Salut les fans de RPGs old school ! C’est le retour de vacances pour nous et on en a profité pour jouer, lire, mater des séries et films, tout ce qu’on ne peut faire qu’à petite dose tout le reste de l’année. L’activité du site s’en est vue un peu ralentie, mais on est de retour.

Durant ces vacances, on a eu l’opportunité de s’essayer à de nombreux jeux, mais notamment à NIS Classics Volume 1 sur Nintendo Switch. Koch Media a eu la gentillesse de nous faire parvenir une copie de test du jeu, on les en remercie grandement par la même occasion. La cartouche contient 2 jeux originellement sortis sur PS2 au début des années 2000 et édités par le désormais célèbre Nippon Ichi Software à qui l’on doit entre autre la série des TRPGs Disgaea et de très nombreux JRPGs. Les deux titres présents dans cette compilation sont Soul Nomad & The World Eaters et Phantom Brave. Voyons ensemble si près de deux décénnies après leur sortie ces RPGs valent toujours le détour.

Soul Nomad & The world Eaters

Le titre commence par une longue scène d’introduction plantant assez efficacement le décor. Le joueur contrôle un jeune héros et l’agitation qui règne autour de notre protagoniste ne laisse pas trop le temps aux discours. Les Béhémoths, des créatures titanesques qui ont ravagé le pays il y a deux siècles, sont de retour. Pour les stopper, Layna, la reine guerrière du Village réquisitionne Danette et notre héros. Elle confie aux deux protagonistes des armes pour partir affronter les créatures maléfiques. Cependant, l’épée qu’elle nous offre renferme l’âme de Gig un démon ancien dont le pouvoir pourrait aider à venir à bout des Béhémoths. Mais tout à un prix, et l’utilisation de ses pouvoirs ne fait pas exception….

On retrouve des éléments caractéristiques de RPG Tactiques comme Langrisser ou encore Fire Emblem dans ce titre originellement sorti en 2002 sur Playstation 2. Mais l’aspect original et très intéressant du titre réside dans son système de combat. On ne contrôle pas les personnages individuellement, mais en escouades. Il sera possible d’en recruter plusieurs pour rendre les combats plus faciles, mais cela aura un grand impact financier, et divisera l’expérience reçue en fin de combat… A vous de juger ce qui est le plus profitable le moment voulu.

L’écran de combat à proprement parlé est scindé en deux, montrant les deux camps à l’oeuvre. La vue est plutôt originale pour ce type de jeu et demeure tout de même assez lisible. Les personnages coopèrent au sein d’une escouade dont la composition est importante mais dans laquelle plusieurs paramètres sont à prendre en compte.

Stéphane Plazza RPG

Pour cela, elles sont organisées au sein de Rooms dans lesquelles on choisit la composition de l’équipe mais également son placement, sur 3 lignes. Le positionnement de chaque personnage est important car il joue sur l’exposition des personnages et éventuellement les dégâts subis en combat, ainsi que sur les capacités qu’ils pourront utiliser. A savoir qu’une des conditions de Game Over est la mort du héros. Si à tout moment les points de vie de votre héros chutent à 0, c’est la défaite immédiate. 

On aura aussi le loisir de personnaliser les Rooms en question pour apporter divers bonus passifs à l’équipe. Le but sera d’optimiser son équipe en grattant des avantages là où l’on peut pour maximiser ses chances de venir à bout des adversaires. Il faudra de plus penser au positionnement des unités dans l’arène de combat. Pas de cases comme dans les Disgaea par exemple, mais les personnages ont tous une jauge de déplacement qui se vide en fonction de la distance parcourue. L’environnement influe également sur les dégâts infligés ou reçus par les différents combattants. Certains types de terrain sont plus favorables que d’autres à vos unités ou aux adversaires. 

Les premiers combats sont assez simples et permettent de prendre le jeu en main assez facilement. Cela dit, Soul Nomad nous rappelle assez vite que c’est lui le patron et qu’il va falloir s’appliquer sur les affrontements. On ne prend pas les combats à la légère sous peine de voir le Game Over arriver rapidement.

L’histoire de Soul Nomad se fait bien et on progresse avec plaisir au travers des combats qui rapprochent à chaque tour un peu plus notre héros de son but. Cette quête est semée d’embûches et d’ennemis tous plus impressionnants les uns que les autres mais dont on ressent une profonde satisfaction à triompher.

Phantom Brave

Le titre débute sur une séquence d’introduction assez bavarde qui présente nos protagonistes aux prises avec des démons. Rapidement le calme revient pour que l’on fasse plus ample connaissance avec Ash et Marona dans un paisible petit village sur une île isolée.

