Salut les Marchands! Le Roll & Write est un genre qui a le vent en poupe depuis quelques temps, beaucoup s’y sont essayé avec plus ou moins de succès. On vous a déjà parlé de Harvest Dice et Dans Ma Vallée mais cette fois on va s’attarder sure le dernier jeu de Sébastien Pauchon sorti chez Days of Wonder : Corinth.

Nombre de joueurs 2 à 4 joueurs
Age conseillé à partir de 8 ans
Durée d’une partie une quinzaine de minutes
Auteur Sébastien Pauchon
Illustrateur Julio Cesar
Editeur Days of Wonder
Prix 20 €

Matos

Le moins que l’on puisse dire c’est que Corinth ne s’encombre pas de matériel superflu! La boîte d’assez petit format, mais plus grande que celles qu’on rencontre généralement sur les Roll and write, renferme 12 dé de belle taille (9 blancs et 3 jaunes) un plateau Port et un gros bloc de feuilles de scores. Et c’est tout!  

On sait que certains acheteurs comparent les boîtes de même prix au poids dans les boutiques en pensant qu’une plus lourde mérite plus son prix. Le biais Poids = Qualité n’a jamais été un bon indicateur. Dans Corinth le poids résulte uniquement de l’énorme pile de feuillets. 

Que les joueurs ne soient pas surpris, la majeure partie du poids de la boîte est due au bloc de 150 feuilles. Cela dit, on apprécie le grand format du bloc de grilles de score, on a une place très confortable pour y inscrire les informations, et surtout, en jeu c’est très lisible.

Dés, chèvres et huile d’olive

Chaque joueur commence la partie avec une pièce d’or et une chèvre. Ce sont des ressources qui pourront être investies pour construire des bâtiments ou qui rapportent des points de victoire en fin de partie.

Corinth a un fonctionnement très simple. Le premier joueur lance les 9 dés blancs, avec la possibilité d’acheter des dés jaunes qui lui apporteront un bonus, au prix d’une pièce d’or. Les dés sont ensuite placés sur le plateau Port de la façon suivante : La plus haute valeur sur la case “Or”, tout en haut et les autres dans l’ordre croissant en partant du bas du plateau.

Les boutiques corinthiennes

Ensuite chacun leur tour les joueurs, vont pouvoir récupérer des dés. Lorsqu’ils le feront ils prendront tous ceux d’une même valeur. Si ce sont ceux des cases Chèvre ou Or, ils en ajoutent autant à leur réserve personnelle. Si ce sont les cases intermédiaires, le joueur coche autant de ressources que de dés qu’il prend, sur les étals des marchands.

Lorsqu’une boutique a rempli tous ses étals, elle rapporte des points de victoire. Le premier joueur à remplir tous les magasins d’une même ligne a également un bonus.

Les boutiques Oranges, sur la ligne des 5 quand toutes les valeurs sont représentées sur le plateau Port, valent beaucoup de points pour peu de ressources à approvisionner. Mais on ne les croisera pas souvent. Commencer à les remplir sans être sûr de les terminer est un pari risqué.

Le marché de Corinthe

L’autre action possible est d’envoyer son intendant au marché. Pour cela on récupère toujours tous les dés d’une ligne, mais on ne tient pas compte du nombre, simplement de leur valeur. On peut déplacer d’autant de cases que cette valeur l’intendant sur le marché. On obtient un bonus en fonction de sa case d’arrêt, allant d’une marchandise supplémentaire à un dé jaune pour tous ses lancés jusqu’à la fin de la partie! Il ne faut pas hésiter à l’utiliser. Au vue des bonus que l’on peut récupérer c’est une action  rentable sur la durée, mais il ne faut pas non plus négliger l’approvisionnement des commerces qui rapportent en général plus de points en fin de partie. Cependant, à deux joueurs il ne faut pas trop traîner au marché.

L’architecture grecque

Après avoir récupéré une ligne de dés, on a également la possibilité de construire des bâtiments. Contre quelques piécettes et des chèvres. Encore un aspect du jeu à ne pas négliger, surtout l’Entrepôt je trouve! Il permet d’obtenir 1 marchandise supplémentaire, du même type que celle dont vous prenez les dés dans le port. Énorme accélérateur de partie, il permet de compléter rapidement des échoppes. Il est même indispensable à notre avis.

Lorsque chaque joueur a fait 4 ou 6 tours, suivant le nombre de participants, en étant premier on lance le décompte de points. Très fluide, grâce à une feuille de scores bien pensée, on ajoute tous les bonus et on voit qui est le meilleur marchand!

Les fresques grecques

Etant donné le minimalisme du matériel, Corinth n’offre pas une débauche d’illustrations. Les feuilles de score et la boîte sont illustrées avec un aspect cartoon que j’apprécie beaucoup. Il colle tout à fait avec la légèreté du gameplay de Corinth. Au niveau de l’ergonomie, le code couleur du port/feuille de score marche bien, tout est fait pour que l’on passe un bon moment et que l’on puisse se concentrer sur sa stratégie.

Conclusion

Sans révolutionner le genre du Roll and Write, Corinth nous fait passer de très bons moments. Avec des règles simples et des parties autour du quart d’heures, c’est le genre de titres que l’on aime faire en famille ou entre amis. Les nouveaux joueurs le prennent rapidement en main, tout le monde se prend au jeu et tente différentes stratégies. Ses différentes manières de scorer offrent une bonne rejouabilité, on a envie d’essayer plusieurs combinaisons de construction/intendant/approvisionnement de boutiques. L’aléatoire du dé est présent, évidemment, mais on a assez de possibilités pour ne jamais être coincés. Réservé à des parties légères, Corinth trouvera sa place pour initier les non joueurs au style Roll and Write. Par sa rapidité et sa simplicité, il devient le jeu qu’on sort rapidement et duquel on enchaîne les parties sans s’en rendre compte.

Mise A Jour du 30 avril : Days of Wonder vient de mettre a disposition les feuilles de score sur son site pour ne jamais en manquer !

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs 2 à 4 joueurs
Durée d’une partie Une quinzaine de mintutes
Editeur Days of Wonder
Prix 20 €

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