Salut les aventuriers ! Pour continuer dans la lancée des jeux que l’on a découverts durant notre pause de Noël, voici notre chronique sur Pandemic Wrath of the Lich King. Le jeu de Justin KemppainenMichael Sanfilippo et Alexandar Ortloff se base sur le système inventé par Matt Leacock qui, pour l’occasion, se pare d’un nouvel enrobage thématique autour de la troisième extension du plus célèbre des MEUPORGS (jeux de rôles massivement multi joueurs) : World of Warcraft. Si le mélange des deux univers est assez improbable, il n’en reste pas moins très intriguant. Asmodee nous a fait parvenir un exemplaire de ce titre édité par Z-man Games, et Edge en France, voici ce que l’on a pensé de ce cross-over original.

Je suis un grand fan de World of Warcraft en jeu vidéo et j’y ai passé plus d’heures que de raison jusqu’à l’extension Cataclysme. Depuis je m’en tiens à bonne distance pour continuer de voir les potes et passer du temps dans d’autres loisirs, comme les jeux de société. Mais il y a toujours cette petite voix qui dit de temps en temps que « c’était cool comme jeu, ça serait pas mal d’y retourner un peu ». 

J’ai trouvé, dans ce nouvel opus de la saga Pandemic, de quoi satisfaire ma petite voix intérieure en manque de WoW et ma passion pour les jeux de société. 

Il fait froid ici ? Ou ça vient de moi ? 

La bonne nouvelle c’est qu’on va pouvoir jouer à ce Pandemic en se sortant un peu la tête des virus qui nous pourrissent le quotidien depuis deux ans maintenant. Il s’agit dans cet épisode de contenir et d’endiguer l’influence du Roi Liche qui s’étend en Azeroth. Pour terrasser le Mal et son Fléau qui se répandent sur le territoire, les joueurs vont incarner les héros emblématiques de Blizzard. Entièrement coopératif et conçu pour 1 à 5 joueurs, agés de 14 ans et plus, le jeu ne laissera que très peu de répit.

Comme souvent dans les jeux Pandemic, le challenge est relevé et on sent très vite qu’il va falloir agir de concert pour venir à bout de la menace. Les habitués de la licence de jeux de plateaux ne seront pas dépaysés. On retrouve les actions classiques du jeu, dont les joueurs pourront en effectuer jusqu’à quatre, et une un peu plus originale propre à cet opus. Durant son tour, en jouant des cartes de sa main, le joueur peut se déplacer, emprunter un trajet aérien, combattre, se reposer ou accomplir une quête. Si les premières sont assez explicites, dans le paragraphe suivant on va s’attarder sur la dernière “accomplir une quête”.

Pour venir à bout du Roi Liche, les joueurs devront résoudre les 3 quêtes des régions du Norfendre et la quête de la Citadelle de Glace. 

Nettoyage de l’infection

Le propre des RPG est de proposer aux joueurs d’accomplir des quêtes pour progresser dans l’aventure et gagner en expérience. Ici, le jeu adapte le principe assez intelligemment. En effet, lors de la mise en place, on place sur les cases correspondantes, une carte quête par région. Lorsque les joueurs arriveront sur une case correspondant aux quêtes présentes sur le plateau, ils auront la possibilité de progresser dans cette tâche.
Avant de s’attarder sur la progression dans les quêtes, il est nécessaire d’observer leur construction.

Ces cartes sont découpées en 3 zones distinctes : 

  • En haut à gauche, on trouve le nom du donjon (qui reprend les instances et raids emblématiques du jeu vidéo) suivi d’un effet spécial de la quête.
  • En bas à gauche, l’illustration et le nom du Boss, qui inflige des blessures au joueur étant partie en quête dans ce tour.
  • Et sur la droite, une piste de progression avec divers symboles.

Lorsqu’un joueur décide de partir en quête, il lance les deux dés, ensuite pour pouvoir faire progresser le marqueur quête sur la piste, il devra défausser une carte correspondant à l’icone de la case ou utiliser un succès au dé. Chaque joueur présent sur la case de quête pourra défausser une carte de sa main pour aider à l’avancement de la mission. 

Une fois accomplies, les quêtes délivrent une récompense, qui aidera grandement les joueurs. Placée aléatoirement sous la carte de quête en début de partie, la récompense est débloquée à la résolution de la quête. Il y a 9 cartes récompenses et 10 cartes quêtes, la rejouabilité et la variété sont donc assurées.

Comme beaucoup des spin-off de la série Pandemic – Wrath of the Lich King ne révolutionne pas la série mais y apporte quelques petits changements très bien sentis. Cette action vient améliorer celle du jeu de base qui veut que les joueurs coopèrent pour effectuer une action commune en défaussant des cartes, mais seul le joueur actif pouvait la réaliser. Les joueurs devaient s’échanger des cartes préalablement et ça alourdissait un peu le jeu à mon sens. En n’ayant que besoin d’être sur la bonne case pour permettre aux différents joueurs de défausser des cartes, Pandemic WotLK rend le jeu plus fluide.

