Salut les Cowboys ! Il y a un an et demi nous vous présentions le projet Kickstarter Outlaws, Last Man Standing de Jérémy Pinget. Le jeu est finalement arrivé chez les backers en début d’année et débarquera sur les étals des boutiques aujourd’hui grâce à Pixie Games. Après plusieurs parties, il est temps de vous dire tout le bien que nous en pensons.

Nombre de joueurs 2 à 4 joueurs
Age Conseillé A partir de 10 ans
Durée d’une partie 30 minutes
Auteur Jérémy Pinget
Illustrateur Arnaud Demaegd
Éditeur Holy Grail Games
Prix 20 € pour la boîte verte
20 € pour la boîte rouge

Le financement

Ayant réuni plus de 1 200 contributeurs pour une somme de supérieure à 30 000 €, Outlaws, Last Man Standing a réussit son Kickstarter sans trop de difficultés. Néanmoins, de l’aveu de l’auteur, le public était surtout européen et malgré une déception sur le succès outre Atlantique, Outlaws a rencontré son public et est entré en production à la suite.

Malgré des longs mois de retard, le jeu était initialement prévu en Q2 2018, nous avons enfin reçu nos exemplaires en ce début d’année et pu constater de la qualité du matériel puis du jeu. Les photos de la boîte que vous verrez dans cet articles sont celles de l’édition Kickstarter, la version boutiques contiendra un peu moins de matériel.

Le matériel justement

Les portraits d’Outlaws sont imprimés sur du punch bien épais et donc solide, tout comme le le petit élément permettant de les faire tenir debout. L’assemblage est rapide, assez doux pour ne pas abîmer les portraits mais surtout une fois en place très stable. On peut manipuler les portraits tout au long de la partie sans crainte de les faire tomber et mettre à terre sa stratégie.  

Les jetons sont également en punch très épais, ils ne craignent pas les manipulations. C’est un aspect important pour nous, étant des pièces qu’on ne peut pas protéger, on aime avoir de la qualité pour que le jeu perdure dans le temps. Et surtout qui ne donnent pas d’indication aux joueurs qu pourraient repérer un détail trahissant un personnage. 

En ce qui concerne les cartes, exclusives à la version Kickstarter, elles ont un petit format mais en revanche pas de finition toilée. N’étant pas manipulées à outrance ce n’est pas trop gênant, et il y a toujours les sleeves pour les protéger.

Petit point sur le thermoformage, il est bien pensé. Chaque élément à sa place, l’espace est optimisé pour que tout tienne dans la petite boîte, encore un aspect que l’on aime.

Le but du jeu

Dans Outlaws, il faudra réussir à remporter la bataille politique pour le pouvoir. Plusieurs solutions s’offrent à vous pour y parvenir : la voie légale, en faisant élire votre gouverneur, ou une voie un peu plus sale en abattant le gouverneur adverse. Après tout, c’est le far ouest, on a le droit! La dernière voie est celle de la disgrâce, en empêchant la tentative d’assassinat, vous jetez la honte sur le parti adverse qui devra se retirer de la course.

Préparation aux élections

En début de partie, chaque joueur prendra 8 des 10 personnages et les place dos à son adversaire. Les 2 restant seront gardés à porté de mains dans le “Saloon

Placez 1 jeton aléatoirement entre chaque paire de personnages avec la réserve à côté.

C’est bon, vous êtes en place, vous n’avez plus qu’a attendre le douzième coup de cloche pour commencer le duel…

L’information c’est le pouvoir !

A son tour, un joueur à 2 actions possibles parmi 4 :

  • Déplacer 2 personnages : Intervertir, ou non, secrètement 2 personnages.
  • Regarder un jeton : Regarder le jeton devant un personnage après avoir dévoilé ce dernier.
  • S’emparer d’un jeton : Dévoiler un personnage, annoncer haut et fort la nature du jeton devant lui et le prendre. Si vous avez juste, le jeton est pour vous, sinon il retourne au centre.
  • Utiliser la capacité spéciale d’un personnage : Chaque personnage à son utilité,  apprenez à les utiliser à bon escient.

Le déplacement des personnages est aussi simple qu’il le laisse entendre. Ne pas être obligé de changer les personnages offre un choix tactique intéressant. Petite option supplémentaire, échanger un de vos personnages avec celui du Saloon.

Néanmoins ce choix a une conséquence fâcheuse, vu que ceux qui attendent dans le saloon sont visibles de tous, vous révélez à votre adversaire où vous placez le nouveau personnage. Risquant de facto d’être la cible du shérif ou du tueur à gages par exemple. A moins que ce ne soit une embuscade pour mettre votre adversaire en difficulté… ?

