Salut les pirates! Après un long moment sans JRPG, je me suis replongé dans le genre avec Soul Hackers 2, sorti le 26 août 2022. Le titre édité et développé par Atlus est distribué par Plaion (anciennement Koch Media) en France, qui nous en a fait parvenir une copie de test pour ps4. A noter que le titre est également disponible sur PlayStation 5 (également via une mise a jour à partir du disque PS4), Xbox One, Xbox Series et PC. Le jeu s’inscrit dans la série tentaculaire des Shin Megami Tensei (SMT) et plus particulièrement dans celle des Devil Summoners.
La série des SMT ne vous est sans doute pas inconnue, probablement grâce à ses spin off Persona ou les opus Switch qui sont sortis récemment.

Bien que s’inscrivant dans la série des Devil Summoners, le jeu est parfaitement indépendant et il n’y a nul besoin d’avoir fait les précédents opus pour profiter du jeu, c’est d’ailleurs mon cas.

C’est presque Minority Report

Comme d’habitude, ce test ne spoilera pas l’histoire, mais il faut tout de même introduire l’histoire et me contenterai des informations contenues dans les premiers dialogues.
L’intrigue du jeu prend place au Japon, au XXIe siècle alors que l’humanité à connu un essor fantastique en terme de technologie avant de stagner drastiquement. Dans ce contexte existe Aion, une entité numérique toute puissante qui est en recherche perpétuelle de connaissances. Ses paramètres lui ont permis de calculer que deux événements à venir pourraient entraîner la fin de l’humanité. Bien que cette entité ne soit pas particulièrement philanthrope, la disparition des humains l’empêcherait de poursuivre son but de récolte de savoirs.

Pour enquêter sur les événements et tenter d’enrayer la fin du monde, Aion va créer deux agents (Ringo et Figue) qu’il envoie collecter des renseignements et protéger les deux cibles potentielles d’assassinats : Arrow et Ichiro Onda. Lorsque les deux agents arrivent sur place, les cibles ont été exécutées. Pour collecter des informations et tenter de mener sa mission à bien, Ringo va utiliser ses pouvoirs pour pirater l’esprit d’Arrow et le ramener à la vie. Au cours de son périple, Ringo sera amenée à explorer la psyché de ses camarades pour recoller les pièces du puzzle qu’elle doit résoudre.

Donjons et Démons

L’aventure se découpe en différentes phases durant lesquelles le joueur sera amené à parcourir divers environnements pour collecter des informations, contracter des quêtes pour aider la population locale, obtenir des récompenses et explorer des donjons.

Dans la partie exploration de donjons, on évolue dans un espace défini dans lequel on croisera de nombreuses créatures. L’apparence de la créature en exploration ne reflète pas celle des créatures que l’on affrontera, le skin générique ne dévoile pas d’informations sur la teneur du combat, il faut donc être paré à toute éventualité en permanence. Seule la couleur des silhouettes donne des informations sur le niveau des créatures. En rouge, elles sont du même niveau que vous, en noir elles sont plus coriaces et en doré il s’agit d’ennemis spéciaux. J’en profite pour aborder un point qui m’a un peu gêné lors de l’exploration des donjons : la caméra. Je l’ai trouvée beaucoup trop proche du personnage, sans pouvoir en ajuster la distance. Dans quelques couloirs, ça se révèle être assez inconfortable, sans gâcher l’expérience de jeu non plus. 

Le menu de combat est très inspiré de celui de Persona 5, tout en l’adaptant au skin Cyberpunk global du jeu. Atlus ayant réalisé un menu et système de jeu quasiment parfait avec celui de Persona 5, ils auraient eu tort de se priver de le réutiliser ici. Les menus contextuels des actions sont attribués aux boutons ☐XΔO. On pourra ainsi se protéger, attaquer, fuir, utiliser des objets ou assister un autre personnage. Les affrontements se font au tour par tour.
Le menu attaque propose une attaque physique standard et des attaques magiques en fonction du démon équipé par le personnage actif.

La série des Shin Megami Tensei met l’accent sur la collection de démons qui font partie intégrante de l’équipement des personnages jouables. Les démons équipés gagneront de l’expérience en même temps que le personnage auquel ils sont rattachés. En montant de niveaux, ils pourront utiliser de nouvelles techniques d’attaque ou de soutien. D’ailleurs, lorsqu’ils atteignent leur niveau max, il vous offrent un cadeau.

