Salut les Mages ! Le RPG Fairy Tail, tiré du manga de Hiro Mashima vient de sortir sur consoles. Développé par Koei Tecmo et le studio GustFairy Tail est disponible grâce à Koch Media qui le distribue en France, sur Playstation 4, PC et Nintendo Switch.

L’histoire de ce RPG prend place après l’arc de l’Ile de Tenrô et va jusqu’à la fin du manga papier. 

De mon côté, je n’ai pas lu le manga au delà du dixième tome, mais dans l’ensemble tout s’est bien passé et l’histoire est assez bien racontée pour se suffir à elle même. En revanche il m’a manqué quelques références et je me suis “spoilé” la fin de l’aventure papier que je n’aurai peut-être pas lue sans l’opus vidéo ludique. Par contre, faire le jeu m’a donné envie de creuser un peu et de reprendre l’histoire depuis le début pour tout refaire dans l’ordre, et éclairer quelques relations entre personnages. 

Toute une réputation à rebâtir

La guilde Fairy Tail s’est rendue sur l’île de Tenrô pour passer l’examen de rang S. Seulement, à leur retour à Magnoria, sept ans se sont écoulés et la renommée de la guilde n’est plus ce qu’elle était. Autrefois une des plus prestigieuses guildes, Fairy Tail a sombré dans l’oubli et n’est maintenant plus que l’ombre de la prestigieuse guilde qu’elle était.
La situation initiale est idéale pour lancer un RPG ! A coup de quêtes il va falloir redorer le blason de la guilde et lui faire gravir les échelons de la gloire. Mais quelque chose de bien plus grand se trame en toile de fond, le Dragon Achnologia menace de détruire le monde des humains et Zeleph manigance dans l’ombre pour dominer le monde.

Wingardium Leviosa !

L’essentiel du jeu va donc consister à faire des allers et retours entre la guilde et les différents lieux de quêtes. Pour reprendre les mots de Tentacle “C’est un jeux à pattounes”. Sur ce point là, le jeu est difficilement défendable. Les quêtes sont à 100% type FedEx avec de l’extermination, de la collecte d’objets et d’informations. Les quelques phrases d’introduction ne parviennent pas à scénariser et rendre intéressantes les quêtes annexes. Jusqu’aux quêtes de rang S qui sont plus développées, elles sont relativement anecdotiques. En revanche, ce qui rend le farming de quêtes moins pénible, c’est l’efficacité du système de déplacement rapide. En quelques clics on passe d’un lieu à l’autre et on peut accomplir sa quête sans soucis. Les chargements entre zones sont relativement rapides, ce qui contribue à fluidifier l’expérience. En plus, le style de la carte du monde de Fiore fait son petit effet. 

Cependant, l’intérêt du jeu réside dans son scénario, qui reprend la fin du manga papier, et son système de combat. Après un premier tiers de jeu sympathique, le deuxième tiers m’a captivé. L’action décolle et monte en puissance pour atteindre des hauteurs assez impressionnantes dans le dernier tiers, au point que j’ai trouvé que ça allait un peu trop vite. Les révélations s’enchaînent rapidement et, ne connaissant pas la fin du manga, j’ai eu un peu de mal à tout assimiler. Certains personnages sont, à mon goût, un peu parachutés violemment sans trop d’explications , d’où mon envie de compléter avec la lecture du manga papier.

L’esprit Shônen

En ce qui concerne le combat, le système est classique sur la base mais avec de bonnes idées. On dirigera une équipe de mages allant jusqu’à 5 dans les derniers chapitres. Les combats se déroulent au tour par tour et on retrouve une interface à la Persona 5 avec une touche affectée à des menus précis. On retrouve les Attaque/garde/objet classiques mais c’est principalement vers la magie que l’on se tournera lors des affrontements. On ne peut avoir qu’une seule quête active, le retour à la guilde restaure vos personnages, donc on est rarement à court de points de magie. 

