Un communiqué de presse d’Ico Partners annonce un partenariat entre Xplored et Ares Games. Le titre Sword & Sorcery devrait voir la gestion de son gameplay allégé grâce à la plateforme Teburu.
« Rapallo, Italie, 2 mars – Xplored, créateur de la plateforme révolutionnaire de jeu de rôle sur table Teburu, a annoncé aujourd’hui un partenariat avec Ares Games, l’éditeur de Sword & Sorcery, dans le but de créer une version de Sword & Sorcery destinée à la plateforme Teburu.
C’est le deuxième partenariat de ce type annoncé pour la plateforme : Ares Games suit en effet Paradox Interactive en soutenant la vision de Xplored concernant l’avenir des jeux de rôle sur table.
« Nous sommes ravis d’annoncer qu’Ares Games est en train de finaliser un accord avec Xplored pour accueillir Sword &Sorcery en tant que l’un des premiers jeux lancés sur le système Teburu. Sword &Sorcery est l’un des jeux de plateau dungeon crawler les mieux notés du marché, grâce à la profondeur de son gameplay et à la beauté de son contenu, mais nous savons qu’il est aujourd’hui principalement joué par des joueurs experts », déclare Roberto Di Meglio, directeur de la production chez Ares Games. « Étendre la gamme S&S avec une version « phygitale » sur Teburu est une belle opportunité de simplifier l’expérience de jeu et de rendre Sword & Sorcery plus facile et plus rapide à appréhender et à jouer, tout en améliorant encore les points forts du système de combat et de l’IA sophistiquée de Sword & Sorcery. La combinaison numérique/physique nous permettra d’amener le système à son plein potentiel, d’améliorer le gameplay au-delà des limites d’un jeu purement physique, et de le rendre encore plus profond et immersif. »
À propos de ce partenariat, Davide Garofalo (PDG de Xplored) déclare : « Ares Games et Roberto Di Meglio ont été les tout premiers partisans de notre concept et de notre vision derrière Teburu. Nous apprécions l’approche d’Ares Games en matière de conception et de production de jeux de plateau, et nous adorons le gameplay riche et stratégique qu’offre Sword & Sorcery. Nous sommes ravis de contribuer à l’évolution d’un titre aussi populaire, et notre équipe travaille dur pour que la version Teburu du jeu plaise aux fans existants comme aux nouveaux joueurs. »
Tandis que Xplored lance son premier projet Teburu, The Bad Karmas and the Curse of the Zodiacs, sur Kickstarter, Sword &Sorcery pose la première pierre de la future gamme passionnante de cette plateforme. Avec l’arrivée de projets comme Sword &Sorcery, ou le déjà annoncé World of Darkness, la plateforme Teburu offrira aux joueurs de nouvelles façons révolutionnaires d’explorer leurs univers préférés et d’en découvrir de nouveaux.
Grâce à la plateforme, les jeux sont améliorés et plus faciles à jouer, plus immersifs et engageants, en plus de permettre aux groupes d’amis de profiter à distance de jeux de plateau physiques.
Les fonctionnalités ci-dessus peuvent déjà être essayées dans le premier titre de Teburu, The Bad Karmas and the Curse of the Zodiac, dont la campagne Kickstarter débutera le 15 mars.
Tous les contributeurs de niveau Saga ou supérieur pour The Bad Karmas bénéficieront d’une réduction de 10 % sur leurs trois prochains engagements dans les futures campagnes Teburu lors de la phase de Pledge Management. »
C’est via un post Facebook sur la page de Légion Distribution que la nouvelle est arrivée, le jeu de figurines The Everrain sera disponible en boutiques en France fin avril. Annoncé de longue date, l’attente aura été longue due à une production difficile et de nombreux retards.
Toujours d’après ce post, les quantités de la version française devraient être assez restreinte. Le jeu de Grimlord Games (à qui l’on doit Village Attacks que l’on avait beaucoup apprécié) place les joueurs dans la peau de capitaines de navires unis pour élucider le mystère du Grand Déluge qui menace de détruire le monde.
Entièrement coopératif et narratif, le jeu est porté par un univers Lovecraftien, de superbes visuels et figurines qui sont ma foi très alléchantes. Le côté procédural des maps ainsi que les mécaniques de gestion du bateau et de l’équipage sont prometteuses. On va suivre la sortie du jeu de près !
Salut les mages ! Vous avez certainement vu passer l’annonce de la sortie de Street Fighter 6 hier matin, et bien on reste dans le thème avec cette news pourtant consacrée à Magic l’Assemblée.
Aussi étonnant que cela puisse être, on parle bien d’une collaboration entre le (plus) célèbre jeu de cartes à collectionner et ce monument du jeu de baston. La recette des cross overs entre univers semble fonctionner pour Magic qui après Donjons & Dragons, les Kaijus de la Toei et même Mon Petit Poney (dont je regrette amèrement de ne pas avoir suivi l’actualité à ce moment là) dédie un set de cartes Secret Lair aux personnages emblématiques du jeu de versus fighting de Capcom.
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Les Secret Lair sont des sets de cartes proposés à la vente sur un site dédié pendant une durée limitée, à l’image de ce que Limited Run propose actuellement pour les jeux Switch et PS5. Souvent disponibles en version Foil ou standard les cartes à illustrations et styles alternatif font leur effet auprès des collectionneurs et des amateurs des thématiques qu’elles reprennent. Personnellement je suis assez friand de ce genre de produits qui permettent d’avoir dans des versions inédites et originales certaines cartes emblématiques ou très puissantes pour personnaliser ses decks. Avec ce type de produits, Wizards of The Coast s’adresse clairement aux collectionneurs qui cherchent à avoir de belles pièces dans leurs classeurs, et vont jusqu’à soigner l’emballage dans les détails.
Le set des terrains de base autour de Godzilla a été mon premier achat, rejoint à Noël par celui sur les Praetors Phyrexians grâce à Quentin (encore merci <3), qui m’a fait ce magnifique cadeau dont voici quelques clichés.
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Pour revenir précisément sur le set de cartes thématisées autour de Street Fighter, ce sont 8 cartes originales, spécialement créées pour l’occasion qui sont présentées. Certaines de leurs capacités font directement écho avec celles des personnages en jeu, comme Chun-li et son multikick. Personnellement c’est Blanka qui remporte ma préférence, le brésilien électrique se fera une place de choix dans mon deck aggro Rouge/Vert.
