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Coffee Rush – Overcooked dans un Starbucks!

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Salut les baristas ! Comme beaucoup de monde, on s’est un jour dit avec les copains qu’on allait ouvrir un bar. Jusqu’à présent on n’a pas pu le faire, mais on a eu un aperçu de ce que ça pourrait donner en jouant a Coffee Rush. Le nouveau jeu de Euijin Han édité par Korea Bord Games. Asmodee nous a fait parvenir un exemplaire presse pour qu’on puisse essayer le jeu et vous faire un retour dessus, qu’on s’empresse de vous faire !

Coffee Rush place donc les joueurs dans la peau de propriétaires de cafés, dans lesquels ils devront gérer les commandes et surtout, ère des réseaux sociaux oblige, obtenir le plus de likes et le moins d’avis négatifs possible.

Un service et trois pièces impressionnant 

D’habitude, on a tendance à traiter le matériel du jeu vers la fin de la chronique ; je vais faire une entorse à cette règle tacite pour aborder ce point dès maintenant car le matériel de Coffee Rush nous a fait très bonne impression à l’ouverture de la boîte. 

En effet, le jeu propose de préparer des commandes de boissons et pour cela on sera amenés à manipuler des ingrédients en plastique pour les ajouter dans des petites tasses en plastique transparent. C’est vrai qu’on a l’impression de jouer à la dînette, mais toutes ces manipulations de matériel ont fait leur effet autour de la table sur des joueurs plus ou moins jeunes. 

Tous les ingrédients sont rangés dans des compartiments en plastique que l’on peut sortir de la boîte et disposer sur l’aire de jeu pour plus de confort, et un rangement rapide en fin de partie.

Visuellement parlant, le jeu est très agréable avec ses couleurs pastels, ses illustrations de cartes commandes qui donnent envie de boire un chocolat viennois à chaque partie et les pions ingrédients colorés et agréables à manipuler. Siwon Hwang a fait un très bon travail en rendant attrayant les plateaux personnels, qui auraient pu être austères. 

Les éléments en carton sont de belle qualité et robustes. Les cartes le sont également, grâce à leur revêtement toilé. Pour le prix, une trentaine d’euros, on a un jeu élégant, agréable à manipuler et au gameplay très sympathique, que je vais m’empresser de vous détailler, comme un amateur de café en surdose.

TITRE

Chaque joueur est donc à la tête d’un établissement dédié à diverses boissons chaudes et froides. Pour le représenter, chacun dispose d’un plateau personnel comportant quatre lignes de commandes sur la droite, l’emplacement central est dédié aux quatre jetons évolution a débloquer en jeu et en partie gauche, les commandes envoyées en partie haute et les commandes qui n’ont pas pu être honorées en bas. Les joueurs disposent également de 3 tasses chacun pour préparer leurs diverses boissons. 

Lors de son tour, un joueur déplace jusqu’à trois fois son meeple sur le plateau central et collecte les ingrédients présents dans les cases visitées. Ensuite, il dispose les ingrédients recueillis dans les tasses à sa disposition pour créer les boissons dont il a reçu les commandes. Les recettes sont détaillées en partie droite des cartes commandes et contiennent de 2 à 4 ingrédients. Cependant certains sont plus durs à obtenir que d’autres : le thé, l’eau, le caramel et le chocolat ; ils ne sont présents qu’en un seul exemplaire sur le plateau. Les boissons qui en contiennent sont des “spécialités” et vous rapporteront un jeton “rush” si vous parvenez à les honorer. Ces jetons permettent lorsqu’ils sont dépensés d’obtenir un déplacement supplémentaire. 

Une fois ses ingrédients collectés et ses boissons éventuellement préparées, le joueur va passer la main au suivant, mais après avoir effectué sa dernière manipulation obligatoire du tour : l’écoulement du temps. Cette action va faire descendre d’une ligne toutes les commandes présentes près de son plateau personnel. Celles qui descendent en dessous de la quatrième ligne ne sont pas honorées, elles sont défaussées dans la partie inférieure gauche de votre plateau personnel. Les clients auront trop attendu pour au final ne pas être servis, ils vous laisseront donc un avis négatif. Cependant toute carte qui passe dans la zone avis négatif octroie tout de même un jeton rush. Tout n’est pas perdu et l’adrénaline du rush donne les moyens de collecter plus d’ingrédients.

Même si on a l’impression que chacun gère son café dans son coin, on a tout de même un peu d’interaction entre les joueurs sur plusieurs aspects. Tout d’abord, sur le plateau central d’ingrédients, car les joueurs peuvent passer mais ne pas s’arrêter sur une case contenant déjà le meeple d’un adversaire. On peut plus ou moins monopoliser une case, obligeant un adversaire à adapter son itinéraire pour ne pas terminer son déplacement sur la case que l’on occupe. Ensuite, notre efficacité à préparer et envoyer les commandes va avoir un impact sur le jeu adverse, en leur faisant piocher des cartes commandes qu’ils ajoutent directement sur la première ligne de leur plateau personnel. En effet, les adversaires piochent autant de cartes Commande que vous en aurez complétées durant votre tour! 

La partie se termine lorsqu’un joueur a reçu 5 avis négatifs ou lorsqu’il n’y a plus de cartes commande dans la pioche et que l’on devrait en tirer une. La première condition se déclenche plus souvent dans des parties à 2 joueurs alors que la seconde lorsqu’il y a davantage de participants. Chaque avis positif accorde un point et les avis négatifs en retranchent un, chaque amélioration débloquée rapporte 2 points. En parlant de la version 2 joueurs, ce n’est clairement pas la configuration qui nous a plu. On y dirige chacun 2 meeples (mais un seul peut être bougé par tour), ce qui gêne un peu l’adversaire. On a de loin préféré le jeu à 3 ou 4, le rythme et les interactions nous y ont beaucoup plus séduits.

Les jetons amélioration vont avoir un impact sur le déplacement du meeple ou l’efficacité de la collecte de ressources sur le plateau central. Ces améliorations sont débloquées en défaussant 3 cartes recettes complétées, on se prive donc d’un point en fin de partie (-3 des recettes, +2 de l’amélioration) mais ces pouvoirs sont utiles et peuvent permettre de gagner plus. On peut se déplacer en diagonale, obtenir 2 ressources sur une case contenant un autre meeple, 2 ressources spéciales ou dans les coins du plateau. Avec toutes ces possibilités de collecte supplémentaires on peut souvent réaliser 2 ou 3 recettes par tour et ainsi faire gonfler le carnet de commandes des adversaires, pour leur remettre un peu de pression (même si on n’en sert jamais dans Coffee Rush).

Conclusion 

Coffee Rush de Euijin Han est un jeu de collecte de ressources et de complétion d’objectifs dans l’univers des cafés. Les joueurs sont mis en compétition pour gérer au mieux les flux de commandes qui arrivent dans leurs établissements.
Il faudra aller faire son marché sur le plateau central pour collecter les ingrédients nécessaires à l’élaboration des boissons commandées. Après le tour de chaque joueur, le temps va s’écouler et faire descendre les commandes d’un cran vers le bas, ajoutant de la pression au cours des parties. Les commandes qui n’auront pas été honorées seront autant d’avis négatifs que recevra le bar. 

On sent que le jeu mise pas mal sur son matériel et son esthétique pour attirer les joueurs. Cependant, il n’est pas inintéressant par la suite pour autant. On a une très belle adaptation en jeu de société de ce qu’est Overcooked en jeu vidéo!

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs De 2 à 4 joueurs
Age conseillé A partir de 8 ans
Durée d’une partie Environ 45 minutes
Auteurs
Euijin Han
Illustrateur Siwon Hwang
Éditeur Korea Board Games
Prix : environ 30€ Philibert Playin
L’Atelier des Jeux Ludum

Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez  Philibert.netPlayinLudum et L’Atelier des jeux . En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !

Hellfest 2024 – Jour 4 – See you next year !

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Quatrième et dernier jour de cette édition 2024 du Hellfest, et on peut dire que la journée fût plus que chargée. Le réveil fût difficile avec la fatigue accumulée les trois premiers jours, mais je voulais être sur place pour découvrir sur scène Bad Situation. Je suis depuis pas mal de temps le youtubeur Dealer2Metal qui est le guitariste / chanteur du duo, et il a récemment présenté sur sa scène l’installation du groupe pour performer sur scène, et la promesse d’un gros son sortant uniquement d’une guitare et d’une batterie m’a bien tenté. Et bien le contrat est parfaitement rempli, puisque même sans basse le son est lourd et on ne peut plus propre. Voir un “petit” groupe de début de journée proposer une performance de ce niveau, ça laisse présager une belle ascension pour les parisiens. Ils avaient l’air heureux d’être là, et le public semble leur avoir rendu leur énergie. 

Je voulais ensuite découvrir Sang Froid, mais je n’ai pas accroché à cette cold wave pourtant bien exécutée. Ce style reste pour moi à écouter dans un état d’esprit que je ne peux pas atteindre en festival. A réécouter cependant sur album, puisque les mélodies m’ont semblé accrocheuses. J’en ai profité pour faire un tour à l’Extrême Market et revoir Emilien des Editions des flammes noires. Si jamais vous avez envie de vous procurer de beaux livres (celui de Behemoth est magnifique), n’hésitez pas à soutenir cette maison d’édition, puisque d’après ce que j’ai compris c’est un peu calme au niveau des ventes en ce moment. 

Par la suite j’ai enchaîné avec Destinity, du death melo français que j’avais déjà vu je ne sais plus où et qui m’avait accroché l’oreille. La faute à un rythme de sorties musicales difficile à suivre, j’avais fait l’impasse dessus depuis, mais après leur performance sous une Altar convaincue, j’ai bien envie de leur redonner une chance ! Je n’ai ensuite pas réussi à me décider entre High On Fire et Pensées Nocturnes, du coup j’ai pris le parti de n’aller en voir aucun et de faire un petit détour par la Warzone trop oubliée ce week-end. J’y ai découvert GEL, du hardcore Américain dont la chanteuse en semelles hautes a envoyé de belles poutres avant de lâcher des petits “thank you” tous mignons entre chaque morceaux. La foule dense a bien répondu à toutes les sollicitation de la front-woman et la petite durée du set laisse un goût de trop peu. A réécouter, mais surtout revoir !

Je ne connaissais pas Dool musicalement, mais il semble que la prestation du groupe lors de sa dernière participation au Hellfest avait mis tout le monde d’accord. Ajouté à cela que certains membres sont issus du regretté The Devil’s Blood, je n’ai pas réfléchi longtemps. Je m’attendais à quelque chose de très calme, tout en émotion et sensibilité. Si j’ai eu ça sur certains morceaux, les riffs accrocheurs et répétitifs par moments on confirmé ce que j’en avais entendu : Dool c’est génial. 

J’ai ensuite été voir Thron puisque ma journée était assez légère en black metal, mais si j’ai bien aimé le set sur le moment, je n’en ai pas vraiment retenu grand chose. Petit déplacement sur la gauche pour se placer correctement devant Karras. Découvert avec Metal Workout (c’était le son du trailer), je n’avais jamais trop écouté depuis car sur album ça me laissait un peu de marbre. Mais en live c’est tout autre chose ! Le trio en fait autant que s’ils étaient un troupeau de pachyderme sur scène, et les riffs bien que simples retiennent l’attention pendant le court set qui leur était attribué. Au bout d’un moment j’ai un peu eu l’impression d’entendre les morceaux en boucle, mais quand c’est accrocheur comme ça … on ne s’en lasse pas. Je voulais voir Simple Plan après avoir écouté un ou deux morceaux de Karras, mais la puissance à eu raison de ma nostalgie !

Viens ensuite le tour de Yoth Iria. Je ne connaissais pas mais quand j’ai lu sur l’appli que des membres fondateurs de Rotting Christ oeuvraient dedans, je n’ai pas hésité. Bien m’en a pris, puisqu’en plus d’avoir un chanteur dans un état second, nous avons eu le droit à une reprise de Non Serviam reprise en chœur par le public. Manque de pot, le son crachait beaucoup et m’empêchait de profiter de toutes les compos. 

Petit retour sur la Warzone pour prendre un petit truc à manger, et j’ai pu découvrir Show me the body au passage. Je ne sais pas vraiment ce que j’ai entendu, je n’arrive pas à dire si j’ai bien aimé ou pas … J’ai préféré me rendre sur la Hell Stage en dehors du site du festival pour aller voir FT-17, un groupe Nantais qui m’avait intrigué. Belle découverte puisque les compositions sont très sympas et les deux chanteurs bien que totalement opposés au niveau du style (l’un arbore un costume de poilu, c’est d’ailleurs le seul du groupe “costumé”, alors que l’autre est habillé normalement) mènent la barque d’une main de maître. J’ai hâte de les revoir au Muscadeath dans une disposition un peu plus à leur honneur qu’une scène étriquée en plein après-midi. J’ai d’ailleurs réécouté sur album par la suite, et je regrette un peu de ne pas être allé l’acheter directement à l’extrême market pour me le faire dédicacer. 

En attendant Corey Taylor j’ai pu assister au show de Royal Blood dont la présence sur l’affiche a fait parler d’elle. J’aime beaucoup ce groupe, du moins leur premier album qui est le seul que je connaisse, et en live désolé … ça fonctionne très bien. Deuxième groupe de la journée à assurer le spectacle à deux, et deuxième belle surprise. Malgré quelques soucis techniques, ils ont réussi à fédérer le public. Ok ce n’est pas très metal comme proposition, mais c’est bien plus “rock” que certains papy passés par le festival ces dernières années. 

Viens ensuite le patron de Slipknot pour défendre sa carrière solo. La setlist constituée de quelques morceaux choisis des différentes formations dans lesquelles il œuvre met tout le monde d’accord et permet au public de donner de la voix. Il se peut également que la pluie ait humidifié mes yeux pendant Snuff, mais bon c’était peut être un hasard … 

J’ai galéré pour me rendre sur la Valley pour assister au concert de Crosses, mais manque de pot celui-ci a été grandement écourté à cause de soucis techniques. Je n’ai pas attendu trop longtemps que les soucis soient corrigés, pour me positionner devant la Mainstage car je voulais revoir The Offspring. Déçu par les dernières prestations, c’était un peu leur dernière chance de me faire retomber en enfance. Le leader a semble t’il repris du poil de la bête et les morceaux de la setlist, principalement concentrée sur les classiques du groupe, se sont enchaînés pour mon plus grand bonheur. Pas que les derniers albums soient mauvais, mais le public n’était clairement pas là pour ça, et quoi qu’on en dise la nostalgie sera toujours fédératrice. En tentant tant bien que mal de quitter ma place devant la régie pour m’exfiltrer vers l’Altar j’ai pu jeter une oreille distraite à Foo Fighters, et je ne comprends toujours pas l’engouement pour ce groupe. Je suis arrivé vers la fin de I Am Morbid et donc n’ai pas d’avis concret dessus, et la fatigue se faisant sentir j’ai préféré quitter le festival après quelques minutes de Dimmu Borgir qui malgré un créneau horaire tardif et face aux Foo Fighters a fait salle plus que comble ! 

Pas de feu d’artifice de clôture et tant mieux puisque ce genre de chose doit rester exceptionnel, mais il semble que bon nombre de festivalier à été choqué de cette décision. De mon côté je salue la décision du Hellfest, qu’elle soit écologique ou économique d’ailleurs. 

