Salut les pilotes ! On a eu l’occasion de vous parler de The Great Race en fin d’année dernière lors de l’annonce de sa distribution par Asmodée. On a depuis pu mettre les mains dessus et s’y essayer. Le jeu de course de Maxence Vaché a bénéficié l’année passée d’une campagne Kickstarter ayant rassemblé plus de 1200 joueurs. Le titre arrive désormais pour rencontrer le public en boutiques. 

Dans ce jeu de course, les joueurs sont placés à la tête d’un équipage chargé de représenter une nation dans une compétition de véhicules atypiques, les autochenilles, dans les années 1930. Les nations rivalisent d’ingéniosité pour développer des équipements performants, des continents mystérieux restent à découvrir et explorer. Le souffle de l’aventure vous appelle, passez derrière le volant de votre autochenille pour mener votre équipage à la victoire !

Le but de The Great Race va être d’arriver le plus rapidement possible à la ville qui apportera la victoire, tout au sud du continent. Le plateau recto verso propose deux terrains de jeu avec l’Afrique et l’Amérique du Sud. Mais relier Cape Town ou Ushuaia ne sera pas chose aisée. La nature est hostile dans ces contrées encore méconnues dans les années 1930, mais ce n’est pas tout, les autres équipages n’entendent pas se laisser faire sans rien dire. 

Une aventure en deux temps

Pour progresser dans The Great Race, les pilotes devront ménager (ou pas par moments) leurs véhicules. Pour en tirer le meilleur, vous aurez à disposition toute une équipe dévouée à la cause. Le jeu va orienter son gameplay vers une programmation d’action qui s’effectue à l’abri des regards derrière un paravent et plusieurs variables à surveiller. Parmi elles, on trouve, l’argent, le moteur, le châssis et l’essence.

Dans la première phase on assigne donc les membres de son équipage aux différentes actions que l’on prévoit de faire dans le tour. Les actions Compétences sont de 3 types et peuvent chacune être effectuées autant de fois que l’on souhaite (sous réserve d’envoyer autant d’assistants dessus). On pourra ainsi à loisir utiliser la case Éclaireur pour piocher et dévoiler des tuiles terrain à placer autour de son véhicule ou piocher des cartes Ressources. En plaçant au moins un membre d’équipage sur la case Mécanicien/Pilote, le joueur pourra soit réparer une des différentes parties de son véhicule ou le déplacer. Ensuite l’Escorte permet d’éviter un danger sur une tuile ou de défausser une tuile terrain en liaison avec son véhicule. Et pour finir, le financement. Comme dans les courses actuelles, l’argent c’est le nerf de la guerre et il faudra veiller à ne pas en manquer pour se ravitailler et éventuellement pallier aux frais annexes.

Un parcours semé d’embûches

Les jetons qui constitueront le chemin jusqu’à l’arrivée comportent différentes informations. Elles constituent autant de coûts dont il faudra s’acquitter pour franchir la tuile, sous peine d’avoir à rebrousser chemin.
Premièrement, le coût en essence. On baisse alors la jauge d’essence d’autant de points. Les jauges de carburants sont de grands classiques évidemment du jeu de course, normal qu’on en retrouve une ici aussi.

La deuxième information va indiquer la dégradation de votre véhicule sur ce terrain accidenté. On peut alors, au choix, baisser d’autant de points la jauge moteur et/ou Châssis. Le moteur indique de combien de cases vous pourrez déplacer l’auto chenille dans le tour et le châssis le nombre de cartes Ressources que peut contenir votre main au maximum. Il est donc crucial de les ménager toutes les deux, sachant que si le moteur tombe à 0, c’est la panne instantanément. Et au milieu de la jungle, ce n’est pas l’idéal pour faire le coup de la panne à ses coéquipiers. Un symbole Danger pourra éventuellement venir compléter le coût de dégradation mécanique, dans ce cas là, on applique 2 dégâts supplémentaires. Du coup, pourquoi ne pas avoir appliqué les dégâts du danger directement au coût de dégradation? Car les équipiers placés sur la case d’escorte lors de la programmation pourront être utilisés pour défausser un effet Danger. Les effets Stop qui immobilisent instantanément le véhicule peuvent être contrés en utilisant une carte adéquate de sa main.

Le tour de France n’a rien inventé

Comme dans la célèbre course cycliste contemporaine, il sera possible de profiter du bateau entre deux villes pour gagner quelques étapes. Cependant ce genre de petit extra est assez cher. On saute quelques étapes potentiellement dangereuses mais on est délesté d’une belle liasse de billets.
Les villes sont des endroits privilégiés pour remettre son véhicule à neuf et refaire le plein. Les pièces et le carburant y sont deux fois moins chers que dans les zones plus sauvages. 

Dans The Great Race on se tire la bourre mais rien n’interdit de se faire quelques petites crasses en cours de route. Les joueurs effectuent une action chacun leur tour ce qui, en plus d’entretenir un bon rythme de jeu, permet selon les planifications de mettre des bâtons dans les chenilles des adversaires ou de les prévenir.

La tuile que je viens d’emprunter pourrait-elle également être favorable à un adversaire sur mes talons ? pas de soucis, je vais essayer de la défausser, en espérant que celle qui sera remplacée sera plus gourmande en essence ou en usure mécanique… On compte sur son talent de pilotage et de programmation mais aussi sur les crasses que l’on peut faire aux autres joueurs. On a eu de bons retournements de situations et des parties souvent très serrées. 

Le charme de l’entre deux guerres

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’avec The Great Race on a un beau jeu entre les mains. Les visuels nous ont tous bien plus et l’ensemble est des plus cohérent.
Le plateau de jeu recto-verso propose deux belles cartes, lisibles et colorées, alors que les cartes Ressource toutes en crayonné font voyager dans le temps pour ramener les joueurs une centaine d’années en arrière. Le sac en toile et les pions Assistant, de belle taille et avec des silhouettes bien découpées, donnent une touche assez classe à l’ensemble.

La dernière ligne droite !

The Great Race place les joueurs dans la peau de pilotes d’autochenilles du début du siècle. Un tour de ce jeu de course se déroule en plusieurs étapes. Une première phase de programmation secrète, à l’abris de paravents, puis la résolution au tour par tour des différentes actions planifiées.

Il faudra tenter de gérer au mieux les réparations, la collecte d’argent pour payer le carburant et les éventuelles pièces de rechange, ou encore un petit tour en bateau pour espérer devancer les adversaires. Mais tout cela est sans compter la rudesse du terrain qui pourra être défavorable ou encore les coups bas des équipes adverses.
On retrouve les bonnes sensations de grands classiques comme Mississippi Queen, avec une gestion de main de cartes en plus, pour proposer une expérience différente.

The Great Race vous fait voyager en Amérique du Sud et en Afrique à la conquête d’horizons nouveaux ou seules la soif de grands espaces et la victoire seront vos alliés. Les courses effrénées dans des paysages sauvages vous feront voyager en quelques instants grâce à son thème original et son matériel de grande qualité.

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs de 2 à 4 joueurs
Age conseillé à partir de 14 ans
Durée d’une partie Environ 45 minutes
Auteur Maxence Vaché
Illustrateur François Launay
Éditeur Platypus Games
Prix : Environ 35€ Philibert Playin
Mille et un jeux Ludum

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