Salut les livreurs Post-Apo! Oui, cette entrée en matière est bizarre… Mais c’est à peu près ce qui colle le mieux à l’ambiance du jeu dont nous allons parler aujourd’hui : Wasteland Express Delivery Service.

Ce titre de Jonathan Gilmour, Matt Riddle et Ben Pinchback est édité par Pandasaurus Games. Il arrive désormais en français, grâce aux bons soins de Edge, alors voyons ensemble si ce pick and delivery est aussi chaotique que son univers !

En cette période de sortie de Borderlands 3, de l’extension Fallout – Nouvelle Californie, les univers post-apocalyptiques sont à l’honneur avec ce nouveau jeu de société : Wasteland Express Delivery Service.
Le pitch du jeu est assez peu commun dans ce genre d’univers. Les autres joueurs et vous êtes dans la peau de coursiers qui effectuez des contrats pour une grosse société de livraison. Vous arpentez les terres dévastées transportant vos cargaisons et les préservant des dangers extérieurs entre les avant-postes de différentes factions. Mais les pilleurs sont toujours à l’affût de convois à attaquer !

Un jeu qui en a sous le couvercle

La boîte de Wasteland Express Delivery Service est massive et dense. avant de l’ouvrir on sait qu’il y aura beaucoup de matériel. Tout le monde y trouve son compte, grandes tuiles plateau et jetons en punch épais, cartes de bonne qualité… Même des dés et figurines plastiques.

Tout est de grande qualité et solide. Mais le point qui nous a le plus surpris c’est le soin apporté au rangement dans la boîte. On a trois plateaux en plastique pour accueillir et organiser tout les éléments de jeu, et que tout tienne en place. Créés par Game Trayz, les éléments de rangement sont impressionnants d’efficacité et de solidité. 

Le dépunchage et le premier rangement sont longs… Voir très long. Mais par contre après c’est que de plaisir. Tous les jetons Amélioration sont stockés dans un plateau qui servira de magasin en jeu, et il y a une jolie façade en punch indiquant où placer les différentes pièces. C’est terriblement clair et pratique en jeu.
Le plateau du dessous renferme les figurines de camions, les standees des joueurs ainsi que les différentes ressources du jeu. Elles sont en plastique coloré et en 3D. On a l’impression d’être encore une fois en présence d’une version deluxe d’un jeu qui remplace les tokens par des objets 3D. Le dernier plateau servira au rangement des dés, tuiles terrains et des cartes. Encore un petit zoom sur le rangement des cartes : Tous les decks ont une pioche individuelle et empilable. Une nouvelle fois on gagne du temps sur la mise en place, et en confort de jeu. Par contre, il faut avouer que niveau écologie c’est pas le top…

Mise en place et partie.

En parlant de mise en place, il est temps de passer au jeu en lui même. Il faut tout d’abord mettre en forme la carte. Composée de 16 tuiles octogonales et 21 petites tuiles carrées qui viennent s’insérer dans les interstices, elle est donc très modulaire et sera variée sur les différentes parties.

Chaque joueur reçoit un capital de $ous de départ ainsi qu’un tableau de bord personnel, des standees à l’effigie de son personnage, son camion et un contrat de départ. Trois contrats communs sont également visibles par tous les joueurs sur l’aire de jeu. 

Le but du jeu est d’être le premier à avoir accompli 3 contrats pour remporter immédiatement la partie. Les joueurs vont se livrer à une course sans merci pour être le livreur le plus efficace des terres dévastées.

Les rounds de jeu sont divisés en plusieurs tours dans lesquels chaque joueur effectuera une action. Elles sont au nombre de 5 et relativement simples. Wasteland Express Delivery Service (WEDS) est un gros jeu par la taille et le matériel, mais relativement accessible et simple à jouer. L’enchaînement des actions par les joueurs au cours d’un même tour assure une bonne fluidité.

Parcourir les Terres dévastées.

La première action disponible est le déplacement. Pour l’utiliser, comme toutes les autres d’ailleurs, il faudra attribuer un marqueur d’action de votre pool disponible à cette action sur votre tableau de bord. Ce sont ces marqueurs qui vont régir les rounds, quand vous n’en avez plus à attribuer à une action, vous devez passer. J’aime beaucoup le découpage des tuiles terrain pour indiquer la difficulté du terrain à traverser. Plutôt que d’augmenter la taille de la map, c’est le découpage qui est plus dense sur certaines zones. En traversant des zones irradiées il faudra jeter le dé de Radioactivité qui indiquera si notre véhicule subit des dégâts ou non.

Après avoir bougé son camion, suivant la case d’arrivée, il faudra déplacer les camions de pilleurs. Si la case d’arrivée contient un symbole de faction de pilleurs, le joueurs choisi de déplacer le camion correspondant vers une tuile adjacente. Les Pilleurs sont toujours placés au centre des tuiles et patrouillent dans toute la tuile. C’est à ce moment que l’on peut faire quelques crasses aux autres adversaires. Durant la partie, on ne peut pas attaquer directement les joueurs adverses avec son propre camion. Donc c’est plutôt cool de pouvoir envoyer les pilleurs faire le sale boulot. 

Un monde brutal

Dans un univers post apocalyptique, on s’attend à un paysage violent et sans pitié. WEDS ne déroge pas à la règle et a son lot de confrontations. Comme dit plus haut, les joueurs ne s’attaquent pas directement. Si vous envoyez un camion de pilleurs sur une case de votre adversaire, vous créez une Embuscade de pilleurs. Tous les combats sont résolus à coups de dés. Pour connaître les valeurs à atteindre on tire la première carte du deck Camion de Pilleur. Si les touches obtenues sur les dés sont supérieures ou égales à la valeur de défense, on remporte le combat. Sinon on le perd et notre camion subit un dégât.

