Trillion : God of Destruction est un RPG tactique exclusivement sorti sur la PS Vita où vous allez apprendre à souffrir et mourir…

Trillion se passe dans un univers mixant Disgaea et Mugen Souls, normal car on y retrouve des anciens de Nippon Ichi Software, le directeur Masahiro Yamamoto ainsi que le compositeur Tenpei Sato. Ils sont accompagnés de Kei Nanameda aux illustrations. Ce qui fait qu’on y trouve une similitude graphique avec l’univers Disgaea. Cependant, cette histoire là est remplie de tristesse et de frustration, bienvenue dans le Dark Soul tactique de la Playstation Vita.

Dans quoi s’embarque-t-on ? Dans cet univers il existe trois mondes: celui des cieux dirigé bien sûr par les dieux, celui des humains dirigé par les gens de la liste des Panama Paper, et celui qui nous intéresse: le Netherworld. C’est un gros bordel au Netherworld, depuis qu’un monstre prénommé Trillion est en train de faire son chemin jusqu’aux portes des enfers. Zeabolos a laissé son frère s’occuper du problème, mais comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, il y va aussi mais se fait également botter les fesses.

Heureusement que la compétente nécromancienne Faust était dans les parages pour ramener Zeabolos à la vie. Elle est loyale cette jeune fille… ou pas vraiment car celle-ci en échange de cette « vie », plutôt un rafistolage pour vaincre Trillion, veut l’esprit de celui-ci une fois la quête accomplie.

Avec l’aide des Overlords, Zeabolos va essayer (oui, oui, essayer…) de vaincre Trillion. Ses Overlords sont toutes des jolies jeunes filles dont le chara-design est plus que sympathique, il faut l’avouer. Elles représentent groso-modo les pêchés capitaux et ont une personnalité liée à celui-ci. Par exemple :

Luche est l’orgueil qui rabroue non-stop Zeabolos.
Levia est l’envie qui va être mère-poule.
Phegor est la paresse, imprévisible et capricieuse.

De plus vous pouvez leur offrir des cadeaux ou passer du temps avec elles pour augmenter leur puissance mais aussi connaitre un peu plus l’histoire de chacune. Ce qui augmente l’attachement envers les filles. Il faut le dire on s’y attache très vite à ces jeunes filles et c’est là que ça fait mal…

Car vous allez devoir envoyer une à une, une Overlord pour aller combattre Trillion car Faust qui est radine et pas arrangeante ne possède qu’un seul bracelet qui résiste au miasme de Trillion d’où le comment du pourquoi vous n’y allez pas tous ensemble… Ce qui serait beaucoup plus simple pour faire tomber le billion de point de vie que possède Trillion.

Vous allez devoir combattre ce géant pour lui enlever le maximum de points de vie avec votre Overlord, tel un termite solitaire qui ronge une maison. Il est possible d’affronter Trillion 3 fois, mais chaque fois le temps entre les sessions se raccourcit, et pendant ce temps Trillion grignote le royaume. Les combats comme tout bon T-RPG se passent sur une grille où Trillion fait 2 choses: attaquer ou avancer.

Le combat se finit quand votre personnage meurt ou bat en retraite, ou lorsque Trillion arrive à la ligne de défense, à cet endroit soit votre personnage résiste soit il meurt.  Au bout de 3 combats contre le même Overlord Trillion répand un miasmes qui tue directement votre héroïne…

De plus, Trillion change de forme à certain palier de PV, le rendant beaucoup plus dangereux, comme Freezer dans Dragon Ball Z. Il faut donc s’adapter vite pour ne pas mourir et réapprendre tous les nouveaux coups !
Avec ce subterfuge, vous n’avez pas le combat ennuyeux du mec avec sa cuillère contre un château fort. Ah et oubliez les angles morts que vous pouviez trouver au début du jeu…

Lorsqu’une fille meurt elle va activer ses Death Skills qui sont :

  • Infliger de gros dégâts à Trillion
  • Revivre en fantôme avec la prochaine Overlord
  • Améliorer l’arme de la prochaine Overlord
  • Forcer Trillion à hiberner
  • Sceller un des membres de Trillion.

Sceller un membre est pour moi souvent la solution pour faciliter les combats suivants et vu que l’anneau est à chaque fois un peu amélioré l’Overlord suivante est toujours plus forte!

C’est là que commence l’hécatombe : vos overlords meurent les un après les autres dans des scènes épiques de mort emplies de tristesse. Même s’il y a quelque moment très drôle le ton du jeu reste grave et vous fait comprendre que vous  n’y arriverez pas du premier coup.
Le jeu est vraiment prévu pour que vous réussissiez enfin en new game + voir ++. Si ce n’était que cela, le jeu souffre d’une courbe de difficulté mal traitée avec une montée en flèche à la fin lorsque Trillion a sa dernière forme, vraiment Krillin en a moins chié contre Freezer que moi contre Trillion à la fin. Sans parler des soucis dans le gameplay et de random qui gâchent un peu le jeu, accompagné de l’aspect graphique des cartes qui n’est pas digne d’une console de plus de 4 ans…

Par contre gros up pour la bande son que je trouve forte sympathique, qui crée à elle seule l’atmosphère du jeu avec des thèmes reprenant vraiment bien les « enfers » sans être religieux.

Trillion : God of Destruction

Trillion : God of Destruction
68

Gameplay

7/10

    Graphisme

    5/10

      Son

      8/10

        Durée de vie

        9/10

          Histoire

          6/10

            Points positifs

            • Le système de jeu est vraiment unique et le jeu réussi ce qu'il veut faire: vous faire perdre et recommencer!
            • Un vrai univers avec des personnages qui évoluent dedans et qui se respectent, qui ne changent pas de comportement sans raison. Ainsi que le Chara-design plutôt alléchant.
            • Un vrai méchant ! Pour une fois on a un vrai boss merde !
            • La musique... Vraiment elle est superbe!
            • L'humour qui se mélange avec la tristesse tout en gardant un ton grave.

            Points négatifs

            • Décors vides et pas dignes pour une console de 4 ans...
            • Impossible de finir le jeu la première fois donc un jeu à faire et refaire, ce qui peut être pénible et je n'imagine pas le platine...
            • ous-titre en anglais, bon t'es sur Vita ça ne devrait pas te déranger!

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