Salut les Prétendants au Trône! Comme vous le savez sûrement, il n’y aura pas de saison de Game of Thrones cette année, et le compteur avant de pouvoir regarder un nouvel épisode ne s’égrène pas rapidement. Si vous avez envie de vous replonger dans l’univers de George R.R. Martin avant l’année prochaine, nous avons la solution pour vous.  Le Trône de Fer – Seconde édition (la première datant de 2011) est un jeu de Christian T. Petersen édité en France par Fantasy Flight Games, pour 3 à 6 joueurs à partir de 14 ans. Les parties oscillent entre 120 et plus probablement 180 minutes, étant grandement tributaires du nombre de joueurs et de leurs capacités de négociation. Est-ce qu’on retrouve dans ce jeu de plateau tout ce qui fait le sel de la licence du Trône de Fer? C’est ce que nous allons voir dans cette critique.

Le contexte du jeu

La trame du jeu prend place à un moment charnière de l’histoire. En effet, le roi Robert Baratheon vient de mourir, le Trône est donc vacant et les grandes familles vont jouer des coudes et de diplomatie pour essayer de poser leurs fesses sur le Trône de Fer tant convoité. On retrouve six grandes familles dans ce jeu : les Baratheon, les Tyrell, les Greyjoy, les Starks, les Lannister et les Martell.

Le matériel pour conquérir Westeros

Le plateau de jeu

Pour coller à la réputation prestigieuse de l’univers de cette licence, il fallait un matériel prestigieux et de qualité. Edge l’a bien compris et propose du contenu en conséquences. Plus de deux kilos de pions, cartes et plateau vous attendent dans la boîte. Le plateau est immense et représente superbement la carte de Westeros. Les cartes en finition toilée sont de très bonne qualité et ornées d’illustrations originales, Edge n’a pas cédé à la facilité et à eu le bon goût de ne pas reprendre des visuels de la série!
Pour symboliser les armées, plus d’une centaine de pions en plastique avec un aspect marbré. Leurs formes sont simples mais rendent le jeu très lisible en partie et cette sobriété évite toute confusion. De nombreux tokens carton viennent compléter le matériel du Trône de Fer.

Pour profiter pleinement du jeu, surtout à 6 joueurs, il faut une grande table. Le plateau prend pas mal de place et chaque joueur à besoin d’espace pour dissimuler ses jetons Influence, ses jetons action derrière son paravent, ainsi que d’étaler quelques cartes.

Cette seconde édition du Trône de Fer – le jeu de plateau contient le jeu de base mais également les premières extensions sorties lors de la première parution. On retrouve donc les ports, les machines de siège et les attaques de Sauvageons.

Les engins de siège

En bref, cette édition apporte son lot de nouveautés, matériel et gameplay, qui améliorent l’expérience de jeu et que l’on se réjouit de trouver de base dans la boîte.

Il est temps de jouer au jeu des Trônes

Les parties se déroulent en 10 tours, peu importe le nombre de joueurs. Pour les parties à moins de 6 joueurs, les participants devront se répartir les maisons parmi un choix restreint. Ils déploient ensuite leurs armées comme indiqué sur leurs écrans de jeu respectifs et c’est là que tout commence.

Le but du jeu est très simple : établir sa suprématie sur Westeros. Pour remporter une partie, il faudra contrôler plus de châteaux ou forteresses que les autres ou, réussir à en conquérir 7. Si un joueur en possède 7 à un quelconque moment du jeu, il remporte immédiatement la partie.

Les tours sont divisés en plusieurs phases. La première va faire évoluer le monde de Westeros et les actions que les joueurs devront réaliser. Il arrivera que dans cette phase une attaque de Sauvageons ait lieu. Pour la contrer, les joueurs devront mettre en commun des jetons influence (la monnaie du jeu). En cas de victoire, les joueurs recevront un bonus en fonction de l’importance de leur mise et en cas de défaite un malus. Mais la mise se fait secrètement et les paroles peuvent ne pas être respectées! C’est ce qui va apporter tout son intérêt au jeu. La négociation et la trahison seront à manipuler habilement.

On a vu une partie dans lesquelles un joueur (le Lannister comme par hasard…) avait volontairement laissé passer une attaque de Sauvageons pour affaiblir un autre joueur et attaquer juste derrière.

