Salut les cartomanciens ! Pour cette chronique de Slay The Spire, on a fait appel à Thomas, un ami, qui a rédigé ce test avec amour. Voici son ressenti sur le jeu.

Après un accès anticipé d’un an sur Steam et une sortie en janvier 2019 sur PC, Slay The Spire est enfin disponible sur Nintendo Switch, PlayStation 4 et Xbox One. Le jeu débarque en version dématérialisée, mais surtout physique grâce à Just For Games. Sur le papier, le titre de Mega Crit nous propose de combiner astucieusement le deck building et quelques mécaniques issues du rogue-like. Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, le deck building est un type de jeu dans lequel chaque joueur se crée une pioche au fil des tours. Le rogue-likte quant à lui est un terme qui permet de définir les jeux dans lesquels chaque défaite est définitive. Novice dans les deux genres, c’est donc avec mon oeil émerveillé que j’ai pu découvrir la version Switch du jeu événement. 

Une prise en main simple, une maîtrise ardue

Le concept de Slay The Spire est assez simple. Vous choisissez un héros parmi les trois proposés, puis vous tentez d’arriver le plus loin possible à travers trois niveaux générés aléatoirement. Au fil de votre progression, vous serez amenés à affronter tout un tas d’ennemis, mais devrez également faire face à des choix cornéliens qui influeront grandement sur l’issue de votre partie. 

De braves héros à l’assaut du donjon

Mais avant de rentrer un peu plus dans le détail d’une partie, il est intéressant de s’attarder sur les personnages que vous pourrez incarner. Au nombre de trois donc, ceux-ci offrent une diversité tactique qui fait qu’aucune partie ne sera identique.

L’homme de fer

Le premier héros que le jeu nous oblige à incarner propose une approche assez basique du combat, puisqu’il faudra simplement frapper et se défendre sans pour autant avoir recours à des pouvoirs spécifiques. Il a l’avantage de démarrer chaque partie avec une relique qui lui octroie une régénération des six points de vie à chaque fin de combat.

La Silencieuse

Elle se débloquera après votre première partie est plutôt axée sur la gestion du poison, il faudra alors faire des choix entre l’attaque pure et dure et la prévention sur le long terme en infligeant des dégâts qui se déclencheront à chaque tour. Cette combattante à également un avantage qui lui permet de sélectionner deux cartes supplémentaires au début de chaque combat.

le Défectueux

C’est le personnage plus complexe à appréhender puisqu’il propose un système d’orbes qui permettent d’infliger des dégâts ou bien de se régénérer à leur utilisation. Ce dernier a, comme les deux autres, son petit bonus qui lui permet de canaliser une orbe au début de chaque combat pour l’utiliser ensuite au cours du tour.

Les mécaniques

Pour en revenir aux mécaniques de jeu, celles-ci sont relativement simples à appréhender. Une fois le héros choisi, une carte est générée aléatoirement avec plusieurs chemins tracés. Vous aurez alors la possibilité de prendre celui qui vous inspire le plus, puis grimper jusqu’au boss final en passant par différents types de niveaux. Les plus courants seront les ennemis simples qui pourront vous tomber dessus seuls ou à plusieurs, mais vous pourrez également tomber sur des combattants d’élite qui vous donneront un peu plus de fil à retordre, des marchands qui vous proposeront de nouvelles cartes à ajouter à votre deck ou des artefacts pour améliorer vos performances, des feux de camp pour vous reposer ou améliorer vos cartes et enfin des coffres dont l’effet sera soit bénéfique soit néfaste à votre progression. Le boss de la carte atteint, il faudra redoubler d’effort puisque ceux-ci proposent un challenge particulièrement corsé. 

Ready ? Fight !

Il est désormais temps de passer à ce qui nous intéresse le plus : les combats. Ceux-ci utilisent les mécaniques du tour par tour. A chaque tour, un quota d’énergie vous sera attribué, que vous pourrez dépenser pour utiliser les cartes de votre main. Par défaut, trois unités d’énergie vous seront attribués mais des cartes de votre main et des artefacts trouvés au préalable pourront influer sur ce montant. Le prix des cartes varie selon l’impact de celles-ci sur la partie, allant de 0 à 3 unités d’énergie, mais il sera parfois possible de tomber sur des reliques ou cartes réduisant ce montant pour l’ensemble de la partie ou bien simplement durant un combat.

