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Like a Dragon : Ishin! – Le retour des tatanes !

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Salut les samouraïs ! On vous a déjà parlé de la série Yakuza sur le site et plus précisément du spin-off Judgment. J’avais pour objectif après avoir terminé le second épisode, Lost Judgment, de me plonger un peu plus dans les épisodes canoniques en commençant par le plus accessible : Like A Dragon sorti en 2020. Le fait qu’il soit sous-titré en français en faisait un bon point d’entrée, mais c’était sans compter l’aspect RPG qui m’a rebuté au bout de quelques heures. Trève de digression car on s’en fiche un peu, mais c’était juste pour dire que j’avais un peu d’appréhension à l’idée de lancer un titre estampillé Like A Dragon. Un peu novice de la série pour le coup, je pensais qu’il s’agissait d’un tout nouvel épisode, mais que nenni ! Like A Dragon : Ishin! sur PlayStation 5, Xbox Series et PC est en fait un remaster du titre initialement paru sur PlayStation 3 et 4. Vous n’en avez jamais entendu parler avant ? Et bien c’est tout à fait normal puisque cet opus n’avait jamais réussi à passer les frontières du Japon.

Avec Ishin!, terminé la période contemporaine pour retourner à la fin du XIVème siècle.   Loin d’être un cours théorique, on nous propose tout de même quelques points d’histoires sympathiques, avec bien ŝur des approximations et arrangements pour coller au scénario. Du moins c’est ce que j’imagine, puisque ce n’est pas vraiment une période que je connais, mais après quelques heures de jeu cela m’a donné envie de me plonger un peu dans cette culture que j’ai toujours regardée de loin. Sans entrer dans le détail du scénario, Ishin! débute avec l’assassinat du père de Ryoma alors qu’ils prévoyaient de renverser le pouvoir en place. Ce dernier cherche alors à retrouver la trace des assassins avec comme seul indice le style de combat utilisé. Ryoma va alors être amené à fuir pour enquêter et surtout ne pas porter le chapeau ! Comme d’habitude, le scénario est découpé sous forme d’épisodes à la façon d’une série et chaque nouveau chapitre débute par court un résumé des événements passés. Une chose que beaucoup de jeux devraient intégrer pour les joueurs sporadiques comme moi qui reprennent parfois un jeu 6 mois après sans se souvenir du scénario !

Plus que la période, c’est aussi le lieu qui change avec ce “nouvel” opus. Fini le quartier de Kamurocho que les joueurs ont déjà parcouru en long en large et en travers et qui est la marque de fabrique de la série Yakuza. On se retrouve dans une petite campagne typique (ou du moins comme on se l’imagine) japonaise, avec ses bâtiments en bois et ses ruelles étriquées mais pleines de vie. A chaque coin de rue, on trouve des échoppes, des points d’intérêts à identifier, des personnes à qui parler etc…

Les jeux de la franchise n’ont jamais vraiment brillé par leur réalisation graphique. En présence d’un remaster on aurait pu s’attendre à en prendre plein les yeux mais ça n’est malheureusement pas vraiment le cas. Globalement c’est tout de même très acceptable, sûrement grâce à l’ambiance générale qui fait oublier les petits défauts techniques. Lors de nos pérégrinations on n’y fait pas vraiment attention à ces limitations, mais c’est surtout lors des phases de dialogues que l’on se rend compte du gap technique entre les générations de consoles.

Les visages des PNJ sont comme figés et sans grands détails, ce qui rend le tout parfois risible. Par contre, certaines cinématiques sont vraiment superbes et la mise en scène léchée propre à la série sublime le tout. 

D’ailleurs, heureusement que les développeurs savent manier l’art de la cinématique car elles sont nombreuses et accaparent une bonne partie du temps de jeu. On a souvent l’impression de regarder un film plus que de jouer à un jeu vidéo, mais comme évoqué plus haut elles sont chiadées et servent bien l’histoire sans en rajouter des couches. Après le court tournant RPG au tour par tour prit avec l’épisode précédent, on repart ici sur du beat’em all classique en temps réel. Parce que si les jeux estampillés Yakuza sont connus pour leurs histoires passionnantes et leur tendance à allonger les cinématiques, ce sont aussi les phases de baston qui font l’essence de la série. Si l’on peut s’attendre à du corps à corps et du sabre, période et univers oblige, notre héros sera également amené à manier l’arme à feu au cours des NOMBREUX combats qui parsèment l’aventure. Il est en effet possible de changer en cours de combat et sans restriction de type de combat. Une simple sélection avec la croix directionnelle et l’on passe du sabre au combo pistolet / dagues. 

C’est une chose assez intéressante qui permet de se sortir de situations un peu compliquées, les combats de boss étant parfois rudement difficiles. Pour ne pas pénaliser les joueurs qui voudraient profiter du scénario sans refaire 10 fois le même combat, après des échecs le jeu propose de diminuer temporairement la difficulté. C’est une chose que j’ai apprécié, car n’ayant pas énormément de temps de jeu à ma disposition, je préfère suivre une histoire que de chercher la meilleure stratégie pour parer des coups. En plus des combats propres à l’histoire, le jeu à une fâcheuse tendance à faire apparaître des ennemis aléatoirement à chaque coin de rue. Je n’ai jamais compris cette volonté de mettre constamment le joueur à l’épreuve, de le couper dans une quête pour seulement récolter quelques items à utiliser dans les boutiques ou des objets de soin. La seule chose intéressante est que les ennemis lâchent parfois des orbes permettant de développer plusieurs arbres de compétences. Chacun est relié à un style de combat (sabre, combat au corps à corps, …) et permet de booster les compétences du héros. Comme il existe des orbes pour chaque type de combat, il n’y a pas besoin de faire de choix pour privilégier tel ou tel style au détriment d’un autre.  

Enfin et comme à l’accoutumée dans les Yakuza, le contenu proposé est impressionnant. Outre la mission principale qui tient en haleine de nombreuses heures, tous les à côtés permettent de prolonger l’immersion avec des quêtes annexes bien sûr, mais également plein de petites activités dont la série à le secret. 

Avec ce remaster, Ryu Ga Gotoku Studio permet aux européens de découvrir un titre jusqu’ici réservé aux joueurs japonais. Comble du luxe, le titre a bénéficié d’une traduction (sous titres uniquement) française, et j’espère que les précédents opus bénéficierons; même uniquement grâce à un patch; d’un tel traitement. Ishin! n’était sur le papier pas fait pour me plaire car la période couverte ne m’attirait pas plus que ça, mais il faut dire que j’ai rapidement changé d’avis. Le scénario captivant et la mise en scène chiadée font que les heures passent sans que l’on s’en rende compte, surtout si l’on s’attarde sur les nombreuses quêtes annexes et activités que propose le jeu. 

Thomas
Thomas
J'ai découvert les jeux vidéo bien trop tôt pour que ça n'affecte pas mon développement, j'essaye depuis de faire des QTE dans la vraie vie et de faire des CTRL-Z de mes décisions.

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