Salut les chercheurs, vous vous sentez bien ? Pas de petite fièvre naissante ? Pas de nez qui coule ? Vous êtes sûrs ? Parce qu’aujourd’hui on va vous parler de Pandemic Legacy Saison 2 et il va falloir être en forme !
Posons les bases, c’est quoi Pandemic ?
Pandemic, est une gamme de jeux qui va avoir 10 ans cette année et qui par la même occasion va proposer une superbe réédition collector du premier titre de cette licence.
Dans Pandemic, vous êtes un groupe de chercheurs qui tente d’éradiquer des maladies tout en traitant les points d’apparition de nouveaux foyers infectieux. Sans quoi, la maladie se répand et menace d’exterminer l’espèce humaine, rien que ça.
La gamme des Pandémic s’est énormément étoffée au grès des années avec des extensions, des jeux dérivés où l’on incarne les virus un peu à la façon d’un Plague Inc, voir en détournant le thème original pour le coller à de nouveaux comme la montée des eaux aux Pays-Bas ou bien l’apparition de Grands Anciens avec Le Règne de Cthulhu.
Si le thème évolue, la mécanique est toujours la même. Un paquet de cartes pour les joueurs donnent des lieux qu’ils doivent échanger entre eux pour rassembler une “collection” d’une couleur. Une fois cette tâche accomplie, ils vont pouvoir réussir à construire ou détruire un élément néfaste du jeu pendant qu’un autre paquet de cartes sert à faire progresser le mal qui ronge les contrées.
L’espace en filigrane blanc au milieu de la carte sert à accueillir un sticker
Les joueurs doivent coordonner leurs actions pour atteindre leur but tout en intervenant rapidement sur les nouveaux foyers infectieux.
D’autres actions se rajouteront au fil du jeu…
Ce qui fait la particularité de Pandemic c’est sa difficulté. Le jeu n’est pas là pour vous faire passer un bon moment, oh non, loin de là même. Chaque carte tirée est une crainte de voir toute sa stratégie exploser et devoir pallier à l’urgence, au lieu de pouvoir éradiquer une maladie/construire une berge/fermer un portail et se sentir un peu plus en sécurité pour quelques tours.
Les joueurs souffrent ensemble mais gagnent ensemble également, on se souvient généralement d’une partie de Pandemic gagnée sur le fil du rasoir où tout était contre nous mais qu’on a réussi à finir tant bien que mal !
Et Legacy c’est quoi ?
Le Legacy est une catégorie de jeux à part qui commence à faire son petit bout de chemin dans le monde ludique.
Ils peuvent être vus comme des campagnes, des aventures évolutives. Lors de vos parties, vous serez amenés à transformer irrémédiablement le matériel. Cela passe par : écrire sur des cartes, sur le plateau, coller des stickers, déchirer des cartes, modifier les règles, etc…
Des stickers viendront compléter les règles de mise en place au fil du jeu
Si on entend déjà les gens qui sleevent tous leurs jeux, voir même les dés pour les garder intacts, crier au scandale, il faut remettre les Legacy dans leur contexte, ce sont des jeux qui évoluent avec vous, vos actions ont des vraies conséquences.
En progressant dans le jeu vous ouvrirez ces compartiments qui viendront compléter le jeu petit à petit
Quand on se trompe dans un jeu et qu’on perd la partie, c’est pas grave, à part le sentiment de frustration d’avoir perdu, on reprend la prochaine à zéro et on recommence avec les mêmes bases et on essaye de gagner la nouvelle partie.
Dans un Legacy, si vous perdez, ça entraîne des conséquences sur la suite de l’aventure, vous partirez avec un handicap.
Dans Pandémic Legacy, on note son avancement après chaque partie pour ne pas perdre le fil
Les choix ont un impact fort et c’est cet impact qui fait qu’on s’attache à un jeu Legacy, on s’y investit plus, tout est plus intense. Vous nouerez avec vos personnages de vraies relations, vous les ferez évoluer et quand vos décisions les amèneront à être blessés ou tués, c’est avec beaucoup d’amertume que vous vous en séparez.
Et pourquoi la saison 2 ?
Tout simplement parce qu’elle vient de remporter un prix spécial lors des Spiels des Jahres2018pour récompenser les 10 années de travail et de renouveau de la licence fait par ses auteurs Rob Daviau et Matt Leacock et édité par Z-Man Games. La saison 2 est bien la suite de la 1, mais il n’est pas nécessaire d’avoir fait la première saison pour se lancer dans la deuxième.
L’aventure est suivie entre les saisons, mais un résumé en début de livret vous permet de rattraper le fil de l’histoire. Donc même si l’immersion et l’esprit du jeu invitent à faire toutes les saisons dans l’ordre, il est possible de prendre le train en marche, et ce fut notre cas.
Pandemic Legacy Saison 2 est une suite directe de la Saison 1. L’humanité a prit de plein fouet les virus mortels et spoiler alert : On n’a pas bien réussi à gérer l’épidémie… C’est donc 71 ans plus tard que, vous, les rares survivants des Havres, des endroits préservés de l’épidémie, se mettent en chemin pour reconquérir les villes et les continents afin d’essayer de redresser cette pauvre humanité au bord de l’extinction.
On est dans un scénario classique de Pandemic mais toujours épique : sauver l’humanité !
Dans Pandemic, vous commencerez par créer les Havres, au nombre de 3 qui seront les points de départs de votre aventure. Puis votre personnage, vous prenez une feuille de personnage vierge, vous la nommez, lui attribuez un âge et un havre, ce sera son point de départ mais faites attention de ne pas mettre tous vos héros dans le même havre. Et enfin une profession, c’est une caractéristique spécifique à chaque personnage, son pouvoir si l’on veut.
Le Maquis parce qu’on est des résistants ! R’Lyeh parce que c’est le point le plus éloigné des terres et Fistiland parce que vu l’état de l’humanité, on l’a bien au cul ! (pardon…)
Les feuilles de personnages vierges ne le sont pas tout à fait, en bas de chacune vous trouverez une piste de plusieurs cases à gratter. Ces pistes sont différentes d’une feuille à l’autre et déterminent les cicatrices et la mort de votre personnage, mais ça… Vous ne pourrez pas le savoir tant que vous n’aurez pas gratté la case… 😀
On a fait toute l’équipe de Pixel Adventurers !De quoi créer de nouveaux personnages et surtout les cicatrices…
Contrairement à beaucoup de Pandemic où vous devez vous déplacer d’un lieu à l’autre pour éradiquer les virus apparus, ici vous êtes une équipe qui doit apporter du ravitaillement et aider les populations locales. Tant qu’une ville à du ravitaillement, elle ne peut pas être l’objet d’infection mais dès qu’on pioche une carte avec le nom de la ville, on retire un cube Ravitaillement de la localité. Si au moment de piocher une carte, vous n’avez pas de ravitaillement dans la cité, une infection apparaît.
Le Ravitaillement, le nerf de la survie…
Par malheur si au début de votre tour, votre pion se trouve sur une ville infectée, votre personnage subit une “cicatrice”, cette action consiste à gratter la case présente sur votre feuille de personnage et si un éclair est révélé, à lui appliquer une cicatrice qui est un handicap pour le reste de la partie.
Vous allez détester ces jolis cubes…
Une fois que 8 cubes infections apparaissent sur la carte, la partie est terminée, vous avez perdu le mois en cours… Sachant que la campagne s’étend sur une année, il faudra être efficaces!
La carte de jeu est assez restreinte en début de partie, vous devrez explorer et agrandir la carte au fil des parties. Mais ceci agrandit le champ des possibles lieux d’infection, vous devrez vous déplacer de plus en plus tout en garantissant un maximum la survie de toutes les villes découvertes.
Toutes les photos que vous voyez ont été faites lors du scénario de prologue ou pendant le mois de janvier, nous ne vous spoilerons pas la suite de l’aventure qui de toute façon ne correspondra pas à la vôtre, mais nous ne voulons pas vous gâcher le plaisir de la découverte qui est un élément essentiel des jeux Legacy.
Les règles évoluent avec les parties et le jeu s’enrichit sans pour autant s’alourdir. L’ajout d’actions et de compétences à vos héros me fait penser à un RPG dans lequel il faut optimiser au mieux son équipe pour la préparer à tout, et surtout à ce à quoi on a pas pensé.
Vous ne serez jamais assez prêt pour les cartes Épidémie…
Petit détail qui m’a chiffonné au moment de choisir la boîte de la saison 2 : Pourquoi deux boîtes de saison 2 ?
Pour refaire le jeu tout bêtement ! Mais avec une ambiance différente, nous avons préféré l’ambiance jaune un peu Mad Max à la boîte noire beaucoup plus paramilitaire rappelant l’ambiance de The Division. Mais c’est un choix personnel, à part l’esthétique des personnages, le contenu de la boîte est le même.
