Salut les tacticiens ! Utawarerumono – Prelude To The Fallen, premier volet de la saga arrive pour la première fois en Europe grâce à NIS et Koch Media. Après avoir pu profiter des épisodes Mask of Deception et Mask Of Truth, il est temps de se lancer dans le début de la saga avec Prelude to the Fallen. Pour ce test, j’ai fait l’aventure sur PS4, et Tentacle l’a quant à lui faite sur PS Vita. On a confronté nos opinions et ressentis sur les deux versions de ce nouvel opus. Vous retrouverez donc des screens issus des deux plateformes.

La série des Utawarerumono mélange narration en Visual Novel et combats tactiques type tactical RGP. Avec une sortie sur PS4 et PS Vita, la trilogie a su trouver son public en Occident et est désormais complète avec Prelude to the Fallen.

L’histoire en quelques mots

On y suit les aventures et péripéties d’Hakuowlo, un jeune homme recueilli après avoir été retrouvé inconscient par Eruruu dans son village paisible. Les deux protagonistes principaux ont tout de même des particularités notables !
Le jeune homme porte un masque mystérieux, scellé à son visage. La jeune femme quant à elle est dotée d’attributs animaliers comme des oreilles de loup et une queue. Ces singularités ne manqueront pas d’intriguer les personnages et donneront lieu à des situations parfois cocasses.

Pour reprendre le fil de l’histoire, le jeune homme est retrouvé inconscient dans la forêt, par Eruruu. La jeune femme le ramène à son village afin qu’il soit soignée par Tuskur, l’ancienne du village. La vieille femme remet Hakuowlo sur pieds. 

Après son réveil, Haku prend part à la vie du village et y est chaleureusement accueilli par l’ensemble des habitants. Alors que le hameau souffre du manque de nourriture dû à des récoltes décevantes, le jeune homme prend les choses en main et les aide à préparer les champs. Haku goutte à la vie paisible de ce petit village de campagne, mais sera vite rattrapé par son passé et les ennuis. Il se battra aux côtés des villageois et des autres compagnons de route pour défendre ce petit coin de paradis et bien plus.

Il va peu à peu conquérir le village puis la région, pour l’emmener de plus en plus loin dans des guerres de plus en plus sanglantes. La grande force d’Utawarerumono est son lore qui accompagne la série et les croyances, le jeu vous plonge dans son univers qui devient de plus en plus palpable et solide pour vous immerger complètement dans la série.

Un mélange de Visual Novel et de Tactical RPG

Comme dit en introduction de ce test, le gameplay d’Utawarerumono – Prelude To The Fallen est partagé entre visual novel et TRPG.
Durant les phases VN, vous aurez une partie textuelle accompagnée de sublimes musiques et d’illustrations qui le sont tout autant. On reprochera cependant le statisme des scènes.

Ces événements sont de vrais petit moments de bonheur permettant d’avancer dans l’histoire, d’approfondir les relations qu’Hakuowlo a avec les autres personnages avec des scénettes très mignonnes ou d’en apprendre plus sur le monde d’Utawarerumono. La licence jouit d’un écriture qui vous plonge dans l’histoire et les relations entre les personnages rendant le tout captivant et induisant un attachement aux personnages très fort.

En ce qui concerne les phases de combat tactiques, elles sont classiques mais très intéressantes. 

Les personnages jouent les uns après les autres en suivant leur caractéristique et on donne à celui-ci des ordres classiques : déplacement, utilisation d’un objet, magie, attaque spéciale , attaque au corps à corps ou à distance. A noter que le placement est important dans l’attribution des dégâts. On inflige plus de dommages aux adversaires en les attaquants par l’arrière ou les côtés. Petite originalité de la licence : la jauge de Zeal. On a la possibilité d’augmenter l’efficacité d’une attaque en appuyant en rythme sur des touches lors de l’action. Une fois la jauge suffisamment pleine, une attaque avec plus de combos qui fera beaucoup de dégâts est disponible, ou une attaque en groupe avec d’autres personnages provocant une attaque dévastatrice.  Cette petite fantaisie est la bienvenue dans les combats et induit une notion de tactique plus grande qu’un simple RPG tour par tour.

