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Ludum 6 ! Du mignon et du glauque

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Salut les aventuriers, nouvelle fournée pour la box Ludum, et une fois de plus on va vous faire un petit tour d’horizon de ce qui a été proposé aux joueurs pour ce trimestre !

Le rappel !

Comme à chaque fois, pour les petits nouveaux qui ne connaissent pas Ludum, voici un court résumé de leur offre :

Ludum est un service d’envoi de box ludique tous les trimestres vous recevez une box sur un thème choisi : Marmot, Party, Easy ou Discovery. Ces 4 box sont destinés à des publics différents mais elles sont toutes construites de la même façon :
Des jeux récents testés par l’équipe de Ludum accompagnés d’un magazine qui vient vous parler des jeux que vous allez découvrir ainsi que de quelques éléments du monde ludique.

Quoi de beau ce trimestre ?

Après une box sous le signe de l’aventure et de l’espace le trimestre dernier, cette fois nous allons jouer avec les mots et les morts, voyager dans le temps et faire un petit somme dans un univers tout mignon !

Ludum gagne en succès chaque trimestre grâce à des sélections de jeux toujours au top. Cette fois-ci, nous n’avons pas pu avoir la Discovery Box car elles avaient été toutes distribuées aux clients Ludum. On aurait pu être déçus, mais au contraire, on se réjouit de leur succès grandissant ! On en a profité pour demander un panachage d’autres box pour essayer d’autres types de jeux !

Marmots box

La marmots box, la box des tous petits

Doudou, un jeu de déduction pour les tous petitsTous dans la trentaine et pour certains papas, nous avons eu la chance de pouvoir recevoir ce mois-ci Doudou, un jeu d’enquête de Xavier Violeau illustré par Pauline Berdal, dans lequel vous allez devoir coopérer avec les enfants pour trouver où est passé ce maudit doudou que l’on cherche toujours en urgence à l’heure du coucher.

Après avoir sélectionné une tuile au hasard représentant un doudou et un lieu de la chambre, les joueurs vont devoir à l’aide de leur esprit de déduction, retrouver les deux composantes de la carte : le lieu et le doudou. Pour ce faire, on place la tuile objectif face cachée sur la table, pour avoir face à nous une nuit étoilée. Après avoir pioché 7 cartes d’indices, il va falloir trouver les cartes qui s’emboîtent correctement sur la carte objectif, pour réussir à trouver le bon emplacement et la bonne peluche.

A son tour, le joueur choisi une carte indice, et peut au choix demander si le doudou OU l’emplacement est celui recherché. Après avoir posé sa question, il essaye d’emboîter sur la carte objectif sa carte d’indice, et vérifie si les motifs se suivent. Si les motifs coïncident, alors le joueur en déduit que sa réponse est validée, il peut alors éliminer toutes les autres possibilités. Au bout de 7 tours maximum, un joueur peut émettre une hypothèse sur l’emplacement et le doudou, puis il retourne la carte objectif pour la vérifier.

C’est vraiment un jeu très apprécié par les jeunes joueurs de l’équipe, et qui permet de passer de l’excitation de la fin d’après-midi à la période du coucher tout en douceur. Les parties sont extrêmement rapides puisqu’il faut compter environ 5/10 minutes en fonction des capacités des enfants, donc on prend souvent plaisir à le ressortir.

Doudou à un côté magique, les associations de cartes indices et de la carte résolution marchent à chaque fois et l’enfant a toujours des étoiles dans les yeux quand il a réussit à trouver le bon emplacement et le bon doudou. C’est malin, efficace, bien édité, bref un vrai coup de cœur pour nous. On vous le recommande plus que chaudement !

Deuxième jeu de la Marmots Box

Nous n’avons pas eu l’occasion de recevoir Patatrap Quest nous vous laissons donc apprécier la description faite par Ludum pour ce jeu d’exploration et de placement de Marie et Wilfried Fort.

Patatrap Quest« Depuis fort, fort longtemps, le château de Patatrap est régulièrement envahi par toutes sortes de créatures menaçantes et plus ou moins maléfiques. C’est ainsi que l’ordre des intrépides fut créé, regroupant tous les aventuriers et aventurières de la région prêts à défendre le château de Patatrap et sa fabuleuse Tour aux 1000 miroirs ! À son tour, chaque joueur doit déplacer son pion Personnage sur les trappes du plateau de jeu. Utilisez les miroirs pour voir le contenu des trappes. Votre objectif ? Récupérez les équipements utiles pour aller combattre le boss final ! Le premier joueur qui parvient à lui asséner trois coups remporte la partie. Mais attention aux trappes piégées, il faudra se souvenir de leur emplacement… Enfin, sauf si le lutin, le fantôme ou encore le voleur décident de s’en mêler et de mettre le bazar. »

Party Box

Party Box : La box idéale pour les apéros !

Ce mois-ci on peut dire que l’écart d’univers entre les jeux que nous avons reçu ne peut pas être plus grand ! Après avoir cherché les doudous tous mignons, on part sur un classement de personnalités en fonction d’informations sur leurs morts avec Deadlines. Dans ce jeu de Julien Teilhet illustré par Benjamin Treilhou, le but du jeu va être de trier les morts en fonction de leur date de mort, leur espérance de vie ou date de naissance pour la partie la plus joyeuse.

Sur une frise chronologique verticale, les joueurs vont à tour de rôle piocher une carte et essayer de la placer dans la colonne qu’ils veulent. Vous n’êtes pas trop sûr de qui est décédé le premier entre Johnny Hallyday et Kobe Bryant ? Alors il faudra peut être plutôt placer votre carte dans la colonne « Espérance de vie » (on a pas dit que Johnny était vieux hein !). Si vous arrivez à placer correctement la carte sur la chronologie, alors celle-ci reste en place, mais si c’est une erreur alors vous conservez la carte devant vous et elle servira de malus. En fin de partie, le joueur avec le moins de malus remporte la partie !

Même si l’idée de base du jeu peu paraître un peu glauque à la base, le titre tourne bien et on prend un malin plaisir à trier nos morts. Petit bonus pour les plus adeptes des pages nécrologiques, il est possible, sur certaines cartes, de donner le motif de la mort et ainsi se défausser d’un malus pour le donner à un autre joueur.

Deuxième jeu de la Party Box

Master WordMaster Word : « Vous devez ici coopérer pour deviner le Maître-Mot, avec un unique indice pour démarrer. Vous devrez ensuite vous concerter pour proposer différentes pistes pouvant vous amener à la réponse finale. À chaque tour, le maître du jeu ne vous donnera que de maigres informations, en vous indiquant uniquement le nombre de pistes valides. À vous d’échanger pour déduire les bonnes pistes et creuser les meilleures d’entre elles afin d’arriver en moins de 6 tours à découvrir ce Maître-Mot !

Sans révolutionner le genre, Master Word arrive à briller par son efficacité hors pair ! Deux minutes de règles pour des heures de jeu, une écriture efficace rendant le jeu accessible à tout âge, un niveau de difficulté croissant mais toujours adapté, il n’en fallait pas plus pour en faire un indispensable de notre ludothèque et ainsi vous le proposer. »

Easy Box

Easy Box : des jeux simples mais pas dénués d’intérêt !

Micro Macro Crime City : « Il y a peu de chances que vous ne connaissiez pas “Où est Charlie ?” ou que vous n’ayez jamais fait un “Cherche et trouve” avec vos enfants ou étant enfant. Micro Macro exploite ce filon ludique en nous proposant une série d’enquêtes à travers la carte d’une ville.
Vous y incarnez une équipe de détectives devant résoudre 16 enquêtes dans la ville de Crime City. Autant le dire tout de suite, cette ville porte bien son nom, impossible de faire 10 mètres sans tomber sur une incivilité notoire. »

Prehistories : « Prehistories mêle savamment pari, prise de risque, placement de tuiles et course à l’objectif dans une recette détonante. Il s’inscrit pour nous comme le jeu familial incontournable de cette fin d’année.

Chaque joueur incarne un chef de clan devant envoyer des membres de son groupe chasser pour satisfaire les souhaits des Anciens. Mais attention, seuls les groupes les plus agiles et les plus rapides arriveront les premiers sur les lieux et ramèneront ainsi les espèces les plus convoitées. De retour à votre grotte, vous pourrez y décorer ses parois à l’aide de vos différentes prises.

Constituez le meilleur groupe de chasseurs pour obtenir vos prises cibles avant les autres ; décorez ensuite intelligemment votre grotte pour réaliser les objectifs demandés par les anciens le plus rapidement possible. Entre son thème immersif, sa mécanique interactive, son aspect tactique lié au placement de tuiles et à la course à l’objectif, Prehistories coche toutes les cases du jeu familial idéal. »

Discovery Box

Discovery Box : La box des joueurs balèzes !

The Loop : « The Loop vous embarque pour des aventures coopératives à travers 7 dimensions. Vous devez y unir vos forces pour lutter contre l’infâme Docteur Foo et sa machine à failles. Le jeu est exigeant, pour ne pas dire méchant, mais vos victoires en seront d’autant plus savoureuses.

Vous y retrouverez 4 modes de jeu et il est important ici de parler de Mode de jeu car il ne s’agit pas d’un simple empilage de modules supplémentaires. L’équipe ne tombe pas ici dans cette mode visant à augmenter la difficulté du jeu en y accumulant progressivement des règles au risque de le rendre indigeste. Chacun des 4 modes de jeu vous propose une expérience différente mais articulée autour des mêmes mécaniques. Leurs différences impacteront fortement votre ressenti à la fin de la partie, vous proposant ainsi plusieurs challenges entre maîtrise du chaos, recherche du combo parfait ou encore planification stratégique. »

Animix Park : « Animix Park vous invite à construire votre main et à influer sur l’agencement d’une matrice de cartes centrale en quelques tours seulement (6 ou 5 selon la configuration). Ces cartes représentent différentes espèces animales. Chacune dispose de sa propre règle de scoring basée sur la disposition des cartes de cette même espèce dans la matrice. Il vous faudra donc veiller à bien y agencer ces cartes (ou non) en fonction des points visés. Le scoring répond également à une mécanique de majorité. Pour marquer les points liés à une espèce vous devrez être majoritaire sur celle-ci. Ainsi à chaque tour, vous choisirez entre optimiser la matrice ou optimiser votre main. Dilemme permanent qui vous suivra lors de chacune de vos parties. »

Un peu de lecture

Comme d’habitude, la box est accompagnée d’un magazine au contenu fourni. D’un côté on trouve la partie réservée à la box Marmots qui permet d’en savoir un peu plus sur les jeux proposées dans la box. Un bref rappel sur les meilleurs jeux de l’année (Ghost Adventure, La chasse aux chaussettes…) est également proposé, car si on ne peut pas dire que l’année 2020 a été très agréable de façon générale, on ne peut cacher que du côté ludique on a été servi pour les enfants !

