’autre groupe vers la Supositor Stage pour assister à la prestation de Dark Funeral. Le groupe de brutal black metal suédois a proposé une sélection de huit titres assez récents, essentiellement tirée des deux derniers albums. Le concert était très carré, le son excellent et Dark Funeral a fait l’unanimité parmi notre groupe de spectateurs. On voulait du Black Metal, on en a eu, avec tout le folklore qui va avec.

Croix renversées, le chanteur qui harangue la foule avec des “Hail Satan!”, on a bien vu que le groupe qui officie depuis le début des années 90 maîtrise son sujet. Il manquait toutefois quelques vieux titres comme The Arrival of Satan’s Empire ou encore Vobiscum Sathanas pour que ce soit parfait selon nous. Mais le set étant calibré à 50 minutes, ils ont fait le choix de promouvoir leur dernier album sorti il y a quelques mois. Espérons qu’ils repassent prochainement en salle pour profiter d’un set plus étoffé. Dark Funeral est certainement le concert que j’attendais le plus du week end, et c’était un plaisir de voir My Funeral en concert et le groupe pour la première fois en live. Le groupe était en dédicaces un peu plus tôt dans la journée, l’occasion de faire mon fanboy et d’en repartir avec quelques signatures sur la pochette de mon vinyle.

Orange Goblin 

Le dimanche était vraiment axé sur le stoner sur la quatrième et nouvelle scène. N’ayant écouté que l’album Time Travelling Blues je ne savais pas trop à quoi m’attendre car depuis le groupe a été assez prolifique, mais j’ai été un peu déçu. Avec les copains ont a plus eu l’impression d’assister à un concert de Motörhead qu’à un concert de stoner, et avons vite migrés vers le bar pour en profiter de loin, en mangeant pour reprendre des forces après la séance de zumba hardcore. 

Igorrr

Les compositions du groupe sont des OVNIs musicaux et ont laissé la majorité des spectateurs de notre groupe assez désemparés. Alternant entre gros beats electro, guitares saturées et un dialogue entre vocaux hurlés et chant lyrique, on a eu du mal à se repérer dans la proposition musicale des artistes. Cependant le live a emporté la foule qui était venue en nombre voir la formation française performer. L’ambiance était survoltée et ça faisait plaisir à voir. Le jeu de lumière bien calibré sur la musique en a fait un spectacle complet agréable à regarder pour les néophytes que nous sommes et qui a visiblement ravi les fans. 

Dark Tranquillity

Göteborg, en Suède, pour ceux qui ne suivaient pas au lycée, c’est un peu La Mecque du death metal mélodique. Elle a en effet vu naître In Flames, Dark Tranquillity et At The Gates. Nous avions eu le droit à ces derniers lors de l’édition 2019, et nous étions donc ravis de voir Dark Tranquillity en bonne place sur l’affiche de cette année ! Le son était parfait à l’exception de la caisse claire qui faisait un peu tâche, mais la qualité du reste nous a permis de pleinement profiter des compositions à la fois mélodiques et violentes du groupe. Du côté de la setlist, les Suédois ont passé en revue pas mal de leurs albums en mettant un peu plus l’accent sur Moment et Atoma. Mikael Stanne le leader du groupe alterne toujours chant clair et crié avec talent, le mixage sur la Supositor Stage rendant particulièrement justice à ses performances !

Behemoth

En un clin d’œil on était déjà rendus au concert de clôture du festival. Après avoir passé trois jours un peu hors du temps, il ne nous restait que le set de Behemoth à voir avant de passer notre dernière nuit sur le Motocultor. Le groupe polonais est une grosse machine qui fait des shows impressionnants et millimétrés. Lors de notre passage de l’autre côté du décor pour assister à la conférence de presse de Yann Le Baraillec, nous avons croisé l’équipe technique de Behemoth et nous avons pu constater qu’ils étaient nombreux. Malgré la sécheresse actuelle, le groupe a quand même pu utiliser quelques effets pyrotechniques pour souligner ses morceaux. Ces derniers étaient, sans surprise, issus des albums les plus récents. Le groupe s’est pas mal détaché de sa première période Black Metal pour s’orienter vers un Black Death très efficace. Cependant nous avons été très surpris de voir des morceaux emblématiques de l’album The Satanist passer à la trappe. Ici encore, la durée du set imposant une sélection drastique, il était logique de les voir tailler à la serpe dans leur répertoire qui commence à dater. 

La prestation était hyper efficace, les refrains (et parfois chansons entières) scandés par le public, l’ambiance était électrique. Le groupe a alterné les titres brutaux comme Ora Pro Nobis Lucifer ou Conquer All et des morceaux plus posés comme Bartzabel et O Father O Satan O Sun! qui a servi de transition vers le retour à la réalité du lendemain. Le jeu de lumières a vraiment fait le travail et on a assisté à un gros show porté par un frontman charismatique. Nergal, Inferno, Seth et Orion sont des bêtes de scène qui offrent au public un show de qualité. “L’incident” de 2014 au Motocultor, édition pendant laquelle le groupe avait dû jouer sans maquillage et sans accessoires (leur matériel étant bloqué à l’aéroport) est donc complètement effacé par cette prestation grandiloquente. 

On y retourne l’année prochaine ?

C’est avec grand plaisir que l’on prendra part au Motocultor l’année prochaine du 17 au 20 août 2023. La programmation toujours pertinente et variée, la taille humaine du festival et le cadre du site font que l’on apprécie toujours s’y rendre. Nous avons tout de même quelques craintes pour la prochaine édition, car comme le disait Yann Le Baraillec, ils n’ont toujours pas de nouvel emplacement sous la main même si quelques pistes sont là. 

On a un peu peur que ce souci entraîne des déconvenues pour les festivaliers, et que l’organisation soit concentrée sur ça plutôt que sur le bien être des festivaliers. Capitaliser sur ce qui a déjà été fait et revenir à la formule classique pour une édition ou deux, le temps de trouver un nouveau terrain si besoin et de ne pas faire ça dans l’urgence serait peut être une solution plus stable pour le festival. On aimait beaucoup le site actuel et j’avoue que l’annonce de la bouche du directeur lors de la conférence de presse m’a fait un petit coup au moral. On a trouvé que tout était parfaitement bien pensé dans cette disposition. Les parkings ne sont pas loin du site, les scènes trouvent leurs places sans empiéter sur les autres, et il est facile de circuler malgré les 10 000 personnes présentes. Comble du bonheur, cette forêt à traverser pour descendre dans le bourg de St-Nolff.

Par la même occasion, on espère que la communication en amont et pendant le festival seront revues car c’était vraiment pénible cette année. Il fallait aller puiser les informations un peu partout, avec parfois des infos contradictoires, ce n’est quand même pas normal pour un festival aussi bien implanté !

Pour finir sur une note positive, on peut dire que cette année à été pour nous remplie de découverte avec une affiche aussi bien fournie, que les bénévoles ont encore fait un travail formidable et que sans eux rien n’aurait pu tenir debout. Le Motocultor pourrait être parfait si quelques soucis (assez simples à corriger en plus) ne venaient pas entacher la réputation du festival !

JEFF GRIMAL – Pinceaux et tentacules

0

Salut les artistes ! Dans l’équipe on aime beaucoup de choses : les beaux livres, tout ce qui tourne autour de Lovecraft, et le black metal. Les Editions des flammes noires vont bientôt réaliser un de nos rêves et publier un ouvrage sur les œuvres de Jeff Grimal. Si vous êtes un peu renseignés sur le black metal, vous aurez reconnu ce nom, puisqu’il a longtemps tenu le poste de guitariste dans le groupe Français The Great Old Ones, mais pas que ! C’est également lui qui est à l’origine des illustrations splendides du même groupe mais aussi de pas mal d’autres dont celle de l’album Æthra de Gorod.

On devait vous parler des Editions des flammes noires dans un article consacré à une de leurs sorties depuis pas mal de temps, mais la rédaction a prit pas mal de retard donc nous allons vous parler de cette jeune maison d’édition ici même.

Les Editions des Flammes Noires ont été fondées en 2019 par Emilien Nohaïc et ont pour vocation de traduire et publier des ouvrages axés sur les musiques extrêmes. Ils ont à cœur d’éditer des ouvrages de qualité, mais sans pour autant pratiquer des prix délirants. Leur première sortie a été Non Serviam – L’histoire officielle de Rotting Christ en 2020, et ils n’ont bien sûr pas chômé depuis et comptent à leur catalogue plusieurs livres qui me font de l’œil ! On trouve par exemple un bouquin retraçant les 10 premières années de Mayhem, écrit par Necrobutcher le bassiste du groupe, on encore Une Vision du black metal écrit par le youtubeur Sakrifiss.

D’ici quelques jours va donc sortir Jeff Grimal consacré à toutes les illustrations de l’artiste aux multi facettes. Le livre a été écrit par Raphaël Verguin et c’est Gérald Minali du label Les Acteurs de l’ombre qui a eu l’honneur de le préfacer. Le bouquin promet d’aborder les thèmes dont s’inspire Jeff Grimal et les visuels de la boutique donnent l’impression qu’une bonne part est consacrée à du texte. C’est une bonne chose car j’ai du mal à me procurer un simple artbook sans grande valeur ajoutée (sauf bien sûr la possibilité d’avoir les illustrations sous la main). Par contre en zoomant un peu sur les images, on remarque que le texte est à la fois en Français et en Anglais juste à côté, ça me perturbe un peu mais c’est sûrement pour toucher un plus large public.

Le livre est disponible en précommande pour l’instant et devrait sortir courant septembre. Il est possible de commander la version classique à 35€, ou bien la version collector bien alléchante pour 60€. Celle-ci permet d’obtenir une couverte alternative cartonnée, pas moins de 7 illustrations au format A4 qui seront du plus bel effet une fois encadrées et une sérigraphie au même format réalisée par Ëmgalaï Grafik.

 

Taco Verso Bouc Cheese Pizza – La litanie renversante du rire !

1

Salut les aventuriers ! Taco… Chat… Bouc… Cheese… Pizza… Si cette incantation du diable vous parle vous faites parties des initiés, ceux qui ont gouté aux joies des fous rires dus aux situations les plus incongrues où des joueurs doivent imiter un gorille, un narval ou une marmotte… Pour les autres, ces paroles n’ont aucun sens et c’est bien normal !

3615 Ma Vie

J’étais comme vous jusqu’au dernier Festival des jeux de Parthenay. Après une longue et très bonne journée passée à jouer et dire énormément de bêtises en compagnie de Panzerodin, d’une amie (Coucou Mag !) et d’Alexandre AGUILAR, auteur de Captain Wars, nous nous sommes retrouvé a discuter avec un animateur de Blue Orange, Loïc, et est venu sur le tapis le sujet de Taco Chat Bouc Cheese Pizza. Un jeu de Dave CAMPBELL auquel ni Panzerodin ni moi n’avions encore joué… Scandale autour de la table, « C’est le meilleur jeu d’ambiance du monde, c’est pas croyable, blablabla » Alexandre se targuait d’être le meilleur joueur du monde, 3 fois Champion de France en titre. Bref, tout n’était que mensonge à nos oreilles !