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Mais ce n’est pas tout ! 7 autres sets sont également annoncés et il y en a pour tous les goûts :
Présentation de Kaito Shizuki – L’artiste Rorubei propose des traitements artistiques alternatifs pour le nouveau planeswalker ninja high-tech de Magic : The Gathering, Kaito Shizuki.
Kamigawa : le manga : The Cards – L’artiste RIYOU KAMEI a créé des cartes à partir des illustrations du manga officiel Kamigawa : la Dynastie Néon.
Li’l Walkers – L’artiste UTA NATSUME présente des planeswalkers dans un adorable style Chibi.
Pictures of the Floating World – Les artistes AMAYAGIDO, AOJI MAIKO, Nagano, SHIE NANAHARA et TOMOHITO ont créé de magnifiques territoires dans le style de l’Ukiyo-e, un style emblématique de l’art japonais que l’on retrouve traditionnellement dans les impressions et les peintures sur bois.
Shades Not Included – L’artiste Ben Schnuck donne aux paysages un traitement synthwave inspiré des années 80.
Vitrine : la Dynastie Néon – Ces cartes arborent des feuilles d’encre néon dont l’encre fluorescente fait ressortir des œuvres créées par AI NANAHIRA, ESUTHIO, SENNSU et ZOUNOSE.
Invitée spéciale : Yuko Shimizu – L’artiste Yuko Shimizu est une illustratrice japonaise récompensée, basée à New York. Elle apporte son mélange unique d’art traditionnel japonais et de concepts modernes.
Je n’ai pas pu me retenir et ai donc précommandé les sets Street Fighter et Shades Not Included que je trouve terriblement classe avec son look retro synthwave.
La livraison pour ce genre d’articles est assez longue (prévue aux alentours du 29 juillet pour cette fournée) mais le plaisir de découvrir ces cartes vaut l’attente. L’achat de sets Secret Lair s’accompagne d’un code permettant de récupérer les skins de cartes dans Magic Arena, ce qui fait également plaisir.
Les cartes Magic : The Gathering Secret Lair x Street Fighter sont disponibles dès maintenant en version foil (54,99 €) et en version non foil (44,99 €). Les autres lots sont disponibles en version foil (44,99 €) et en version non foil (34,99 €).
De mon côté j’attends impatiemment la livraison de ces sets, mais également la collaboration avec le Seigneur des Anneaux annoncée pour 2023 mais surtout celle avec Warhammer 40000 qui je l’espère sera incroyable!
Salut les aventuriers ! On s’attaque à un gros morceau, que l’on suit et qui pique notre intérêt depuis un moment mais qui vient tout juste d’arriver dans notre ludothèque : Tainted Grail – La chute d’Avalon.
Issu d’une campagne Kickstarter qui a atteint des sommets, comme tous les jeux d’Awaken Realms, Tainted Grail est depuis arrivé dans les rayons des boutiques ludiques françaises édité par Edge. Encore une fois, le jeu a trouvé son public, et la reconnaissance, puisqu’il a été nommé pour l’As d’Or 2021 du FIJ de Cannes.
Asmodée a eu la gentillesse de nous en faire parvenir un exemplaire pour que l’on puisse se forger notre propre avis et vous en proposer une chronique. Il est temps de passer aux choses sérieuses, voici ce que l’on pense de ce gros titre narratif.
Tainted Grail en quelques mots
Avant de passer au gameplay, il faut tout de même présenter le jeu dans ses grandes lignes. Il s’agit d’un titre de Krzysztof Piskorski, Marcin Świerkot entièrement coopératif et très narratif. Il s’inscrit donc complètement dans le type de jeux que l’on affectionne. Organisés en campagne, les différents scénarii proposent une aventure à embranchements et dont on retrouve des conséquences sur le long terme. On s’investit en temps et on s’implique vraiment avec son personnage dans son aventure, en ce sens il nous paraît important de compléter la campagne avec le même groupe de joueurs pour profiter au mieux de l’expérience (de jeu et en jeu). L’aventure se développe sur 15 chapitres, et chacun peut être résolu en 60-90 minutes. Il est possible de sauvegarder sa progression après chaque scénario et ainsi reprendre aisément la campagne lors d’une prochaine session grâce aux feuilles de sauvegarde fournies.
L’origine de la Légende
L’apprentissage des règles et de la mise en place se fait par le biais d’un feuillet de 4 pages et d’un deck d’initiation. Cette séquence de jeu solo dont les événements sont planifiés par l’équipe de création du jeu est, à mon sens, la meilleure entrée en matière qui pouvait être. En effet, pour des jeux de cette taille on lance souvent une partie solo avant de se retrouver à table avec les autres joueurs pour présenter le jeu et les règles. Ce tutoriel dure environ une heure et permet d’assimiler les concepts de base avant de les expliquer à son groupe. Évidemment de petites incursions dans le livret de règles seront nécessaires sur le début de la première campagne pour préciser les concepts, mais l’introduction aux mécaniques et à l’univers se fait en douceur. Ce tutoriel est important car le cycle d’un tour et les mécaniques de combat notamment sont denses, mais on y revient plus en détail dans les paragraphes suivants.
La mise en place générale demande un peu de préparation et d’espace. Chaque joueur reçoit un plateau personnel et une figurine, à l’effigie du héros qu’il a choisi. Il déterminera ses caractéristiques et traits particuliers en jeu. Ces plateaux en punchboard double épaisseur sont d’une part joliment illustrés et très pratique grâce à la deuxième couche de punch. Elle permet de segmenter les informations et compartimenter les cubes qui servent de curseurs ou de ressources, évitant ainsi tout mélange ou accident.
La première mise en place demande de créer les paquets de cartes personnels, ce qui prend un peu de temps et est un peu obscure, cela dit, une fois effectuée on voit beaucoup plus où on met les pieds et les suivantes sont plus fluides.
Le but du jeu va donc être de découvrir comment venir à bout du Wyrd, sorte de malédiction représentée par un brouillard, et tenter de survivre face à cette menace grandissante. Les menhirs, les plus imposantes figurines du jeu, sont un élément clé du gameplay. Leur lumière permet aux habitants d’Avalon de survivre au Wyrd, mais ils ont une portée limitée. Lors de l’exploration, les joueurs ne pourront découvrir que des cartes à proximité immédiate d’un lieu abritant un menhir. A tous les tours, durant l’Aube, la puissance de la flamme diminue, si elle s’éteint, le Wyrd reprend ses droits et les lieux hors de portée d’un Menhir actif seront défaussés. Pour pouvoir les explorer à nouveau, il faudra allumer un menhir, action coûteuse en ressources. Les joueurs devront s’organiser pour gérer au mieux cette menace tout en progressant dans l’aventure.
