Salut les Alchilmistes! Atelier Lulua – The Scion of Arland sort le 24 mai prochain, c’est le vingtième jeu principal de la série des Atelier. Edité par Gust et Koei Tecmo, ce RPG japonais est distribué en Europe par Koch Media, grâce à qui nous avons pu avoir un code pour vous proposer ce test, et nous les en remercions. Le jeu sera disponible sur PC, PS4 et Switch. Entrons dans le monde coloré d’Arland, avec cet Atelier Lulua – The Scion of Arland.

Pour les novices de la série, Atelier est un jeu de rôle japonais qui met l’alchimie au centre de son gameplay. On suit dans ces jeux les aventures d’une jeune alchimiste qui va parcourir le monde pour progresser et maîtriser sa discipline.

Atelier Lulua ne fait pas exception. On y rencontre la jeune Lulua, fille de Rorona (que l’on a pu jouer dans Atelier Rorona sur PS3 entre autres et que l’on aperçoit en arrière plan sur la jaquette). Un beau jour, un jeune garçon vient frapper à la porte de son atelier, en cherchant Rorona pour une quête. Sa mère n’étant pas présente, c’est Lulua qui répond. La jeune apprentie alchimiste n’est pas encore très expérimentée et accepte la requête pour ne pas entacher la réputation familiale.

Elle se lance alors à l’aventure pour tenter d’apprendre à synthétiser l’élément demandé par Aurel, le jeune homme. Alors qu’elle peine à savoir comment s’en sortir et si elle parviendra à maintenir la réputation de sa famille dans le domaine, un mystérieux livre tombe littéralement du ciel entre ses main.

Lulua est la seule capable de lire dans cet ouvrage, il apparaît blanc aux autres personnages du jeu, qui ne comprennent pas comment ce livre peut aider la jeune alchimiste.

Le grand départ

Le gameplay d’Atelier Lulua est assez complet et intéressant. On peut y distinguer plusieurs “phases”différentes.

Dans les phases d’exploration, vous pourrez collecter différents matériaux dans des zones fermées dans lesquelles vous pourrez vous promener librement. C’est un des points essentiels du jeu, il vous faudra de nombreux matériaux pour réaliser les recettes d’alchimie et progresser dans le jeu. L’accès à certaines zones sera dépendant d’accessoires que vous devrez crafter alchimiquement, pour débloquer certains passages.

L’ergonomie générale du titre est excellente, tout est allégé pour retirer les phases laborieuses. Les déplacements sont optimums : on peut à tout moment sélectionner le lieu de la ville dans lequel on souhaite aller ou se rendre sur la carte du monde. Les allés retours pénibles ne sont qu’un mauvais souvenir! De plus je trouve la map très agréable visuellement.

L’alchimie

Elle est au coeur du jeu et, comme dans tous ceux de la série Atelier, vous permettra de synthétiser différents objets dont vous aurez besoin pour avancer dans les quêtes principales et annexes.
On est clairement dans un jeu où le scénario est un prétexte et les quêtes type Fedex au possible, mais le plaisir est ailleurs. On vous demandera souvent d’éliminer X monstres d’un type donné ou bien de ramener un nombre donné de ressources, en échange vous obtiendrez quelques piécettes, recettes ou ingrédients.
Ces quêtes secondaires ne sont pas à négliger car les livres de recettes alchimiques sont assez chers, mais riches d’enseignements. Les recettes débloquées permettent d’avancer un peu plus sereinement dans le jeu.

Pour synthétiser les objets, vous aurez besoin de matériaux, classique, mais ces derniers auront des qualités variables, dont dépendra celle de l’objet réalisé. En sélectionnant vos composant vous aurez un produit fini de bonne qualité et plus efficace. D’ailleurs, certaines quêtes secondaires offrent des récompenses plus élevées en fonction de la qualité des objets rapportés.

