Salut les amateurs de procédural! Dears Villagers nous a offert l’opportunité de tester Revita, un de leurs derniers titres édités, en nous fournissant une clef Steam. En grand amateur de roguelite, The Binding of Isaac et Dead Cells m’ont conquis, j’ai été très intrigué par le pitch du jeu développé par BenStar

Une annonce aussi brève qu’un message SNCF

Le jeu commence de manière assez abrupte en termes de scénario puisqu’on est aux commandes d’un jeune garçon qui se réveille sans aucun souvenir dans une rame de métro. On est accueilli par un pnj qui explique que l’on découvrira un peu plus d’informations en ralliant le sommet de la tour de l’horloge. Désireux d’en savoir un peu plus sur les raisons de son amnésie, notre brave héros décide d’entreprendre ce périple.

Pour revenir sur le scénario, même s’il est assez lacunaire en début de partie, il s’étoffe au fil du jeu en discutant avec les différents personnages et en terminant les runs. Je ne dirai pas que le titre est à réserver à un public adulte mais il faut être conscient qu’il traite de thèmes matures. Un disclaimer apparaît au lancement pour mettre en garde les joueurs à ce sujet et les avertir que le titre abordera des thèmes comme le suicide, la santé mentale et le deuil. J’ai trouvé que ces thématiques étaient assez bien traitées et n’étaient pas trop perturbantes. Mais ceci reste avec ma sensibilité qui n’est forcément pas la même que la vôtre.

Un trajet court entre les stations

Pour parvenir à progresser dans le jeu, il faut se débarrasser des ennemis présents dans une salle avant de passer à la suivante, et ainsi de suite jusqu’à la fin de l’étage. Les commandes de ce twin-stick shooter sont vraiment simples, le viseur sur le stick droit, le mouvement sur le gauche, un dash, un saut, une gâchette de tir et en route. C’est ce qu’il faut dans ce genre de jeu, où les réflexes et la mobilité sont souvent gage de survie. 

Les étages sont extrêmement courts. Souvent en une seule salle, ils consistent presque en un petit puzzle chorégraphique à résoudre avant de passer au suivant. Quelques ennemis, un ou deux pièges environnementaux à éviter et le tour est joué, on peut passer à l’étage d’après. 

Certains comportent tout de même des salles annexes contenant des trésors que l’on peut choisir d’ouvrir ou non avec des clefs collectées dans les différents niveaux. 

Un gameplay bien sur ses rails

La mécanique la plus originale de Revita est certainement que pour obtenir des reliques, objets modifiant les stats de son personnage ou octroyant des pouvoirs, on doit sacrifier des cœurs. 

En fonction de la quantité de cœurs offerte à la statue, le bonus sera plus ou moins puissant. Mais l’effet obtenu est connu avant de réellement passer à la caisse, on sait ce qu’on obtiendra en engageant ses cœurs. Cependant, ils ne sont pas perdus définitivement comme lorsqu’en l’on obtient un objet dans un Devil Deal dans une run d’Isaac, grâce à une mécanique de soin assez bien pensée. 

Prendre des risques est récompensé par des objets puissants, mais il faudra être concentré sur la suite pour ne pas perdre les quelques cœurs qu’on se sera laissés. 

En tuant des créatures ennemies, une jauge d’âmes va se remplir. Il sera possible de la consommer pour se rendre un peu de vie. Tout le gameplay de Revita s’articule autour de cette mécanique et il faut reconnaître que c’est assez bien géré. 

Le hub du jeu propose plusieurs échoppes qui permettront d’améliorer vos reliques avant d’attaquer une nouvelle tour, mais également divers magasins utilisant comme monnaie les âmes récupérées lors de vos différentes morts. Il n’est donc pas trop pénalisant de mourir.

Décors undergrounds

Visuellement parlant Revita s’inscrit dans une esthétique rétro simple mais maîtrisée et assez efficace. Les sprites et les environnements flattent un peu moins la rétine que ceux de Souldiers que j’ai testé récemment, mais ils font tout de même bien le taf. Les designs de boss sont également simples mais leur taille confère tout de même une bonne aura aux personnages. Les patterns sont lisibles et une fois appris tout roule. 

Pour profiter pleinement du jeu, il est entièrement traduit en français, ce qui est toujours une bonne chose. Il n’y a pas de doublage français, mais ce n’est absolument pas dérangeant, l’histoire étant développée dans des phases de jeu calmes.

Même si le jeu s’articule en plusieurs biomes, il faut reconnaître que les décors sont relativement simples, mais d’une part c’est thématique (les rames de métro ne sont pas les endroits les plus funs du monde) et les salles sont assez restreintes et on n’y passe au final que très peu de temps. De plus, la sobriété du décor permet une lisibilité claire de l’action qui on l’a dit est explosive dans une salle. Les projectiles et les monstres ne sont pas noyés dans une forêt de pixels qui nuirait à l’expérience.

On monte dans la rame ou pas?

Personnellement, oui! La proposition de twin-stick shooter roguelite de Revita est donc efficace et intéressante. Disponible sur PC, via Steam et sur Nintendo Switch, le jeu est accessible, tout en proposant du challenge. Différentes options d’accessibilité sont d’ailleurs proposées pour rendre le jeu encore plus accueillant aux néophytes du genre. C’est une très bonne chose car il faut avouer que certains roguelite sont un peu abruptes ou austères. The Binding of Isaac par exemple peut être assez décourageant au premier abord, devant la masse d’informations et de secrets à découvrir. Revita contient tout de même des secrets, mais le fait que les reliques soient expliquées et que la difficulté soit adaptable font de Revita une excellente porte d’entrée vers le Roguelite. 

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