De l’autre côté du fascicule, on trouve également des articles détaillés sur chaque jeu disponible dans les box, mais bien plus encore ! Nouvelle année rime souvent avec palmarès, et Ludum n’y échappe pas. C’est pas moins de 70 jeux qui ont pu être testés par leurs équipes, et parmi leur top, on retrouve inévitablement La maison des souris, Paléo ou encore Pour la reine pour ne citer que ceux que nous avons eu la chance de tester également !

Comme à son habitude, le magazine arrive avec du contenu additionnel pour des jeux, ainsi qu’un jeu à part entière à découper ! Du côté de l’extension proposée ce mois-ci, c’est The Loop qui est à l’honneur, avec l’ajout d’un nouveau personnage : Les jumeaux Derreck, accompagné de son deck de départ.

Le jeu print & play de ce mois-ci est Les gens qui, un jeu d’ambiance dans lequel vous allez devoir donner votre avis sur des phrases proposées par un joueur. A son tour, le joueur place trois cartes (par exemple : « Les gens qui connaissent les chansons des films par cœur et qui chantent par dessus », « les gens qui passent leur vie à chercher les faux raccords »…) et un joueur désigné juge va devoir donner son avis (« Au goulag », « juste un doigt »…) face cachée. Les autres joueurs vont alors faire la même chose, et une fois la révélation des choix faite, vont comptabiliser les points en fonction des cartes identiques avec le juge.

Ce n’est pas forcément un genre de jeu que l’on a l’habitude sortir lors de nos sessions de jeux, mais ça peut faire son petit effet autour d’un apéro, le temps de sortir les titres un peu plus velus.

Pour terminer, c’est une entrevue avec les gens de Catch-Up Games qui reviennent longuement sur leur parcours, le rôle que peut jouer un éditeur dans le développement d’un jeu ainsi que les moyens d’en faire la promotion. Enfin, ils abordent les nouveautés à venir pour 2021, et on peut dire que leur programme est chargé avec une extension pour Pharaon et une version 2 joueurs pour Sobek pour ne citer qu’eux.

En conclusion

Ludum c’est encore une fois, une superbe sélection. On félicite une fois de plus Fabien et Vincent pour leur nez pour les succès ludiques. Entre The Loop, Micro Macro Crime City, Deadlines et Doudou, c’est un festival d’excellents jeux dans chacune des box et toujours à prix intéressants.

On vous rappelle que l’adhésion au service de box Ludum donne également des belles réductions sur des jeux tout au long de l’année et que vous auriez tort de vous en priver !

Photoshoot – Tu veux ma photo ?

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Photoshoot

Salut les paparazzis ! On vous a récemment parlé de Dinner in Paris qui était la première grosse création du tout jeune éditeur Funny Fox rattachée au groupe Hachette, et aujourd’hui on vous présente Photoshoot, la première sortie de 2021 de la marque au renard.

Dans ce titre coopératif de Pierrick et Renaud Libralesso, illustré par Loïc Billiau, vous allez incarner une équipe de photographes devant faire face à un groupe de personnages pas vraiment enclin à suivre vos directives. Dans un temps limité, il va donc falloir placer ces peoples en tenant compte des envies de chacun et des potentielles affinités qu’ils entretiennent.

Cheese !

Des jeux d’ambiance on en voit passer régulièrement et généralement les boîtes ne présentent pas vraiment d’intérêt. Ici, la boîte en metal représente un appareil photo en relief qui fait son petit effet ! Dès la réception du jeu, j’ai été attiré par cette forme originale et les couleurs chatoyantes utilisées pour l’illustration. D’un format compact, la boîte renferme tout de même une soixantaine de cartes de différentes sortes dont nous reparlerons par la suite, un sablier; ce qui n’est jamais bon pour nos nerfs et notre concentration; un plateau de scores, quelques jetons et deux petits pions en forme d’appareils photos qui servent de curseur de points. L’ensemble est d’une qualité impeccable et j’ai seulement peur qu’avec le temps la boîte soit un peu abîmée par les frottements.

Placement des cartes de Photoshoot

Qui dit jeu d’ambiance, dit mise en place rapide et simple sous peine de ne jamais être sorti passé la première partie. On peut dire que de ce côté là le contrat est rempli. On commence par positionner aléatoirement les portraits des neufs personnalités en formant un carré de 3×3, puis on mélange les cartes d’effets et d’objectifs, et c’est tout. Étant un jeu coopératif tout en étant compétitif, il reste ensuite à former deux équipes qui vont s’affronter. Pour des parties à 2 ou 3 joueurs, les règles à utiliser seront purement coopératives, alors qu’à partir de 4 il faudra se tirer dans les pattes !

Déroulement du jeu

Points d'objectifsComme évoqué précédemment, deux équipes vont devoir s’affronter pour devenir les meilleurs photographes. A tour de rôle, elles vont être soit l’équipe chargée de placer les modèles, soit l’équipe de contrôle, qui doit veiller à la bonne réalisation des objectifs et la validité des contraintes imposées. Sans se concerter et dans le délai d’une minute trente imposé par le sablier, les joueurs d’une même équipe vont devoir compléter le plus d’objectifs possible, représentés par des cartes formant des combinaisons à réaliser. On commence alors par dévoiler un objectif, puis à tour de rôle les joueurs d’une même équipe vont pouvoir, soit permuter des personnages, soit valider une carte en criant “Photo !”. En utilisant un peu le principe du taquin, on va donc permuter les personnages en suivant quelques contraintes. Par exemple, la plupart des personnages ne peuvent être permutés qu’avec leurs comparses adjacents, à l’exception de 3 copines qui elles peuvent s’intervertir sans respecter aucune règle.

Mais attention, car au cours de la partie certains déplacements vont devoir être réalisés en respectant des contraintes supplémentaires ! En gagnant des points d’objectifs, il va en effet falloir retourner des cartes à certains pallier, en fonction de la difficulté sélectionnée au début de la partie. Dans le mode le plus simple, on ne parle que de 3 cartes simples à retourner, mais libre à vous d’ajouter de nouveaux niveaux en fonction de votre degré de masochisme. Taper dans la main de son coéquipier avant de se déplacer, ne pas laisser deux personnages côte à côte … ne sont que quelques effets que vous devrez prendre en compte.

Cartes d'effets

Et c’est là que l’équipe de contrôle va entrer en scène. Car si elle regardait la petite mise en place de loin jusqu’à maintenant, elle va désormais devoir veiller à la bonne réalisation de l’ensemble des objectifs de l’équipe adverse ! A chaque tour, elle doit donc s’opposer à un déplacement si celui-ci ne correspond pas aux contraintes, pour ainsi gagner des points de victoire.

Compteur de pointsDans le cas où une erreur est relevée et que celle-ci ne s’avère pas en être une, c’est l’équipe de photographes qui remporte un point, mais si l’erreur est avérée, l’équipe de contrôle gagne un point. Il va falloir être rapide, car une erreur non relevée alors que le joueur suivant à commencé son tour, est définitivement perdue ! On peut ainsi jouer sur la rapidité pour perdre l’équipe de contrôle, mais également se perdre dans ses déplacements. Pour faciliter un peu le travail des deux équipes, les cartes des personnages possèdent deux faces. Une normale pour ceux qui n’ont pas d’effets à prendre en compte lors de la manche, et une face cernée de noir pour nous rappeler qu’un effet s’applique à celui-ci.

A moins de 4 joueurs, l’équipe de contrôle est à oublier. On joue ici des parties totalement coopératives en utilisant les mêmes règles. Les seules différences notables sont que l’on a désormais que 5 manches pour atteindre les 25 points requis pour gagner, et que l’on doit s’auto-contrôler.

Fin de la pellicule

Photoshoot est un jeu d’ambiance dans lequel vous allez devoir placer des convives en respectant différentes contraintes. Ne pas placer tel personnage à côté de tel autre, effectuer une action à chaque début de tour … il va falloir être vigilant et méthodique pour n’oublier aucune contrainte et réaliser les objectifs le plus rapidement possible.

Disposant d’une version compétitive pour des parties à plus de 4 joueurs et d’une version coopérative pour des tablées plus petites, le jeu peut être sorti assez rapidement grâce à une mise en place rapide et des règles qui une fois expliquées n’ont pas lieu d’être relues. Même si l’on salue l’initiative de proposer des règles différentes en fonction du nombre de joueurs, il est plus honnête de vous préciser que la partie compétitive est clairement plus appréciable ! Avec une équipe de contrôle qui doit avoir l’œil aiguisé pour faire respecter les objectifs et une équipe de photographes qui doit se dépêcher pour parfois camoufler des erreurs, les parties risquent d’être animées.

Avec un format transportable et des illustrations colorées, on pourra facilement apporter Photoshoot lorsque les apéros seront de nouveau à l’ordre du jour, la bonne humeur des retrouvailles pourra alors être plombée par la mauvaise foi et les coups bas !

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs de 2 à 6 joueurs
Age conseillé à partir de 8 ans
Durée d’une partie environ 20 minutes
Auteurs Pierrick et Renaud Libralesso
Illustrateur Loïc Billiau
Éditeur Funny Fox
Prix : Environ 18€ Philibert Play In
Parkage Ludum

Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez Philibert.netPlay InLudum et Parkage. En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !

Ginkgopolis – L’urbanisme verdoyant du futur

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Salut les urbanistes écolo ! Le développement et l’urbanisme durables sont plus que jamais dans l’air du temps. Ginkgopolis, le jeu de Xavier Georges édité par Pearl Games en 2012 revient sur les étals des boutiques spécialisées grâce à Funforge qui le distribue en France depuis mi-janvier. C’est l’occasion pour nous de découvrir ce titre qui a beaucoup fait parler de lui mais qui n’était trouvable quasiment que sur le marché de l’occasion et à des prix rarement décents.
Pour sa nouvelle sortie, Ginkgopolis a subi un petit ravalement de façade et il est  arrivé tout beau tout neuf le vendredi 15 janvier dernier et on va s’empresser de le découvrir ensemble !

On reprend l’histoire à la racine

Au XXIIIe siècle, les choses semblent commencer à s’améliorer puisque, acculés par le manque de ressources, les humains se décident enfin à penser leurs villes raisonnablement. Dans cette optique le Ginkgo Biloba, le plus vieux et résistant des arbres de la planète devient le porte étendard de cette mouvance qui se veut plus respectueuse de l’environnement et des ressources. Pour profiter au mieux des quelques bulles d’espaces habitables qui perdurent, les villes s’élèvent vers les cieux. Le défi de Ginkgopolis sera pour les joueurs de concilier expansion territoriale, élévation de bâtiments et gestion de ressources. 

Un vert éclatant

La refonte visuelle de Ginkgopolis nous a parue assez subtile, en cherchant des photos du matériel de l’ancienne version on n’a pas vu grande différence, si ce n’est sur l’illustration de couverture. Comme quoi, le jeu avait déjà un design moderne pour l’époque. Les meeples chantier ont quand même changé de forme ! On a désormais des pions en bois avec une silhouette de grue à la place des cylindres (Non ce ne sont pas des girafes grises, ni des E.T. après un énorme burger).

Les cartes et les tuiles sont colorées et surtout très lisibles en jeu. La première partie nous a tout de même demandé un petit peu d’adaptation aux icônes pour les apprivoiser mais une fois cette prise en main effectuée, tout a roulé assez vite. Le matériel est de très bonne facture avec des éléments bois et carton d’excellente qualité. Après de nombreuses parties, rien n’a bougé. Le matériel est au service du gameplay et de l’expérience de jeu, c’est lisible, efficace tout en restant joli, un point auquel on attache de l’importance tout de même.

La ville de demain

Dans Ginkgopolis les joueurs vont donc se livrer une course à l’urbanisation pour remporter des points. Et l’urbanisation, c’est mouvant ! Surtout à cause des autres joueurs. Vous êtes tous dans la même ville et les interactions seront très fortes. Chacun va tenter de détenir la majorité sur des quartiers ou des bâtiments de plus en plus haut pour remporter la victoire.

Mais nous ne sommes pas encore au décompte des points, avant, il nous reste à voir comment se met en place et se déroule une partie.

La mise en place est relativement simple. On dispose au hasard, au centre de l’aire de jeu, les tuiles Bâtiment numérotées de 1 à 3 de chaque couleur. Ces tuiles constituent la ville de départ. Autour, on dispose des jetons qui vont servir lors de l’expansion de la ville pour placer ses tuiles et se repérer. Les joueurs se voient également attribuer un paravent pour garder secrets le nombre de points de victoire en leurs possession ainsi que le nombre de ressources dont ils disposent. Ils reçoivent aussi des cartes Personnage permettant des départs asymétriques grâce à des pouvoirs et des ressources distincts. 

Le cycle de la vie du jeu

A chaque tour, les joueurs devront choisir une carte de leur main et la jouer simultanément. Ces cartes sont le cœur du jeu. Jouées seules, elles permettront de récolter des ressources ou de profiter des constructions déjà établies, fournissant ainsi les ressources nécessaires au développement de sa vision de la ville.


Mais vous pourrez également les jouer avec des tuiles pour pouvoir agrandir la ville en hauteur comme en superficie. C’est assez agréable de voir la cité se dessiner et prendre littéralement forme au cours de la partie. Évidemment d’une partie sur l’autre on n’aura jamais deux fois la même ville, on part sur une rejouabilité impressionnante pour ce titre. Les tuiles qui viennent d’être ajoutées reçoivent un marqueur chantier dessus, qui indique aux joueurs que la carte correspondant à cette construction ou nouvel espace ne sont pas encore ajoutées à la pioche. Elles ne le seront que lorsque la pioche sera épuisée, auquel cas on les ajoutera à la défausse avant mélange pour former la nouvelle pioche.

Cependant, il faut garder en tête que toutes ces actions ont un coût en ressources. en fonction de la hauteur des bâtiments construits, il faudra prendre un (ou plusieurs) pions Ressource pour les déposer sur la tuile nouvellement placée. Il faudra bien gérer ces précieuses ressources sous peine de ne pouvoir effectuer l’action. Une erreur de calcul ou un moment d’inattention et le tour est presque perdu. On applique tout de même l’effet de la carte seul en cas d’impossibilité de payer le coût.  (Vous sentez le vécu ? ^^)

Un moteur qui ne pollue pas

Lorsque les joueurs construisent un bâtiment, ils laissent la carte du building devant leur paravent. Ces cartes auront des effets sur le reste de la partie en octroyant divers bonus en cours de jeu lors d’une action spécifique, comme par exemple prendre une ressource lorsque l’on effectue l’action construire en hauteur, ou des points de victoire selon certaines conditions en fin de partie. Les joueurs vont se créer des petits moteurs de ressources/points/tuiles et on observe une réelle montée en puissance des possibilités tout au long du jeu. On adapte d’ailleurs bien souvent ses actions en fonction de ce qui sera le plus profitable.

Une fois le tour terminé, les joueurs passent les cartes qui leur restent en mains à leur voisin et piochent une carte. On a beaucoup apprécié cette mécanique qui permet d’avoir une partie des informations du jeu des autres. En sachant quelles cartes vous laissez aux autres joueurs, vous connaissez (un peu) leurs possibilités de jeux et pourrez anticiper de leur donner ou non certaines cartes. 

De la stratégie 

Ginkgopolis en est rempli ! Les points de victoires s’accumulent principalement en contrôlant des quartiers de la même couleur. Pour les contrôler, il suffit d’être majoritaire dans ces derniers.
Mais un quartier peut être anéanti par un joueur qui change un bâtiment de couleur et reconfigure complètement les majorités. Rien n’est acquis dans Ginkgopolis. Ca peut être frustrant pour certains joueurs qui aiment planifier à long terme mais pour nous qui aimons les interactions et les petits coups dans le dos, on a trouvé que c’était génial ! 

Les possibilités sont nombreuses, étendre un quartier dans une direction plutôt qu’une autre, faire que 2 se rejoignent pour y gratter une majorité, isoler un bâtiment en changeant la couleur d’un autre pour faire basculer les forces, déloger un joueur d’une position trop avantageuse… Le champ de possibilité est impressionnant avec seulement 4 cartes et quelques tuiles/ressources par tour.
A chaque fois qu’on prenait toute la mesure des implications des choix de gameplay la phrase autour de la table qui revenait sans cesse :  “Ah mais c’est trop bien !” 

Le jeu à 9 ans mais il n’a pas pris une ride, il est bourré de bonnes idées qui traversent les années sans broncher. Les règles du jeu tiennent en seulement quatre pages et offrent des possibilités impressionnantes. Facile d’accès, Ginkgopolis se révèle néanmoins un titre riche qui a séduit joueurs occasionnels comme confirmés durant nos parties.

Un autre point que l’on a beaucoup apprécié, c’est que la plupart des éléments de scoring sont accessibles en temps réel sur l’aire de jeu. Les cartes bâtiments construits qui rapportent des points, l’influence sur les quartiers… Seuls les jetons “Changement de main” qui s’ils ne sont pas utilisés rapportent 2 points de victoire restent à la discrétion des joueurs. Mais on ne parle que de 2 jetons par personne et si l’on est attentif en cours de jeu on peut mémoriser qui les utilise. Tout au long de la partie on analyse le jeu des autres, on tente d’optimiser ses actions, mais on n’est pas à l’abri d’un coup un peu bas d’un autre joueur ou d’une erreur de calcul ;). 

L’urba c’est sympa !

Ginkgopolis est un jeu de Xavier Georges édité pour la première fois en 2012 par Peal Games et qui revient aujourd’hui par l’intermédiaire de Funforge.
Vous y incarnerez des urbanistes qui devront étendre une ville en hauteur et en superficie tout en s’assurant d’avoir la mainmise sur les quartiers pour engranger des points. Mais ces quartiers ne seront jamais figés, ils vont bouger grâce aux actions des joueurs, les majorités vont basculer, les nouveaux quartiers vont rebattre les cartes et l’optimisation sera de mise si vous voulez tirer votre épingle du jeu.
Une grosse partie des informations étant connues de tous les joueurs, il faudra être observateur et attentif pour maximiser ses efforts et remporter la victoire.
Pour les joueurs un peu moins calculateurs, Ginkgopolis est un jeu très agréable avec des retournements de situations facile à mettre en place et à contre balancer au besoin. Le matériel qui n’a pas beaucoup bougé depuis sa première édition. A part les petites grues qui viennent souligner qu’un quartier est en travaux. Il est visuellement très beau et voir sa ville se développer petit à petit sur la table fait toujours un petit quelque chose.
On vous le recommande chaudement, notre première partie a été ponctuée d’exclamations sur les brillantes idées qui composent ce jeu et la seule remarque que l’on avait à faire une fois terminée était : « On en refait une ? ».  

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs de 1 à 5 joueurs
Age conseillé à partir de 10 ans
Durée d’une partie environ 45 minutes
Auteur Xavier Georges
Illustrateur Gaël Lannurien
Éditeur Funforge
Prix : Environ 45€ Philibert Play In
Parkage Ludum

Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez Philibert.netPlay InLudum et Parkage. En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !

Catch Up – Demandez le programme de 2021 !

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Salut les ludistes ! C’est par le biais de sa newsletter que Catch Up nous propose de découvrir ce qui nous attend chez l’éditeur pour le premier semestre 2021. Les six premiers mois de l’année vont vous permettre de ressortir quelques titres de vos étagères puisqu’une bonne fournée d’extensions va débarquer.