Si l’on décide de s’attaquer aux repaires des pilleurs, on procède globalement de la même façon sauf qu’on tire une carte du deck Enclave des pilleurs. Les conséquences du combat sont également différentes en cas de succès. Si jamais on remporte le combat, on peut effectuer une action de Razzia qui permet de piller leur antre. On charge alors les ressources présentes sur leur enclave dans notre camion.

Qui veut voyager loin (a)ménage sa monture

En parlant de camion, il est vital dans WEDS d’avoir un engin en bon état et performant. Les avant-postes vous fourniront l’opportunité de réparer votre camion, de l’améliorer et de recevoir de nouveaux contrats. 

En achetant de nouveaux mods pour votre machine, vous allez pouvoir augmenter sa capacité de transport, le type de cargaison qu’il transporte, le blindage et l’armement… C’est Pimp My Ride post-apo. Mais c’est une étape essentielle du jeu. Besoin de place pour transporter plus de cargaisons ? Pas de souci, il suffit d’acheter une remorque, et hop, quatre emplacements de plus! Mais attention à garder assez d’argent pour pouvoir ravitailler sa remorque et pouvoir assurer le prochain contrat.

L’argent et les livraisons sont, après l’apocalypse comme aujourd’hui, le nerf de la guerre. WEDS propose un système très intéressant de cours des prix. En fonction des pions Demande présents sur le plateau, le prix des marchandises vont varier. Plus un type de produit sera demandé, plus il vaudra cher. Les artefacts, autre ressource du jeu suivent également une hausse des prix en fonction du nombre achetés.

Les standees servent à indiquer dans quels lieux un joueur à fait des livraisons. On ne peut pas effectuer de livraison dans le même avant poste deux fois de suite, il faudra bien organiser sa tournée!

Ressenti.

Wasteland Express Delivery Service se joue de deux à quatre joueurs et, la dynamique du jeu n’est pas tout à fait la même en fonction du nombre de participants. A deux joueurs, les tours s’enchaînent plus vite (bien qu’à 3 et 4 ce ne soit pas très long avant de récupérer la main), mais à plus les interactions et surprises sont plus nombreuses. Les déplacements de camions de pilleurs et leurs attaques sont beaucoup plus fréquentes et touchent plus de joueurs. On préfère cette configuration d’ailleurs, qui retranscrit mieux le chaos d’un univers post apo.

On a un bon ressenti de course à la victoire avec la modularité des actions. Un point de livraison est loin? Pas de souci il faut allouer plus de marqueurs Action au déplacement et on pourra traverser une bonne moitié de carte. Certains avant-postes proposeront des ressources différentes à acheter au cour de la partie, forçant à modifier des itinéraires. 

Les modifications de camion sont extrêmement importantes et on apprécie de pouvoir modeler son véhicule en fonction des contrats à remplir. Pouvoir recruter des alliés (conférant des bonus) en installant des couchettes ou installer un artilleur donnant un dé de combat supplémentaire n’est pas à prendre à la légère. 

Le jeu peut être pratiqué en sessions one shot, qui fonctionnent très bien et se suffisent à elles-mêmes ou en campagne. Ce dernier mode de jeu propose avant chaque partie un bon paragraphe d’introduction au scénario et des objectifs définis. Quelques modifications de règles ou de mise en place sont également détaillés à chaque chapitre. Elle est composée de 8 scénarios et propose donc une bonne dizaine d’heures de jeu pour en venir à bout.

Direction artistique

Gros point fort du jeu, son univers et ses visuels. On sent clairement la patte de Mad Max et Borderlands pour le coté déjanté. Le style très comics des personnages et de l’illustration de couverture est de qualité et colle parfaitement au jeu.

Les plateaux personnels de tableaux de bord et les tuiles sont un peu plus ternes et beaucoup moins fun. Sans êtres moches pour autant, leurs représentations sont plus classiques et on ne ressent pas la folie qui se dégage de celles de la boîte, des cartes ou du livret. Le petit plus d’immersion, les ressources. On apprécie les petites miniatures en plastique plutôt que de “simples” jetons en punch ou cubes en bois. 

L’autre aspect important de l’univers de Wasteland Express Delivery Service, c’est tout le lore que Pandasaurus Games à fourni. Le livret est plein d’encarts qui viennent étoffer cet univers. Complètement dispensable, les plus passionnés pourront se plonger dans l’Histoire des terres désolée et des personnages qui les peuplent. L’humour n’est pas en reste, on vous recommande de les lire ! 🙂

Conclusion

Wasteland Express Delivery Service est un jeu de pick and delivery dans un univers post apocalyptique. Les joueurs vont se livrer une course sans merci pour être le premier à réaliser 3 contrats de livraison.

Dans les terres dévastées les routes ne sont pas sûres. Vous aurez des hordes de pilleurs à affronter. Cela dit, si vous vous organisez bien, vous pourrez les utiliser pour mettre des bâtons pleins de barbelés dans les roues de vos concurrents. Avec une carte très variable entre les parties, elles peuvent se suivre sans se ressembler. La boîte est grosse et déborderait de matériel sans les inserts thermoformés très pratiques et bien faits. Mais ne vous y trompez pas, Wasteland Express Delivery Service n’est pas une usine à gaz au niveau des règles. 

On s’amuse, on se tire la bourre, Wasteland Express Delivery Service propose des parties dynamiques et funs dans lesquels optimisation des véhicules et des trajets et seront la clé de la victoire.

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs de 2 à 5 livreurs
Durée d’une partie entre 60 et 90 minutes
Auteurs Jonathan Gilmour, Matt Riddle et Ben Pinchback
Illustrateur Riccardo Burchielli
Éditeur Pandasaurus Games
Prix 90 €

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