Hellfest – Jour 3 La pluie rafraichi un peu l’Enfer

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Même après avoir recharger les batteries, la fatigue se fait bien sentir après deux jours intenses de festival, il était temps d’attaquer cette troisième journée et pas des moindres vu la programmation ! 

Rhapsody of Fire sur la Mainstage est quelque chose que je suis content d’avoir vu. J’aurai aimé les voir un peu plus tard dans la journée pour profiter d’un set plus long, mais c’était déjà vraiment génial. Pour l’anecdote Rhapsody (of Fire par la suite) est le tout premier groupe de Métal que j’ai écouté a l’adolescence. L’album Dawn of Victory me suit depuis plus de 20 ans et je prends toujours autant de plaisir à l’écouter. Entendre retentir le titre éponyme sur une Mainstage du plus grand festival de musiques extrêmes en France était incroyable. Le groupe a fait monter un enfant du public sure scène pour le titre Emerald Sword pour brandir la dite épée et par la même occasion laisser au jeune qui arborait un T-shirt du groupe un souvenir impérissable.

Je me suis ensuite rendu sous la Temple, comme à mon habitude, pour assister à la prestation de Wayfarer. J’avais entendu le plus grand bien de ce groupe américain mélangeant habilement l’univers du Far West avec le Black Metal. Complètement néophyte avec les compositions du groupe j’y suis allé plein d’entrain et de curiosités. Malheureusement, et malgré une énergie non dissimulée de la part des musiciens, je n’ai pas réussi à rentrer dans l’ambiance du concert. J’ai trouvé le son assez brouillon depuis ma place sous la tente et la basse prenait vraiment le pas sur tout le reste ce qui m’a gâché le live. En ayant réécouté par la suite sur album ça a l’air plutôt cool, mais ce concert n’était pas la bonne porte d’entrée pour moi.

Un peu déçu mais plein de bonne volonté je me suis rendu sur la Valley pour assister au concert de Brutus, et accessoirement reprendre une glace au Muscadet. J’avais là aussi entendu le plus grand bien du groupe et m’était gardé la surprise pour l’occasion. Le plus grand bien, mais aussi quelques critiques assez acerbes notamment de la part de Thomas et Antoine les ayant vus au Motocultor l’année dernière. Je suis arrivé en avance, ayant coupé un peu dans le set de Wayfarer pour m’y rendre. La Valley était déjà bien pleine et n’a cessé de se remplir jusqu’aux premiers morceaux du groupe. Je n’avais pas vu telle affluence sur la scène du festival. J’ai assez vite laissé ma place, après 2 morceaux, car je suis resté totalement hermétique à la proposition du trio belge.

Skálmöld débutait son set sous la Temple, poussé par la curiosité je suis allé prendre ma dose de Viking Folk Metal avec le groupe islandais. C’est rigolo, il y a une bonne ambiance sous la tente mais ce n’est clairement pas quelque chose que j’écouterai en CD. J’ai passé un bon moment devant la scène, le public aussi visiblement vu la liesse et sa façon de scander les refrains des différents morceaux.
Même ressenti pour Kvelertak après, avec une nouvelle fois beaucoup de monde sur la Valley. Le groupe a fait un set intéressant qui m’a fait passer un bon concert mais je n’ai pas été captivé plus que ça par la prestation.

Retour sous la Temple pour une nouvelle dose de folk/médiéval avec Corvus Corax. Le grand corbeau allemand a établi son nid a l’ombre pendant une heure à Clisson et a fait danser la Temple. On a eu du décor sympa, des costumes, des gros instruments, Corvus Corax a fait le show et je n’ai absolument pas vu passer le temps.

Il était ensuite temps de se sustenter un peu et j’ai essayé la restauration à l’espace VIP. Les nuages pointant leur nez, je me suis dit que j’aurais peut être un coin de parasol à squatter pour m’abriter d’une éventuelle averse. Ce fut le cas devant un bon tartare et c’est là que j’ai rencontré les 3 joyeux lurons qui m’ont fait une place sous leur parasol (transformé en parapluie pour l’occasion). L’opportunité de discuter avec Sophie (du Motoc) ainsi que Julien et Loïc (de la salle L’Empreinte), merci à eux pour les bons moments de rigolade et j’espère bien les revoir! Le repas a traîné un peu, on a loupé Kataklysm… Mais on a passé un super moment et on s’est pressés sous l’Altar pour assister au concert de Nile !

Nile était une belle grosse claque pour cette édition du Hellfest, et ce malgré l’absence de Karl Sanders pour raisons médicales. Les autres membres du groupe ont tout donné pour combler le vide laissé par le guitariste et personnellement j’ai trouvé que c’était parfait. Les titres étaient hyper efficaces, bien choisis, bien joués… Rien à redire, si ce n’est que jesuis juste un peu déçu de ne pas avoir vu Cast Down The Heretics en live, absent de la setlist du groupe pour cette tournée.. Contrairement aux versions studio que desquelles je décroche parfois (les trouvant trop chargés), ce live m’a clairement réconcilié avec le groupe et son Death Metal technique et brutal.

Comme énormément de monde je me suis ensuite rendu devant la Mainstage 1, bravant la pluie et la boue pour assister au set de Metallica, une première pour moi. Ils font vraiment le taf, c’est toujours impressionnant de voir des « anciens » assurer de la sorte devant un public conquis malgré la météo capricieuse. Les vieux thrasheux en ont toujours sous le pied et alternent entre gros classiques et morceaux de leurs derniers albums. Le public chante en même temps, c’est un très bon moment de communion entre les musiciens et leurs fans. Comme Iron Maiden l’année dernière c’est beau à voir et ça donne la chair de poule. Le petit clin d’oeil à Indochine et son Aventurier était rigolo mais ce n’est pas ce que je retiendrai du concert.

Après toutes ces émotions j’ai décidé de faire l’impasse sur Eivor et son Folk venu des Iles Féroé qui me faisait pourtant de l’œil (mais que je savais pouvoir voir en replay sur Arte Concerts) et il fallait que je garde des forces pour le dimanche, déjà la dernière journée de cette édition incroyable jusque là!

Hellfest 2024 – Jour 2 les hostilités continuent

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De retour à Clisson après une nuit nantaise pour cette nouvelle journée de concerts et de gros son!

Houle

Après un réveil difficile, c’est encore  tout embrumé que je suis arrivé sous la Temple. Je commençais la journée là où j’avais terminé la précédente. Je voulais absolument assister au concert de Houle. J’ai découvert récemment l’EP de la formation parisienne et ça a été un vrai coup de cœur. Leur premier album Ciel Cendre et Misère Noire était sorti depuis 3 semaines et avait déjà beaucoup tourné sur ma platine. Houle était marqué comme un incontournable sur mon running order personnel. 

Leur show a débuté par une déambulation d’Adsagsona, la vocaliste, parmi le public. Lanterne a la main, elle a fendu la foule d’un pas lent alors que le sample d’intro résonnait sous la Temple bien pleine. Les musiciens en marinières se sont installés et ont fait retentir les premières notes du titre Le Continent, un de mes titres préférés du groupe. Visiblement je n’étais pas le seul, le public chantait et bougeait bien. La vocaliste était complètement possédée par la musique et vivait le show à fond, avec une énergie communicative que le public a su recevoir. Les titres de sont enchaînés pendant les 30 courtes minutes de ce set de Black Metal mélodique intense. 

Le groupe a reçu un très bel accueil pour leur premier Hellfest et ça s’est vu dans le festival par la suite. Le stand de LADLO s’est fait dévaliser sur les sweats et t-shirts du groupe. Les 5 musiciens étaient en dédicace l’après midi et ont rencontré un franc succès. Je n’ai pas trop pu échanger avec eux lors de cette dédicace, dû a l’affluence, mais normalement on devrait pouvoir échanger plus longuement lors de leur passage au Muscadeath en septembre prochain. 

