Salut les Pharaons ! Vous avez soif de pouvoir et pensez pouvoir gérer les terres d’Egypte, Amun–Re Le jeu de carte, vous propose d’accomplir ces tâches dans un jeu de cartes compétitif.

Amun-Re – le jeu de cartes est une adaptation du jeu de plateau Amun-Re sorti en 2003, il propose une version un peu plus light (mais pas simpliste) du jeu de gestion / enchères et l’adapte habilement avec de nouvelles mécaniques. Tous deux ont été créés par M. Knizia, mais à la différence du jeu de plateau, il peut être joué à partir de deux joueurs (jusqu’à cinq) et les parties sont plus courtes environ 30-60 minutes, contre 90 à 120 pour le jeu de plateau. Je ne m’étais jamais penché sur Amun-Re en jeu de plateau et c’est avec la version cartes que j’ai découvert ses mécaniques et son univers. Il est édité par Super Meeple, que j’ai également découvert avec ce jeu et qui à une philosophie que j’apprécie. Super Meeple est spécialisé dans la réédition de « vieux » jeux en les remettant un peu au gout du jour ; c’est-à-dire qu’ils perfectionnent les règles si besoin et proposent les jeux avec du matériel de qualité, nous y reviendrons après. J’aime beaucoup cette idée, leur catalogue est certes restreint pour le moment mais ça permet de rendre accessible des jeux qui sont soit difficiles à trouver, soit devenus chers.

Le matériel d’Amun-Re le jeu de cartes : 

La boîte du jeu à un petit format : 20 cm x 20 cm x 5 cm, avec un bel aspect satiné, idéal pour être transporté et joué partout. Le matériel est assez minimaliste mais de qualité. Les 45 cartes Province ont une belle taille et le carton rigide comme il faut, les 45 cartes or sont plus petites mais également bien faites. On retrouve bon nombre de jetons (plus de 120 au total) répartis en points de victoire et pyramides à dépuncher ainsi que les marqueurs Offrande et Ankh. Les petits compteurs de ressources sont en bois peint, tout est simple et raffiné.

Amun-Re a pour contexte l’Egypte antique et vous place dans la peau d’un aspirant au titre de Pharaon (vous y parviendrez même certainement au cours de la partie, mais ça peut changer) qui doit acquérir des provinces et faire prospérer son territoire. La partie se déroule sur trois royaumes, correspondant à trois tours. Chaque tour est lui-même divisé en 4 phases. Pour constituer les Royaumes, on pioche dans chaque paquet correspondants (numérotés 1, 2 et 3) trois fois plus de cartes que de joueurs et on range le surplus s’il y en a.

Pour continuer sur la mise en place, le jeu utilise l’arrière de sa boîte comme plateau pour compter les points et comme tableau des offrandes (utile pour la dernière phase d’un tour). J’aime beaucoup ce principe, l’utilisation du matériel est optimale. Les joueurs placent leurs pions compteurs en bois sur le 0 de la piste de Revenus, et on est presque prêts à commencer.

Déroulement de la partie : 

Avant d’entamer un tour, chaque joueur constitue sa main d’enchères. Pour cela il a à disposition neuf cartes Or (avec une valeur de 0 à 8) qu’il assortira selon son désir, mais en respectant la règle d’avoir un total égal à 14, la carte 0 étant obligatoire également. Cette nouvelle règle introduite par la version jeu de cartes d’Amun-Re est très maline et à l’origine de pas mal de réflexions. Les joueurs devront acquérir successivement 3 cartes Royaume aux enchères, donc libre à chacun d’établir sa stratégie : choisir peu de cartes Or mais avec des valeurs élevées ou plus de cartes mais avec des valeurs moindres. Les cartes Or ne servent pas que dans la phase d’enchères, elle serviront également à faire des offrandes à Amun-Re dans la phase suivante. Il est bon de conserver cela en tête lors de la constitution de sa main.