Les sorts ont tous des zones d’action et d’intensité présentées dans le détail de l’action. Les ennemis sont disposés sur une grille de 3×3  cases et on va sans cesse chercher à optimiser les dégâts selon leurs positions et faiblesses. 

 

En plus, les personnages ont une jauge d’Eveil qui montera au fil des combats. Lorsqu’elle est pleine le personnage a accès à de nouvelles formes, de la régen de points de vie et de points de magie. C’est un avantage non négligeable en combat qui peut sauver un personnage et faire pencher la balance dans votre sens. Parallèlement à cela, la jauge de Fairy se rempli également en utilisant la magie. Elle est commune à tous les personnages et est visible en bas à droite de l’écran de combat. Une fois pleine, c’est le feu d’artifice, on peut déclencher une attaque surpuissante. Enfin… Une attaque n’est pas le bon terme, mais plutôt une chaîne d’attaques dans laquelle tous les personnages pourront intervenir. Cette chaîne peut être entretenue et alimentée en appuyant sur des touches pour déterminer quelle attaque sera lancée par le personnage suivant. En appuyant sur Rond, on déclenche la fin de la chaîne et une attaque conjointe puissante.
Améliorer les liens entres les différents personnages de l’équipe permettra de débloquer de nouveaux niveaux d’attaques Fairy et de les lancer à moindre coup. 

Une équipe soudée est la clef !

Dans Fairy Tail, l’amitié c’est sacré. Plus qu’une simple guilde, les membres de Fairy Tail ont créé une véritable famille. Les relations entre les personnages peuvent être approfondies en faisant combattre les protagonistes dans la même équipe. Au fil de l’avancement, ils débloqueront de petites saynètes avec plus ou moins d’intérêt scénaristique. Chaque personnage progresse également individuellement (en plus des niveaux) ce qui lui permettra d’obtenir de nouvelles capacités, emplacements de Lacrimas et même d’autres costumes.

Les Lacrimas sont le seul point d’équipement sur lequel on peut travailler pour booster ses personnages. Ces pierres magiques s’insèrent dans des emplacements que l’on débloque tout au long du jeu et vont conférer des boosts d’attaque, de défense, de points de vie… En ce sens Fairy Tail est un RPG assez accessible pour les nouveaux joueurs de RPGs. De même, les gains d’expérience sont aussi fait intelligemment. Les personnages qui ne sont pas intégrés à l’équipe active recevront quand même un pourcentage de l’xp obtenue par les héros. C’est tout bête mais terriblement pratique. Qui ne s’est jamais retrouvé dans un RPG à avoir un perso niveau 20 lors que tout le reste de l’équipe est niveau 60? du coup même si on a envie de le jouer par la suite, il est inutilisable à cause des es states en décalage par rapport au reste du jeu. Fairy Tail apporte la solution au souci et on peut jouer à n’importe quel moment avec tous les personnages.

Au total ce sont 16 personnages qui sont jouable dans Fairy Tail et prendre soin de tout le monde propose une bonne durée de vie. 

La Guilde, le 17e personnage

Les membres de Fairy Tail aiment leur guilde, et on pourra faire progresser le bâtiment en lui même tout au long de l’aventure. En développant et améliorant différents services au sein de la guilde, elle gagnera en efficacité. On pourra créer un magasin, un bar, mais aussi une bibliothèque, une scène et bien d’autres.
Tous ces éléments sont soumis à amélioration rendant leurs bénéfices plus efficaces. Il est important de les développer dès que possible car les bonus apportés sont conséquents. Allants du gain de PV à l’augmentation du pourcentage d’xp reçu par les personnages inactifs ou encore l’augmentation de liens entre personnages.
La scène, permettra d’organiser des fêtes rassemblant plus ou moins de personnages de la guilde, leur faisant passer du bon temps ensemble et renforçant leurs liens. Le laboratoire de Lacrimas permettra de créer/recycler des Lacrimas pour optimiser le stuff de vos personnages. 

