Salut les dévots ! Si vous nous suivez sur Instagram, vous avez peut-être vu que l’on a mis de côté pour un temps les jeux coop qui nous sont chers pour se mettre joyeusement sur la tronche à la moindre occasion. Que ce soit avec Varuna, Blitzkrieg ou encore Kemet – Blood and Sand que l’on va développer, on s’est mis en compétition pour différents motifs : qui organise la prochaine soirée jeux, le prochain barbecue…
Tout ça pour dire que l’on a découvert Kemet – Blood and Sand, le petit dernier de Guillaume Montiage et Jacques Bariot, édité par Matagot

Remontons le temps, mais pas jusqu’à l’Antiquité

Issu d’une campagne Kickstarter ayant fédéré plus de 10 000 backers, Blood and Sand est une version retravaillée de Kemet sorti en 2013. Le projet était la première campagne de financement participatif de l’éditeur au chat noir. Le jeu avait bénéficié d’extensions en 2015 et 2018. Kemet, premier du nom, a donc été pas mal apprécié par le public et bien suivi par l’éditeur. 

Aujourd’hui, c’est de sa version remise au goût du jour, tant sur le plan graphique que mécanique dont nous allons parler. En effet, elle arrive cette semaine en boutiques, l’occasion pour le grand public de mettre la main dessus.

C’est une bonne situation ça, Dieu?

Kemet Blood and Sand propose aux joueurs de se mettre dans la peau de divinités du panthéon égyptien pour se livrer une course à la réputation. Bien que cohabitant dans la mythologie antique, les dieux cherchent à être le ou la plus adulé par les mortels. 

Pour ce faire, ils vont utiliser les 2 à 5 mortels autour de la table pour mettre leur plan à exécution.
Le jeu combine habilement affrontement et domination territoriale pour des parties épiques d’environ 90 minutes (évidemment grandement dépendant du nombre de joueurs présents). Le but sera de posséder 9 points de Réputation en début de son tour. Pourquoi en début de tour? Car certains sont définitifs mais d’autres sont plus volatiles et peuvent être perdus. 

Chaque joueur incarne donc une divinité à la tête d’une cité de la vallée du Nil, présente sur le plateau. Il débute la partie avec des troupes et des pyramides présentes dans sa ville. Son but sera de s’emparer de temples disséminés sur la carte ou d’affronter les autres joueurs pour gagner des points de Réputation, qui font office de points de victoire.

A son tour, un joueur va pouvoir réaliser 5 actions en plaçant ses jetons sur la pyramide de son plateau personnel. A chaque icône correspond une action, les joueurs placent les jetons chacun leur tour et les résolvent également tour à tour. Déplacer des unités, acquérir des tuiles pouvoir, prier pour remonter sa jauge de points de prière qui fait office de ressources… tout est relativement simple et clair en jeu. C’est d’ailleurs un point qui nous a surpris. En déballant i, on s’attendait à un titre complexe et très dense. La débauche de matériel, la taille du plateau, des tuiles pouvoir laissaient entrevoir une petite usine à gaz. Cependant, à la lecture des règles, qui sont d’ailleurs plutôt succinctes, on se rend compte que le jeu sera riche mais très accessible. 

S’il est possible de gagner des points de Renommée définitifs en achetant des tuiles pouvoir ou en contrôlant 2 temples et sanctuaires, le jeu pousse les joueurs à la confrontation avec l’existence de points de Réputation temporaires pour le contrôle de certaines zones contenant les temples ou des pyramides. 

Traverser la porte des étoiles 

On a évoqué plus tôt la possibilité de jouer de 2 à 5 joueurs, et la grande taille du plateau. Les interactions entre joueurs sont toutefois assurées avec la diminution de l’aire de jeu par le blocage de certaines zones. Ainsi à 2 joueurs, une seule berge du Nil sera accessible. 

De plus, à 5 joueurs il pourrait être compliqué de tenir sa stratégie s’il faut prendre 2 tours afin de traverser la carte… mais des moyens de transports rapides sont là pour venir dynamiser les parties. Les joueurs peuvent faire voyager leurs unités de leurs pyramides vers des obélisques disséminés sur toute l’aire de jeu ou encore en utilisant les ports. 