Wargasm 

Découverte du groupe londonnien pour ma part. Sous un soleil qui commençait a bien taper, je me suis arrêté devant la Mainstage pour assister a leur prestation. Le concert ne m’a pas laissé un souvenir impérissable, tout comme les compos du groupes qui oscillent entre Punk et Metal, cependant, l’énergie du duo de chanteurs m’a captivée le temps du live. Ils sautent partout hurlent et les morceaux accrochent tout de même l’oreille. La prestation était solide et bien rodée. Après une bonne moitié du concert je me suis orienté vers l’Extreme Market pour faire quelques emplettes pour les copains, notamment sur les stands de patchs et ait commencé la file d’attente pour la dédicace de Houle, que je ne voulais pas louper. 

Mork 

Après avoir écouté très distraitement Ereb Altor auquel je n’ai pas accroché du tout, je me suis dit qu’un peu de Black Metal traditionnel me ferait du bien. Et c’était le cas! Première fois au Hellfest pour le groupe, et découverte pour moi, l’essai a été transformé. Bien que la proposition musicale du groupe soit très classique, c’était efficace et bien exécuté. Le groupe a proposé un set de Black Metal norvégien traditionnel mais l’atmosphère y était. Des compos et un jeu de scène sans fioritures, qui vont a l’essentiel et j’ai apprécié. Depuis j’ai écouté quelques titres et c’est un groupe dont je vais creuser la discographie.

Savage Lands 

Lors de mes déambulations à Hellfest City, je suis tombé sur le stand de Savage Lands, une ONG qui œuvre pour le reboisement de la planète, notamment au Costa Rica ou la situation est assez dramatique. L’ONG a ouvert une branche en France dans le même but. Le président de la division française était sur le festival et c’était vraiment très intéressant d’échanger avec lui. 

Mais Savage Lands n’est pas “qu’une” ONG, c’est aussi un super-groupe dans lequel évoluent Dirk Verbeuren de Megadeth et Sylvain Demercastel avec qui il a joué dans Artsonic durant les années 90’s. Au travers de leurs concerts ils passent le message et accueillent de nombreux guests qui partagent les mêmes idées. Tous les bénéfices de ces lives sont directement versés a l’association. C’était un bon concert, avec des compos intéressantes, même si ce n’est pas mon style de prédilection j’ai passé un bon moment. Petit plus, le concert s’est achevé sur Roots de Sepultura, logique avec Andreas Kisser à la guitare pour le live au Hellfest

Kanonenfieber

Mené par la curiosité, je suis allé me mettre a l’ombre sous la Temple et assister à la prestation de Kanonenfieber. Le one man band allemand mené par Noise, est rejoint par 4 membres de session pour se produire en live. 

La première chose qui interpelle en arrivant c’est la mise en scène des grosses pièces d’artillerie sont disposées en arrière plan, barricades en sacs de sable et barbelés partout sur la scène, la Temple est prête à accueillir Kanonenfieber. Le show s’ouvre sur par deux gerbes d’étincelles accompagnées d’une forte détonation, ma voisine de concert a sursauté et l’offensive allemande est lancée. Noise théâtralise ses morceaux et arpente la scène de part en part au rythme frénétique de la batterie. Les musiciens sont en uniformes de la première Guerre mondiale et portent tous une cagoule noire, les déshumanisant totalement. 

La scénographie évolue au fil du live : avant le titre Der Füsilier, les roadies apportent des petits sapins sur scène et on verra tomber de la fausse neige durant le titre. Par la suite, le groupe changera de tenue et arborera un uniforme de la marine après l’intermède Ubootsperre.

Je n’ai pas apprécié Kanonenfieber sur album, mais je dois avouer m’être laissé entraîner par le spectacle. Au final je n’ai pas vu passer l’heure dont le groupe disposait pour son set. Même si le chant est un peu monotone, la prestation vaut largement le coup. C’était surprenant de voir un groupe si récent (premier album sorti en 2021) et avec “seulement” 1 album et 3 EP a son actif ayant de tels moyens et une telle assurance en scène. 

Steel Panther

Changement d’ambiance complet après un cours d’histoire accéléré et brutal sur la première guerre mondiale, on passe a quelque chose de beaucoup plus léger : Steel Panther. Énormément de monde devant la Mainstage pour voir les 4 américains en pantalons moulants abreuver le public de Heavy métal, tendance glam. Le groupe passe presque autant de temps a discuter entre les morceaux qu’à jouer, enchaînant les vannes graveleuses dans un français approximatif et les roulages de pelles avec des membres du public. D’ailleurs, Satchel le guitariste l’a annoncé “I love everything in France : french fries, french kisses and french P***y!

La prestation de Slaughter to Prevail la veille a donné des idées au groupe qui voulait voir le plus gros « Wall of Boobies » de l’histoire. Je ne sais pas si le record a été obtenu mais le public féminin (et masculin, coucou a mon voisin de concert) a répondu a l’appel. 

Les concerts de Steel Panther sont funs, un peu lourds par moments mais c’est ce qu’attend leur public et c’est ce que le groupe donne pour le plus grand plaisir de tous.

Satyricon

Même problématique pour moi devant Satyricon que pour Cradle of Filth : je suis allergique aux derniers albums. Je craignais donc de m’y ennuyer et … ce fut en partie le cas sur les titres récents. Par contre, sur les anciens… quel plaisir d’entendre Frost en live ! Mother North est toujours un titre extrêmement fédérateur, et le côté plus rock’n’roll de The Pentagram Burns ou King fait qu’ils passent, à mon goût, mieux en live qu’en CD. On sent que Satyr vieillit un peu, il prend de moins en moins la guitare et est beaucoup moins énergique qu’il y a quelques années quand j’ai pu les voir à Rennes.
Le Hellfest reçoit pas mal de critiques sur sa programmation, en partie parce qu’elle ratisse très large (trop pour certains) mais le Hellfest est quand même un des seuls festivals en France capable de réunir autant de légendes du (Black) metal sur 4 jours.

Shaka Ponk

Après Satyricon je suis allé manger devant Shaka Ponk, par curiosité, ayant un peu de temps à tuer avant d’aller voir Emperor. Le groupe est beaucoup moins « Metal » sur le papier que le reste de la programmation et fut la source de pas mal de critiques que j’ai pu entendre avant et pendant le festival, mais a tout de même fait un super concert. Ils ont une énergie incroyable et même si je ne connais que très peu de leurs titres, c’était un moment vraiment très agréable. Le public était au rendez-vous et nul doute que le concert a plu au plus grand nombre.

Emperor

Grosse tête d’affiche avec les légendes du Black Metal norvégien, en cette deuxième journée de festival. La bande d’Ihsahn, Trym et Samoth est revenue avec un set particulièrement solide. On a pu profiter de leurs meilleurs titres (même s’il manquait Curse You All Men a mon gout) et dans des conditions incroyables. Le son était parfait (globalement très bon sur le festival cette année sauf rare exception mais rien d’aussi déplorable que 1349 l’année dernière), le public était galvanisé par l’enchaînement des tubes d’Emperor et l’exécution était impeccable. Encore une fois, le concert était filmé par Arte et disponible sur Youtube. Même si Emperor passe régulièrement au Hellfest depuis leur reformation, c’est toujours un plaisir de les voir. La setlist évolue et se renouvelle, tout en gardant un socle de gros tubes.

C’est avec des étoiles plein les yeux et les oreilles qui bourdonnaient légèrement que je suis rentré vers Nantes, pour me reposer un peu et être d’attaque pour, déjà, l’avant-dernière journée du festival.

Hellfest 2024 – Premier jour à Infernopolis

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Salut les Metalleux! Cette année encore on retourne à Infernopolis, alias Clisson pour assister à la XVII ème édition du Hellfest. La Grand Messe française du métal s’est tenue du 27 au 30 juin, avec encore une fois une programmation incroyable. 

