void tRrLM(); //Void Terrarium, qu’on appellera pour la suite de ce test simplement Void Terrarium, par souci de simplicité est le nouveau titre de Yu Mizokami Si ce nom ne vous dit rien, il s’agit de l’auteur derrière le très original htoL#NiQ : The Firefly Diary et des intrigants Yomawari. On reconnait la patte artistique qui passe de jeu en jeu, affirmant l’identité et la vision de l’auteur. Edité par NIS America, Void Terrarium est distribué en France par Koch Media

C’est moi Robbie, le petit robot. 

Dans Void Terrarium on incarne Robbie, un robot remis en service par une brave souris, dans un monde post apocalyptique. Il rencontre rapidement FactoryAI, un autre être cybernétique ayant survécu à l’apocalypse.
Au fil de la discussion, on apprend que c’est FactoryAI qui aurait provoqué ce cataclysme et qu’elle s’en mord un peu les doigts. A proximité, une jeune fille mal en point gît dans un petit “terrarium”. Pour expier sa faute, l’intelligence artificielle demande à Robbie de prendre soin de la dernière humaine plus ou moins vivante, Toriko. 

La narration intervient par la suite par petite touches entre les missions. On comprend mieux et pourquoi les humains ont disparus et pourquoi ce qui reste de ce monde est en ruine et noyé sous les spores vénéneuses de champignons toxiques.

Isaac au tour par tour?

FactoryAI envoie donc le brave petit robot en mission sous toutes sortes de prétextes : ramener de la nourriture, des pièces pour améliorer ses capacités ou  le confort de la jeune fille. Les missions se présentent sous forme de donjons en vue isométrique générés aléatoirement. On s’y déplace, ainsi que les ennemis, case par case ; tant que Robbie ne bouge pas, les adversaires restent immobiles également. 

Les donjons sont divisés en plusieurs niveaux. A chaque fois que Robbie entre dans un nouveau donjon, il est niveau 1. En affrontant les différents monstres qui y vivent notre petit robot va gagner en expérience et ainsi progresser en niveaux. Tous les passages de niveaux proposent le choix entre deux améliorations (temporaires jusqu’à la fin du donjon). On a donc une montée en puissance de Robbie tout au long de l’exploration.


Pendant que Robbie parcourt les étages, il va occasionnellement tomber sur des objets qu’il lui faudra ramener à FactoryAI ou qu’il pourra équiper. Attention toutefois, l’inventaire est assez limité, il faudra souvent faire des choix. En revanche, le jeu ne devient pas “débile” comme peuvent l’être certaines parties de The Binding Of Isaac en combinant certains items. Ici c’est plus raisonné, mais tout aussi agréable.

Présenté comme ça, le jeu a l’air relativement simple. Mais en fait, non ! En donjons on a évidemment une jauge de points de vie à gérer mais également une barre d’énergie qui se vide plutôt rapidement. Si une des deux jauges est vide, c’est la fin de la mission. Par contre, tout n’est pas perdu comme dans de nombreux Roguelikes. A chaque mort, le contenu de l’inventaire est converti en ressources qui pourront être exploitées plus tard… C’est une petite consolation. Pour éviter que cela n’arrive, il sera important de collecter des objets pour remonter ses points de vie ou son énergie, et ainsi avoir le temps de mener à bien sa mission.

Rapidement dans le jeu, FactoryAI fera développer à Robbie son Tori-gotchi, une sorte de Tamagotchi qui donnera, lorsqu’il sera en mission, l’information au robot sur l’état de Toriko (visible en bas à gauche de l’écran). C’est une composante essentielle du jeu et elle lui donne une saveur particulière. En effet, il faudra pour ne pas perdre la jeune fille régulièrement l’alimenter, nettoyer son habitat, prendre soin d’elle. Ca ajoute pas mal de stress en mission, imposant de rentrer par moments pour subvenir aux besoins de Toriko.

Void Terrarium, ou la poésie mise en images

Comme dit en introduction, on retrouve une patte artistique entre les jeux de Yu Mizokami. Le chara design des personnages est très chibi et soigné. Mais ça n’empêche pas à ces personnages mignons de subir des situations graves et à l’auteur d’aborder des thématiques matures. Tout le jeu baigne dans une ambiance apaisante et douce qui est très agréable.  Il se dégage de Void Terrarium une certaine poésie qui m’a touchée. Il se crée au fil du jeu une belle relation entre ces trois protagoniste.

Une édition limitée pleine de surprises

Le jeu est disponible en version dématérialisée et physique, uniquement en collector. LA version en dur propose un contenu assez conséquent pour une soixantaine d’euros. On trouve dans la boîte cartonnée (elle même dans un fourreau carton) pas mal de goodies de qualité.
Le plus gros par la taille est un calepin de 10 pages, type calendrier avec les différentes expressions de FactoryAI. L’objet est conçu de manière à pouvoir tenir debout sur une table ou un bureau, toujours à la manière d’un calendrier. C’est l’objet que je trouve le plus gadget et qui a le moins d’utilité dans le pack, mais il a le mérite d’être là.

Viennent ensuite un poster de belle taille et l’OST du jeu sur CD, en boîtier cristal. Les 23 titres de la bande originale, intitulée Soporific Sounds, composée par Hajime Sugie m’ont vraiment plus. On oscille entre morceaux apaisants au piano, un peu jazzy, avec une douce ambiance électronique aux titres plus nerveux et punchys qui viennent appuyer l’action en jeu. On n’est pas dans de la violence electro comme pouvait proposer Hotline Miami avec Hydrogen de M.O.O.N., mais le morceau WASTESPREADER. ISALIVE( ); fait bien le travail. J’avoue être assez client d’OSTs de jeux sur CD donc ce genre de contenu physique me parle. 

Cette édition limitée contient un porte clefs avec effet holographique, à l’image du Tori-gotchi le Tamagotchi qui permet de surveiller l’état de la jeune fille lorsqu’on est en mission. Le rendu chibi/pixel art fonctionne bien et l’effet lenticulaire aussi : il va donc très rapidement orner la pochette de ma PS Vita.
Pour finir, on a une planche de trois pin’s à l’effigie des 3 personnages principaux du jeu, et là encore c’est de très belle facture. En bon trentenaire nostalgique des années 90, les pin’s me plaisent bien dans les éditions collectors. ces petits ornements discrets finissent de personnaliser une tenue, en plus d’avoir, en général, de beaux motifs. Ces trois là ne font pas exception et sont superbes.

Conclusion

En quelques mots, Void Terrarium m’a beaucoup plu. J’ai aimé l’aspect Roguelike et le challenge proposé. Toutes les missions ne sont pas simples, loin de là, et dépendantes de la RNG, mais dans tous les cas, le temps investi n’est pas perdu puisqu’on repart avec des ressources. Il faut en plus garder un oeil sur le Tori-gotchi qui indique l’état de santé de Toriko. Le titre est uniquement disponible en anglais, mais relativement accessible. Distribiué en France par Koch Media, Void Terrarium est disponible sur PS4 et Nintendo Switch. si vous êtes à la recherche d’un jeu poétique mais proposant un bon défi niveau gameplay, Void Terrarium est tout indiqué !

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