Sceptiques mais bons joueurs que nous sommes (vous avez vu comment je nous donne le bon rôle ?) nous avons accepté de faire une partie après un repas et un apéro (bon ok, plusieurs… Mais c’était festival, il faut bien en profiter). Nous nous sommes dirigés vers la tente de Bragelonne pour profiter d’une table disponible lors de la nocturne et avons décidé de jouer à Taco Chat Bouc Cheese Pizza jusqu’à ce que l’animateur de Blue Orange nous dise « Mais si vous voulez, j’ai aussi en avant première Taco Verso Bouc Cheese Pizza… » Ainsi démarra notre partie qui deviendra le point culminant de la mauvaise foi, du rire et du bruit de la journée !

Taco Chat Bouc Cheese Pizza c’est quoi ?

C’est un tas de 64 cartes qui représentent des tacos, des chats, des boucs, des morceaux de fromage et des pizzas, le but du jeu étant de se débarrasser de toutes ses cartes pour être déclarer vainqueur (et non Champion de France malgré les dires de certains).

Les joueurs ont devant eu un paquet de cartes face cachée, qu’ils retournent à tour de rôle en suivant la litanie « Taco, Chat, Bouc, Cheese, Pizza, Taco, Chat, Bouc, Cheese, Pizza, Taco, … ». Si au moment de retourner une carte, la carte correspond au mot prononcé, tous les joueurs doivent taper sur le tas de cartes. Le dernier ayant tapé récupèrent toutes les cartes qu’il place sous sa pile.

Une règle simple et efficace qui peut faire penser au Jungle Speed de loin mais il y a quelques subtilités supplémentaires…

Les animaux s’en mêlent !

En plus des cartes classiques, des animaux se sont glissés dans le tas, des gorilles, des marmottes et des narvals. Dès que l’un de ces animaux sort, il faudra mimer le geste adéquat en rapport avec l’animal

Pour un gorille, il faut se frapper le torse, pour la marmotte, mettre le chocolat dans le papier d’alu frapper la table des deux mains et pour le narval, mimer une corne avec les deux mains au dessus de la tête avant de frapper sur le tas de carte.

Ces mimiques deviennent l’atout rire de la partie, on fait des gestes rapide pour tenter de gagner, on a tendance à les faire un peu fort pour aller plus vite, on se rate, on se mélange entre les différentes gestuelles, on râle, mais surtout on rit beaucoup. Nous on a imposé de faire le cri de l’animal en même temps histoire de rendre toujours plus ridicule les gens autour de la table, ça marche bien !

La Mauvaise Foi n’a pas sa place autour de la table !

Contrairement à Jungle Speed où les feintes et les approximations sont légions pour tenter de tromper les autres, dans Taco Chat Bouc Cheese Pizza, dès qu’on se trompe, qu’on feinte, qu’on tente de tricher ou que l’on hésite la punition est immédiate : on récupère le tas de cartes ! Cette règle permet de garder un rythme soutenu tout au long de la partie et est l’occasion de titiller les autres.

On devait pas parler de Taco Verso Bouc Cheese Pizza à la base ?

Si, si, si ! On y vient ! Taco Verso Bouc Cheese Pizza est une version alternative de Taco Chat Bouc Cheese Pizza, dans laquelle, chaque carte à son pendant alternatif en inversée (de dos).

On garde la même mécanique de base mais si lors d’une correspondance entre une carte et une mot, la carte posée est à l’envers, il faut taper avec le dos de la main ! Une contrainte supplémentaire qui apporte une petite touche de bazar supplémentaire qui est la bienvenue tant les confusions qui en résultent sont la source de rires et de gentilles taquineries. Si dans le tas de mains, des joueurs se sont trompés de sens pour taper, c’est le premier a avoir tapé dans le mauvais sens qui récolte les cartes.

Les animaux sont également différents, ici place à l’élan où l’on doit imiter des bois sur la tête, l’otarie pour laquelle on doit frapper des mains et le panda pour qui on se frotte le ventre! Des gestes toujours plus ridicules pour toujours plus de plaisir autour de la table. Les animaux ont aussi leur pendant alternatif à l’envers où vous devrez réaliser le geste pour ensuite taper avec le dos de la main.

Le jeu a tout ce qu’il faut pour déclencher des rires et une bonne ambiance autour de la table (il parait que nous avons été assez bruyants lors de notre partie sous la tente de Bragelonne, merci à eux de nous avoir accueilli et tolérés malgré nos éclats de rires et hurlements face à la victoire d’Alexandre, victoire honteuse qui a été volée et que l’on compte bien reprendre à notre prochaine rencontre !)

Des dessins tout mimi mais trompeurs !

Si les graphismes sont simples, ils ont la particularité d’avoir des ressemblances entre eux, les boucs sont de couleurs différentes pour ressembler aux chats ou aux élans, les pizzas et les cheeses peuvent également être confondus dans le feu de l’action. Une petite dose de difficulté supplémentaire qui vous demandera d’être attentif ! Les couleurs d’arrière plan varient également entres les différentes cartes, pour toujours plus d’infos visuelles perturbantes.


Petit point sympa, le dos des cartes étant le même que Taco Chat Bouc Cheese Pizza, vous pouvez mélanger les cartes pour jouer à plus de 8 joueurs ou même incorporer des animaux différents.

Petit point concernant les règles du jeu, il est indiqué que l’on peut jouer de 2 à 8 sur la boite mais il manque la précision sur la façon de jouer à 7 et 8 joueurs dans la règle du jeu. C’est un détail qui se règle assez facilement en distribuant un nombre de cartes équivalents à tous les joueurs (9 cartes à 7 joueurs, 8 cartes à 8 joueurs).

Un petit signe distinctif dans le coin des cartes permet de ranger proprement les cartes dans chaque boite.

Salade de doigts et bonne humeur !

Taco Verso Bouc Cheese Pizza est la suite de Taco Chat Bouc Cheese Pizza, il reprend la même mécanique de défausse de cartes en étant rapide, tout en ajoutant des cartes à l’envers qui forceront les joueurs à taper avec le dos de la main, cette contrainte supplémentaire s’ajoute parfaitement aux règles de base et renforce l’essence même du jeu. De nouveaux animaux vous demanderont une gestuelle simple mais qui sous la pression du rythme du jeu ne sera pas toujours évidente. Avec Taco Verso Bouc Cheese Pizza on s’amuse de nos erreurs, on râle des victoires des autres, on prend des photos de la pile de mains pour savoir qui a tapé en dernier et doit récupérer les cartes, on éclate de rire très régulièrement avec seulement quelques cartes. J’étais relativement sceptique avant de commencer la partie et je me suis plus que trompé ! Taco Verso Bouc Cheese Pizza est un indispensable du jeu d’apéro/d’ambiance qui peut se trimballer partout grâce à son petit format et aux sensations de jeux qui vous font sortir de la partie avec le sourire ! Les fins de parties sont généralement des crises de rires hystériques où l’on a mal aux mains et aux zygomatiques !

 

 

 

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs  de 2 à 8 joueurs
Age conseillé A partir de 8 ans
Durée d’une partie Environ 10 minutes
Auteurs Dave CAMPBELL
Éditeur Blue Orange
Prix : environ 10€ disponible fin aout Philibert Playin
Mille et un jeux Ludum

Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez Philibert.netPlayinLudum et Mille et un jeux . En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !

Le récap du premier Wizards Presents – Du lourd pour Magic et D&D

1

Salut les aventuriers ! Wizards of The Coast a récemment diffusé une présentation des sorties à venir pour les licences Magic et Donjons & Dragons (D&D) sur 2022, 2023 et même un peu plus loin. Cette annonce était animée par Greg Tito, auteur et animateur des podcast Dragontalk, ainsi que par Elizabeth (Liz) Stewart, senior communication manager chez Wizards of The Coast

On avoue avoir initialement suivi cette présentation pour les annonces Magic, ne connaissant D&D que de réputation sans y avoir joué pour le moment, mais il se pourrait que ça change! Le Wizards Presents, dont c’était la première édition, était chargé en annonces, voici un récapitulatif de ce que l’on a pu y voir. On vous a rassemblé les annonces par univers, et on commence par notre jeu de cartes à collectionner préféré Magic l’Assemblée.

Magic

L’événement s’est ouvert par l’évocation du set The Lord Of The Rings – Tales Of The Middle-Earth. Ce nouvel ensemble de cartes thématisé autour de la célèbre œuvre de J.R.R. Tolkien a sa fenêtre de sortie définie pour le troisième trimestre de l’année prochaine.  

De nombreuses surprises seront au rendez-vous. Notamment avec la présence de 18 cartes qui formeront une grande fresque illustrant la bataille des Champs du Pelennor à Minas Tirith. 

Cette sortie se fera également sur Magic Arena, la version numérique de Magic, un peu plus tard dans l’année et sera accompagnée de nouveaux environnements de jeu, de familiers d’avatars… Le set sera au format Alchemy dans l’application. 

Après quelques annonces sur Donjons & Dragons que l’on évoquera plus tard dans la partie dédiée, Liz Stewart a poursuivi avec des informations sur les futures sorties s’inscrivant dans le Magic Universes Beyond. Après les incroyables cartes Godzilla, Street Fighter et plus récemment Fortnite, c’est au tour de la licence Warhammer 40K de venir grossir les rangs de ce programme. Quatre decks Commander à thèmes seront dédiés aux différentes factions du wargame de Games Workshop. Les Forces de l’Imperium, la Nuée de Tyranides, les Dynasties Nécrons et Les Puissances de la Ruine s’illustrent dans le TCG de Wizards of the Coast. Autant vous dire que l’on attend cette sortie avec une impatience non dissimulée depuis son annonce l’année dernière.


Les cartes “Anneau Solaire”, désormais incontournables dans les decks Commanders préconstruits, ont été designées aux couleurs des factions. J’ai un coup de cœur pour celui des Puissances de la Ruine dont je trouve l’illustration vraiment puissante.
On constate une nouvelle fois que Wizards of The Coast sait faire plaisir aux collectionneurs et aux fans de leur jeu de cartes. Et ils ne lésinent pas sur les moyens, puisque les versions collector du deck bénéficieront d’un traitement foil inédit. La surprise a été gardée car pour le moment on n’a pas encore aperçu en quoi il consistait.

Toujours dans Magic Universes Beyond, le voile a été levé sur la future collaboration, et ce sera Doctor Who qui aura la vedette.  Ce monument de l’action/SF qui séduit le cœur des anglophones depuis presque six décennies, et du public français depuis les années 90, s’invitera sur les tables des joueurs, et les classeurs des collectionneurs. La fenêtre de sortie n’a pas encore été évoquée, peut-être pour les 60 ans de la série?, mais les cartes seront déclinées en quatre decks Commander, dans des boosters à collectionner et même des éditions Secret Lair, pour représenter tous les Docteurs de la série, même celui de l’année prochaine, et leurs compagnons. C’est un projet qui est en discussions depuis longtemps en interne, car Wizards of The Coast avait à cœur de proposer des choses de qualité pour les fans de la série. 