Le Hellfest programme près de 200 groupes, difficile de ne pas trouver quelque chose qu’on aime dans cet océan métallique. Étant un grand fan de Black Metal des années 1990, je dois avouer que cette année est particulièrement réjouissante. On a presque un grand nom du Black de cette décennie par jour! Même si je suis moins amateur des dernières productions de ces artistes, je ne manquerai pas leurs shows cette année, mais on y reviendra en temps voulu, lors des reports jour par jour. J’ai aussi un peu changé d’état d’esprit et me suis résolu à étendre mes écoutes à d’autres genres, notamment en fréquentant un peu plus la Valley. L’expérience Bongripper de l’année dernière m’a vraiment retourné.

Pas de camping pour moi cette année, les copains du site ne passant qu’à la journée j’ai fait l’impasse dessus et suis rentré chez un pote pour passer les nuits. Les années passant, je dois avouer que j’apprécie le surplus de confort que ça apporte… 

Asinhell

Ouverture du festival en grandes pompes avec un « jeune groupe » : Asinhell. Formé en 2022 et avec un seul album au compteur, le groupe dano-germain inaugure la Mainstage 01. Au sein de la formation on retrouve Michael Poulsen qui officie dans Volbeat, Mark Grewe ancien vocaliste de Morgoth et Morten Toft Hansen batteur de Raunchi, entre autres. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, on est balancés sans douceur dans le death old school des années 80/90. 40 minutes plus tard on a perdu 30 ans et on s’est éclaté! Très bonne découverte pour ce premier concert et l’album Impii Hora tourne désormais régulièrement dans ma playlist.

Slaughter to Prevail

Après un petit tour du site, je me suis rendu de nouveau devant la Mainstage 1 pour assister à la prestation du groupe, non pas que je sois un inconditionnel de leurs œuvres, mais plutôt par curiosité. J’ai vu, comme pas mal de monde j’imagine, passer sur Instagram quelques vidéos des performances vocales du chanteur Alex Terrible. En effet, le vocaliste performe par moments sans micro, et le résultat est impressionnant. C’est violent, brutal… il n’hésite pas à se frapper avec le micro, le sang coule, le public est en liesse. Pour marquer le coup lors de cette édition du festival clissonais, le groupe avait annoncé sur leurs réseaux sociaux qu’ils souhaitaient organiser le plus gros Wall of Death du monde. Son organisation était un peu laborieuse, le public peu discipliné n’était pas coopératif sur le début, obligeant le chanteur à descendre dans le public pour le séparer en deux blocs. Vu de la pelouse ce n’était pas hyper impressionnant, mais les vidéos prises depuis la scène le sont beaucoup plus! 

Green Lung 

Premier passage sur la Valley pour moi en ce jeudi pour le set de Green Lung. J’ai entendu passer le nom plusieurs fois depuis quelques temps au détour de conversations ou sur la chaîne de The Doom Dad, sans aller creuser. Ayant vu le nom du groupe sur le programme du festival, je l’ai noté dans mes concerts auxquels assister. 

Après un prologue assez court, la prestation du groupe s’ouvre par The Forest Church, un titre ultra accrocheur, devant une audience captivée et déjà acquises a la cause des anglais. 

Le guitariste est surprenant, il est en short, avec sa plus belle moustache et alterne entre riffs lourds à la Black Sabbath, passages très Heavy, des solos incroyables et des moments épiques avec une fluidité étonnante. Tout est soutenu par un orgue aux sonorités 1970’s rappelant les grandes heures de Doors ou de Deep Purple. Le chant clair, un peu nasillard, est surprenant au début, mais le tout est vraiment excellent. En une heure, les anglais ont transporté la Valley dans un monde teinté de magie, de rites païens et de mysticisme (et peut être un peu de champignons pour certains, mais c’est la Valley…). Les titres sont accrocheurs, le public chantait les refrains qui restent en tête des la première écoute, c’était incroyable !

Sans le savoir, ni m’en rendre compte, après 3 concerts j’étais déjà devant ma plus belle découverte du festival. 

Baby Metal

Après avoir pris une grosse claque musicale, je me suis arrêté sur la Mainstage 2 pour voir Baby Metal. Plus pour la blague qu’autre chose, et pour pouvoir dire à mon pote qui aime ce groupe que je les ai vues. Le show est millimétré, les 3 idols ont une belle énergie et les compos sont plus travaillées que ce que je m’étais imaginé. Par contre ce n’est pas une musique qui me parle. Et je suis resté assez indifférent, contrairement au public qui était déchaîné, face au concert. La collaboration avec Electric Callboy a été jouée pendant ce show ,mais sans la présence du chanteur du groupe de Metalcore allemand, ses parties étant préenregistrées.

J’ai vu Baby Metal, c’était pas désagréable sur le moment mais je ne ferai pas le déplacement exprès (je pense).

Megadeth 

Quelques pas de côté, difficilement exécutés a cause d’une foule dense devant les mainstages pour voir Megadeth pour le première fois de ma vie. En monument du Thrash américain, porté par un  Dave Mustaine qui a toujours la pêche malgré son âge, Megadeth a enchaîné les tubes, en étant carré et le public renvoyait l’énergie au groupe. 

J’avoue avoir eu quelques frissons sur Holy Wars qui clôturait le set. Même si ce n’est pas quelque chose que j’écoute personnellement, le concert était bien exécuté et la setlist proposée m’a accroché pour tout le concert. Difficile par contre d’approcher pour bien voir la scène, heureusement que les écrans géants font bien le taf pour permettre à tout le monde de profiter du concert, même si on n’a pas campé la mainstage depuis le matin (ou début d’aprem pour ce jeudi).

Divagations nocturnes

J’ai poursuivi ma visite du site par un tour à l’extrême Market, regroupant des stands de merch, de disques vinyles et CD, de prints d’affiches et autres patchs au milieu de stands de bijoux et autres instruments. Dans cette petite fourmilière j’ai pas mal fréquenté le stand des Acteurs de l’Ombre, notamment pour le procurer un t-shirt Houle que je voulais voir le lendemain. J’ai fait l’impasse sur le concert de Sodom, il n’y avait pas M-16 sur la setlist et seule Remember The Fallen me faisait de l’œil. D’après les retours que j’ai eu, j’ai loupé un concert incroyable… tant pis, c’est le jeu en festival, on ne peut pas tout voir, il faut bien se restaurer et faire un peu de shopping. 

Petit point sur la restauration d’ailleurs, comme l’année dernière le site du Hellfest est riche en propositions culinaires, avec sur de nombreux stands des alternatives végétariennes ou même vegan. Je ne le suis pas personnellement, mais pour en avoir discuté avec des amis ne mangeant pas de viande ou de produits animaux, ils trouvent leur bonheur sur ce festival. C’était aussi les retrouvailles avec les glaces au muscadet ❤️.

Ma ballade nocturne a également été l’occasion de contempler la Gardienne des Ténèbres en action. Cet énorme personnage robotisé construit par la compagnie La Machine est somptueuse. Avec ses 10 mètres de haut, crachant des flammes et de la fumée elle est tout aussi impressionnantes quand ses pattes et sa queue de scorpion s’activent. Le Hellfest peaufine la décoration du site d’année en année proposant des œuvres toujours plus impressionnantes et originales. Après la Roue de Charon l’année dernière, La Gardienne des Ténèbres apporte son lot de majesté.

Cradle of Filth

Bref, retour aux concerts avec un autre temps fort de la journée : Cradle of Filth. Je baigne dans le métal depuis 2000 et j’ai une affection particulière pour les groupe de black métal (sympho) des années 90’s. Jusqu’à présent je n’avais pas encore assisté à un concert de Cradle, cette édition du Hellfest m’a permis de réparer cela. Je suis entré sous la Temple avec un mélange d’appréhension et d’excitation. Les potes qui avaient déjà vu le groupe en live m’avaient dit que c’était décevant, que la voix n’était pas a la hauteur, et personnellement je n’aime plus les compositions du groupe après le génial album Midian… je n’étais pas rassuré. 