Les cartes Sauvageons

Ensuite, vient la phase d’Action. Durant cette phase, les joueurs vont planifier toutes leurs opérations pour le tour à venir. Pour cela, ils vont placer secrètement des jetons Ordre sur le plateau, qui peuvent être des ordres de marche pour déplacer des troupes, des raids, de défense ou de gain d’influence. Une fois que tous les joueurs ont placé leurs ordres, ils sont tous révélés simultanément. En revanche leur résolution se fera au rythme d’1 par tour de joueur. Donc il arrivera fréquemment que les stratégies soient contrées et vous aurez à les réajuster en cours de jeu.

La diplomatie c’est bien, mais ça ne dure qu’un temps.

Pour résoudre les combats, on compare les forces des armées présentes sur la case en question. On y ajoute ou soustrait éventuellement la valeur indiquée sur le pion Ordre d’attaque. Ensuite, chaque joueur impliqué dans le conflit jouera une de ses cartes héros. Point important à prendre en compte pour la stratégie, une carte jouée est placée dans la défausse face visible, vous saurez donc ce que votre adversaire à en main et peut potentiellement jouer. Et lorsqu’on joue sa dernière carte Héros, on récupère toute sa défausse après, vous ne serez donc jamais à court de cartes à jouer, mais devrez gérer l’utilisation de cartes puissantes pour les sortir au bon moment.

Ordres et Influence, le nerf de la guerre

La taille des armées est régie de façon très intelligente. Sur certaines cases du plateau se trouvent des icônes représentant un tonneau. En comptabilisant tous ceux présents sur les cases contrôlées par un même joueur on obtient son niveau de ravitaillement, déterminant le nombre d’armées qu’un joueur peut contrôler.

Cette mécanique évite de se retrouver avec des armées démesurées à gérer et ajoute encore à la stratégie, il faudra jongler entre une expansion territoriale et maintenir une défense correcte. Le gros point positif de ce Trône de Fer est l’absence d’aléatoire lors des combats.  Ici, contrairement à un Risk où l’issue des combats se joue aux dés, ici, seule la stratégie prédomine. Il faudra gérer la taille de ses armées, prendre en compte les Héros pouvant intervenir en combat, les modificateurs des pions Ordre mais aucun aléatoire ne vient perturber le jeu. Il y a certes une part d’incertitude lors de la phase Westeros ou de l’attaque des Sauvageons, mais elle affecte tous les joueurs équitablement.

Une fois ces phases résolues, on nettoie le plateau des unités défaites et on entame un nouveau tour.

Un jeu fidèle à l’ambiance de Game of Thrones?

Ce qui ressort sans nul doute de la série le Trône de Fer, ce sont les intrigues politiques et les trahisons incessantes. Et bien avec cette adaptation cartonnée, on en retrouve tout le sel. Toutes les situations sont propices aux alliances et aux trahisons car évidemment, il n’y a de la place que pour une famille sur le Trône de Fer!

Les parties ne se ressemblent pas et les stratégies sont toujours différentes. La map est immense mais pour les parties à moins de 6 joueurs, certaines zones ne sont pas accessible. Ceci dynamise les parties en provoquant les rencontres et échanges entre les différents joueurs, peu importe leur nombre.

Conclusion :

Le Trône de Fer – Seconde édition est un jeu profond, aux mécaniques très intéressantes et bien huilées. Attention toutefois, la première partie risque d’être un peu longue et la prise en main (pour notre groupe de joueurs) a été un peu compliquée, mais le plaisir que l’on retire des parties du Trône de Fer en vaut largement la chandelle. Les parties sont relativement longues, entre 3 et 4 heures en moyenne. Cela dépend de plusieurs facteurs dont le nombre de joueurs et de leurs phases de négociations les uns envers les autres. D’ailleurs tout dépend des joueurs dans ce jeu, pas de hasard, pas de facteur chance, tout dépend de vos décisions et de celles de vos adversaires, vous ne pourrez jamais vous cacher derrière un mauvais tirage pour justifier votre échec ou votre victoire. Aux amoureux de la stratégie et des coups de poignards dans le dos, vous tenez entre les mains le jeu parfait pour détruire des amitiés. Exigeant mais bien moins compliqué que ce que peut laisser penser le premier tour, ne vous laissez pas effrayer par la débauche de matériel, vous avez devant vous un grand jeu qui a parfaitement illustré la célèbre licence de Georges R.R. Martin et qui lui rend parfaitement honneur.

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs De 3 à 6 joueurs
Durée d’une partie environ 180 minutes, mais souvent un peu plus
Éditeur Fantasy Flight Games
Prix 60 €

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