Mais Magic continue de vivre en dehors de ces éditions spéciales évoquées précédemment. Le planning est toujours chargé et les sets vont s’enchainer, à commencer par Dominaria United le 9 septembre prochain. Avec cette collection de cartes, on retourne sur le plan originel de Magic, avec lequel les joueurs ont connu l’univers du jeu. On y retrouvera notamment la mécanique du Kick, qui permet de booster la puissance d’une carte au lancement en payant un coût additionnel facultatif.
Dominaria United sera la première pièce d’un arc de quatre sets. L’histoire se poursuivra avec La Guerre Fratricide à l’automne 2022, Phyrexia All Will Be One (premier trimestre 2023) et March Of The Machines (deuxième trimestre 2023). Autant vous dire que je suis comme un fou devant le retour de Phyrexia. C’est mon plan préféré (suivi de près par Innistrad), et j’ai une affection particulière pour les Praetors Phyrexians que je trouve incroyables de beauté et de puissance (coucou Vorinclex et Elesh Norn). D’ailleurs je vous recommande le set Secret Lair qui leur est dédié, il est de toute beauté et propose une esthétique parfaite pour ces cinq créatures. March of The Machines sera la conclusion des arcs précédents entre Dominaria et Phyrexia. On nous a parlé d’une bataille finale épique et d’un épilogue qui explique beaucoup de choses sur le multivers de Magic. On ne demande qu’à voir ce qu’il en sera !

La fin de l’année verra le retour d’Eldraine avec sa thématique des contes de fées et Ixalan qui mêle Dinosaures et Pirates !

L’année 2023 sera également importante pour Magic puisqu’elle marquera le trentième anniversaire du jeu de cartes à collectionner créé par Richard Garfield. Les festivités débuteront cependant dès 2022 avec l’évènement Magic 30 lors de l’EXPO de Las Vegas au World Market Center du 28 au 30 octobre prochain.

Donjons & Dragons

Après ces grosses nouvelles sur Magic, il est temps de passer à celles concernant l’univers Donjons & Dragons. Le jeu de rôle, certainement le plus populaire de l’histoire, réserve de belles surprises à ses fans, mais également aux nouveaux venus dont nous faisons partie. 

L’actualité la plus proche, même immédiate puisque déjà sortie depuis quelques jours, concerne Spelljams. Cette compilation de morceaux composés par plusieurs artistes illustre l’univers de Spelljamers, un arc original de Donjons & Dragons puisqu’il prend place dans l’espace. L’album est déjà disponible en téléchargement sur les plateformes légales comme Spotify ou Bandcamp, mais une édition vinyle est également prévue. En tant que collectionneur de vinyles, je dois confesser que l’objet me fait de l’œil. Il est attendu pour début 2023 et les précommandes sont également ouvertes.

La première grosse actualité porte sur la future campagne de D&D : Dragonlance. Il s’agit d’une nouvelle histoire complète dans le monde de Krynn aux enjeux épiques. Dragonlance : Shadow of the Dragon Queen met l’accent sur des affrontements entre armées entières, et les équipes de développement ont à eu à cœur de traduire cela jusque dans l’ouvrage qui comportera des illustrations sur doubles pages. Ils ont tiré leur inspiration dans les films, traitant notamment des deux Guerres Mondiales pour impliquer les joueurs dans des conflits de grande ampleur. L’ouvrage sera composé de 224 pages et sera disponible à partir du 6 décembre. Un pack de luxe contenant le livre avec couverture alternative et un écran de Maître du Jeu sera disponible en parallèle. Pour finir, un pack livre + fichiers .pdf sera également proposé sur D&D Beyond, la plateforme numérique du jeu de rôles. L’ouvrage, dans ses différetntes éditions est pré-commandable ici.

Pour la résolution de conflits de cette taille, le livre prévoit bien évidemment des règles spéciales, mais les joueurs pourront utiliser un autre outil pour cela s’ils le souhaitent, un jeu de société. Dragonlance : Warriors of Krynn qui sortira au même moment. On y jouera ses personnages et on pourra appliquer le résultat des batailles dans sa campagne une fois le conflit résolu.
Je trouve le principe intéressant, mais j’ai un point de vue de joueur de jeux de société, je n’ai pas encore échangé avec les copains rôlistes pour savoir ce qu’ils en pensaient. 

L’autre grosse annonce concerne le projet One D&D, appellation désignant la prochaine génération de Donjons & Dragons. Il s’agit d’une palette d’outils et de règles pour harmoniser tout le contenu produit depuis la 5e Édition et le futur contenu produit, en incluant la plateforme D&D Beyond. Les règles rétro-compatibles ont été développées par les équipes de D&D en prenant en compte les retours des joueurs pour proposer la meilleure expérience possible. 

Ce qui a particulièrement retenu mon attention c’est l’outil de création 3D. La vidéo montrait des salles de donjons en 3D dans lesquelles le Maître du jeu et les joueurs pouvaient faire évoluer leur campagne. C’est très séduisant, mais à la foi déroutant. Le jdr “papier” se rapproche du jeu vidéo. Un pas avait été franchi avec des outils comme Roll 20, mais avec les outils présentés la barrière entre les genres vole en éclats. 

La saga de Drizzt dont le personnage fête sa 35è année d’existence s’offrira un petit lifting. Les romans de R.A. Salvatore seront réédités avec de nouvelles couvertures. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Un webcomic aura pour héroïne Brie, la jeune fille de Drizzt et Cattie-Brie, qui « empruntera » Scintillante, l’épée de son père pour se lancer à l’aventure et gagner du galon.

De nouveaux ouvrages en anglais ont également été teasés avec notamment : 

  • Keys from the Golden Vault – un ouvrage de courtes aventures sur le thème des braquages, attendu pour le premier trimestre 2023
  • Bigby Presents: Glory of the Giants – est une annexe du Fizban’s Treasury of Dragons, qui se concentre sur  les géants. Elle sera proposée au deuxième trimestre 2023
  • The Book of Many Things – proposera du contenu concernant les créatures, les lieux et d’autres éléments liés aux mystérieux artefacts des Cartes Merveilleuses pour étoffer les ouvrages existants est également attendu pour le deuxième trimestre 2023
  • La campagne de Phandelver – Cet ouvrage étend le contenu de Phandelver précédemment édité avec nouvelles 4 campagnes impliquant horreurs cosmiques. Ce livre arrivera au Troisième trimestre 2023.
  • Planescape – Les joueurs pourront retourner dans cette campagne légendaire ayant notamment servi de cadre au jeu vidéo Planescape : Torment. Le contenu qui sortira au quatrième trimestre rassemblera un guide, un bestiaire et une aventure dans un même écrin. Les joueurs pourront replonger dans la campagne mythique ou la découvrir avec ces nouveaux ouvrages.

L’actualité de Wizards est dont très chargée, que ce soit pour l’univers de Donjons & Dragons ou celui de Magic l’Assemblée. On imagine que comme pour beaucoup de monde, la série Stranger Things a commencé à réveiller les rôlistes qui sommeillent en chacun de nous. On s’y met gentiment de notre côté et il se pourrait bien que toutes ces annonces de contenu supplémentaire et surtout d’outils accessibles aux néophytes nous fassent passer le cap de lancer une campagne D&D. Vous pourrez retrouver de ombreuses vidéos sur les annonces de ce Wizards Presents sur les chaînes YouTube Dungeons & Dragons et Magic: The Gathering ou bien sur Twitch  (twitch.tv/magic et twitch.tv/dnd).
En ce qui concerne Magic, Wizards of The Coast continue sur sa lancée et proposera pour la fin 2022 et toute l’année 2023 du contenu titillant la nostalgie des joueurs avec un retour sur Dominaria, et la passion des collectionneurs avec des produits impliquant des licences fortes.

Death In Space – La dure vie de mercenaires interstellaires

0

Salut les rôlistes ! Après avoir découvert l’excellent Mörk Borg, on poursuit nos aventures dans le monde du jdr avec Death In Space, un nouveau titre édité par Free League Publishing. Il s’agit d’un jeu de Christian Plogfors et Carl Niblaeus auquel a également participé Pelle Nilsson (à qui l’on doit Mörk Borg) à l’écriture et, entre autres, Johan Nohr aux illustrations. Tout le Stockholm Kartell est donc à l’œuvre pour ce nouveau jdr. Le livre de règles, édité par Free League avec lequel nous avons joué, propose bien évidemment tous les outils pour débuter dans cet univers et un scénario d’initiation. 

Le projet a vu le jour grâce à une campagne Kickstarter ayant rencontré un franc succès. Financé en 10 minutes, le projet à séduit plus de 3500 backers.

Un futur loin d’être radieux

L’époque dans laquelle prend place Death In Space est tourmentée. Moins que quelques années auparavant, lorsqu’une guerre pour l’exploitation et le commerce de gemmes d’un nouveau genre, découvertes dans le système Tenebris éclate. Les propriétés de ces pierres ont rapidement été employées pour divers appareils technologiques et en particulier la construction de vaisseaux spatiaux. La guerre a laissé des séquelles et ne pouvant bénéficier d’un flux régulier de gemmes, toutes les industries marchant en circuit fermé, utilisant et recyclant les mêmes matériaux indéfiniment ont fermés.

Pour survivre, la plupart des gens ont recours à des contrats. Ces missions rémunérées leur permettent de subvenir à leurs besoins pendant un temps, jusqu’au prochain s’ils ont la chance d’en décrocher. 

En plus de cela, le Void, sorte de présence presque mystique, infecte et corrompt cet univers qui s’effondre sur lui-même.

L’univers de Death In Space, bien qu’expliqué en quelques lignes dans le livre de règles a de solides bases qui permettent aux joueurs de façonner ce monde en décrépitude à leur manière. Le scénario du livre de règles introduit le système Tenebris, mais libre aux joueurs d’explorer d’autres systèmes par la suite !

On aime beaucoup cet univers qui mêle intelligemment science fiction, problèmes sociaux, fantastique avec la présence du Void et survie dans l’espace. On a retrouvé dans Death In Space ces éléments qui nous avaient séduits dans The Expanse.
Les joueurs incarnent des personnages tentant de survivre dans ce système planétaire ingrat. Pour cela ils se regroupent en équipe afin de mener à bien les contrats qu’on leur confie. Ces mercenaires se regroupent dans des vaisseaux spatiaux ou stations spatiales et planifient de concert leurs actions.

Création de persos

Comme dans Mörk Borg, les personnages seront définis par 4 stats (Constitution, Dextérité, Mental et Tech) qui sont déterminées par 2 lancés de d4, le résultat est la soustraction du deuxième au premier. On ne démarre donc pas avec des stats très élevées.
Ensuite, l’origine du personnage peut être choisie parmi six, et confère deux bénéfices qui pourront s’avérer utiles en jeu, comme des réparations plus rapides ou des contacts dans chaque spatioport.

La suite de la création s’effectue grâce à quelques lancés de d20 pour déterminer quelques attributs comme des traits de caractère ou l’apparence ainsi que quelques possessions.

La création du Hub

L’autre point important de Death In Space est la création du hub. C’est un élément central du jeu dans lequel les joueurs vont se retrouver. Chaque membre y a ses quartiers et le vaisseau, ou station spatiale, comporte des modules de base comme le centre de commandement, les systèmes permettant la vie à bord (oxygène, chauffage…) et une salle de réunion pour que tout l’équipage puisse s’y rassembler. D’autres modules pourront y être ajoutés par la suite. Cependant, pour faire fonctionner tout ça correctement, il faudra penser à gérer le carburant ! 