Le concert (retransmis par Arte d’ailleurs) était très bon. Le groupe a joué assez peu de titres récents et a pioché allègrement dans son répertoire du siècle dernier pour nous proposer des titres de Cruelty and The Beast, Dusk and Her Embrace, Midian et même The Principle of Evil Made Flash pour les 30 ans de l’album! Résultat, le public était conquis et très réceptif. Même si la voix est en dessous des enregistrements studio, ce n’était pas la catastrophe annoncée et je suis retourné 20 ans en arrière a apprécier le très bon Black Sympho du groupe anglais. Il était déjà 2h du matin et c’est sur les très bonnes notes de From the Cradle to Enslave que s’est achevée cette première journée de festival.

A très vite pour le jour 2 de ce report !

Dungeons & Dragons – La quête dont on est le héros

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Salut les géants ! Cela fait quelques temps que nous n’avions pas parlé bouquins sur le site, et aujourd’hui on vous propose de découvrir la série Dungeons & Dragons – La quête dont on est le Héros dont nous avons reçu le tome Un problème de taille, écrit par Matt Forbeck et édité par Larousse. 

Le concept des livres jeux à été démocratisé dans les années 80/90 et le concept est simple : une situation est posée et vous devez faire des choix pour venir à bout de l’histoire. A chaque fin de chapitre, plusieurs choix s’offrent au lecteur, et indiquent à quel chapitre il doit se rendre pour continuer. 

Le pitch d’Un problème de taille tient sur deux courtes pages et place le lecteur dans une situation ou une armée de géantes prend d’assaut un village normalement préservé des attaques. Il vous est alors offert de vous battre, de fuir ou de vous cacher. Comme souvent, un choix sera fatal et vous amènera à la fin de l’histoire dès la deuxième page. Au fil des pages, la narration pourra prendre fin à n’importe quel moment en fonction des choix, qui seront parfois assez frustrants. Certains choix sont assez évidents, alors que d’autres entraînent une mort catégorique sans que l’on sache pourquoi.

La narration est simple et convient à un jeune public, mais les lecteurs confirmés ou plus âgés trouveront le livre peu convaincant. On le dévore en effet assez rapidement, malgré les quelques embranchements sur lesquels on revient pour découvrir toutes les fins possibles (plus d’une vingtaine quand même !). En même temps, le livre est destiné à un public d’adolescents et de jeunes adultes, il est donc normal de ne pas être en présence d’un récit fantastique aussi élaboré qu’une saga en 10 tomes. Petit point sympa, le récit est parsemé d’illustrations plutôt jolies, qui donnent un aspect plus sombre au récit. 

On pourra donc conseiller cette série aux plus jeunes lecteurs mais les lecteurs aguerris passeront leur chemin. Pour 9,95€ le tome, l’investissement n’est pas énorme et peut ouvrir le chemin vers la lecture à des ados qui seraient un peu réticent au format papier.

Flowers – Un bouquet de plaisir dans un petit format

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Salut les fleuristes ! Nous allons parler aujourd’hui d’un jeu de carte que l’on a trouvé assez design. Flowers de Paul Henri Argiot et édité chez Actarus, est un jeu assez simple et rapide. Le tout est rangé dans une boîte au petit format avec compartiment de rangements comme on les aimes pour l’emmener partout ! Pour ceux qui adhèrent aux jeux avec peu de règles, il est idéal! Ce titre est destiné aux joueurs à partir de 7 ans, pour des parties  de 1 à 4 joueurs d’une durée d’environ 20 minutes. Cet article a été réalisé grâce à un exemplaire presse fourni par Asmodée.

Flowers a pour but de vous faire créer des zones de cartes en respectant les conditions de placements numériques et de couleurs pour ainsi marquer des points avec les différentes familles de couleurs. Attention !, les carte qui ne respectent pas les conditions seront retirées de votre aire de jeu et enlèveront des points à la fin de la partie.

Dans Flowers, il y a 108 cartes disposées en 3 tas de tailles équivalentes, dont deux d’entre eux auront leur première carte de révélée. Le troisième tas resteras caché. Le petit plus de ce jeu, il fourni un gabarit pour gagner du temps sur la mise en place des tas, en fonction du nombre de joueurs.

Une fois la mise en place faite, on peut commencer. On démarre tous avec une carte devant nous prise au hasard. A tour de rôle, on pioche une carte dans un des trois tas et, si on pioche dans un tas avec une carte visible, on retourne la suivante. Pour poser sa carte on doit soit la poser adjacente orthogonalement à une de ses cartes (qui touche au moins un coté) ou sur une carte déjà posée pour la recouvrir. Cette deuxième option est pratique en fonction de l’avancement du jeu pour respecter des règles de scoring qu’on vous détaille tout de suite.

Ce jeu parait simple mais attention il faut se méfier des apparences car il demande une logique de placements pour gagner des points et en même temps éviter d’en perdre. Une carte doit être associée à autant de cartes de même valeur que son propre chiffre, par exemple :

  • Un « 4 » doit faire partie d’un groupe d’exactement quatre « 4 ».
  • Un « 3 » doit faire partie d’un groupe d’exactement trois « 3 ».

Les cartes ne faisant pas partie d’un groupe seront défaussées (voir photo : carte barrée) en fin de partie et vous feront perdre des points, à hauteur d’un point par carte défaussée.

La partie se termine lorsqu’un joueur retourne la dernière carte d’un des 3 tas. Ceci laisse une petite possibilité stratégique aux joueurs qui observent le jeu des autres et peuvent faire traîner, ou non, la partie pour maximiser ses points ou tenter de pénaliser les adversaires.

Même si chacun joue dans son coin, il faut admettre qu’il y a une possibilité de déstabiliser l’autre en piochant une carte qu’il souhaitait et cela donne un ton sympathique pendant la partie.

C’est un jeu attrayant par son design coloré, ses cartes fleuries et sa praticité. Le format de cartes est idéal : assez grand pour être lisible et suffisamment petit pour être emmené partout. Bien que le jeu se base sur des couleurs, les daltoniens ne sont pas laissés de côté pour autant. Chaque famille de couleur est représentée par un type de trait dans le nombre et un thème floral qui lui est propre.

Compter fleurette <3

Pour le comptage des points, il est fourni un carnet simple de feuilles de scores qui permet de compter clairement les points par zone de couleurs. Les cartes qui n’appartiennent pas à un groupe valide sont enlevées et chaque carte enlevée retire 1 point. Les zones de couleurs rapportent 1 points par carte visible si elles sont composées d’au mions cinq cartes. Pour finir les cartes avec un papillon adjacentes à une carte de la couleur du papillon rajoutent un point bonus.

Pour le moment, la Vidéo de règles annoncée sur la notice n’est pas encore disponible sur le site de l’éditeur, mais elle ne devrait pas tarder à être publiée et suivre la sortie du jeu.

De nouvelles variétés de plants

Variétés estivales

Dans la variante Summer, chaque joueur commence avec une carte de départ violette ne comportant pas de numéro, au lieu d’en prendre une au hasard. Les règles de posent sont inchangées et on ne peut recouvrir la carte de départ dans cette variante. C’est au niveau du scoring et de l’organisation en jeu que les principaux changement vont se faire remarquer. En effet, seuls les groupes de 5 cartes minimum d’une même couleur mais adjacents à la carte de départ rapporteront des points.

