Salut les Aventuriers ! Le 18 août dernier est sorti, sur PS4 et Xbox One Pathfinder – Kingmaker Definitive Edition. Il s’agit d’un RPG exclusivement solo développé par Owlcat Games et distribué par Koch Media. Le RPG est sorti sur PC en septembre 2018 et a bénéficié depuis de plusieurs DLCs, inclus dans cette  Definitive Edition pour consoles.

Même si le titre d’Owlcat Games est un RPG, comme Fairy Tail dont on rédigé un test très récemment, les deux jeux sont aux antipodes du genre. 

Retour sur Pathfinder

Pathfinder est une licence de jeu de rôles papier qui trouve son chemin dans le paysage ludique depuis 2009. Edité en France par Black Book Editions, le sytème de jeu se base sur l’édition 3.5 de Donjon et Dragons. D’ailleurs, à l’origine, Pathfinder proposait des cmapagnes pour Donjons et Dragons.
C’est via un Kickstarter en 2017 que le projet vidéo-ludique a vu le jour. Plus de 18 000 contributeurs ont participé à l’aventure pour donner vie à ce projet.

L’histoire (juste le début et en très très bref)

Tout commence par une réunion de mercenaires dans le manoir du seigneur local. On nous explique rapidement que la tranquillité des Terres Volées est troublée par le Seigneur Cerf. En effet, il s’est approprié ces terres et y règne à présent en maître incontesté.
Les seigneurs du coin ne voient pas ça du meilleur œil et rassemblent des équipes de mercenaires pour rétablir l’ordre.
Le manoir est rapidement attaqué par une troupe d’assassins et de plus féroces adversaires. Ceci n’est évidemment que le tout début d’un énorme périple, bourré de rebondissements et d’événements épiques. Votre équipe voyagera loin et fera des rencontres impactantes tout au long de l’aventure. 

Vu le rythme du RPG, je me garderai bien d’en dévoiler plus sur le contenu de l’histoire, pour ne pas vous spoiler des heures de jeu…

Du jeu de rôle papier, en jeu vidéo

La grosse nouveauté de cette Definitive Edition sur consoles est l’ajout d’un mode de combat tactique au tour par tour. Originellement dans Kingmaker, le combat était en semi temps réel avec un délais de 6 secondes pour que le joueur effectue ses actions à chaque tour. Dorénavant, le joueur a le choix entre ce mode ou un combat purement tour par tour. Personnellement, je l’ai très rapidement adopté pour ne plus le lâcher. J’aime avoir le temps pour décider des actions et des sorts que je vais attribuer aux personnages et appréhender les affrontement dans les meilleurs conditions (à mon sens). En combat temps réel, il est tout de même possible de mettre le jeu en pause avec la touche Carré pour s’accorder du temps de réflexion. Cela dit, si les combats ne vous intéressent pas du tout, il est possible de régler la difficulté pour que les combats ne soient que des formalités permettant de profiter de l’histoire sans souci. A l’inverse, si vous êtes à la recherche de défis, la difficulté maximale rempli bien ce rôle. 

Comme dans un jeu de rôle papier, les actions de notre groupe de braves vont être régies par des tests de compétences. A l’instar du JDR sur table, les lancés de dés sont rois et les caractéristiques de votre personnage capitales. Un bon build en début de partie instaure des bases solides sur lesquelles repose votre partie future.
La création de personnage est d’ailleurs très bien faite et complète. On commence par définir l’aspect physique de son héros, mais ce n’est pas la plus importante des étapes. l’outil est assez complet et permet de changer à souhait la couleur de peau, des cheveux, des yeux, la forme du visage… Mais l’essentiel de la création de personnage va concerner les capacités, le caractère et les talents de votre futur héros. On a un choix de classes et spécialités assez impressionnant. Chacun devrait y trouver son compte.

Lancez les dés !

Les premières heures sont très riches en tutoriels. Kingmaker prend le temps d’expliquer les rouages du jeu de rôle papier aux joueurs PC et consoles. avec par exemple l’utilisation de dés à 20 faces pour la résolution de tests ou de dés à 6 faces pour les dégâts des combats. 

Le début du jeu n’a pas été hyper palpitant, sûrement la faute à mon build peu optimisé, mais les premiers combats, régis par les dés et stats du personnage sont très largement parsemés “d’échecs”. Ca passe assez rapidement et on subi moins le jeu sur cet aspect là par la suite.

J’appréhendais un peu les contrôles à la manette, pensant que le clavier/souris seraient indispensables, mais j’avais tort. Assez intuitifs les contrôles à la manette sont très efficaces. Renforcés par un menu déroulant, style main de cartes à jouer, pratique pour accéder rapidement aux onglets désirés comme l’équipement, les membres de l’équipe, la formation du groupe…

On retrouve tous les ingrédients qui font le succès et la réussite d’une bonne campagne de jeu de rôle (papier ou non). Les dialogues sont importants et très souvent à choix multiples. Certaines options ne se débloquent d’ailleurs que si votre personnage a atteint un certaine seuil dans une caractéristique comme la Diplomatie par exemple. Les situations peuvent être résolues de plusieurs façons, dans dans la parole que dans les affrontements.