Le vaisseau / station a également un background, par exemple tous les précédents capitaines sont morts dans des conditions suspectes, ou a été utilisé comme prison pendant la Guerre des Gemmes… Ce sont de petits détails qui permettent une immersion plus profonde pour les joueurs, certains rebondissant sur ces points lors de leurs interactions entre eux ou avec des PNJs. 

Ignition !

Dans Death In Space, comme dans tous les jeux de rôles qu’on a pu pratiquer jusqu’à présent, les actions sont résolues par des tests impliquant une certaine stat, en fonction de l’action, et un jet de dé. Jusque là c’est très classique. Cependant, lors d’un échec, le joueur recevra un point de Void. Le fantastique est présent dans Death In Space et il permet bien des choses. En utilisant ces points de Void, un joueur pourra activer une Mutation Cosmique ou essayer de prendre un avantage sur un jet, en dépensant un point de Void pour lancer un d20 supplémentaire et garder le meilleur résultat. 

L’espace n’est pas un lieu sûr et bien évidemment, il pourra y avoir des affrontements avec d’autres humains ou des créatures monstrueuses. J’ai adoré les Harpies Néon ! Mais ce ne sont pas les seules interactions que les joueurs pourront avoir avec l’univers de Death In Space. Ils pourront, ou seront parfois contraints d’effectuer des sorties extravéhiculaires (en prenant garde à ne pas tomber à cours d’oxygène), voyager entre les planètes du système Tenebris ou en sortir…  Le jeu met l’accent sur la difficulté à accomplir certaines actions et le temps qu’elles prennent à être résolues. Pour les voyages on ne passe pas d’un point à un autre instantanément, il peut se passer bien des choses sur le trajet !

Le livre de règles n’est pas avare en tables d’objets, de créatures, de rencontres ou encore de modules à installer sur ses vaisseaux… Mais également pour ce qui est des substances addictives. C’est un point que l’on n’aurait pas pensé à développer dans le jeu, du fait de notre jeune expérience dans le jdr,  mais qui s’avère intéressant. Certains produits utilisés pour soigner les blessures, augmenter la capacité d’oxygène peuvent se révéler addictifs et apportent une surcouche de narration qu’on a appréciée.

Tout le monde peut embarquer?

De par son format, Death in Space est parfait pour les sessions One Shot, avec un groupe d’aventuriers qui se réunit pour l’occasion et doit mener cette mission à bien ; ou alors pour une campagne suivie sur plusieurs sessions avec des joueurs réguliers. Le format mission, et le fait que les règles soient simples à appréhender, tout comme la création d’un nouveau personnage, se prête très bien à l’arrivée de nouveaux joueurs en cours de campagne ou pour une seule mission.

Le livre de règles n’est disponible qu’en anglais pour le moment, encore une fois on espère qu’il trouvera le chemin de la localisation en français, mais est relativement accessible. J’avais un peu peur de la difficulté à appréhender un jeu de rôles en anglais dans un univers SF, réputé comme un genre exigeant. Finalement, les auteurs ont rédigé le jeu dans un langage facile d’accès, avec quelques termes un peu pointus par moments mais rien d’handicapant, permettant de se lancer dans le jeu facilement.

Welcome to the Ring

Le premier scénario fourni dans ce livre de base s’intitule “Welcome to The Ring”. Les joueurs débarquent sur la station de l’Iron Ring après avoir dépensé leurs derniers holos (la monnaie du jeu) pour le trajet. Ils ont acquis un vaisseau amarré à la station pour un prix dérisoire afin de partir à l’aventure. Cependant, ils sont vite rattrapés par des préoccupations matérielles et pécuniaires. Leur nouveau vaisseau était bon marché car en mauvais état et amarré à la station sans que les frais aient été payés. Il devront donc se débrouiller pour remettre en état leur coucou, ainsi que s’acquitter de la dette. Libre à eux de dénicher un contrat auprès des différentes factions pour se sortir de cette galère.

Noir comme le vide intersidéral

Le livre de règles est de petit format, très proche de celui de Mörk Borg mais un tout petit peu plus grand. La mise en page est moins extravagante que celle du précédent jeu du Stockholm Kartell mais reste tout de même très soignée et intéressante. Cela dit, il est très agréable à lire et assez intuitif dans sa présentation des règles. Le cheminement se fait logiquement entre les différents points de règles et la lecture est agréable. 

L’esthétique globale est très sobre, avec du texte majoritairement blanc sur fond noir, est très agréable. Les illustrations qui parsèment l’ouvrage font mouche à chaque fois. Les vues des stations spatiales notamment sont très détaillées et nous ont particulièrement plu.
On sent en parcourant l’ouvrage que l’aventure va être exigeante mais intéressante, et c’est tout ce qu’on cherchait dans ce type de jeu.

Death In Space s’autorise tout de même quelques fantaisies. La couverture, rigide, de l’ouvrage est agrémentée d’un effet foil qui donne tout de suite le ton. Le cosmonaute a la dérive est attiré par le Void qui irradie des rayons aux couleurs psychédéliques en fonction de l’inclinaison avec laquelle vous regardez l’ouvrage.
Encore une fois, l’objet est de qualité et digne de figurer dans une bibliothèque d’amateurs de beaux objets. 

Conclusion

Death In Space est un jeu de rôles créé par Christian Plogfors et Carl Niblaeus, mais est globalement l’œuvre du Stockholm Kartell à qui l’on doit Mörk Borg. Prenant place dans un futur assez dystopique Death In Space demandera aux joueurs de compléter des contrats pour survivre.

Devenus des mercenaires de l’espace à la recherche de la moindre occasion, il faudra apprivoiser l’univers pour vous y frayer un chemin tout en vous frottant à son plus grand ennemi : l’environnement. Exigeant par son thème qui se veut hard SF avec sa gestion du carburant, de l’oxygène, l’accoutumance aux produits et le pimpage de vaisseau, Death In Space se veut aussi fiction avec une mécanique tournant autour du Void, une étrange énergie qui vous permettra de vous dépasser, ainsi que de divers cultes ajoutant une touche de mysticisme. Les règles sont très accessibles et  offrent une belle porte d’entrée pour l’Espace. A ceux qui voudraient vivre des aventures à la The Expanse, vous trouverez peut être dans Death In Space votre billet pour l’imaginaire.

Mörk Borg – Quand le Trve Black Metal rencontre le jdr

2

Salut les Rôlistes! On s’est lancés dans de nouvelles aventures et on a décidé de vous en parler. Avec les copains du site, on s’est (re)mis un peu plus sérieusement au jeu de rôle papier. On avait déjà commencé à mettre un pied dans cet univers avec les différents kits d’initiation et quelques parties à distances sur le Donjon de Naheulbeuk masterisées par Tentacle.
Récemment, en regardant un stream de C’est Toi La Radio, dans lequel Sir Maskox était invité, j’ai découvert le jeu de rôles Mörk Borg. Présenté comme quelque chose de très accessible, sombre (malgré le jaune pétant omniprésent) et mature et avec une esthétique très marquée, ma curiosité était piquée. Le jeu de rôles de Pelle Nilsson illustré par Johan Nohr (regroupés au sein du Stockholm Kartell) est édité par Free League Publishing et promet de sombres aventures dans un univers torturé, de quoi définitivement retenir mon attention.

Arrête! C’est ici l’empire de la mort

Dans ce jeu de rôle papier, le monde est à l’agonie et sa fin est proche. Une des créatures infernales qui évolue au Tveland, le monde de Mörk Borg, est Verhu le basilic. En l’an 565 Anuk Schleger, un moine de l’Ordre de Cleton l’a rencontré et posé par écrit toutes les prophéties que le reptile lui murmurait. Ces textes sont connus sous l’appellation « d’Écritures sans Nom”. Trois siècles plus tard, une branche orthodoxe de l’Ordre de Cleton, Le Basilic à Deux Têtes, met au jour la tombe de ce moine contenant ces Écritures alors qu’ils érigeaient une cathédrale . Toutes les prophéties mentionnées dans ce texte se réalisent et le texte supplante toutes les autres Écritures, apportant une crédibilité et une importance de premier plan à cette religion. Autour de l’édifice, la ville de Galgenbeck s’est développée et est devenue la plus grande cité qui fût. 

Ceci n’est qu’une très courte introduction à l’univers de Mörk Borg, le livre de règles présente plus en détails chaque région du Tveland et les entités principales du jeu pour poser les bases. Cependant le jeu ne s’étale pas dans des descriptions et présentations à rallonge, Mörk Borg reste concis, ce qui permet aux joueurs et MJ de se sentir libres d’adapter le jeu selon leurs désirs. 

Mörk Borg s’inscrit dans le courant OSR (Old School Revival), qui prône un retour aux sources du jdr avec des règles simples, des univers variés et une grande liberté laissée aux MJ et leurs joueurs.

Création d’un Personnage et affrontements

Dans cet esprit, la création des personnages est extrêmement simple et rapide. un rapide tour sur quelques tables et quelques lancés de dés plus tard, vous avez un personnage complètement jouable et personnalisé, avec nom, caractéristiques et attributs de définis. Un personnage est défini par 4 caractéristiques (Force, Agilité, Présence et Endurance), qui lui serviront pour résoudre les divers tests pour les actions et les combats.

Il est possible de trouver l’inspiration dans d’autres tables de références (à partir de la page 46) pour les joueurs  souhaitant obtenir des classes optionnelles. Il faudra naviguer entre plusieurs pages du livre pour finaliser la création des personnages, mais une fois lancés tout se passe rapidement.

Mörk Borg ist krieg 

Les combats font partie intégrante du jeu, et sont à l’image du reste du jeu : extrêmement simples à appréhender. Toutes les règles de combat et de vie des personnages tiennent sur une double page et se résolvent en quelques lancés de dés pour l’initiative, les dégâts et l’armure, ainsi que leurs conséquences comme les blessures ou la mort du personnage si ses HP tombent en négatif. A 0 HP, le personnage est inconscient pour quelques rounds et reviendra à la vie avec quelques HP.

En parlant des rounds, c’est l’occasion de parler de la règle qui me semble le mieux symboliser l’adaptation de la liberté offerte par Mörk Borg : “Combien de temps dure un round ? : Un round est un temps suffisant pour effectuer une attaque (ou utiliser un Pouvoir) et traverser une pièce de taille normale. Il y a généralement 10 rounds en une minute.
L’appréciation du temps, tout comme l’attribution de l’expérience est laissée au MJ pour rendre le jeu fluide et agréable pour tous. 

Mörk Borg est un énorme bac à sable dans lequel la liberté est le maître mot Les campagnes peuvent s’étendre avec des récits dont l’intrigue s’étale sur une année ou une journée pour des sessions en one-shot. Une des originalités de Mörk Borg consiste en la résolution à chaque aube dans le jeu, d’une Misère. Pour cela, le MJ jette un d66 et résout l’un des psaumes d’Anuk Schleger qui donnera le ton pour la journée à venir. Comme rien n’est vraiment positif dans Mörk Borg, les psaumes indiquent le degré de sinistre avec lequel les aventuriers doivent composer. 

