Salut les duellistes ! On vous parlait dans notre premier article Retour de PEL 2019, du stand de Kolossal Games, avec notre très bonne première impression sur Terrors of London mais également de notre regret de ne pas avoir pu essayer Omen, juste à côté.

Kolossal Games nous a aidé à réparer ça et nous a fait parvenir une boîte de Omen – A Reign of War. Après de nombreuses parties, voici nos retours sur ce titre de John Clowdus illustré par Sandro Rybak, JJ Ariosa, Mike Riiven et Justin Hernandez.

Attention, Omen n’est pas encore sorti en français, certains termes employés dans la suite de cette petite chronique ne sont pas “officiels” et varieront sûrement lors de la sortie française du jeu. Il y aura un petit peu plus de règles que d’habitude dans cet article, mais c’est pour que vous puissiez vous faire une idée plus précise du jeu, en vue de sa future sortie en français.

Omen – A Reign of War est un jeu d’affrontement pour deux joueurs, au niveau du matériel on retrouve donc : Deux sets de cartes Feat (Exploit), un deck de 66 cartes Créatures, un plateau central et 12 tuiles Ville, ainsi que de nombreux jetons Monnaie, Colossal, et Enragé. L’ensemble du matériel est de très bonne qualité, les punchs sont épais, les cartes bien rigides mais sans finition toilée. A mon avis, un sleevage est nécessaire pour les préserver, elles sont manipulées très souvent au cours des parties. 

On apprécie le plateau central dépliant car, même s’il n’est pas indispensable, il apporte un vrai plus au niveau organisation et aspect général du jeu.

Entrez dans la légende

En tant que fils de Zeus, vous êtes sur le point de conquérir toute la Grèce, mais pas sans la bénédiction des dieux. Pour déterminer qui gouvernera le domaine de l’homme, les dieux ont mis au point un concours et prêté leurs forces les plus puissantes à la cause: piller et raser trois villes.
À la fin du carnage, un seul frère sera victorieux, tandis que l’autre s’affaiblira dans l’antiquité en tant que nouveau demi-dieu engendré par Zeus.

C’est le moment de régler ses comptes

La mise en place est rapide, on déplie le plateau et on y pose un pile de tuiles Ville sur chacun des emplacements, un marqueur Peacefull (Paisible) dessus. D’un côté le deck de cartes Créatures, de l’autre les jetons. Chaque joueur prend un paquet de cartes Exploit qu’il place face visible de son côté. Ils constitueront des objectifs à atteindre en cours de partie et sont identiques pour les deux joueurs. Chacun prend 4 cartes et 4 pièces de monnaie et vous êtes prêts à vous lancer dans cette lutte fratricide. Le vainqueur sera celui qui parviendra à amasser le plus de points de victoire en remportant des batailles sur les villes ou en atteignant les objectifs de Feats (Exploits).

Les tours sont divisés en plusieurs phases qui doivent être toutes résolues avant que le joueurs suivant ne prenne la main. Ca m’a fait peur au début de voir qu’il y avait 7 phases, mais on n’a pas forcément d’actions à faire dans toutes et l’enchaînement des tours de jeu est fluide, même au cours de la première partie.

Dans sa première phase de jeu, le joueur actif dispose de quatre actions pour prendre des cartes ou des pièces de Monnaie, il les organise comme il le souhaite. On peut donc prendre 3 cartes et une pièce, ou inversement, équilibrer ou dépenser toutes ses actions dans le même choix. S’il fait ainsi, il aura un bonus d’une carte ou pièce. Cette phase est très importante car on défini sa main et ses possibilités d’action pour le reste du tour. 

Bonnes défenses et grosses attaques

Ensuite, on pourra déployer des créatures. Contrairement à Keyforge par exemple où l’on pose tout devant soi, dans Omen on place ses unités en face d’une ville que l’on souhaite attaquer ou défendre. Les unités ont un coût en or dont on doit s’acquitter pour les lancer. D’où l’intérêt de gérer sa fortune en début de tour. Les villes ne peuvent être assaillies que par 5 créatures de chaque camp au maximum, mais certaines sont dotées du trait Colossal et comptent pour 2. Il est important de gérer l’organisation de ses unités pour répartir les forces en défense ou alors tenter de remporter un bataille en misant tout sur une cité.

Les affrontements se résoudront dans les villes déchirées par la guerre (Wartorn). Si dans votre phase d’attaque un adversaire a 3 créatures ou plus, on retourne le jeton Paisible sur sa face Déchirée par la Guerre. A ce moment là, on compare le total des forces des créatures de chaque camp, le plus élevé remporte la bataille. Il prend alors une tuile Ville de la pile et retire toutes ses créatures placées devant la ville, sauf une de son choix. Le joueur ayant perdu cette bataille laisse deux de ses créatures en place et défausse les autres. Cette mécanique est bien pensée et rééquilibre le jeu après un affrontement. Si un joueur a rushé une ville en mettant toutes ses bêtes au même endroit pour s’en assurer la prise, il repart avec un désavantage potentiel sur la bataille suivante sur la même ville. Ce qui permet à l’autre camp de se réorganiser. 

