Salut les aventuriers ! S’il est une licence que j’ai découverte et appris à aimer sur le tard, c’est bien Ys. Mon premier contact avec cette série de JRPG, un de mes genres de jeux vidéo favoris, remonte à seulement quelques années avec l’opus VIII : Lacrimosa of Dana.
Le jeu m’avait fait une excellente impression et j’ai passé de très bons moments à parcourir l’île de Seiren. Peu de temps après sa sortie en France, on entendait déjà parler de l’épisode suivant à paraître au japon intitulé Monstrum Nox.
Ys IX – Monstrum Nox est donc le dernier volet en date de la série développée par Nihon Falcom. Sorti en France depuis le 5 février grâce à Koch Media qui le distribue, on a pu poser les mains dessus quelques jours avant pour vous en proposer une chronique. Et la voici ! On remercie d’ailleurs l’équipe pour nous avoir fourni une copie de test! Pour le moment le jeu n’est disponible que sur Playstation 4, et devrait arriver un peu plus tard dans l’année sur Nintendo Switch et PC

On prends les mêmes et on recommence !

Comme dans tous les épisodes de la saga, le joueur incarne Adol Christin, l’aventurier aux cheveux rouges. Ce neuvième opus ne fait pas exception et on retrouve notre jeune héros fringant accompagné de son acolyte Dogi dans la ville de Balduq. Cependant, les choses tournent rapidement au vinaigre pour Adol puisqu’il n’a pas le temps de visiter la ville et est conduit en prison par la garde…

Lors de son séjour carcéral, une jeune femme mystérieuse du nom d’Aprilis se présente devant Adol et le change, à l’aide de son pistolet magique, en Monstrum. Son Alter Ego Monstrum est appelé le Roi Rouge. Il rencontre très rapidement d’autres Monstrum qui font parler d’eux dans la ville. Leur mission est de terrasser les horreurs qui peuplent la Nuit de Grimwald, une dimension alternative qui transparaît jusque dans la ville pénitentiaire. Les Monstrum sont également sous le joug d’une mystérieuse malédiction qui les contraint à demeurer à l’intérieur des remparts de la ville sans pouvoir les franchir.
Monstrum Nox invite le joueur à découvrir les tenants et aboutissants de cette histoire sombre et intrigante. 

 

On est rapidement plongé dans l’action puisqu’Adol décide de ne pas moisir en cellule et tirer cette histoire au clair. Sa quête de vérité sera parsemée d’embûches et de monstres bien évidemment, ce qui nous amène naturellement à parler des combats.

Dans ce neuvième opus de la licence, les combats sont légion. C’était déjà le cas dans l’opus précédent, mais dit comme ça on dirait que c’est une mauvaise chose, alors que pas du tout! Les affrontements se déroulent en temps réel et le joueur est libre de contrôler le personnage qu’il veut, parmi les membres de son équipe. Il est possible de changer à n’importe quel moment, en appuyant sur O, pour adapter son style en fonction du déroulé du combat. Il faudra également jouer avec les faiblesses des ennemis. Composer une équipe diversifiée pourra vous sortir de mauvaises passes.

Chaque personnage a son propre style et des techniques qui lui seront personnelles. Au cours du jeu, chacun des héros débloquera nombre de capacités qui permettront de venir à bout des boss les plus redoutables, et qui gagneront en niveau si elles sont utilisées en combat.  Il est possible d’en assigner 4 en même temps sur un personnage avec R1 + une des quatre touches X, carré, O et triangle.

Plutôt pratique pour farmer l’xp, les différentes émanations de la nuit de Grimwald qui parviennent dans la ville sous forme de piliers noirs. En les touchant, le groupe du joueur est transporté dans la dimension alternative et peut affronter le groupe de monstres, et recevoir une récompense. Le jeu n’est cependant pas extrêmement dur et le besoin de farmer l’xp ne s’est pas fait réellement ressentir.
Dans le même esprit, le joueur devra pour débloquer certaines zones de la ville remplir des conditions particulières comme éradiquer tous les monstres de la zone par exemple.
Cependant, ce sont bien les boss qui ont retenu mon attention. Leurs patterns sont intéressants et les combats peuvent se montrer assez techniques, sans être “trop durs” comme on peut en trouver dans Dark Souls. Le challenge est peu relevé en normal, je recommanderai aux joueurs les plus aguerris de s’orienter vers le mode difficile.
L’action est soutenue et le joueur dispose d’une esquive et d’une garde qui, si lancées au bon moment déclenchent un effet spécial. Le temps est ralenti pour les monstres et légèrement accéléré pour le joueur, permettant d’infliger de lourds dégâts dans ce laps de temps. De plus, chaque personnage dispose d’un coup spécial puissant à déclencher en appuyant simultanément sur L2+R2. 

