Salut les journalistes! J’ai mis un peu de coté les jeux de société pour me remettre aux jeux vidéo avec la sortie de The Occupation sur PS4, XBox One et PC. Just For Games distribue dans notre pays ce titre de Pete Bottomley, développé par White Paper Games.

Cette chronique a été faite à partir de la version PS4 du jeu que nous avons pu avoir, un peu avant sa sortie, grâce à Just For Games, que l’on remercie une fois de plus au passage.

Synopsis

L’action prend place dans une Grande Bretagne uchronique sur laquelle règne un climat assez lourd. Tensions sociales, menaces attentats et manifestations violentes sont devenus monnaie courante et ça ne va pas aller en s’arrangeant. On sent une ambiance très proche de celle qu’instore Orwell avec son roman 1984 se dégager de The Occupation

La fin des années 1980 est assez tourmentée, pour tenter de remédier à la situation, le Groupe Bowman Carson souhaite mettre en place l’Union Act, un projet de loi controversé. Dans les réformes apportées par cette loi, il y a notamment des passages sur la reconduite des immigrés hors de la Grande Bretagne et de nombreux points jugés liberticide par la population. 

Vous incarnerez deux personnages : Scarlett Carson et Miller qui vont tenter de faire la lumière sur un attentat à la bombe ayant eu lieu contre le groupe Bowman Carson. Scarlet est la veuve du fondateur du groupe et vous missionne pour faire la lumière sur ce drame. Au cours de vos investigations, vous serez amenés à en apprendre plus sur l’Union Act et les rouages politiques qui tournent derrière.

L’originalité du titre tient dans le fait que l’on ne dispose que de quatre heures (temps réel) pour mener à bien notre enquête et tout démêler.
J’attendais un jeu qui se termine en ce temps, mais cela ne concerne que quelques parties du jeu, il faut donc compter un petit peu plus pour voir les crédits de fin.

Enquêter subrepticement en tapinois

Maintenant que le décor est posé, nous allons nous intéresser au gameplay. The Occupation est un jeu d’enquête dans lequel l’infiltration n’est pas en reste. C’est même le coeur du jeu.

L’histoire commence alors que vous vous rendez au siège du groupe Bowman Carson. Vous avez obtenu un entretien avec une personne du service communication et avez bien l’intention de lui tirer les vers du nez. Votre RDV est à 16h, et vous vous présentez à 15h à l’accueil. On vous propose gentiment de patienter avant l’entrevue. Vous aurez donc une heure (temps réel) pour farfouiller dans l’immeuble et tenter de découvrir des indices qui pourront vous aider à compromettre le discours de votre interlocuteur.

Vous pourrez ramper dans les canalisations d’aération, passer par la fenêtre, ou simplement emprunter la porte lorsque le garde ne sera pas à proximité pour entrer dans un bureau… Par exemple, si une pièce est protégée par une serrure électrique, il est possible de couper le fusible correspondant si vous trouvez le tableau électrique pour la déverrouiller. Il existe souvent plusieurs moyens d’entrer dans une pièce, à vous de trouver lequel vous semble le plus judicieux.

En écoutant les conversations des gens, vous en apprendrez un peu plus sur la routine des lieux et vous rendrez compte de ce qu’il est envisageable de faire ou non. Il est a noter que le jeu a un rythme global assez lent. Comme dans un Heavy Rain on a des actions contextuelles à effectuer en bougeant les sticks. Ce genre de gameplay rajoute à l’immersion mais ralenti le rythme.

Lorsque vous découvrirez des indices, ils seront notés dans votre calepin et pourrez vous en servir dans les phrases de confrontation verbale (ou non d’ailleurs, certaines phases sont très originales et intéressantes). La collecte d’objets et l’utilisations de mécanismes façon Point’n’click est bien représentée.

En revanche si vous vous faites attraper, c’est direction le poste de sécurité. Ca fait juste perdre un peu de temps et on se fait gronder… C’est risible mais bon, le jeu n’est pas trop punitif… A l’appréciation de chacun de juger ce critère, personnellement ça ne m’a pas dérangé outre mesure. J’ai apprécié pouvoir continuer ma partie assez sereinement.

Que disent nos amis de la Technique?

En ce qui concerne la technique, Le jeu n’est pas non plus parfait. La direction artistique est simple mais efficace. J’aime bien cette 3D simple qui ne cherche pas à en mettre plein la vue sans y arriver. Alors certes, ce n’est pas Horizon, mais ce n’est clairement pas le même projet ni les mêmes moyens qui sont engagés.
Là où, en revanche, j’ai un peu subi la technique, c’est au niveau des chargements. Certains sont interminables (aux alentours de la minute, voire minute et demie), et ça coupe l’immersion. D’autant plus que les dialogues reprennent avant l’affichage de l’image et des sous-titres.

Au niveau des sous-titres français, il reste quelques bugs dedans, avec des mots anglais qui traînent et des caractères spéciaux qui s’affichent mal. Un premier patch en a réglé une bonne partie à la sortie du jeu, un prochain patch devrait finir de régler tout ça.

Quelques petits soucis au niveau de la maniabilité du personnage également, les actions ne répondent pas toujours bien et ça peut mener à se faire intercepter par un garde ou autre. Vu la sanction dérisoire, ce n’est pas dramatique.

Pour développer un peu sur la direction artistique, j’aime beaucoup. L’univers est soigné et surtout cohérent : que ce soit dans la musique avec les vinyles à découvrir et collecter, avec les vieux PC à disquettes à utiliser… Ca m’a fait un petit quelque chose de revoir des disquettes et des vieux OS. Pour gérer le temps réel, vous aurez une montre digitale au top de la technologie de l’époque et qui nous renvoie aux Casio qu’on avait quand on était gamins. Vous pourrez aussi être prévenus d’un appel par un petit gadget qui ressemble à un Tatoo! Je laisse les plus jeunes aller découvrir cette énorme avancée technologique de communication.

Conclusion

The Occupation a de bonnes idées mais qui sont un peu entachées par quelques soucis techniques. Le temps limité pour découvrir des indices avant une confrontation est très bien sur le papier, mais qui pâti d’une narration maladroite par moments et de contrôles pas toujours optimums. L’histoire proposée et les thèmes évoqués restent intéressants, on passe un bon moment dans ce jeu qui propose un scénario sympathique sur environ 6 heures de jeu. 

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