On a évoqué les combats un peu plus haut, mais sans évoquer les créatures et le butin qui en résulte. Le bestiaire est fourni en bêtes « traditionnelles » de la fantasy et du folklore nordique avec des trolls, des berserkers et des liches, mais aussi des choses plus exotiques comme la poupée morte-vivante qui vient titiller les peurs de certains.
Les monstres sont décrits en une page généralement, via un court texte présentant leurs caractéristiques et capacités, ainsi qu’une illustration. Avec le livre de règles de base, il y a de quoi se lancer dans le scénario en fin d’ouvrage, mais également une très bonne base pour commencer à créer ses aventures dans le monde sombre et torturé de Mörk Borg.

 

 

Black Metal, punk et fantasy

Visuellement parlant, Mörk Borg est sans concession. Le style très brut me rappelle celui des fanzines de Metal extrême des années 90 (que je n’ai malheureusement pas connus à l’époque) et certains visuels d’albums de Black Metal comme ceux de Craft ou Carpathian Forest par exemple.
Ce n’est pas vraiment une coïncidence puisque les auteurs de l’ouvrage indiquent dans les premières pages une liste d’artistes dont les oeuvres “ont aidé” contenant plusieurs groupes de Black Metal mais également pas mal de groupes de Psyché/sludge/Doom, ce qui peut expliquer également les nombreux passages hallucinés de l’ouvrage. 

L’esthétique globale a un côté bricolé à la main avec les moyens du bord, des illustrations crayonnées qui côtoient des photomontages ou des gravures médiévales… Mörk Borg est déroutant. Il n’a pas fait l’unanimité au sein de l’équipe, Thomas qui baigne pourtant dans le Black Metal depuis un moment n’a pas été séduit, alors que c’est tout l’inverse pour moi. 

Les illustrations et les thèmes traités sont très crus, en conséquence, Mörk Borg n’est pas à mettre entre toutes les mains. De notre côté, on est abreuvés par les visuels de Metal, du fantastique et de la fantasy depuis de nombreuses années donc on n’y a pas vu de quoi nous repousser, bien au contraire. Mais ce ne sera probablement pas le cas de tout le monde.

Pour le moment, Mörk Borg n’est disponible qu’en suédois et en anglais. On a bon espoir de le voir arriver en français, peut-être par le biais d’Arkhane Asylum qui édite bon nombre des jeux de Free League comme Alien, Tales From The Loop , et est en charge de Vaesen à venir. En attendant pour profiter du jeu, il faut passer par la version anglaise. Le niveau requis n’est pas excessivement élevé, mais jouer des scénario nous a demandé un peu plus de préparation que pour nos autres expériences jdr. Une fois lancés et le lore expliqué, tout roule bien. Même si on doit se référer au livre pour quelques points de détails, des jets de dés ou autres, les explications sont suffisamment concises pour que même en traduisant à la volée tout se passe bien. La mise en page et l’esthétique globale perturbent un peu la lecture par moments, mais le recueil est tellement beau qu’on excuse aisément les effets de style, vu qu’ils servent l’objet. Dans un jdr plus velu ça aurait pu être un gros frein cela dit.

Récemment, Free League Publishing a mis en ligne gratuitement, une version “Bare Bones Edition”, en .pdf, des règles complètes, avec seulement une mise en page des plus basique, sans illustration et simplement quelques variations de police. Le texte n’est pas justifié, ce qui le rend atrocement barbare à mes yeux, beaucoup plus que dans la version classique. C’est un bon moyen pour découvrir le jeu, mais à mon sens très loin de procurer la meilleure expérience. Cela dit, c’est un très beau geste de l’éditeur qui propose son jeu gratuitement au plus grand nombre. Vous n’avez plus de raison de passer à côté si vous aimez les univers sombres et souhaitez vous lancer dans le jeu de rôle! Bien évidemment, si vous aimez le jeu et que vous le pouvez, on vous encourage grandement à vous procurer le .pdf dans sa version classique sur un site comme Drivethrurpg ou en version physique pour profiter d’un ouvrage incroyable.

Pour poursuivre sur le site du jeu, il regorge d’outils et de .pdf pour agrémenter le jeu, comme des fiches de personnages vierges ou un outil de génération de personnages, le Scvmbirther. Pour aller plus loin dans les aventures, des recueils officiels de scénarios sont disponibles comme Heretic ou Feretory et proposent de nouvelles créatures, idées de malédictions mais également de nouvelles cartes et scénarios obscurs.
Mais Free League encourage les joueurs à créer leurs propres scénarios et les partager, pour cela ils mettent à disposition une boîte à outils graphiques et quelques règles pour que les joueurs puissent proposer leur contenu. Ils ont également une plateforme de soumission de contenu pour que leurs équipes valident et illustrent les meilleurs scénarios, mais elle est victime de son succès et actuellement close le temps qu’ils traitent toutes les propositions.

Le grimoire

On a reçu plus tard la version papier de l’ouvrage. Outre le plaisir de feuilleter l’objet que je trouve beaucoup plus agréable que de scroller sur un .pdf, le livre bénéficie de nombreux effets de fabrication qui en font un ouvrage à part. Premièrement la couverture cartonnée format A5 possède du relief sur le motif et du vernis sélectif qui tranche avec la finition satinée prédominante. Le papier est de belle qualité, de différents types, glacé ou classique pour des rendus et un touché qui apporte à l’expérience de lecture. La dernière partie de l’ouvrage, consacrée au scénario, a un aspect proche du journal (de meilleure qualité qu’un quotidien classique tout de même) qui fait penser aux suppléments de jdr fan made que l’on pourrait se procurer dans un réseau obscur de passionnés. 

Outre le fait que le livre contienne, à notre sens et avec notre expérience de débutants en jeux de rôles, un très bon jdr, Mörk Borg, est presque un objet de collection qui peut trouver sa place dans n’importe quelle bibliothèque. On a d’abord été séduits par la proposition sombre et mature du jeu, et la sensation s’est ensuite renforcée en jeu ainsi qu’en ayant l’ouvrage entre les mains. Le jeu a été plusieurs fois nommé aux Ennies Awards et a remporté ceux de Produit de l’année, Meilleure écriture, Meilleure mise en page et design ainsi que la deuxième place à l’Ennie du Meilleur jeu en 2020. Rien que ça !

Conclusion

Mörk Borg est un jeu de rôles papier s’inscrivant dans le courant OSR. L’œuvre est intéressante par son contenu et sublimée par une édition aux petits oignons, la mise en page, le choix des graphismes aux accents Black Metal teinté de Punk donne une aura particulière à ce monde post apocalyptique en décrépitude donnant l’impression de se balader dans Darkest Dungeon à chaque page tournée. 

Les règles sont extrêmement simples à appréhender pour le Maître du jeu comme pour les joueurs, laissant instantanément place au plaisir de jeu. Bien que l’ouvrage de règles ne soit disponible qu’en anglais, et que quelques tournures soient un peu soutenues, l’efficacité et la concision des concepts permet de s’immerger dans Mörk Borg sans souci.
Les bases de l’univers sont posées dans le livre de base et permettent aux MJs de laisser libre cours à leur imagination pour proposer des aventures sinistres à leurs joueurs. 

Excellente découverte pour nous, Mörk Borg nous a fait remettre le pied dans le monde des jdr et on va très certainement continuer d’explorer divers univers avec d’autres jdr prochainement.

 

Ludum estival 2022 ! Une sélection chaude comme la météo !

0

Salut les vacanciers ! L’été est là depuis un bon mois et on a un peu plus de temps pour profiter de différents jeux de société. Le secteur ludique étant toujours prolifique en titres divers et variés et malgré que l’on suive un peu l’actu, il nous est impossible de jouer à tout. Depuis le début de leur aventure, Ludum nous fait profiter de leur expertise dans le choix des jeux. Nouveau trimestre nouvelle sélection ! Et cette fois on a demandé à Ludum de nous faire profiter d’un panachage des différents box pour pouvoir vous en parler dans la globalité.

Sélection variée et pour tous les goûts !

On commence avec la box Party, la plus accessible pour des parties rapides et d’ambiance :

Cache ton Cash : On vous a parlé de ce jeu il y a peu via notre article, on se permet de vous remettre la conclusion de celui-ci : « Cache ton Cash est un jeu de cartes de Brent BECKTauni Beck et Jeff Beckavec avec des règles très simples dans lequel les joueurs vont tenter d’amasser le plus de richesses possibles en créant des paires. A défaut de créer des paires, ils pourront également tenter de voler des richesses aux autres joueurs en les défiant. Le gagnant du défi garde le paquet visé ainsi que toutes les cartes utilisées lors de la bataille. Chaque paire de richesse viendra couvrir la précédente et la protégera des assauts des autres mais uniquement jusqu’à ce que la paire du dessus se soit faite dérober. Si vous n’êtes pas prudent vous pourrez vous faire plumer très rapidement. Heureusement il sera tout aussi rapide de se refaire en volant les possessions des autres !

Une partie ne prend que quelques minutes mais l’envie de revanche très présente fait s’enchaîner les parties sans qu’on voit le temps passer. Un bon petit jeu à sortir au camping, à la plage ou dès que l’on a un peu de temps et l’envie de rire avec tout profil de joueurs quelque soit leur âge.« 

Splito : N’ayant jamais joué à ce jeu, nous nous permettons de mettre la description de Ludum : « À la frontière entre un jeu d’ambiance et un jeu familial nous ne vous y promettons pas de grosses tranches de rigolades mais en revanche nous vous assurons un engouement palpable autour de la table, de la filouterie, du fun et des parties rapides. »

Split It : Même chose ici, on a pas joué, on se garde bien d’émettre un avis personnel, voici la description de Ludum : « Votre coup de foudre de l’été sera à coup sûr Split it, qui avec sa mécanique de paris particulièrement simple à prendre en main va vous offrir de bonnes prises de tête pour essayer de deviner quel sera le prochain coup joué par vos adversaires.

Plus vous maîtriserez le jeu et plus les langues vont se délier, vous offrant la possibilité de vous allier, de trahir, de bluffer, d’influencer les autres… tout cela dans le but de parvenir à récupérer la zone qui améliorera au mieux votre collection.« 

Deuxième box; la Easy, la box pour des jeux légers pouvant se jouer en famille :

Complices : Dernier jeu chez OldChap Games, ce jeu est une excellente surprise qui met à mal votre capacité à communiquer des informations. Vous êtes un duo de voleurs qui essayent de récolter un maximum de trésors lors de leurs cambriolages. L’un a des lunettes permettant de voir les lasers rouges, l’autre les lasers bleus. Vous devrez réussir à vous saisir de toutes les richesses sans déclencher les systèmes de défense.
Facile à prendre en main, expliqué en moins de 30s, des choix d’équipement et surtout une dégaine magnifique avec les petits masques, Complices nous a conquit rapidement. Si vous cherchez un jeu coopératif à 2 qui vous met dans une bonne dynamique, il est sûrement fait pour vous !

Perladöra : 3ème édition du jeu Nuggets/Armadora, Perladöra vous emmène dans les iles à la recherche des perles du lagon où bluff et majorité vous apporteront la victoire, n’ayant pas pu essayer le jeu, nous vous laissons la descriptions de Ludum :

« Si les graphismes de Perladöra sont particulièrement rafraîchissants, sa mécanique va par contre vous faire chauffer les méninges. Vous allez en effet devoir vous affronter pour prendre le contrôle des territoires du lagon de Perladöra et tous les coups seront permis pour permettre à vos plongeurs de gagner des perles !

