Salut les Chasseurs! Est-il encore nécessaire de présenter Bloodborne? Le célèbre action RPG créé par From Software et Japan Studio à déjà fait couler beaucoup d’encre, certainement beaucoup de sueur et de larmes pour en venir à bout, et c’est ce qui à en partie contribué à faire sa renommée. Mais l’exigence du titre n’est pas sa seule qualité, la direction artistique et le lore de Bloodborne sont tout simplement exceptionnels. Ce point de vu semble partagé par Mana Books qui a dédié un ouvrage de 256 pages aux illustrations de cet univers sombre et gothique. Sobrement intitulé Bloodborne – l’Artbook Officiel, le livre de Mana Books propose un panorama global de tout l’univers artistique du jeu.  Est-ce que cet ouvrage est à la hauteur de la tâche à laquelle il s’atèle?

Synopsis de Bloodborne : 

Des hommes découvrirent des souterrains qui furent érigés par une race ancienne : les Ptumériens, qui vénéraient les “Grands”, leurs dieux. Les scientifiques étudient une substance découverte dans ces souterrains, le Sang Ancien, qu’ils ramènent à l’Université de Byrgenwerth pour y mener de plus amples investigations. Cette substance maudite est administrée à la population de Yharnam par l’Eglise du Remède, mais les malheureux qui ont reçu la Thérapie du Sang se changent en bêtes. Afin d’essayer de de ramener la situation à la normale et d’éliminer cette menace, les Chasseurs sont créés et chargés de terrasser ces abominations. Le joueur endosse le rôle d’un de ces Chasseurs et découvrira ce qui est arrivé à Yharnam et ses habitants.

Bloodborne – l’artbook officiel :

On ne va pas se mentir, j’avais adoré l’univers de Bloodborne. Les rues néo-gothiques de Yharnam, son bestiaire dark fantasy et les entités cosmiques lovecraftiennes qui peuplent des dimensions parallèles m’avaient séduit au plus haut point. N’ayant que très rarement le temps de recommencer des jeux, les artbooks me permettent de replonger de temps en temps dans des univers que j’ai appréciés. Bloodborne – l’artbook officiel est un bel objet : au format A4 et avec ses 256 pages, il permet de profiter dans d’excellentes conditions des illustrations. La couverture RIGIDE est sobre et raffinée, seul un “Bloodborne” argenté apparaît au premier coup d’oeil, mais en y prêtant plus attention, on distingue une marque du chasseur comme gravée dans la pierre, ici encore, c’est une réussite. Cette couverture est presque une métaphore du jeu, on y voit l’essentiel au premier coup d’oeil mais il faut faire la démarche de s’y intéresser en détail pour en découvrir toute la richesse. Au niveau de la qualité du papier, j’ai lu de mauvaises critiques dessus sur Amazon, j’étais donc un peu inquiet après ma commande, ayant peur de recevoir un artbook imprimé sur un papier trop fin. Dès la réception, je me suis empressé de vérifier ce point qui me tracassait, et tout est OK, je ne comprends pas l’avis négatif Amazon… Alors certes ce n’est pas du papier 250 grammes, mais le livre faisant plus de 250 pages, on se serait retrouvés avec un artbook de la taille d’un dictionnaire (complètement inutile), et beaucoup plus cher.

Le contenu de l’Artbook : 

L’artbook officiel à choisit de nous faire voyager dans l’art de Bloodborne de façon chronologique. C’est à dire qu’il nous présente les croquis préparatifs, concepts et vues d’artistes dans l’ordre où le joueur les découvre en jeu. Le livre commence donc tout naturellement par le Rêve du Chasseur et la Clinique de Iosefka avec son matériel médical crasseux, on poursuit rapidement avec le centre de Yharnam et ses rues sinistres et mal fréquentées.

C’est l’occasion de s’attarder un peu sur les créatures qui peuplent de monde malade. Elles nous sont présentées sous toutes les coutures (et pour certaines il y en à beaucoup), mais il n’y à pas que les monstres qui sont détaillés, les chasseurs et leurs costumes sont mis en lumière.

Note perso : J’étais tellement absorbé par le jeu qu’en parcourant cet artbook, je me suis rendu compte que j’étais passé à côté d’une multitude de détails.

Bloodborne est certes caractérisé par son bestiaire mais ce qui, pour moi, lui donne son atmosphère unique, c’est l’architecture. Et dans cet ouvrage, elle n’est pas en reste, loin de là. En poursuivant la lecture on arrivera par exemple au Vieux Yharnam, chapitre dans lequel retrouve une vue des rues, mais surtout des détails des gargouilles, des statues et des lanternes. Le jeu impose parfois de ne pas s’attarder dans certains endroits, notre attention est sans cesse détournée par un monstre ou un élément du décor qui bouge c’est pourquoi on passe à coté de certains détails. En se replongeant dans l’artbook, on peut les parcourir tranquillement et les savourer ; toute cette architecture et ces objets rendent le monde de Bloodborne incroyablement cohérent et lugubre à la fois. C’est incroyable de voir le soin apporté à cet univers.

On ne va pas s’attarder sur tous les chapitres en détail, ça n’aurait que peu d’intérêt de vous dire “dans ce chapitre il y a des dessins de ça, des détails de ça…” et en plus, ça gâcherai le plaisir de la découverte. Mais sachez que l’Artbook Officiel parcourt tout Bloodborne, y compris le DLC The Old Hunters, il y consacre une trentaine de pages. Petit clin d’oeil que je trouve sympathique, l’artbook compile également tous les icônes des objets du jeu, ainsi que les miniatures des trophées. Il offre un panorama complet de l’ensemble de la direction artistique du jeu. Si je devais trouver un point négatif au contenu du livre, ce serait le manque d’esquisses préparatoires, mais c’est tout à fait personnel. Il y en à quelques unes parsemées dans le recueil d’images, mais étant très friand de ce genre de croquis, j’en ai jamais assez.

Pour résumer, Bloodborne l’Artbook Officiel paru chez Mana Books est LE livre à avoir pour les fans de l’univers sombre et anxiogène de Yharnam. Avec son format A4 et ses 256 pages, il met en valeur tout le travail des artistes ayant ouvré sur Bloodborne. L’artbook est proposé au prix de 29.90€, une somme tout à fait justifiée au vue de la qualité de l’ouvrage et à la richesse de son contenu.

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