Regarder un jeton n’a pas besoin de plus d’explication, c’est une prise d’information en vue de s’accaparer le dit jeton. C’est intéressant pour être sûr d’acquérir un jeton Vote par exemple et s’assurer l’avance dans la course à l’élection

Prendre un jeton, vous permet de prendre le jeton si le personnage face à ce dernier correspond. Par exemple le Gouverneur ne peut pas prendre de votes mais il est le seul à pouvoir prendre le jeton Cocarde. Seul le shérif peut récupérer de nouvelles menottes.

Annoncer un jeton au hasard pour tenter de le prendre est une tactique intéressante mais dangereuse. Si vous vous trompez, vous donnerez une information capitale à votre adversaire.

Concernant les capacités des personnages, il serait trop long de tout décrire ici mais pour résumer, chaque personnage est bien différent et son pouvoir est totalement thématisé avec son rôle.

Le journaliste dévoile des personnages, le bandit tente de braquer, le révérend pardonne à ceux qui se sont fait attraper par le shérif, etc… Vous apprendrez vite à comprendre l’utilité de chacun, souvent à vos dépends d’ailleurs, la leçon est dure mais instructive.

D’ailleurs pour vous faire la main, nous ne pouvons que vous conseiller d’aller sur Boardgame Arena pour essayer la version numérique d’Outlaws. Quelques 10 000 parties ont déjà été jouées !

La Direction artistique

Commençons par la boîte : Il existe deux boîtes différentes d’Outlaws, une rouge et une verte. Chacune illustrée différemment avec des crânes et armes différentes. Les deux ont leurs adeptes et détracteurs… Même au sein de l’équipe de Pixel Adventurers. Personnellement je préfère la rouge alors que Panzer a craqué sur la verte qu’il trouve plus originale. On s’est partagés sans dispute le pledge Gouverneur. Mais ce n’est pas tout ce qu’il y a a dire sur ce packaging : l’illustration de la boîte est en full art, pas d’écriture, de logo… Rien! On profite pleinement de l’artwork et on peut même l’exposer.  Ajoutez à cela un vernis sélectif qui fait son petit effet et vous avez une superbe boîte. Outlaws trône fièrement en haut de l’étagère de jeux dans mon salon.

Concernant la version vendue par Philibert, nous ne pouvons que vous conseiller de rajouter une commentaire à votre commande pour essayer d’avoir la version qui vous plaît le plus.
MAJ : Philibert ayant distingué les deux boîtes sur leur site, ce paragraphe n’est plus utile ! 😀 Vous pouvez commander ici la rouge et ici la verte.

A l’intérieur, c’est tout aussi soigné. Arnaud Demaegd a fait un excellent travail d’illustration. Les clins d’œil et références aux grands classiques des westerns de la grande époque sont légion. Le Shérif a des airs de Lee Van Cleef, une carte armurerie rappelle la plaque de métal de Clint Eastwood… On est fans de ce genre de choses.

Les dos de jetons en douilles de balles est hyper thématique et efficace, comme tout le reste du jeu. Petite digression sur l’édition KS, elle offre des illustrations alternatives pour certains personnages comme le Gouverneur. Les joueurs des deux équipes peuvent jouer les mêmes personnages avec des illustrations différentes.

Vous l’aurez compris, on a été séduits de bout en bout par la direction artistique d’Outlaws et ses illustrations inspirés.

Au final ?

Il ne faut pas se fier aux apparences, malgré son petit format qui le rend transportable facilement, et ses règles simples. Outlaws se révèle être un jeu assez profond. Il faudra user de stratégie en employant au mieux les différents pouvoirs de vos personnages pour découvrir et abattre le Gouverneur adverse ou faire élire le vôtre. L’information est capitale dans Outlaws, il faudra être astucieux pour en prendre chez votre adversaire sans trop lui en donner sur la positions de vos personnages. 

Nombre de joueurs 2 à 4 joueurs
Durée d’une partie 30 minutes
Éditeur Holy Grail Games
Prix 20 € pour la boite verte
20 € pour la boîte rouge

Fatal Rumble !

Pour rester dans l’actualité, Jérémy Pinget vient d’annoncer son prochain jeu : Fatal Rumble.

Ce jeu d’affrontement dans des univers très colorés mêlera Ninja, Pirate, Guerrier ou Cow-boys sur une arène lié aux personnages. Ce nouveau titre se jouera avec des cartes et des dés. Vous devrez utilisez les bonnes cartes au bon moment pour réussir des actions vous rapportant des points d’objectifs ou simplement en bastonnant vos adversaires. N’oubliez pas de fouiller l’arène, des items sont cachés !

Le jeu sera en financement participatif mais ce n’est pas le seul aspect participatif du jeu. L’auteur vous propose d’aider à la création de personnages. Vous avez des idées et l’envie de donner vie à une de vos créations ? Allez sur la page Facebook de Fatal Rumble et prenez contact avec Jérémy Pinget ! N’hésitez pas à lui proposer vos idées les plus folles, un écureuil radioactif, un clodo évangéliste, un vampire végétarien ! Laissez éclater votre créativité !

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