Choix crucial pour la suite

Les tuiles Cité rapporteront 2 points en fin de partie si vous n’utilisez pas leur pouvoir, ou 1 point si vous vous en servez. C’est un calcul à faire car leurs capacités sont assez intéressantes et peuvent faire plier un tour ou la partie en votre faveur.

Les créatures peuvent avoir des effets d’arrivée en jeu ou lorsqu’elles sont défaussées comme les créatures colossales. Outre la force brute de ces unités, leurs pouvoirs peuvent faire la différence dans une partie, encore plus lorsqu’ils sont combinés. Pour cela, les soldats sont mes préférés. J’ai pu booster mes unités en attaque en un tour sur deux villes et récupérer ainsi 4 points de Victoire grâce aux batailles, ainsi que 2 pour la carte Feat d’Athéna qui requiert un soldat dans chaque ville.
Certaines unités comme les Oracles ont des capacités qui se déclenchent durant une phase spécifique. Leurs pouvoirs sont assez originaux mais non moins puissants. En révélant des cartes de la pioche, sous certaines conditions vous pourrez piocher des cartes ou récupérer des pièces.

En fin de tour, on a la phase d’offrandes qui permet de défausser une carte pour piocher ou récupérer des pièces en fonction de la valeur d’offrande de la carte. Une créature n’est jamais inutile et on peut commencer à planifier son tour suivant.

Toutes les bonnes choses ont une fin

La fin de partie est déclenchée lorsqu’un joueur a accompli cinq de ses six Exploits ou quand au moins deux piles de tuiles Cité sont épuisées. 

Avec des façons de scorer sur les objectifs ou la guerre, Omen – A Reign of War se révèle stratégique. Si l’adversaire commence à engranger dangereusement des points de victoire en batailles, on peut espérer le prendre de court en rushant les objectifs, ou mixer les deux pour le devancer… Il n’y a pas une seule façon de gagner dans Omen, et on aime beaucoup. On tente des choses, on adapte les stratégies en cours de partie ou on en change radicalement, les parties se suivent mais ne se ressemblent pas. 

La durée des parties est évidemment dépendante du temps de réflexion que vous prendrez durant les tours. En général, nos parties s’approchaient de l’heure de jeu, mais on prenait notre temps.

Beautés antiques

Visuellement parlant, Younz et moi sommes assez fans de l’univers du jeu. Les unités sont nombreuses et variées, certaines bêtes sont vraiment impressionnantes et certains personnages féminins tout simplements divins. Sandro Rybak, JJ Ariosa, Mike Riiven et Justin Hernandez ont fait un excellent travail, l’ensemble de l’iconographie est claire et parfaitement raccord avec le thème, ce qui en fait un jeu élégant et cohérent.

L’avenir d’Omen

Omen – A reign of War n’est pas disponible en français pour le moment, mais les règles et le texte des cartes sont assez simples et permettent de jouer sans soucis. Cependant, si vous êtes complètement hermétiques aux jeux dans la langue de Shakespeare, rassurez-vous vous devriez tout de même pouvoir jouer à Omen. Le 5 septembre prochain, Kolossal Games lancera une campagne Kickstarter pour un nouveau jeu qui viendra enrichir l’univers d’Omen, intitulé Omen – Heir to the Dunes. Ce nouvel opus sera un stand alone qui pourra également être combiné avec le jeu de base pour plus de possibilités. L’univers du jeu sera thématisé sur l’Egypte ancienne et l’illustration de couverture nous met déjà l’eau à la bouche. A l’occasion de ce financement participatif, une version française de Omen – A Reign of War sera proposée!

Conclusion

Le jeu de cartes Omen – A reign of War propose aux joueurs de se livrer des duels sans merci pour le contrôle de cités ou la réalisation d’objectifs. Il faudra user de stratégie et utiliser au mieux les capacités de ses cartes pour sortir victorieux d’une partie d’Omen

Les batailles sont au coeur du jeu, pouvant déclencher la fin de partie ou compléter des objectifs, il faudra être vigilant sur tous les fronts. En cours de partie, les situations changent rapidement et les stratégies doivent s’adapter tout aussi vite. On a beaucoup apprécié la profusion de combinaisons et la très grande rejouabilité qui en découle. Omen – A reign of War propose des parties intenses et intéressantes, avec sa mise en place rapide et une durée raisonnable, il a rapidement trouvé sa place dans la panthéon de nos jeux de cartes.

 

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs 2 joueurs
Durée d’une partie environ 45 – 60 minutes
Editeur Kolossal Games
Prix environ 25 €

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