Le jour
Un round de jeu va être découpé en trois phases : la journée, le crépuscule et l’aube. Durant la journée les joueurs vont être amenés à effectuer diverses actions comme se déplacer, combattre, résoudre des actions contextuelles… Pour cela, ils devront souvent payer un coup en énergie, en faisant baisser le curseur d’une stat appropriée (énergie, vitalité, folie) sur leur plateau personnel.
De très nombreuses actions renvoient aux entrées du Journal, élément majeur de Tainted Grail. Il va concentrer l’essentiel de la narration et va être parcouru à la manière d’un Livre Dont Vous Etes Le Héros. Plusieurs choix s’offrent parfois aux joueurs, certains avec des conditions préliminaires., qui doivent bien évidemment être remplies avant de pouvoir lire l’entrée.
L’exploration de l’aire de jeu se fait également durant cette phase du round. On retrouve une map qui se dessine devant les joueurs, à la manière de celle que l’on rencontre dans The 7th Continent, a l’aide de cartes. Une carte ne pourra être connectée à une autre que si leurs Clefs de direction correspondent. Ainsi la carte du jeu est fixe, elle est cependant évolutive au cours de la partie avec des cartes qui viennent en remplacer d’autres. Les cartes de Lieu sur lesquelles se trouvent des menhirs ont des informations importantes sur leur verso. Afin d’éviter de les manipuler trop souvent et de rendre l’aire de jeu chaotique, cette face est imprimée dans le journal d’exploration. Ca n’a l’air de rien, mais ce petit plus est très ergonomique et permet de se référer rapidement au journal pour se renseigner. On a vraiment apprécié cette petite attention des designers qui rendent les parties beaucoup plus fluides en évitant les catastrophes provoquées par les joueurs aux gros doigts maladroits dont je fais partie. On sent que le jeu a été travaillé en profondeur sur bien des aspects pour fournir aux joueurs la meilleure expérience possible.
Cela dit, ce n’est pas parce que la carte est fixe qu’il n’y a pas de rejouabilité ni d’intérêt à refaire un scénario. On est très souvent sous pression sur les combats, la gestion des ressources et de la lumière des menhirs. On n’a pas souvent le temps de faire tout ce que l’on souhaite dans un tour et on peut laisser de côté certaines zones auxquelles revenir en fonction des priorités. Il faut savoir récupérer et économiser les ressources nécessaires pour rallumer les menhirs, action qui coûte horriblement cher.
Le jeu propose d’ailleurs plusieurs quêtes secondaires facultatives qui seront autant d’occasions d’en apprendre plus sur le more de Tainted Grail que de faire progresser son personnage grâce à des gains d’objets ou d’expérience.
Combat
Au cours des différents scénarii du jeu, les héros seront confrontés aux nombreuses menaces et situations à risque d’Avalon.
Parmi elles se trouvent des créatures féroces que l’on devra combattre, seul ou en groupe, selon le désir des joueurs.
Le système de combat est assez intéressant car un affrontement se résout a l’aide de cartes. Jusque là, rien de très original, sauf que l’on va créer au cours des différents tours de combats, une séquence de cartes dont les symboles vont se compléter et entraîner des actions bonus jusqu’à atteindre la valeur de rencontre requise pour vaincre l’ennemi. Encore une fois, cette mécanique rappelle celle du 7th Continent avec ses succès à obtenir, mais poussée beaucoup plus loin.
Ainsi en jouant judicieusement ses cartes on pourra en placer plusieurs par tour, en piocher d’autres et avoir des effets bonus.
Cependant la force brute n’est pas le seul moyen de se sortir de certaines situations. On trouvera également sur sa route des personnages plus enclins à la diplomatie. Le principe du rapport de force qui s’installe reprend la même mécanique que le combat, mais dans ce cas présent il faudra emmener la Piste d’affinité vers le haut, alors que l’autre personnage tend à le faire pencher de l’autre côté.
Après chaque joute, le ou les joueurs participants recevront du butin à partager et de l’expérience, ce qui leur permettra d’appréhender plus sereinement la rencontre suivante. Ou du moins le croiront-ils!
Le Crépuscule
Étape cruciale du round, la nuit n’est pas toujours paisible. Il faudra tout d’abord dépenser de la nourriture, stockée sur le plateau personnel de chaque joueur, pour restaurer l’endurance des héros et pouvoir ainsi reprendre le chemin la journée suivante. Mais il arrive également que dans certains lieux, les héros soient soumis à des rêves ou des cauchemars.
Ces séquences sont également consignées dans le Journal et auront des conséquences sur le personnage en affectant éventuellement leur Terreur.
Mais les soirées au coin du feu sont aussi l’occasion de dépenser l’expérience durement gagnée pendant les journées précédentes et d’acquérir de nouvelles cartes pour les decks de combat et de diplomatie ou encore d’augmenter les différentes stats des héros.
Le système de combat fait que l’aléatoire intervient fatalement dans les affrontements (physiques ou de diplomatie), mais on peut jouer sur le contenu des paquets de cartes pour y ajouter de nouvelles cartes plus fortes et l’épurer. On peut également par ce biais orienter le style de son personnage en le faisant évoluer plus offensivement ou défensivement. Même si à terme on essaye de monter toutes les stats au maximum, il est intéressant de voir que plusieurs builds sont viables et offrent une belle variété de gameplay.
L’Aube
Cette étape du round fait office de phase d’entretien. on y retire les menhirs éteints, retire de l’aire de jeu les lieux qui ne sont plus à porté d’un menhir, fait baisser le cadran des menhirs restants de 1…
Mais on y révèle également une carte d’évènement qui impactera de manière positive ou négative le reste du round avec un effet qui devra impérativement être appliqué.
On a mit un exemple sympa pour ne pas gâcher de surprise
Ça sent la Pologne !
En ce qui concerne la direction artistique de Tainted Grail, personnellement je suis conquis, et elle a fait l’unanimité au sein de l’équipe. Le coup de cœur s’est fait dès le premier regard à l’illustration de la boîte et s’est ensuite confirmé à l’ouverture du couvercle et des livrets.
