Salut les Voleurs Fantômes ! Décidément ce mois de février est plein de ressources et riche en jeux très attendus. Après L’excellent Ys IX, c’est au tour de Persona 5 Strikers de tourner dans la console. L’annonce de ce titre, successeur au très apprécié Persona 5 m’a premièrement surpris. Un changement de genre pour une licence si marquante et que j’apprécie énormément me laissait dubitatif. N’étant pas un grand connaisseur de Musô, il fallait bien que ce soit un épisode basé sur Persona pour que je franchisse le pas.

Ayant été quelque peu déçu par les quelques titres du genre que j’ai pu essayer je ne partais pas vraiment confiant, mais j’ai été surpris par le traitement qu’a reçu le jeu. Je vais vous présenter dans les quelques lignes qui suivent mon ressenti sur ce nouveau titre qui s’ajoute au catalogue d’Atlus, distribué en France par Koch Media. Le titre est attendu pour le 23 février et sera disponible sur PC, Nintendo Switch et Playstation 4, version sur laquelle nous avons effectué ce test. 

Persona 5 

Est-il encore besoin de présenter ce monstre du JRPG? Oui? Bon ok. Persona 5 est un jeu de rôles japonais au tour par tour. La licence Persona est un Spin-off de la série Shin Megami Tensei dont les origines remontent à 1992, et fait partie du paysage vidéoludique depuis près de 30 ans. J’ai l’impression que la série a explosée auprès du grand public avec la sortie de Persona 5, et plus précisément avec Persona 5 Royal qui proposait les sous-titres en français pour la première fois dans la série.

Dans Persona 5, le joueur suit les aventures d’un groupe de jeunes lycéens qui se feront appeler les Voleurs Fantômes. L’originalité de la licence réside dans le fait que le joueur va diriger ses héros dans des aventures extraordinaires, mais également dans leur vie quotidienne. Une mystérieuse application s’est installée sur le portable du protagoniste principal et elle lui permet avec ses acolytes de visiter le Métavers, une dimension parallèle. 

Les problèmes auxquels ils sont confrontés peuvent trouver une solution en explorant cet univers alternatif. Les jeunes Voleurs Fantômes explorent les représentations fantasmées du monde des criminels, appelés Palais, et peuvent inciter l’auteur des exactions à se repentir en volant leur Cœur, symbolisé par un trésor au centre du Palais. Le Vilain, dans le monde réel est plongé dans un état de Metanoïa et demande à accéder à la repentance.

Les Musô

Dans les jeux du genre Musô, le joueur va contrôler un héros, ou un petit groupe et affronter des milliers d’ennemis. Littéralement. Les hordes adverses déferlent sur la map, en général composée de petites zones reliées entre elles par des couloirs pour tenter d’anéantir le joueur. La prise de positions et la décimation des forces ennemies sont des objectifs de mission assez répandus dans le genre. Un des plus célèbres représentants des Musô est la saga des Dynasty Warriors développée par Omega Force et Koei qui sont passés maîtres en la matière. 

Pour la sortie de P5S, Atlus a donc tout naturellement collaboré avec ces développeurs pour bénéficier de leur expérience dans le domaine. 

Persona 5 Strikers 

Les présentations faites, il est temps d’entrer dans le vif du sujet et de s’attaquer à Persona 5 Strikers. L’histoire prend place l’été suivant la fin de l’histoire de Persona 5 ; alors qu’une vague de Metanoïa apparaît au Japon, les Voleurs Fantômes sont évidemment suspectés. ils vont reprendre du service pour tirer cette affaire au clair. Même si avoir fait Persona 5 est un gros plus pour saisir les relations entre les personnages, il n’est pas vraiment indispensable à la compréhension de ce Striker. (Mais il faut faire Persona 5 !). Les éléments clefs sont rappelés en tout début d’aventure, les nouveaux arrivants dans la licence sont donc bien accueillis. L’aventure prend la forme d’un road trip entre amis et les entraîne à parcourir plusieurs villes du Japon. 

La Bagarre !

On l’a dit un peu plus haut, une des composantes principale d’un Musô, est les combats. P5S ne fait pas exception et les phases d’affrontements sont légion. Cependant exit le tour par tour que j’appréciais tant dans la saga classique et place au temps réel. Pour le coup le gameplay est vraiment intéressant. On a plusieurs coups et enchaînements disponibles, on retrouve les All-out Attacks impliquant tous les membres du groupe pour un assaut dévastateur.

Tous les codes et bonnes idées du jeu de base ont été repris et intégrés dans un gameplay dynamique. Force est de constater que tout fonctionne à merveille et transpose ce système de combat sans non plus le dénaturer. On ne se retrouve pas à marteler O sans cesse pour trancher dans la masse. Les adversaires ont un type (feu, glace…) et donc des faiblesses qu’il faudra exploiter, mécanique que l’on retrouve déjà dans la série Persona. Si plusieurs ennemis sont à terre, suite à l’exploitation de leurs faiblesses, le joueur peut déclencher une All-out attack qui fera bien le ménage dans les lignes ennemies.  

