Salut les bâtisseurs ! Aujourd’hui, place aux grandes constructions, aux projets militaires et scientifiques d’envergure avec It’s A Wonderful World. J’ai découvert ce nouveau jeu de Frédéric Guérard lors d’un week end chez un ami, et si je vous en parle c’est que c’était une bonne surprise. Très bonne même. On a enchaîné les parties sur les deux jours, bousculant notre programme initial de jeux, au profit de ce jeu de civilisation pour 1 à 5 joueurs.
Ce titre édité par La Boîte de Jeu avait séduit plus de 4500 joueurs lors de sa campagne Kickstarter, que j’ai malheureusement loupée. Je me suis donc rabattu sur la version boutique du jeu, mais qui ne fait pas pâle figure à côté de sa grande sœur issue du financement participatif.

Une civilisation bâtie sur des bases solides

Niveau matériel, on est bien servis avec It’s A Wonderful World. On y trouve un plateau central en deux parties à assembler, 150 cartes Développement ainsi que 5 cartes de départ pour les joueurs. 

La boîte renferme également 170 cubes plastiques pour les ressources et 80 jetons cartonnés d’excellente qualité. Ils sont en punchboard noire très dense, on sent qu’on peut les manipuler sans crainte de les abîmer.
L’insert en carton fait très bien son office et permet un rangement/installation rapide ; le matériel est bien maintenu et ne se balade pas partout. 

Un développement par paliers

Une fois le plateau central mis en place, on y dispose les différents cubes de ressource et les jetons et on est quasiment prêt à se lancer dans le grand jeu de l’élaboration d’une civilisation. Chaque joueur reçoit une carte de départ et 7 cartes Développement. Les cartes de départ ont deux faces : une commune à tous les joueurs et l’autre propre à chaque empire de départ… A vous de choisir si vous souhaitez une partie qui commence sur les mêmes bases pour tout le monde, ou un peu d’asymétrie.

Basé sur le principe du draft, les joueurs vont garder une carte et passer le reste à leur voisin. Une fois que les joueurs ont mis de côté les sept cartes qu’ils voulaient (plus ou moins en fin de tour), ils vont pouvoir passer à la construction.

L’aire de jeu personnelle, organisée autour de sa carte de départ, est divisée en plusieurs parties. Sous la carte de départ, on dispose les cartes qu’on a draftées pendant le tour. Sur sa droite, on y dispose les cartes que l’on va mettre en construction. Et au dessus, on placera les bâtiments construits. Les cartes recyclées sont placées dans une défausse commune au centre de la table.
Il faut souligner la clarté et l’ergonomie imparable de cette organisation qui rend le jeu fluide et clair pour tout le monde. La prise en main est aisée, et la lecture du jeu des adversaires aussi. C’est important pour contrer des stratégies qui se mettent en place, on y reviendra. 

Pour que ce soit bien clair, attardons nous sur l’anatomie d’une carte Développement. Le cartouche en bas de la carte indique la couleur de cette dernière. Le paquet de cartes Développement est divisé en 5 familles ayant chacune une couleur. Ce cartouche indique aussi les ressources que produira la carte une fois construite. Juste au dessus, on trouve parfois un symbole qui représente le bonus de construction que l’on obtiendra en réalisant cette carte. Le coût de construction est indiqué en haut à gauche, alors que le coût de recyclage est présenté en bas à droite de l’illustration.
En bas à gauche on trouve le nombre de points que la carte rapportera en fin de partie au joueur l’ayant construite. On est quand même là pour marquer des points et avoir la civilisation la plus prospère !

Les choix de la construction.

Un autre gros point fort du jeu est son système de production par étapes. Une fois que tous les joueurs ont programmé leurs actions avec les cartes à construire ou à recycler on passe à la production de ressources grâce aux bâtiments déjà construits. 

Lors de la phase de production on regarde par type de ressource, en suivant l’ordre du plateau central, qui produit quoi et en quelle quantité. Les joueurs prennent leurs ressources dans le pool commun et celui qui en produit le plus prend également un jeton rouge ou bleu de dirigeant (qui rapporte des points en fin de partie). 

