Salut les Prinnies ! A l’occasion de la sortie de la compilation NIS Classics volume 2, Koch Média nous a fait parvenir un exemplaire de la version Nintendo Switch pour vous en proposer un test. La compil’ est également disponible sur PS4, et sur Steam. Arrivée en plein dans ma nouvelle période TRPG, initiée par le très plaisant Donjon de Naheulbeuk et l’amulette du Désordre, cette compilation regroupant Makai Kingdom: Reclaimed and Rebound ainsi que ZHP: Unlosing Ranger vs. Darkdeath Evilman tombe à pique. 

ZHP : Unlosing Ranger vs. Darkdeath Evilman

C’est le premier contact que j’ai eu avec ce jeu, dont je n’avais jamais entendu parler jusqu’à son annonce il y a quelques mois. Le jeu est originellement sorti en 2010 sur PSP et, ayant eu une PSP assez tardivement et le catalogue étant assez impressionnant, avec beaucoup de RPGs un peu obscurs, le titre est complètement passé sous mon radar jusqu’à présent.

Dans ZHP, le monde s’apprête à être détruit par Darkdeath Evilman, avec un nom pareil on s’attend à un démon ultra brutal et… C’est tout à fait ça. Cependant le Super Baby s’interpose et tient bon pour le moment. 

Mais pour résoudre la situation, le Unlosing Ranger, qui n’a par définition jamais perdu une bataille, est dépêché sur place. Peut être un peu trop vite puisqu’en chemin il est percuté par une voiture et meurt. Juste avant de passer l’arme à gauche, il transmet son costume à un passant et lui demande de gérer la situation, lui assurant que tout se passera bien. C’est ce passant que l’on incarne dans le jeu. 

L’histoire amène assez bien le fait que l’on soit un débutant et propose de rattraper son retard en s’entraînant dans Bizaro Earth, un monde parallèle lié au notre dans lequel les actions effectuées ont des conséquences dans notre monde. 

On ne contrôle qu’un seul personnage qui devra arpenter de nombreux donjons (et parfois plusieurs fois) pour mener sa quête à bien. Cependant ça ne sera pas une promenade de santé à chaque fois. Lors de l’exploration de donjons, il faut faire attention aux deux jauges du personnage à savoir l’endurance et les points de vie. L’endurance baissera à chaque pas dans le Donjon (découpé en cases, donc le décompte est assez facile). Une fois épuisée, on grignotera dans la barre de points de vie à la place. De manière assez classique, la barre de points de vie sera affectée par les coups encaissés en combat également. Lorsque la barre de PV atteint 0, le personnage meurt et est expulsé du Donjon. Il perdra ses niveaux mais conservera ses stats.

Pour éviter cela il ne faudra pas négliger sa barre d’endurance et la faire remonter en utilisant des objets de nourriture lors de l’exploration. Une fois l’exploration achevée , le héros gagne de l’expérience et des objets pour repartir plus sereinement dans de nouveaux donjons. Le QG, qui sert de hub à tous les donjons et boutiques du jeu permet de préparer au mieux son personnage.

ZHP est donc un Dungeon crawler et se distingue pas mal des autres titres de la collection et des Disgaea qui sont, je pense, les jeux les plus connus de NIS. De plus, tout le jeu est porté par un humour décalé qui a bien pris chez moi. Les situations absurdes se succèdent et aucune occasion n’est manquée pour faire un trait d’humour. J’ai parcouru le jeu avec grand plaisir et c’est mon coup de cœur de ce volume 2 de la compilation. Il se joue de pas mal de codes du genre et des RPGs en général, comme le montre très bien le tout premier affrontement avec le Darkdeath Evilman.

Makai Kingdom: Reclaimed and Rebound

Deuxième jeu que j’ai lancé dans cette compilation, Makai Kingdom m’a immédiatement rappelé le gameplay de Phantom Brave de NIS Classics Volume 1, et les Disgaea que j’ai pu faire auparavant sur la trame scénaristique. Le titre daté de 2005, année pendant laquelle il est sorti sur PlayStation 2. On y incarne Zetta, un Overlord piégé dans un grimoire magique suite à une « erreur » de sa part. Pour éviter d’être anéanti, il se voit contraint de transférer son âme dans le livre. 