Les Personae

Les Personae sont des incarnations de la personnalité des Voleurs Fantômes mais également d’autres entités. Tout au long des jeux de la licence on est amenés à les collecter dans un sens pour exploiter leurs capacités. Dans la Chambre de Velours le joueur est amené à gérer sa collection de Personae, c’est là que l’on peut les fusionner pour en obtenir de nouvelles, les faire évoluer et gérer leurs capacités. 

La Chambre de Velours est un point de passage indispensable dans le jeu. Le joueur est tributaire de la puissance de ses Personae, il sera donc plus que nécessaire d’y passer régulièrement après, ou avant l’exploration des Prisons (qui remplacent les Palais dans ce jeu). 

Les Prisons sont aussi l’occasion de s’essayer à l’infiltration ou à la confrontation brutale selon votre style. Les deux fonctionnent mais de mon côté j’ai une fois de plus apprécié cet ajout. Contrairement aux rares autres titres du genre que j’ai pu faire, cette option m’a parue très originale. Elle est d’ailleurs renforcée par une certaine verticalité et une utilisation intelligente du décors pour offrir au joueur une expérience de jeu des plus plaisante.

Pour profiter au maximum des avantages de l’équipe, on peut à tout moment dans les phases d’exploration de Prisons changer de personnage à la volée et contrôler n’importe quel membre de la team. 

La vie d’une équipe de jeunes en vacances

Entre deux explorations de Prisons, le joueur retrouvera la bande de jeunes et sera une nouvelle fois impliqué dans leur vie quotidienne. J’avais peur que le titre se concentre sur la baston au détriment du scénario, mais il n’en est rien ! Les longues phases de tranches de vie qui font le charme de la licence ne sont pas laissées de côté. Persona 5 Strikers propose un vrai scénario, solide et intéressant.

J’ai beaucoup aimé retrouver les Voleurs Fantômes dans cette nouvelle aventure qui invite à parcourir le Japon. Attention toutefois, les amateurs de combats frénétiques risquent de trouver le temps long car il n’est pas rare de voir des séquences d’une quarantaine de minutes de dialogues/tranches de vie. Néanmoins, les phases d’exploration sont facilitées par un système de déplacement rapide qui permettra de se rendre en un clic aux endroits stratégiques des villes.

Ces phases sont l’occasion de mener l’enquête, mais pas que. On participe vraiment à la vie des jeunes en se rendant aux magasins, en discutant… On retrouve tous les passe-temps qui ont fait le sel de Persona “classique”. Tous ces moments sont l’occasion de renforcer les liens entre les protagonistes. Ceci aura pour conséquence de débloquer des capacités qui sont profitables en combat. 

Un univers bâti de mains de Maîtres

Persona 5 Strikers reprend évidemment l’esthétique encensée par la critique et les joueurs de son aîné du genre RPG. Je n’ai rien trouvé à y redire tant j’ai accroché à l’univers et aux visuels. Les cinématiques sont tantôt avec le moteur du jeu ou en anime mais tout est incroyablement beau. L’interface est hyper lisible et intuitive, les combats sont un régal. Heureusement dans un jeu qui met l’accent sur les affrontements ! On retrouve évidemment aussi toutes les Personae emblématique de la licence et celles de Persona 5 qui sont également très inspirées. Les architectures sont folles et certains éléments m’ont vraiment transporté dans l’univers du jeu qui est à la fois fantastique mais également très crédible.

Au niveau de la musique et de l’audio, l’OST de P5S reprend pas mal de titres de Persona 5 en les remixant ou réinterprétant. Une option de choix de l’OST est d’ailleurs présente dans les menus du jeu. Pareil pour les doublages, le joueur peut profiter du titre en japonais ou en anglais, mais avec les sous-titres français! C’est un plaisir de voir ces grandes licences du RPG arriver sous titrées en français, elles touchent un plus grand public et on peut les faire dans des conditions plus confortables, donc MERCI pour ces localisations. 

Conclusion

Avec ce changement de genre pour un opus de la célèbre licence de JRPGs, Persona 5 Strikers prenait (à mon sens) de grands risques. En fan du tour par tour, je redoutais ce passage au Musô, mais j’ai été agréablement surpris. Le système de combat reprend et adapte à merveille celui de Persona 5 en version plus action. Avec un scénario plus condensé que son aîné, mais très plaisant, cet opus propose de se replonger dans le quotidien des lycéens de la troupe des Voleurs Fantômes pour un road trip estival.

Tous les ingrédients sont savamment dosés pour livrer un jeu équilibré et qui devrait ravir, à la fois les fans de Persona et les fans de Musô. Persona 5 Strikers a pris le meilleur des deux mondes pour proposer un grand jeu ! 

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