La direction artistique de Atha Kanaani et Chris Quilliams est superbe, le dos des planches de stickers pleins de crayonnés sont magnifiques.
Il en va de même pour la Saison 1, si une fois au bout de votre aventure vous souhaitez recommencer une campagne dans un style un peu différent, c’est possible.
Au final ?
Pandemic Legacy Saison 2 est un jeu difficile, exigeant, complexe mais tellement jouissif quand on réussi une mission qu’on oubli tous les échecs et les souffrances accumulées pour réussir à gagner. Chaque victoire sera tellement méritée que vous n’oublierez pas de si tôt combien le mois en cours fut remporté juste sur le fil. Le côté Legacy et destruction/altération du matériel peut déranger plus d’un, je le comprends parfaitement j’ai eu du mal avec ce concept au début. Mais finalement, avec Pandemic, vous vivrez une aventure de 12 à 24 sessions d’une heure avec des amis, ce n’est plus un simple jeu de société, c’est une campagne avec ses choix et ses dilemmes. Dans l’industrie du jeu de société, il y a maintenant peu de jeux que l’on sort une vingtaine de fois avant de passer à autre chose. Si vous aimez Pandemic ou simplement les défis coopératifs, vous trouverez dans Pandemic Legacy Saison 2 une expérience à part que vous n’êtes pas prêt d’oublier.
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Salut les Survivants post-nucléaire! Les adaptations de licences vidéoludiques en jeux de plateau ont le vent en poupe en ce moment. Fallout ne fait pas exception et c’est à son tour de se voir imprimé sur du carton. Le jeu de rôles de Bethesda nous arrive traduit en français dans une superbe boîte éditée chez Fantasy Flight Games. Ce jeu de plateau de Nathan I Hajek et Andrew Fischer pour 1 à 4 joueurs leur fera arpenter les Terres Dévastées dans des parties de 2 à 3 heures. Chaussez votre emblématique armure assistée T-45 et on part dans les Terres Dévastées.
Le jeu dans son contexte
La Grande Guerre de 2077 remonte à tellement loin que ces événements n’ont même plus de place dans votre mémoire, mais les paysages arides qui s’étendent devant vous ont leur propre histoire à raconter. Ces maisons immaculées qui abritaient ces familles parfaites et occupaient les Mister Handy, ne sont plus maintenant que des coquilles vides. Les humains errent à travers les Terres Désolées parmi les créatures mutantes et les robots détraqués, à la recherche de quoi survivre. Vous êtes maintenant parmi eux. Ce monde n’est peut-être plus que l’ombre de sa gloire passée, mais il cache encore de nombreuses aventures et de mystères pour les voyageurs courageux. Et votre aventure ne fait que commencer…
Matériel de destruction massive
Maintenant que le contexte est posé, passons en revue le matériel et sur ce point, Fallout n’est pas avare. Il contient un gros paquet de cartes Quête, Rencontre et équipement qui constituent le coeur du jeu. Elles seront utiles pour dérouler l’histoire et augmenter les capacités de vos personnages. Ensuite, viennent les punch, Fallout regorge littéralement de jetons que ce soit pour les caractéristiques S.P.E.C.I.A.L. (Force, Perception…), les ennemis et pions Faction ou encore les fameuses capsules de Nuka Cola caractéristiques de la licence. Trois superbes dés viennent compléter le matériel, nous les verrons plus en détail par la suite. Comme dans de nombreux jeux FFG, dont Assaut sur l’Empire, les règles sont divisées en deux livrets. Le livret d’apprentissage permet de se lancer dans l’aventure relativement rapidement en présentant les grandes lignes du jeu. Par la suite, le Guide de Référence viendra éclaircir les quelques zones d’ombre avec son index détaillé. Le ton employé dans ces livrets de règles m’a beaucoup plu. Décontracté et enrichi de petites pubs type années 60 américaines, le livret d’apprentissage rempli son office en douceur.
Que serait un jeu FFG sans figurines? Elles sont peu nombreuses dans ce Fallout mais comme toujours, de qualité. Au nombre de 5, elles représentent les héros de l’aventure. Ma petite préférée est celle du dissident de la Confrérie en armure assistée T-45. Avec 5 figurines, je me dis que j’arriverai peut-être à avoir enfin un jeu complètement peint pour nos futures parties ;).
1 de 3
Pour finir, les plateaux personnels (à assembler) sont extrêmement bien pensés et réalisés. Ils servent de compteurs de vie/radiations, piste d’expérience, stats et emplacements d’équipement/inventaire.
Déroulement des parties.
Fallout propose d’explorer les Terres Dévastées bien connues des adeptes du jeu vidéo mais qui seront tout à fait accessibles aux novices de la licence. Même si avoir quelques connaissances de l’univers du jeu vidéo aide à apprécier un peu plus les clins d’oeil et références que fait le jeu de plateau, ce n’est nullement indispensable.
Un peu de mise en place avant d’attaquer
Pour mettre le jeu en place, c’est assez rapide. On dispose les tuiles de plateau selon les recommandations du scénario choisi. Certaines tuiles sont placée face cachée (assurant de la rejouabilité), les cartes séparées en différent decks et placées à proximité de la zone de jeu, chaque joueur prend son plateau personnel, les points de S.P.E.C.I.A.L., la figurine et la carte correspondants à son personnage et il est temps de se lancer dans l’aventure!
Pour sortir victorieux d’une partie de Fallout, il faudra accumuler des points d’Influence (dont le nombre dépendra du nombre de joueurs). Ces points sont obtenus en accomplissant des quêtes et parfois en fonction de la réputation de la faction à laquelle vous prêtez allégeance.
On entre dans le vif du sujet
Les parties sont constituées d’un enchaînement de tours des joueurs et d’actions d’ennemis gérées par le jeu lui même. Durant leurs tours les joueurs peuvent effectuer deux actions parmi six : Exploration, déplacement, quête, rencontre, combat et campement.
L’exploration consiste à révéler une tuile de terrain face cachée (adjacente à votre personnage), le déplacement porte bien son nom et vous permet de bouger la figurine de votre personnage. Si votre personnage entre dans une zone irradiée, il subira des Rads, dans ce cas vous déplacerez le marqueur Rads d’un cran vers la droite. Si à un moment votre marqueur Points de vie croise celui des Rads, votre personnage meurt.
Ca ne sent pas bon pour la suite… Un repos simpose
Certaines quêtes requièrent que vous dépensiez une action pour progresser, la rencontre quant à elle proposera une interaction avec des personnages du jeu et souvent d’acheter du matériel à l’échoppe à l’aide de capsules de Nuka Cola. Le combat permet d’affronter les créatures présentes sur le plateau sous la forme de tokens carton et le campement permet de regagner des points de vie et d’obtenir l’état “bien reposé” autorisant une relance de dé en combat.
Les dangers des Terres Dévastées
Et voilà la transition toute trouvée pour parler des combats de Fallout. Toutes les saletés du monde à peu près en état de vivre en ont après vous. Les tokens vous fourniront toutes les informations nécessaires à leur défaite. Le niveau de la créature indique le nombre de dégâts que vous devrez lui faire pour la vaincre et le nombre de points d’expérience que vous récolterez si ça arrive. L’icone Type sert pour l’activation des ennemis, et les créatures possèdent différentes capacités, comme agressif par exemple qui déclenche un combat dès qu’elle est dans la même case qu’un joueur. La silhouette en bas indique la vulnérabilité S.V.A.V. (Système de Visée Automatisée Vaultec), la localisation des dégâts nécessaires pour toucher la créature.
Les dés S.V.A.V.
Les dés S.V.A.V. représentent certaines parties du corps et vous comptabiliserez une touche à chaque fois que la partie sensible du monstre apparaîtra sur une face du dé. les * représentent les dégâts que votre personnage subira durant ce combat. S’il est assez difficile de vaincre certains monstres en début de partie, il devient plus aisé de le faire en récupérant de l’équipement et en progressant en niveaux.
Les mécaniques « classiques » de RPGs adaptées
La progression en Niveaux reprend celle d’un RPG classique et arrive parfaitement à retransmettre la courbe de progression d’un jeu vidéo. En accomplissant des quêtes ou terrassant des monstres, vous gagnerez des points d’expérience et déplacerez le marqueur Exp d’autant de points mais seulement en comptant les cases occupées par un jeton S.P.E.C.I.A.L. En arrivant au bous, vous passez un niveau, et acquiérerez un pion S.P.E.C.I.A.L. à placer dans un emplacement libre de votre plateau. Donc pour le niveau suivant il vous faudra un point d’expérience en plus, et ainsi de suite. si vous obtenez un pion S.P.E.C.I.A.L. que vous possédez déjà, vous pourrez prendre une carte Compétence qui lui est associée à la place. Dans tous les cas votre personnage progressera. Les compétences apportent un intérêt non négligeable en jeu.