L’extension Conflits du jeu Pharaons ainsi que La Revanche de Foozilla pour The Loop devraient ainsi paraitre avant la fin mai,

Mais avant cela c’est Wild Space, sorti en février 2020 et dont nous vous avions proposé le test qui va avoir le droit à sa première extension : Encounters.

Dans Encounters, les joueurs découvrent une nouvelle race extra-terrestre. Loin d’être belliqueuse, elle aura besoin de leur aide pour récolter le précieux Quartz de sa planète. En échange de quoi, elle pourra intégrer l’équipage des joueurs pour les aider dans leur aventure.

Cette extension va être l’occasion d’ajouter une nouvelle ressource, le quartz, qui pourra être récoltée grâce à de nouvelles cartes Equipage. Cette ressource supplémentaire pourra donner lieu à un recrutement d’extra-terrestre en fin de tour, pour l’ajouter à son équipage déjà formé. Grâce à ces nouveaux membres, il sera possible de réaliser de plus gros combos.

Wild Space Encounters

Wild Space Encounters sera disponible pour un tout petit prix de 12€ à partir du 22 janvier ! Le contenu de la boite a également été dévoilé, et celle-ci comprendra :

– 22 cartes Équipage,
– 21 cartes Extra-Terrestre,
– 20 jetons Quartz,
– 6 cartes Capitaine, recto/verso,
– 6 cartes pour le mode solo
– 1 nouvelle planète de départ, recto/verso

Enfin, Sobek va avoir le droit à une version spécialement conçue pour des parties à 2 joueurs, le tout sous l’égide Bruno Cathala et Sébastien Pauchon. Nous n’avons pas encore plus d’informations quant à ce portage, on se contentera donc de quelques visuels, revisités par Naïade pour l’occasion

 

Le programme de Janvier chez Funny Fox

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Salut les joueurs. Depuis Ceylan, le jeune éditeur distribué par Gigamic est prolifique puisque Candy Lab et Dinner in Paris ont depuis vu le jour. Ils remettent le couvert (après Dinner in Paris 😉 ) avec deux nouveaux titres. C’est par le biais de la newsletter de Funny Fox qu’on a appris la sortie imminente des deux prochains jeux de l’éditeur : Photoshoot et Royal Secrets.

Photoshoot

« Votre équipe de photographes a été recrutée pour réaliser une séance photo d’un groupe de personnalités. Mais leur temps est précieux et ces personnalités ne se laissent pas placer si facilement ! Soyez les plus rapides et les plus rigoureux pour devenir la meilleure équipe Photographe. »

Il s’agit d’un jeu d’observation et de rapidité dans lequel les joueurs devront, par équipe positionner les cartes des peoples à photographier dans une configuration donnée mais sans communiquer verbalement et avec la pression du sablier qui s’écoule.

Le pitch est fun, les visuels colorés… Le titre de Pierrick et Renaud Libralesso illustré par Loïc Billaud s’adresse à un jeune public, à partir de 8 ans. Photoshoot peut être joué par 2 à 6 joueurs, de quoi amuser toute la famille.
Le jeu est attendu pour le 18 janvier.

Royal Secrets

« À la cour royale, complots et trahisons sont monnaie courante et les espions du monde entier mènent une guerre de l’ombre pour influencer les décisions du Royaume. Dans Royal Secrets, vous incarnez un espion d’une puissance étrangère à la Cour. Votre mission est d’influencer habilement les décisions du Royaume en faveur de votre pays. Pour cela, vous devrez envoyer des courtisans alliés à des audiences avec le Roi et la Reine, où seuls les plus influents sauront se faire écouter. Il vous faudra bluffer mais aussi parfois collaborer avec vos adversaires pour arriver à vos fins. Seul le plus fourbe l’emportera. »

Changement d’ambiance pour ce jeu de bluff et de gestion de main, mais qui ne semble pas délaisser l’amusement pour autant. On le dit souvent dans les articles, mais on aime les jeux à coup de couteaux dans le dos et dans lesquels les alliances se font aussi vite qu’elles changent. Sur ce point là, s’il est réussi, Royal Secrets nous semble intéressant.

Le jeu de Vincent Bernet et illustré par Alain Boyer sera quant à lui disponible le 25 janvier. Il s’adresse à un public à partir de 10 ans, et propose à 3 à 5 joueurs de se glisser à la cour royale pour remporter de l’audience et ainsi utiliser leurs cartes pouvoir rapportant des points de victoire.

La deuxième quinzaine de janvier est donc bien chargée pour Funny Fox avec ces deux titres colorés.

Pictures – Videz le tiroir de l’entrée !

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Plateau de jeu de Picturess

Boite du jeu PicturesSalut les petits poucets ! Si je vous dis qu’avec des lacets, des petits cailloux et des cubes en bois on peut faire un jeu de société addictif vous me croyez ? Et pourtant c’est bien l’expérience que propose Pictures, un jeu de Christian et Daniela Stöhr, illustré par Dominik Mayer et édité par Matagot en France. Si vous suivez un peu les actualités ludiques, il ne vous aura pas échappé que Pictures a remporté en 2020 le célèbre Spiel des Jahres. Alors est-ce mérité pour un jeu dont la seule promesse est de vous assurer des franches parties de rigolade avec un investissement minime et un matériel qui de prime abord ne fait pas rêver ? 

Le parfait petit MacGyver

Des jeux dans lesquels il faut faire deviner des choses aux autres joueurs, il en existe des tonnes. Là où Pictures se démarque, c’est dans les objets mis à disposition pour composer ses représentations. Dans la boîte, cinq sets d’objets sont proposés :

  • Des cailloux et des rondins de bois ;
  • Des petits cubes multicolores ;
  • Des formes en bois à la manière des cubes pour enfants ;
  • Un jeu de cartes avec des formes dessus ;
  • Des lacets. 

Ils serviront de kits de base mais libre à chacun d’ensuite étoffer ces kits en laissant libre cours à son imagination ! Capsules de bière (on aime bien ça dans l’équipe…), trombones … à vous de mettre en pratique toutes les idées qui pourraient vous passer par la tête ! 

Représentation d'un camion avec des cartes

Les fans de tableurs Excel vont être aux anges

Dans la boîte du jeu, on trouve également des jetons, représentant des lettres et des chiffres. Lors de la mise en place, on positionne les lettres de A à D sur l’axe des ordonnées, et les jetons de 1 à 4 sur l’axe des abscisses. On mélange ensuite les nombreuses cartes illustrées, 91 au total (recto/verso, donc 182 illustrations au total), et on en pioche 16 que l’on place à chaque croisement des coordonnées de notre matrice. On place alors dans le petit sac en tissu fourni, les jetons marqués des combinaisons de coordonnées possibles (A1 à D4) et on est désormais prêt à jouer ! 

Chaque joueur se voit affubler d’un kit au hasard, et pioche un jeton de coordonnées dans le sac, en faisant bien attention à ne pas le dévoiler à ses adversaires. Il regarde alors la carte illustrée correspondant à cette coordonnée et tente de reproduire à l’aide de ses objets de fortune, une représentation que les autres joueurs vont essayer de deviner. Par exemple, si je pioche un jeton dont l’image associée est une fleur jaune et que je joue avec les cubes multicolores, je vais essayer de représenter une tâche jaune au centre et associer les cubes restants aux couleurs de l’image. 

Représentation d'un camion avec des cubes dans Pictures

Tout miser sur le bon cheval

Une fois que les joueurs ont terminé leurs œuvres, il est temps pour chacun de deviner ce que les autres ont pu vouloir raconter. Pour se faire, chacun dispose d’un feuillet sur lequel il a préalablement indiqué le nom de ses adversaires. A chaque manche, il indique donc sous le nom du joueur, la coordonnée de la carte qu’il pense avoir reconnu, et attend la validation de l’artiste. En cas de bonne réponse, le joueur qui a deviné la bonne carte reçoit un point, et en offre un à la personne qui a réussi à lui faire deviner. Il est donc important de s’appliquer puisque la réussite d’un concurrent vous octroie également des points ! Une fois la manche terminée, les jetons de coordonnées sont défaussés pour éviter de retomber dessus.

Cependant, il est tout à fait possible de devoir faire re-deviner la même carte puisque chaque jeton est présent trois fois dans le sac ! Cette petite précision est importante, car même si un joueur doit faire deviner une illustration qu’il a déjà représenté, il devra le faire avec un autre set d’objets. Petit plus, il est également fourni des petits jetons pour montrer aux autres joueurs dans quel sens il faut observer la réalisation. Personnellement, on a vite fait d’oublier de les utiliser car ils ne sont clairement pas indispensables. 

Représentation d'un robinet avec des cubes

Fais tourner !

En effet, à chaque manche, les joueurs doivent se faire passer les sets pour ainsi ne jamais retomber avec le même. Les règles sont bien adaptées pour les groupes de moins de cinq, car il est bien précisé de disposer sur la table à une place vide, les sets n’étant pas attribués en début de partie. Ainsi en jouant à trois, le premier joueur recevra au second tour un set qui n’a pas été utilisé, et de même au second tour. En jouant avec ces places fantômes, on s’assure alors de ne pas réutiliser les mêmes objets même dans le cas de plus petits comités. 

Avec cinq sets d’objets complètement différents et n’ayant rien à voir, Pictures assure une variété assez intéressante dans ce que vont pouvoir imaginer les joueurs. Certains sont plus “faciles” à utiliser que d’autres, et il va parfois falloir avoir une imagination débordante pour réaliser, et surtout deviner, des illustrations. Comment représenter un feu de signalisation avec des cailloux et un bâton ? Qu’est ce qui se rapproche le plus d’une mouette entre un cube en bois et un triangle ? A vous de trouver les meilleures idées possibles mais ça ne sera pas facile à tous les tours ! 

Feu rouge avec des cailloux

Et on s’amuse ? 

Et bien figurez-vous que oui ! La difficulté assez élevée apportée par des objets pas vraiment adaptés à des représentations complexes font que l’on se prend souvent des fous rires en voyant les résultats proposés par les autres joueurs et ce qu’ont pensé ceux-ci de votre œuvre d’art. Finalement, la victoire devient secondaire et c’est surtout la bonne ambiance apportée par des réalisations médiocres qui prime. La simplicité de la mise en place, la grande diversité des cartes et les sets que l’on fait tourner à chaque manche font que l’on ressort régulièrement le jeu lors d’un apéro par exemple. Pour une mise en place encore plus rapide et après quelques parties, on pourra même zapper de mettre sur la table les jetons de A à D et de 1 à 4, puisqu’avec seulement 16 cartes on peut facilement déduire à quelle position est telle carte. 