Entre anticipation, mesure des risques, analyse du jeu de l’adversaire et bluff, Perladöra coche toutes les cases du jeu familial parfait pour s’affronter cet été. Son mode par équipe à 4 joueurs offre de plus une toute autre approche stratégique qu’à 2 ou 3 joueurs, vous promettant une belle rejouabilité et de nombreuses heures de jeu.« 

La box Discovery, celle qui s’adresse aux joueurs confirmés, dedans nous trouvons :

Sylve : Que nous avons pu essayer et dont voici la conclusion de notre article :

« Sylve apporte un twist plus que bienvenu au genre du placement d’ouvriers. Avec de la chance aux dés (mais qui peut être domptée) et une bonne stratégie on peut jouer quelques tours de plus que ses adversaires et impacter la partie en sa faveur. Les pouvoirs des dés éléments permettent d’avoir des dés supplémentaires, d’outrepasser la règle qui limite à un seul dé par emplacement ou encore de gagner plus de ressources. Ces pouvoirs viennent juste pimenter la partie sans la déséquilibrer, en ajoutant quelques petits effets sur les dés. 

Servi par une esthétique très cartoon mais qui fait grandement son effet sur nous, le titre de Stevo Torres se révèle riche en interactions et assez stratégique. Son format relativement compact, appuyé par un temps de partie tournant autour des 45 minutes permet de le sortir à peu près n’importe quand et n’importe où. » 

À la croisée des chemins : Celui là nous intéressait par son côté narratif post apo, le jeton premier joueur en décapsuleur nous a fait marrer aussi, il faut l’avouer ! C’est assez compliqué de parler de A la croisée des chemins, c’est un bac à sable narratif qui vous donne les grandes lignes d’une situation et des péripéties que vous devrez résoudre en fonction de votre personnage et des choix faits précédemment. Après que chacun ait raconté la façon dont il voit la résolution à la péripétie, chacun vote pour la réponse qu’il a préféré (interdit de voter pour soi), la réponse la plus plébiscité sera la base de la suite de votre aventure. A la croisée des chemins fait parti des jeux qui dépendent des joueurs autour de la table mais en vous apportant les outils nécessaires à la mise en place rapide et efficace d’une histoire suivie et prenante. Le nombre de questions et de scénarios permet de nombreuses parties qui seront toutes uniques de par les réponses des joueurs. On a commencé à pimpé le jeu en récoltant des languettes pour remplacé les jetons en carton, un jeu écoresponsable ! 😀

Level Ten : Jeu de communication à informations limités, dans Level Ten vous devrez réussir à parcourir 5 mondes en vous défaussant de toutes les cartes en les jouant de façon croissante mais sans jamais dire à vos coéquipiers quelle carte vous allez jouer. Dans la ligné des jeux tels que The Crew ou The Mind, j’ai toujours eu un peu de mal avec ces jeux que je trouve basé sur le hasard mais mon avis est loin d’être le plus unanime. Par contre, je ne peux qu’apprécier l’atmosphère délicieusement rétro gaming du jeu, il est dans la ligné de Boss Monster et forcément, ça fait mouche chez nous.

La Martmot box, pour les plus jeunes

Rien de tel que de commencer dès le plus jeune pour convertir les futurs joueurs, c’est important de former nos futurs partenaires de jeux !

Ludum vous propose de les faire s’essayer à la drogue ludique avec :

Le Grand Prix de Belcastel : Une course basée sur la mécanique de bag-building, peut être ma mécanique préférée, je vous incite fortement à essayer Orléans ou Champs d’honneur.
Pour ce jeu pour les plus jeunes, n’ayant pas pu l’essayer, je laisse Ludum en parler :

« Nous ne nous étalerons pas une fois de plus sur l’amour que nous portons aux jeux de moteurs (engine building), mais parmi eux un sous-genre particulier est encore sous-représenté : le bag building, littéralement la construction de sac. Dans ce sous genre, vous accumulez des éléments dans un sac, et ces éléments seront tirés tout au long de la partie afin de vous aider à progresser dans la partie. Vous assemblez donc un ensemble d’éléments qui seront ensuite tirés aléatoirement, comme du deck-building donc, mais sans les cartes…et avec un sac.

Le genre est sous représenté certes, mais dignement représenté. En effet, entre Orléans pour les joueurs connaisseurs, Warps Edge pour les joueurs solo, Champs d’honneur pour les amateurs de duel et surtout l’incontournable Charlatans de Belcastel, jeu familial hautement recommandé et recommandable, il pourrait s’avérer compliqué pour un nouveau venu d’y faire sa place.

Donc quitte à sortir un nouveau Bag Builder, autant s’adresser à une population de joueurs ne disposant pas encore de son “maître” étalon. Rarement brillantes, les versions juniors proposées par les éditeurs peuvent déceler de véritables bijoux (Dragomino, déclinaison Junior de Kingdomino en est le parfait exemple). À ce petit jeu, les éditions Schmidt et leur auteur Wolfgang Warsch ont été prises la main dans le sac, mais cette fois-ci nous les félicitons car comme pour Dragomino, le résultat est ici exceptionnel. Au delà de la simple revisite édulcorée, nous faisons face à un vrai nouveau jeu reprenant la mécanique clé de son aîné tout en l’exploitant différemment pour la proposer à nos “petits joueurs”.

Vous allez adorer faire la course avec vos enfants et ils risquent fort de gagner ! C’est un immense coup de cœur pour l’ensemble de l’équipe et il y a fort à parier que ce jeu rafle de nombreux prix sur son passage. Les paris sont lancés ! »

Hâpy Families vient compléter la box pour les plus petits avec cette revisite du jeu des 7 familles dont voici la présentation par Ludum : « Oubliez donc tout ce que vous savez sur ce jeu et découvrez Hâpy Families, le concept reste identique (récupérer une famille complète de 6 cartes, ou un certain nombre de demi-familles selon le nombre de joueurs) mais le jeu vous impose de piocher à chaque tour dans une pyramide de cartes, alternant cartes visibles et cartes cachées. Un petit rien qui change tout, rajoutant une dose d’observation et une nouvelle approche stratégique. »

Vous en reprendrez bien un petit peu ? 

Depuis quelques box, Ludum propose des versions supérieures de ses box avec des jeux supplémentaires, pour 35€ supplémentaire, dans la Discovery c’est Whistle Stop qui vient compléter la sélection trimestrielle.

Je sais que les jeux de trains ont un pouvoir hypnotiques sur beaucoup de joueurs, qu’ils les fascinent et qu’ils peuvent s’immerger dans des parties complètement folles de pousseurs de wagons, mais sur moi, ce thème a autant d’intérêt que la récolte de patates dans un régime communiste…  Je me permets de vous laisser la description de Ludum qui rendra bien plus honneur au jeu que la mienne :

« Alors on vous voit venir, “Quoi encore des tuiles ?”, “Mais qu’est ce qu’ils ont avec les tuiles chez Ludum ??” Et bien non, Whistle Stop n’est pas un jeu de tuiles, c’est simplement un jeu avec des tuiles et la nuance est importante. Whistle Stop est un pur jeu de Pick and Delivery comme on dit là-bas, comprenez : ramasse et dépose. Je collecte des ressources et je les dépose ailleurs afin de remplir des contrats. En résumé, on vous propose une plongée au cœur de la vie d’une compagnie de fret ferroviaire. Seul bémol, les ingénieurs du rail de Whistle Stop sont sacrément fourbes et taquins et tracer une ligne droite jusqu’à votre future destination n’est pas chose aisée. C’est ici que les tuiles vous serviront, vous permettant d’anticiper et de faciliter l’atteinte de vos objectifs, voire même d’avancer secrètement.

Whistle Stop est un pur jeu d’optimisation, sacrément bien ficelé avec un format condensé et une tension créée par le nombre de tour limité. Un vrai combat de cerveau comme on les aime.« 

En complément de la Marmot box, il y a le jeu qui nous a accaparé complètement depuis sa réception Cat-tapultes, ce jeu, on l’a vu, on a fait « Meh », on l’a ouvert on a fait « Wow » on y a joué on a fait « AH MAIS C’EST TELLEMENT BIEN CE TRUC ! »

C’est un jeu d’adresse basé sur un matériel de fou, une petite valise qui contient tout le nécessaire : une aire de jeu, un obstacle en forme de tête de chat, 2 patounes (trop choupi) aimantées qui vous serviront de catapultes et des billes à envoyer chez l’adversaire.

But du jeu, envoyer toutes billes jaunes d’un côté ou toutes les billes blanches ou la bille noire qui est plus compliquée à viser/déloger.

C’est bête comme choux mais c’est tellement addictif, on y joue avec toutes les tranches d’âge, mon fils de 4 ans joue avec nous à envoyer des balles partout, les adultes se défient à des matchs qui deviennent stressant tellement on joue notre vie et notre honneur à chaque partie, la possibilité de gagner de 3 façons différentes permet de faire monter la pression sur plusieurs fronts.
Le tout servi par un matériel ultra qualitatif, les patounes aimantées surprennent tout le monde par leur qualité et l’intelligence de leur conception. Un jeu qui a le potentiel d’un klask et qui pourrait devenir la base de tournois entre amis ou sur des festivals, bref jouez y c’est addictif !

Une sélection variée, toujours qualitative et avantageuse.

Ludum nous habitue toujours à des sélections qualitatives pour tous les profils de joueurs, c’est leur force, ils nous font essayer des jeux vers lesquels nous ne serions pas venus sans eux. Cat-tapules et Complices n’auraient jamais atterris dans nos ludothèques sans eux. Ca aurait été une erreur, les fous rires depuis sont nombreux. La reste de la sélection est tout aussi qualitative, on a beau suivre l’actualité ludique, on ne peut jouer à tout ce qui sort toutes les semaines. Ludum est un excellent partenaire pour ce qui est de la veille ludique mais aussi financier. En étant abonné, vous aurez accès a des tarifs préférentiels sur les jeux présents dans les box mais avec le Pass Ludovore (offert pour la souscription à un abonnement box) c’est jusqu’à -15% sur de nombreux jeux dans leur boutique.

Le mag !

Présent depuis le premier numéro, le magazine Ludum est toujours source de bons articles présentant les jeux des différentes box, mais également des audio règles qui permettent d’appréhender rapidement les jeux reçus, j’adore toujours autant ce concept, j’ai à cœur de croire que les éditeurs arriveront par fournir des audio/vidéo règles avec chaque nouveau jeu un jour.

Au centre du magazine, un jeu de stratégie à découper, cette fois-ci inspiré du jeu L’attaque de Hermance Edan datant de 1909, on fait du rétroboardgaming !

L’interview de ce mois-ci est la mise en lumière de Vincent Dedienne, nouveau membre du jury de l’As d’Or, où l’on en apprend plus sur le côté ludique de la personne. Je ne m’étais pas du tout penché sur son côté joueur et à lire l’interview, c’est très rassurant de voir qu’il n’a pas été choisi uniquement pour popularisé notre passion auprès du grand publique mais parce que c’est un joueur avant tout.