Le plateau personnel avec effet Pip Boy 😉
Pour la phase Ennemis, on tire une carte Intrigue (sans s’occuper du texte) et on fait avancer les ennemis des types représentés en bas de carte vers le joueur qui leur est le plus proche. En cas de rencontre, un combat débute. L’affrontement sera résolu comme ceux de la phase Joueur.
La marque de fabrique Bethesda bien retranscrite?
Là ou Fallout le jeu de plateau excelle c’est dans la liberté qu’il offre aux joueurs, comme c’est le cas dans sa version vidéoludique. De nombreuses quêtes viendront bientôt se greffer à la première grâce à un système très malin de cartes. Comme dans un Livre Dont Vous Etes le Héros, vos choix et succès détermineront de la suite de votre aventure.
Au premier coup d’oeil je me suis dit “Ah, seulement quatre scénarios… Dommage, la rejouabilité ne va pas être terrible”. Mais c’était avant d’avoir lancé la première partie et avoir vu à quel point la narration était tentaculaire. Car si ces scénarios constituent les “Quêtes principales” du jeu, tout un panel de quêtes secondaires viendront s’y greffer et assureront une rejouabilité incroyable.
Les quatre cartes Scénario
Contrairement à This War Of Mine où toute l’aventure est compilée dans un livret annexe, dans Fallout, elle se fait par le biais de cartes. Devant être consultables par tous les joueurs et à tout moment, les quêtes sont placées à côté du plateau et chacun suit sa propre voie. Les joueurs peuvent emprunter des chemins différents qui se croisent par moments, et c’est en partie avec ce point que Fallout trouve son intérêt compétitif.
Fallout est une “course” à la victoire, chaque survivant se bat pour avoir le plus de points mais les chemins pour y parvenir sont nombreux. Il ne sera pas rare de réévaluer une stratégie et changer de quête au moment opportun pour prendre quelques points d’avance.
Seul survivant des Terres Dévastées?
J’ai trouvé que Fallout offrait une expérience de jeu assez différente et intéressante entre sa version solo et multijoueur. Quelques règles changent sensiblement, mais globalement c’est sur l’intérêt des cartes Intrigue que j’ai vu la plus grande différence. En solo on s’oriente vers les missions de la faction à laquelle on prête allégeance et la réputation de l’autre faction ne monte pas ou très peu. Les cartes donnant des récompenses en fonction de l’avancée d’une des factions par rapport à l’autre sont donc, en général bien plus intéressantes et font gagner pas mal de points. En multi, on est plus tenté de changer de faction dans le feu de l’action et dans nos parties d’essai j’ai trouvé que les changements de missions étaient également plus fréquents.
Conclusion
Fallout – le jeu de plateau parvient admirablement à retranscrire l’ambiance de la série vidéoludique. Que ce soit en terme d’environnement hostile avec les radiations qui diminuent vos points de vie, les créatures ennemies agressives, la localisation des dégâts ou encore le système d’expérience le jeu de plateau procure d’excellentes sensations. On replonge avec plaisir dans ces années 60 américaines post-nucléaires fantasmées, grâce à l’ambiance du jeu, les petites pubs du livres d’initiation aidant. Les quatre scénarios proposés dans la boîte seront enrichis de très nombreuses quêtes annexes et rencontres diverses, assurant une excellente rejouabilité au titre. Le matériel, avec la qualité propre à FFG, est très bien pensé et agréable à manipuler permet aux joueurs de profiter du titre dans les meilleurs conditions possibles. Chez Pixel Adventurers on a beaucoup apprécié le fait de pouvoir jouer seul à ce jeu d’aventures, on y a retrouvé les sensations du jeu vidéo dans lequel on suivait l’histoire avec son propre cheminement. Si vous avez un affect pour la série Fallout, on ne peut que vous recommander de tenter l’aventure sur plateau, mais Fallout est également très bon pour les novices de la série et en fera peut être passer certains sur l’opus vidéoludique.
Salut les maîtres du temps ! La dernière fois nous vous avions parlé de Time Arena et nous concluions notre article en vous annonçant des extensions pour compléter le pool de héros. On va vous présenter un peu plus en détails le packs d’extension Scots & Kamikawaii !
Les extensions sont toujours le résultat du travail de Fabrice Lamouille et de Shanshan Zhu et forcément toujours édité chez BLAM !
Les combattantes nippones :
Dans le pack d’extension Kamikawaii, qu’il faut traduire grossièrement, vous excuserez mon niveau de japonais uniquement lié à de trop nombreuses heures de visionnages d’animes en VO, par “DieuxMignons” vous trouverez 5 nouveaux héros à jouer dans Time Arena.
Manaka Mikaze : Derrière l’éventail tactique se cache le sourire mutin d’une combattante redoutable ! Manaka Mikaze maîtrise l’art de la parade et lance un dé à chaque assaut subit. Résultat égal ou supérieur à l’attaque ? Seul le vent prend des dégâts…
Derrière le jeu de mot de son nom, (Mana Kamikaze) se trouve une combattante Rouge avec 2 points d’attaque et aucun de défense. Néanmoins sa parade permet de contre-attaquer, ce qui fait d’elle un héros se déplaçant de 2 cases avec une défense oscillant entre 2 et 4 (suivant les dés).
Yoko Hakubamata : La dark lolita du clan broie, en plus du noir, les espoirs de ses adversaires ! Le métal qu’elle écoute est tout aussi puissant que celui qu’elle jette sur ses ennemis et grâce à sa bonne étoile, ses shurikens frappent loin… et toujours à temps !
Je suis moins sûr pour le jeu de mot derrière la combattante Bleue, pour moi c’est Hakunamatata du Roi Lion et même si je me trompe, ça me fait rire donc ça sera ça ! Pouvant se déplacer de 3 cases et pouvant atteindre des cibles à 3 cases, Yoko à une grande portée de dégâts, et il faut qu’elle reste loin car elle ne possède pas défense, puissante mais fragile !
Nayuki Mono : Nayuki est une fervente adepte de la riposte. Elle répond immédiatement à un assaut adverse par une contre-attaque. Sa devise : « Œil pour œil, bâton dans les dents » (traduction approximative du code du Bushido).
Un nouveau jeu de mot avec Nayu Kimono ! La guerrière Verte ne possède pas de défense non plus, mais elle possède une riposte qui mettra en danger tout ennemi tentant de l’abattre. Ses déplacements de 3 cases et ses dégâts de 2 en font un ennemi rapide dont il faut se méfier.
Shannon Shaku : Bien que ne possédant pas de pouvoir particulier, la sémillante Shannon fait preuve, à l’instar de ses acolytes Kamikawaiis, d’une grande célérité dans ses déplacements qui feront tourner la tête de ses adversaires !
Est-ce que j’ai besoin de vous expliquer le jeu de mot ici ? Oui ? Nonshaku ? Guerrière Jaune, elle n’a pas de pouvoir ni de défense non plus, en faisant le personnage le plus faible des 4 mais étant celui qui réapparaît le plus rapidement, c’est normal. Ces 3 cases de déplacement en font un personnage rapide qu’il faudra vite abattre avant qu’elle n’atteigne le Totem.
Pour accompagner ce quatuor, un homme ! Le Forgeron de Montmiral se glisse dans la boîte, mais seulement pour le premier tirage de l’extension, ne passez pas à côté !
Le personnage Vert est puissant, 2 d’attaque pour 3 de défense et peut toucher des cibles à 3 cases de distance tout en se déplacant de 3. Mais une contrepartie est forcément présente ! A chaque attaque, vous devrez obligatoirement énoncer la phrase suivante : « Je suis le forgeron de Montmiral. Que les seigneurs du temps m’en soient témoins, par mon marteau tu seras KO». Si vous n’énoncez pas cette phrase ou si la cible n’est pas vaincue, votre personnage est automatiquement KO. Il faut utiliser avec prudence ce personnage !
Continuons avec les Écossais :
Dans le pack d’extension Scots, on oublie les kimonos et on se convertit aux kilts !
4 Héros à nouveau dans cette nouvelle extension :
McElliot : Acariâtre, cette baronne terrorise les contrées écossaises. Lorsqu’elle est mise K.O, elle lâche ses deux molosses dans l’arène qui se ruent alors, de deux ou 3 cases, vers le totem adverse. Peut-être serait-il sage de lui témoigner un certain respect…
L’héroïne Rouge est non seulement puissante avec 3 d’attaque et 3 de défense mais possède un atout caché, pour palier à sa lenteur, 1 case, elle est la dresseuse de deux petits monstres du Loch Ness. Si leur maîtresse est KO, ils sont immédiatement lâchés et filent en direction du Totem adverse. Se déplaçant de 2 ou 2 cases, ils font perdre automatiquement 1 cristal s’ils arrivent jusqu’au Totem, ils n’attaquent pas les autres héros par contre.