Utilisation des lacets

Conclusion

Pictures est un jeu d’imagination dans lequel les joueurs vont devoir représenter à l’aide de sets d’objets totalement différents, des illustrations disposées sur un quadrillage de 4 par 4. Ayant remporté le Spiel des Jahres 2020, on s’attendait à un jeu de qualité et c’est clairement le cas. Avec une mise en place ultra simple et des règles qui le sont tout autant, on a vite fait de ressortir le jeu dès que l’occasion de présente. De plus, le matériel fourni n’étant clairement pas adapté à la base pour faire deviner des images complexes, on prend régulièrement de bonnes tranches de rigolade autour de la table. On notera également qu’avec de jeunes joueurs, le titre est parfait pour développer la créativité et l’imagination.  

Cependant, est-ce que justement il n’est pas trop simpliste pour avoir décroché une telle distinction ? Libre à chacun de se faire son propre avis mais ici nous avons quelques réserves, sans bien sûr remettre en cause toutes les qualités ludiques du jeu ! Pour faire durer le plaisir et apporter encore un peu plus de bonne ambiance, on ne pourra que vous conseiller d’agrémenter les sets fournis avec les pires idées qui pourraient vous passer par la tête ! 

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs de 3 à 5 joueurs
Age conseillé à partir de 8 ans
Durée d’une partie environ 30 minutes
Auteur Christian et Daniela Stöhr
Illustrateur Dominik Mayer
Éditeur Matagot
Prix : Environ 35€ Philibert Play In
Parkage Ludum

Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez Philibert.netPlay InLudum et Parkage. En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !

Dinner in Paris – Plus sympa qu’un serveur Parisien !

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Dinner in Paris - Image à la une

Dinner in Paris - La boite du jeuSalut les bobos Parisiens ! Ouvrir un restaurant dans la période que l’on vit n’est pas forcément la meilleure idée, mais comme on aime le challenge, on vous propose de découvrir Dinner in Paris, un titre de Les Trolls associés, illustré par Alain Boyer et édité par Funnyfox

Dans Dinner in Paris, vous allez devoir vous placer dans la peau d’investisseurs voulant rafler tous les meilleurs emplacements sur une place nouvellement créée au cœur de Paris, et y construire le plus de terrasses possibles afin de faire baisser le rideau à vos concurrents. 

Les amoureux de matos vont êtes aux anges

La première chose qui surprend lorsque l’on prend en main la boite, c’est le poids assez conséquent ! Une fois celle-ci ouverte, on comprend mieux pourquoi la belle affiche quelques kilos en trop sur la balance. On y trouve effectivement beaucoup de bâtiments en plastiques de différentes tailles, un plateau de jeu faisant 4 fois la taille de la boite une fois déplié, 4 planches de jetons, 4 plateaux individuels avec deux niveaux de cartons pour éviter que les jetons ne bougent sur celui-ci, ainsi que des planches d’autocollants. 

Restaurants et autocollants

Avant la première partie, il va donc falloir un peu de manutention pour dépuncher l’ensemble des jetons de terrasses et propriétés (300 environ). De plus, et surtout dans un souci d’économie à la production on suppose, les bâtiments arrivent sans toits. De longueurs différentes (de 2 à 5 emplacements pour les toits), il va donc falloir placer une à une les toitures sur ceux-ci, puis s’attaquer au positionnement des autocollants en façade. Ceux-ci permettent d’identifier le type de restaurant (friterie, bar à vin…).

De petite taille, les jetons terrasses sont fournis en nombre et on a donc un bon nombre de pièces de rechange en cas de perte. Concernant les planches d’autocollants, là aussi on a le droit à une seconde planche dans le cas où certains ne tiendraient pas dans le temps. Personnellement j’ai adoré ce foisonnement de matériel qui donne l’impression de profiter à fond du jeu. J’ai cependant une petite critique à faire sur les bâtiments qui font un peu tâche sur un plateau de jeu si beau. Tout le matériel est cohérent dans son esthétique, mais ces bâtiments blancs sans âme uniquement identifiables par leur autocollant sur la devanture jurent un peu avec l’ensemble. 

Plateau de jeu de Dinner in Paris

Amis peintres qui voudraient ravaler la façade de leurs bâtiments, Funny Fox organise un concours sur son compte Instagram pour montrer vos plus belles créations ! Pas de soucis si vous ne possédez pas encore le jeu, ils se proposent même de vous envoyer un bâtiment par la poste pour que vous puissiez exercer vos talents. 

Les illustrations quant à elles ont un petit côté chatoyant qui fait bien penser à l’image romantique que l’on se fait de Paris lorsque l’on n’y a jamais mis les pieds. Le plateau quant à lui présente deux faces, une pour les parties à strictement deux joueurs et une pour les parties à deux ou plus. En effet, aucune contrainte n’est mise sur le choix du plateau; si ce n’est de n’utiliser la face 2 joueurs que pour les parties à 2; il faudra juste adapter ses placements en fonction du nombre de joueurs, chose que l’on abordera un peu plus tard. 

Plateau individuel de Dinner in Paris

L’amuse bouche

La mise en place ne s’arrête pas là ! Maintenant c’est de façon individuelle qu’il va falloir travailler un peu. Chaque joueur reçoit en début de partie un plateau individuel, des tuiles de propriété (représentant l’enseigne d’un restaurant), un pion qui va permettre de suivre les revenus sur une frise, 52 tuiles de terrasses, des cartes de ressources et d’objectifs. 

Sur ce plateau personnel, on place sur la frise verticale le pion de revenus sur la première case. Dans toutes les cases restantes, on place des tuiles terrasses dans les rainures prévues à cet effet. Encore une fois, on a vraiment apprécié ce carton sur deux étages qui permet de ne pas faire glisser les tuiles dans tous les sens. A côté de son plateau, le joueur place donc les tuiles de propriétés qu’il utilisera à la construction de restaurants, les cartes ressources, et conserve face cachée une carte d’objectif. Il place la seconde carte objectif face visible à côté des autres sur le plateau central. Ces objectifs sont à débloquer le plus rapidement possible car une fois obtenus par un joueur ils ne peuvent plus être réalisés.

Sur le plateau commun, on place une rivière de 4 cartes ressources sur les emplacements prévus, puis on laisse la pioche face cachée. Les cartes Majorité sont mélangées, et on en conserve une seule face visible. Celle-ci représente des bonus qui vont être attribués en fin de partie. On place enfin les cartes Pigeons qui vont apporter des bonus temporaires en cours de partie. 

Rivière de ressources de Dinner in Paris

Chef, on pourrait avoir la suite ?

Après cette grosse partie sur la mise en place, il est temps de se lancer dans le plat de résistance. Comme il faut bien déterminer un premier joueur, il sera demandé à la personne qui a mangé le dernier au restaurant de commencer. Autant dire qu’actuellement il va falloir utiliser sa mémoire pour se souvenir de notre dernier repas pris à l’extérieur (ravale ses larmes). A son tour, le joueur doit piocher une carte ressource dans la rivière de 4 cartes. S’il est un peu plus joueur et que rien ne lui convient dans les 4, il peut également prendre la première de la pioche face cachée. Ces cartes représentent des ressources, une ou plusieurs selon la carte, et permettent d’ouvrir des restaurants par la suite. Ces ressources prennent la forme d’ingrédients (pommes de terre, farine …) ou bien de pièces qu’il sera possible d’ajouter temporairement aux revenus réguliers. 

Après avoir pioché une carte ressource, il doit ensuite choisir 2 actions parmi : piocher une nouvelle carte ressource, ouvrir un restaurant, construire une terrasse ou encore réaliser un objectif. Toutes ces actions peuvent être réalisées deux fois dans le tour, à l’exception de la construction d’une terrasse. 

Pour ouvrir un restaurant, il faudra avoir préalablement collecté les ressources alimentaires affichées sur les plateaux individuels. En respectant les conditions de placement définies par le nombre de joueurs, le joueur doit alors placer le restaurant sur le plateau, puis y apposer un pion correspondant à sa couleur. Rentable dès son ouverture, le restaurant apporte alors un revenu régulier que le joueur doit reporter sur sa jauge de gains. S’il possède assez de ressources, le joueur peut alors ouvrir jusqu’à deux restaurants par tour, puis pourra ensuite y développer ses terrasses.

Placement de terrasses

C’est le moment de terrasser vos concurrents !

En parlant d’elles, c’est une des possibilités offertes à chaque tour. Comme c’est une action réalisable une seule fois par tour, il est possible de construire autant de terrasses que l’on souhaite sur l’ensemble des restaurants que l’on possède. Chaque type de restaurant dispose de sa réserve de terrasses. Là encore on doit posséder les ressources nécessaires ainsi que l’argent. Les revenus réguliers sont alors utilisés, et seront remis au niveau actuel au tour suivant. En effet, une fois acquis, ces revenus sont assurés à tous les tours. Ainsi si un restaurant vous rapporte un revenu de 1, vous aurez à tous les tours ces 1 d’assurés.

Bien sûr, plus vous construisez de terrasses plus les points de victoire en fin de partie vont être élevés, mais il faudra alors débourser un peu plus à chaque nouvelle construction ! En effet, si les ressources alimentaires nécessaires sont toujours les mêmes, le coût augmente rapidement ! Pour apporter un peu de revenus supplémentaires temporairement, il faudra alors compter sur les cartes ressources “pièces” ainsi que sur les cartes Pigeons qui peuvent dépanner. Une fois achetée, la terrasse peut être placée sur le plateau central en respectant des règles de pose. Rapidement il va devenir intéressant d’utiliser les cartes pigeons qui se débloquent en construisant une terrasse dessus. Elles donnent des avantages non négligeables en permettant par exemple de piocher des cartes en plus ou en donnant un peu plus d’argent temporairement !