Quand on récupère des ressources, on peut les placer directement sur une carte à construire. Le surplus, ou celles qui n’ont pas la bonne couleur pour être placées sont rapatriées sur la carte de départ et transformées en cube rouge (joker) dès qu’il y en aura 5. On ne stocke pas pour les tours suivants, hormis les cubes rouges. 

L’intérêt est qu’on peut prévoir ses constructions en différentes phases au sein d’un même tour. Toutes les infos sont à disposition pour planifier la réalisation de nos cartes.
Un bâtiment construit dans le tour pourra très bien produire des ressources, si la couleur qu’il produit arrive ultérieurement dans l’ordre du tour.

Une fois que toutes les productions / constructions ont été résolues, on passe à l’âge suivant et on recommence. Au final, la partie s’étale sur 4 ages différents. C’est à la fois assez et trop peu pour développer sa civilisation comme on l’entend. Si bien qu’on a tendance à relancer une partie dès la première terminée.

What a Wonderful World

It’s A Wonderful World à beaucoup de qualités pour lui. Une simplicité de prise en main assez incroyable. On tâtonne pendant le premier round, mais on se rend très vite compte qu’il offre de nombreuses possibilités et qu’il faudra explorer plusieurs stratégies pour être performants dans différents domaines.
Si un joueur à tendance à élaborer une stratégie qui pourrait s’avérer très payante, il sera nécessaire d’essayer de le stopper dans sa progression. C’est en cela que la lisibilité du jeu aide vraiment à identifier la progression des joueurs pour peu que l’on y prête attention.

Les parties peuvent être décontractées ou au contraire assez musclées si les joueurs le souhaitent et s’y investissent. 

Le jeu peut être pratiqué de 1 à 5 joueurs. Il y a également un mode Scénario avec des bâtiments de départ imposés et des objectifs de points en fin de partie. Ce ne sont pas mes modes de jeu préféré, le compétitif est à mon sens le gros intérêt de ce titre. L’observation et les stratégies que l’on développe en fonction des autres s’acquièrent au fil des parties et font pour moi le sel du jeu.

It’s A Wonderful game ?

Visuellement parlant, It’s A Wonderful World a fait l’unanimité autour de la table. On a été conquis par les illustrations d’Anthony Wolff. Elles fourmillent de détails et dépeignent une société futuriste tantôt utopique, tantôt dystopique. La dualité de la technologie et du mystique est très bien représentée et on a été conquis par le cynisme et l’optimisme qui se dégage de certaines illustrations.

En jeu, les petits cubes de ressources me font toujours de l’effet, je suis fan de ces petits morceaux de plastique translucide. Seul la ressource industrielle, grise est opaque et dénote un peu. Et pour chipoter, le plateau central en deux parties fait un peu moins qualitatif que le reste. Malgré une bonne épaisseur, il a tendance à gondoler un peu. 

Conclusion

It’s A Wonderful World est un jeu de civilisation simple mais terriblement efficace. Il mêle habilement draft, gestion de ressources et construction. Si les mécaniques sont connues et ne sont pas révolutionnaires, en jeu, l’alchimie opère et délivre une très bonne expérience.

Avec un système de draft et de recyclage des cartes acquises, les joueurs orientent facilement leur civilisation dans la voie qu’ils souhaitent.
Les bâtiments construits pourront produire de nouvelles ressources pour construire les suivants et ainsi de suite. Si vous choisissez les bonnes cartes, vous obtiendrez un chaînage efficace entre vos bâtiments et une production efficace de ressources.
A vous de choisir si vous souhaitez offrir au monde un avenir radieux, ou profiter à fond du militaire et de l’industrie sale pour arriver à vos fins !

La Récap de la Rédac

Nombre de joueurs de 1 à 5 joueurs
Durée d’une partie environ 45 minutes
Auteur Frédéric Guérard
Illustrateur Anthony Wolff
Editeur La Boîte de Jeu
Prix environ 40€

 

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