McKurgan : Le Tartan a été créé pour lui, rappelant à ses adversaires de se tenir à carreaux. Son pouvoir de zone ciblant 3 cases qui lui sont adjacentes est dévastateur. Amis ou ennemis, 3 cases, 3 attaques. MC Kurgan est là clairement là pour balancer du tronc (l’arbre, par le chanteur…).
Le héros Bleu est peut être moins puissant avec 1 d’attaque et 2 de défense, mais il a une grosse bûche ! Quand il attaque dans une direction, c’est les 3 cases de cette direction qui sont impactées, permettant de toucher plusieurs cibles d’un coup. La porté du coup allié à son déplacement de 2 permet d’atteindre rapidement toute cible sur le plateau. Méfiez vous néanmoins, les attaques touchent également vos héros s’ils sont dans la zone d’attaque…
Le fantôme de McMikmack : Le peur en personne s’invite dans l’arène ! Si le fantôme est mis K.O, son cri d’effroi retentit ! Son sablier prend alors sa place et les ennemis présents sur les 8 cases adjacentes sont pétrifiés et ne peuvent plus agir ! Et vous pensiez avoir peur de votre belle-mère ?
Le fantôme Vert est très pratique, avec une attaque de 2 et une défense de 1, il risque d’être KO relativement souvent, TANT MIEUX ! Son pouvoir s’active au moment d’être mis KO. Tous les héros adverses dans les 8 cases autour de lui se retrouvent pétrifiés le temps que son sablier s’écoule. Vous pouvez tenir prisonnier plusieurs héros pendant 45 secondes, y compris si ceux-ci rentrent dans la zone après la mort du fantôme.
McCartney : Il préfère passer du temps à jouer avec son groupe « Les scarabées du Loch » plutôt que de mettre au point une technique d’attaque. Il peut cependant jouer « All you need is love » à la cornemuse pour mettre de l’ambiance dans l’arène !
Et enfin, Le héros Jaune, est un héros qui joue super bien de la cornemuse et c’est déjà pas mal ! Se déplaçant de 3 et ayant 1 d’attaque pour 2 de défense, c’est un héros polyvalent et un bel hommage à Paul.
Au final ?
Kamikawaii et Scots sont deux très bonnes extensions pour Time Arena, non seulement elles apportent du renouvellement dans les 9 héros mais en plus elles amènent plus de fun et de tactiques avec de nouveaux pouvoirs, c’est exactement ce qu’il fallait à Time Arena !
On s’amuse à mixer les personnages avec ceux de la boîte de base pour trouver les combinaisons les plus farfelues mais surtout les plus efficaces. La direction artistique est toujours superbe et on a plaisir à choisir les héros aussi bien pour leurs capacités que pour leurs designs.
Les encoches des standees ont été modifiées, on force moins quand on monte les héros, c’est un détail mais ça fait plaisir de moins abîmer le matériel.
C’est peut être une impression, mais on dirait que les cercles de couleurs tiennent mieux également. A vérifier à l’usage mais si c’est le cas, bravo !
En étant attentifs, on peut observer que ces deux extensions sont marqué comme « N°1« , on doit donc s’attendre à de nouvelles extensions et je dois avouer que ça me ravit. Le jeu mérite d’être encore plus développé et complété par de nouveaux héros et pourquoi pas de nouveaux éléments pour le plateau. Des obstacles disposés sur la zone de jeu pourraient, à la manière des astéroïdes dans X-Wing, changer beaucoup la tactique dans Time Arena. On espère avoir très rapidement la suite de ces extensions !
Ratalaika Games vient d’annoncer sur Twitter que I Am The Hero venait de passer le QA pour la Playstation 4. Mais il va également arriver sur Nintendo Switch et PS Vita !
I Am The Hero est un jeu de pixel qui raconte l’histoire d’un « héros » au passé glorieux mais mystérieux. Est-il le héros qu’il pense être ou y a-t-il un autre côté de cette figure légendaire?
C’est un hommage aux jeux rétros. Inspiré des souvenirs vidéoludiques de l’enfance du développeur qui était passionné par les jeux de combat. Si vous voulez une réinterprétation vraiment moderne du jeu classique, alors il est temps de rejoindre le destin et de répondre à une question simple: « Êtes-vous le héros? »
I Am The Hero : capture d'écran
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Caractéristiques de I Am The Hero :
Coopérative locale et en ligne
Déplacement rapide, combat fluide
Combos Free Style: piétinez, jonglez, précipitez et écrasez vos ennemis pour les soumettre avec vos propres styles de combat
Blink critique: en chronométrant parfaitement vos attaques, vous pouvez infliger des dégâts considérables à vos ennemis grâce à Clink Blink
Les modes de jeu :
Campagne solo
Coopérative Locale
Co-op en ligne en mode survie
Profitez d’une action rapide et rétro inspirée des classiques modernes et anciens. I Am The Hero va vous donner un coup de nostalgie et d’adrénaline qui va vous rendre fou.
Alors qu’est-ce que tu attends? Il est temps de se joindre au combat!
Salut les caristes! On s’attaque à un monument du jeu vidéo, Shenmue I et II! Pour préparer la venue du III le 27 août de l’année prochaine, un remaster des épisodes I et II est disponible depuis le 21 août . L’occasion pour ceux n’ayant pas eu la chance d’avoir une Dreamcast de poser les mains sur ce jeu qui a révolutionné le monde vidéoludique à son époque. Cette réédition du titre de Sega distribuée dans nos contrées par Koch Media rend-elle honneur au titre?
Shenmue l’histoire d’une légende.
Tout commence au milieu des années 1980 dans une petite ville du Japon, Yokosuka. Le jeune Ryo Hazuki arrive au dojo familial et assiste à une altercation entre son père Iwao, maître de Ju-jitsu, et Lan-Di venu avec ses hommes. Ils en ont après un mystérieux miroir, détenu par la famille Hazuki et pour l’obtenir, tuent le père de Ryo sous ses yeux. Une fois le miroir en leur possession, ils quittent le dojo des Hazuki.
Ryo rassemble ses esprits et se met en quête des meurtriers de son père pour le venger. Il ne possède que de maigres indices, les assassins étaient vêtus de costumes noirs et se déplaçaient dans une grosse voiture noire.
C’est sur ce pitch que s’ouvre Shenmue I. Sur fond d’enquête, Ryo va parcourir son village et bien d’autres lieux du Japon ou de Chine pour dénouer l’intrigue de la mort de son père.
A l’époque, Shenmue était révolutionnaire sur bien des aspects.
Créé par Yu Suzuki, il mélangeait plusieurs types de gameplay. On parcourait le Japon comme dans un jeu d’aventure, les combats se déroulaient comme dans un jeu de baston, type Virtua Fighter et il intégrait des Quick Time Event (QTE) dans certaines phases de jeu comme des poursuites.
Mais la partie la plus folle en 1998 était sans doute ce monde ouvert qui s’étendait sur la ville entière et proposait une expérience incroyable. La technique était impressionnante, le climat évoluait, le temps progressait dans le jeu avec un cycle jour/nuit et les modélisations étaient au top de ce qui se faisait. Shenmue séduisait sur tous les points. (Il fait toujours son petit effet aujourd’hui en le replaçant dans son contexte). Les villes sont vivantes avec de nombreux PNJ avec qui interagir. Pour l’époque ça devait représenter une prouesse technique et d’écriture.
Shenmue permet de voyager dans le temps et dans l’espace en nous transportant dans le Japon des années 1980. Personnellement, ça m’a fait beaucoup rire de voir les loubards des années 80’s avec leur look vraiment ringard. Il sera amusant dans quelques temps de voir le regard des générations futures sur nos jeux actuels.
On est très très méchants, faut pas nous chercher!
Centré sur le réalisme, Shenmue possède par contre un rythme assez lent. Ancré dans le quotidien de Ryo, il faudra effectuer différentes tâches qui pourront paraître parfois ennuyeuses aujourd’hui, respecter des horaires… Mais certains joueurs apprécient, on retrouve ces aspects dans les jeux de David Cage comme Heavy Rain par exemple.
Shenmue propose tout un tas d’animations contextuelles impossibles à passer (même dans le remaster HD) qui instaurent une certaine lenteur au titre mais qui contribuent à lui donner son ambiance unique. Par exemple il est possible d’acheter des boissons aux distributeurs en ville, une cinématique de 30 secondes se déclenche dans laquelle on voit Ryo récupérer sa canette, la boire et ensuite la jeter dans la poubelle. Il en est de même pour entrer dans un bâtiment, Ryo se place devant la porte, frappe ou l’ouvre, entre et la referme…
Il faudra travailler (entre autre déplacer des caisses sur le port au moyen d’un chariot élévateur) pour gagner un salaire, vous pourrez passer du temps à la salle d’arcade et jouer à Space Harrier!!