Carte pigeon donnant des avantages

La dernière possibilité est de réaliser un objectif, personnel ou commun aux autres joueurs. Ceux-ci prennent différentes formes, comme réaliser un motif d’ensemble de terrasses par exemple. Réaliser un objectif donne en fin de partie un petit supplément de points de victoires. Par contre, conserver une carte d’objectif personnel dans sa main octroie un malus ! 

Vous prendrez bien un petit dessert ?

Les tours s’enchaînent jusqu’à ce qu’une des conditions de fin de partie soit remplie. Poser un certain nombre de restaurants (en fonction du nombre de joueurs), ne plus posséder de terrasses à poser pour deux types de restaurants (en fonction de la taille des restaurants) ou enfin avoir bloqué complètement les emplacements de restaurants ou terrasses. Viens alors le décompte à réaliser sur un petit bloc de feuilles fourni, sur lequel on reporte le nombre de points de victoires des restaurants, les points de victoires des terrasses, les majorités définies en début de partie et les points obtenus grâce aux objectifs personnels et communs. 

Carte des majorités

Les majorités demandent un peu plus de travail pour comptabiliser les points, mais rien d’insurmontable non plus on vous rassure ! Elles distribuent un certain nombre de points de victoire en fonction des conditions indiquées sur la carte, à répartir entre les joueurs selon le degré d’accomplissement. 

Et un digeo par dessus ça ?

Dinner in Paris est un jeu de placement de restaurants et terrasses dans lequel il faudra jouer intelligemment pour remporter la victoire. Placer le plus de terrasses possible ou miser sur les objectifs, il va parfois falloir faire des choix qui paieront ou non au décompte final. L’esthétique générale du titre nous a vraiment fait de l’œil lors de son annonce, et une fois la boîte (lourde !) ouverte on ne peut que constater la qualité de celui-ci ! 

Les illustrations sont représentatives de l’idée que l’on se fait du Paris romantique véhiculée par les films un peu mielleux ou les tableaux de grands artistes. Seuls les restaurants sont un peu en deçà et mériteraient un bon coup de peinture pour faire de l’ensemble un jeu magnifique. Le matériel en nombre et les nombreuses informations à appréhender donnent l’impression d’un jeu complexe, mais que nenni ! Une fois la première explication passée, on prend plaisir à étendre nos concessions et le jeu se révèle être un pur plaisir. Cependant, on ne le sortira peut être pas pour une seule partie ou si le temps est compté, la mise en place étant un peu longuette dû à un nombre considérable de jetons à disposer sur le plateau. 

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs de 2 à 4 joueurs
Age conseillé à partir de 10 ans
Durée d’une partie 30 à 60 minutes
Auteur Les trolls associés
Illustrateur Alain Boyer
Éditeur Funny Fox
Prix : Environ 40€ Philibert Playin
Parkage Ludum

Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez Philibert.netPlayinLudum et Parkage. En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !

Pour la Reine – Le jeu de rôle clé en main

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Salut les p’tits rolistes ! On vous a déjà parlé jeu de rôle et équivalents sur le site mais n’étant pas des grands pratiquants du loisir, nous avons une vision assez éloignée des grandes campagnes demandant moultes sessions pour en voir la fin. Néanmoins, nous avons toujours été attiré par les jeux de rôle, leurs univers et leurs possibilités. Même s’il faut avouer que les livres de règles de 450 pages ont toujours été un frein. Aussi bien pour celui faisant le GM que pour les joueurs qui ne veulent pas toujours passer une heure ou plus à la création du personnage. Bref ! Le jeu de rôle, c’est cool mais c’est aussi contraignant sous pas mal de formes. Amis rôlistes, n’y voyez pas une injure, j’aimerai pouvoir passer des soirées entières autour d’une table à imaginer des aventures folles mais j’ai déjà du mal à organiser correctement une raclette à 6… Alors une campagne de JDR, autant m’asseoir dessus…

Et puis vint le confinement…

C’est une nouvelle pour personne, le confinement a pas mal changé les règles pour tout le monde et y compris pour les éditeurs de jeux. Nous avons pu jouer à pas mal d’adaptations en ligne des jeux de société, existant ou à venir, dont un jeu de rôle un peu particulier : Pour la Reine.

Je vais être franc de suite, j’étais clairement pas emballé à la lecture du résumé que voici :

« Pour la Reine est un jeu de construction d’histoires à l’aide de cartes, accessible à tous et qui se joue en quelques minutes.
Choisissez votre Reine parmi les illustrations proposées dans la boîte – ou imaginez la vôtre en vous fiant à votre imagination – puis laissez-vous guider en répondant aux cartes Question afin de tisser ensemble un récit empli d’amour et d’héroïsme, mais aussi de trahisons et de doutes !« 

Mais au détour d’une soirée sans rien d’autre à faire (mon confinement est d’une tristesse…) j’ai accepté la proposition de Bragelonne Games d’essayer leur nouveau jeu. J’ai trainé Panzerodin avec moi (que je sois pas le seul à souffrir si jamais !) et nous étions partis pour une session virtuelle autour d’une interface web et d’un discord.

Ok c’est cool ta vie mais le jeu ?

On y vient ! Pour la Reine est une boîte bac à sable de récit narratif. Les joueurs se posent autour de la table, ouvrent la boîte, mention spéciale à la boite que j’aime beaucoup avec son fourreau.

Ils choisissent une Reine parmi les 14 présentes dans la boite. Les reines sont variées et peuvent coller à différentes époques et/ou épopées. On a même des Reines mystiques qui sentent bon le pentagramme. Les illustrateurs, trop nombreux pour être cités ici mais listés dans le tableau en fin d’article, ont fait un un super travail sur les différentes têtes couronnées avec des styles vraiment différents.

Une fois la Reine choisie, la tablée (numérique ou non) prend place et chacun va lire une carte instruction à son tour.

Cette première étape permet d’expliquer les règles à tous, sans qu’il y ait de maître du jeu mais aussi pour prendre le rythme du jeu qui sera constitué de deux phases :

  • Lecture de carte avec un texte d’ambiance et une question
  • Réponse à cette question et échange avec les autres joueurs autour de la table

Et on enchaîne les tours comme ça jusqu’à tomber sur une carte spéciale :

Et là vous décidez d’une réaction appropriée selon votre parcours. On fait la somme de toutes nos aventures, de ce qu’on a dit, subit, inventé et vécu pour décider de défendre ou non la Reine.

Parcours ? Quel parcours ? Où est ma fiche de personnage ?

Pas de fiche de personnage, pas de dés, pas de règles, pas de statistiques, vous n’avez que votre imagination et un paquet de cartes pour vous aidez à progresser dans la construction de votre personnage.

Pour la Reine est un jeu qui vous prend par la mains en posant les questions que vous auriez dû vous poser lors de la création de votre personnage avant une session classique de jeu de rôle. Sauf que répondant à tour de rôle aux questions, vous devrez intégrer les réponses des autres joueurs pour créer votre personnage et faire vivre l’univers qui se met en place petit à petit. Chaque joueur apportera sa pierre à l’édifice, une phrase, un personnage, une anecdote ou tout autre élément raconté par un autre joueur pourra être la base de votre réponse à la prochaine question. Le récit va s’enrichir de lui même au fil de la partie et avec des questions qui ne sont pas toujours en accord avec la vision première que vous aviez de votre personnage, il faudra faire preuve d’imagination pour vous adapter. Du jeu de rôle réduit à sa plus simple essence en fait.

C’est assez fabuleux, la façon dont on arrive à nouer des sentiments d’attachement ou de rancœur pour un personnage qu’on a seulement fait vivre au travers de réponses à quelques questions.

Un jeu bienveillant

Dans Pour la Reine se trouve une carte « X », cette carte est un joker mis à la disposition de toute la table pour pour éluder une conversation ou éviter une question que l’on trouverait trop personnelle, perturbante, gênante, etc. Bref, qu’importe la raison, si vous êtes mal à l’aise, vous avez la possibilité, simplement en touchant la carte, sans vous justifier de vous protéger d’une discussion qui nuirait à un agréable moment passé autour du jeu.

Si j’étais assez dubitatif sur cette carte au départ, promis je suis pas sans cœur mais je n’ai jamais été confronté à cette situation, j’ai compris en échangeant avec diverses personnes que cette carte n’est pas là pour être un « chat perché » que l’on sort à tout bout de champs pour bloquer la partie. Loin de là, elle est garante d’une bonne atmosphère autour de la table. Même si elle n’est jamais utilisée, pour celles et ceux qui peuvent se sentir désarçonné par certaines thématiques, la carte est là pour les protéger d’un moment désagréable.

Une gamme est née

Pour la Reine vient d’un système de jeu appelé « For the Story » créé par Alex Roberts. De cette gamme, plusieurs jeux vont voir le jour prochainement.

Donjons et Siphons dans lequel vous allez incarner troll, fée, zombie, squelette et autres bestioles du bestiaire fantastiques dans un donjon mais pas pour le défendre ou le conquérir. Pour entretenir son réseau de plomberie et à la fin de la partie, élire le meilleur représentant syndical ! Oui c’est complètement bizarre mais ça marche bien ! Un système de duo est mis en place dans Donjons et Siphons pour toujours avoir un partenaire à qui poser une question et ainsi plus facilement créer des conversations entre les joueurs.
Il a, à mon sens, un côté plus abordable, la fantasy est toujours plus riche et facile à détourner, et le côté duo permet de refiler la patate chaude pour s’appuyer sur un partenaire quand on est un peu en panne sèche d’inspiration.

Un troisième opus s’appelant Rituel et basé sur des univers plus fantastiques et dans lesquels vous devrez réussir à accomplir un rituel et décider d’être loyal à votre culte ou non au moment de la réalisation du rituel. Nous n’avons pas joué à cette version et ne pouvons pas vous en dire beaucoup plus pour le moment.

Les deux opus devraient sortir début 2021 alors que Pour la Reine est déjà disponible en magasin.

Pour préserver les distances sociales :

Le système For the Story est libre de droits et a été librement adapté par plusieurs créateurs sur des thèmes très variés. Vous pouvez trouver sur la plateforme en ligne For the Drama, plusieurs aventures à partager en ligne, il vous suffit de créer une salle, partager le code pour que les autres joueurs vous rejoignent et d’un chat vocal pour partir dans une aventure d’environ 30 à 60 minutes.