Les phases de combats sont entrecoupées de partie visual novel plus ou moins longues. Les affrontements sont notés en fonction des performances, pour avoir les 100% il vous faudra simplement tuer et détruire tous sur le champ de bataille. Il est possible tout au long du jeu d’avoir de nouveau accès aux batailles que l’on a déjà remportées et de faire des entrainement. C’est hyper pratique pour aller chercher la récompense ultime, obtenir des objets exclusif aux entraînements,  mais aussi parfois pour casser une séquence narrative qui paraîtrait trop longue.

Au fil du jeu on rencontre de nouveaux personnages qu’on pourra intégrer à l’équipe de combattants. Il faudra, comme dans tout RPG gérer l’équipement, ainsi que les BP (bonus points) qui permettent d’augmenter les caractéristiques, de ses combattants pour optimiser leurs performances, leur attribut à tel ou tel élément.

Une beauté paisible

Le charadesign est soigné tant sur le plan visuel que psychologique, les personnages ont une profondeur. Le jeu se base sur certains stéréotypes pour introduire des touches de comédie mais les personnages ont bien plus à nous apprendre que ce que l’on voit au premier coup d’oeil. Le fils du seigneur local par exemple est un véritable petit con mais sa présence est nécessaire à l’histoire et on apprend à comprendre son caractère au fil du jeu. Tous les personnages ont leur propre histoire qui s’intègre parfaitement à celles des autres et forment un tout cohérent et très intéressant à parcourir.  Les personnages féminins sont, d’une très nombreux, et de deux intéressants et forts. 

Ce n’est pas une fille

Visuellement les plans Visual novel sont travaillés dans l’ensemble et il se dégage une belle douceur.

Pour les phases de combat tactique, les graphismes sont en 3D très simple, comme dans les autres épisodes. Personnellement ça ne me gène pas, ça donne un côté mignon aux personnages. On est très loin d’un AAA en terme de rendus 3D, mais ce n’est pas ce qu’on recherche en se lançant dans Utawarerumono. Sur la PS Vita les graphismes sont très corrects et la version de la portable de Sony ne souffre d’aucun ralentissement, je vous avoue (Tentacle) que c’est même un plaisir de jouer sur la PS Vita. On est attirés par la promesse d’une belle histoire, et on y reste parce que cette promesse est tenue.

Le jeu baigne dans une ambiance poétique et apaisante, soutenue par une musique de grande qualité. l’OST du jeu est superbe et envoûtante. Elle accompagne a merveille l’histoire en renforçant les passages émouvants ou dramatiques.

En ce qui concerne les considérations techniques, Utawarerumono est, comme les autres titres de la licence parus en France, disponible sur PS4 et PS Vita. A noter que pour la portable de Sony, le jeu n’est sorti qu’en dématérialisé.

Pour suivre l’histoire, il faut pratiquer l’anglais, certains passages sont un peu “techniques” avec un vocabulaire type argot qui m’ont fait ressortir un dictionnaire (et fouiller sur Internet) comme mes premiers RPGs en VOSTA.
Ce n’est pas vraiment dérangeant dans ce type de jeu. Les dialogues sont doublés en japonais, mais le joueur choisit quand passer à la ligne de dialogue suivante, ce qui laisse le temps de bien saisir le sens et éventuellement chercher, avant de passer à la suite. 

Conclusion

Utawarerumono – Prelude To The Fallen arrive enfin en Europe, localisé en anglais. Pour la première fois, les joueurs ont accès au premier épisode de la série dans la langue de Shakespeare. C’est une belle fable romantique et bucolique teintée d’humour.

Cette introduction à l’univers d’Utawarerumono est un magnifique prélude dont l‘histoire se déroule sous la forme d’un Visual Novel. Au cour du jeu on rencontre des situations conflictuelles qui seront résolues sous la formes d’affrontements type Tactical RPG.

Les personnages évoluent et se découvrent au fil du jeu, formant un récit riche et prenant. Le titre est disponible en France sur PS4 en version numérique et physique, et sur PS Vita en dématérialisé.

Si vous cherchez à vous plonger dans un univers profond et captivant, Utawarerumono – Prelude To The Fallen est une très belle porte d’entrée, qui vous mènera surement à faire les deux autres opus.

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