Le système de combat est quasiment identique à celui que l’on trouve dans Phantom Brave, on a un déplacement libre dans l’arène et on voit les portées des différentes attaques sous la forme de zones d’effet. 

Pour venir twister un peu le gameplay très classique, le jeu propose un élément intéressant sur la composition de l’équipe de jeu. L’Overlord que l’on incarne dans ce titre, à bien évidemment de grands pouvoirs, il peut les utiliser pour sceller des esprits dans à peu près tous les objets qui traînent dans le hub. Ainsi il pourra animer une plante, un rocher… chaque élément dispose cependant de caractéristiques à prendre en compte pour optimiser son équipe. Le rocher aura plus de défense et sera donc plus approprié pour créer un attaquant au corps à corps et une herbe aura un bonus en intelligence, idéal pour les prêtres et magiciens. Contrairement à certains jeux dans lesquels on nous impose plus ou moins une équipe, Makai Kingdom se démarque par la grande liberté qu’il laisse au joueur pour créer, équiper et personnaliser les membres de son équipe. 

Certains de ces objets pourront être collectés sur les différents champs de bataille et ramenés au quartier général de l’Overlord pour y recevoir des âmes. Certains de ces objets seront plus puissants que ceux dont on dispose à la base, alors il faudra être vigilant à ne pas les laisser par terre dans les différentes arènes de combat. Ceci dit, il est possible de refaire les niveaux plusieurs fois pour farmer objets et expérience. 

Le titre se laisse volontiers parcourir et le format des Tactical Rpgs de NIS se prête particulièrement bien à tous types de session de jeu, encore plus grâce au format portable de la Switch. Que vous aimiez les longues sessions tactiques devant la télé ou parcourir les missions une à une dans les transports, vous devriez y trouver votre compte. Même s’il s’inscrit beaucoup plus dans la lignée des tactical de NIS, type Disgaea et Phantom Brave

Du neuf avec du vieux?

Au niveau de la technique, on retrouve les mêmes « défauts » que sur les jeux du précédent volume certains sprites et modèles sont un peu baveux et flous. Cela dit, rien de trop dérangeant et c’est probablement la meilleure version pour découvrir ces deux titres. La direction artistique des jeux NIS a, à mon sens, la qualité de traverser les âges sans prendre trop de rides. Le Chara-design est toujours de qualité et on y retrouve évidemment la patte du studio nippon dont la 2D a tendance à mieux vieillir que la 3D. Les environnements sont tout de même un peu vides, mais honnêtement lors des combats on est plus absorbés par la stratégie et le placement des unités que par le décor. 

Les deux jeux sont proposés avec des voix japonaises et anglaises, accompagnées de sous-titres en anglais. Les amateurs de RPGs sont désormais habitués à passer par la langue de Shakespeare pour profiter de certains titres plus confidentiels. Cependant le niveau requis n’est clairement pas très exigeant.

NIS à également son identité musicale avec, pour ces jeux, des titres qui s’inscrivent totalement dans la lignée des BO de Disgaea. (c’est plutôt l’inverse, mais vous avez compris l’idée !) 

Conclusion

Si Makai Kingdom est trouvable en version physique à prix raisonnable, autour d’une trentaine d’euros suivant l’état, je n’ai rien trouvé d’abordable pour ZHP… Ce nouvel opus de la collection NIS Classics à également le mérite de ramener à prix correct (environ 60€) une version boîte pour les collectionneurs. On a alors entre les mains deux bons RPGs qui proposent des histoires intéressantes teintées d’humour.

Comme pour le premier volume, cette version physique s’accompagne de bonus : dans la boîte cartonnée qui contient le jeu on retrouve également un CD avec une sélection de morceaux de L’OST des deux jeux et un artbook. Ce livret à couverture souple de 36 pages compile des visuels des deux jeux. De mon côté je suis assez client de ce genre de compilations de vieux RPGs qui proposent de (re)découvrir des titres sur machines actuelles. 

Rendez-vous dans quelques mois pour la sortie du volume 3 de cette collection avec cette fois ci Rhapsody – A Musical Adventure et La Pucelle Ragnarok  ! 

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