On sent d’emblée la patte graphique des illustrateurs surréalistes polonais qui ont œuvré les sur ce titre. L’univers me rappelle celui de Zdzisław Beksinski, le maître de ce courant artistique. En regardant ce qui avait été fait au niveau des peintures de figurines pour ce jeu, je suis tombé sur le tuto de Lazy Painter qui expliquait en détails le processus de peinture pour le rendu que je souhaitais obtenir, car assez fidèle au visuel de la boîte.
Les figurines sont bien évidemment livrées brutes, comme dans la plupart des jeux (Aftermathet Last Bastion sont les deux seules exceptions de notre ludothèque), mais voici le rendu une fois peintes. Elles ont une très belle sculpture, avec des parties évidées qui rendent vraiment bien. La taille imposante des Menhirs offre un rendu très sympathique en jeu. On n’a au final que 8 figurines et 10 jetons à peindre, ce qui rend le jeu assez simple et « rapide » à peindre pour profiter du jeu dans les meilleures conditions.
Le reste du matériel est également de qualité et les cartes Lieu arborent des illustrations très agréables à regarder. Le paysage qui se dessine sous nos yeux est superbe et on prend plaisir à le parcourir.
Tainted Grail propose une revisite originale et très Dark Fantasy de l’univers du mythe arthurien qu’il est très agréable de découvrir.
On a globalement une très bonne qualité de matériel, les plateaux en punch board double épaisseur sont pratiques en jeu pour le maintien des Cubes, le rangement qui rappelle celui de Nemesis ou encore de Black Rose Wars remplit parfaitement son office et peut contenir les cartes sleevées. Les figurines peintes tiennent bien en place et elles ne subissent aucun dommage au rangement.
Conclusion
Tainted Grail est un jeu de Krzysztof Piskorski et Marcin Świerkot, entièrement coopératif et très narratif. Il entraîne les joueurs dans une aventure épique de dark fantasy.
Même s’il utilise des éléments que l’on à déjà vus dans d’autres jeux, comme l’exploration sur des cartes Lieu qui rappelle celle du 7th Continent ou l’utilisation d’un recueil d’entrées narratives comme on peut en trouver dans This War of Mine, Tainted Grail a su, pour nous, tirer son épingle du jeu. Ce titre d’Awaken Realms parvient à se créer une réelle identité et pousser plus loin les mécaniques connues.
Tainted Grail est un investissement puisqu’il est proposé au prix de 120€ environ. Cela dit, le titre propose une très grande durée de vie, une narration et du matériel de qualité mais surtout, le jeu tient ses promesses et l’aventure est au rendez-vous. Jouable en solo comme en groupe, il a été le vecteur d’excellents moments de coopération et d’aventure que l’on vous souhaite de découvrir!
Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez Philibert.net, Playin, Ludum et Mille et un jeux. En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !
Salut les esthètes ! En juin 2020, DTDA Games lançait sa campagne Kickstarter pour Bloodflowers, un projet d’artbook dédié aux grandes femmes guerrières de l’Histoire, illustré par Manon « Stripes » Potier accompagné de poésies nées de la plume de Sergio Matsumoto. Le projet a depuis été livré aux backers et le studio français a décidé de se lancer dans un nouveau projet du même type avec Mistflowers.
On a pu échanger sur le projet avec Sergio Matsumoto et il nous a donné accès à l’aperçu de la page Kickstarter avant le début de la campagne prévu pour le 17 février.
Le projet
Ce nouveau recueil de 30 illustrations à l’aquarelle accompagnées de poésies s’articulera autour du thème des déesses guerrières. Dans la droite lignée de son prédécesseur, Mistflowers sera découpé en différents chapitres qui regroupent les divinités selon des caractéristiques qui leurs sont propres. On a hâte de voir les interprétations que Manon Potier fera de ces personnages mythologiques. Les quelques aperçus présents sur la page KS sont très prometteurs et j’ai déjà un faible pour Freyja et Badb.
Petit plus par rapport aux illustrations de Bloodflowers, d’après les visuels de la page, il semblerait que les personnages soient mis en scène devant un arrière-plan ce qui, je trouve, met encore plus les déesses en valeur.
L’ouvrage et la campagne
Le projet de Mistflowers aura, comme Bloodflowers, une couverture rigide reliée, ses 64 pages imprimées sur du papier ivoire 170 g et son format de 19 x 27 cm. L’artbook sera produit en France, chez un imprimeur spécialisé dans la publication d’ouvrages d’art. On a depuis notre précédent article eu l’ouvrage entre les mains et le rendu est vraiment qualitatif.
Les différents paliers de la campagne s’étalent de 12€ à 59€, avec une nouvelle fois le premier pledge proposant le livre à 24€. Au vu de la qualité de l’objet, c’est tout à fait justifié. Si vous avez loupé la campagne de Bloodflowers et que le projet vous intéresse, rien est perdu, le palier Victoria permet d’acquérir les deux ouvrages en version signée! Les deux ouvrages possédant une cohérence dans leur édition, mes tocs sont plus que satisfaits ! Le pledge à 59€ propose le livre signé, un tote bag et un tee-shirt à l’effigie du projet et les 4 prints que l’on retrouve dans le palier à 12€.
Comme à son habitude, DTDA propose une campagne avec un délai de livraison assez court, prévu pour juin 2022, et c’est quelque chose que l’on apprécie. Jusqu’à présent leurs projets n’ont pas accusé de grands retards de livraisons, avec une fabrication française de l’objet, DTDA met également toutes les chances de son côté pour minimiser les risques.
Ces artbooks sont un excellent moyen de découvrir de nouvelles cultures et mythologies en l’occurrence pour Mistflowers. Le premier artbook m’a fait découvrir entre autres les personnages de Zénobie, épouse du Roi de Palmyre au IIIe siècle et Dame Kai du Japon, autour desquels j’ai creusé un peu pour connaître leurs histoires plus en détails.
Chaque portrait de Guerrière est accompagné d’un texte de présentation plus ou moins long délivrant au lecteur les informations essentielles sur la guerrière. La poésie de Sergio Matsumoto est également très agréable à lire. En deux quatrains et un distique, il illustre la vie de la guerrière et apporte une surcouche d’émotions, d’informations et de vie au personnage.
