Salut les Omniaques! Aujourd’hui, je vais vous présenter un ouvrage dédié à Overwatch, édité par Mana Books, simplement baptisé “Tout l’art d’Overwatch”. Le nom de Mana Books vous dit peut être quelque chose, c’est normal, je vous ai récemment parlé de cette maison d’édition au sujet du magnifique artbook consacré à Bloodborne. Cet artbook est paru le 26 octobre dernier mais c’est à l’occasion de ma nouvelle rechute dans le jeu que j’ai souhaité approfondir le voyage dans l’univers artistique du titre. Est-il aussi complet et intéressant que celui sur Bloodborne qui m’avait déjà fait une excellente impression? Voici mon ressenti après lecture attentive de l’ouvrage.

Synopsis de d’Overwatch :

Il serait étonnant que vous ne connaissiez pas Overwatch, mais au cas ou, voici une brève présentation du jeu. Développé par Blizzard (ça donne déjà un indice sur la qualité du titre) ce FPS s’est rapidement taillé une belle part du lion dans l’univers des jeux de tir. Le scénario du jeu est développé dans la cinématique d’intro (donc pas grand chose) mais essentiellement dans une série de courts métrages disponibles sur la chaîne YouTube officielle du jeu. Bien qu’il ne présente pas de mode campagne, uniquement des affrontements individuels ou par équipes en ligne le jeu à un lore bien fourni. Dans un futur qui semble relativement proche, suite à une guerre opposant les humains aux Omniaques, des robots dotés de conscience, l’organisation Overwatch est créée pour faire face à la menace des Omniaques résistants. L’unité Overwatch est suspectée de tremper dans de sales affaires et est démantelée. Winston, le scientifique simiesque rappelle les Agents pour reformer l’organisation.

J’ai entamé le jeu quasiment à sa sortie et avait beaucoup aimé le chara design ainsi que le level design qui est également incroyable. Les maps sont vraiment bien pensées, aucun coin n’est sûr ou inaccessible, ce qui rend les parties vraiment intéressantes. C’est un peu par hasard que je m’y suis remis il y à quelques semaines, avec Younz cette fois-ci et le jeu nous occupe pas mal. Mais comme pour Bloodborne, l’action parfois frénétique fait que l’on n’a pas le temps de s’attarder et de flâner dans les maps autant qu’on le souhaiterait. Et c’est là qu’intervient l’artbook!

L’ouvrage “Tout l’art d’Overwatch” :

On va d’abord passer par les détails un peu techniques du livres, et attention, c’est assez conséquent. Au niveau des dimensions on retrouve le même format (A4) que pour le livre sur Bloodborne, et ça j’aime bien, c’est harmonieux dans la bibliothèque. Par contre l’ouvrage compte une bonne centaine de pages de plus que celui sur Yharnam et ses chasseurs, on a donc entre les main un beau pavé de 367 pages! La couverture est magnifique : une grande illustration très colorée avec tous les personnages se détache du fond noir, le nom Overwatch est en relief, et le tout à une finition satinée. Tout est du meilleur goût!

Le contenu de l’Artbook :

En ce qui concerne le contenu de cet ouvrage, il est lui aussi colossal. Divisé en 9 chapitres, le livre permet d’explorer toutes les facettes de l’univers du FPS de Blizzard. Le premier chapitre « Créer un monde qui vaut la peine qu’on se batte pour lui » est très court mais fait une belle introduction.

On poursuit avec les personnages, emblème d’Overwatch s’il en est. L’artbook est riche en croquis préparatoires, en anecdotes pour les accompagner, en illustrations pleines pages également. C’est l’occasion d’apprendre entre autres qu’Hanzo et Genji étaient destinés à être un seul et même personnage, mais que les compétences que voulaient lui attribuer les développeurs en auraient fait un personnage peu clair comparé aux autres. Pour éviter cela, ils ont réparti les capacités sur les deux frères ennemis.

Tous les personnages sont présents jusqu’à Orisa, seule Moïra est manquante, sortie trop tard pour être intégrée au livre.

Certaines illustrations sont tout simplement magnifiques. L’illustration pleine page de Sombra, réalisée par John Polidora et présentée à la Blizcon 2016 est pour moi la plus belle du chapitre “Personnages”. J’apprécie particulièrement les couleurs néon années 80 qui se marient bien et les jeux de lumière de l’image. Lucio à même droit à une illustration double page ! Bref, les personnages sont mis en valeur, ce chapitre se dévore et délivre bon nombre d’informations très intéressantes, sans inonder le lecteur de textes superflus.

Vient ensuite le chapitre dédié aux environnements, probablement mon préféré. Toutes les maps de jeu sont présentées avec le contexte, des informations de développement également. Comme dans l’ouvrage dédié à Bloodborne, on y retrouve de nombreux détails environnementaux. Sur la page dédiée à Eichenwalde, on nous présente des concepts art sur la genèse de la carte (de toute beauté, surtout celui du château) mais également des détails mobiliers avec des idées de trônes. C’est ce genre de détails que j’apprécie particulièrement dans les artbooks, je trouve très intéressant de voir l’évolution suivie par les environnements (et personnages), les choix pris par l’équipe et les propositions écartées.

Le chapitre dédié aux modèles est, à mon goût un peu court, il fait l’impasse sur pas mal d’entre eux, mais présente les plus originaux et les plus sympathiques. Mais bon, avec plus d’une dizaine de modèles par personnages on comprend qu’il aurait été compliqué de tout mettre, et on peut les observer tranquillement dans la galerie des héros en jeu.

Parcequ’Overwatch ce n’est pas seulement des personnages et des cartes, les deux chapitres suivant sont consacrés aux … tags et aux icônes de joueurs. J’étais surpris de trouver deux (petits tout de même) chapitres dessus, mais le livre s’appelant “Tout l’art d’Overwatch“, finalement c’est normal. Je n’y prête pas beaucoup d’attention en jeu, c’était l’occasion de découvrir quelques sprays et icônes bien sympathiques qu’il me faudra désormais acquérir ! 😉

L’ouvrage se conclue joliment par un chapitre consacré aux nombreux courts-métrages présentant le lore du jeu, et dont je vous recommande vivement le visionnage, et par un chapitre sur les illustrations promotionnelles du jeu. Là encore les informations sont très pertinentes et assez concises pour que le lecteur puisse les assimiler et en même temps profiter du travail des artistes.

Tout l’art d’Overwatch porte bien son nom puisqu’il offre un panorama très complet de l’univers de ce FPS, tout est décortiqué et analysé, et retranscrit avec une mise en page claire. Bien qu’il plaira forcément plus aux personnes aimant Overwatch, ce livre permet d’en connaître un peu plus sur les méthodes de travail de Blizzard qui est connu pour son perfectionnisme. C’est un livre que toute personne s’intéressant au game design peut acquérir les yeux fermés. L’ouvrage est disponible aux éditions Mana Books, pour le prix de 34.90 €. Là encore, on ne se sent pas du tout volé compte tenu de la qualité de l’ouvrage et de la quantité d’artworks et d’informations qu’il renferme. 

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