Salut les Stratèges ! On délaisse quelque temps les jeux de plateaux pour se tourner vers les jeux vidéo. Récemment équipé d’un nouveau PC, je redécouvre toute une myriade de possibilités de jeu avec certains titres qui ne sortaient pas sur consoles ou bien plus tard. C’est le cas avec Quinterra, un jeu de stratégie/RPG/rogue lite. Tombé dans le genre Rogue Lite avec The Binding of Isaac j’ai été séduit par l’aléatoire dans un jeu et j’ai poursuivi avec Slay The Spire (Merci Lynriia). On a eu la chance de pouvoir s’essayer à Quinterra quelques jours avant sa sortie en accès anticipé, pour vous en proposer un test.

Quinterra, développé et édité par Sidereal Studio est disponible sur Steam depuis le 7 avril. Le studio compte utiliser cette période d’accès anticipé pour recueillir les retours des joueurs et continuer d’enrichir le titre. Cependant, en l’état le jeu fonctionne déjà très bien et le contenu est conséquent, mais on y revient un peu plus loin dans cet article.

Le monde de Quinterra est peuplé de 4 races différentes (Les Lycans, les Imps, les Crystalians et les Ethereals), qui cohabitent dans leurs biomes. Le but du jeu va être de mener son héros à travers différentes expéditions dans lesquelles il mènera bataille et parcourra 3 des 5 environnements présents dans le jeu. Le premier biome visité dépendra toujours de la race sélectionnée par le joueur en début de partie. Les deux suivantes seront aléatoires. 


Quinterra n’est pas si paisible que ça

Un peu à la manière de Slay The Spire, on se déplace de point d’intérêt en point d’intérêt. Les combats représentent les lieux les plus fréquents. Ils ne peuvent cependant être faits qu’une fois (une réussite, on a le droit de relancer un combat que l’on aurait perdu). On ne peut donc pas farmer l’xp outre mesure, mais il est possible d’en éviter quelques-uns, chose que je ne recommande pas. En effet, le jeu comporte une dimension RPG qui apporte une progression du héros et de son armée grâce à de l’expérience et de l’équipement. L’expérience gagnée en fin de combat par le joueur victorieux lui permettra d’acquérir de nouveaux talents passifs qui seront autant de précieux alliés pour la suite d e l’aventure. L’équipement quant à lui viendra, de manière totalement classique, modifier les stats de vos unités. Il est possible d’obtenir ces objets dans des caches de trésors ou chez le marchand.

Un des points originaux de Quinterra réside dans le fait que votre armée sera constituée de cartes. On pourra, en passant par l’échoppe ou le port acquérir de nouvelles unités à ajouter à son deck d’armée. 

Les créatures se divisent en deux types : les élites et les minions. Les élites ne pourront être qu’en un seul exemplaire sur le champ de bataille alors qu’il sera possible de déployer jusqu’à deux cartes identiques de minions. De plus, les deux types de cartes ne nécessitent pas les mêmes ressources pour être invoquées : les élites requièrent des points de commandement alors que les minions du mana. Ces ressources sont obtenues à chaque tour automatiquement et il sera possible de construire des installations sur le champ de bataille pour en augmenter la production. 

Le système de combat de Quinterra est relativement profond. Sans noyer le joueur sous une masse colossale de paramètres, il est relativement riche. Chaque carte possède une valeur d’attaque, de points de vie et éventuellement une défense permettant de bloquer quelques dégâts lors d’une attaque. Elles peuvent également avoir des capacités qui se déclencheront sous certaines conditions, rendant ces créatures encore plus redoutables.
Il sera également possible de booster ses bêtes en leur donnant des cristaux récupérés en butin. Ces minéraux vont venir modifier les stats des créatures en ajoutant de l’attaque, de la défense par exemple. Ces modifications peuvent paraître insignifiantes en début de partie, mais le challenge est tel qu’elles peuvent faire la différence sur un combat.