Lors de la phase d’enchères, on pioche et on retourne autant de cartes de la pile premier royaume que de joueur. A commencer par le premier joueur, chacun va miser sur la carte qui l’intéresse, tant que vous n’êtes pas le seul enchérisseur sur une carte l’enchère, avec les cartes Or, continue. La carte Or ayant servi à remporter l’enchère est défaussée, les autres retournes dans les mains de leurs propriétaires respectifs. Une fois toutes les cartes du tirage remportées, on recommence avec les cartes de la pile Royaume restantes pour deux autres tours d’enchères. Les joueurs placent leurs cartes provinces devant eux.

Vient ensuite la phase d’offrandes et faveurs. Cette phase est également très importante car vous y utiliserez les cartes Or qui  vous restent après la phase enchères. Comme dans l’Egypte antique, les croyances sont au cœur de la civilisation ; le jeu n’est pas en reste sur ce point également. Durant cette phase, les joueurs devront faire une offrande à Amun Re pour s’attirer ses faveurs. Secrètement, les joueurs vont préparer une ou plusieurs cartes Or qu’ils vont offrir au Dieu dans l’espoir de recevoir des pyramides et de l’or.

L’Or investi dans les offrandes détermine également le niveau de la crue du Nil, et ainsi les revenus que les joueurs tireront des champs présents sur leurs cartes, il en sera de même pour les caravanes présentes sur les cartes qui rapporteront de l’or bonus dans certains cas. Les joueurs « revendent » leurs cartes Or restantes pour leur valeur et placent leurs pions compteurs sur la piste de revenus sur la somme totale qu’ils ont amassée.

Cet or peut servir à plusieurs choses : acheter des pyramides, et également acheter une nouvelle main de cartes Or avec ce qui restera en or, après cela ils remettent le compteur sur le 0 de la piste de revenus. La nouvelle main de cartes Or achetée pourra donc être différente d’un joueur à l’autre et ils ne partiront pas sur le même pied d’égalité pour la phase Royaume suivante.

Après cela, on passe au calcul des points selon plusieurs critères :

  • +1 PV par pyramide (imprimée ou bâtie) sur la carte en contenant le moins.
  • +1 PV si le joueur possède 9 champs ou plus sur ses «  cartes provinces de la manche.
  • +1 PV s’il est Pharaon (le joueur avec le plus d’Ankh sur ses 3 cartes Provinces de la manche).
  • -1 PV s’il est le joueur avec le moins d’Ankh d’Ankh sur ses 3 cartes Provinces de la manche.

Après ce calcul, on est repartis pour les deuxième et troisième Royaumes.

 

Les multiples options pour engranger des points font que les joueurs doivent constamment adapter leurs stratégies, pour essayer de contrer un adversaire qui pourrait devenir Pharaon, ou qui récupère des cartes avec beaucoup de pyramides imprimées par exemple. Mais dans la phase offrandes/faveurs, les stratégies sont toujours de mise. Si un joueur a acquis une carte avec une caravane, il n’est pas rare de voir les autres faire monter les offrandes pour d’une part recevoir les pyramides en faveur mais également faire sauter le bonus octroyé par les caravanes.

En revanche, je dois bien avouer que les parties à deux joueurs que nous avons pu faire jusque là étaient bien moins intéressantes que celles à trois, quatre et cinq. A deux joueurs, pour peu que les joueurs aient la même idée en tête au départ… la partie tourne en « je veux cette carte, moi aussi, je renchéri, moi aussi, je ne peux plus – je prends l’autre ». Alors peut être que l’on a fait les mauvais choix de constitution de mains Or au départ (on en a essayé plusieurs types sans succès cela dit) mais le fun n’était pas au rendez-vous. Par contre, en ajoutant au moins un joueur les parties étaient bien plus sympathiques !

Amun-Re demandera donc aux joueurs de faire preuve de stratégie, d’esprit d’analyse et d’anticipation pour sortir victorieux. Le jeu est proposé à une vingtaine d’euros, avec des règles en anglais et en français. Il n’y a pas de texte sur les cartes, donc passé l’apprentissage des règles, tout est fluide grâce aux symboles.

Récap de la Rédac

Nombre de joueurs 2 à 5 joueurs
Durée d’une partie 30 à 60 selon le nombre de joueurs
Editeur Super Meeple
Prix 18.90 €

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