Il existe différents éléments d’attaque dans le jeu (feu, eau, poison, physique…) et les ennemis y seront plus ou moins sensibles, mais parfois totalement résistants également. Pour connaître les faiblesses et résistances des ennemis, il faudra tester toutes les possibilités. Cependant, une fois identifiés, les points faibles des créatures sont enregistrés et affichés en passant le curseur dessus en combat. Dans le menu d’attaque, on voit même, lors du choix des attaques, si un adversaire y sera sensible ou non. 

En fonction des points faibles touchés pendant les tours des joueurs, on incrémente un compteur de Combos en haut à droite de l’écran. Une fois que tous les personnages ont effectué leurs actions, Ringo lancera une nouvelle attaque impliquant les démons ayant touché des faiblesses. On retrouve quelque chose inspiré des All-out attacks de Persona 5 mais twisté. 

Une exploration agréable

Globalement le jeu propose de très bonnes idées qui ajoutent à l’ergonomie du titre. On est amenés à arpenter de nombreux donjons au cours du jeu et à effectuer de nombreux affrontements. Pour rendre ces phases de jeu le plus agréable possible, Soul Hackers 2 a intégré plusieurs fonctionnalités très bien pensées.

En chargeant une sauvegarde, on a un petit résumé de la quête en cours / progression dans l’histoire, un peu comme ce qu’on trouvait dans The Witcher 3. C’est hyper pratique, surtout si les sessions de jeu sont espacées de quelques jours.
Il est possible de mettre le combat en automatique. Les personnages enchaînent alors les attaques physiques de base, et il est possible de reprendre la main à tout moment. C’est assez pratique sur des affrontements de bas niveau avec des créatures peu puissantes. Le combat se déroule en accéléré, on gagne du temps sur des affrontements assez peu exigeants niveau tactique, ce qui est très bien. On peut également passer l’animation de l’attaque Combo de Ringo, car même si elle est sympa et fait de l’effet en jeu, au bout d’un moment on apprécie de gagner les 5 secondes d’animations quelques fois par combat.
Lors de l’exploration de donjons, les démons équipés partent en éclaireurs et seront postés à différents endroits du donjon. En, leur parlant on obtient des récompenses, et parfois de nouveaux démons proposent de se joindre à l’équipe moyennant un petit dédommagement (en PV pour leur prouver sa loyauté, en argent parce qu’ils sont cupides…)

En revanche pour se promener sur la carte de la ville c’est une vraie plaie. Lorsqu’on affiche le menu carte, il n’y a pas de bouton pour en sortir. Il faut donc sélectionner un lieu pour s’y rendre et, même si on choisit le lieu sur lequel on est déjà, on a un chargement… C’est assez étonnant de voir que le jeu propose plusieurs bonnes astuces pour gagner du temps et rendre l’expérience de jeu la plus agréable possible et qu’un simple bouton “retour” est manquant. Ça ne gâche pas les sessions de jeu mais c’est quelque peu gênant. 

Un univers crédible et captivant

Esthétiquement parlant j’adhère vraiment à la proposition de Soul Hackers 2. Le jeu propose un très bel univers dépeint en cell shading. Le chara design est également très efficace et bien mis en avant lors des situations de dialogue avec des marchands ou autres intervenants. La vision du Tokyo futuriste est intéressante, à mi-chemin entre tradition et science-fiction. On a des devantures de magasins très colorées avec une identité forte. On a également plein de petits clins d’œil à des œuvres de la pop culture qui font sourire en jeu, sans que ce soit trop appuyé ni trop poussif.

En parcourant les donjons on explore des environnements variés et marqués alternants entre paysages urbains ou numériques bien pensés. L’univers du jeu est souligné par une bande son électro/synthwave qui fonctionne très bien.

En ce qui concerne les langues, le jeu est doublé en japonais et anglais mais dispose de sous-titres français, les meilleures conditions pour profiter sereinement du jeu. Toujours dans cette optique d’accessibilité, il existe trois niveaux de difficulté pour que chacun y trouve son compte, que l’on soit amateur de défi ou que l’on veuille simplement profiter du scénario.

Le mot de la fin

Soul hackers 2 est un JRPG très complet à l’histoire captivante qui entraîne le joueur dans les méandres d’un Tokyo futuriste plein de surprises. Le côté collection de démons fonctionne toujours autant et c’est un plaisir de retrouver des visages connus lorsqu’on a fait d’autres jeux de la série. D’ailleurs, les fans de la série SMT seront complètement en terrain connu. Le système de combat est efficace et intéressant, bien qu’inspiré de celui des autres titres du studio. Soul Hackers 2 pioche dans divers jeux Atlus pour proposer une synthèse maîtrisée, bien qu’assez peu innovante au final, mais qui devrait ravir les novices comme les joueurs confirmés.

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