On espère que la campagne remportera au moins autant de succès que celle de Bloodflowers, pour que le projet voit le jour et ait une finition au moins aussi belle que son prédécesseur. Si le projet vous intéresse, vous pourrez le retrouver en suivant ce lien grâce auquel vous pourrez être notifié du lancement de la campagne le 17 février. Bien entendu, nous ne manquerons pas de communiquer sur son déroulement que l’on suivra attentivement.
Salut les peintres ! Ça fait longtemps que je n’avais pas fait un point sur le matériel que j’utilise pour les peintures de figurines de jeux. En toute fin d’année dernière, Redgrass Games m’ont fait parvenir un échantillon de leurs nouveaux articles : le tapis de peinture et leur nouvelle palette en verre. Après plus de deux mois d’essai, je peux vous livrer mes impressions sur ces deux outils que j’ai utilisé dans mes sessions de peinture pour les figurines de Tainted Grail (Teasing du prochain article à paraître) entre autres. Avant toute chose, les deux outils dont je vais vous parler m’ont été envoyés en avant première, mais sont la version définitive des produits, il ne s’agit pas de prototypes, et pour finir, ils ne sont disponibles depuis peu sur le site de Redgrass Games, mais cela ne saurait tarder.
Le tapis de peinture
Lorsque l’on pratique certaines activités manuelles, il est souvent recommandé de protéger sa table ou son bureau pour les prévenir d’éventuelles dégradations. Jusqu’à présent, j’installais une nappe plastique pour protéger l’ensemble de la table, ce qui n’est pas toujours très pratique. Pour les petites sessions de peinture, une protection plus réduite peut faire l’affaire. Dans cette optique, un tapis de peinture peut suffire.
Premièrement, le tapis de peinture de chez Redgrass Games existe en deux tailles : A3 et A2. Quand je peint, j’aime avoir de l’espace, pour ma part, le tapis au format A2 était la taille idéale pour m’adonner au hobby confortablement.
Le tapis est livré avec un autocollant à placer en haut à gauche du tapis, représentant le cercle chromatique. Je confesse ne pas avoir tenu compte de ce cercle que je ne comprenais pas jusqu’à présent. En collant le sticker sur le tapis, je me suis penché sur la théorie et j’y vois un peu plus clair sur le concept, qui s’avère utile. Il y a de nombreuses vidéos ou pages web présentant l’utilité et l’utilisation du cercle chromatique, mais en quelques mots, cet outil est pratique pour connaître les couleurs qui marchent bien ensemble pour les dégradés ou les contrastes (en étant proches les unes des autres ou diamétralement opposées). Le cercle chromatique est un bon outil pour créer des schémas de peintures harmonieux et cohérents.
Les autres impressions sur le tapis donnent des indications sur la dilution des peintures. Si vous êtes un peintre chevronné, elles ne vous seront pas d’une grande utilité, mais pour les débutants, c’est très pratique. Idem pour les différentes tailles de bases.
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Les impressions sont recto/verso, le tapis peut donc servir de protection d’un côté et conserver une face propre pour partager les photos de vos productions avec un fond propre et net de l’autre côté.
Le tapis cicatrise bien après les découpes. Je m’en suis servi comme support pour des découpes de papier, d’éléments bois et jusqu’à présent tout se passe bien. Cependant, la découpe n’est pas ma principale activité sur ce tapis et ne l’ai donc pas éprouvé rudement sur cet aspect. Je ne saurais le recommander les yeux fermés pour un usage intense à cet effet, peut être qu’il rempli très bien cette fonction. En revanche, pour un usage occasionnel comme j’ai pu l’avoir, il est très bien.
La palette en verre
Pour répondre, entre autres, à la demande des peintres qui utilisent de plus en plus des peintures à l’huile pour les figurines, Redgrass Games à donc élargi sa gamme de palettes avec ce modèle.
Personnellement je n’ai pas encore franchi le cap des peintures à l’huile, mes pots de peinture sont encore assez remplis pour que j’envisage de les changer pour le moment. Cela dit, je lui ai tout de même trouvé une utilité.
Pour le brossage à sec, j’utilise la palette en verre afin d’essuyer au maximum la peinture et ne pas noyer les détails sous une couche de peinture trop épaisse. La surface en verre permet également de ne pas gaspiller trop de peinture en permettant de répéter l’opération ou reprendre la peinture de l’essuyage de pinceau, ce qui est impossible lorsque l’on fait cette opération sur une feuille de papier essuie-tout.
La palette en verre dispose de 4 petits pieds autocollants à placer en dessous pour éviter de la rayer et de la prendre facilement. Elle a également un coin découpé qui permet, toujours dans la même optique de l’attraper facilement lorsqu’elle est placée dans le couvercle de la palette humide. Car oui, pour éviter d’éventuelles coulures, il est possible de l’insérer dans le couvercle de sa palette humide Redgrass Games pour la session de peinture.
Évidemment elle n’est pas destinée qu’à la peinture de figurines et pourra trouver son utilité dans toute autre activité de peinture.
Conclusion
Redgrass Games étend son catalogue avec ces deux nouveaux outils au service des peintres. Depuis que j’ai commencé à utiliser leurs produits avec la palette humide, dont je suis toujours très satisfait, j’ai eu l’opportunité d’essayer (et d’adopter) une grande partie de leur matériel. Toujours de qualité et bien pensés, leurs accessoires permettent de peindre dans de bonnes conditions et surtout confortablement grâce à du matériel très ergonomique.
La marque ne se repose pas sur les lauriers acquis avec leur très bonne palette humide mais continue de proposer de nouveaux accessoires pour les peintres. Le tapis de peinture/coupe est très pratique pour avoir une aire de travail nette et qui protège le support alors que la palette en verre suit l’évolution des tendances de peinture et s’adapte aux besoins des peintres utilisant les peintures à l’huile.
Pour finir un mot au niveau du rapport qualité prix. Après plusieurs années d’utilisation pour la palette humide et d’autres accessoires comme la poignée et la pince coupante, et deux mois (pour le moment) avec le tapis de peinture et la palette en verre, rien n’a bougé. La qualité de leur matériel est tout bonnement bluffante. Et en ce qui concerne le prix, je les trouve très raisonnables : le tapis de peinture est proposé à moins de 20€, ce qui est dans les prix pratiqués par les autres marques et à partir de 16.90€ pour la palette en verre (21.90€ pour le grand format).
