Salut les investigateurs ! La gamme d’escape games de Martino Chiacchiera et Silvano Sorrentino éditée chez Super Meeple vient de s’enrichir avec l’arrivée de 2 nouvelles boîtes. Comme à son habitude, l’éditeur au Meeple Rouge publie conjointement une boîte de Deckscape et de Decktective. Pour cette nouvelle fournée, avec l’arrivée du “Château de Dracula” et de “Un Testament sans Héritier”, les joueurs seront invités à prendre la route vers les Carpates et la Hollande du XVIIe siècle. 

Le château de Dracula

Dernier opus en date de la licence Deckscape, cet épisode invite les joueurs à voyager jusqu’en Transylvanie pour parcourir les terres du Comte jusqu’à sa terrifiante demeure. En effet, alors que le héros du scénario cherche son costume d’halloween dans le grenier de la maison familiale, il tombe sur un mystérieux ouvrage qu’un individu vient très vite réclamer. 

Comme dans les autres épisodes de la série, tout se passe par le biais d’un deck de 64 cartes. Aucune lecture de règles n’est requise avant de lancer la partie, tout le monde les apprend en même temps que se déroule le didacticiel intégré à l’aventure. Cette méthode est idéale pour impliquer rapidement tous les joueurs tant dans l’ambiance du jeu qu’aux mécaniques de Deckscape. On en est à notre sixième boîte de la licence et on n’a toujours pas l’impression de tourner en rond sur les tutoriels. Bien évidemment, les premières cartes passent très vite et on rentre encore plus vite dans l’action mais on ne subit pas ces phases d’introduction.

Les énigmes se résolvent en associant des cartes, en observant les détails et bien évidemment en communiquant entre les joueurs. En résolvant plus ou moins bien les différentes énigmes, les joueurs auront éventuellement des pénalités, qui influeront sur le nombre de points en fin de partie. Ce scénario entraîne les joueurs dans le voyage du héros vers le pays de Dracula et on a apprécié la variété des énigmes. Observation, déduction sont au cœur de l’expérience de jeu et, même si la recette est connue, on est toujours séduits par l’aventure. 

Comme les autres boîtes de Deckscape, cette aventure est très scénarisée, et on a pris plaisir à suivre le déroulé de cette histoire. Le château de Dracula est un bon épisode de la série, avec une difficulté bien dosée et un thème sympathique. Cependant en milieu de partie, 2 énigmes nous ont paru un peu en dessous, niveau intérêt. Heureusement, elles ont vite été passées et on a retrouvé tout notre entrain à la partie. On n’est jamais complètement bloqués dans les Deckscapes. Des cartes indice sont à disposition des joueurs pour être utilisées le moment voulu et les aider à franchir une étape difficile. Pour cette aventure les joueurs auront également accès à un petit accessoire, comme ce put être le cas dans le scénario du braquage. Un petit livret au look de Necronomicon d’Evil Dead. Attention toutefois sa consultation ne se fait pas sans y avoir été invité !

Un Testament sans Héritier

La série Decktective reprend globalement le même principe que les jeux Deckscape. La boîte petit format contient un deck de cartes qui déroulent une aventure dans laquelle les joueurs devront résoudre des énigmes pour progresser. Cependant, la gamme apporte tout de même un twist, et pas des moindres, l’aspect 3D et une coopération qui s’opère différemment.

La boîte du jeu devient un élément à part entière et est un vrai plus pour l’immersion dans ces escape game. En effet, on insère le fond de la boite dans le couvercle, et on obtient une structure pour insérer des cartes et la scène prend du relief. Dans cet épisode, ils ont même été un peu plus loin que dans le précédent que nous avons fait en ajoutant du sol à l’extérieur. On va ainsi glaner des informations sur les murs, au sol et à l’extérieur du bâtiment qui tient lieu de zone d’investigation, et qui sera amenée à évoluer au cours de la partie. 

