Salut les amateurs de lunes ! Avec Nova Luna, Uwe Rosenberg (Agricola, Patchwork Express) et Corné Von Moorsel proposent aux joueurs un titre dont la mécanique est directement inspirée de Patchwork. Conçu pour 2 à 4 joueurs, voyons ensemble si le jeu  fait doublon dans une ludothèque qui contient déjà le jeu de pose de tuiles de l’auteur Allemand.

Une bien belle lune

Le matériel est relativement sobre mais de bonne qualité. On retrouve un plateau circulaire qui, grâce à l’illustration et son découpage fait son effet. 

Le pion Lune en punch est imposant et donne un joli relief au jeu une fois la partie lancée. On trouve ensuite 68 tuiles en punch solide et 84 petits jetons en bois coloré.

Nova Luna reste fidèle à ses racines allemandes et propose un matériel simple et efficace.

Le ballet de la Lune

Le but de Nova Luna est de réaliser des objectifs de placement de tuiles. Le thème est assez anecdotique et on est plus sur un jeu abstrait qu’autre chose. Le premier joueur à compléter 20 objectifs, peu importe lesquels et sur quelles tuiles ils sont remporte la partie.
Pour la mise en place, on dispose tout autour du cadran le pion Lune et des tuiles, contenant des objectifs.

A leur tour, les joueurs pourront prendre une tuile, dans les 3 suivant le pion Lune, et la placer dans son espace personnel. Il déplace le pion Lune à la place de la tuile qui vient d’être récupérée, désignant ainsi la fourchette de tuiles pour le joueur suivant.

Chaque tuile comporte un numéro en haut à gauche et éventuellement un ou plusieurs objectifs, symbolisés dans les ronds à côté. Il n’y a pas de règle de placement, si ce n’est de poser la nouvelle tuile orthogonalement à une autre. Les différentes couleurs ne sont là que pour servir les objectifs. 

La juxtaposition des tuiles

Les objectifs sont réalisés quand des tuiles correspondantes aux couleurs des objectifs sont posées de façon adjacente (verticalement et horizontalement). Le petit twist est que les lignes ou colonnes de tuiles d’une même couleur qui côtoient une carte objectif s’ajoutent pour pouvoir compléter les-dits objectifs. C’est ce qui permet de compléter une tuile avec plusieurs couleurs sans se priver des autres objectifs. Pour indiquer qu’un objectif est réalisé on pose simplement un jeton en bois dessus. 

Le placement dans sa zone personnelle va donc être déterminant pour la partie, et ça va être un des grands axes de réflexion. Les tuiles ne comptent pas elles-mêmes dans les réalisations de leurs objectifs, mais pour tous ceux des autres.
Bien placée, il arrive qu’une tuile déclenche plusieurs autres objectifs suivant son placement. Et c’est ce qu’il faudra essayer de faire au maximum pour être le premier à compléter 20 de ses objectifs.

La course à la dernière place du cadran

Un autre aspect de réflexion porte sur le choix des tuiles autour du cadran lunaire central. Le numéro dans le coin supérieur gauche indique le nombre de case duquel on fera avancer son pion sur la piste. Le jeu ne se déroule pas en alternant les tours, comme pour Patchwork, le joueur actif sera celui qui est le moins avancé sur le cadran. Donc si après avoir bougé, on se trouve toujours en dernière position, on repart pour un tour ! La partie prend fin quand un joueur est parvenu à réaliser 20 objectifs.

Les tours sont fluides, rapides, même si on ne joue pas toujours en alternance on ne se retrouve pas à attendre trop longtemps entre deux phases de jeu. C’est bien évidemment dépendant du temps de réflexion des autres joueurs, mais autour de notre table, tout le monde y a mis du sien pour que les tours ne s’éternisent pas et que l’expérience soit agréable pour tous. 

On se retrouve devant un jeu qui demande à réfléchir ses action, avec un bon potentiel de possibilités et on aime ça. La mécanique de prise de tuiles n’est pas nouvelle car héritée de Patchwork, mais elle fonctionne bien et couplée à la réalisation d’objectifs, le jeu est intéressant. On a une accélération du rythme de la partie, il est quasiment impossible de planifier son prochain coup en fonction des choix des adversaires mais les objectifs peuvent se combiner et être réalisés en groupe sur la fin du jeu.

Il existe un mode solo consistant terminer la partie avec un objectif de score en fonction des objectifs remplis. Il a le mérite d’exister, mais ce n’est pas pour lui qu’on retourne sur le jeu, dans l’équipe on préfère largement les parties à plusieurs.

Un charme désuet

En ce qui concerne le visuel de Nova Luna, je dois dire que c’est le jeu estampillé Uwe Rosenberg que je préfère. Le style ancien des visuels qui semblent tirés d’un livre d’astronomie pour le cadran me plait beaucoup. Le cadran lunaire est chargé mais reste élégant.

Les tuiles en revanche sont beaucoup plus sobres, mais leurs couleurs vives assurent une lisibilité sans faille en jeu.
Lukas Siegmon a réussi à appliquer une belle couche thématique à ce jeu pourtant abstrait.

Au clair de la Lune…

Nova Luna est une jeu abstrait dans lequel les joueurs doivent récupérer des tuiles au centre de l’aire de jeu et les placer dans leur espace personnel pour réaliser des objectifs. On retrouve la mécanique de sélection et obtention des tuiles du jeu Patchwork du même auteur. Toutefois, la course aux objectifs à compléter apporte un rythme et des sensations différents.
Dans la même optique, si vous n’avez pas accroché à Patchwork, il y a peu de chances pour que Nova Luna change la donne. Mais si vous cherchez un jeu rapide à expliquer et à mettre en place offrant réflexion et stratégie de pose avec un matériel élégant, Nova Luna semble tout indiqué !

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs de 1 à 4 joueurs
Durée d’une partie Environ 45 minutes
Auteurs Uwe Rosenberg et Corné Van Moorsel
Illustrateur Lukas Siegmon
Éditeur Blackrock Games
Prix 25 €

 

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