Salut les stratèges ! Besoin d’un jeu rapide pour déterminer qui se colle à la vaisselle, de trancher sur qui a raison sur tel ou tel sujet? Pour cela il faut un jeu facile à installer, à comprendre et tout aussi rapide à pratiquer. Asmodee nous a fait parvenir un exemplaire d’Otrio, un titre abstrait de Brady Peterson, qui était complètement passé en dessous de nos radars jusqu’à présent. Mais depuis quelques semaines on s’est rattrapés et on a passé pas mal de temps dessus. On vous parle plus en détails de ce jeu
La mise en place du jeu est très rapide, chaque joueur reçoit un set de 9 pions colorés. Ils sont de 3 tailles différentes, on les place autour du plateau sur les emplacements prévus à cet effet. Tout le monde est ainsi prêt à se lancer dans la partie en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.
L’explication des règles est tout aussi rapide puisque les actions d’un joueur sont limitées au placement d’un pion par tour sur le plateau. Le pion peut être placé sur n’importe quelle place libre de sa taille sur une des 9 cases du plateau, peu importe la couleur des pions qui pourraient déjà être présents sur cette même case. A noter qu’une fois en place, un pion ne bougera plus de la partie.
Pour remporter la partie, c’est très simple : il faut réaliser un « Otrio », c’est à dire former un ensemble de 3 pièces, de même couleur, et :
De même taille,
De taille croissante, du plus petit au plus grand,
De taille différente mais sur la même case. (ils ne sont pas alignés mais vous avez saisi le principe).
Le joueur qui arrive à réaliser une de ces conditions en premier met fin à la partie en criant « Otrio ». Nous nous sommes affranchis de cette règle pour nos parties, pour rester concentrés et très souvent en relancer une immédiatement.
Otrio peut être pratiqué de 2 à 4 joueurs. En duel, chacun des joueurs recevra 2 sets de pions, pouvant ainsi changer à loisir la couleur du pion joué. Mais la condition de victoire reste inchangée, ce sont bien 3 pions de la même couleur qui doivent être groupés pour former un Otrio, pas 3 pions contrôlés par le même joueur. Au-delà de 2 joueurs, chacun a son propre set, et l’autre couleur de pions sera remise dans la boîte.
S’en suit alors un jeu intense de placement et de contre de chaque coup de l’adversaire pour l’empêcher de parvenir au bout de sa stratégie. Pouvoir jouer à l’intérieur ou autour d’autres pions est un twist que l’on a apprécié. Il faut certes être assez vigilant au début, pour ne pas passer à côté d’un coup parfois évident que l’adversaire met en place, mais on s’y fait très vite et ceci pousse le jeu un peu plus loin.
Attention c’est parti pour les comparaisons douteuses, mais pas trop quand même. Avec Otrio, on a eu l’impression de jouer à une version Blitz de Quarto. Ou encore un Morpion un peu dopé en version multijoueur. On retrouve les associations variées pour réaliser la combinaison gagnante du Quarto, et le plateau de 3×3 cases du morpion. Si la boîte indique 10 minutes, on n’a que très rarement atteint cette durée pour une partie. En revanche, nos sessions de jeu s’étalent sur une vingtaine de minutes car on ne peut s’empêcher de relancer immédiatement quelques parties.
Bien qu’il ne révolutionne rien, Otrio s’est révélé chez nous très addictif et se fait une place assez régulièrement sur nos tables de jeu. La version 4 joueurs et le positionnement possible de plusieurs pions sur la même case viennent contrebalancer les techniques pour remporter la partie à coup sûr à deux joueurs du Morpion classique.
La sobriété poussée à l’extrême
En ce qui concerne l’esthétique du jeu, elle est très sobre. Le design épuré est quelque chose qui revient très souvent dans les jeux abstraits.
Ici, les cercles de couleur se détachent bien du plateau blanc et l’ensemble est efficace et très clair en jeu. (bien que peut être un peu moins lisible pour les joueurs daltoniens avec la présence de pions verts et rouges.) S’il faut trouver un point négatif sur le matériel, ce serait au niveau du rangement.
En effet, un couvercle thermoformé vient se poser sur le plateau. Sur ce thermoformage on vient ranger tous les pions avant de refermer la boîte, ce qui maintient tout en place. Ceci fait qu’avant chaque nouvelle session de jeu, il faut déplacer les pions du thermoformage vers le plateau, et inversement au rangement. Ce n’est l’affaire que de quelques dizaines de secondes mais on aurait préféré un rangement qui permette un lancement de partie à l’ouverture du couvercle de la boîte.
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Passé ce pinaillage ergonomique, on n’a pas trouvé grand chose à redire sur le matériel d’Otrio. Tout est d’une telle simplicité et efficacité qu’il est difficile d’y trouver des points négatifs.
Conclusion
Otrio est un jeu abstrait de placement dans lequel, pour remporter la partie, les joueurs devront réaliser un « Otrio », une combinaison de pions de leur couleur. Reprenant le principe du Morpion, mais en l’adaptant intelligemment, Otrio de Brady Peterson propose une expérience simple, rapide mais intense.
Expliqué en quelques secondes et mis en place dans le même temps, le jeu peut être pratiqué en duel, mais également jusqu’à quatre, de quoi corser un peu plus le défi. Très lisible, ce titre abstrait est devenu récurrent lors de nos sessions de jeu. Si vous cherchez un jeu efficace pour lancer des parties rapides et occasionnelles, s’adressant à tout type de public, Otrio pourrait bien faire l’affaire.
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Salut les morses ! Il y a quelque temps, nous vous avions présenté Atlantes d’Ivan Tuzovky. Celui-ci nous avait particulièrement accroché grâce à ses mécaniques simples d’approche et ses visuels léchés. Aujourd’hui, c’est à la première extension Eaux glacées que nous allons nous intéresser, toujours éditée par Gigamic et merveilleusement illustrée par Oleg Proshin.
Pour comprendre le contexte du jeu de base nous vous conseillons vivement de vous reporter à notre article puisque nous n’aborderons pas celui-ci ici. La seule chose que l’on peut vous rappeler, c’est qu’Atlantes est un jeu de cartes dans lequel les joueurs se livrent une course à l’objectif pour obtenir le plus de points possible en fin de partie. Avec une mécanique de deck building intéressante et originale, les joueurs sont invités à acquérir de nouveaux personnages qui leurs prêteront leurs pouvoirs et de nouveaux lieux pour scorer et obtenir des ressources.