L’autre différence se trouve dans le gameplay. Alors que dans les scénarii de Deckscape, les joueurs sont libres de communiquer, dans Decktective ils ont quelques restrictions sur ce point. En effet, le deck de cartes est également au milieu de l’aire de jeu mais chaque joueur a une main de cartes qu’il garde pour lui. Il ne peut partager aux autres que les titres des cartes qu’il a en mains. 

Chacun leur tour, les joueurs vont jouer une carte ou en défausser une dans les Archives s’ils pensent que l’information qu’elle contient n’est pas très pertinente pour l’enquête. Mais l’information n’est pas perdue, on y revient un tout petit peu plus tard.

S’ils décident de jouer une carte pour partager les informations, les joueurs doivent tout de même faire attention à une chose :le chiffre dans le coin supérieur gauche indique le nombre de cartes présentes dans les Archives pour que celle-ci soit jouée. 

Après avoir effectué une de ces deux actions, le joueur pioche une carte du deck central et la main passe à son voisin, et on répète le processus. Mais quelques cartes Rebondissement viennent parsemer le deck et doivent être résolues immédiatement lorsqu’elles sont découvertes. Elles imposent un rythme intéressant et font progresser l’histoire par des événements plus ou moins inattendus et pourront modifier la scène de crime. Arrivé à un certain point du deck, une carte indique que c’est la fin de l’enquête et qu’il faudra désormais, après concertation, répondre à quelques questions pour solutionner l’intrigue. C’est à ce moment-là que tous les joueurs peuvent partager les informations qu’ils ont mémorisées sur les cartes défaussées dans les archives (sans les regarder de nouveau). Cette phase de partage et de recoupement d’informations a été très intéressante chez nous et plusieurs pistes se sont dégagées.
Les joueurs indiquent leurs choix sur la carte par le biais de petits chevrons qu’ils placent sur les cartes et découvrent la solution. Aucune destruction de matériel, ni modification irréversible, le jeu peut donc être prêté à des amis sans souci. 

On a beaucoup apprécié l’écriture de cette enquête qui fourmille de détails et l’intrigue est particulièrement intéressante. Cornelius Kloos est retrouvé mort à son bureau et son coffre fort est ouvert, un précieux collier à disparu et son testament est encore scellé dans le coffre. Les joueurs devront découvrir le fin mot de l’histoire en interrogeant les différents personnages de l’entourage de Kloos, directeur de la compagnie des Indes. 

De notre côté, cette enquête nous a donné du fil à retordre, nous n’avons pas réussi à répondre correctement à toutes les questions, mais le plaisir de l’investigation est bel et bien réel. Ces titres sont conçus pour être joués de 2 à 6, mais de notre côté on pense que la configuration idéale est de 2 à 4, afin que tout le monde puisse exprimer ses idées et observer les cartes correctement, sans que les indices ne soient découverts avant qu’ils ne passent entre toutes les mains.

Conclusion

Ces deux escape games sous forme de paquets de cartes fonctionnent très bien, même si nous avons eu une petite préférence pour Decktective, Deckscape n’est pas en reste. Les deux intrigues sont intéressantes et proposent un challenge relevé mais pas insurmontable.
Avec un matériel réduit à un paquet de cartes, ils peuvent être emmenés partout et il faut compter une heure de partie pour chaque titre. Évidemment, comme pour tous les jeux type escape game, la rejouabilité est très peu envisageable, mais ces jeux sont vendus à petit prix, aux alentours de 13€ la boîte. A ce prix là, l’expérience vaut clairement le coup et il n’y a aucune dégradation de matériel, ce qui permet de transmettre le jeu à des proches une fois terminé. 

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs de 1 à 6 joueurs
Age conseillé à partir de 12 ans
Durée d’une partie environ 60/90 minutes par partie
Auteurs Martino Chiacchiera et Silvano Sorrentino
Illustrateur Alberto Besi
Editeur Super Meeple
Prix : environ 13 € Philibert Playin
Parkage Ludum

 

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