Une seule fleur dans le pré

Dans le mode solo, il y a que 2 tas de pioches dont un avec une carte visible et l’autre non. Les règles de posent ne change pas au mode original. Lors du tour de l’automa on défausse systématiquement la carte visible et on retourne une nouvelle pour le tour suivant du seul joueur. La partie prend fin quand un des 2 tas est vide. On n’a fait qu’une partie d’essai pour ce mode, on n’a pas accroché. C’est tout à fait personnel mais on préfère le jeu à au moins 2 joueurs. Cependant le mode solo a le mérite d’exister pour rendre le jeu accessible

Conclusion

Flowers est un jeu de Paul Henri Argiot, illustré par Julie Gruet et édité par Actarus, pour des parties de 1 à 4 joueurs âgés de 7 ans et plus. Les parties s’étalent sur une vingtaine de minutes et, c’est un jeu qui prend peu de place et se range facilement par ses compartiments.

Il peut se pratiquer seul, en mode solo et/ou avec une variante qui change la situation initiale et le scoring de fin de partie. A tour de rôle; les joueurs piochent une carte d’une des piles au centre de l’aire de jeu et l’ajoutent à leur aire personnelle. Pour marquer des points en fin de partie, il faut créer des zones de couleurs comportant minimum 5 cartes assorties et respecter un placement numérique particulier :

–  Un « 4 » doit faire partie d’un groupe d’exactement quatre « 4 ».

– Un « 3 » doit faire partie d’un groupe d’exactement trois « 3 ».

Une partie de Flowers se termine dès qu’il ne reste plus de carte dans une des pioches, laissant aux joueurs la possibilité de faire trainer ou précipiter la fin de partie.

Flowers est une très belle découverte qu’on a pu faire en ce printemps 2024. Il a été rapidement essayé et à été immédiatement adopté. On a eu la chance de le recevoir quelques semaines avant sa sortie et depuis il s’invite à toutes nos sessions jeu. Le titre de Paul Henri Argiot sort dans quelques jours mais vous pouvez dès à présent le précommander chez vos ludicaires  favoris. C’est un vrai coup de cœur qu’on vous recommande chaudement. Si vous êtes à la recherche d’un jeu agréable et accessible à glisser dans vos valises pour jouer n’importe où, n’allez pas plus loin, vous avez trouvé votre jonquille au milieu de la botte de foin ludique.

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs De 1 à 4 joueurs
Age conseillé A partir de 7 ans
Durée d’une partie Environ 20 minutes
Auteurs
Paul Henri Argiot
Illustrateurs Julie Gruet
Éditeur Actarus Editions
Prix : environ 30€ Philibert Playin
L’Atelier des Jeux Ludum

Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez  Philibert.netPlayinLudum et L’Atelier des jeux . En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !

Exploding Kitten – Bien VS Mal. Le combat éternel, mais résolu à coup d’Armaggeddons

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Salut les ailurophiles ! Depuis fin 2017, on ressort régulièrement Exploding Kitten parce qu’on s’amuse vraiment dessus et que certains parmi nos cercles de joueurs sont des aficionados du titre. On a eu l’occasion d’en parler dans un article dédié, on vous y renvoie donc pour voir tout le bien qu’on en pense.

En cette fin d’année 2023 Asmodee, qui distribue le jeu de Matthew Inman, Shane Small, Elan Lee en France, nous a glissé dans un colis une copie du nouvel opus de la licence baptisée Bien contre le Mal. Elle contient de nouvelles cartes avec de nouveaux pouvoirs, et surtout une nouvelle mécanique ! 

Le manichéisme avec des poils

Le principe du jeu reste le même, il faut être le dernier joueur en jeu, en évitant de piocher la carte Exploding Kitten ou en utilisant son kit de désamorçage pour la contrer. Le principe du jeu peut paraître simpliste, voire même ennuyeux, mais ça serait sans compter sur les différentes cartes et leurs pouvoirs. Elles sont légion pour voler des cartes aux adversaires, observer les premières cartes de la pioche, faire piocher les adversaires plusieurs fois et maximiser leurs chances d’exploser… C’est le festival des coups bas, des trahisons et des retournements de situation. 

Dans ce nouvel opus, on a de nouvelles cartes avec des pouvoirs spéciaux, mais surtout un petit plateau de jeu et deux cartes Chadieu et Chatan ! (je suis beaucoup trop fan de ce jeu de mot). Elles restent sur le tapis de jeu jusqu’à ce qu’un joueur lance une carte Armageddon. A ce moment-là, il prend les deux cartes en main et les mélange. Il en choisit une qu’il donne à un adversaire face cachée et garde l’autre devant lui. L’adversaire sélectionné a le choix de conserver la carte qu’il vient de recevoir ou de l’échanger avec celle du donneur. Les deux joueurs retournent les cartes simultanément. Le Chatan fait exploser le joueur qui la reçoit (mais peut être désamorcé) et le Chadieu s’ajoute à la main de l’autre joueur. Elle est toute puissante et remplace le pouvoir de n’importe quelle autre carte, sauf un Non!

Ces deux cartes ont des dos différents des autres cartes, ainsi, le Chadieu peut aisément être récupéré dans la main d’un joueur grâce à une carte Chat Sirène ou Chatroll par exemple. Dès qu’un joueur utilise le  Chadieu, elle retourne à son emplacement sur le tapis et l’Armageddon pourra de nouveau être joué. 

Des visuels au poil !

Une des grandes forces du jeu est bien évidemment le potentiel de fun qui s’en dégage, mais l’autre est les illustrations et l’humour omniprésent sur les cartes. On retrouve le talent des auteurs, et traducteurs pour les désormais traditionnels jeux de mots qui ont fait le succès du premier opus. Le Chatan est excellent, le Chaladin l’est tout autant et nous a bien fait rire. 

Les visuels sont toujours aussi déjantés et fonctionnent très bien. Les différentes cartes Exploding Kitten et kit de désamorçage ont des illustrations différentes, on apprécie l’effort. Matthew Innman s’est lâché une fois de plus et les visuels sont une part du fun du jeu. On aime découvrir chaque carte lors des premières parties.

Conclusion

Exploding Kitten Bien contre le Mal est le dernier opus en date de la licence. Le titre peut être joué indépendamment de la boîte originale, et vient renouveler l’expérience de jeu grâce à la carte Armageddon et aux deux cartes Chadieu et Chatan qu’elle convoque. C’est une occasion supplémentaire de faire exploser des joueurs et on adore le principe. Cette carte est un nouveau prétexte à un coup bas et un duel d’esprit entre deux joueurs dans lequel un des deux risque de perdre la partie. 

Le côté déjanté et les nombreux rebondissements d’une partie d’Exploding Kittens fait qu’on y retourne régulièrement et avec toujours autant de plaisir. Ce nouvel opus vient apporter un souffle nouveau à un titre fun, sans prise de tête et aux règles très rapidement assimilées pour un plaisir immédiat. Si vous cherchez un jeu pour animer des soirées entre amis, Exploding kittens Bien contre le Mal semble tout indiqué !

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs De 2 à 5 joueurs
Age conseillé A partir de 7 ans
Durée d’une partie Environ 30 minutes
Auteurs
Matthew Inman, Shane Small et Elan Lee
Illustrateurs Matthew Inman
Éditeur Exploding Kittens
Prix : environ 30€ Philibert Playin
L’Atelier des Jeux Ludum

Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez  Philibert.netPlayinLudum et L’Atelier des jeux . En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !

Tibato : Le petit frère de Castélane a besoin de vous !

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Salut les marins ! On vous a parlé il y a quelques mois de Castélane qui nous avait séduit de par sa simplicité et ses parties rapides. Son créateur, Timothée Riom a lancé il y a quelques jours un financement participatif pour son nouveau projet : Tibato.

On reste ici dans un jeu aux parties rapides mais tout de même stratégiques, avec un plateau de jeu relativement identique à celui de Castélane. Fini le thème médiéval cependant, ici on enfile les chaussures bateaux et le petit pull en laine noué sur les épaules pour voguer sur les mers.

L’objectif est ici de traverser le plateau pour se rendre dans le port adverse, tout en empêchant son adversaire de faire de même. Pour se faire, huit bouées sont disposées en début de partie sur le plateau selon des schémas définis, et chaque joueur en reçoit deux qu’il pourra utiliser pour bloquer son adversaire.