On la défend au final ?

Oui ! Pour la Reine est un jeu qui m’a surpris et qui malgré son thème qui ne m’attirait pas du tout, m’a fait passer un excellent moment. Le jeu vous prend en mains de bout en bout et vous emmène dans une aventure que vous aurez créé de toutes pièces mais en vous apportant les briques élémentaires du récit. Parfois contraignant, il faudra savoir s’adapter pour répondre aux questions posées par le jeu et qui vont à l’encontre de ce que vous aviez imaginé en premier lieu pour votre personnage. Si jamais la question posée vous dérange trop ou si le récit d’un autre joueur vous gêne, une carte X servira de garde fou et permettra de stopper toute discussion trop désagréable à n’importe quel joueur.
Etant un jeu narratif, il repose sur la volonté des joueurs de s’y plonger. On ressent tout de suite quand des joueurs sont à l’aise avec l’exercice et il faudra un tour ou deux aux plus novices pour s’approprier leur personnage et vivre l’aventure comme la leur. Régit par des règles simples et limpides qui sont déroulées en quelques minutes, Pour la Reine est un jeu format apéro qui permet de vivre des grandes aventures en toute simplicité et qui permet d’initier au jeu de rôle en ne gardant que le plaisir de se raconter des histoires sans s’encombrer de toutes les règles et statistiques qui peuvent rebuter les joueurs.

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs de 2 à 6 joueurs
Age conseillé à partir de 14 ans
Durée d’une partie De 30 à 60 minutes
Auteur Alex Roberts
Illustrateurs Alena Zhukova, Arlei Dormiendo, Caleb Hosalla, Constance Bouckaert, Denise Jones, Elisa Cella, Joyce Maureira, Klaudia Bulantová, Lauren Covarrubias, Maegan Penley, Shel Khan, Stephanie Böhm
Éditeur Bragelonne Games
Prix : Environ 15€ Philibert Playin
Parkage Ludum

Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez Philibert.netPlayinLudum et Parkage. En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !

La Mascarade des Frères Grimm – Bas les masques !

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Salut les invités ! La fête bat son plein, vous avez été invité chez La Bête. La fameuse riche et velue figure de royauté transformée par un sortilège en monstre qui attend le véritable amour pour retrouver sa forme d’homme. En attendant, il organise des soirées meilleures que celles de l’ambassadeur. Comme tous les habitants du royaume magique vous êtes invité à sa réception, la fameuse Mascarade de Grimm. James Hudson ainsi que Ben et Tim Eisner ont mis le concept en forme pour donner ce jeu original édité par Lucky Duck Games.

Les invitations

Nous vous avons déjà parlé d’un jeu Grimm, La Forêt des Frères Grimm, mais La Mascarade des Frères Grimm n’en est pas la suite ! Il s’agit d’un jeu totalement indépendant et aux mécaniques complètement différentes. Les deux titres partagent un univers commun, mais ont reçu un traitement mécanique différent.

On reste dans l’univers des contes de fées avec des personnages rendus célèbres par les films de Disney : La Belle et la Bête, Cendrillon, Le Grand Méchant Loup, etc. Mais cette fois-ci, La Mascarade de Grimm est un jeu qui base son gameplay sur la mécanique des identités cachées. Vous devrez trouver la personnalité de chaque invité en vous gardant bien de révéler la votre.

Un thème classique mais revisité

Si les jeux à identités cachés sont légion, La Mascarade des Frères Grimm apporte des variations qui le rendent original et très agréable à jouer :

Les 8 personnages ont tous leur objet fétiche mais aussi celui qui les révulse et les amènera à se dévoiler. Le but de chaque joueur sera de collectionner 3 objets qui lui sont favorables pour remporter la manche ou d’éliminer les adversaires en leur donnant les artefacts néfastes, avant d’avoir eux-même deux de ces artefacts maudits. Pour savoir quel artefact est convoité et lequel éviter, tout est indiqué sur les cartes Personnage et le plateau central. Les objets bienfaisants sont représentés sur fond bleu ciel en haut de la carte, alors que les objets du malheur sont sur fond noir et en bas de la carte.

A son tour, un joueur va devoir piocher 2 artefacts l’un après l’autre dans le deck dédié. Après avoir pioché le premier, il va devoir décider de le donner à un adversaire ou bien de le garder. Le deuxième artefact pioché sera gardé ou donné en fonction de l’action réalisée juste avant. Si vous avez gardé le premier, vous donnerez le deuxième et inversement, si vous avez donné le premier, vous garderez le deuxième.

C’est une mécanique simple mais qui demande de la prise de risque et les choix sont parfois difficiles ! Car ces actions sont lourdes de conséquences parfois mais donnent surtout des informations que les adversaires vont collecter tout au long de la partie pour tenter de percer le secret de votre identité.

Il est tentant de donner un deuxième artefact semblable à un adversaire pour le faire tomber, mais si c’est son bénéfique, vous allez l’avancer. Les déductions et le bluff vont vous accompagner tout le long des parties.

Ne pas se fier aux apparences

Régulièrement, des joueurs prendront des artefacts sans valeur pour donner des informations erronées et mettre les autres sur de fausses pistes. Mais pas seulement ! Une fois les deux actions de pioche faites, vous aurez la possibilité de faire une action optionnelle qui pourra s’avérer payante ! Il faudra vous défausser de deux artefacts similaires.

Ces actions sont au nombre de 3, et 2 sont choisies au hasard à chaque manche. L’autre est donc commune à toutes les manches, il s’agit de l’action Pointer du Doigt. Alors que les différentes action optionnelles permettent de faire circuler des jetons Artefact entre les joueurs, de glaner des informations en regardant des cartes personnages ou de faire jouer des jetons Preuve aux autres joueurs.

On n’en a peu parlé jusqu’à présent, mais le plateau central représente les 8 personnages pouvant être incarnés par les participants. Un rappel des artefacts du bien et du mal pour chacun est également présent. Un joueur pourra être amené à placer un marqueur Preuve, avec l’action Indiscrétion par exemple, sur le portrait d’un personnage qu’il n’est pas. Donnant ainsi à tous les autres joueurs des informations permettant de décrypter son identité..

L’action optionnelle qui reste en permanence sur l’aire de jeu est Pointer du Doigt. En défaussant donc deux artefacts, vous aurez l’opportunité de deviner l’identité d’un joueur. Cette action est à double tranchant car en cas de bonne supposition, vous remportez deux jetons Rose servant de points en fin de partie, mais en cas d’erreur, c’est le joueur adverse qui remporte un jeton Rose. C’est le meilleur moyen de démasquer les autres joueurs mais aussi de créer de petites rancunes qui ne demanderont qu’à se régler en jeu.

La fête est finie

La manche prend fin dès qu’un joueur arrive à collecter 3 de ses artefacts du Bienfait ou alors quand tous les joueurs sauf un sont démasqués. Ça peut arriver assez vite si l’on ne fait pas bien attention et qu’on laisse un joueur collectionner ses artefacts dans son coin. En cours de partie il faut faire attention à ce que l’on joue, ce que les autres tentent de mettre en place comme stratégie tout en compilant les informations sur les identités de chacun.


Cependant être démasqué ne signe pas la fin de la partie. On continue la partie mais avec des règles un peu différentes pour tenter de démasquer les autres joueurs et continuer d’engranger des Roses. En effet après avoir été démasqué, on ne pioche qu’une carte artefact, qu’on ajoute à sa main et dans un deuxième temps on donne à un joueur une des cartes de sa main. L’occasion de peut être régler quelques comptes, mais surtout de ne pas être inactif le reste de la partie.

Le rappel

Pour aller plus loin dans les parties, La Mascarade des Frères Grimm propose une variante avec des cartes Pari. Lorsqu’on est démasqué on peut choisir une carte Pari permettant de gagner autant de points que le trophée de la manche si on a la carte du personnage qui la remporte.

Une autre variante apporte des cartes Capacité Spéciales aux joueurs ayant amassé le moins de points dans la manche précédente. Elles permettent aux joueurs de traverser la manche un peu plus sereinement s’ils ne sont pas à l’aise avec le bluff ou la stratégie. C’est un outil que l’on a utilisé pour faire découvrir le jeu aux plus réticents sur le bluff. Le Grand Méchant Loup par exemple gagne le pouvoir de regarder une carte personnage non utilisée s’il réalise une action Pointer du doigt infructueuse. C’est un petit plus qui a su relancer l’intérêt des joueurs pour une partie qu’ils pensaient perdue. En apportant de l’asymétrie au jeu cette variante amène également une rejouabilité différente.

Et enfin la dernière variante, qui est aussi notre préférée est celle des trésors. On ne joue quasiment plus qu’avec elle pour le petit plus en bluff qu’elle instaure. Un jeton Trésor peut être combiné à une carte Artefact pour effectuer une action. On ne dispose que d’un seul jeton trésor mais ce peut être une bonne occasion de se débarrasser d’un artefact du malheur pour réaliser une action optionnelle. Autour de notre table de jeu cette variante a apporté un peu plus de dynamisme et on a adoré la possibilité de pouvoir se faire des crasses en plus.

Tout le monde est sur son 31

Encore une fois, le jeu est superbe. Même si on a beaucoup moins de matériel, et pas de figurines comme dans La Forêt des Frères Grimm, les visuels de Mr. Cuddington n’en restent pas moins mis en valeur. L’artiste avait déjà œuvré sur le précédent jeu dans cet univers et assure donc la cohérence graphique de la gamme. Ils donnent au jeu l’atmosphère féerique que l’on attend à l’évocation du nom Grimm. Les représentations des personnages des célèbres contes ont été revisités et se distinguent des standards imposés depuis des années par Mickey. L’effet peinture rend vraiment bien, tous les personnages sont réussis et bien que le matériel soit assez discret en jeu, l’ambiance fonctionne bien.

Une réception réussie?

La Mascarade des Frères Grimm est un jeu à identités cachées dans lequel les participants devront se démasquer et collecter des artefacts. Le but va être pour chaque joueur de collecter des artefacts du bien avant ses adversaire ou avant d’obtenir 3 artefacts du Mal.

