Salut les dragueurs ! Je vais parler aujourd’hui d’une licence qui m’a toujours intriguée mais dans laquelle je n’ai jamais plongé jusqu’à présent, celle des Leisure Suit Larry. Sorti tout récemment sur Playstation 4 (version sur laquelle nous avons effectué ce test) et Nintendo Switch, ce titre du studio allemand CrazyBunch est distribué en France par Koch Media. Le titre était déjà disponible sur PC depuis quelques mois, c’est à présent au tour des joueurs consoles de pouvoir en profiter.

Retour en arrière

Plus jeune, je fréquentais un magasin de jeux vidéo dans ma petite ville et le gérant était captivé par un point and click qui l’occupait durant les périodes de faibles fréquentations. Du haut de mes 10 ans et voyant un jeu très coloré et ressemblant de loin aux chevaliers de Baphomet que je venais juste de terminer, j’étais très intrigué par ce qu’il m’apprit être Leisure Suit Larry 7 – Drague en Haute Mer. Après m’avoir fait un résumé très édulcoré et montré quelques screens softs du jeu j’avais accroché à l‘ambiance légère et colorée… Un seul obstacle se dressait entre le jeu et mon moi de l’époque : le PEGI 16 ou 18. Du coup j’ai mis de côté mon attrait pour la découverte des Roploplettes et de Victorienne Principes pour un moment. 

Ce n’est que cette année avec la sortie de Wet Dreams Dry Twice que Leisure Suit Larry est réapparu dans mon paysage vidéoludique et que je me suis lancé dans ce point and click coquin.

Les préliminaires scénaristiques

Leisure Suit Larry – Wet Dreams Dry Twice est le deuxième épisode de la nouvelle génération de Larrys initiée par CrazyBunch en 2018. Il en prend d’ailleurs la suite directe. Si comme moi vous n’avez pas fait le premier opus de ce dyptique, n’ayez crainte. El Rey, le premier PNJ rencontré se chargera si vous le lui demandez de faire un résumé assez complet de l’épisode précédent. Évidemment on loupe pas mal de références au premier épisode qui sont disséminés durant l’aventure mais le jeu est assez drôle pour que ce ne soit qu’une toute petite partie des blagues.

Le joueur va donc contrôler Larry Laffer, un quadragénaire dragueur des années 80 qui a mystérieusement voyagé dans le temps pour atterrir à notre époque. Le choc des cultures est brutal puisqu’il découvre toute la technologie contemporaine, et son application dans les relations amoureuses. La grande passion de Larry c’est d’essayer de séduire tous les protagonistes féminins qu’il rencontre, avec plus ou moins de finesse et de succès. Persuadé d’être un étalon au charme irrésistible, ce petit bonhomme bedonnant se fait très souvent recaler.

Cancùm, nous voilà !

Cet épisode commence donc sur la petite île de Cancùm où El Rey annonce à Larry qu’il est un des acteurs principaux d’une prophétie et que pour se réaliser il doit épouser la fille d’El Rey. Cela dit, sans connaître ni même avoir vu sa prétendante, cette idée n’enchante pas Lary qui tente alors de se soustraire à cette prophétie. De plus, Faith dont Larry est tombé éperdument amoureux dans l’épisode précédent à disparue il se lance alors à sa recherche. 

La tradition est préservée 

Avec ce titre, on retrouve tous les éléments qui ont fait le succès et l’intérêt du genre. Comme dans tous les point and clicks traditionnels il faudra parcourir de nombreux tableaux pour récupérer des objets et  Aux commandes de Larry, le joueur explorera de nombreux tableaux en 2D dans lesquels le fringuant quadragénaire devra collecter divers objets et parler à de nombreux PNJs. Ne jamais négliger le dialogue… Cette option débloque parfois des objets/l’avancée du jeu. J’ai eu tendance à laisser de côté la discussion en début de partie et ça m’a valu de tourner en rond pendant une bonne demie heure.

Les associations d’objets et mécanismes à débloquer sont parfois assez tordus. On retrouve un peu l’esprit des vieux Lucas Art sur certains points. J’avoue humblement avoir utilisé une soluce à quelques endroits pour me débloquer et pouvoir avancer. Mais dans l’ensemble, on ouvrant bien l’oeil et en discutant régulièrement avec les différents personnages du jeu on s’en sort plutôt pas mal. Les dialogues sont en plus assez drôles et fourmillent (tout comme les décors) de nombreuses références à la culture geek. 