Bien que compliqués passé  un certain stade, les combats restent cependant bien équilibrés grâce à la grande variété de cartes qui permet d’élaborer des stratégies propres à chaque type d’ennemis. Vous pourrez également compter sur certains artefacts qui accordent parfois des petits bonus défensifs ou offensifs et quelques objets qui malheureusement ne sont pas stockables à volonté. Il faudra en effet faire le tri assez régulièrement dans votre inventaire puisque seuls trois compartiments sont disponibles. Avantage non négligeable, l’action à venir de chaque ennemi est clairement affichée au dessus de celui-ci, réduisant la part de chance à votre seule pioche qui pourra ne vous être d’aucun secours dans certains cas. Ainsi, si un ennemi compte attaquer on sait d’avance le nombre de points de vie que l’on perdra et il sera ainsi possible de se protéger en conséquence ou de voir venir la mort lentement … 

A la fin de chaque combat, vous aurez le droit de récupérer un petit pécule qui vous servira à acheter de nouvelles cartes et objets chez le marchand, quelques objets et enfin l’opportunité vous sera laissée de choisir une carte parmi trois proposées. Celle-ci sera alors ajoutée à votre pioche pour le reste de l’aventure. Dans le cas d’un échec, votre partie prendra fin et il faudra tout recommencer. 

Une réalisation sobre, mais recherchée

Bien qu’il ne soit pas un monstre technique, je trouve au jeu un certain charme. Tout paraît simple en apparence mais lorsque l’on regarde un peu plus en détail on se rend compte qu’un travail remarquable a été fait sur le graphisme des cartes. Les animations des combats peuvent paraître assez sommaires mais elles permettent une action rapide sans fioritures, on se concentre uniquement sur nos cartes et sur les informations distillées un peu partout sur l’écran. Celui-ci regorge d’ailleurs d’informations sans pour autant nous noyer sous des éléments inutiles. On accède en un clin d’oeil à nos reliques et nos objets, nos points de vie ainsi qu’à notre pioche et notre main. C’est ce qui permet de ne jamais nous ennuyer puisqu’une telle simplicité permet d’enchaîner les actions sans perte de temps.

Sur PC, tout se faisait à l’aide de la souris ce qui rendait l’action fluide et rapide. Le portage sur Nintendo Switch n’a pas à rougir puisqu’en mode portable toutes les actions sont réalisables à l’aide de l’écran tactile, mais je ne trouve pas vraiment cela ergonomique de tenir la console d’une main et de tapoter du bout des doigts de l’autre. On délaissera finalement vite cette fonctionnalité pour tout faire au stick et aux boutons en portable comme en mode docké sur la télévision. 

De quoi passer l’hiver 

A première vue, le contenu de Slay The Spire peut paraître un peu chiche. Lorsque vous commencerez votre aventure, seul le mode de jeu classique sera disponible puis à l’issue de votre première partie le mode “défi quotidien” se débloquera. Comme son nom l’indique, celui-ci vous proposera chaque jour un défi avec des modificateurs aléatoires pouvant vous aider comme vous tirer vers le bas. Par exemple, vous aurez parfois la possibilité de constituer votre deck en choisissant vous même les cartes parmi une sélection, ou bien bénéficier de bonus comme le fait que les ennemis ne laissent plus tomber des cartes à la fin des combats mais des reliques, mais aussi de tomber sur des contraintes comme le fait que les ennemis peuvent démarrer avec des points de force ou tout autre avantage tactique. 

Enfin, le dernier et à mon sens le moins intéressant des modes de jeu est le mode personnalisé. Vous aurez ainsi la possibilité de créer la partie de vos rêves, en définissant tout un tas d’options qui influeront sur la partie. Vous devez d’abord sélectionner un héros, puis définir le type d’ascension que vous voulez effectuer (chaque niveau ayant un modificateur qui lui est propre, comme le fait de débuter avec des PV en moins, des boss infligeant plus de dégâts …), puis vient le moment de choisir tous les modificateurs que vous voulez ajouter à votre partie. La liste est longue comme le bras et permettra de créer des parties très simples comme des beaucoup plus compliquées. Bien que complet, ce mode de jeu est pour moi le moins intéressant puisqu’il devient moins aléatoire que le mode classique et le défi quotidien.

Conclusion

Que dire de plus si ce n’est que la version Nintendo Switch est tout aussi géniale que la version originale sortie sur PC. On retrouve le plaisir de jeu immédiat et la difficulté ne rebute jamais le joueur grâce à une rejouabilité rapide qui propose constamment des parties différentes. Le seul soucis que l’on pourrait noter est le fait que le jeu soit si addictif et qu’une seule partie n’est jamais suffisante pour être comblé. 

Article rédigé par Thomas, merci à lui pour ce test!

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