Game You, la salle d’arcade du jeu avec notamment Space Harrier et Hang On
Tous ces à-côté ont contribué à forger la légende de Shenmue mais le rythme est un élément important à prendre en compte si vous voulez vous lancer dans l’aventure et que vous en connaissez pas le titre. Shenmue peut ne pas plaire à tout le monde sur ce plan là.
Les ajouts du Remaster HD :
Avant toute chose, il faut être conscient qu’il s’agit d’un remaster des deux jeux et non d’un remake. La différence est de taille et doit être prise en considération. Avec cette compile HD des deux jeux, les titres de la fin des années 1990 sont inchangés. Les modélisations, au top pour l’époque ont un peu vieilli, les déplacements de Ryo sont assez lourds et la caméra un peu capricieuse par moments.
Coté visuel et maniabilité :
Cela dit, le portage en HD apporte tout de même bon nombre d’améliorations. On peut à présent profiter du jeu en 16:9 (sauf pour les cinématiques qui restent en 4:3), et les modèles ont été lissés, il n’y a plus d’aliasing et c’est agréable sur les télés actuelles. Les textures en revanche n’ont pas été retravaillées et on sent en jeu qu’elles datent un peu.
Coucou, t’as vu ma belle doudoune?
Les déplacements de Ryo ont tout de même été un peu modifiés car il est possible d’activer l’option de course analogique qui fait accélérer Ryo en inclinant plus ou moins le stick de direction.
Les paramétrages (les icônes Options et Sauvegarder <3)
Coté audio et traduction
L’audio n’a pas été retravaillé non plus, les voix sont un peu étouffées, comme à l’époque. En revanche, contrairement à la version Dreamcast, au niveau du doublage on a le choix entre la VO Japonaise et l’anglais! Les puristes apprécieront. Et cerise sur le gâteau, le jeu a des sous-titres (officiels) en français, pour la première fois de l’histoire du jeu! En ce qui concerne les sous-titres et l’audio plusieurs modes sont proposés pour désactiver l’audio et garder les sous-titres ou afficher le récapitulatif des dialogues en cas de skip de scène.
Les musiques par contre sont toujours aussi sublimes et au niveau de la qualité sont plutôt bonnes.
Tous ces paramètres sont activables/désactivables à la volée en jeu. Vous pourrez vous faire une expérience complètement à l’ancienne ou totalement moderne, voire même mixer les paramètres pour faire votre propre configuration.
Dernière amélioration non négligeable apportée par ce remaster, la réduction des temps de chargement. N’ayant pas fait les jeux dans leurs version Dreamcast, je suis allé voir quelques vidéos sur Youtube pour comparer avec le remaster. La réduction des chargements est flagrante, sur PS4 les transitions entre les différents lieux sont quasiment instantanées. L’expérience de jeu s’en trouve améliorée car beaucoup plus fluide.
Conclusion
Shenmue I & II est donc à mon sens la version ultime à posséder pour les amateurs du jeu. Ce remaster respecte l’oeuvre originale et la rend plus accessible aux joueurs actuels, c’est tout ce que l’on demande à un portage de ce type. Si vous l’avez fait à l’époque, vous ne serez pas dépaysé (les souvenirs ayant tendance à passer les jeux de l’époque en HD), vous retrouverez vos sensations. Par contre si, comme moi, vous souhaitez découvrir ce jeu dont tout le monde parlait depuis près de 20 ans, vous pourrez profiter d’un titre rétro remis au goût du jour et à un prix plus que correct. La compilation est proposée à une trentaine d’euros sur PS4 et Xbox One, alors qu’il devenait très compliqué de se procurer les jeux Dreamcast (et la console) à un prix raisonnable. Pouvoir profiter facilement d’un jeu de cette qualité et en français est une opportunité qu’il ne faut pas manquer! L’occasion de se préparer à la sortie de Shenmue III le 27 août 2019.
Pato Box vient d’avoir sa date de sortie officielle annoncée ! Pato Box sortira sur Playstation 4 le 28 août et Playstation Vita le 18 septembre.
De plus Pato Box aura aussi une sortie physique pour l’ensemble des supports dont la PS Vita, si cela est encore possible.
Pato Box est un jeu d’aventure / combat inspiré de la série Punch-Out !!.C’est une quête de boxe surréaliste avec un canard! Testez vos réflexes en vous frayant un chemin à travers une société maléfique en quête de vengeance. Découvrez leurs secrets les plus profonds en explorant des environnements 3D palpitants avec un style graphique roman/bande dessinée. Affrontez les hommes de main qui ont pris votre rêve dans un combat rapide et bourré d’action qui mettra vos réflexes à l’épreuve tel un véritable champion de boxe!
Principales caractéristiques
Trouvez la vérité en mode Story, une aventure en solo remplie de surprises et d’environnements 3D ainsi que des combats de boss en 2D!
Frayez-vous un chemin à travers le mode Arcade, battez tous les boss aussi vite que possible, un par un ou tous en ligne avec un boss spécial à la fin!
Combats 2D difficiles et surréalistes avec un style de bande dessinée.
Un support de contrôle de mouvement qui fera de vous le véritable champion de boxe! Amazing Soundtrack par Controvol (avec une piste supplémentaire de l’artiste invité Vangal) qui vous comblera d’adrénaline. Canards! Beaucoup de canards!
Aksys vient de dévoiler le contenu de la version collector de Death Mark. Ce collector uniquement disponible en Amérique du Nord ne sortira probablement pas chez nous car Aksys n’a toujours pas de distributeur officiel en Europe. Rassurez-vous on vous dit comment vous le procurer.
Mais déjà le synopsis de Death Mark :
Death Mark est un jeu d’aventure/horreur qu’on peut classer plus largement en visual novel. Attention cependant il s’agit d’un jeu d’horreur plutôt cru avec des images violentes. Death Mark est donc orienté plus vers un public adulte et ne doit pas être mis dans toutes les mains.
Une légende urbaine raconte que chaque personne touchée par “la marque” soit promise à une mort certaine. Vous incarnez un jeune homme amnésique, qui se retrouve avec cette marque. Vous allez devoir explorer un mystérieux manoir dans le but de trouver un moyen de vous en défaire et ainsi sauvez votre vie.
Que contient cette version collector :
Le jeu version Nintendo Switch, Playstation 4 ou Vita.
La bande originale du jeu sur CD.
Un artbook avec couverture rigide de 96 pages.
Deux tatouages temporaire.
Un boîte pour contenir le tout.
Le collector Death Mark en fonction de la plateforme
1 de 3
Aksys continue donc de soutenir la PS Vita tant qu’il est possible pour eux. Cependant les collectors Aksys sont rarement disponibles en grande quantité. Vous l’aurez compris il faudra donc se dépêcher pour l’avoir mais il est disponible chez plusieurs revendeurs :
Salut les joueurs de Blitz ! C’est l’été, vous êtes bien reposés ? Parfait On va mettre vos neurones sous pression en vous parlant de Time Arena ! On aime les jeux d’affrontement pour 2 joueurs (Star Realms, Onitama, Kero) donc Time Arena de Fabrice Lamouille, illustré par Shanshan Zhu et édité chez Blam !nous intéressant beaucoup, et on vous en parle.
Les joueurs de Quoi ?!
Ah oui pardon, ce terme est très courant pour les joueurs d’échecs mais pas forcément pour les autres, commençons par la définition Wikipédia du Blitz :
“Le blitz, ou jeu éclair, au jeu d’échecs et dans d’autres jeux, consiste à limiter la durée de la réflexion par joueur à moins de 15 minutes. (…) Si la partie ne se termine pas autrement, le joueur qui dépasse le temps qui lui est imparti (indiqué par la chute du drapeau de la pendule) a perdu (sauf s’il est impossible à l’adversaire de gagner, par exemple par insuffisance de matériel ; la partie est alors nulle).”
On parle donc d’une partie où la limite de temps est une condition de défaite.
Et pourquoi je vous bassine avec ça ?
Car le temps est une composante importante de Time Arena. Vous aurez plusieurs façon de gagner dans ce jeu, détruire le Totem de l’adversaire ou le pousser à épuiser le temps qu’il lui est imparti. Une troisième condition de victoire et possible mais nous verrons ça plus tard.
D’abord un peu de contexte :
La source d’immortalité a été mise en péril par les guerres incessantes des Seigneurs du temps. Afin d’éviter son tarissement et la disparition de leur peuple, ils ont créé la Time Arena : lieu sacré où ils s’affrontent en invoquant les esprits de guerriers anciens ou de galaxies lointaines. Ceux qui parviendront à dominer le temps et à détruire le totem adverse gagneront le droit d’accéder à la source et assureront ainsi la lignée des Seigneurs du temps.
Soyons clair, l’histoire est complètement accessoire dans Time Arena, le principal c’est : on a pleins de créatures différentes et on doit les mixer au mieux pour faire une armée pour détruire les cristaux de l’adversaire !