La rubrique Panthéon revient sur un jeu d’anthologie, cette fois c’est Catan qui est mis à l’honneur, j’ai toujours eu du mal avec ce jeu, faute à des mauvaises sessions de jeu sûrement mais j’ai un apriori très négatif sur ce jeu, l’éclairage donné par l’article ne reflète pas ce que j’ai subit, ça me donne envie de lui donner une nouvelle chance, un jour, peut être, si j’y suis obligé 😀

Un billet vient mettre en lumière le financement participatif et ses mécaniques ainsi que son lexique, parfait pour les néophytes de la pratique. Nombreux de gros jeux viennent des financements participatifs, si l’exercice n’est pas pour tout le monde, il est le moteur de perles ludiques qu’il est important de connaître.

Au final ? 

Ludum avec sa nouvelle sélection nous ravit par sa diversité et sa qualité, les p’tits gars de Bordeaux savent toujours où dénicher des jeux pour tous en l’accompagnant d’un magazine rempli d’informations sur le monde ludique. S’adressant aux joueurs occasionnels ne voulant pas faire de veille ludique mais aussi aux joueurs plus consommateurs grâce à un système de prix avantageux, les box Ludum conviennent à tous.

Sylve – la compétition fait rage à l’ombre de la forêt

0

Salut les alchimistes ! Lors de notre passage à Paris est Ludique cette année, on a fait un arrêt sur le stand de Catch Up Games pour essayer leur titre à venir Orichalque, mais également parler de leurs prochaines sorties, dont on a eu l’occasion de vous faire un retour dernièrement. Faute de temps sur place, nous n’avons pas essayé Sylve. Cependant le visuel du jeu nous avait tapé dans l’œil avant le festival et la bonne ambiance qui se dégageait des tables sur lesquelles il était jouable avait fini de piquer notre curiosité. Catch Up Game nous a très gentiment laissé repartir du festival avec une boîte pour qu’on puisse s’en faire un avis et vous proposer un retour dessus, on les en remercie beaucoup !

Sylve, de Stevo Torres,  prend place dans un contexte malheureusement familier. La nature et le temps sont déréglés, les saisons se mélangent, tout comme le jour et la nuit. La situation n’est plus tenable et il ne tient qu’aux joueurs de rétablir l’équilibre. Quatre braves héros vont mettre leurs talents d’alchimistes pour créer des potions magiques, aidés de leurs familiers, afin de redonner son cours normal à la Nature, et accumuler des points de victoire au passage. Mais on retient surtout la noble tâche ! 

Un village forestier plein de ressources

L’aire de jeu est organisée autour du plateau Village et d’une rivière de cartes Sylves (on a autant de cartes dans cette rivière que de joueurs +1). On trouve ensuite un marché aux potions et quatre paquets de créatures réparties selon les saisons auxquelles elles sont affiliées. Sylve peut être pratiqué de 2 à 4 joueurs, et offre des parties variées car chaque personnage possède un pouvoir unique. Cela dit, pour les premières parties ou si les joueurs décident de rendre le jeu plus accessible, les tuiles Personnage peuvent être retournées pour ne pas tenir compte du pouvoir de chacun. 

Dans Sylve, les joueurs disposent d’un set de dés à leur couleur complété par deux dés Élément. A son tour, chaque joueur devra placer un dé sur une carte sylve ou le plateau village, s’il ne peut plus le faire il passe la main et ne pourra plus jouer pour le reste de la manche, une partie durant 4 manches. Les emplacements sur les sylves permettent de récolter des ressources ou apprivoiser des animaux, mais ne peuvent être occupés que par un seul dé (sauf exception que l’on voit plus loin). Pour cela, il faut y placer un dé dont la face correspond à la ressource présente sur l’emplacement. Si jamais on souhaite placer un dé dont le symbole ne correspond pas, il faut dépenser un ingrédient correspondant au symbole de l’emplacement, et on ne récolte pas de ressource…

 

Les dés Élément peuvent être placés sur n’importe quel emplacement de cueillette sur les sylves ou dans les emplacements portant le même symbole au village. 

La subtilité avec ces dés est qu’en plus, on applique le pouvoir de l’élément. L’eau permet de récolter plus de ressources, l’air renvoie un dé dans sa main et le feu brûle un dé, c’est-à-dire qu’il se place sur un dé adverse et permet de faire l’action comme si l’emplacement était vide. 

Une fois que tous les joueurs ont placé leurs dés, le tour prend fin et on procède à l’examen des majorités. 

C’est pas une sylve, c’est MA sylve !

Le joueur dont les dés sont strictement majoritaires sur une sylve, en gagne le contrôle. Il prend donc la carte et marque le nombre de points de victoire inscrit en haut en fin de partie. Les dés éléments ne sont pas comptabilisés pour la majorité. Seuls les des aux couleurs des joueurs comptent. 

Les deux actions optionnelles d’un tour consistent à concocter une potion à partir du marché, c’est-à-dire payer son coût en ressources et l’ajouter à sa main, ainsi que boire une potion. On la joue alors, en appliquant son effet et on garde la carte dans sa zone de jeu car elle rapporte des points de victoire en fin de partie. Les effets sont variés et peuvent permettre de poser des dés supplémentaires, relancer ou retourner des dés…

Créer les « bonnes » potions en fonctions des sylves sur lesquelles on veut obtenir des majorités est un casse tête qu’on aime résoudre en partie. Cela dit, on ne peut jamais être certain de pouvoir mener son plan au bout avec les différents dés éléments que les adversaires peuvent jouer. De plus, entre chaque manche le plateau village passe du jour à la nuit ou inversement. Les actions sont différentes sur chaque face, ce qui change radicalement le cours des rounds. Les actions centrales du village sont assez brutales, sur la face jour on peut retirer tous les dés éléments de toutes les cibles et sur la face nuit on peut brûler toutes les sylves, c’est-à-dire bloquer tous les emplacements vides. 

Pour revenir sur les créatures, une fois apprivoisées elles offrent des pouvoirs permanents (tant qu’elles ne sont pas libérées) comme récolter davantage de ressources avec un dé, brûler des cases… En revanche, on ne peut en avoir que trois actives simultanément. Si on souhaite en acquérir une supplémentaire il faudra en libérer une, cependant une créature libérée rapporte un point de victoire en fin de partie.

Une balade en forêt qui vaut le coup?

On aime beaucoup Sylve car les parties sont fluides et les mécaniques s’imbriquent remarquablement bien les unes aux autres. Majorité et placement d’ouvriers sont indissociables mais la collecte de ressources et le craft sont tout aussi importants, et nécessaires pour remporter la victoire. Le fait de ne jouer « que » quatre manches donné un rythme soutenu aux parties, mais malgré cela on n’a pas le sentiment d’être pris de court, et on n’est pas frustré d’avoir accompli trop peu d’actions. On a juste cette petite pointe d’envie de revanche en fin de partie, qui incite à en relancer une, ce à quoi on a du mal à résister. Oui, dans Sylve on se fait des crasses, on se pique des majorités, on utilise des potions dont les effets provoquent des rebondissements qui changent le cours de la partie, mais c’est ce qu’on aime!

Il y a dans Sylve beaucoup de manières de scorer qui s’imbriquent elles aussi les unes aux autres. Apprivoiser des créatures, et créer des potions permettent de développer son personnage pour effectuer plus d’actions ou récupérer de plus de ressources. Au fil de la partie on gagne en puissance et les différentes combinaisons possibles de pouvoirs apportent une rejouabilité appréciable.

Des petits animaux tout mignons

Pour être francs, on a immédiatement accroché à l’illustration de couverture du jeu. C’est grâce à elle qu’on a voulu en découvrir plus au sujet de Sylve. On aime beaucoup l’univers du jeu dont la direction artistique nous rappelle celle de certains jeux vidéo de chez Devolver comme The Swords Of Ditto. Pour Sylve, ce sont Jake Morrison et Andrew Thompson qui ont mis en image l’univers du jeu et on trouve le résultat très réussi. Les paysages nous plaisent, tout comme l’aspect complètement halluciné des petits animaux de la forêt. Leurs yeux écarquillés mettent les joueurs en garde : le design est mignon mais attention, on se fait des crasses ! 

Conclusion 

Sylve apporte un twist plus que bienvenu au genre du placement d’ouvriers. Avec de la chance aux dés (mais qui peut être domptée) et une bonne stratégie on peut jouer quelques tours de plus que ses adversaires et impacter la partie en sa faveur. Les pouvoirs des dés éléments permettent d’avoir des dés supplémentaires, d’outrepasser la règle qui limite à un seul dé par emplacement ou encore de gagner plus de ressources. Ces pouvoirs viennent juste pimenter la partie sans la déséquilibrer, en ajoutant quelques petits effets sur les dés. 

Servi par une esthétique très cartoon mais qui fait grandement son effet sur nous, le titre de Stevo Torres se révèle riche en interactions et assez stratégique. Son format relativement compact, appuyé par un temps de partie tournant autour des 45 minutes permet de le sortir à peu près n’importe quand et n’importe où. 

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs  de 2 à 4 joueurs
Age conseillé A partir de 12 ans
Durée d’une partie Environ 60/90 minutes
Auteurs Stevo Torres
Illustrateurs Jake MorrisonAndrew Thompson
Éditeur Catch Up Games
Prix : environ 35€ Philibert Playin
Mille et un jeux Ludum

Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez Philibert.netPlayinLudum et Mille et un jeux . En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !

Pantacle – Allumez le feu

0

Salut les adeptes de la magie noire, c’est avec du retard (beaucoup trop, désolé) que l’on vous présente aujourd’hui Pantacle, un titre de Yohan Callet, Yann Grizonnet et David Paput édité par Bragelonne, toujours partants quand il s’agit d’univers sombres. Du côté de l’illustration, c’est Førtifem qui est aux commandes, nom bien connu des metalleux puisque le duo a réalisé des pochettes pour Alcest, Regarde les hommes tomber, Carpenter Brut ou encore Igorrr. Leur style se prête donc parfaitement à un jeu basé sur des invocations.

Dans la peau de sorciers accompagnés de leurs adeptes, l’objectif de Pantacle est de déverrouiller celui-ci afin qu’il délivre ses secrets à l’issu d’un rituel bien préparé. La mise en place est relativement simple. Un plateau central représentant le pantacle contient les emplacements pour la défausse, la pioche des cartes Malédiction et la pioche des lames. Chaque joueur reçoit également un plateau sanctuaire un peu plus fourni cette fois-ci. On y retrouve en effet 7 zones permettant de stocker les cubes d’influence, les jetons de pouvoir, les adeptes à sacrifier et tout un tas d’autres informations qui peuvent faire peur à première vue. Rassurez-vous quand même, une fois les notions assimilées on s’y retrouve assez facilement sans avoir nécessairement besoin de revenir aux règles une fois la première partie bouclée.

La mise en place terminée, il est temps de revêtir sa plus belle cape pour passer aux choses sérieuses. Chaque tour se déroule en trois phases : la préparation, la faveur et le changement de lune.