Les personnages sont attachants et l’écriture du jeu est de très bonne facture. On s’aperçoit très rapidement que derrière la couche d’éléments très colorés et l’humour absurde qui teinte les titres de NIS, les protagonistes ont un background travaillé, avec des histoires parfois graves (Marona notamment en a sacrément bavé). 

Le principe du jeu repose sur l’invocation d’esprits pour venir soutenir Marona pendant les combats. Lorsque l’on débute un affrontement, elle est seule sur le champ de bataille. Elle pourra ensuite invoquer diverses entités pour l’accompagner. Pour cela, elle aura besoin de réceptacles pour matérialiser ces entités qui influeront sur les stats de cette dernière. Les possibilités en jeu sont incroyables et les combats n’en sont que plus passionnants. 

On retrouve le gameplay tactique qui a fait le succès de la série Disgaea, mais tout de même retravaillé. Les deux titres ne font absolument pas doublon. La tactique est belle est bien au rendez-vous. Le tour par tour laisse aux joueurs le temps de bien penser leurs stratégies et d’essayer de nombreuses tactiques. 

Comme dans les Disgaea, on va être amenés à gérer de nombreux paramètres en plus de l’équipement des personnages. Recruter des âmes, choisir les bons hôtes en combat… J’ai vraiment beaucoup accroché au gameplay que propose Phantom Brave. Comme dans Soul Nomad, le challenge est relevé, ce qui m’a tenu de nombreuses heures en haleine. Au niveau visuel, j’ai préféré l’univers introduit par Soul Nomad, mais celui de Phantom Brave ne manque pas de charme. C’est juste une question de goûts personnels.

CONCLUSION PHANTOM BRAVE

Gros pixels et envolées musicales

Du côté de la technique, les deux titres sont lissés au niveau des décors et des environnements mais ont conservé les gros sprites qui leur donnent un charme certain (par contre sur un grand écran les sprites ont tendance à baver un peu). Certains adversaires de grande taille ont par contre une classe monstre et en imposent vraiment. Les décors sont très souvent inspirés et proposent de très beaux panoramas de fantasy.

Les deux titres ne sont en revanche pas sous-titrés en français, il faut être conscient que dans ces jeux, on passe un bon moment dans les menus et à lire les dialogues entre personnages, si l’anglais n’est pas votre fort, il va falloir s’accrocher, ou malheureusement faire l’impasse dessus. On a cependant le temps de lire et de se concentrer sur la traduction, on peut passer les dialogues à son rythme et les combats au tour par tour laissent aux joueurs le choix de la cadence de jeu.
La musique est un gros point fort, à mon sens, de cette compilation. On reconnaît immédiatement le style des jeux NIS. Pourvu que l’on y accroche, on est rapidement dans l’ambiance et conquis.

Le jeu est disponible en version numérique et physique, dans une édition Deluxe sur Switch qui renferme de belles petites surprises dans une boîte cartonnée. Un petit artbook à couverture souple d’une trentaine de pages met les décors et les personnages des deux titres à l’honneur. De plus, un CD contenant 24 pistes des OSTs de Phantom Brave et de Soul Nomad vient compléter le contenu bonus.

Conclusion

Ce premier volume de la Collection NIS Classics est donc une très bonne surprise pour moi. Ne connaissant aucun des deux titres, j’ai pris un grand plaisir à les découvrir sur Switch, dans les conditions de jeu modernes avec la veille instantanée notamment. Cette collection est l’occasion de découvrir d’anciens titres, de qualité, en profitant de la mobilité de la Switch. Le challenge relevé des deux jeux assure une très bonne durée de vie et le gameplay saura ravir les tacticiens chevronnés, comme ceux en devenir, qui pourront s’adonner à de nombreuses optimisations et au farm.
L’autre bonne nouvelle, c’est la présence du “Volume 1” dans l’intitulé de la collection. Ayant beaucoup apprécié ces deux titres (plus particulièrement Soul Nomade je dois dire), et ayant découvert cet éditeur sur le tard, je suis assez impatient de découvrir la suite. La flambée des prix du Retro et pouvoir faire ce genre de titres avec le confort des consoles actuelles est un gros plus pour moi. Même si du coup j’attends avec impatience le prochain volume en espérant y trouver La Pucelle Tactics ou encore GrimGrimoire, qui me font de l’œil depuis un moment. (Edit, NIS vient d’annoncer le volume 2 de ses Classics Collection avec les titres Makai Kingdom et Z.H.P., du coup j’attends les titres précédemment cités pour le volume 3!). On espère voir rapidement débarquer plus d’anciens classiques dans ces collections!

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