La Horde et l’Alliance contre le Fléau

En fin de tour, le Fléau progresse. C’est-à-dire que l’on révèle un certain nombre de cartes du paquet Fléau. Les cartes de ce paquet représentent des lieux, sur lesquels on placera une figurine goule, ou des cartes Propagation du Fléau (on y revient dans quelques lignes).
Une case ne peut accueillir plus de 3 goules, si on doit en placer une quatrième, on résout à la place un Débordement : on avance le marqueur Désespoir d’une case et on place une abomination sur la case. Arriver jusqu’à la dernière case de la piste de Désespoir est une cause de défaite. Il faut donc veiller à ne pas se laisser déborder par les goules et les gérer au mieux pour ne pas progresser trop rapidement sur cette piste.

Chaque héros a ses propres actions spéciales. Les joueurs devront les utiliser au bon moment, et profiter au mieux des capacités pour éradiquer le Fléau. De plus, les blessures infligées aux créatures du Roi Liche ne restent pas d’un tour sur l’autre. Ça ne pose pas de souci pour les goules qui n’ont qu’un point de vie, il faut en revanche être plus vigilant pour affronter les abominations que possèdent 3 points de vie. 

En fin de tour, les joueurs devront piocher des cartes du paquet Héros. Elles servent à réaliser les actions énoncées précédemment mais ce deck contient également des cartes Propagation du Fléau qui fait progresser le pion Fléau sur sa piste (on révèlera et générera plus de goules dans la phase suivante) mais on place également le Roi Liche en jeu, sur la case dédiée d’une des régions.

Le Roi Liche 

Il est enfin temps de parler du protagoniste principal de ce jeu (et de l’extension de WoW qui sert de base au jeu), le Roi Liche. Ce personnage ultra charismatique en jeu a pour but de coloniser tout Azeroth. Depuis la Citadelle de Glace, il commande à ses légions de morts-vivants pour parvenir à son but.

Durant le jeu il sera invoqué sur le plateau (sur des cases spéciales) d’une région. Il ne peut être combattu directement, il faudra accomplir les 3 quêtes de région et ensuite celle de la Citadelle de Glace. Mais il exerce une influence néfaste sur la région en infligeant des dégâts supplémentaires aux héros quand ils effectuent les actions Combattre ou Partir en Quête. 

Un stuff épique?

Autre changement notable, le matériel. Le dernier Pandemic “classique” que l’on ait fait est celui thématisé autour de Cthulhu. On a joué à Zone Rouge et aux opus Legacy mais ils sont à part dans la série. Pour ce nouvel opus, le matériel est à nos yeux plus qualitatif. Les figurines sont plus détaillées et plus imposantes que dans le Règne de Cthulhu. Les ghoules du Fléau sont de petite taille, comme pouvaient l’être les cultistes du Règne de Cthulhu, mais les Héro et surtout le Roi Liche en imposent en comparaison. Au final, entre les Abominations, les héros et le Roi Liche, on a 11 figurines de belle taille dans cette boîte, les goules sont au nombre de 36 et, tels les cultistes de la version Le Règne de Cthulhu, sont de plus petite taille et un peu moins détaillées.


La citadelle de la Couronne de Glace apporte de la verticalité au jeu, ce qu’on apprécie toujours, et sa conception en deux parties permet de la ranger facilement dans la boîte sans tout démonter, et donc sans l’user. Idem pour les 3 pions Bastion, qui servent de points de voyage rapide, qui habillent également le plateau.

Au niveau de la direction artistique, c’est pour moi un sans faute. Ce titre combine habilement les deux univers, si bien que tout est harmonieux. On y retrouve le chara design de WoW que je trouve toujours aussi efficace, la nostalgie y est peut-être pour quelque chose. Les cartes adaptent l’apparence de celles du jeu Hearthstone et apportent un coté dynamique et coloré à l’ensemble du jeu. Avec leurs icônes clairs et les illustrations de qualité, elles apportent un plus à l’esthétique et à l’ergonomie globale.

Conclusion

World Of Warcraft – Wrath of the Lick King est basé sur le système de jeu Pandemic créé par Matt Leacock. Etant grand amateur des deux licences, la fusion des deux m’a tout de suite interpelé ! Une fois l’excitation de la découverte passée, il y a eu l’appréhension d’être devant un « reskin » du jeu de base agrémenté d’une belle direction artistique. Mais nous sommes loin d’un énième Monopoly sans âme. Pandemic Wrath of the Lich King apporte via un système de quêtes, et de récompenses quand on les termine, une vraie notion de RPG qui fait écho à WoW.
La touche de nostalgie amenée par la thématique n’est en rien un cache misère, cette nouvelle version de Pandemic est un vrai plaisir ludique. Peut-être que  

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs de 1 à 5 joueurs
Age conseillé à partir de 8 ans
Durée d’une partie Environ 15 minutes
Auteurs Justin KemppainenMichael SanfilippoAlexandar Ortloff
Illustrateurs Atha Kanaani
Éditeur Z-Man Games
Prix : Environ 60€ Philibert Playin
Mille et un jeux Ludum

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