Lors de la préparation, le joueur actif doit commencer par dépenser un certain nombre de jetons d’influence, déterminé par le nombre de jetons flamme sur le pantacle (on y revient après) afin d’obtenir un nouvel adepte à placer sur la zone correspondante du plateau individuel. Ensuite, il doit vérifier s’il possède trois jetons de pouvoir sur son plateau. Si c’est le cas, il ajoute à son pantacle personnel un nouveau jeton flamme. Enfin, s’il a trois adeptes ou plus sur sa zone de sacrifices, il doit ajouter au pantacle commun un jeton flamme. En plaçant un jeton flamme sur le pantacle commun et s’il dévoile l’icône de malédiction (4 des 5 branches sont maudites), le joueur doit piocher une carte Malédiction. Celles-ci peuvent être de type permanent (actives tant qu’elles sont en jeu) ou bien de type épuisement.

Dans ce dernier cas, le joueur va placer des jetons (influence ou adeptes en fonction de la carte) de la réserve sur la carte. Lorsqu’il en gagnera en jeu, il devra en défausser autant que son gain depuis cette carte, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus sur celle-ci. Il obtient également un bénéfice en fonction de l’emplacement choisi (prendre des jetons d’influence, recruter des adeptes, rejouer un tour…).

La seconde partie du tour est la plus importante, car c’est au cours de celle-ci que le joueur va pouvoir récupérer des faveurs, mais également se les faire voler par les autres joueurs. Sur le plateau des faveurs, le joueur détermine laquelle il souhaite obtenir parmi celles qui n’ont pas été jouées au tour précédent. Sur les 6 disponibles (moins s’il possède déjà le jeton de pouvoir associé à la faveur), il annonce laquelle il souhaite obtenir puis chaque joueur va se prononcer sur le fait de la subtiliser ou non. Si c’est le cas, le sorcier chapardeur doit se défausser des cartes lames Gardien associées à la carte. Le cas contraire, le joueur actif bénéficie de la faveur gratuitement sans avoir à dépenser ses cartes.

Une petite subtilité fait que l’on a bien aimé cette phase. Si le joueur actif ne peut pas choisir 2 fois la même faveur (ça n’aurait aucun intérêt), un concurrent peut tout à fait voler la faveur choisie même s’il la possède. C’est un coup risqué puisqu’il s’agit d’un coup dans le vide, mais c’est un bon moyen de ralentir ses adversaires ! Les faveurs peuvent être à effet immédiat (recruter un adepte, voler un jeton d’influence à chaque joueur) ou permettent de placer un jeton de pouvoir sur son plateau personnel. Une fois cette phase terminée, le joueur se défausse d’une carte lame Gardien et se refait une main neuve. Pour punir les voleurs, ceux-ci n’ont pas le droit de reconstituer leur main après une interception de faveur. Les tours s’enchaînent alors jusqu’à ce qu’un joueur place son cinquième jeton flamme sur le pantacle commun.

Conclusion

Pantacle peut paraître assez complexe à première vue. Avec un plateau personnel fourni en informations et un lexique à retenir, on peut avoir peur de se lancer dans une première partie (ça a été notre cas, d’où la rédaction tardive de cet article). Finalement une fois que les notions sont assimilées et la première partie disputée, le tout s’enchaîne facilement. Avec des illustrations magnifiques collant parfaitement au thème et une mécanique simple à assimiler, le titre devrait facilement trouver son public. De notre côté, nous avons beaucoup aimé cette simplicité qui fait que l’on peut revenir sur le jeu même après une grosse pause sans avoir besoin de se retaper l’ensemble des règles.

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs  de 3 à 5 joueurs
Age conseillé A partir de 14 ans
Durée d’une partie Environ 30/45 minutes
Auteurs Yohan Callet, Yann Grizonnet, David Paput
Illustrateurs Fortifem
Éditeur Bragelonne Games
Prix : environ 30€ Philibert Playin
Mille et un jeux Ludum

Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez Philibert.netPlayinLudum et Mille et un jeux . En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !

Resonance – Le nouveau projet de DTDA Games bientôt en financement participatif

0

Salut les sorcières ! On vous parlait il y a quelques jours, dans notre débrief de Paris Est Ludique, de notre passage sur le stand de DTDA Games. Outre le plaisir de retrouver l’équipe après de trop nombreuses années (déjà !) sans festival, ils nous ont fait l’honneur de nous laisser repartir de  PeL avec un prototype de leur prochain jeu : Resonance. La présentation du jeu lors du festival nous a beaucoup intrigués, on avait hâte de s’y essayer. 

Le studio parisien proposera très prochainement, le 26 juillet à 18h pour être exact, une campagne Gamefound pour Resonance, un jeu de cartes grand format dans un univers empreint de mysticisme et de démons. 

 

La cérémonie commence

Dans Resonance, les joueurs sont invités à incarner des sorcières en quête de vengeance. Pour accomplir leur dessein, elles tentent d’invoquer des démons, en utilisant des objets rituels. 

Pour ce faire, il faut faire entrer les différentes phases de la lune en résonance avec l’invocation du démon. En début de partie chaque joueur reçoit une carte sorcière, accompagnée de sa carte sortilèges qui lui est propre, ainsi qu’une main de trois objets rituels et un démon. La carte Démon est double face, d’un côté on a une magnifique illustration, et de l’autre les différents niveaux d’invocation et les conditions pour les réaliser.


Le jeu est divisé en 8 rounds (et éventuellement 4 additionnels) durant lesquels les phases de Lune vont être activées. Ces phases sont représentées par les 8 cartes disposées en cercle au centre de l’aire de jeu.

Au début de chaque tour on révèle une carte de la pioche Objet Rituel Transitoire, qui sera placée au centre de l’aire de jeu. Ensuite, à leur tour les joueurs pourront jouer face cachée des objets rituels. Le type d’objet (Herbe, Potion, Minéral) le plus représenté en fin de manche influencera la phase de Lune. Pour s’en rappeler on place une carte du type d’objet sur la phase correspondante. 

On voit ainsi au fil de la partie le rituel se préciser et l’invocation du démon se rapprocher du but. Le joueur qui réalise les trois niveaux du rituel d’invocation de son démon remporte la partie. 

Cela dit, il est possible de jouer d’autres types de cartes et de recourir aux Sortilèges des sorcières pour influer sur les cartes objets rituels en jeu et ainsi faire pencher la balance en faveur du symbole que vous souhaitez voir apparaître en fin de round. Les artefacts permettent de supprimer de l’aire de jeu toutes les cartes objet rituel d’un type choisi, jouées pendant ce tour. Les sortilèges de Sorcière sont propres aux personnages, chacune possède deux sortilèges, le gameplay est donc varié d’une partie sur l’autre. De plus, il est nécessaire de posséder des cartes incantation pour utiliser ces pouvoirs. Or elles ne s’obtiennent qu’en défaussant une carte Potion et une carte Minéral. Les sortilèges sont puissants mais ne déséquilibrent pas le jeu. Idem pour les artefacts dont la pioche utilise l’action du tour. 

L’occultisme accessible aux novices

On aime la simplicité avec laquelle on peut se lancer dans Résonance mais également le fait que le titre de DTDA amène à avoir une stratégie intéressante. On ne se contente pas de jeter des cartes au centre pour espérer avoir le symbole qui nous intéresse en fin de round. En étant limité à une seule action par tour, on réfléchit à ce qu’on pose et surtout quand on le pose. Il est possible de changer de démon en cours de partie, mais cela utilise l’action du tour.

En ayant sept possibilités d’action par tour mais en ne pouvant en réaliser qu’une, je jeu est tendu à souhait, et cela sans qu’on se retrouve sous une cascade d’effets en fin de manche. 

La fin de partie est déclenchée par plusieurs conditions : Si la pioche d’Objets Rituels Transitoires est épuisée ou si un joueur réalise une invocation complète de démon.

Les parties sont dynamiques, stratégiques et intenses. Elles s’étalent en général sur 15/20 minutes qu’on ne voit pas passer. 

Pour réaliser cet article avant la campagne Gamefound, nous n’avons pu faire des parties qu’à trois joueurs. Resonance tourne très bien dans cette configuration, et on imagine qu’à plusieurs les interactions doivent être renforcées. Et les parties sont toujours aussi intenses. 

De plus, pour les parties en nombre pair, il existe un mode par équipe dans lequel les joueurs contrôlent une sorcière par équipe, les règles restent sensiblement les mêmes qu’en mode classique. 

Une direction artistique démoniaque

Comme d’habitude l’esthétique est extrêmement soignée : les illustrations évidemment mais également les dos de carte, la disposition en jeu… on voit que tout est pensé et en harmonie. On a l’impression de participer au rituel dès la mise en place. 

Manon Potier explore un univers résolument plus sombre que dans les précédents jeux du studio. Dans l’équipe, on est plusieurs à aimer les choses assez sombres, on a donc été conquis par la direction artistique de Resonance. De plus, il y a très peu de texte sur les cartes (les noms des sorcières, leurs Sortilèges, et ceux des démons) ce qui renforce l’aspect mystique du jeu. Les cartes de sorcières sont particulièrement réussies, Vuoko en haut de la liste pour moi, mais Blanchefleur n’est pas en reste. En ce qui concerne les démons, les designs sont variés et efficaces. On retrouve des créatures comme Murmur aux airs de Vic Rattlehead, la mascotte de Megadeth, ou comme Vepar aux allures de médecin de peste. Haborym est incroyable aussi 🖤. Comment leur résister et ne pas tomber sous le charme ?

L’occulte financement

Le 26 juillet sera donc le grand jour pour le projet, avec le lancement de la campagne Gamefound. Et on a plusieurs informations à son sujet à vous partager. Premièrement il est possible de suivre dès à présent la page du projet pour recevoir en plus de son pledge, un cadeau bonus. C’est une gentille petite attention de la part de DTDA. En plus, les participants des premières heures (early birds) pourront acquérir leurs contreparties à prix préférentiel. 

En parlant des pledges, il existera deux niveaux de contrepartie. Le jeu de base (et Stretch Goals qu’on espère nombreux) au prix de 24€ et une version de luxe à 49€. Cette dernière comprendra le jeu accompagné de bougies, l’ensemble sera emballé dans un sac rappelant ceux des sorcières. On n’a pas encore vu le produit final, mais étant donné la qualité du pledge similaire de leur précédent jeu, Apogée, on ne peut qu’être confiants.

On a également pu avoir un aperçu des addons du jeu comme la, désormais traditionnelle, nappe des jeux DTDA, un carnet de notes ou encore un t-shirt à l’effigie de Vuoko. De quoi accomplir des rituels d’invocation dans les meilleures conditions!

Conclusion

Resonance est un jeu de majorité où vous devrez user habilement de vos objets rituels, artefacts et de vos sortilèges pour tenter d’invoquer le démon qui sera l’instrument de votre vengeance. 

A chaque tour vous allez choisir une action parmi sept pour tenter de maîtriser les phases de la lune et les faire correspondre à vos desseins. 

Assez simple dans ses règles, Resonance est un jeu dans la lignée des premières créations de DTDA avec de l’interaction forte entre les joueurs. Le tout servi encore une fois par une très belle direction artistique toujours sous les pinceaux de Manon Potier

Vous pouvez soutenir le projet en participant à la campagne Gamefound ici.

LES PLUS POPULAIRES

No Rest For The Wicked – Zombicide Green Horde joue les...

0
Salut les chasseurs de zombies. On vous parlait dans notre dernier article retour de Cannes de l’extension No Rest For The Wicked pour Zombicide...