Salut les amateurs de cartes et de grosses bêtes ! Vous n’êtes certainement pas sans connaître Munchkin, le jeu de cartes fun et piquant d’Andrew Hackard, mais l’article de ce jour porte sur la version thématisée autour de Warhammer – The Age of Sigmar

Munchkin est implanté dans le paysage ludique depuis l’an 2000, en 21 ans, il a su conquérir le cœur des joueurs, amateurs de coups bas et de jeux funs. Les multiples itérations de Munchkin ont favorisé son implantation sur de nombreuses tables de jeu pour toucher de plus en plus de joueurs. Disney, zombies, Cthulhu, tout y passe. De notre côté on est restés très classiques jusqu’à mettre la main sur ce nouvel opus aux couleurs de Warhammer.

Porte / Monstre / Trésors, au pied de la lettre

Cette maxime est presque devenue un adage des joueurs de RPG ou jeux de rôles papiers. Et bien Munchkin l’applique littéralement. Chaque joueur va incarner un aventurier qui se rendra dans un donjon afin de s’approprier les trésors qu’il renferme. Cependant, il faudra bien évidemment se débarrasser préalablement des monstres qui les gardent.

La base du jeu est très orientée RPG avec un personnage pour lequel on doit gérer son équipement et qui monte en niveaux au fil de la partie, ce sera d’ailleurs la condition de victoire. Dès qu’un joueur atteint le niveau 10, il remporte la partie.

En début de tour, le joueur actif retourne la première carte du paquet Porte. Si c’est un monstre il faudra l’affronter, une malédiction il faudra en subir l’effet en revanche si c’est une carte objet ou autre, elle sera ajoutée à la main du joueur pour être utilisée ultérieurement. 

Le personnage du joueur pourra au fil de l’aventure rejoindre une ou deux Armées. En jouant une carte Armée, le héros obtiendra de nouvelles capacités spéciales propres à chacune des factions et l’accès à de nouveaux équipements. Certains monstres seront vulnérables à certaines factions c’est un paramètre à prendre en compte lors des combats. 

A son tour on est assuré de pouvoir affronter un monstre. Si on n’en rencontre pas en défonçant une porte, on peut jouer un monstre de sa main pour avoir un combat et tenter de remporter les précieux points d’expérience. La résolution des combats est enfantine, on compare la force de l’adversaire avec le niveau du joueur, en y ajoutant les éventuels bonus apportés par l’équipement. C’est efficace, clair, et c’est ce qu’il faut pour que le jeu tourne vite et bien.

Twist of Fate

Mais… tout cela serait trop simple et trop classique ! Munchkin, on l’a dit un peu plus haut dans l’article mise sur le fun et la légèreté pour apporter de l’ambiance aux soirées jeux de société. Lors d’un affrontement, le joueur actif pourra recevoir l’aide d’un autre joueur plus ou moins volontairement. MAIS, les autres joueurs pourront également intervenir dans le combat en cours en ajoutant des monstres de leur main à l’affrontement, en ajoutant des améliorations aux monstres ou en jouant une malédiction contre le joueur. Si vous pensiez connaître vos amis, attendez d’avoir fait quelques parties de Munchkin. Vous verrez que les personnalités se révèlent 😉 Tous ces coups bas, ou gestes héroïques et désintéressés (on n’en a pas vu beaucoup dans nos parties…) vont donner sa saveur à Munchkin. Les alliances se font et se défont aussi vite que les monstres trépassent.

La mort n’est pas trop pénalisante, même si on perd son stuff, on conserve son niveau et on revient au tour d’après dans la partie, avec de nouvelles cartes et motivé par la vengeance. Pas sûr que le joueur ayant looté votre cadavre s’en tire longtemps à bon compte !

Plus on est de fous… 

Même s’il est jouable dès 3 joueurs, Munchkin est de ces jeux qui gagnent en puissance et dont le potentiel se révèle (pour nous) à mesure que le nombre de joueurs augmente. Chez nous il prend mieux à partir de 4 joueurs pour que les rebondissements et, on ne va pas se cacher, les coups dans le dos soient plus fréquents et variés. Après… En cette période compliquée réunir plus de 3 joueurs peut être difficile, mais ce n’est que passager. On a hâte que tout revienne à la normale pour reprendre les soirées à 4/5/6 joueurs et se mettre joyeusement sur la tronche avec des parties de Munchkin autour d’un bon verre et d’un bon repas. Ces derniers aidant à digérer les nombreuses traîtrises de la partie.

Des visuels propres à Munchkin

En ce qui concerne les graphismes du jeu, ils n’ont clairement pas fait l’unanimité au sein de l’équipe. Enfin… si mais pas dans le bon sens. On est tous restés insensibles aux visuels. C’est le style propre à Munchkin, mais il ne nous touche pas. C’est l’univers et le style de John Kovalic, mais on n’a malheureusement pas adhéré, comme aux précédents opus, le style traverse les années sans trop changer. Nous ne sommes pas de grands connaisseurs de Warhammer Age of Sigmar (on découvre l’univers avec la collection de fascicules Hachette en ce moment), mais l’écart entre les styles est tellement brutal qu’on n’arrive pas à s’y faire. Les gags présents sur les cartes nous ont tout de même fait sourire mais dans l’ensemble, on est passé à côté. Ce qui n’empêche en rien d’apprécier les autres qualités du jeu. 

Conclusion 

Munchkin – Warhammer The Age of Sigmar enrobe le célèbre jeu d’ambiance avec une couche d’heroic fantasy façon Warhammer. Toujours fun et propice aux traîtrises, Munchkin Warhammer The Age of Sigmar propose aux joueurs d’incarner des héros en quête d’expérience en terrassant des monstres. Pour cela il faudra tirer partie des affrontements et des récompenses que l’on pourra en tirer.
Pour ajouter du piquant à tout cela, les joueurs pourront s’aider les uns les autres, ou… se mettre quelques bâtons dans les roues. Facile d’accès, rapide à installer rythmé et riche en rebondissements Munchkin promet de bonnes parties de rigolades pour toute la tablée. Pas frustrant sur la durée avec un système de mort qui n’est pas pénalisant, tous les joueurs peuvent s’en donner à coeur joie sur les coups bas!

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs de 3 à 6 joueurs
Age conseillé à partir de 10 ans
Durée d’une partie Entre 60 et 90 minutes par scénario
Auteurs Andrew Hackard
Illustrateurs John Kovalic
Éditeur Edge
Prix : Environ 20€ Philibert Playin
Mille et un jeux Ludum

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