Salut les Hobbits ! Quasiment 50 ans après le décès de J.R.R Tolkien, l’intégralité de son œuvre continue de vivre sur tous les supports possibles et imaginables. Des films, des jeux vidéo, des bouquins … ces dernières années / décennies nous avons eu le droit à beaucoup de médias permettant de développer le lore de la terre du milieu. On trouve régulièrement sur les étales des librairies toutes sortes de livres allant du recueil de recettes au dictionnaire détaillé, et cette fois-ci c’est l’Atlas de la Terre du Milieu qui va nous intéresser. 

L’atlas, initialement paru en anglais en 1981 a eu le droit à de nombreuses révisions pour y apporter des ajouts et modifications suite aux différentes publications post-mortem de Tolkien. C’est en août dernier que Bragelonne l’a ajouté à son catalogue en Français, et nous à fait parvenir un exemplaire pour le chroniquer, l’occasion pour nous de chaleureusement les remercier ! 

Karen Wynn Fonstad, autrice de plusieurs atlas consacrés à des univers fictifs, nous a quitté en 2005 mais a dédié sa carrière à faire vivre l’imaginaire d’auteurs grâce à ses cartographies et descriptions détaillées. Celui qui nous intéresse aujourd’hui est donc consacré à l’intégralité de l’oeuvre de Tolkien, et passe en revue l’ensemble des âges. Je fais partie de ceux qui n’ont pas eu le courage de lire l’intégralité du Silmarillion. J’ai essayé plusieurs fois de m’y atteler, d’abord avec la version de poche quand j’étais jeune et tout récemment avec la version parue aux éditions Bourgois qui en plus d’être magnifique, offre une lecture agréable et bien moins pompeuse qu’avant. Bien sûr on est toujours submergés de noms improbables, avec parfois plusieurs noms pour une même personne, mais le lexique fait que l’on s’y retrouve assez facilement. Si je vous parle de ça, c’est que bien que j’ai lu plus de la moitié du bouquin, le début de l’Atlas de la Terre du Milieu entre dans le vif du sujet en partant du principe que vous connaissez l’univers. On y parle directement d’Ilúvatar, des Valar, d’Arda ou encore de Melkor, qui ne sont pas des termes connus des gens qui auraient simplement lu Le Seigneur des Anneaux ou Le Hobbit par exemple.

Mais l’Atlas ne se veut pas être un lexique et avoir les autres bouquins à proximité est judicieux pour se rafraîchir la mémoire. De toute façon, posséder cet ouvrage n’a pas vraiment d’intérêt lorsque l’on ne s’intéresse pas pleinement à l’univers de Tolkien. Pour le commun des mortels, les simples descriptions des batailles et lieux dans les livres sont largement suffisantes, mais on sait bien que les fans ont souvent envie de tout connaître et d’avoir des informations les plus précises possibles. Et c’est là que l’Atlas délivre tout son potentiel. Souvent lorsque l’on lit des œuvres de Tolkien, on se représente les lieux grâce à notre imagination ou en se basant sur ce que Peter Jackson en a fait dans les films. C’est valable pour les habitations, mines et autres lieux un peu clos, mais lorsqu’il s’agit de se représenter des batailles ou déplacements chacun fait un peu comme il peut.

En effet, en plus de trouver des plans de coupe de lieux comme Le Poney Fringant ou la Moria, Karen Wynn Fonstad a retranscrit les mouvements opérés pendant les grandes batailles ou bien le périple de Sam et Frodon. En effet, on y trouve les itinéraires des personnages de la communauté, mais aussi des informations sur les dialectes, les climats etc … Sans fioritures, les cartes sont pourtant magnifiques et permettent de mettre des images sur des lieux que l’on a pu s’imaginer dans les livres. Elles sont claires et mêlent un côté ancien et un moderne qui fait que j’ai bien accroché avec le style. Le format gargantuesque de l’Atlas fait que l’on a le droit à des cartes immenses parfaitement lisibles au premier regard. Bien sûr les cartes sont accompagnées de descriptions qui remettent du contexte à celles-ci.

Le monde de Tolkien étant vaste, il fallait au moins un livre de quasiment 40 centimètres de haut pour tout retranscrire ! Ce format hors normes fait qu’il est tout de même assez lourd, et le consulter devient vite fatiguant. Après, ce n’est pas un roman et les sessions de lecture sont relativement courtes de toute façon. C’est un livre qui se lit confortablement sur une table. Du côté du prix, l’Atlas est affiché à 50€ et ça ne me parait pas excessif pour une telle qualité. Seul bémol pour moi, je ne suis pas fan du tout de la couverture choisie, j’aurai préféré quelque chose de plus « ancien » avec une couverture en faux cuir peut être ou au moins un design plus rustique collant plus à l’univers.

Si vous souhaitez vous procurer cet Atlas, vous pouvez bien sûr vous rendre en librairie (et c’est ce que l’on vous conseille !) ou bien passer par notre lien affilié Amazon si vous souhaitez soutenir le site.

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