Salut les aventuriers. Nous vous présentons aujourd’hui notre review sur Outward, un RPG en monde ouvert développé par le studio indépendant Nine Dots, édité par Deep Silver et distribué en France par Koch Media. Mettant la survie au coeur de son gameplay, Outward nous promet de nombreuses aventures à vivre et de toutes aussi nombreuses quêtes à compléter. Sorti le 26 mars sur PS4, Xbox One et PC via Steam, voici ce que nous avons pensé d’Outward.

Un point de départ bien tragique

L’histoire commence par le naufrage du navire que vous empruntez. Un mystérieux dysfonctionnement dans le phare tenu par votre famille semble être à l’origine de la catastrophe. Etant un des rares survivants, les villageois vous font bien comprendre leur animosité et vous réclament la dette familiale. Car dans la ville de Cierzo, pour pouvoir profiter de sa tranquillité, si une personne faute, toute sa famille doit s’acquitter d’une somme d’argent, afin de faire perdurer un climat de paix. Votre aïeul a fauté et ruiné le village… Vous écopez en plus de sa dette conséquente.

Ce sera d’ailleurs votre première quête, réunir 150 pièces d’or pour éponger un peu cette dette et acheter la tolérance des villageois à votre égard. Outward se chargera vite de vous rappeler que rien n’est gratuit ou acquis dans son monde.

“Je ne suis pas ton pote” – Outward, 2019

La survie sera l’élément principal de gameplay d’Outward. Vous verrez qu’une bonne préparation est indispensable avant de quitter une ville ou un village. Cet aspect survie ne se cantonnera pas à triompher de quelques monstres et sortir vainqueur des affrontements.

L’équipement est évidemment un aspect important du jeu. On ne part pas à l’aventure sans être préparé. Une arme et quelques pièces d’armure seront indispensables, mais ce qui à mon sens, est le plus important est votre sac à dos. Il sera capital d’avoir de quoi stocker des provisions et du matériel tout au long du jeu.Mais les places sont chères, ne ramassez pas n’importe quoi! Le craft est un élément fondamental du jeu, vous pourrez progresser en vous créant des éléments d’équipement plus adaptés à votre environnement et plus puissants , ne vous en privez pas!

Living simulator

Tout au long de votre périple, il vous faudra gérer le sommeil, la faim, la soif, le froid et votre inventaire. Si le sommeil se gère assez facilement, en dormant dans un lit en ville ou dans un coin assez sûr près d’un feu de camp, pour le reste c’est un peu plus chaud de composer avec. Lorsque vous êtes hors d’un village, vous devrez vous alimenter et vous hydrater, c’est pourquoi vous devrez penser à faire des provisions avant de partir en eau et en nourriture. L’eau peut être collectée en ville ou dans les rivières avec une gourde, mais il est souvent préférable d’en obtenir en ville et de prendre plusieurs gourdes pour ne pas en manquer.

Faire des provisions c’est bien, mais il faut aussi prendre en compte le fait que votre nourriture est périssable. Donc acheter de la bouffe en grande quantité pour un long voyage n’est pas une très bonne idée non plus car c’est risquer de s’intoxiquer en mangeant de la nourriture avariée. La cueillette et la chasse seront donc un bon moyen de subsister dans le monde d’Outward.

Chasse, pêche et traditions

Attention lors de la chasse ou de la rencontre avec divers ennemis si vous êtes blessé. Une plaie non traitée avec des bandages pourra s’infecter et entraîner la mort. Mais elle n’est pas définitive dans Outward, vous pourrez reprendre votre partie, en revanche elle est très pénalisante.

Après s’être fait battre à mort dans un combat ou avoir subi une infection particulièrement grave, on se réveille en prison, dans un village ou en pleine nature mais avec son slip et son couteau. Vous aurez perdu la majorité de votre équipement si durement gagné et vos provisions…. donc autant dire qu’il ne faut pas s’amuser à prendre le jeu à la légère. S’il y a bien une chose que l’on peut accorder au titre de Nine Dot, c’est sa fidélité à son concept et ses principes.

L’univers Fantasy d’Outward intègre évidemment créatures fantastiques et magie. Mais fidèle à ses principes, la magie ça se mérite et surtout ça s’apprend! Comme pour les autres compétences, vous devrez trouver un instructeur qui vous transmettra son savoir, mais qu’il faudra payer. Les coûts de ces leçons sont assez conséquents et vous devrez, d’une part bosser dur pour vous les offrir, et d’autre part sélectionner ceux qui correspondront à votre style de jeu.

Au niveau de l’interface, on retrouve quelques éléments oldschool. L’inventaire rappelle celui de la série Might and Magic, qui m’est chère.
La carte, élément clé du jeu, est elle aussi “réaliste”. Pas de pointeur indiquant votre place dans ce monde. Lorsque vous ouvrez cette map, vous devrez vous repérer et vous orienter à la dure!

Chose étonnante, les tutos ne sont pas intégrés au jeu, ils sont disponibles dès le menu principal. Je vous recommande chaudement d’y jeter un oeil pour ne pas être largués, et perdus, dans l’univers d’Outward. Ils sont clairs, et à mon sens indispensables. Pour continuer sur les singularités du titre, la sauvegarde. Le jeu sauvegarde en permanence, donc pas question de retour en arrière après une erreur, une mauvaise prise de décision… Il faut assumer son aventure telle qu’on l’a vécue et composer avec ses faiblesses. Mais tout n’est qu’apprentissage!

Mais Outward n’est pas qu’impitoyable! Vous pourrez parcourir le monde en compagnie d’un ami. Que ce soit en réseau ou en local avec écran splité, vous pourrez vous soutenir l’un l’autre et affronter les rudesses du monde ensemble.

Look rétro

Visuellement, je trouve assez compliqué de parler d’Outward. A l’écran de création du personnage, j’ai cru que le jeu était en chargement, pendant longtemps… Mais non, la modélisation des personnages est vraiment datée et disons le… assez moche. On a une vue à la troisième personne donc on n’est pas constamment confronté au visage de son personnage, c’est une bonne chose. Par contre on voit celui des autres PNJs et ce n’est pas non plus franchement une réussite.

A y regarder de près, les textures des environnements sont pixellisées et peu détaillées. Les animations de course et de combat ne sont pas folles non plus… Ce qui rend les affrontements peu fluides. Pourquoi est difficile d’en parler alors?

Il se dégage d’Outward une atmosphère pleine de nostalgie. La modélisation simple des environnements et de l’architecture rappelle les vieux jeux de rôles occidentaux comme Might and Magic ou encore les premiers Elder’s Scrolls. Outward m’a donné l’impression de jouer à un titre de ce genre en HD. La lumière du jeu est très agréable et baigne réhausse l’ensemble de l’univers d’Outward d’une chaleur très agréable.  

Conclusion

Outward propose une expérience intéressante. Il prend le parti de soumettre le joueur à la rudesse de l’environnement et l’incite à se dépasser pour en sortir vivant. Rien ne sera simple dans le monde d’Outward, et encore moins acquis. En revanche on tire une réelle satisfaction à progresser dans ce jeu. Pour un peu que vous passiez outre ses graphismes datés, les nostalgiques leur trouveront un charme désuet.

Le plaisir qui se dégage d’Outward est à la hauteur de son exigence. De ce fait, il ne conviendra pas à tous les profils de joueurs, mais si vous êtes amateurs de RPGs old schools et de challenge, il mérite votre attention.

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