A son tour, le joueur peut soit déplacer son bateau d’un segment, déplacer une bouée qui se situe sur un segment de lui ou bien placer une bouée de sa réserve à n’importe quel endroit du plateau. Le but étant bien sûr d’encercler son adversaire de bouées pour qu’il n’avance plus, et ainsi voguer toutes voiles dehors jusqu’au port adverse. Comme dans Castélane, si une situation s’éternise, la partie est jugée nulle.

Si vous avez aimé Castélane, peu de doutes que Tibato vous déplaise. Si vous souhaitez aider à ce que le jeu soit publié (en auto-édition), vous pouvez participer à la campagne de financement participatif sur Kiss Kiss Bank Bank à hauteur de 30€ pour obtenir votre exemplaire (livraison incluse). A l’heure où j’écris ces lignes, 57% des 2500€ attendus sont déjà atteints, et il vous reste 27 jours pour donner un coup de pouce !

De mon côté j’ai déjà participé au financement pour obtenir une copie du jeu car le premier titre de Timothée Riom ressort régulièrement à l’apéro pour des parties sans trop de prise de tête.

Captain Flip – Il flippe, mais ne fais pas flop!

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Salut les marins d’eau douce! On a eu la surprise de recevoir un nouveau colis de la part d’Asmodee avec leurs nouveautés, dont Captain Flip. Ce titre sorti très récemment est le premier jeu édité par Play Punk, une récente maison d’édition dont on vous parle juste après. Le titre de Paolo Mori et Remo Conzadori s’adresse a un public à partir de 8 ans, pour des parties d’une vingtaine de minutes et impliquant 2 à 5 joueurs.

Play Punk est donc un “nouvel” acteur du monde ludique. Les guillemets sont de circonstance car il s’agit plus d’une nouvelle entité que de nouveaux venus dans l’univers des jeux de société. Cette maison d’édition qui sort son premier jeu avec Captain Flip a été créée par Antoine Bauza et Thomas Provost, qui n’en sont pas à leurs balbutiements. Le premier est l’auteur de nombreux succès ludiques comme Hanabi, Last Bastion (Ghost Stories) ou encore le majestueux 7 Wonders… Et le second est le co-fondateur de Repos Productions qui a édité une grande partie des titres précédemment cités. Les deux hommes se connaissent bien, et encore mieux l’industrie du jeu de société. Ils se sont lancés dans l’édition avec ce premier titre de leur catalogue : Captain Flip

A l’abordage !

Le principe du jeu est simple, avoir le plus de points possible en fin de partie, symbolisés par des pièces de monnaie. Pour cela, chaque joueur dispose d’un plateau personnel représentant son bateau sur lequel il faudra rassembler son équipage idéal. 

Le joueur actif pioche à l’aveugle une tuile dans le sac en tissu, ensuite, sans regarder le verso de ladite tuile, il va décider de conserver ou non le membre d’équipage visible. S’il souhaite le conserver, il le place sur une des 5 colonnes de son bateau et la main passe. Si au contraire le joueur n’est pas inspiré par ce qu’il voit sur le recto, il peut retourner la tuile mais devra impérativement conserver ce membre d’équipage, qu’il placera alors sur son plateau personnel. 

Lorsque un joueur recrute un marin pour prendre la mer sur son navire, il doit placer la tuile sur la case libre la plus basse de la colonne. C’est important car lorsqu’une colonne est complète, le joueur peut recevoir un bonus. Chaque membre d’équipage dispose d’un pouvoir spécial qui lui est propre. Il peut être à effet immédiat ou en fin de partie. Compléter une colonne déclenche également souvent un effet immédiat qui 

Les tours vont s’enchaîner jusqu’à ce qu’un joueur ait complété 4 colonnes, auquel cas on termine le round avant de passer au décompte final.

Un équipage plein de ressources

Les pouvoirs sont variés et apportent une petite dimension de stratégie, tout en restant accessible aux jeunes joueurs, qui fait que personne ne s’ennuie dans une partie de Captain Flip

Le cartographe par exemple permet de d’acquérir, ou de récupérer à un adversaire, la carte au trésor qui rapporte une pièce en fin de tour au joueur qui la possède. La canonnière rapporte beaucoup de points mais fait perdre instantanément le joueur qui en possède 3 dans son équipage…On peut tenter le diable en en gardant plusieurs et espérer piocher un Singe, qui permet de prendre une pièce de la réserve et surtout de flipper une tuile adjacente sur le plateau!
On a tout au long de la partie une petite dimension de course à la victoire grâce aux tuiles Perroquet qui font immédiatement piocher et jouer une nouvelle tuile au joueur qui la place sur son plateau. 

Chacune des capacités spéciales des marins est expliquée sur une aide de jeu claire et de belle taille. 

Pour renouveler l’expérience de jeu, quatre plateaux différents sont proposés dans la boîte. En variant les situations initiales, le cours de la partie s’en trouve changé. Les colonnes ont des nombres de cases différents et certaines tuiles comme le Cuistot qui scorent en ligne permettent d’obtenir plus ou moins de points selon le plateau. 

Des Pirates tout mignons

Les visuels qui illustrent le jeu, fruits du travail de Jonathan Aucomte. Le jeu arbore des couleurs gaies et est tout de même très ergonomique. Les visuels enfantins indiquent que le jeu est accessible à un jeune public, il n’y a pas tromperie sur la marchandise. 

Les aides de jeu sont très facilement prises en main et on s’en passe assez rapidement. L’iconographie en jeu est très facilement assimilée et devient parfaitement limpide dès la première partie. Le matériel est de qualité, ce qui lui assure longévité au fil des parties, même s’il passe entre les mains de jeunes joueurs qui peuvent être peu précautionneux. A noter tout de même que les plateaux personnels sont un peu fin, mais c’est surement le compromis nécessaire pour en avoir autant dans la boîte et assurer une bonne rejouabilité sans subir la répétition.

 

Conclusion

Captain Flip est un jeu de pose de tuiles pour toute la famille à partir de 8 ans. Ses mécaniques simples mais pas simplistes permettent aux petits comme aux grands de passer un bon moment autour de la table. Avoir le choix entre le recto connu d’une tuile ou le verso mystérieux promet de nombreux rebondissements dans la partie.
Le titre se joue rapidement, si bien que même à 5 on n’attend jamais vraiment longtemps. Les tours s’enchaînent jusqu’à ce qu’un joueur ait complété quatre des cinq colonnes de son plateau personnel.
Les pouvoirs des tuiles apportent non seulement des points à scorer immédiatement ou en fin de partie, mais également quelques effets pour prendre possession de la carte, ou retourner des tuiles déjà placées sur le plateau personnel ou piocher et jouer une nouvelle tuile par exemple. 

Le fait que le jeu soit simple et fluide le rend parfait pour les jeunes joueurs pour passer un bon moment, ce qui est déjà parfait sur l’instant, mais leur permet également de se familiariser avec des mécaniques clefs du jeu de société. Pour toutes ces raisons le jeu a reçu un très bel accueil au FIJ de Cannes cette année, et vous l’aurez compris, on vous le recommande chaudement!

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs De 2 à 5 joueurs
Age conseillé A partir de 8 ans
Durée d’une partie Environ 30 minutes
Auteurs
Paolo Mori et Remo Conzadori
Illustrateurs Jonathan Aucomte
Éditeur Play Punk
Prix : environ 25€ Philibert Playin
L’Atelier des Jeux Ludum

Les liens présents dans le tableau récap sont affiliés chez  Philibert.netPlayinLudum et L’Atelier des jeux . En passant par eux pour vos achats, vous pourrez soutenir le site, en nous permettant d’acheter de nouveaux jeux. Merci à ceux qui le feront !

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