Les tuiles pouvoir, qu’il est possible d’acquérir en fonction du niveau et de la couleur des pyramides que l’on contrôle sont des atouts décisifs. Elles vont venir bonifier des actions en octroyant plus de mouvements, de gain de points de prière ou encore offrir au joueur le contrôle de puissantes bêtes qui se joindront aux batailles. A noter que toutes les tuiles Pouvoir sont détaillées dans un livret aide de jeu que chaque joueur a a disposition. C’est hyper pratique et une très bonne chose d’en avoir un exemplaire par joueur, tant on est souvent amenés à les consulter.

Granit / Papyrus / Ciseaux

Après avoir déplacé ses unités, un joueur pourra engager un affrontement avec un autre. 

Les combats se résolvent à coups de cartes et de figurines. Pour résoudre un affrontement, les joueurs choisissent 2 cartes dans leur main et en laissent une de côté face cachée. Seule l’autre carte sera utilisée pour le combat. Les joueurs disposent tous du même deck de cartes en début de partie. En laisser de côté et face cachée permet de laisser planer un doute dans l’esprit de l’adversaire sur les possibilités de jeu. 

Les créatures qu’il est possible d’obtenir via l’acquisition de tuiles pouvoir viennent également grossir vos rangs pour maximiser les chances de remporter la bataille. Mais… c’est sans compter sur les pouvoirs des dieux ! Les cartes intervention Divine qu’il est possible de jouer pendant un combat viennent relever le tout. Cependant rien n’est gratuit et il faudra souvent s’assurer d’avoir assez de points de prière pour lancer ces cartes. 

Son meilleur profil

Visuellement parlant, Kemet en impose et ce dès la boîte de jeu. L’illustration de couverture n’est pas menteuse et laisse parfaitement entrevoir les combats épiques qui attendent les joueurs. 

Arnaud Boudoiron et Pierre Santamaria ont créé des œuvres de qualité qui viennent mettre en valeur le jeu, et le remettent au goût du jour. 

En ce qui concerne les figurines, c’est également un point fort du jeu. Les troupes de base et les figurines de bêtes ne sont pas de la même taille et ces dernières se démarquent bien de la masse une fois en jeu. Les sculptures sont belles et détaillées. Cependant, quelques petites retouches sont à prévoir à réception. Certaines lances ou sceptres sont courbés (ça revient bien avec un coup de sèche-cheveux) et certaines jointures sont à combler avec un peu de Green Stuff pour les peintres. On a relevé ces quelques petites choses mais rien qui gâche vraiment le plaisir de jeu.

Ces petits “défauts” s’estompent très rapidement devant la beauté des visuels. La splendeur et la grandeur de l’Egypte antique sont parfaitement retransmises sur le plateau de jeu, mais également sur les plateaux personnels des joueurs. Les pyramides, et les autres figurines, apportent une belle verticalité qui rend le jeu vivant et très agréable. 

Et pour finir sur le côté agréable du jeu, la mise en place et la partie elle même sont facilitées par les plateaux thermoformés. En rendant l’installation plus rapide et fluide le jeu en devient encore plus accessible et facile à sortir. 

Conclusion

Kemet Blood and Sand est la version retravaillée de Kemet, originellement sorti en 2013. Les joueurs sont placés dans la peau de grandes divinités égyptiennes qui se livrent une lutte sans merci pour la renommée que leurs portent les mortels.

Dans ce jeu stratégique, les bataille sont épiques et toujours ponctuées de surprises grâce qux cartes jouées par les différents participants. Les interactions sont fortes et fréquentes, ce qui en fait un titre très accrocheur, dans lequel la compétition fait rage. On se prend très rapidement au jeu grâce à ses règles simples et efficaces.
Le moins que l’on puisse dire c’est que cette nouvelle mouture du jeu lui rend vraiment honneur. Les figurines apportent un beau relief au jeu et les illustrations sont sublimes. On n’a pas connu la version de base, on ne pourra donc pas se prononcer sur l’utilité pour les joueurs d’acquérir à nouveau cette version. En revanche, pour les nouveaux venus dans la licence, si vous êtes amateurs de jeux d’affrontements, foncez c’est un grand oui !

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs de 2 à 5 joueurs
Age conseillé à partir de 14 ans
Durée d’une partie Environ 90 minutes
Auteurs Guillaume Montiage et Jacques Bariot
Illustrateurs Pierre Santamaria, Arnaud Boudoiron
Éditeur Matagot
Prix : Environ 75€ Philibert Playin
Mille et un jeux Ludum

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