Ces créatures d’ailleurs…
Au nombre de 12 dans la boîte de base, 3 Jaune/Vert/Bleu/Rouge, les couleurs correspondent au temps d’indisponibilité de votre personnage quand s’il se fait mettre KO.
30 secondes pour les jaunes.
45 pour les verts.
60 pour les bleus.
90 pour les rouges.
On comprend tout de suite que les héros rouges sont plus puissants que les jaunes et que d’en être séparé est handicapant pour une longue durée.
Mais ce n’est pas si simple, chaque héros est représenté de la façon suivante :
Un standee en carton, avec un avant, un arrière pour identifier rapidement dans quel sens va le héros et donc à qui il appartient.
Deux valeurs, une pour l’attaque, l’autre pour la défense.
Un nombre d’ergot sur le dessus qui caractérise la valeur de déplacement dont le héros dispose.
Et une possible compétence spéciale entre les valeurs d’attaque et de défense.
Chaque héros a ses caractéristiques propres et s’ils sont relativement équilibrés. On trouvera rapidement les héros qui nous conviennent, qu’ils soient rapides pour pouvoir atteindre rapidement le Totem adverse ou puissants de par leurs caractéristiques ou leurs pouvoirs. Les héros sont à essayer lors de multiples combinaisons pour voir les interactions qui marchent bien entre eux.
Les pouvoirs sont au nombre de 5 dans la boîte de base :
Riposte : Permet de contre-attaquer et d’essayer de tuer l’assaillant.
Tir : Permet de toucher à plusieurs cases de distances, le chiffre dans le pouvoir indique cette distance.
Bouclier : Pouvoir qui permet de protéger vos héros autour, ne s’applique pas pour le héros possédant cette capacité forcément…
Restauration : Si vous réussissez à mettre KO tous les héros adverses, vous gagnez un cristal
Bombe : Au lieu d’attaquer un personnage en particulier, vous pouvez choisir de vous autodétruire et d’infliger des dégâts sur toutes les cases autour de vous. Ca peut être dévastateur mais vous vous privez d’un héros par la même occasion.
Le reste du matériel :
Un téléphone/tablette : Et oui, il vous faudra incorporer un peu de numérique dans Time Arena, une application gratuite et bien foutue sert de chronomètre Blitz, il suffit de toucher l’écran pour que la main passe à votre adversaire. Une option permet de représenter les sabliers dans l’application pour plus de précision.
Un plateau recto/verso, sa deuxième face beaucoup plus tactiques avec seulement 3 points d’apparition et de téléporteurs aux couleurs des héros. Seuls les héros correspondant peuvent les emprunter et leur donner un avantage de progression non négligeable.
1 de 2
Ce deuxième plateau est aussi l’occasion, d’introduire une nouvelle règle de victoire. Contrairement à la première face où vous avez 5 portails d’apparition pour faire venir vos héros en jeu, dans cette version plus “expert” vous n’en avez que 3. Si vous réussissez à mettre KO les 4 héros adverses et bloquer leur réapparition sur le plateau en positionnant vos héros sur les portails, vous gagnez immédiatement ! Cette règle change beaucoup de choses au niveau tactique, un match mal parti peut se retourner rapidement avec cette condition de victoire.
Des sabliers, ils sont au nombre de deux par couleur pour que chaque joueur ait les siens, on les dispose à côté du tableau pour qu’ils puissent être retournés rapidement.
Des dés, un par joueur, à chaque attaque d’un joueur on lance le dé pour savoir s’il dispose d’un bonus ou d’un malus :
+0 : Ne rajoute aucun bonus à votre attaque.
+1 : Rajoute un dégât à votre attaque.
+2 : Rajoute deux dégâts à votre attaque.
KO : L’ennemi est KO quelque soit votre force de frappe.
X : L’attaque échoue.
Voir une attaque rater est assez vexant, mais ce mauvais jet de dés est contrebalancé par une mécanique de bonus. A côté de votre Totem se trouve sa Charge, une roue crantée sur laquelle on fait monter un curseur à chaque jet de dés raté. Plus ce marqueur monte, plus vous pouvez utiliser un bonus puissant allant d’un +1 dégât à l’ajout d’un cristal à votre réserve.
Ce genre de bonus peut changer une action voir le cours de la partie, il est important de les prendre en considération et de l’utiliser au bon moment !
Plein de bonnes idées mais…
Malgré tout le plaisir que j’éprouve lors d’une partie de Time Arena, il n’est pas exempt de défauts. Pour un jeu où la rapidité est le maître mot, la gestion des sabliers est parfois laborieuse : on les fait tomber, on perd des précieuses secondes à les remettre debout… Je préfère gérer le temps avec l’application qui est plus pratique et plus juste, j’ai remarqué des différences, minimes, dans l’écoulement des sabliers. Mais ces différences peuvent compter donc autant partir sur du numérique qui est plus sûr surtout qu’il est fourni de base.
Quand on commence à jouer à un niveau plus avancé, on a tendance à jouer nos héros de façon “vive” si ce n’est brusque, les anneaux d’armées ont tendance à se faire la malle si le geste est trop violent, j’ai réglé le problème avec des petits morceaux d’élastiques (pour faire des bracelets) mais un morceau de papier pour bien caler l’anneau suffit également.
Ce sont des problèmes mineurs mais ils se révèlent gênant quand on est en pleine partie et qu’on ne veut pas perdre sa concentration et surtout son temps !
Au final ?
Même avec ces petits défauts, j’adore sortir Time Arena, c’est un jeu nerveux où il est important de réfléchir rapidement aux possibilités offertes par ses héros. La pression du chrono se fait de plus en plus intense, chaque coup prend un certain temps à faire. Il devient crucial de savoir s’il vaut mieux jouer tous ses héros ou bien simplement ne jouer qu’un coup pour minimiser son temps de jeu et tenter d’en faire perdre un maximum à l’adversaire.
Le jeu est facile à prendre en main et la partie d’initiation sans les pouvoirs ni les Charges permet d’apprendre rapidement à jouer. Une partie ne dure jamais plus de 9 minutes 59 secondes, ce qui permet d’enchaîner rapidement avec une partie complète juste ensuite. On peut jouer avec quasi n’importe qui du moment qu’on à 10 minutes devant soi et c’est un gros avantage quand on commence à être lassé par les mises en places d’une demie heure pour des jeux de 2 heures. Malgré le temps court d’une partie, je vous assure que la pression montant au rythme des minutes défilant est une sensation qu’on éprouve rarement dans un jeu de société. C’est un vrai plaisir que de voir son adversaire complètement déconvenu par l’impossibilité de jouer et d’attendre longuement qu’un sablier soit écoulé pour pouvoir enfin jouer un héros. On devient vite accro à ce regard d’impuissance !
Pour aller plus loin :
Quand vous aurez passé un certain nombre de parties sur Time Arena, comme pour tout jeux, vous ressentirez une lassitude dans les héros et leurs pouvoirs manquant de variétés.
Ca tombe bien, Blam ! va sortir des extensions pour Time Arena le 24 août ! Ces 2 extensions rassemblant 9 nouveaux héros ! Nous vous présenterons les héros japonais de KamiKawaii et les écossais Scots ainsi que leurs pouvoirs qui devraient renouveler Time Arena de façon profonde lors d’un prochain article.
Récap de la Rédac
Nombre de joueurs
2 ou 4 ou 8 si vous vous décidez de partagez les héros mais 2 est la meilleure configuration
Après un démarrage fulgurant sur Steam le 19 Octobre 2017, Bomber Crew fait finalement son apparition sur PS4, Switch et XBox One durant la période estivale avec déjà dans ses soutes du contenu additionnel. Le jeu en vaut-il le coup ou bien va-t’il se faire descendre en flammes? Pour le savoir, enfilez votre combinaison de vol, nous partons en mission de reconnaissance!
La « reconnaissance » façon LtGlloq
Pour votre propre sécurité, merci d’écouter les consignes de sécurité
Pour ceux ne connaissant pas encore Bomber Crew, il s’agit d’un jeu réalisé par les gens de chez Runner Duck et l’éditeur Curve Digital qui vous propose d’incarner un équipage de la Royal Air Force aux commandes d’un Avro Lancaster, mythique bombardier britannique de la seconde guerre mondiale. Rappelez-vous qu’à l’époque, alors que l’Allemagne Nazie déferle sur l’Europe continentale, le Royaume-Uni tient envers et contre tout. Et c’est entre autre à vous qu’incombera la lourde tâche de faire basculer le cours de la guerre au durant d’une longue campagne parsemée d’opérations critiques.
A la manière de l’excellent FTL, vous vous retrouverez à gérer les faits et gestes de votre équipage du décollage à l’atterrissage avec bien sûr toutes les phases critiques (bombardement, photographies, réparations urgentes). Côté graphismes, Bomber Crew choisit résolument un look low-poly tout mignon qui restitue fidèlement les matériels et les looks de l’époque tout en dédramatisant les événements tragiques qui se déroulent. Avantage supplémentaire de cette solution: le jeu est toujours fluide y compris aux moments les plus intenses, lorsque l’aviation ennemie et la DCA vous fondent dessus en plein bombardement avec des pannes qui se déclarent dans votre appareil.