La mise en place se veut identique à l’exception des nouveaux lieux et personnages qui viennent se greffer à la pioche. On évince certaines cartes en fonction du nombre de joueurs et c’est tout. Là où la mise en place diffère, c’est que cette extension apporte la notion de tribus. Au début d’une partie il faut donc décider si l’on souhaite jouer avec les objectifs présents dans le jeu de base, ou bien avec ces tribus. L’extension apporte par ailleurs un nouveau plateau à positionner sur le plateau central des objectifs, destiné à accueillir les cartes des tribus. Celles-ci peuvent être recrutées pour bénéficier de leurs capacités qui permettent d’obtenir un bonus permanent ou immédiat. Elles rapportent aussi des points en fin de partie selon les cartes et s’acquièrent à la façon des lieux en payant le coût indiqué. Une fois la tribu recrutée, le joueur y place un raie manta faisant monter le prix du recrutement pour les joueurs qui arriveraient ensuite.
Si le plus gros de cette extension est d’apporter la notion de tribus, les objectifs ne sont pas oubliés et Eaux glacées en apporte 4 nouveaux à mélanger au jeu de base si vous le souhaitez. Ces objectifs sont essentiellement axés sur les valeurs des lieux à posséder. L’extension apporte également 12 nouveaux personnages qui possèdent des effets immédiats comme tous les personnages de base. Cependant certains se voient dotés d’effets différés. Lorsque ces personnages sont défaussés et que l’action de base à été réalisée, ils entreront une dernière fois en jeu lors du tour suivant du joueur pour utiliser l’effet différé. Pour rester dans le thème, 14 nouveaux lieux gelés viennent rejoindre ceux existants. Ils n’apportent rien de neuf si ce n’est deux petits effets. Enfin, il est désormais possible de passer le nombre de joueurs à 5 puisque dans la boite on retrouve un set complet de démarrage pour celui-ci (pions raies mantas, plateau de jeu individuel et cartes personnages). On le pressentait avec les espaces libres dans le thermoformage de la boîte de base, le cinquième joueur ne se sera pas fait désirer trop longtemps !
Le jeu de base était jouable en solo, et c’est toujours le cas pour cette extension. Pas de joueur fantôme à battre ici, l’objectif est de recruter l’ensemble des tribus sur 6 niveaux de difficulté. Chaque niveau apporte ses petites subtilités (changement du nombre de tribus, modification des conditions pour recruter…) qui vont rendre les parties de plus en plus difficile.
Conclusion
Atlantes Eaux Glacées est une extension pour Atlantes qui apporte pas mal de contenu à son jeu de base. On prend plaisir à replonger dans la compétition maritime avec tous ces nouveaux lieux et personnages qui apportent encore un peu plus de profondeur. Celle-ci ne révolutionne pas le jeu mais apporte tout de même assez de nouveautés pour que les joueurs ayant apprécié Atlantes puissent s’y retrouver, notamment grâce à l’ajout des tribus qui remplacent les objectifs originels. Ceux-ci ne sont cependant pas oubliés puisque 4 nouveaux viennent s’ajouter à ceux existants. L’ajout du cinquième joueur est une bonne chose et reste facultative, ce qui fait qu’aucun objectif n’est à réaliser dans cette configuration.
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Salut les Mangemorts ! Harry Potter continue, plus de 20 ans après son apparition, à faire vendre. Que ce soit des produits dérivés ou, comme ce qui nous intéresse aujourd’hui, des jeux de société. Nous vous avions parlé du jeu de base Bataille à Poudlard il y a plus de deux ans, mais nous n’avions pas eu l’occasion d’aborder la première extension “La monstrueuse boîte des monstres”. On va essayer de se rattraper dans cet article en vous présentant succinctement cette dernière, mais ce qui va nous intéresser c’est surtout l’extension “Sortilèges et Potions” qui vient de sortir, toujours distribuée par Asmodee dans notre beau pays.
Pour rappel, Harry Potter – Bataille à Poudlard est un deckbuilding entièrement coopératif dans lequel les joueurs incarnent des héros de la saga et tentent de combattre les forces du mal à coup de sorts. La campagne du jeu de base est divisée en 7 années, correspondant aux 7 livres de J.K Rowling. A chaque victoire sur les ennemis, les joueurs sont invités à passer à l’année suivante en ouvrant la boîte correspondante. Le jeu nous avait séduit par ses mécaniques abordables même pour les novices et du matériel de qualité collant parfaitement à l’univers de la série. La seule chose qui nous avait un peu chagrinée, était le choix d’avoir axé la direction artistique sur des représentations des films et non des illustrations réalisées spécialement pour le jeu.
La monstrueuse boîte des monstres
Cette extension apporte quelques nouveautés au jeu de base, comme la présence de créatures en plus d’ennemis. Cette notion à une incidence sur certaines cartes, bloquant ou non l’utilisation de certains effets. C’est aussi l’occasion d’incarner un nouveau héros en la personne de Luna Lovegood, mais qui contrairement à Sortilège et Potions ne permet pas d’augmenter le nombre de joueurs prenant part à la partie. Les Patronus viennent également apporter un peu de renforts aux héros, en leur octroyant ponctuellement un petit bonus (venir en aide à un équipier par exemple). Ceux-ci remplacent les diplômes présents dans le jeu de base.
Sortilèges et potions
Après avoir abordé la première extension de Bataille à Poudlard, il est temps d’attaquer le sujet de cet article. L’extension Sortilège et Potions reste dans la continuité de la Monstrueuse boîte des monstres en proposant une nouvelle campagne suivant la même trame. Si cette extension nécessite forcément de posséder le jeu de base, avoir en sa possession la précédente extension n’est pas une obligation, même s’il reste possible de les combiner. Alors que l’aventure n’était jouable que jusqu’à 4, l’arrivée de Ginny Weasley dans les personnages jouables pousse ce chiffre à 5. L’aventure peut être commencée n’importe quand à la fin du 6ème scénario du jeu de base.
Le matériel reste sensiblement le même que pour le jeu de base, on ajoute cependant des tablettes de sortilèges que les joueurs vont choisir parmi les 10 disponibles, et les disposer au-dessus de leur fiche de joueur. Ginny se voit également dotée de son deck de base et de sa carte Patronus que l’on utilise uniquement dans le cas où l’on décide de combiner les deux extensions. La mécanique de jeu reste la même, en commençant chaque tour par la résolution des événements Forces du mal et des capacités de l’ennemi. Ensuite, le joueur joue des cartes Poudlard pour acquérir des ressources ou réaliser des effets. Le joueur peut ainsi dépenser des jetons Sorts et de l’argent pour faire diminuer la puissance des ennemis.