Alors que Lacrimosa était pour moi, une véritable ode à l’aventure, j’ai été décontenancé en début de partie en voyant que l’on ne nous proposait que de parcourir la ville de Balduq. En général les RPGs invitent à découvrir de grands espaces, assez sauvages et YS IX en prend le contrepied. Le joueur est “enfermé” dans cet ensemble urbain et le parcourt de manière assez linéaire au final.


De plus, l’ambiance de Monstrum Nox change radicalement de celle du huitième opus. On laisse assez loin derrière nous les verts pâturages et l’ambiance bucolique, pour se concentrer sur un environnement urbain, mais tout de même varié. L’histoire de Balduq est chargée et cette ville renferme de nombreux secrets. Les personnages secondaires et non joueurs ont également pour certains un background étoffé qui donne au joueur envie de le découvrir. Au fil de l’aventure, Adol se constitue un réseau de connaissances avec lesquelles on est amenés à interagir, à l’auberge par exemple, pour débloquer des récompenses ou progresser dans l’histoire.
Véritable hub de l’aventure, l’Auberge est le lieu de vie dans lequel Adol et ses compagnons trouvent refuge entre deux missions. Les quêtes principales peuvent être entrecoupées de quêtes secondaires, mais loin d’être intéressantes. Un panneau d’affichage au centre de Balduq compile ces missions . Attention toutefois à le consulter régulièrement, certaines sont disponibles pour une durée limitée. 

Les Monstrum sont des êtres assez ambivalents. Une certaine partie de la population de Balduq les perçoit comme des bienfaiteurs, des justiciers, alors que d’autres s’en méfient et les méprisent. Ceci est dû aux différentes personnalités des Monstrums qui emploient leurs pouvoirs de façons qui leurs sont propres.
C’est un des points très intéressants de ce Ys IX : les personnages sont bien travaillés et très bien écrits. Ils ont une personnalité qui leur est propre, sont mus par une volonté et des ambitions qui se révèlent au fil du jeu. Personnellement je me suis pris d’affection pour plusieurs d’entre eux et ait dévoré l’histoire pour en connaître plus sur chacun. Il n’y a pas de personnage cliché qui vienne gâcher l’aventure, et c’est très appréciable. De plus, ils disposent tous d’un pouvoir spécial utilisable lors de l’exploration (ou même en combat!) pour atteindre de nouveaux lieux, se déplacer plus vite… L’exploration de la ville se fait tout en douceur avec une carte claire et des points d’intérêt à découvrir pour créer des points de déplacement instantanés. D’ailleurs, l’exploration est récompensée par de nombreux coffres disséminés dans Balduq. 

Du côté des graphismes, la superbe direction artistique sauve, pour moi, la technique qui pêche un peu pour ce neuvième épisode. Les environnements sont, en début de partie, assez vides et c’est l’architecture globale de la ville qui tire les paysages vers le haut. Le chara design est quant à lui impeccable. Chaque Monstrum a sa propre personnalité et son style. Même si Adol a un peu l’air d’être dans sa période Emo/Gothique lorsqu’il est sous la forme du Roi Rouge, l’équipe dans son ensemble est super classe. Les costumes sont détaillés, élégants et sont du plus bel effet en jeu. Il sera possible d’en débloquer de nouveaux en jeu et nos braves ont également une tenue de rechange pour passer inaperçus dans la ville, hors de leurs formes de Monstrums. 

Même si du côté technique Ys IX est un peu en dessous de ce que l’on trouve dans d’autres productions (c’est un point qui revient assez souvent dans les JRPGs, la technique c’est pas le point sur lequel les développeurs mettent l’accent) on l’oublie assez rapidement et on se laisse transporter dans cet univers crédible et passionnant. En ce qui concerne l’audio, Ys IX est remarquable. L’OST du jeu est vraiment de haute volée et les morceaux accompagnent remarquablement le titre. Dans l’édition « Pact », en physique sur PS4, une sélection de 5 morceaux sur CD dont le génial Lacrima Crisis, qui me rappelle les morceaux de Metal Neo Classique que j’écoutais au collège. A noter également que cette édition physique contient une jaquette réversible et un livret !
En ce qui concerne les dialogues, le joueur a le choix entre le japonais et l’anglais pour l’audio, le tout sous-titré en français, pour un confort de jeu maximal, avec une traduction de meilleure qualité que le précédent à mon avis. 

Conclusion

Le nouvel opus de la licence Ys marque une nouvelle fois le monde du JRPG avec un épisode riche scénaristiquement parlant et au gameplay impeccable. Les combats  dynamiques et techniques parsèment une histoire d’une cinquantaine d’heures dans laquelle de nombreux évènements et rebondissement s’entrecroisent. Quelques brefs clins d’œil sont faits aux épisodes précédents, mais Monstrum Nox est un épisode à part entière qui comme Lacrimosa of Dana se suffit à lui même et propose une aventure complète. Si vous êtes amateurs de JRPGs, je ne peux que vous conseiller de vous lancer dans cet épisode de haute volée. Tout comme l’opus VIII avait marqué mon année vidéoludique 2017, Ys IX a déjà laissé son empreinte sur 2021.

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