L’improvisation dans toute sa splendeur!
Le commandant de bord ainsi que son équipage vous souhaitent un agréable voyage
L’équipage de votre bombardier au décollage est composé de 7 personnes aux rôles très variés. Au fur et à mesure que les missions s’écoulent et que l’expérience s’accumule chacun d’entre eux s’améliorera dans son rôle principal, y développant des nouvelles compétences très utiles, et pourra acquérir une compétence secondaire qui rendra chaque personne plus polyvalente : il est donc primordial que vous les équipiez tous correctement pour optimiser leur travail bien sûr, mais surtout pour que votre équipage revienne en vie!
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Pour toute question, l’équipage est à votre écoute
Le système pour transmettre les ordres à son équipage est assez simple:
Appuyez sur « Rond » puis haut ou bas pour choisir dans la liste un des membres de votre équipage conscient encore dans l’appareil.
Avec R2 et les flèches gauche/droite ou le joystick gauche sélectionnez l’endroit ou se déplacer dans l’appareil / l’objet à sélectionner / l’action (réparation/soins/etc) à effectuer puis validez avec « Croix ».
Le temps est momentanément ralenti lorsque vous sélectionnez un membre de l’équipage ainsi que le choix de son action, vous permettant de procéder rapidement à de nombreuses décisions dans les phases critiques
Pour toutes les actions liés à l’extérieur de l’appareil (Sélectionner le prochain point de passage, la cible à bombarder, marquer les avions ennemis pour les mitrailleurs), il vous suffira de maintenir L2 puis de déplacer le gros curseur qui apparait avec le joystick droit pour maintenir l’action désirée à l’intérieur de ce curseur.
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Au final, alors que ma principale crainte sur Bomber Crew était la migration des commandes clavier/souris du jeu PC sur une Dualshock 4, il faut reconnaître que les développeurs ont fait un magnifique travail et que cette configuration fonctionne à merveille y compris dans les moments critiques où enchaîner les actions est totalement fluide et naturel!
Avec moi dans la cabine pour ce vol
Vous démarrerez donc votre vol avec:
Un Pilote
Responsable du décollage, de l’atterrissage et des changements de caps ou d’altitude. C’est votre commandant de bord et votre coucou tombera rapidement comme une brique si vous négligez de mettre quelqu’un à ce poste. Il pourra décider d’abandonner la mission si celle-ci s’engage mal pour vous, d’atterrir en catastrophe ou ordonner à l’équipage de sauter. Et croyez-moi, une de ces situations vous arrivera très vite durant la campagne!
Une fois quelques vols derrière lui, celui-ci saura vous prouver son talent avec quelques manœuvres acrobatiques capables de vous éloigner de chasseurs qui vous collent trop aux basques ou de vous frayer un chemin au milieu de la flak ennemie.
Un Mécanicien
Le bricoleur de l’équipage: capable de vous réparer rapidement un équipement tombé en panne (chose courante) voir même de réparer un moteur arrêté.
Quand il ne vaque pas à ces occupations, il est capable de booster la puissance des moteurs au détriment de votre consommation pour vous sortir d’une situation précaire ou au contraire il vous fait économiser quelques gouttes histoire de ne pas tomber en panne sèche au-dessus de Paris!
Tentative déséspérée en plein combat pour éteindre le moteur avant de le perdre littéralement :-/
Un Navigateur
Celui qui tient la carte! Un rôle important car c’est lui qui va fournir les points de passages à sélectionner à partir des données qu’il relève. Il vous donnera au début pas mal de fil à retordre car pour se repérer celui-ci vous imposera de voler à basse altitude, vous soumettant ainsi à la flak et la chasse ennemie. Avec un peu d’expérience celui-ci deviendra un précieux allié lorsque vous pourrez dessiner une trajectoire personnalisée vous permettant de contourner pas mal de problèmes ou grâce à la navigation en se repérant aux étoiles qui vous permettra de nuit à voler à haute altitude dans une sécurité toute relative.
Cher navigateur, si on pouvait éviter cette immense zone rouge sur ta carte cela serait sympa. Bisous: ton équipage.
Un Opérateur radio
Un rôle qui parait secondaire et pourtant vital: c’est lui qui vous avertira grâce au radar de l’arrivée des chasseurs ennemis. Cela vous permettra de prendre les devants et de les marquer pour vos mitrailleurs avant que ceux-ci soient à portée de tirs. En évoluant, celui-ci vous permettra d’avoir des renseignements sur la zone en cours, de marquer automatiquement tous les avions ennemis (pratique quand vous être en train de lutter pour votre survie et de donner des ordres à chaque poste!) ou bien encore d’appeler une escorte de chasseurs Spitfire pour vous protéger!
Une présence rassurante à ses côtés: un Spitfire de la RAF
Deux Mitrailleurs
Un rôle crucial car les mitrailleurs s’assureront la plupart du temps seul de la protection de votre appareil assailli par des hordes de chasseurs ennemis! Mais pour cela encore faudra-t’il que vous ayez marqué préalablement les avions à abattre. Il faudra aussi surveiller leur consommation de munitions et calculer le meilleur moment pour recharger leur stock car durant ce temps il n’occuperons plus leurs postes forcément… Vous saurez apprécier les mitrailleurs expérimentés capables de viser avec une précision accrue, d’utiliser des munitions faisant plus de dégâts ou bien capables de maintenir à distance les assaillants avec quelques rafales bien calculées.
Puissance maximum!!!
Un Lanceur de bombes
Parce que nous n’oublions pas que l’intérêt premier d’un bombardier, c’est de larguer des bombes après tout. Celui-ci s’occupe de l’ouverture de la soute à bombes, de la sélection des bombes à larguer, de leur largage, mais aussi de la prise de photographies de reconnaissance. Tout comme le navigateur, il nécessitera généralement que vous voliez à basse altitude pour pouvoir travailler efficacement. Le trajet étant relativement long, vous vous retrouverez probablement comme moi à lui développer une seconde compétence qu’il occupera sur le reste du trajet en dehors de vos bombardements.
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Y a-t’il un médecin à bord?
Un membre d’équipage expérimenté pourra développer une compétence secondaire en plus du rôle cité ci-dessus. Il pourra donc en plus de son rôle principal acquérir quelques compétences basiques dans l’un des rôles déjà évoqué. Il vous sera aussi possible de développer une compétence « Premiers soins » permettant de soigner rapidement les blessures des autres membres conscients de votre équipage avec ou sans équipement adéquat.
J’ai déjà piloté cet appareil. Dans un simulateur…
Bien sûr vous l’aurez compris: n’importe quel membre d’équipage peut occuper n’importe quel poste (une chance quand votre pilote se fait tuer) mais il sera beaucoup moins efficace et rapide qu’une personne qualifiée. Et ces multiples dilemmes et alternatives donnent un attrait incroyable à Bomber Crew: la prise en main du jeu est ultra-facile, mais le maitriser ne sera pas facile tant le choix des actions à effectuer et de la personne qui le fera dans le feu de l’action est crucial!
En mission, votre appareil disposera d’un poste de pilote, un poste de mécanicien, un poste de navigateur, un poste d’opérateur radio, d’un poste pour le lanceur de bombe et de 4 postes de mitrailleurs répartis à l’avant, au dessus, en dessous et à la queue de l’appareil. Et là si vous commencez à calculer vous réalisez qu’il vous manque deux personnes pour occuper chaque poste: que voulez-vous, c’est la guerre et il a fallu faire des choix entre un équipage plus conséquent et plus de bombes! Et malheureusement on est pas là pour parler tricotage… A vous donc de ruser et d’allouer au mieux votre équipage sur les différents postes disponibles en fonction de votre phase de vol!
Une petite laine pour la route?
Vous aurez à protéger tout ce beau monde de l’artillerie et de l’aviation ennemie mais ne pensez pas que cela reste les seules menaces! En plus des casques et des gilets pare-balles pensez aussi à prendre un bon pull ou une combinaison de vol ainsi qu’une grande bouteille d’oxygène pour le vol à haute altitude où le froid et le manque d’air risqueraient de rendre un équipage non préparé incapable d’agir! Heureusement vous pourrez débloquer au fur et à mesure du matériel que vous pourrez ensuite acheter selon vos exploits en campagne et ainsi adapter la tenue de chaque membre d’équipage à son rôle tout comme l’appareil où il se trouve.
Pour la collection Automne/Hiver 1942 il vous faudra mieux être blindé!