L’Alchemyriddle

Je vous parlais un peu plus tôt du livre mystérieux, l’Alchemyriddle, c’est lui qui vous guidera tout au long de votre aventure. Seule Lulua peut lire ce qui y est inscrit, mais les pages ne lui apparaissent pas clairement pour autant. Elles seront à déchiffrer, une fois rendues explicites, la quête principale progressera, dévoilant ainsi l’histoire dAtelier Lulua. Pour déchiffrer ces pages, vous devrez vous rendre dans certains lieux, récolter des ingrédients ou interroger différents PNJs. Comme pour les quêtes, vous aurez des chapitres obligatoires qui feront avancer l’histoire et d’autres facultatifs qui vous octroieront des récompenses.


J’aime beaucoup cette narration évolutive, on progresse sans grand mal dans Atelier Lulua, d’ailleurs, trois difficultés sont proposées (facile, normale et hard) pour faire le jeu, mais l’exploration est récompensée.

Les combats dans Atelier Lulua

En ce qui concerne les combats, ils ne sont pas en reste également. Ils se déroulent au tour par tour et vous contrôlerez 3 personnages d’une équipe de 5. Les deux autres seront des soutiens dont les actions se déclencheront sous certaines conditions. Par exemple, dans la capture d’écran qui suit, effectuer l’action Little Vice de Lulua entraînera l’attaque de Double Ring de Piana dans la foulée, pour occasionner plus de dégâts. Les soutiens ne sont pas à négliger dans les gros combats, ils permettent souvent de tirer son épingle du jeu.

Un système sympathique d’interruptions est également présent. Le petit pré-requis est d’avoir équipé un alchimiste avec un objet dans l’emplacement dédié, avant de partir en mission. En combat, la jauge d’interruption se remplira, une fois complétée vous pourrez utiliser l’objet en appuyant sur R1 et la touche correspondant au portrait de l’alchimiste. Ces interruptions pourront être très utiles pour lancer un soin par exemple.
On a ensuite une progression classique des personnages avec gain d’expérience et techniques qui se débloquent au fil des niveaux.

L’univers d’Arland

Une autre constante des Atelier c’est la qualité de leur production. Le moteur utilisé par Gust pour le rendu est sans cesse amélioré et donne aux jeux leur patte très anime et colorée. On n’est certes pas sur des productions type Horizon, mais dans son style c’est très bon.
Tout est mignon dans Atelier Lulua. Les villages sont paisibles, les environnements jolis et baignés dans une lumière agréable. Les “monstres” sont aussi menaçants que les gentils Pokémons mais c’est pas grave, Atelier Lulua est un jeu frai et léger.

Le chara design est également soigné, les personnages sont agréables, leurs costumes pleins de détails. On retrouve des personnages des anciens opus au fil de nos aventures, les amateurs de la licence ne seront pas perdus et y verront plein de clins d’œil. Petite précision sur la localisation du jeu, l’audio est en japonais et est sous-titré en anglais, tout comme les menus.

Loin d’avoir fait tous les Atelier, ce sont des jeux dans lesquels j’aime me plonger pour me changer les idée. Farmer des composants, synthétiser des objets, suivre une aventure légère et se promener dans un univers coloré, est assez reposant. Atelier c’est le pendant mignon des Monster Hunter. C’est un plaisir de voir la jeune alchimiste progresser dans sa discipline et crafter des objets de plus en plus puissants.

Conclusion

Atelier Lulua – Scion of Arland est un jeu de collecte et d’alchimie très agréable. Gust a acquis de l’expérience au cours de toutes ces années de développements d’Atelier et n’a cessé de se perfectionner. Atelier Lulua a un gameplay maîtrisé et une direction artistique qui l’est tout autant. La suppression des phases de déplacement rébarbatives allège considérablement le gameplay par rapport à d’autres RPGs. On suit avec plaisir l’histoire de cette jeune alchimiste qui parcourt le monde d’Arland. Son périple sera parsemé de rencontres avec des personnages connus de la licence mais également de nouveaux protagonistes hauts en couleurs. Si vous cherchez un jeu de rôles japonais assez léger mais pas dénué d’intérêt pour autant, laissez vous porter par Atelier Lulua – The Scion of Arland !

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.