A tous les tours les joueurs vont devoir ajouter un artefact à leur collection et en donner un à un autre participants. C’est à ce moment la qu’il faudra faire preuve d’ingéniosité et de bluff pour ne pas se faire démasquer et se rapprocher de la victoire. Tenter de transmettre ses artefacts semble judicieux, mais si c’est trop voyant, les adversaires peuvent vous démasquer. Ou pire, vous pourriez arranger un adversaire en lui offrant un artefact qui le rapprocherait de la victoire.
Dans La Mascarade des Frères Grimm on se jauge, on tente des choses et on recoupe les informations pour tenter de faire tomber le voile de l’identité des autres joueurs. Mais au final, on passe surtout un bon moment avec ce titre simple et efficace.

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs de 2 à 5 joueurs
Age conseillé à partir de 8 ans
Durée d’une partie environ 30 minutes
Auteur Ben Eisner, Tim Eisner et James Hudson
Illustrateur Mr. Cuddington
Éditeur Lucky Duck Games
Prix : Environ 25€ Philibert Playin
Parkage Ludum

Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez Philibert.netPlayinLudum et Parkage. En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !

La maison des souris – Le memory haut de gamme

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Boite du jeu de la Maison des sourisSalut les rongeurs ! Si vous vous tenez un peu au courant de l’actualité ludique pour les enfants, vous avez sûrement vu passer La maison des souris, un jeu coopératif de Théo Rivière et Elodie Clément, illustré par Jonathan Aucomte et édité par Gigamic.

Vous ne vous êtes jamais demandé où étaient passés vos boutons, bagues ou autres petits objets alors que vous étiez certains de les avoir rangés ? Et si ces disparitions étaient l’œuvre de petits rongeurs planqués dans votre grenier ? Dans La maison des souris, vous allez devoir récupérer tous ces objets en observant de façon coopérative les combles aménagés par ces petits habitants, qui apparemment se sont installés pour longtemps !

Chaque chose à sa place

La maison des souris - Le salonAvant de commencer à présenter le fonctionnement du jeu, faisons un petit tour du propriétaire. Une petite étape de montage est nécessaire avant de se lancer dans une première partie, puisqu’il va falloir monter les cloisons et quelques objets. Le tout est très rapide à mettre en place et de bonne qualité, à l’exception de la table de salle à manger qui a tendance à trop se plier et donc s’abîmer lors de son encastrement dans les encoches. La structure de la maison montée, il ne reste plus qu’à placer le plancher sur le fond de la boite, et recouvrir le tout du toit qui n’est autre que le couvercle de la boîte.

Quand la partie est terminée, il suffit juste de replacer les jetons dans les emplacements prévus, puis de retourner le plancher et les cloisons pour qu’ils s’encastrent dans le reste de la boîte. Le rangement est vraiment à saluer car il n’y a aucune étape de montage à effectuer une fois la première partie jouée.

Si la maison est le matériel de base de La maison des souris, le jeu vient également avec des plateaux à utiliser en fonction de la difficulté choisie, des jetons en bois à placer dans la maison et qui sont les objets à rechercher, ainsi que des jetons qui servent au décompte final des points. Enfin, on trouve une petite lampe torche avec un minuteur de 30 secondes qu’il faut placer dans une fente prévue à cet effet sur le toit de la maison.

Plateaux de scores de la maison des souris

Une mise en place rapide

Une fois la maison montée en deux secondes, la mise en place est relativement rapide et heureusement étant donné l’excitation apportée aux enfants devant ce superbe jeu ! Après avoir sélectionné une difficulté parmi les quatre disponibles, représentée par un code couleur, on récupère les jetons objets associés ainsi que le plateau de score correspondant. On place alors, face cachée, sur le plateau de scores les jetons d’objets ainsi que les jetons pièces. Nous verrons par la suite à quoi peut bien servir toute cette mise en place.

Le toit de la maison des sourisC’est alors le moment de se lancer à la recherche d’objets perdus. Par le trou sur le toit de la maison, on fait tomber à l’intérieur les jetons en bois, puis on secoue la boîte du jeu pour que ceux-ci se dispersent dans toutes les pièces. Il faudra parfois calmer les ardeurs des plus énergiques pour que les jetons ne passent pas par les fenêtres, et il sera d’ailleurs conseillé de ne faire que des allers/retours en laissant la boîte posée sur la table.

Que la lumière soit !

Comme la maison est complètement fermée à l’exception de quelques fenêtres, il est nécessaire d’apporter un peu de lumière à l’intérieur. Fournie avec le jeu, une petite lampe calibrée avec un minuteur de 30 secondes, est à placer dans le trou au plafond de la maison. Une fois que les objets sont dispersés dans la maison, on allume alors la lumière et on observe ! En effet, l’objectif est de mémoriser l’emplacement de tous les jetons. Le mieux pour ne pas perdre le fil est de dire à voix haute lorsque l’on trouve un élément. En 30 secondes, il est assez difficile de tout mémoriser surtout avec les plus jeunes, il est donc possible de faire pivoter la maison en douceur (pour ne pas déplacer les jetons d’une pièce à l’autre) pour avoir différents points de vue.

Intérieur de la maison des souris

Le compte y est !

Au bout de 30 secondes, la lumière s’éteint et il est temps de passer au compte rendu ! Sur le plateau des scores, nous avions préalablement placé quelques jetons comme suit :

  • Deux jetons objets côte à côte : Il faut alors répondre à la question : “est-ce que ces deux objets sont situés dans la même pièce ?”
  • Un jeton objet à côté d’un jeton pièce : “Est- ce que cet objet est dans cette pièce ?”
  • Un jeton pièce entouré d’une roue d’objets : Il faut déterminer les objets présents dans cette pièce
  • Un jeton objet placé au milieu d’une roue représentant toutes les pièces : “Dans quel pièce est cet objet ?”

Compte rendu

En fonction de la difficulté choisie, identifier les objets devient plus difficile puisque quelques variantes sont proposées. Une fraise pourra ainsi être en pleine forme ou complètement pourrie, une bague pourra être une simple alliance ou sertie d’une petite pierre etc… Et dans la pénombre des combles il faudra bien identifier les variantes et surtout les retenir ! Chaque plateau est donc adapté en fonction des difficultés, en prenant en compte ces différences.

En cas de bonne réponse à une question, on place un jeton “succès” à côté de celle-ci, ou un jeton d’échec dans le cas contraire. Une fois toutes les questions validées ou non, on fait avancer sur le plateau un petit pion en forme de panier en osier, qui symbolise notre avancée. Au bout de 4 manches, les souris rentrent chez elles et il est temps de les laisser vivre leur vie. En plus de se prendre pour des petits explorateurs, les joueurs vont pouvoir développer leur concentration puisqu’il ne faut pas trop s’éparpiller, mais aussi leur confiance envers les autres joueurs et en eux. C’est vraiment un travail coopératif que de débusquer tous les objets, car tout retenir seul en moins de 30 secondes est clairement impossible.

La maison des souris

Adapté aux jeunes joueurs, ne pas récupérer tous les objets n’est pas clairement punitif. En effet, les règles sont bienveillantes et ne font pas référence à un échec. Ainsi, ne pas avoir répondu à plus de 4 questions au cours de la partie ne fait pas de vous un mauvais observateur, mais vous invite à retenter une partie pour faire mieux. Pour ne frustrer personne, il est même possible de dévoiler les questions avant le début de la partie, afin que les joueurs sachent à quelles questions ils vont devoir répondre. C’est vraiment pas grand chose, mais cela prouve que les auteurs ont vraiment compris la cible du jeu et ont tout fait pour que le jeu soit toujours une partie de plaisir.

Un univers enchanteur

Si le concept est accrocheur, l’esthétique globale du jeu a terminé de nous convaincre. Les illustrations sont magnifiques et la boîte du jeu est clairement destinée à être exposée sur une étagère. L’ensemble est chaleureux et retranscrit bien l’idée d’un petit cocon aménagé à l’abri des regards. Si l’on devait trouver un petit point négatif, on pourrait peut-être trouver les jetons un peu trop simplistes mais ça serait chipoter. Le tout est facilement compréhensible au premier regard et est parfaitement adapté à la cible visée par le titre.

Les jetons et la lampe

Conclusion

La maison des souris est un jeu d’observation et de mémoire à destination d’un public assez jeune. Cependant, contrairement à bon nombre de jeux pour enfants, ici les parents trouveront aussi énormément de plaisir à coopérer avec les plus jeunes ! L’univers attrayant et les mécaniques un peu plus poussées qu’un simple memory en font un titre que l’on ressortira certainement très souvent pour passer un bon moment !

Avec une difficulté totalement paramétrable grâce aux différents plateaux proposés, on aura souvent envie d’y revenir pour corser un peu l’expérience ! Conseillé pour des enfants à partir de 5 ans, le titre est cependant jouable un peu avant (testé avec un enfant de bientôt 4 ans) en adaptant un peu les règles. En effet, la variante autorisant à les questions avant de se lancer dans l’observation permet aux enfants de se focaliser sur celles-ci. Nous avons également apprécié le fait qu’il ne soit pas question d’échec en cas de faible score, c’est rien sur le papier mais pour un enfant ça apporte une grande satisfaction de gagner à tous les coups !

On a beau chercher des défauts au jeu, le seul que l’on pourrait soulever est la fragilité des petits éléments à incruster, mais comme une fois mis en place ils n’ont plus besoin d’être enlevés grâce à un rangement optimisé au maximum, on ne peut définitivement rien dire de mal ! Le seul gros point noir, c’est que victime de son succès, La maison des souris est actuellement en rupture de stock dans la majorité des boutiques virtuelles. Tentez peut être votre chance dans les magasins proches de chez vous, mais le jeu devrait manquer à l’appel sous bon nombre de sapins cette année, et c’est bien dommage !

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs de 2 à 6 joueurs
Age conseillé à partir de 5 ans
Durée d’une partie environ 20 minutes
Auteur Théo Rivière et Élodie Clément
Illustrateur Jonathan Aucomte
Éditeur Gigamic
Prix : Environ 30€ Philibert Playin
Parkage Ludum

Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez Philibert.netPlayinLudum et Parkage. En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !

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