Certaines unités vont avoir des synergies entre elles et profiter d’effets supplémentaires en fonction de leur « famille » si elles jouent avec d’autres cartes du même type. Ainsi en fonction de sa connaissance des cartes, et de ce que la RNG décidera de proposer à l’achat, on pourra créer des armées puissantes.

Avant d’entrer en combat, on a l’indication du niveau de la bataille, pour déterminer dans quel ordre on va faire les affrontements. C’est une donnée à ne pas négliger, le succès de l’expédition peut se jouer la dessus. En cas de défaite, on n’a pas de checkpoint, le jeu est punitif sur cet aspect là.

En début de tour on drafte une tuile de terrain pour y puiser des ressources élémentaires Les éléments ainsi obtenus déterminent non seulement le type de cartes que l’on pourra ajouter à son pool d’unités disponibles. Le joueur va effectuer toutes ses actions, déplacements et combats, pour toutes ses unités avant que l’IA n’en fasse autant. 

Ensuite, on place et déplace ses unités sur la map constituée d’hexagones. Pour terrasser une unité il faudra bien évidemment lui infliger au moins autant de blessures que son nombre de points de vie. Mais contrairement à Magic par exemple, les blessures restent d’un tour sur l’autre. Une 1/1 pourra très bien terminer une 3/8 si cette dernière a déjà subi 7 blessures avant. Il est également possible d’utiliser les capacités de soin de certaines créatures pour faire remonter la vie d’unités mal en point.

Une expédition pleine de missions

Les objectifs de missions sont variés. Il ne s’agit pas tout le temps d’anéantir toutes les forces adverses. Il faudra tantôt éliminer des cibles précises ou contrôler une zone de la map pendant un certain nombre de tours. Personnellement j’ai apprécié la variété des missions, sans quoi le jeu aurait été redondant.

Le jeu propose une gestion de ressources intéressante tout au long de l’expédition. Il faut gérer les points de commandement et de mana lors des affrontements ainsi que les éléments lors du draft ; mais également l’or pour l’achat des unités ainsi que les points de compétence pour les capacités. Un point très intéressant qui n’est malheureusement que simplement implanté dans le jeu pour le moment, c’est la notion de Moral. Dans la version finale du jeu, cette variable devrait influer sur les unités en apportant bonus ou malus en fonction de la jauge. Je vais suivre l’avancée du projet pour voir quelles nouvelles fonctionnalités et ajustements l’équipe de Sidereal Studio va ajouter.

Le jeu est exclusivement en anglais pour le moment et nous n’avons pas eu d’information sur d’éventuelles traductions. Cependant, le niveau d’anglais demandé n’est pas très élevé pour pouvoir profiter pleinement du titre. Attention toutefois à être bien attentif au tutoriel (qu’on recommande vivement de ne pas esquiver) pour ne pas être perdu dans les premiers affrontements et apprécier le jeu à fond.

Un univers coloré et dépaysant

Visuellement parlant, Quinterra est coloré, et détaillé. Les différents biomes ont leurs identités propres et on voyage vraiment en les parcourant. Les cartes disposent de très jolies illustrations et surtout l’ensemble du jeu est très lisible et ergonomique. Le premier combat est forcément un peu brouillon le temps d’appréhender comme il faut les mécaniques, mais au final on se rend compte que tout est bien pensé et fluide. 

Conclusion

Bien qu’en accès anticipé cette version est déjà très complète. Elle contient 100 unités jouables et 200 objets. Le challenge est relevé et il est intéressant de parcourir plusieurs expéditions pour découvrir tous les boss et possibilités de combat. Je n’ai pas rencontré de bugs impactant au cours de mes parties, le jeu semble suffisamment stable pour ne pas gâcher l’expérience aux joueurs. Proposé au prix de 12.49€ (avec une promo de 15% pendant quelques heures encore), Quinterra est un titre que l’on vous recommande chaudement.
Si vous êtes amateurs de stratégie avec un défi intéressant à relever, de fantasy et de jeux de cartes, vous devriez trouver votre bonheur. 

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