Les énigmes sont aussi de la parties pour accéder à des zones secrètes, de quoi faire marcher son cerveau dans tous les sens. Les rencontres aléatoires lors de déplacements entre différentes zones font partie du charme de l’aventure, tout comme la quête du meilleur équipement possible pour votre petite troupe.

Une narration soignée

Pathfinder Kingmaker est un jeu extrêmement verbeux, et en ce sens il pourra ne pas plaire à tout le monde. Si vous êtes en perpétuelle recherche d’action, passez votre chemin, vous ne trouverez pas votre compte dans ce RPG. Pas qu’il n’y ait pas d’action ou d’intérêt, bien au contraire, mais ces séquences sont entrecoupées de nombreux passages de dialogues ou de récits d’histoire. Les quêtes annexes sont travaillées et s’imbriquent très bien dans l’histoire principale qui tient le joueur en haleine. On a envie de démêler l’intrigue de la campagne et d’en savoir toujours plus sur l’univers de Pathfinder.

Pour creuser l’univers, le jeu a une fonctionnalité très pratique. Au lieu de proposer, comme beaucoup de titres, un grimoire avec toutes les entrées, Pathfinder Kingmaker met certains mots en avant directement dans la boîte de dialogue et on peut faire apparaître le complément d’information directement dans une petite fenêtre type pop-up. Ca a l’énorme avantage de ne pas nous sortir du dialogue pour apporter des précision, et c’est très appréciable.

Linzi, la jeune barde qui se joint au groupe, a en charge de compiler les exploits des aventuriers, et par chance, elle a choisi l’avatar du héros comme sujet d’étude. A ce titre certains passages de l’aventures nous seront directement présentés comme des extraits de son ouvrage.

L’écriture générale de Pathfinder Kingmaker est très bonne. Il n’est pas rare de trouver, avant le discours d’un personnage, une petite introduction qui présente le dit personnage physiquement et son état d’esprit du moment. Toutes ces petites indications fournies par le Maître du jeu lors d’une campagne de jeu de rôles papier sont ici également fournies. L’immersion est complète et quasiment instantanée. On constate rapidement que l’histoire est très bien écrite et que les choix et actions que l’on fait ont des répercutions à plus ou moins long terme. 

Les personnages ont leur propre style qui reflète leur caractère

Esthétique

Artistiquement parlant, Pathfinder Kingmaker est à mes yeux une grande réussite. Ce titre a fait remonter de vieux souvenirs d’enfance quand je regardais de loin les Baldur’s Gate sur PC avec envie. Pathfinder Kingmaker est le digne successeur des jeux de rôle en vue isométrique avec ses environnements soignés et somptueux qui fourmillent de vie et de détails. Les personnages sont travaillés tant visuellement que psychologiquement. La carte est superbe, tout comme les illustrations qui parsèment le jeu.

Gros point positif pour l’audio du jeu. Les personnages sont très souvent doublés (en anglais), avec des acteurs qu’on sent compétents et passionnés. Le jeu est entièrement sous-titré en français. Vu la quantité impressionnante de dialogues et de lignes de texte, c’est une excellente chose pour profiter au mieux de l’aventure.
Toujours dans l’audio, la musique est captivante. On oscille entre thèmes épiques avec des cuivres puissants et musiques d’ambiance profondes.  L’univers est donc complet et cohérent, une vraie réussite.

Conclusion

Pathfinder – Kingmaker est un jeu de rôles inspiré de la célèbre licence de JDR papier. C’est un excellent jeu, mais qui ne se destine pas à tout le monde. Sans élitisme aucun, il s’agit d’une question de goûts. Avec son scénario poussé et surtout très développé, il s’adresse aux joueurs désireux de plonger longuement dans un univers dense et touffu. Les combats sont tactiques et le deviennent encore plus grâce au mode tour par tour introduit par cette Definitive Edition, qui rapprochent un peu plus le titre du jeu sur table. Personnellement j’ai le ressenti d’une très bonne campagne papier, avec un narrateur/MJ de grande qualité qui aurait fourni un travail colossal sur l’immersion en proposant de belles cartes et donjons à explorer. 

Avec tous les DLCs sortis à ce jour sur le disque, la durée de vie est tout simplement colossale et flirte allègrement avec les 150h de jeu. Une fois embarqué dans l’histoire on ne voit pas le temps passer, pourvu que l’on accroche au rythme, ce qui est mon cas. Si vous cherchez une aventure riche et intéressante, parsemée de combats tactiques, je vous recommande chaudement de vous lancer sans plus attendre dans Pathfinder Kingmaker, c’est une magnifique expérience vidéo-ludique.

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