Cette nouvelle extension voit l’arrivée des tablettes “Sortilèges” que les joueurs ont choisi en début de partie, qui permettent de déclencher un sort une fois par tour. La puissance du sort étant liée à la vie du joueur, celui-ci apporte des effets différents en fonction de la vitalité restante. Par exemple le sortilège “Défensif” permet de déplacer une attaque d’un ennemi à un autre lorsque le joueur a entre 10 et 8 points de vie, alors qu’entre 7 et 4 points de vie il permet de prendre connaissance de la prochaine carte événement et de la bannir ou non. Le sortilège “Glu perpétuelle” permet quant à elle de conserver ses jetons d’argent ou de sorts qui rappelons-le doivent normalement être remis de côté à chaque tour. Les tours s’enchaînent ainsi jusqu’à ce que tous les ennemis soient vaincus ou que ceux-ci aient pris le contrôle de tous les lieux, comme dans le jeu de base. A chaque réussite, on ouvre la boîte suivante et on prend connaissance des nouvelles règles pouvant être appliquées.
L’extension Sortilèges et Potions est du même acabit que le jeu de base et que la Monstrueuse boîte des monstres en ce qui concerne le matériel. Le tout est d’excellente qualité et chaque scénario à le droit à sa boîte individuelle contenant le nécessaire pour résoudre les ennemis et événements. Du côté des illustrations, on est toujours sur la même direction artistique, qui plaira ou non aux joueurs. Certains sont attachés aux films et d’autres à un imaginaire fantasmé qu’ils auraient aimé voir ici pour illustrer les cartes. Comme l’aventure est assez longue, il est toujours possible de stocker les cartes déjà jouées grâce aux intercalaires fournis, permettant ainsi de ne pas devoir tout ranger avant de refaire une partie.
Conclusion
Sortilèges et Potions est la seconde extension de Bataille à Poudlard, un deckbuilding entièrement coopératif dans l’univers du (plus si) jeune sorcier imaginé par J.K Rowling. Si cette extension ne renouvelle pas profondément les mécaniques d’origine ni celles apportées par La monstrueuse boîte des monstres, elle permet de se replonger dans ce jeu dont les qualités ne sont plus à prouver et c’est généralement tout ce que l’on demande à une extension d’un jeu que l’on a apprécié. Les tablettes des sortilèges permettent d’apporter un brin de nouveauté, et l’arrivée d’un 5ème personnage nous a permis d’enfin tous nous mettre autour d’une table pour vaincre les forces du mal ! On ne saurait donc que vous conseiller de faire l’acquisition de Sortilèges et Potions si vous avez déjà un affect pour Bataille à Poudlard et l’univers d’Harry Potter et que vous souhaitez prolonger l’aventure.
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Salut les dindes ! Friends c’est un peu la série emblématique de ces 30 dernières années, qui arrive à réunir les générations malgré les nombreuses sitcoms qui ont essayé de lui faire concurrence. Peut être pour coller avec la réunion des acteurs qui a eu lieu récemment 17 ans après la diffusion du dernier épisode, Asmodee a édité via son studio Zygomatic (Story cubes, Timeline) Devine la carte – Friends un jeu de hasard et de déduction dans l’univers de la célèbre série.
Le titre se présente sous un jeu de 54 cartes classiques, où les traditionnelles enseignes (pique, cœur, trèfle et carreau) ont été remplacées par des pictogrammes compréhensibles uniquement par les fans de Friends. Je dois avouer que je ne suis pas un adepte de la série qui m’a toujours laissé de marbre, mais j’ai tout de même réussi à replacer dans le contexte le pictogramme de la dinde et du canard qui sont certainement les plus emblématiques. La pizza et le casque de football Américain sont quant à eux obscurs pour moi … même si j’imagine qu’un fan s’offusquera de cette ignorance ! Les personnages (roi, reine et valet) sont quant à eux représentés par des versions cartoonesques des protagonistes de la série.
Au début de la partie, on retire les cartes dont les valeurs vont de 2 à 5 ainsi que les jokers. A part simplifier les parties je n’ai pas bien compris l’intérêt, et pour ajouter un peu de piquant nous avons décidé de les conserver dans la pioche. Le jeu est jouable de 2 à 6, et trouvera son intérêt dans une configuration à plus de 4. Le but du jeu est, comme le nom l’indique, de deviner la carte. A son tour, le joueur doit deviner la carte suivante de la pile en citant son enseigne, et le numéro de celle-ci. S’il devine la bonne couleur ou la bonne valeur, il remporte la carte et peut rejouer. S’il est plus en veine et qu’il parvient à deviner la combinaison exacte, il remporte la carte et un jeton de victoire. Lorsqu’un joueur gagne une carte, il la place face visible devant lui pour que les autres joueurs puissent voir ce qui a déjà été sorti de la pioche. Là où la difficulté réside, c’est qu’en cas d’erreur sur la valeur et la couleur, la carte est défaussée face visible mais recouvre celles qui ont déjà été défaussées. Il faut donc bien être concentré sur les cartes qui sortent à tous les tours.
Les joueurs tournent ainsi jusqu’à ce que la pioche soit épuisée ou que deux jetons de victoires soient remportés par l’un d’eux. Dans la première option, chaque joueur compte ses cartes et jetons pour une valeur de 1, et celui qui en a le plus est le vainqueur.
On ne va pas se la cacher, Devine la carte – Friends n’apporte rien de plus qu’un jeu de cartes classique. Les fans de la série seront ravis d’avoir un jeu de 54 cartes à l’effigie des personnages, mais pour 10€ les autres passeront clairement à côté et pourront très bien jouer avec les mêmes règles mais avec un jeu classique. La série accusant un certain âge et le public d’origine frisant la quarantaine, je n’ai pas bien compris la direction artistique faisant ressembler les personnages à des figurines Pop. Cependant on reconnait bien les protagonistes, et vu la popularité des figurines Pop (je vous juge), le titre ne manquera pas de trouver son public malgré la pauvreté ludique du jeu. On est clairement face à un simple produit dérivé de la série qui n’apporte rien de plus sinon une esthétique faite pour plaire aux fans de la série. En fonction de la réception du public, j’imagine que d’autres versions thématiques verront le jour (vous me faites une version sur Le Seigneur des anneaux et j’achète directement !).
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