Petite fonctionnalité qui m’a surprise (et pour laquelle Larry n’est surement pas le premier à l’implémenter) : on peut mourir. Ce n’est absolument pas pénalisant et on revient dans l’écran où on se trouvait, et c’est illustré par de petites scénettes rétro bien sympathiques.

Des gadgets qui dépoussièrent un peu le genre

On l’a dit plus haut, Larry découvre la technologie du XXIe siècle, et lors du précédent opus il a acquis un PiPhone. Sur son smartphone, il dispose de nombreuses applications qui s’avèreront utiles tout au long du jeu. Les joueurs ayant déjà fait le Wet Dreams don’t Dry ne seront pas dépaysés. Mais il dispose dorénavant d’un appareil photo pour faire des clichés de certains objets trop volumineux pour être déplacés. En combinant la photo du dit objet avec un autre, Larry pourra résoudre certaines énigmes. 

On voit également apparaître une application de plans. Sous certaines conditions, Larry obtiendra des schémas pour construire des éléments élaborés avec plusieurs matériaux/ingrédients. Ces grosses énigmes demanderont de fouiller tous les tableaux pour collecter le maximum d’éléments et compléter les cases requises.
Pi, l’intelligence artificielle du PiPhone suit Larry dans toute l’aventure et ne manque pas d’intervenir quand il dépasse les bornes ou qu’il s’égare. Les échanges verbaux qui en résultent sont assez drôles et bien qu’artificielle, on voit que Pi est bien souvent au bout du rouleau.


La drague avec de gros sabots

C’est une des choses qui me fait le plus rire dans ce jeu. Voir à quel point Larry est un énorme beauf m’amuse beaucoup. Par contre, si l’on n’est pas sensible à ce genre d’humour, je conçois très bien que le jeu puisse être un poil too much pour certains. Le jeu se permet tout de même quelques remarques montrant que l’équipe qui l’a créé se moque tendrement de ce genre de personnages et tend vers des idées plus nuancées sur la question en abordant sans lourdeur ces thématiques.

Au cours de son parcours, Larry rencontrera différentes protagonistes avec lesquelles il pourra concrétiser sa passion dévorante. Les scénettes sont mignonnes et ne contiennent rien de vraiment choquant. Elles sont présentées sous forme de petites vidéos Instacrap que l’on peut visionner quand on le souhaite après les avoir débloquées.

L’équipe de Crazybunch s’en donne a cœur joie dans la critique des gros beaufs, de l’époque actuelle, mais pas que. Tous les sujets sont bons pour déconner dans Leisure Suit Larry. 

Les décors sont truffés de références érotiques et à caractère sexuel, on se dit souvent “Oh, ils n’ont pas osé?!” et si ! 

Oldies but Goodies

En ce qui concerne la technique, le jeu est globalement très bien fini. La 2d est très belle, avec ce style aux contours très marqués rappelant les jeux flash. La musique est assez discrète pour jouer ses boucles et meubler le jeu sans mètre trop présente et perturber le joueur. 

Les doublages sont de bonne qualité également ; le jeu dispose de l’anglais et de l’allemand en pistes audio et est sous titre en 7 langues dont le français! En revanche, quelques sous-titres manquent lors de la partie. La fenêtre de dialogue affiche simplement un “missing” mais ce n’est que sur quelques phrases disséminées dans tout le jeu. Rien de bien méchant qui, je suppose, ne puisse être corrigé dans un futur patch. 

Pour rester sur les points un petit peu en dessous du reste, les chargements sont également un peu longs par moments. Ce qui peut parfois s’avérer désagréable au vue des multiples allés et retours que l’on fait dans le jeu. 

Pour conclure (pas comme Jean-Claude Dus)

Leisure Suit Larry Wet Dreams Dry Twice est un point’n’click développé par Crazybunch qui prend la suite directe de Wet Dreams Don’t Dry. Fidèle à l’esprit de la série, les blagues, allusions plus ou moins salaces et références érotiques sont légions. Le jeu est clairement NSFW, mais en même temps, on ne joue pas au boulot !

Larry Laffer, dragueur invétéré se retrouve propulsé au XXIe siècle et embarqué dans une aventure qui le dépasse. Pour s’en sortir il devra user de toute sa malice, et surtout la vôtre, pour se sortir de situations complexes. En combinant divers objets glanés dans les différents tableaux, la solution vous apparaîtra plus ou moins rapidement.

Le jeu s’étale sur une dizaine d’heures et propose une aventure légère et plaisante. Elle sera cependant à réserver aux amateurs d’humour gras et décomplexé. Si c’est votre cas, vous devriez prendre plaisir à suivre les batifolages de Larry !

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.