CIVSalut les Empereurs, quand j’entends le mot “CIV” prononcé, pour moi c’est tout de suite synonyme de Sid Meier’s Civilization le célèbre jeu de gestion de civilisations au tour par tour qui à la fâcheuse tendance à vous faire perdre toute notion du temps et vous amener à faire une nuit blanche à cause de la fameuse excuse “Aller… Un tour de plus et je vais me coucher…” mais on ne va pas parler de jeux vidéo aujourd’hui ni de l’adaptation en jeu de plateau de Sid Meier’s Civilization, mais tout simplement de CIV : Carta Impera Victoria

CIV : Carta Impera Victoria, créé par Rémi Amy, illustré par Christopher Matt et édité par Ludonaute est un condensé de ce qu’on peut trouver dans tout jeu de civilisation, 2 à 4 joueurs doivent se développer jusqu’à atteindre un certain niveau dans un des 6 domaines pour remporter la partie et ce, simplement, avec des cartes.

Comment ça se présente ?

Un tas de 104 cartes (104, C I V en latin, vous l’avez ? :D) découpé en 3 âges, au milieu des joueurs, chacun en pioche ou drafte 3 pour se constituer une main. Le tour d’un joueur se décompose en plusieurs actions :

  • Poser une carte devant lui
  • Activer et/ou sacrifier chaque domaines
  • Compléter sa main.

Si les actions sont simples, les stratégies induites par les domaines font vous faire creuser les neurones.

Chaque domaine à deux effets qui lui sont propres, le premier est dépendant de votre nombre de cartes en jeu, il s’active à 3 cartes et se renforce à 5 cartes.

L’effet de sacrifice est quant à lui activé en supprimant une carte de son plan de jeu.

Le jeu va être basé sur la combinaison de ces deux effets par domaine pour réussir à atteindre 7 cartes du même domaine (ou 8 à deux joueurs) et ainsi gagner la partie.

Les domaines sont les suivants :

  • Militaire : Il joue sur la défausse aussi bien dans votre main que dans le jeu des autres.
  • Religion :  Augmenter sa main ou bien échanger des cartes avec ses voisins.
  • Economie : Défausser des cartes pour en jouer de nouvelles ou bloquer la progression d’un domaine d’un adversaire.
  • Science : Reprendre des cartes pour en jouer des nouvelles ou renouveler sa main.
  • Utopie : Reprendre une carte de la défausse ou augmenter la difficulté des conditions de victoire – Ce domaine n’est présent que dans le troisième âge.
  • Art : Vous copiez un domaine ennemi.

Chaque domaine ayant sa spécialité, il faudra jongler entre chacun pour profiter des bonus offerts tout en sachant se concentrer assez sur un des domaines pour le maximiser avant les autres joueurs.

Négliger les bonus d’un des domaines serait une erreur, ils ont tous leur importance dans de multiples stratégies pour réussir à gagner.

Le matériel

Le jeu se limitant à des cartes et à la boîte les contenant, le tour aurait pu être rapidement fait mais pour une fois que des inserts ont été bien fait pour tenir toutes les cartes par âge de façon intelligente, il faut le souligner !

CIV

On range les cartes par âge à la fin de la partie et la prochaine peut démarrer rapidement, c’est un détails mais la perfection est une question de détails.

Une pièce en métal du plus bon goût est là pour signaler la domination artistique, je dois avouer qu’on ne l’a jamais utilisé malgré toute la classe que je lui trouve…

CIV

Des aides de jeux sont les bienvenues pour se rappeler des différents effets des domaines, on comprend rapidement à quoi correspond chaque picto évitant de revenir à la règle trop souvent.

CIV

Les illustrations, assez simples, elles représentent des personnages stylisés à différentes époques selon les cartes âges. Représentant des scènes correspondantes à leurs domaines, ce n’est pas l’atout principal du jeu et si elles ont le mérite d’être claires et d’être facilement reconnaissables mais elles donnent à CIV son ambiance graphique si particulière qui le rend reconnaissable dès le premier coup d’œil.

 

Au final ?

CIV est un jeu de civilisation qui malgré un thème relativement classique nous transpose dans la peau d’un dirigeant qui doit amener sa civilisation à la gloire avant les autres, nous forçant réfléchir à nos actions à chaque coup et seulement au travers de 6 types de cartes mais qui peuvent tout changer.

On apprend à affiner sa stratégie au fil des parties, la première est forcément brouillon, on ne voit pas spécialement l’intérêt des différents effets au premier abord mais on comprend rapidement tout le potentiel qui se cache derrière.

Une bonne mécanique emballée dans un matériel de bonne qualité, il n’en faut pas plus pour faire de CIV un bon jeu passe partout qui saura plaire à un large public, aussi bien novice via la facilité de ses règles, que plus expert avec toutes les stratégies qui peuvent être imaginées.

Si jamais l’envie de découvrir CIV vous prend ou si vous connaissez déjà le jeu et que vous voulez vous confronter à des joueurs pour jauger de votre niveau, Ludonaute a créé pour la saison 2018/2019 des tournois de CIV ! Les gagnants des tournois seront invités à participer à une grande finale ! 

Récap de la rédac

Nombre de joueurs 2 à 4 joueurs
Durée d’une partie 20 à 30 minutes
Éditeur Ludonaute
Prix 20 €

Related Post

Laisser un commentaire