Pour ce vol entre Londres et Berlin, nous avons le plaisir d’êtres aux commandes d’un magnifique Avro Lancaster
L’Avro Lancaster est un bombardier quadrimoteur entré en service en 1942. Il fut le fer de lance du Royal Air Force Bomber Command dans les bombardements de nuit grâce à sa charge de bombes élevées jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale. Fort heureusement, Bomber Crew se prend quelques libertés avec la réalité historique et vous pourrez le piloter dès le début du conflit de jour comme de nuit tout en bénéficiant d’un radar qui vous permettra de détecter les ennemis en approche.
Il vous sera possible de personnaliser la livrée de l’appareil pour une design qui sera plus à votre goût ainsi que de changer le petit nom de celui-ci même si je trouve que les noms fournis par Bomber Crew sont mignons. Et ce n’est pas mon magnifique zinc actuel, le « Gardez votre calme » qui dira le contraire! ^^
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Hormis le budget nécessaire, le principal facteur qui rentrera en compte lors de la personnalisation de votre appareil sera le poids de celui-ci: impossible donc de rajouter cet énorme armement en tourelle en plus du blindage si vous voulez vous arracher du sol! Il vous faudra donc jongler entre:
les spécifications de chacun de vos 4 moteurs (blindé, puissant, léger? Choisissez en deux sur ces trois propositions)
l’armement de vos tourelles (une arme plus puissante mais que je dois recharger régulièrement ou une arme avec bande de munitions qui me libère de cela? Et pourquoi pas des missiles expérimentaux à usage unique?)
la qualité des systèmes (électrique, hydraulique, radar, extincteurs, oxygène et réservoirs de carburants) embarqués en sachant que les plus lourds seront plus performant et risqueront moins de nécessiter une réparation en plein vol suite à une défaillance
la quantité et le type de matériel embarqué: des parachutes pour sauter? De quoi soigner les blessés? Ou bien des extincteurs en cas d’incendie à bord?
les équipements de survie qui comme certains équipements ou tenues de votre équipage augmente les probabilités de survie (et donc de participer aux prochains vols) suite à un amerrissage, un atterrissage ou un saut en parachute réussi en territoire ennemi.
le blindage du fuselage (sur le nez, l’avant, le milieu, le train principal, la queue ou les ailes de votre appareil) qui augmentera la sécurité de votre équipage ou votre capacité à emporter des choses dans l’appareil s’il est absent.
Tout comme pour la gestion de votre équipage et de leurs actions, Bomber Crew brille une fois encore avec un système simple à prendre en main mais qui nécessitera du temps pour une maitrise parfaite.
Pour ce vol, deux menus sont à votre disposition
Les deux modes de jeu à votre disposition dans Bomber Crew sont assez simple et vont à l’essentiel.
Le mode Défi
Essayez de faire le meilleur score en enchainant les vagues d’ennemis et en atteignant les objectifs de la vague. Vous commencez avec un avion et un équipage basique et vous devez traverser des points de passage durant ces vagues pour récupérer de l’essence, du blindage ou des réparations sur votre appareil ainsi que de l’expérience et de l’équipement.
C’est un mode assez sympathique pour une session rapide une fois que vous maitrisez les bases de Bomber Crew. Il vous fera passer un bon moment même si ce n’est pas ce pour quoi on veut lancer le jeu.
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Le mode Campagne
Le principal intérêt de ce jeu. Comme évoqué au-début de cet article, vous allez démarrer au début de la campagne avec un équipage inexpérimenté et un bombardier faiblement équipé. Fort heureusement le jeu vous accompagne et vous proposera dans un premier temps des missions assez facile qui ne vous éloignerons pas trop des côtes britanniques avec des ennemis faibles avant de vous proposer plus tardivement des missions sur Berlin avec à vos trousses les dernières créations de l’Allemagne nazi. Faites attention toutefois à ne pas vous reposer sur vos lauriers car il est fort probable qu’une situation inédite ou un nouvel ennemi plus puissant apparaisse et parvienne à détruire votre appareil si vous ne prenez pas garde!
Chaque mission et chaque objectif accompli vous permet d’obtenir de l’argent pour améliorer votre équipage et son appareil ainsi que des points de recherches vous permettant d’accéder à des éléments plus performants.
Contrairement à FTL où chaque partie est totalement unique, la campagne principale, après vous avoir laissé le choix entre 2-3 missions plus ou moins risquées et avec des bonus plus ou moins important, vous ramènera à une mission critique obligatoire, des opérations, qui marqueront un tournant crucial dans la seconde guerre mondiale (le débarquement en Normandie ou l’attaque de barrages par les Dam-Busters par exemple). Cela donne cependant une sensation de liberté suffisante permet à chacun de mener sa campagne à sa façon malgré les mêmes points clés.
La perte d’un appareil et de son équipage vous fera forcément mal au coeur mais ce n’est pas pour autant la fin de la campagne car Bomber Crew vous permettra alors de prendre un nouvel appareil et de sélectionner un équipage plus ou moins qualifié selon votre avancement dans la campagne. Pour ma part il m’a fallu 4 équipages différents (et quelques bombardiers en plus) pour arriver et accomplir la mission qui clôture la campagne.
Une bonne mission est une mission d’où vous en revenez vivant
Vous imaginez donc aisément à quel point j’espère réussir dans ma prochaine campagne à conserver mon équipage en vie plus longtemps voir même avec beaucoup de chance et de talent garder le même pour l’intégralité de la campagne! Et c’est encore un des points forts de Bomber Crew. Vous savez ce fameux « encore 5 minutes » qui vous emmènent jusqu’au petit matin. Que votre mission soit un échec ou une réussite, vous voudrez toujours améliorer votre équipement et votre technique pour le tester sur la mission suivante!
Le personnel de bord passera durant le vol avec quelques produits disponibles à la vente
Les trophées sur Bomber Crew sont relativement simples mêmes si certains nécessiteront pas mal de talent de votre part: la majorité du temps cela consistera juste à faire un certains nombres de missions, abattre X ennemis d’un type Y, prendre de l’expérience ou finir la campagne. Les trophés les plus compliqués nécessiteront que vous réussissiez à prendre en chasse une fusée, maintenir un membre de votre équipage en vie sur 30 missions, à terminer votre atterrissage sur la base avec vos réservoirs vides ou un équipage réduit à son strict minimum. Rien toutefois d’insurmontable avec un peu de talent et d’entrainement et je ne doute donc pas trop sur l’obtention du platine dans un futur proche.
Veuillez garder vos ceintures attachées jusqu’à l’arrêt complet de l’appareil.
Le contenu de base de Bomber Crew rentabilise déjà les 14€99 dépensés sur le Playstation Store pour le télécharger. Mais il faut savoir que le jeu est toujours suivi par ses développeurs et que vous pouvez acheter la Deluxe Edition qui inclue un Season Pass pour 23€99. Pour le moment il n’inclue « que » le DLC Secret Weapons disponible à 5€99 mais les développeurs sur Twitter nous taquinent déjà avec les développements suivants et mon petit doigt me dit qu’une nouvelle campagne, avec de nouvelles dynamiques de jeux, où vous vous trouverez aux commandes d’un B-17 américain va arriver prochainement!
Pour revenir sur le DLC Secret Weapons, celui-ci permet à ceux qui ont maîtrisé le jeu de base (lourde tâche, croyez-moi) d’innover avec de nouveaux équipements pour votre équipage et son appareil ainsi qu’une mini-campagne de 12 missions, que vous pouvez faire en parallèle de la campagne principale, avec des ennemis qui dépassent l’entendement! Je n’ai pas encore fini cette campagne mais je compte bien m’y attarder bientôt car cela augmente la rejouabilité et la diversité du jeu!
Nous espérons que vous avez passé un agréable vol en notre compagnie espérons bientôt vous revoir sur nos lignes
Bomber Crew m’a fait passé un bon nombre d’heures sur la campagne. J’ai passé un temps fou à chercher le meilleur équipement pour mon équipage et à faire « juste encore une mission » pour tester le résultat. C’est un jeu terriblement addictif et facile à prendre main mais qui nécessitera du temps pour maîtriser toutes les subtilités. Globalement le jeu est très stable et fluide sans soucis même si une ou deux fois j’ai rencontré des petits bugs (bloqué sur le menu pause avec le jeu qui continue à tourner, impossible de valider la mission après atterrissage) après plusieurs heures de jeu : rien qui ne bloque l’expérience. En tout cas cela m’a nettement moins traumatisé que certaines missions où le sort semble s’acharner sur vous jusqu’à ce que votre équipage périsse (j’avoue, pas mal d’erreurs de jugement de ma part et un côté jusqu’au bout un peu extrême).
Malgré le drame qui se déroule devant nous (c’est la seconde guerre mondiale quand même), l’équipe derrière Bomber Crew a réussi à livrer un jeu fidèle retranscrivant bien l’ambiance de l’époque tout en apportant une dose de légèreté et d’humour salvatrice. Un beau jeu stratégique et un bel hommage dans lequel je suis prêt à replonger joyeusement!