Les douze travaux de Fairy Tail

Dernier point avant d’avoir passé Fairy Tail en revue : la difficulté. Je n’ai pas vraiment trouvé de challenge tout au long du jeu. J’ai passé le jeu en difficile, ça n’a pas vraiment changé. Mis à part quelques combats très ponctuels qui m’ont donné un peu de fil à retordre avant le rang S, tout est passé très tranquillement. C’est un de mes petits regrets sur ce titre. Le système de combat est intéressant, mais la faible difficulté globale du jeu ne pousse pas à exploiter au maximum l’aspect tactique des affrontements.
Arrivé au niveau 99, les personnages pourront conserver leurs stats et repasser au niveau 1, et ainsi reprendre une progression, les rendant quasi invincibles.
Pour xp sans trop d’efforts, on peut lancer des Hunt Link. On condense ainsi sur les 9 cases du champ de bataille de nombreux ennemis, en montant jusqu’au niveau 99 de Link Hunt, on se retrouve à faire un bon paquet d’xp en un seul combat !

L’univers magique du manga bien retranscrit?

C’est le studio Gust, que l’on connaît déjà pour la série des Atelier notamment, qui est en charge de la réalisation de ce titre. On aime beaucoup leur travail, visuellement leurs jeux sont très colorés et frais. Par contre ce ne sont en général pas des foudres de guerre niveau technique. On peut malheureusement leur faire les mêmes reproches que pour les Atelier, à savoir quelques textures un peu baveuses et floues. Il y a également un peu d’aliasing par moments, mais ces deux défauts ne parviennent pas vraiment à entacher l’expérience de jeu.
Les modélisations des personnages sont fidèles au Manga, les animations sont très correctes, j’ai pris énormément de plaisir à parcourir le monde de Fiore. L’opus vidéoludique Fairy Tail lorgne légèrement, comme le manga papier, du côté du fan service. Les héroïnes ont quasiment toutes des poitrines défiant la gravité et vraisemblablement des dos hyper musclés pour ne pas basculer vers l’avant. On débloque aussi les costumes maillots de bain pour tous les personnages, ce qui permet d’observer tout au long du jeu les torses dénudés des héros et les héroïnes dans leurs plus beaux maillots deux pièces. 

Le bestiaire est cependant un peu réduit à mon goût, mais ca se ressent essentiellement en farmant les quêtes annexes. Si on fait le jeu pour l’histoire, on n’est pas trop impacté par ce point.

Les attaques en revanches sont particulièrement soignées et ont de superbes effets de lumière. Les attaques Fairy sont un festival pyrotechnique du plus bel effet. C’est un plaisir de les découvrir tout au long de l’aventure.

En ce qui concerne l’audio, c’est un sans faute pour ce titre. Les personnages ont leurs doublages originaux que l’on connait dans l’anime et on retrouve les musiques rythmées aux consonances irlandaises qui ont contribué au succès de l’anime. L’intégralité du jeu est sous-titré en français, on profite donc de l’aventure dans les meilleurs conditions possible.

Conclusion

Fairy Tail reprend l’histoire du manga après l’arc de l’Ile de Tenrô. Alors que la guilde partie passer l’examen de Rang S revient à Magnoria 7 ans après son départ, la guilde n’est plus que l’ombre d’elle-même. On a pour mission de redorer le blason de la guilde et déjouer les manigances en arrière plan.
S’adressant aussi bien à un public de fans connaisseurs qu’aux novices, Fairy tail est également une bonne introduction aux RPG avec un système simple mais efficaces de Lacrimas. Le joueur est embarqué dans une histoire captivante, qui décolle au milieu des Grands Jeux Magiques pour atteindre des sommets épiques. Malgré quelques défauts de redondance des quêtes et de manque de difficulté, le jeu m’a fait passer un excellent moment. Je le recommanderai donc aux joueurs cherchant un RPG peu exigeant, à faire pour l’histoire ou aux novices du genre et forcément aux fans de la licence.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.